Présidentielle 2027, primaire de la gauche, retraites... Le "8h30 franceinfo" de Jérôme Guedj
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 1:21OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est un problème qu'il le fasse en dehors justement de la primaire du PS ?
- 2:55RelanceÉludée
Est-ce que vous ne perdez pas votre temps avec cette primaire ?
- 3:58RelanceRéponse directe
On vous a bien entendu, mais vous avez enjambé ma question : est-ce que cette primaire socialiste est bien utile ?
- 7:54OuverteRéponse directe
Vous le critiquez aussi sur ses accents révolutionnaires. Est-ce que vous êtes sûr que dans cette campagne présidentielle, il va rester Che Guevara et pas plutôt mettre les habits de François Mitterrand ?
- 8:58OuverteRéponse directe
Sur ce sujet, vous mettez un signe égal entre le RN et LFI sur la question de l'identité.
- 14:28OuverteRéponse directe
Comment vous réagissez à la proposition d'Edouard Philippe d'abaisser à 12 mois la durée d'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32InvitéFait
« Vous savez, moi c'est au mois de février que j'ai annoncé ma candidature à l'élection présidentielle. »
- 3:02InvitéFait
« il faut d'abord rassembler les socialistes pour rassembler la gauche, et ensuite rassembler les Français. »
- 3:42InvitéFait
« la plus grande urgence n'est plus simplement de rassembler les socialistes ou la gauche, mais d'unir les Français. »
- 5:54Invité politiqueFait
« Votre premier adversaire dans cette campagne, ce sera Jean-Luc Mélenchon d'abord. »
- 6:00InvitéFait
« Mon premier adversaire, c'est le Rassemblement national. »
- 8:00InvitéFait
« on attendait de toi que tu fasses le Mitterrand pour rassembler et gouverner mais tu t'obstines à faire le Che Guevara. »
- 8:30InvitéFait
« faire des jeux de mots sur les acteurs de la vie publique comme Raphaël Glucksmann à consonance juive pour faire rire de manière goguenard une salle. »
- 10:23InvitéChiffre
« différents sondages depuis le début de la semaine montrent qu'il y a plusieurs scénarios dans lesquels il est qualifié au second tour. »
- 16:33InvitéChiffre
« on estime à plus de 4 milliards d'euros des dépenses d'hospitalisation qui sont évitables. »
- 19:31InvitéChiffre
« ça nous coûte 15 milliards d'euros chaque année. »
- 20:16InvitéFait
« nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites pour permettre précisément que l'élection présidentielle soit le rendez-vous démocratique qui permette de traiter de manière sereine le sujet. »
- 21:46InvitéChiffre
« il y a 10% presque 10% et notamment chez des femmes qui sont obligées de travailler jusqu'à 67 ans pour pouvoir liquider une retraite à taux plein. »
Temps de parole
- Invité73 %
- Invité 213 %
- Jérôme Guedj9 %
- Locuteur non identifié4 %
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Bonjour Jérôme Guedj, député socialiste de l'Essonne, candidat déclaré à la présidentielle via la primaire du Parti Socialiste. On va évidemment l'évoquer, on va parler de la rentrée de votre parti qui organise à partir de demain ses universités d'été, de vos propositions aussi listées dans ce livre. Jérôme Guedj, La République, c'est nous, votre livre qui sort aujourd'hui pour en finir avec l'indignité, attaque à peine voilée contre Jean-Luc Mélenchon.
Mais d'abord cette interview à la une ce matin de l'hebdomadaire Le Point, une interview de François Hollande, ancien président socialiste, qui lui aussi va sortir un livre prochainement, l'ancien président qui fait un pas de plus vers la candidature. Il dit je me tiens prêt, c'est un secret de polichinelle ?
Il l'a dit depuis plusieurs mois qu'il se préparait, François Hollande est une voix qui compte dans le débat public, c'est un de mes collègues à l'Assemblée nationale, et comme à chaque fois qu'il publie un livre, et comme à chaque fois qu'il y a des livres politiques, mais a fortiori venant de François Hollande, je le lirai avec intérêt, parce qu'on a besoin dans ce moment, et c'est l'objectif de la primaire qui va se mettre en place, même s'il a fait le choix de ne pas y participer, de montrer qu'il y a une alternative à ce duel annoncé presque implacable entre le Rassemblement national et la France insoumise, il y a une gauche républicaine, c'est celle que je veux incarner, et donc toutes les propositions seront les bienvenues pour saturer le débat public de ces propositions, plutôt qu'elles ne se structurent, ce débat, autour de propositions maximalistes et souvent irréalistes.
Est-ce que c'est un problème qu'il le fasse en dehors justement de la première du PS ? Il dit « je me tiens après », si la situation l'exige en décembre, est-ce qu'il n'ajoute pas de la division à la division dans votre coin ?
Écoutez, on a réussi à mettre en place un processus de départage. Vous savez, moi c'est au mois de février que j'ai annoncé ma candidature à l'élection présidentielle, et j'ai dit à ce moment-là, en responsabilité, j'étais en effet le premier socialiste, parce que je ne me résignais pas à une sorte d'atomie, d'impuissance, et je le redis à ce duel annoncé entre le Rassemblement National et la France Insoumise. Depuis, un processus de départage peut se mettre en place, et j'avais toujours dit depuis le début qu'il fallait jouer collectif, et c'est la raison pour laquelle, dimanche dernier, j'ai dit qu'évidemment je souhaitais participer à ce processus de départage.
D'autres font un choix différent. Mais dans ce moment-là, il faut qu'on joue collectif, parce que les divisions, les aventures individuelles, et le fait de ne pas constituer, moi j'appelle de mes voeux à ce qu'il y ait une dream team, de cette gauche républicaine, universaliste, laïque, qui incarne justement l'alternative entre un macronisme qui se termine, entre évidemment la menace de l'extrême droite, et puis l'hégémonie, il faut la nommer telle qu'elle, pour l'instant, de la gauche radicale incarnée par la France Insoumise. Jérôme Guèche, François Hollande, là, ne la joue pas collectif, il dit que la primaire socialiste...
Il fournit des idées, il fournit des idées, ce serait intéressant, on va les regarder, on va en débattre, et c'est ce que je fais aussi avec mon livre. Il dit également, Jérôme Guèche, il dit également, la plus grande urgence n'est plus simplement de rassembler les socialistes ou la gauche, mais d'unir les Français. Est-ce que vous perdez votre temps avec cette primaire ? Vous savez, je me rappelle la phrase de François Mitterrand, que François Hollande ne peut pas ignorer non plus, et qu'il disait dans ce grand rendez-vous de l'élection présidentielle, il faut d'abord rassembler les socialistes pour rassembler la gauche, et ensuite rassembler les Français.
Et je partage tout à fait le point d'atterrissage de François Hollande, il faudra, pour rassembler les Français, et non pas les opposer les uns aux autres, non pas cliver, non pas singulariser, segmenter la société, en effet, rassembler, protéger, réparer. Et donc, le prochain président de la République, il aura à construire, d'une manière ou d'une autre, une forme de compromis républicain au regard des urgences qui traversent notre pays. Face à la transition écologique, face au renouveau de l'école, face à la crise du financement de la protection sociale, face aux enjeux du pouvoir d'achat pour que le travail paie dignement, il va falloir, personne ne peut avoir raison tout seul.
Et vous savez, à la fois le RN et à la fois LFI nous disent, on est capable d'avoir raison tout seul, nous, il faut montrer qu'il y a un enjeu de rassemblement sur des convictions solidement trempées, c'est ce qui est mon caractère. On vous a bien entendu, Jérôme Guedj, mais vous avez enjambé ma question, qui était, est-ce que cette primaire socialiste, elle est bien utile ? Est-ce que vous ne perdez pas votre temps ? Primaire fermée, en plus, on le rappelle à nos auditeurs, donc, qui ne va pas avoir l'effet de souffle qu'il y a pu y avoir dans les primaires précédentes. Alors, permettez-moi d'abord de dire que cette primaire, elle est ouverte.
Elle est ouverte à ceux, d'abord, qui sont adhérents du Parti Socialiste et de Place Publique, ça c'est un fait, mais elle est surtout ouverte à tous ceux, et moi j'en rencontre tous les jours depuis des mois, qui sont les orphelins de cette gauche républicaine, qui se disent, mais qu'est-ce qui a été proposé, qu'est-ce qui a été dit depuis des mois et des années ?
Donc, je le dis tout de suite, pour tordre le cou à l'idée de la primaire fermée, tous ceux qui ont envie de peser par leur choix pour éviter ce duel mortifère, ils peuvent, ils pourront, dans quelques jours, venir s'inscrire sur ce site internet, ils n'adhèrent pas, ni au Parti Socialiste, ni à Place Publique, ils adhèrent au processus de cette primaire, et ils vont donc pouvoir peser. Et c'est ça qui fait que, du coup, cette primaire, elle est extrêmement ouverte.
C'est ça qui fait qu'aujourd'hui, il n'y a aucun favori dans cette primaire, et que l'intelligence de ce peuple de gauche et de tous ceux qui sont attachés à une vision républicaine de la société pourront peser dans ce choix, et c'est pour ça que je les invite à venir se mobiliser massivement. Il faut, je reprends les mots de Raphaël Glucksmann, qu'il y ait une submersion et qu'il y ait plusieurs dizaines, centaines de milliers de gens qui viennent participer. Et à partir de ce moment-là, en effet, c'est les idées qui vont être mis sur la table. Ça avait été 2 millions à des primaires précédentes. Mais avançons, évoquons votre livre.
Oui, vous évoquiez, Jérôme Guedj, l'hégémonie de la France insoumise contre laquelle vous voulez vous battre. Vous en parlez beaucoup de la France insoumise dans votre livre La République, c'est nous, qui est une référence à la sortie de Jean-Luc Mélenchon. À l'époque, La République, c'est moi. On s'en souvient lors d'une perquisition du siège de son parti. Vous en faites carrément un adversaire de la France insoumise. Vous écrivez, pour éviter le RN, il faut contenir LFI. Pour battre le premier, il faut combattre le deuxième. Votre premier adversaire dans cette campagne, ce sera Jean-Luc Mélenchon d'abord.
Non, mon premier adversaire, c'est le Rassemblement national. Mais je constate, avec le dépit et la douleur que beaucoup partagent, que Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui un problème pour la gauche et pour la République. politique, il a fait un choix qui est celui d'imposer son style, sa méthode, ses propositions dans un principe qui est celui de se soumettre ou se démettre. Et je le disais tout à l'heure, personne ne peut avoir raison tout seul, certainement pas à l'intérieur de la famille de la gauche. Moi, d'abord, j'ai une conception de la politique qui est celle de la dispute apaisée. Et qui doit déboucher sur la construction de compromis. Et c'est le sens de mon livre.
Vous savez, je ne parle pas tant que ça de Jean-Luc Mélenchon. Moi, ce n'est pas mon obsession individuelle, c'est une inquiétude collective aujourd'hui. Je considère qu'il constitue sur la question des valeurs, mais aussi sur la question de la transformation qu'on doit procurer et produire pour ce pays, quelque chose qui nous mène plutôt dans l'impuissance. Donc, c'est la raison pour laquelle, après un chapitre, en effet, où je solde cette situation à partir de l'histoire qui a été celle que j'ai vécue avec Jean-Luc Mélenchon et que nous avons vécu collectivement à l'intérieur de la gauche.
Au début de votre carrière politique, vous avez été son assistant Je l'ai accompagné,
mais quand il était un socialiste républicain convaincu, universaliste, laïc, ce que moi, je suis resté aujourd'hui, c'est-à-dire marcher sur les deux jambes de la transformation sociale. Moi, je m'inscris, c'est peut-être présomptueux, dans ce que Jean Jaurès nous faisait, nous disait. La question sociale et la question républicaine. La capacité de défendre de la même manière le mineur de Carmo et le capitaine Dreyfus parce qu'il ne peut pas y avoir de justice sans s'attaquer à la question des inégalités sociales, à la question du travail, à la question de la production.
Mais il ne peut pas y avoir non plus de liberté si les droits individuels, si l'injustice, si le combat contre le racisme et l'antisémitisme ne sont pas au cœur de l'engagement de ceux qui militent aujourd'hui. Jérôme Gatch, votre livre n'est pas uniquement sur Jean-Luc Mélenchon. Loin de là, mais je tiens à le dire parce que moi, ce n'est pas de problème personnel avec Jean-Luc Mélenchon. On vous a entendu sur ce point, mais vous le critiquez aussi sur ses accents révolutionnaires. Je vous cite, vous dites, on attendait de toi que tu fasses le Mitterrand pour rassembler et gouverner mais tu t'obstines à faire le Che Guevara.
Est-ce que vous êtes sûr que dans cette campagne présidentielle, il va rester Che Guevara et pas plutôt mettre les habits de François Mitterrand ? Il semble en prendre peut-être le chemin. Oui, mais vous voyez, moi, je fais confiance dans le fait que les gens n'ont pas d'amnésie politique. On ne peut pas avoir pris les positions de brutalisation de clivage, faire des jeux de mots sur les acteurs de la vie publique comme Raphaël Glucksmann à consonance juive pour faire rire de manière goguenard une salle. On ne peut pas brutaliser le débat public. On ne peut pas, je le redis, imposer ces thèmes et dire qu'on a raison tout seul. On ne peut pas s'asseoir sur l'universalisme républicain.
Vous savez, on est pris dans une sorte de janus identitaire où d'un côté, on a le Rassemblement National qui nous dit c'est le grand remplacement, c'est immigration zéro et puis de l'autre côté, quelqu'un qui théorise une nouvelle France dans laquelle on renvoie à ses identités.
Sur ce sujet, vous mettez un signe égal entre le RN et LFI sur la question de l'identité. Il y a des obsessions des deux côtés identiques.
Pour moi, il y a un mode de fonctionnement qui est commun qui est celui de segmenter les Français. Moi, je suis pour rassembler l'ensemble des Français et quand j'écris ce livre, quand je m'engage dans la vie politique, quand je m'engage dans la campagne présidentielle, je m'adresse à tous les électeurs. Je m'adresse à chaque fois que j'ai été candidat. Moi, je suis un élu local. Je suis matricé par mon engagement dans la réalité du territoire où j'ai grandi, l'Essonne et la ville de Massy. Je suis un gamin de la banlieue, un produit de la méritocratie républicaine. Et à chaque fois que je me suis présenté devant le suffrage universel, je m'adressais à tout le monde.
Et donc là, aujourd'hui, je m'adresse à la fois aux électeurs du RN comme aux électeurs de la France insoumise et évidemment à l'ensemble des Français en disant vos colères et vos inquiétudes. La nécessité de traiter la question du pouvoir d'achat, la question du fonctionnement des services publics, la question de la transition écologique, c'est des réponses qui doivent être apportées de manière crédible. Parce qu'aujourd'hui, c'était le sens de la formule que j'ai utilisée. On ne peut pas avoir raison tout seul et on ne peut pas cliver en permanence à l'intérieur de la société. Et donc, je parlais du refus de l'amnésie.
Bien sûr qu'il va prendre un tombe patelin, bien sûr qu'il va vouloir arrondir. Mais Jérôme Gued, vous avez vu les sondages, vous voyez les sondages en ce moment, la dynamique, elle est du côté de Jean-Luc Mélenchon. Différents sondages depuis le début de la semaine montrent qu'il y a plusieurs scénarios dans lesquels il est qualifié au second tour. Écoutez, moi, ce que je lis en priorité dans l'ensemble des sondages, c'est qu'au premier tour de l'élection présidentielle, c'est Marine Le Pen qui caracole en tête avec un score qui est deux fois supérieur à celui qui suit. Mais est-ce que le candidat de la gauche c'est Jean-Luc Mélenchon ?
Et deux, ce que je lis aussi dans les sondages, c'est qu'au deuxième tour, le pire candidat c'est Jean-Luc Mélenchon. Et donc, voter Jean-Luc Mélenchon, et là, vraiment, j'abjure l'ensemble de ceux qui peuvent avoir cette tentation d'un vote utile ou pseudo-utile, et d'où l'importance, et je le redis et je le martèlerai avec l'enthousiasme et la passion qui me caractérise, d'incarner cette gauche républicaine, cette gauche de transformation sociale qui s'inscrit dans le réel, qui est une gauche des solutions, qui est une gauche concrète, pragmatique, mais qui ne renonce pas.
Moi, ma position, elle est claire, je suis radicalement de gauche, s'attaquer aux mots de la société, la question de l'assurance maladie, la question de la santé dont je voudrais qu'on parle davantage dans cette élection présidentielle, c'est une des principales préoccupations de nos concitoyens. J'en fais une priorité, j'appelle ça la république du soin.
Le fait qu'on ne peut pas se sentir relégué en fonction du territoire où on habite avec des déserts médicaux ou en fonction de l'épaisseur de son portefeuille pour pouvoir avoir accès à des soins de qualité quand on est frappé par la maladie, par la maladie longue, par la maladie chronique et cette injustice-là, elle doit être au cœur de l'engagement. Donc la question sociale et la question républicaine.
Moi, je parle, je suis un de ces socialistes qui parle de sécurité, qui parle de défense parce que la conflit l'individualité internationale, elle doit évidemment nous préoccuper, qui considère que les enjeux de souveraineté économique, industriel, pharmaceutique, agricole, mais aussi sur les questions d'immigration, doivent être mises avec sérénité dans le débat public. Et donc, je marche en effet sur ces deux jambes, la question sociale, la question républicaine, du lien et du régalien.
Jérôme Guedj, député de l'Essonne, candidat à la présidentielle, vous restez avec nous. Cette campagne présidentielle va connaître son premier grand débat aujourd'hui, ce sera cet après-midi à Roland-Garros lors des universités d'été du MEDEF. On va en parler dans un instant, juste après l'info en une minute à 8h46. C'est avec Marie-Marty Rossion.
Deux personnes sont mortes à Caen après qu'une voiture a foncé contre des piétons hier soir devant la gare. Un peu moins de dix personnes ont été blessées, dont certaines qu'ils sont gravement. Le suspect est un homme de 26 ans, interpellé et placé en garde à vue. Le maire de Caen, Aristide Olivier, parle, je cite, d'un drame absolu. Au moins 165 morts et plus d'un millier de disparus, dont beaucoup d'étrangers hier, à la frontière entre le Népal et le Tibet. C'est un glacier qui s'est effondré selon les spécialistes, déclenchant un séisme et des coulées de boue dans cette zone très touristique. Sodexo prévoit un nouveau plan social après un premier survenu en 2020.
Le groupe français de restauration collective annonce la suppression à venir de plus d'un millier de postes dans l'Hexagone pour rester compétitif. C'est un tremblement de terre, dénoncent les syndicats. Et puis l'énorme désillusion pour l'Olympique lyonnais qui ne jouera pas en Ligue des champions cette saison. L'OL battu 2 à 1 hier par le Fenerbahce en match de barrage retour. Un match dont la fin a été émaillée de violences et de tensions sur le terrain comme en tribune. France Info
Le 8.30 France Info Camille Girard Benjamin Recouvreur
Jérôme Gatch député socialiste de l'Essonne et candidat donc déclaré à la présidentielle via la primaire du Parti Socialiste. Vous êtes notre invité ce matin du 8.30. On le disait l'actualité politique du jour. C'est aussi ce premier grand débat de la présidentielle. organisé par le MEDEF à l'occasion de leur université de rentrer.
Défilé de candidats Gabriel Attal Raphaël Glucksmann Marine Le Pen Jean-Luc Mélenchon Edouard Philippe Brune Retailleau et Marine Tondelier vont se retrouver cet après-midi et il y en a un un des candidats qui n'arrive pas les mains vides face au MEDEF c'est Edouard Philippe qui dès ce matin a avancé une proposition il veut abaisser à 12 mois la durée de l'indemnisation chômage pour les moins de 50 ans on le rappelle la durée maximale elle est aujourd'hui de 18 mois pour les moins de 55 ans comment vous réagissez à cette proposition d'Edouard Philippe ?
que c'est la pire des manières d'appréhender ce qui est le sujet et le défi principal auquel nous sommes confrontés et que moi là aussi et c'est pour ça que j'ai de longs développements dans le livre qui est la question du financement de notre modèle social on a la chance d'avoir des piliers fantastiques dans notre pays la sécurité sociale protège l'ensemble des français et puis sur la question républicaine la laïcité si on a le temps d'en parler parce que c'est aussi un des enjeux principaux que je veux développer et pour réformer ce modèle social il faut avoir une vision de panoramique et mettre toutes les propositions sur la table là si on fait par le bout de la lorniette pour stigmatiser telle ou telle catégorie de la population l'assurance chômage c'est un système assurantiel et donc changer les règles du jeu de cette nature a fortiori je le dis il y a eu une précédente réforme c'était sous Elisabeth Borne qui disait que c'était des mécanismes qui devaient être contracycliques en fonction du niveau du chômage c'était leur argument je ne le partageais pas totalement on pouvait baisser les mécanismes d'indemnisation de durée ou de montant si le chômage était plus bas la proposition d'Edouard Philippe elle intervient au moment précisément où le chômage est en train de remonter j'entendais dans vos journaux précédents le plan de départ volontaire ou peut-être le plan social chez Sodexo autour de 1000 emplois donc ce n'est pas la bonne manière d'apprendre les choses mais Jérôme Guelge a fait cette préoccupation aussi de la dette publique des finances de l'Etat qui sont en très grande difficulté et que l'Etat peut continuer à se permettre d'avoir le même modèle social alors nous sommes attachés à ce modèle social et pour le sauver il faut le réformer mais le réformer je le redis dans une vision panoramique moi je suis un de ces socialistes qui n'a pas peur de dire qu'il faut faire des économies dans la dépense sociale il y a des dépenses qui ne sont pas pertinentes dans la dépense sociale dans la dépense de l'assurance maladie pareil dans vos journaux sur la pertinence des soins sur l'industrie pharmaceutique la proposition dont vous avez parlé dans vos journaux précédemment de rallonger la durée de péremption des médicaments mais je vais aller beaucoup plus loin je le cite également dans le livre on estime à plus de 4 milliards d'euros des dépenses d'hospitalisation qui sont évitables parce que le système de santé que ce soit en amont dans la ville dans les soins de premier recours ou en aval dans les structures médico-sociales ne sont pas adaptés il y a des prescriptions de médicaments il y a des médicaments qui ont un service médical rendu faible bref moi je n'ai pas peur de dire qu'on peut faire des économies dans le même temps la crise de la sécurité sociale c'est aussi une crise des recettes et donc si on veut être dans un effort partagé pour sauver notre modèle social et financer ceux des besoins qui ne le sont pas je pense à la perte d'autonomie je pense à l'accompagnement de la natalité avec le soutien aux familles et notamment aux familles monoparentales je propose les allocations familiales versées dès le premier enfant alors il faut aussi dégager des recettes et là il y a une palette de mesures qui sont à mettre sur la table et on ne doit pas les mettre en pâture une par une par exemple
vous vous dites que vous êtes favorable à mettre à contribution les retraités les plus aisés s'il le faut ça veut dire que vous pourriez soutenir une désindexation des pensions comme c'est arrivé dans le débat vous voyez là c'est le piège absolu
quand on veut se frotter à la complexité du réel la proposition que je fais c'est de dire dès l'instant où on va mettre à contribution l'ensemble des acteurs économiques et sociaux les entreprises qui ont bénéficié d'un niveau d'exonération de cotisation sociale un pognon de dingue elles ne sont pas toutes efficaces pour soutenir l'emploi et la compétitivité donc on doit pouvoir les revisiter notamment en conditionnant le bénéfice de ces exonérations à une politique salariale pour soutenir le pouvoir d'achat voilà une piste il y a des niches sociales il y a des revenus du capital qui ne financent pas suffisamment la sécurité sociale il y a les droits de succession et l'héritage qui ne financent pas assez la sécurité sociale il y a l'intelligence artificielle qui va détruire massivement des emplois et ce ne sera pas immédiatement une destruction créatrice comme disait Schumpeter et que par conséquent il faut que l'IA qui détruit de l'emploi finance la protection sociale et si on fait tout ça alors oui j'ai l'honnêteté et vous voyez en vous le disant à votre micro je sais que je vais peut-être me mettre à dos des gens mais dans ce courage de la vérité de la nuance qui anime ma campagne oui les retraités doivent davantage financer la protection sociale et notamment ceux des risques auxquels ils sont immédiatement confrontés et je suis sûr qu'ils sont prêts à entendre que s'il faut participer à un effort supplémentaire pour permettre l'amélioration de la prise en charge dans les EHPAD ou dans les services à domicile parce qu'un de mes combats c'est celui du grand âge et plus largement de l'ensemble des vulnérabilités qui ne sont pas assez prises en compte c'était aussi une de mes priorités quand je dis pour en finir avec l'indignité c'est l'indignité des réponses que nous apportons notamment à ces vulnérabilités notamment à ceux qui font vivre le pays les travailleurs qui accompagnent les métiers du lien du soin ces femmes souvent qui travaillent dans des EHPAD dans des services à domicile qui sont aides-soignantes qui constituent ce lien tellement précieux pour notre pays et Jérôme Gatt justement vous le dites sur l'augmentation l'indexation des retraites si c'est 100% des retraites ça nous coûte 15 milliards d'euros chaque année vous parliez des retraites ça va être au coeur aussi de ce grand oral cet après-midi des différents candidats à la présidentielle tout le monde y va de sa proposition Marine Le Pen propose un âge légal de départ à 62 ans qui peut être abaissé à 60 ans en fonction du nombre d'années de cotisations François Hollande à 63 ans Edouard Philippe veut rallonger aussi peut-être jusqu'à 67 ans il faut donc revoir notre modèle là-dessus c'est un point sur lequel vous êtes d'accord il va falloir reprendre ce modèle évidemment vous savez l'année dernière et assumer de le dire l'année dernière j'ai été de ceux qui dans la négociation parce que j'assume le compromis que nous avons construit avec Sébastien Lecornu en élaborant le projet de loi de financement de la sécurité sociale nous avons obtenu la suspension de la réforme des retraites pour permettre précisément que l'élection présidentielle soit le rendez-vous démocratique qui permette de traiter de manière sereine le sujet qui avait été tellement mal abordé dans la réforme d'Elisabeth Borne et donc oui ce sujet là mais plus largement celui de notre modèle social et de la protection sociale doit être abordé c'est la raison pour laquelle à mon tour je formule des propositions avec quand même dans la méthode quelque chose d'essentiel c'est les partenaires sociaux qui doivent gérer et piloter ce dispositif ils le font déjà on l'oublie trop souvent sur tout le système de l'agir carco c'est-à-dire les retraites complémentaires précisément vous ce que vous proposez c'est quoi ?
supprimer l'âge de départ l'âge légal de départ c'est ça que vous voulez mettre sur la table alors c'est pareil ça repose sur trois piliers qui sont indissociables donc il ne faut surtout pas les saucissonner oui je pense que l'âge légal l'espèce d'obsession et du débat qui se cristallise sur l'âge légal il faut en sortir parce que c'est un âge de contrainte 62 ou 64 ans c'est le fait de dire vous ne pouvez rien faire avant vous ne pouvez rien faire avant donc supprimer l'âge légal et considérer que c'est les seules les seules amultés de cotisation qui sont déterminantes mais aussi parce qu'il faut qu'on est là mieux prendre en compte la pénibilité la pénibilité et moi je propose aussi mais ça va coûter de l'argent aussi c'est toujours la même question et je propose aussi troisième volet indissociable après avoir pris en compte la pénibilité et les situations d'usure de baisser un âge légal qu'on oublie trop souvent qui est l'âge de départ à la retraite sans décote aujourd'hui vous savez qu'il y a 10% presque 10% et notamment chez des femmes qui sont obligées de travailler jusqu'à 67 ans pour pouvoir liquider une retraite à taux plein et donc je propose de baisser cet âge légal pour justement éviter les situations de retraite éprouvre ou d'usure professionnelle posée jusqu'au bout alors oui bien sûr il y a la question du financement mais elle rejoint ce que je vous évoquais précédemment à savoir une réforme globale du financement de la protection sociale dans laquelle chacun des français se dit je suis attaché à ce modèle qui permet de protéger
c'est ce que vous voulez une contribution plus équitable
de tous les acteurs il faut que tous les acteurs financent justement le modèle social pour qu'il continue à être efficace et à protéger les français j'y suis radicalement attaché
à propos de finance et de financement Jérôme Guetsch pour finir avant la présidentielle il y aura le budget dans les prochains mois vous qui êtes tant attaché au compromis vous allez essayer d'y aller à nouveau dans ce débat budgétaire pour réussir à sortir un budget les insoumis disent déjà on va censurer Dans quelques mois il y a l'élection présidentielle
donc je vous dis que nous allons formuler samedi matin avec mes collègues socialistes un certain nombre de propositions de priorités budgétaires autour des enjeux de la transition écologique de la crise agricole larvée là et même plus que larvée réelle pour tous les agriculteurs confrontés aux conséquences de la canicule et au stress hydrique sur la résilience après les incendies et puis sur la priorité des priorités celle qui fera que cette gauche républicaine renoue avec les classes populaires qui est la question du pouvoir d'achat qui est la manière dont on augmente les salaires comment le travail doit payer dignement vous parliez de l'AREF j'y ai passé ma journée hier parce que moi je discute avec tout le monde et avec les chefs en coprise les rencontres du MEDEF et moi j'ai fait passer qu'un seul message je ne suis pas un décroissant je suis pour que nous produisions plus mais en travaillant tous et en travaillant mieux et donc voilà les enjeux que nous allons mettre sur la table dans le débat budgétaire et oui oui je pense qu'il faut que nous puissions obtenir un compromis parce que le grand rendez-vous démocratique ce n'est pas de dire qu'on va censurer de manière stérile ce gouvernement mais il y a un préalable c'est que le gouvernement rentre dans cet état d'esprit c'est que le 30 septembre il ne nous propose pas un musée des horreurs avec comme il l'a testé pendant l'été des mesures comme le doublement des franchises médicales qui est un impôt sur la maladie absolument injuste et que nous combattons résolument depuis des années donc dans l'intérêt du pays il faut qu'on puisse en discuter mais il faut surtout je le redis que dans l'élection présidentielle qui vienne les grands débats puissent trancher c'est ce que je veux faire avec ma candidature de gauche républicaine
merci beaucoup Jérôme Guedj député socialiste de l'Essonne et candidat à la présidentielle d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin restez avec nous sur France Info l'info continue
Jérôme Guedj