Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseUgo Bernalicis· 17 juillet 2026 165 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & familleÉducation & recherche

Ugo Bernalicis invité du Forum de BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 33 %Attaque 44 %Défensif 23 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous ressenti en entendant le scénario de la mort de Louis ?

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Comment expliquez-vous cette ultra-violence chez les jeunes ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Jusqu'où faut-il punir les jeunes délinquants ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Le rôle des parents est-il central dans cette dérive ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Les réseaux sociaux amplifient-ils cette violence ?

  • 15:00RelanceRéponse directe

    Faut-il juger les mineurs de 17 ans comme des majeurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00BrisChiffre
    « Il y avait 34 mineurs mis en cause pour homicide en 2016 et 121 en 2025. »
  • 13:00MaximilienFait
    « Les jeunes de maintenant qui ont 15 ans, ils ont pas peur de la prison. Ils ont pas peur de la police. »
  • 19:00PhilippeFait
    « La première des choses, les premiers responsables de toutes ces violences chez les jeunes, je crois que vous avez oublié les parents là-dedans. »
  • 2:00Ugo BernalicisFait
    « Pourquoi on fait pas une reconnaissance faciale ? Pourquoi on ne met pas une pièce d'identité pour éviter pour couper que ce jeune homme interdire et pour pas que ce jeune homme dès le plus jeune âge consomme ce genre de vidéos »
  • 4:00Ugo BernalicisFait
    « Quand je les rencontre en 4e, je leur dis la première fois ça t'a fait quoi ? Il me dit ça m'a choqué et aujourd'hui bah rien. »
  • 12:00Maître BatiqueFait
    « L'excuse de minorité, contrairement à ce qu'on peut imaginer, ça n'est pas l'impunité. C'est simplement la possibilité qu'on certains juges qu'on certaines cours d'assise pour atténuer la peine. »
  • 30:00Maître BatiqueFait
    « On se dit que à 16 ans, on n'a pas le cerveau tout à fait développé comme vous et moi. C'est les neurosciences qui le disent. »
  • 0:30Promesse
    « Il faut supprimer l'excuse de minorité. »
  • 1:00Fait
    « Pendant plus de 30 ans, les juges pour enfants n'ont jamais condamné un seul mineur pour les faits qui venaient de se produire. »
  • 3:10Fait
    « La justice des enfants, c'est le parent pauvre depuis 40 ans dans ce pays. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La violence et notamment l'hyper violence des jeunes à la suite de la mort dans les conditions terribles de Louis, cette adolescente de 17 ans qui a été lychéon pas pourquoi de l'aide mon petit garçon. En fait ce qui s'est [musique] passé ça vous concerne tous et ça concerne tous les politiques et ça concerne tous les Français. La jeunesse c'est terrible c'est dommage qu'e cette violence.

Je comprends pas. Il y a pas de raison que les enfants à moins de 16 ans soient dans la rue à n'importe quelle heure. Il y avait 34 mineurs mis en cause pour homicide en 2016 et 121 en 2025.

Il y a tellement d'agression maintenant. Je ne veux plus sortir seul le soir. Dans le pays en général, il y a un sentiment d'insécurité qui va croissant.

Si les chuges elles ne changent pas, les gens vont faire justice eux-mêmes. Le forum BFM en direct ce soir. Plus que jamais, vous avez la parole et je vous présente comme d'habitude sur la carte celles et ceux qui ont accepté de débattre ce soir sur BFM.

La voici cette carte avec Philippe et Michel du côté du sud-est. Clément [musique] du côté de la Haute Garon. En région parisienne, on a Kevin, Adama, Sopia, Linda, Reda, Maximilien, Karim du côté de Rouan, Thbo, Lucas, Lucas du côté de Lance, Bris également.

Vous avez les Français. Euh on pense évidemment d'abord ce soir, [musique] il ont montré son visage tout à l'heure, à Louis, à sa famille, mais on pense aussi à Elias, à Marin, à Yuri, à Shina, on pense à Kewi, tous ces noms de victimes qui ont agriné, qui se sont succédés dans l'actualité ces derniers mois et ces dernières années, on pense d'abord à eux. Et cette question donc ce soir, la France est-elle [musique] débordée débordée par ces jeunes ultraviolents ?

C'est la question que je vous poserai dans un instant. Mais il y en a d'autres ce soir. Comment est-ce que vous ici [musique] vous expliquez cette violence-là ?

Jusqu'où est-ce qu'il faut punir les jeunes délinquants de la punition ? La prévention ? Qu'a-t-on raté dans la prévention en France ?

C'est l'une des grandes questions que l'on posera évidemment ce soir. On parlera du rôle des parents, on parlera du rôle des réseaux sociaux, du rôle de l'école évidemment. Et chez vous, vous pouvez participer comme à chaque fois à cette émission.

Vous scannez le QR code avec votre téléphone portable, vous nous envoyez un mail forum bfmtv@bfmtv.fr où vous nous appelez et on vous prend en direct 0890 [musique] 131 13. Je salue mes collègues de BFM TV qui sont là premier pô comme à chaque fois.

Lisa ADF, Dominique Risé, Ive Tréard. Bonsoir à tous les [musique] trois. Je salue les politiques, les élus qui ont accepté de participer à cette émission également Hugo [musique] Bernalicis, bonsoir.

Merci d'être là. député de la France insoumise euh Mathieu Valallet, député Rassemblement national, député européen Rassemblement national et Abdouah Kanté, bonsoir, merci d'être là [musique] pour le camp Renaissance et policier euh également on a avec nous ce soir des éducateurs, certains visages que vous reconnaîtrez comme Pascal le grand frère, bonsoir et merci d'être là. Des éducateurs, des magistrats, des avocats aussi avec nous ce soir.

La première question que je voulais vous poser, elle est assez simple. Qu'est-ce que vous avez ressenti ? Qu'est-ce que vous ressentez ce soir quand vous entendez le scénario qui a abouti à la mort de Louis ?

Je vous le disais Louis 17 ans à Narbon il a 10 jours, qui tombe dans un guetapan tendu par cinq jeunes. Ces cinq jeunes qui le frappent à mort, qui filment la scène, qui poste la scène sur les réseaux sociaux. Cinq jeunes qui ont été euh ensuite interpellés.

Bonsoir Bris, je commence avec vous. Oui, bonsoir. Merci d'être là.

Merci à vous. nouveau venu dans le forum. Oui, merci d'être là.

Vous venez de la Meuse. Tout à fait, me semble-t-il. Qu'est-ce que vous faites dans la vie ?

Je suis conducteur de train. Et qu'est-ce que vous avez ressenti ? Qu'est-ce que vous ressentez ce soir quand on évoque ce qui est arrivé à Louis ?

Euh, c'est plus de la colère, c'est même plus fort que de la haine. Euh, j'ai eu en fait j'ai j'ai eu le l'erreur de vouloir regarder les deux vidéos. H La deuxième, je l'ai regardé, c'est insoutenable.

Euh je sais même pas si on peut parler de d'êtres humains à ce moment-là, c'est les animaux. Euh quand ils reviennent la deuxième fois et tout, ce sont ce sont des êtres humains, ce sont des jeunes. Ce sont des hou pour moi, ils ont franchi une ligne rouge.

À un moment quand vous faites quelque chose, vous avez franchi une ligne rouge, vous c'est fini. Là, on ne peut plus parler d'humanité, c'est pas possible. Euh, ils se filment, ils rigolent, ils y retournent, ils le laissent pour mort.

En fait, en plus, il n'est pas mort. Et en plus, mort, le terme est trop gentil. Presque.

Euh moi, j'ai fait le parallèle, j'ai deux enfants, je me dis la justice, j'ai du mal à y croire, désolé. Euh, vous avez du mal à croire à la justice. Oui, je ne crois plus dans le politique.

Je ne crois plus en la justice. Et je pense que si demain c'était mon fils, les cinq là, h je les retrouve. H c'est tout.

Et ce qui fait peur, c'est qu'on est en train de euh de perdre tous les repères et les gens maintenant et j'ai j'ai écouté les infos, les journaux depuis lundi, on entend tous la même chose, hein. Moi je pense que là ça devient compliqué si personne ne fait rien, si personne ne prend le sujet en main avec des réelles réponses et pas de réponse politicienne, pas de c'est de la récupération d'extrême droite, c'est de la récupération j'ai plus envie ça. On a plus envie d'entendre.

On a des enfants. Posez-vous la question quand ils nous disent les gens font pas assez d'enfants. H mais regardez le le climat général.

Que ce soit économique, que ce soit social, sécuritaire, tout va à volo. C'est une déliquaisscence à tous les étages. Euh c'est plus supportable.

Moi, j'ai des gosses. Je je Vous quel âge ? 13 et 22. 13 et 22.

OK. [grognement] Euh j'ai des gosses, ça serait J'en aurais pas. Je serai jeune, on me demanderait d'en faire.

Je je suis pas sûr d'en faire. OK. Parce que j'ai pas envie de leur laisser cette sociétélà.

Déjà pour moi, c'est dur mais j'ai pas envie de stresser pour eux. Bon voilà Linda, je vous ai vu réagir quand Bris disait voilà, j'ai des gamins aujourd'hui mais si j'en avais pas, je suis pas sûr que vous comment vous comment vous réagissez face à ce qui est arrivé à Louis. Bonsoir Maxime.

Euh en fait c'est je crois qu'à chaque fois on dit c'est la goutte de trop. Hm. À chaque cas, il y a eu euh Elias, il y a eu euh tous les noms que vous avez cités.

On dit toujours "C'est la coute de trop, comme a dit la tente de Louis, ils veulent plus de marche blanche." Euh en fait, ils veulent que ce soit la dernière marche. Donc moi, je comprends euh qu'on ne croit plus en la justice.

Maintenant, j'essaie aussi de me mettre à leur place. Je pense que j'ai essayé d'analyser le sujet à mon petit niveau et il y a des vrais manques de moyens. Donc je pense que effectivement ils font du mieux qu'ils peuvent et je pense qu'on se fait arnaquer la tête par l'État depuis maintenant.

Je pense que là on rentre dans un dans un dans un grand cirque depuis bah 10 ans maintenant. C'est-à-dire arnaquer. Bah je pense qu'en fait il se Mais je peux aller sur plein de sujets.

Je peux aller sur la canicule entre 2003 et maintenant. Je peux aller là reste sur ce sujet-là. Bah en fait ils mettent pas les moyens.

Je ne sais pas où va cet argent. Moi je suis chef d'entreprise, on est taxé toute la journée. Je ne sais pas où va cet argent.

Donc si la justice manque de moyens, en fait à chaque fois il y a des manques de moyens. La justice manque de moyens, l'école manque de moyens, l'hôpital manque de moyens et on est la 7e puissance mondiale. Donc enfin où est-ce que jusqu'où ça va aller ?

Donc là je pense que juste c'est la goutte de trop. Et effectivement, comme vous étiez en train de le dire, à un moment donné, monsieur Emmanuel Macron euh qui lui-même n'a pas d'enfant nous demande de réarmer démocratique démographiquement pardon, ce pays. Mais donnez-nous les moyens de croire encore en ce pays et d'avoir envie de mettre nos enfants à l'école euh de de de juste vivre dans un pays qu'on a qu'on a qu'on a qu'on a choisi, dans lequel on est bien.

Mais sauf que là, en fait, tout part en ruine, tout part à volot et il y a et on n'est plus en sécurité en fait. Hm plus du tout. Et je pense vraiment, pardon de monopoliser la parole, euh je pense que on est beaucoup trop dans la répression.

C'est-à-dire que effectivement, alors attention, je si on en parle plus tard, je pense que ces jeunes doivent être jugés à hauteur comme des majeurs. En fait, quand on arrive à à ce niveau-là, vous n'êtes plus des enfants. Les enfants de 16 ans, les enfants de 16 ans qui commettent des actes comme cela, non mais excusez-moi, des enfants de 16 ans qui commettent des actes comme cela doivent être jugés comme des adultes.

C'est-à-dire qu'à un moment donné là, il savait qu'il était en train d'agoniser, ils avaient encore le temps de s'arrêter. Quand vous y allez jusqu'au bout, c'est que vous avez intention de donner la mort. Point final.

Donc, vous savez très bien ce que vous êtes en train de faire. Je pense qu'ils ont pas de de défaillance. Je précise que les cinq ont été interpellés et ça fait réagir tout de suite quand vous dites euh ils doivent être jugés comme des adultes.

Vous êtes plusieurs à le penser dans la dans la salle mais vous êtes plusieurs aussi et nombreux à penser totalement le contraire ce soir. Donc on va en parler et on mettra le débat dans une seconde. Je précise simplement que sur les cinq qui ont été arrêtés après le le meurtre de de Louis euh il y a trois mineurs de 17 ans et les autres qui ont 18 et 19 ans.

Voilà. Mais en fait, à partir du moment où vous donnez la mort, vous vous filmez, vous riez, vous revenez sur les lieux, vous devez, je vous regarde monsieur, vous devez être jugé comme un adulte. Je sais pas qui n'est pas d'accord avec cette histoire, mais en fait à un moment donné, il faut assumer ses responsabilités et là ils sont allés beaucoup trop loin et donc il faut assumer ses responsabilités comme un grand.

Ça c'est la première chose. Et ensuite, je sais que la répression aujourd'hui ça fait vendre pour les partis politiques et tout le monde se se lance le truc. C'est eux qui ont c'est le c'est les LR qui nous ont mis dans la sauce depuis 10 ans.

C'est un tel en fait, c'est pas le sujet là. Il y a des gens qui meurent, il y a des jeunes filles qui se font violer, il y a des enfants dans le périscolaire qui souffrent aussi de ce genre de de problématique. Donc en fait, juste à un moment donné, ce n'est plus possible.

Et donc la dernière chose, pardon encore une fois de monopoliser ce micro, euh je pense que à un moment donné, il va falloir euh changer les lois, il va falloir réussir à mettre beaucoup plus de prévention et changer un peu à l'éducation nationale certains cours. Il y avait l'éducation civique à l'époque, je ne sais plus si c'est encore d'actualité, voilà, mais de le changer et de les faire de les faire et de valoriser le travail surtout. H je on en reviendra, on y reviendra mais on va on va évidemment continuer en parler.

Sopia, vous avez réagi tout de suite quand Linda dit "Bonsoir Sopia". D'abord, toujours étudiante. Oui, je toujours étudiante.

Bon, toujours militante ? Toujours aussi. toujours euh vous avez tout de suite réagi quand Linda dit il faut les juger comme des majeurs bien qu'ils aient 17 ans.

Alors que c'est un des principes fondamentaux de notre justice depuis 1945 qui est dire en dessous de 18 ans, on ne peut pas être jugé comme des adultes. C'est un principe fondamental même si entre 16 et 18 ans, il y a déjà des des dérogations possibles et et on peut oublier entre guillemets l'excuse de minorité. Com pourquoi vous réagissez tout de suite ?

Bien sûr, parce que bon déjà en tant que jeune, je me sens concerné pas parce que je fais subir des ces violences à à d'autres jeunes, mais bien parce que en fait si on il y a cette instauration depuis des années, c'est ce qu'il y a une raison en fait euh tout simplement. Et moi ce qui me frappe dans cette histoire, c'est autant le fait que déjà toutes mes condolances à la famille de Louis et à tous les enfants qui sont passés parce que c'est pas normal. Mais désolé pour la question que vous avez posé, mais je trouve que la question, comment elle est formulée là, elle est en fait, elle est mal cadrée parce que la réalité c'est l'ultra viiolence chez les jeunes.

Oui, mais d'où elle provient en fait ? Et je pense que le débat n'est pas assez orienté vers l'État parce que en réalité cette cette violence là, elle n'est pas de l'immigration, elle n'est pas elle n'est simplement du fait qu'aujourd'hui l'État a abandonné les jeunes qui est euh aujourd'hui en fait c'est son taf en fait c'est son travail de s'occuper de ces jeunes-là qui sont à l'aide sociale à l'enfance. On voit aujourd'hui les conditions désastreuses des enfants.

Je précise, vous parlez de l'aide sociale à l'enfance. Louis avait été confié à l'aide sociale de l'enfance et parmi ceux qui ont été interpellés, il y en a deux trois pardon ouis deux ou trois qui étaient eux aussi confié à l'aide sociale à l'enfance. Voilà et en fait on se rend compte qu'aujourd'hui bah l'État ne fait pas son travail et l'État je suis désolé de vous le dire mais est responsable en fait de de ces cas-là.

L'État est responsable parce que c'était à l'État d'assurer la sécurité physique et morale de ces enfants-là. Elle ne l'a pas fait correctement et aujourd'hui regardez ce qui se passe tout simplement. Il y a des manques de moyens comme tu le disais et je suis entièrement d'accord avec toi.

Les cours de MC, tu le disais si bien alors moi pour l'avoir vécu, je n'ai pas eu de cours assuré toute l'année étant au lycée de MC, ce qui est fortement problématique. MC, c'est ce que Linda appelait l'instruction civique enfation civil. Voilà.

Bah c'est Oui, c'était comme ça qu'on appelle à notre époque Linda. Et il faut faut bien comprendre qu'aujourd'hui en fait s'il y a autant d'insécurité dans ce pays, c'est parce que la précarité augmente en réalité. Et ce qui lit la délinquence euh aux jeunes, c'est la précarité.

Parce que il y a des statistiques qui ont été faites, il y a des sociologues, il y a tellement d'études qui ont été fait qui montre que le lien entre la violence et les jeunes, c'est pas l'immigration, c'est pas les parents, c'est euh c'est simplement la dégradation en fait de leurs conditions sociales et économiques. Et aujourd'hui, on rejette énormément la la faute sur les parents, sur les parents. Mais en réalité, l'État a toute sa place là-dedans.

On va on va parler de tout ça. Pourquoi vous réagissez ? Bonsoir.

Ou bonsoir. C'est Philippe ? Oui, c'est moi Philippe.

Oui, nouveau venu dans le forum. Nouveau venu. Oui, je je vais réagir à ce que ce que tu as dit.

Je suis parlez bien dans le micro comme ça. C'est bien. Qu'est-ce que Voilà, je suis un ancien gendarme.

Voilà, j'ai passé quelques années à faire des enquêtes. Donc, j'en ai croisé quelques jeunes. Euh, je vais revenir [raclement de gorge] sur ce que tu as dit.

La première des choses, les premiers responsables de toutes ces violences chez les jeunes, je crois que vous avez oublié les parents là-dedans. Où sont les parents ? Quoi ?

C'est la grande démission. H non mais c'est la grande démission. Il y a pas que des gens qui sont à la jeux quand ils sont responsables qui sont responsables de tous les homicides et tous les crimes au dieu.

Attention attention. Donc la première les premiers responsables de toutes ces violences commises par des mineurs, ce sont les parents. C'est la grande démission des parents.

D'accord. Deuxième chose, toujours les parents. Les parents délèguent.

Les parents ne sont plus là. Il y a plus de maman quand les jeunes rentrent. Il y a plus de papa parce que le papa est parti depuis longtemps aussi.

Et jamais personne pour l'instant dans cette émission n'a parlé d'immigration. Je crois que dans les cinq Je crois que dans les cinq h pour lui Kylian Jordane euh c'est ce ne sont que des prénoms ou et vous remarquez bien que ça n'a pas fait tour des plateaux télé. Voilà donc il y a il y a rien à voir avec l'immigration.

Si on pouvait si on pouvait sortir ça de ce débat déjà ça serait pas mal. parce que c'est important parce que souvent les débats dès qu'il y a des prénoms ça tourne autour de problématique. Le paradoxe sopia c'est que vous le mettez sur la table alors que ça avait pas été évoqué du tout.

Je désamorce avant je sais que ça va être leur sujet. La deuxième chose, je suis d'accord avec toi. Ouais.

Non mais oui mais s'il y a des champs, il y a il y a toujours des gens dans les pendant la marche de la semaine dernière. Oui oui. À laquelle la famille n'a pas voulu participer.

C'est le gouvernalis qu' le fait. Alors, prenez le micro. Mais immigration, il y a une grande image derrière vous depuis le début manifestation qui fait une récupération de de ce drame.

Oui, mais je vous parlais de ce qui vous parlais de ce qui se passe. Attendez, on laisse Philippe, on laisse Philippe réagir et après je crois qu'en plus vous avez l'habitude de parler sur les plateaux. Donc, c'est bien que pour les pour les autres on puisse parler.

La deuxième chose, vous avez raison, l'État est défaillant mais pas que depuis 10 ans, depuis 45 ans, depuis plus. Je vous rappelle la date de l'ordonnance quand même qui protège les mineurs. 1945.

Il s'est passé quoi quand même en 81 ans ? Qu'est-ce qu'elle est devenue la société ? La société elle est devenue ultra violente à tous les niveaux.

Majeur, mineur, euh les femmes se font plus agresser depuis 80 ans. Mais les mineurs, jamais un politique ici et vous en êtes tous responsable. Et je vais finir aussi par la dernière responsabilité que vous avez tous les élus députés que vous êtes ici, vous êtes tous responsables de ce qui n'a pas été fait pendant 81 ans.

Tous autant que vous êtes. Et la dernière date, la dernière date, c'est celle du 1er juillet. H vous n'avez pas été capable, messieurs les députés, de voter la loi qui permet à la justice de conserver, emprisonné des mineurs criminels.

Alors le conseil constitutionnel, vous avez demandé de le faire en un an et tous autant que vous êtes, vous n'avez rien fait. Jamais, c'est jamais vous. Juste une chose, juste une chose, on va préciser les choses.

N'oubliez pas quand même que vous êtes tous responsables et pas que depuis 20 ans. Philippe Alors, il faudrait que je fasse une liste des sujets qu'il va falloir aborder. Euh vous laissz la parole.

Je je reviens je reviens à ce que vous je vais commencer par là. Ce que vous nous dites ce soir, c'est quelque chose qui est apparu dans l'actualité depuis 48 he maintenant et on va en parler avec vous. Domilique Crisé vraiment d'un mot pour expliquer aux téléspectateurs.

Il y a un gros trou dans la raquette. Prenez le micro. Dominique, le Conseil constitutionnel avait laissé 1 an boulette euh au gouvernement et au parlement pour mettre la loi en conformité avec la Constitution pour empêcher des jeunes entre 16 et 18 ans qui sont aujourd'hui emprisonnés pour des crimes ne soient remis en liberté.

Absolument. Le Conseil constitutionnel avait demandé une réécriture de la loi. C'est clairement une boulette du ministère de la justice et avait donné 1 an au ministère pour se mettre en conformité.

Considérant que l'un des textes de la loi pénale des mineurs ressemblait trop à un des textes de la loi pénale des majeurs. Rien n'a été fait pendant cette année. Donc aujourd'hui, il y a 1 an exactement aujourd'hui et bien ces mineurs qui ont entre 16 et 18 ans qui sont accusés de faits criminels, donc qui sont en détention provisoire pour des viols des meurtres pour lesquels l'enquête judiciaire est terminée. que l'OM, l'ordonnance de mise en accusation a été rendue, ils attendent maintenant une date d'audiencement pour être jugé.

Et bien tout ceux-là peuvent être remis en liberté doivent être remis en liberté parce que parce que il n'y a plus de cadre juridique. Ça veut pas dire ça veut pas dire Dominique que ça va se passer comme ça que ça va se passer comme ça et qu'ils le seront tous dans le il faut ajouter il faut ajouter il faut ajouter il faut ajouter s'il vous plaît non mais attendez parce qu'il y a une condition pour que ça soit possible de les maintenir en détention c'est que le conseil constitutionnel estime que la décision doit être motivée. Il est là le sujet c'estàd que les juges doivent dire pourquoi si si si c'est parce que il faut qu'elle soit motivée.

Alors attendez maintenant Le Fèvre avec nous maintenant Le Fèvre de la censure. Manon Le Fèvre magistrate. Oui euh union syndicale des magistrats non [raclement de gorge] non pardon syndicat.

Merci. [rires] Je sais que je suis sur voilà syndicat de la magistrature pardon. Tout à fait.

Euh attendez, vous voulez apporter de pression sur ce que disait Dominique ? Oui, c'est c'est pour ça. Et après juste deux choses sur ce qui a été dit avant quand même.

Oui. Oui. Non mais c'est juste pour dire que tout le monde ne va pas être remis dehors ce soir.

En fait, c'est pour les en fait c'est pour ceux qui vont potentiellement pouvoir faire l'objet d'une détention provisoire. Pour cela, il y a complètement un vide juridique. Pour les autres, le Conseil constitutionnel avait prévu euh que c'est pour les anciennes décisions, en gros, ça se maintenait malgré cette abrogation.

Mais en revanche, si demain on veut placer un mineur en détention provisoire criminelle, là il y a un vide juridique. C'est là le c'est là la difficulté. C'est juste pour importante sur juste deux choses rapidement sur ce que j'ai pu entendre sur les quand vous parliez d'animaux tout à l'heure, c'est quelque chose qu'on entend beaucoup d'animaux, de monstres et cetera.

Euh j'entends ce ces qualificatifs. Je je veux juste rappeler que ce Non, ce sont des êtres humains. C'est c'est non mais c'est c'est juste qu'il faut l'affronter en face.

Mais si on refuse de dire que ce sont des êtres humains, on va les mettre à part et donc on va pas trouver de solutions adaptées. Il faut admettre que ce sont des êtres humains pour en tout cas il manque clairement il ment il manque quelque chose il manque un cadre mais ce sont des êtres humains à qui il a manqué le cadre ne permettant Non mais j'ai j'ai je juste je précise que je suis allez-y allez-y allez-y madame je suis magistrate et par ailleurs en charge des mineurs dans ma profession donc juste je vous dis ce que nous on on on traverse dans nos professions et que ces affaires là malheureusement on en croise pas trop souement mais de temps en et que pour autant en les croisant toute l'année, je ne considère pas aujourd'hui que ce ne sont pas des êtres humains, ce sont des êtres humains. Il faut l'affronter, c'est difficile mais c'est comme ça.

J'entendais aussi la montée de cette violence. Je rappelle que l'ordonnance de 45, quand elle est adoptée, on sort d'un temps de violence inoui de notre société. Voilà. et que pour autant, on décide de prendre un tex un texte qui décide de faire en sorte que les mineurs ne soient pas jugés comme les majeurs.

C'est un texte qui va être pétri de compréhension et de et d'humanité à un moment justement on se dit que face à toute cette violence, la réponse qu'on va apporter, ça va pas être plus de répression mais au contraire plus de pédagogie, plus d'écoute et de prévention. Donc c'est extrêmement intéressant et quand j'entendais aussi c'est la logique fondamentale de cette ordance qui n plus qui n'est plus en vigueur depuis l'entrée en vigueur du code de la justice des mineurs mais néanmoins c'est juste pour resituer ce texte quand même qui au cours de ces débats, on a ces débats en 45 à cette sortie juste deuxième chose et après je je cède la parole tourne ça tourne mais je vous juste pour répondre d'un point de vue judiciaire sur l'augmentation de la violence aussi depuis des dizaines d'années. Je rappelle quand même que avant euh notamment sur le droit des femmes, c'était quand même une société ultra violente à l'encontre des femmes puisquelle n'était même pas considérée.

Je rappelle que le compte en manque pour les femmes, c'est une loi 65. On ne criminalisait même pas le les enfin on ne criminalisait justement les rapports homosexuels. Enfin, c'était une société qui était quand même ultra violente.

Donc attention à ne pas utiliser ces ces moments-l qui sont dramatiques. Il y a aucun débat là-dessus pour dire que il y a une augmentation de la violence. On y reviendra peut-être plus tard, mais les chiffres en réalité montrent le justement, on verra dans un instant avec Lisadf les les chiffres, ce qu'on pourrait ce qu'on pourrait voir en chiffre.

Hugo Bernalis, j'ai pas oublié la remarque sur la photo parce qu'il faut préciser les choses et on parlait tout à l'heure avec Sopia d'immigration. Cette photo là, elle date du weekend dernier, c'était une première marche qui a été organisée. La famille s'est désolidarisée de cette marche là et on sait que dans cette marche là, il y avait à peu près un millier de personnes dont 300 identitaires.

Et c'est notamment la raison pour laquelle la famille s'était désolidarisée. Voilà la précision que je voulais apporter. Je sais pas si vous vouliez réagir aussi là-dessus euh ce soir.

Non, mais c'est vous dire que vous savez que quand on fabrique de l'image et les médias, je pense, ont une responsabilité particulière et centrale dans le le ressenti, le sentiment d'insécurité dont on parle bien souvent et que en fait en mettant une image de fond qui est celle-là précisément, vous créez un cadre. Euh certains certains sociologues ont appelle ça la pruasion. Quand vous arrivez quelque part, il y a déjà une ambiance qui est émise qui vous oriente dans une direction.

Donc j'aurais préféré par exemple que ce soit l'autre marche blanche qui soit en fond d'écran ou quelque chose de plus neutre. Voilà plutôt que de commencer sur les bases identitaires. En l'occurrence les deux marches blanches les deux marches blanches organisées par la famille, ce sera le weekend prochain.

Je je précise des choses. Euh une par la maman et une par le père. Il faut vraiment arrêter sans déconner.

Moi moi je j'arrive Crément, j'arrive. Oui, je voulais réagir sur les propos Linda. C'est ça.

Ouais. Sur justement d'appuyer parce qu'on le né, j'ai fait plusieurs forums, on le néglige souvent. C'est elle a évoqué le manque de moyens.

Alors oui, il y a une responsabilité de ces jeunes mais le l'État et notamment la Macronie depuis 10 ans mais pas que. Hollande SarkoZi auparavant c'est volontaires. Ils ne mettent pas de moyen.

Ça ça peut pas être possible. Ils ne mettent aucun moyen le en disant c'est de la faute des parents. Mais le petit Louis qui est mort il était à laux.

Donc on va dire quoi ? C'est de la faute des parents qui non peut-être Oui mais attends peut-être les parents ont des problèmes. Donc ils l'ont mis à la et apparemment selon une source policière le petit gamin Louis était un souffre douleur au sein de la zeux.

Donc il y a le manque de moyens. Moi, je trouve qu'on jamais là-dessus et quand on parle de ré moment démographique, faut pas oublier que le gén un haut gradé de l'armée récemment a dit "Préparez vos enfants à aller à l'armée." Donc si ces jeunes sont déshumanisés, on dit que c'est des animaux, qu'est-ce qu'on dit de Macron ou toutes ces chefs d'État qui veulent envoyer la jeunesse à la guerre ?

Oui. Et oui, moi je fais pas des enfants pour faire que ça soit de la chair à canon. Et après on va faire on va faire le sujet sur la violence mais on a un président qui est violent.

Les gilets jaunes, on l'a vu tous les Ah bah oui, des gun ont perdu des mains des yeux. Donc on est dans un état violent déjà le contexte est violent dans lequel on dans lequel on vit. Clément juste comme ça.

Raphaël Raphaël Arnaud et ses copains, ils sont pas violents. Arnaud il est pas non. Arnaud il a pas il Arnaud tu vois pas il est pas dans l'histoire.

Ah bon ? Tu tu cautionnes tu cautionnes euh le néonazi qui est décédé qui a fait des tweet pour rail chez Hitler. Je ne cautionne je ne cautionne je ne cautionne aucun fait de violence et surtout pas ça.

Maintenant les insoumis arrêtez sans déconner sans déconner parce que vous le premier truc qui vous vient à la tête c'est ouais c'est l'image c'est l'immigration changer changer changer de disque. Vous avez dit sentiment d'insécurité sentiment l'insécurité c'est un sentiment c'est pas une réalité pour vous. À qui vous adressez ?

Monsieur le député à Gobernalicis. Si vous voulez répondre. Ouais.

Alors oui, sentiment d'insécurité, il existe sans doute puisque c'est relatif un sentiment et l'insécurité quand on la regarde, effectivement, ça a été dit précédemment sur les statistiques de la délinquence des mineurs ou de la criminalité des mineurs. Elle est tendantiellement en baisse. Ce qui est tendantiellement en hausse depuis les dernières années, c'est le traitement de médiatique de ces affaires.

Ça c'est en hausse. Et par contre, il y a une autre chose qui est en hausse fulgurante et significative depuis 10 ans. C'est les mineurs victimes qui vont déposer plainte.

Plus 77 % sur la séquence. Et oui, les insoumis à alerté depuis 2017 en disant qu'il fallait des moyens ou là ou là ou là j'ai touché j'ai touché des moyens clément pour traiter les plaintes des gens que ce soi les enfants, les femmes et les gens en général parce que vous savez on est bientôt à 5 millions de plaintes non traitées dans ce pays. Et pendant ce temps-là, vous avez un gouvernement qui vous explique que la priorité, c'est de remettre du bleu sur le terrain, de faire des places nettes, de faire des démonstrations sur les rodéo, les je sais pas trop quoi.

Pas du bleu, pas du bleu sur le terrain. Des policiers sur le terrain, pas du bleu, c'est pas des chiens. C'est la formule du gouvernement dit pas du bleu sur pas du bleu, pas du bleu.

J'ai même entendu des policiers dire du bleu Clément. Donc oui, non mais chez nous aussi mais à un moment donné vous êtes députés, vous êtes députés. Voilà, minimum rien il y avait rien d'insult dans le donc et il y a une faillite qu'on a qu'on a depuis effectivement bien plus longtemps que les macronistes, c'est qu'on ne fait plus de prévention qui a été délégué au département.

Ça fait plus de 20 ans que tous les ans les budgets de la prévention baissent partout. Les clubs de PRV sont à l'os. Avant, il y avait des éduques de rue dans les villes.

Maintenant, il y en a plus. Il y a plus que des médiateurs ou des Éduxp qui sont dans des salles là où on leur donne encore un peu de place pour essayer de travailler. Voilà, tout ça s'est effondré et maintenant on a plus que les yeux pour pleurer.

Attendez juste Hugo Bernalis, vous voulez qu'on voit les chiffres parce que vous donnez un chiffre qui est vrai. Il y a beaucoup plus de mineurs victimes que de mineurs hauteurs de délinquence. Vous avez raison.

Et vous dites le nombre de mineurs victimes a explosé. C'est vrai le + 77 % mais le + 77 % vous le tirez les chiffres du ministère de l'intérieur. Et quand on regarde dans le détail, je sais qu'on pourra pas les contester.

Ben voilà. Non mais quand on regarde, quand on regarde dans le détail Lisaf, euh comment dire, ça n'est pas qu'une loupe grossissante de la part des médias que de dire qu'il y a une forme de violence chez les jeunes qui est en augmentation. Oui, parce que quand on regarde ces mêmes statistiques que vous citez, Hugou Bernalistis, statistiques des ministères de la justice et euh de l'intérieur, la part des mineurs mises en cause pour violence physique et sexuelle, elle a baissé, vous aviez raison, euh de façon euh continue plus ou moins euh en plus ou moins 10 ans.

En revanche, le nombre d'adolescents poursuivis pour des faits graves a lui augmenté. Il a presque doublé depuis 2017 par les faits graves. On parle d'assassinat, de meurtre, de coup mortel et de violence.

Donc oui, il y a moins de mineurs dans la totalité des mises en cause, mais les mineurs mises en cause sont mis en cause pour des faits plus graves et plus violents. On s'entend, on s'entend là-dessus. C'était important de faire cette précision là parce que c'est aussi ça qui interpelle forcément et qui interpelle ce qui est doublé.

Il faut dire aussi que le nombre de mineurs qui sont la cible de violence alors que ça soit violence aggravée a triplé triplé en 10 ans dans le même temps. Triplé. On en parle un instant.

Pascal voulait réagir. Alors, je le disais euh les téléspectateurs qui nous regardent ce soir, bonsoir et merci d'être là. Vous ont beaucoup vu euh et vous surnomme encore Pascal le grand frère, j'imagine euh ou dans une émission de télé, bah vous remettiez euh vous essayiez de remettre dans le droit-chemin des jeunes qui étaient un peu comment dire ça ?

Un peu perdus. Voilà. Qu'est-ce qui vous fait réagir dans ce qu'on a dit là ?

Bah ce que j'entends en fait c'est que ce qui manque sur le terrain effectivement ce sont des moyens humains. Donc où sont les éducateurs de rue aujourd'hui ? On les a retiré du terrain.

Moi j'étais éducateur de rue. Il y avait la police de proximité également qui grâce à eux aussi, j'ai évité de faire des des bêtises he pour pas dire des conneries. Il faudrait peut-être remettre ça en place et très rapidement arrêtez de faire des gestes monsieur s'il vous plaît.

On n'est pas là pour ça. Je je je suis pas un pentin. Je sais pas ce que vous faites avec vous.

Avec vous ça veut dire qu'il est d'accord. C'est une forme d'ap dites-moi plutôt est-ce que je comprends pas ce geste là ? Ça ça fait oin.

Je comprends pas. Non non c'est une forme d'applaudissement. Ah d'accord.

Bah applaudissez. Je préfère monsieur. C'est tout simplement pour applaudir ça.

Ouais mais ça pour moi c'est voilà je préfère je préfère la langue d'accord mais la langue destine je connais pas. Donc moi je connais je connais la langue de de quartier. J'ai grandi dans un quartier et tous ces jeunes que je rencontre aujourd'hui me disent Pascal on ne risque rien donc on continue.

On n'est pas sanctionné. H à l'époque et je vais je vais posté une vidéo hier sur mes réseaux. Ça fait plus de 200000 vues aujourd'hui en à peine 24 heures.

La claque éducative. Alors je vais je vais choquer des gens. Ah oui, vous allez choquer tout le monde.

Pas tout le monde, vous allez choquer beaucoup de gens. Et je peux vous dire que moi des claques éducatives, j'en ai pris hein. Et ça m'a calmé parce qu'on me dit voilà ça, tu as fait une connerie.

Mais Pascal, c'est basiquement illégal. Je sais. On fait quoi ?

On fait quoi du coup ? On laisse faire. Voilà ce qui se passe.

Il y a peut-être d'autres solutions. Alors moi je proposais de remettre en place le service militaire. On en parle peut-être au lieu d'un an.

H peut-être que ça peut rencadrer. On peut on peut donner à ces jeunes l'envie de respecter notre drapeau, de respecter notre pays, d'être de devenir patriote, de respecter les règles. Cever le tôt le matin.

Vous applaudissez. Merci beaucoup. Enfin, je sais pas.

Moi, je suis passé par un service militaire, ça m'a pas coûté plus que ça. Au contraire, ça m'a fait grandir, ça m'a fait évoluer et je me dis "Mais c'est dommage que ce soit retiré." Il y a une série que je que j'ai regardé il y a pas très longtemps.

Je vous conseille de la regarder tous et toutes si vous le souhaitez. Euh sur Netflix, c'est une série coréenne qui s'appelle euh Ça va vous servir de leçon que ça vous serve de leçons. Regardez de ces séries, ça commence par le harcèlement scolaire et en fait on met un éducateur qui vient du de l'éducation nationale expert en arts martiaux.

Ah il faut des gros bras h et là bah il met des gifs quoi. Et bizarrement la violence s'arrête. C'est ça.

C'est de la fiction Pascal. C'est de la fiction. Oui mais je suis je suis d'accord mais quelqu pardon.

Alors attendez tout le monde veut réagir Ra dans une seconde. Maximilien bonsoir voulez réagir aussi à ce que dit Pascal franchement Maxime franchement il y a quelque chose à voir. J'arrive pr on prenait des tardes dans la gueule à l'époque.

Jé s'il vous plaît. Bonsoir. Je voudrais réagir en fait sur le sur deux petites choses qui s qui s'est passé en face et par rapport à Pascal le grand frère.

En fait moi je suis de génération 87. Ouais je pense que Kevin doit être pas loin. Ouais 89 89.

Voilà les quand j'entends Sopia qui a je crois 22 ans 18 18 18 18 18 voilà vous dans votre propos tout à l'heure et aussi monsieur le député vous à aucun moment je vous ai entendu parler des auteurs. Ce sont des criminels qui soient mineurs ou pas. Ils doivent être jugés comme des majeurs.

Ce qu'ils ont fait c'est très grave. Ils ont ôté la vie à quelqu'un de manière barbare. Ça ça vous emmerde de le dire.

Ça jamais sortir de votre bouche. Non non mais à un moment donné vous minimisez en permanence les faits. Les jeunes de maintenant les jeunes de maintenant il pourra je pense vous le dire c'est plus les jeunes d'il y a 20 ans.

C'est terminé c'est et maintenant il tue. Avant on se réglait à coup de point terminé c'était réglé on séparait. Vous êtes vous êtes déconnectés de la réalité.

Les jeunes de maintenant qui ont 15 ans, ils ont pas peur de la prison. Ils ont pas peur de la police. Ils ont peur de personne, même de leurs propres parents qui ont complètement, ils sont hors sujet, ils ont abandonné.

Il y a pas de sanction. Attends, attends juste, je fais finir et le problème c'est que et le problème le problème c'est que derrière il se passe quoi ? C'est qu'il y a il y a rien.

Il y a pas il y a pas de sanction réelle. Mais bah vous pouvez pas dire c'est pas vrai, il y a qu'avoir désolé, je suis désolé. Non non mais moi quand je vois qu'il y a des jeunes comme ça, qu'est-ce qu'on va faire avec ?

Ils sont pour moi, c'est terminé. C'est incurable. Ils ont le cerveau qui est lobotomisé.

C'est terminé. À partir du moment où vous dites ça, c'est terminé. Qu'est-ce qu'on fait ?

Ils finissent en tôle. Ils ont tué. Ils finissent en taôle.

Terminé. C'est irrécupérable. Vousz finissent leur vie en tôle.

Bah de toute façon, moi je veux vous dire, je vais vous dire franchement, je vais vous dire franchement, moi j'ai j'ai un petit garçon de 6 ans et une petite fille de 2 ans. Ça arrive à mon petit garçon. Moi il y a pas de justice.

Je vous dis comme j'ai dit à Darmanin, je les traque terminé. Je règle le problème. Je coupe la souche terminé.

Attendez, j'arrive, j'arrive, j'arrive. Non mais ça sent moi j'ai un enfant, demain on lui haute la vie. Ces jeunes-là, ils sont vous avez vu comment ils l'ont torturé le bâe une chose.

Juste une chose et on parlera du fait de se faire justice soi-même avec Adama dans un instant. Mais simplement quand j'entends Pascal, quand je vous entends là, tout ce que vous proposez c'est d'ajouter de la violence à la violence. Alors je vais je vais juste finir mon [rires] propos.

D'accord. Il se passe des choses actuellement qui se passaient pas avant. Pourquoi ?

Parce que justement on a laissé faire, il se passe rien derrière. Si moi je suis pour justement le service parce que je dis pas faut les envoyer par rapport à Kevin qui disait à contraire mais je vous dis moi j'ai grandi j'ai grandi je suis né dans 93 j'ai grandi à Saint-toin pour ceux qui connaissent Saint-toin c'est le Far West d'accord et pourtant j'ai pas pour autant j'ai pas mal tourné non mais c'est bah si je vous le dis c'est le Far Wouest Bah si mais j'ai habité non hab j habité donc je sais ce que je dis ce que je veux dire pour conclure pour conclure non mais pour conclure c'est que il faut ces jeunes Non Mais rien à voir avec Fortnite. Mais bon, c'est bref ce qu'il faut pour conclure, ce qu'il faut juste comprendre, c'est que c'est depuis tout le petit âge qu'il faut apprendre les choses.

Ces gens-là et ça y est, ça fait bien longtemps qu'ils sont dépassés, qu'ils ont rien, ils en ont plus rien à [ __ ] de la France, des lois, des tout ce que vous voulez. Ils en ont rien à sirer, je vous le dis. Ils en Moi, j'en ai pas, j'ai parlé avec eux aussi parce que j'ai grandi avec eux.

Il y en a, ils en ont rien à secouer, faut dire les choses. Alors, attendez, [rires] on parlait des parents, vous avez raison. Je pense que les parents jouent un grand rôle dans le côté éducatif.

à quel moment les enfants en basage sortir jusqu'à minuit 1h du matin. Je pense que moi moi j'ai pas eu cette chance de sortir jusqu'à 1h du matin quand j'avais 12 13 14 15 ans. Donc je pense que les parents ont une grosse responsabilité sur l'éducation de de leurs enfants.

Alors parfois effectivement c'est compliqué parce qu'il y a des familles soit monoparental recomposé et cetera ce que j'ai vu hein à travers l'émission de télévision et ça se ressent dans l'éducation des enfants. Mais cette détresse elle existe et aujourd'hui il faut que les parents réagissent et soient un peu plus sévère avec leur gosse. Franchement, les parents, soyez un peu plus sévères, mettez des règles et faites-les respecter.

Reda Didi, bonsoir Reda, merci d'être avec nous. Vous avez été éducateur ? Oui, j'ai été éducateur et j'ai une association qui travaille un peu sur tous ces territoires un peu compliqués et qui crée des espaces de dialogue sécurisés entre les forces de sécurité intérieure et les jeunes.

Et je voulais réagir juste sur trois points peut-être. Le premier, d'ailleurs, je trouve que c'est un peu désolant à chaque fois d'opposer répression et prévention. h c'est dire que je pense que les deux doivent aller de pères.

Euh je pense que les uns et les autres qui avont des enfants savons à quel point l'éducation est quelque chose d'important hein. Si vous pensez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance comme disaient certains. J'en rajouterai une autre d'ailleurs.

Moi avant j'avais des certitudes, maintenant j'ai des enfants. Éduquer des enfants est quelque chose de complexe, c'est pas quelque chose de facile. Je je suis pas du tout dans la politique de l'excuse he c'est pas du tout mon truc hein.

Voilà, c'est mais mais ça ça reste compliqué. On sait aujourd'hui qu'on a quand même des familles euh quelques d'abord d'abord c'est une minorité de jeunes qui sont ultra viiolents. C'està-dire qu'on a une forme d'ultra violence et c'est une minorité.

On est capable de pouvoir gérer ça. Il faut pas qu'on aille vers un discours d'infest. Je pense qu'on est tout à fait capable de pouvoir gérer ça.

Je disais que j'intervenais sur tous les territoires un petit peu compliqués de de France. Nous, on a jamais aucune difficulté. On est une équipe d'une cinquantaine d'éducateurs.

On intervient un peu partout à créer des débats de rapport police population sur les quartiers Cavaillon, Avignon, Mess, Chantoul Vines, Sarcel, enfin partout en France. On n' jamais eu le moindre quak quoi. Tous les policiers qui sont qui sont intervenus ou tous les jeunes, il y a jamais eu aucune difficulté.

Ce que je voudrais mettre en lumière, c'est que je pense qu'il y a des familles euh pour eux, c'est compliqué d'éduquer des enfants qui ont besoin d'être accompagnés. Voilà, il y a il y a des gens et qu'il faut repérer ces famillesl. Bah là, j'entendais l'interview sur votre antenne de la mère d'un des enfants qui était On l'entendra dans un instant, un des enfants accusé du meurtre de de C'est terrible.

Enfin, je veux dire, les images vidéos qui ont été filmées sont terribles et celles-ci aussi, elles sont terribles, quoi. Je veux dire, voilà, on pourra y revenir. Moi, j'aimerais qu'on s'interroge sur trois points.

Le premier, l'effet de groupe. Hm. Voilà.

La meute que crée le groupe, que crée le collectif, que crée la bande. Les uns et les autres dans un quartier populaire savent bien à quel point ça euh c'est compliqué. l'effet des réseaux sociaux h et et notamment cette volonté de vouloir se justifier ou de vouloir exister à travers les réseaux sociaux comme on peut avoir ou comme on a vu là.

Finalement, j'ai l'impression que pour beaucoup et avec beaucoup d'éducateurs avec lequels je euh je discute ils vous disent "Nous, on a très peu de prise sur ces jeunes-là. À qui rendent des comptes ? H benah, j'ai l'impression qu'il rendent des comptes par lu des réseaux sociaux et à qui en particulier euh euh à leur père.

Et enfin le trè point, c'est euh quand on est éducateur, quand on est père, euh quand on est mère, moi je suis je suis je suis papa hein. Euh notre rôle à nous, c'est de positionner le cadre, de poser le cadre, de faire respecter le cadre comme vous avez pu le faire à travers vos différentes euh expériences. Et puis le jeune, son rôle malheureusement pour grandir, c'est de tester le cadre.

Voilà. Et il faut qu'il ait autour de ce cadre-là des gens solides qui lui disent "Là mon coco, il y a des limites, tu vas trop loin et le cas dans lequel tu vas pouvoir vivre en toute sécurité euh c'est celui c'est celui-là." Ouais effectivement.

Alors je voulais absolument rebondir. Adama dans une seconde. Adama dans une seconde.

Abdouah et Kanté Kevin. Je vous promets que j'arrive Adam. Merci.

Ah vous avez c'est le Ah d'accord. Je pensais que ah je m'y attendais pas. Moi je absolument dire sur le propos de Pascal euh parce qu'on vient un peu de la même région.

Moi je suis je suis régénère de Bovet de base. Voilà. Donc euh quand on dit on est des générations 80 à l'époque on a connu moi j'ai connu à Bovet les Rix entre bande entre Bovet et Meru donc ça existait déjà des coups de couteaux des coups de cutur mais voilà moi je voulais revenir surtout c'est sur la sur la claque éducative tu viens d'un quartier je viens d'un quartier on va parler on va parler comme de gens de quartier vas-y dans les cités moi où j'ai grandi les mamans rebeux les papas rebeux papa africain il blaguent pas il bl pas donc ça tapait moi je peux dire mes potes on fait des conneries il frappait il a le commissariat mais les flics calmai Oui.

Donc ta claque éducative ça ne marche pas. Pourquoi ? Ben parce que je te dis moi les qu'est-ce que je faisais moi ?

Mon père il mettait une volée lendemain je refais la même chose la même chose parce que pas cette intelligence de comprendre pourquoi tu avais été sanctionné. Donc attends, tu sais sur la claque ça veut dire tu cautionnes à l'époque à l'époque quand on disait une claque dans la gueule de sa femme pour l'éduquer ça va attention je par et ben c'est la même chose à l'époque parle de violence fait sur les fem à l'époque c'est ce qu'il disait les par des jeunes moi je parle des grands frères qui eux nous claqu pas par la claque jamais je lèverai la main sur mes enfants ça c'est proscrit je serai un imbécile si je tape avec ma main mes enfants dis pas qu'il faut que tu frappes tes enfants éducateurs basiquement il Les éducateurs nous malmenaient parce qu'on faisait des conneries. C'était pour nous recadrer parce que les parents n'avaient pas le choix.

Ben l'exemple avec mes enfants, tu parles de de frapper des femmes enfants. Écoute, je vois avec mes enfants quand écoute, je vois mainant mais c'est la même chose c'est même c'est la même chose. Pourquoi sur une femme oui sur un enfant ?

Pourquoi sur une femme oui sur un enfant ? Non. Claque éducative sur une femme de quoi tu parles ?

Bah tu fais pour c'est fille qui donne des conseils conj c'est marrant. Non mais c'est c'est marrant. en tes enfants à la claque.

Moi je suis j les gamins je les attrapeig je te laisse finir. Je te laisse finir. Si tu édu tes enfants à la claque écoute si tu si tu édu tes enfants à la claque mais ils vont reproduire ça dès qu'il y a un désaccord à l'école je te mets une claque.

C'est pas la violence qui résout mais mes enfants je les frappe pas. C pour la claque éducative. Tu m'as dit une bonne je t'explique, je t'explique.

À un moment donné, il faut sanctionner et les grands frères que moi j'ai connu à l'époque, les grands frères, les vrais grands frères qui étaient là justement pour nous recadrer dans le quartier pour dire "Eh, vous vous levez, il y a une mamie là-bas, prends son sac. Tu veux pas prendre son sac, je te mets une tarte." On prenait le sac de la mamie, on rendait service.

Et pourtant, on n pas été frappé tout le temps. C'est pas ce que je veux dire. de temps en temps.

Ouais mais moi je te dis certains éducateurs ont levé la main et pour autant aujourd'hui je leur dis merci les gars parce que sans ça je pense que je seraiis allé plus loin et c'était facile dans le quartier où j'ai grandi. C'est très facile de bufurquer et d'aller faire des des grosses conneries parce que je veux dire aussi un sujet dans les quartiers populaires où j'ai grandi qui fait qu'ussi a beaucoup de jeunes qui dérivent et que c'est rarement évoqué. Moi c'est le rap.

Moi combien de fois j'ai vu des jeunes écouter du lacrime écouter du rap violent ? Ça influence la jeunesse. Tu mécis du NTM j'écoutéis NTM.

Buantez pas on fait pas toute la soirée on fait pas toute la soiré entre vous à vous qu vouz réagir mais c'est intéressant oui c'est c'est intéressant mais en rappel c'est illégal voilà je vais le dire je vais le dire pour la 10e fois mais c'est illégal déjà merci pour l'invitation je pense que le sujet en fait est assez grave pour qu'on se lance des diatribes qui sont on va dire qui ne qui ne marchent pas déjà je voudrais avoir une pensée pour la famille de toutes les victimes que vous avez cité parce que c'est important parce que il y a une réalité derrière toutes les chiffres qu'on peut tous les chiffres qu'on peut sortir des sociologues, de tout ce qu'on veut. Il y a des victimes. Des victimes, c'est ça il faut auquel il faut penser aujourd'hui.

Pourquoi on est là ? Parce que il y a une justice malheureusement qui effectivement certes manque de moyens mais qui ne répond pas aux attentes des Français. Moi vous savez, je me suis engagé en politique très récemment et c'est le policier qui vous parle, le père de famille qui vous parle et peut-être aussi le politicien qui vous parle.

Il y a une réalité aujourd'hui. Il y a un triptique souvent que je cite, c'est prévention, répression, sanction. donner sens à la sanction, la prévention.

Évidemment, évidemment on a loupé un virage là-dessus. C'est une réalité. Si on doit prévenir en amont si des individus se donnent à ce genre de comportement, il faut être prêt à les repérer ensuite.

Donc ça c'est mis à Cool pas ce soir. On a raté ça. Mais attendez, vous savez par que votre camp au pouvoir depuis mais ah non mais attends, vous savez quoi monsieur Sac monsieur monsieur Stec, vous savez, je suis pas là venu faire le service à près d'un bilan en 10.

Attendez, mais je vous dis la vérité. Bah non, mais on peut pas le mettre de côté totalement non plus. Dire une chose, je veux dire une chose, je vais vous dire une chose, c'est que très sincèrement en 10 ans on peut pas caricaturer que rien n'a été fait mais pour autant est-ce qu'on a fait plus ?

Effectivement, on a eu un angle mort par rapport à ça et il faut le reconnaître. Je suis issu de la société civille et je peux vous dire il faut reconnaître qu'il y a eu des erreurs qui ont été commises. Maintenant aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire par la suite pour justement qu'on ne soit plus avoir ce genre d'image ?

Moi, je vous le dis très sincèrement, il faut être pragmatique sur des certaines décisions politiques. Il faut une volonté. Qu'est-ce qu'il faut ? que aujourd'hui redonner sens à la sanction, redonner des moyens encore plus à la justice, on est c'est pas normal queon est un pays où il y a le moins de magistrats et le moins de greffier.

Je pense aussi au magistrat pour autant je pense aussi à mes collègues policiers, je pense à mes collègues gendarmes qui ils ils ont manifesté récemment pour qu'il y ait une augmentation de salaire pour qu'il y ait plus de moyens. Et ça effectivement, il faut penser à cela, mais aussi la responsabilité des parents, les parents. Parce que à un moment donné, moi je veux bien que euh on dit qu'il y a des parents qui sont dans la difficulté et c'est une réalité, il y a des parents, des familles monoparentales, mais derrière nous avons des personnes aussi, des papas qui euh se dérogent à leur responsabilité et on a après peut-être avec mon parti politique, je fais de la politique pour dire que on a fait la responsabilisation des papas qui fuit.

Donc aujourd'hui, il faut pas avoir de honte à dire que les parents, on va vous aider à vous faire comment dire vous dire que vous avez des droits mais surtout les devoirs. Il faut pas non plus déroger à cela. Mais par désolé, je vous juste pour préciser que en terme de statistique et d'études, il y a absolument aucun lien entre la délinquence des enfants et les familles par exemple monoparentales, que ce soit monoparental avec la mère ou avec le père.

É, vous avez raison de préciser. Vous avez vous avez raison de le préciser parce que systématiquement dans les débats, il revient que oui, c'est des familles parental, c'est difficile mais il faut aussi qu'un moment donné ses parents qui sont défaillants acceptent aussi de se faire aider. Et si on n'arrête pas avec toujours c'est toujours ces mêmes discours dire mais oui mais bon il y a les parents qui peuvent pas moi à un moment donné je ne peux pas comprendre qu' un gamin de 10 11 ans aujourd'hui se aide on reviendra de la côté sur le rôle des parents.

Je voudrais donner la parole à dame camarade. Bonsoir dama. Bonsoir, merci d'être avec nous ce soir.

Alors, juste une chose, on a entendu Maximilien, on a entendu Bris tout à l'heure au tout début de cette émission dont le premier réflexe c'était dire si ça arrive à mes enfants, alors je les retrouve ceux qui auraient attenté à la vie de mes enfants. Il se trouve que vous ça vous est arrivé. Effectivement et pour un peu recentrer le débat parce que depuis tout à l'heure on parle dans tous les sens.

Moi je vais revenir sur la réalité de ce qui s'est passé. Malheureusement ce jeune homme qui a perdu la vie à 17 ans, il y en a eu combien avant lui ? Il y en aura combien après lui ?

H c'est la question qu'on doit se poser. Vous votre frère ? Mon frère malheureusement s'est fait tuer en 2011 à Gargel Goness.

Je suis passé par l'autojustice parce queel il avait 18 ansoup coup de couteau. Il a perdu la vie et je suis passé par cette autojice parce que je me suis dit vous êtes fait vous avez voulu vous faire justice. J'ai voulu me faire justice moi-même parce que en fait l'ordonnance de les personnes qui on été renvoyé en cours d'assise me plaisait pas.

Au début c'était meurtre après c'était bagarre et entraîner la mort sans intention de la donner. Quand j'ai vu ce que le meurtre a a fait des dégâts dans ma famille pour moi il devait être jugé pour meurtre. Parce que quand on nous dit ils vont prendre moins de 10 ans ou 10 ans maximum pour nous qui avons pris perpétuité au niveau de de la peine.

C'était très compliqué. Je suis passé par cette auto de justice qui a été une autodestruction personnelle. Qu'est-ce que vous avez fait ?

Parce que j'ai voulu venger mon frère. Donc euh j'ai voulu rendre l'appareil. C'est-à-dire j'ai tiré sur des personnes sur les grands frères de ceux qu'on tué mon frère et j'étais incarcéré à 8 ans de prison.

Et pendant toute mon incarcération, pas un moment, pas un moment je me suis senti bien. Il y a pas un moment où je me suis dit cette justice m'a fait du bien, cette autojustice. Au contraire, j'ai souffert en détention.

H parce que la prison, c'est facile de dire que c'est le club MED quand on l'a pas vécu mais quand on est incarcéré 22h sur 24, on souffre. On peut voir des vidéos des personnes faire des vidéos sur les réseaux sociaux, ça dure 1 minute 24 he c'est autre chose. Et pendant mon incarcération, malheureusement, j'ai perdu mon pilier, c'est-à-dire mon papa.

Quand mon papa décède, je me retrouve dans cette cellule. Je me suis dit voilà, mon autoustice aujourd'hui m'empêche d'enterrer mon père. Depuis que je suis sorti de cette longue incarcération, j'ai décidé de faire de la prévention, c'est-à-dire me former, aller parler à ces jeunes et surtout de comprendre parce qu'aujourd'hui on a un jeune qui est mort.

Combien de jeunes sont morts avant lui ? Aujourd'hui, on est choqué par la vidéo. Malheureusement, ça me choque pas.

Pourquoi ça me choque pas ? Quand aujourd'hui je fais des préventions avec ma collègue Séverine chez les CM2 et que je m'adresse à des élèves qui ont à peine 9 10 ans, je leur pose la question qui a un téléphone portable ? Il y a 3 ans, quand on posait cette question, sur une classe de 24, il y avait peut-être 9 qui avaient un téléphone.

Aujourd'hui, sur une classe de 24, il y en a 23. Et quand on parle de télégramin et brésiliens, je sais pas si vous connaissez le cartel de Mexico, et ben notre jeunesse aujourd'hui dès la CM2 voire même avant consomme ce genre de vidéos violentes, c'est-à-dire des vidéos de décapitation, des vidéos où on joue au foot avec la tête de quelqu'un, d'exécution et la vidéo qu'on a pu voir par rapport à ce Jeune Louis, il y a ce genre de vidéo. Quand on a 9 10 ans et qu'on regarde ce genre de vidéo, h on en parle pas à nos parents parce qu'on veut pas que papa maman prenne le téléphone, on va pas en parler.

Mais une fois que on a accepté d'avoir vu cette vidé ce genre de vidéo et ben on s'habitue. Et ben aujourd'hui de taper quelqu'un à mort ça devient normal pour eux. C'est ça la réalité.

C'est pour ça qu'il faut se poser les bonnes questions. On doit, je termine, je termine s'il vous plaît. On doit se poser les bonnes questions.

Quand on parle de guetapan, est-ce que dans le plateau il y en a un qui peut m'expliquer ce que c'est qu'une donneuse de go ? Une donneuse de go c'est quoi ? C'est une fille qu'on va demander d'apater un garçon pour lui donner rendez-vous pour ce garçon se fasse tabasser à mort.

Elle est là la réalité. En étant sur le terrain, il y a une réalité qu'il y a dans les plateaux télé. Il y a une réalité sur le terrain et les et et l'importance c'est de se dire qu'est-ce qu'on fait ensemble.

Pas de dire ça à cause des politiques, ça à cause des parents parce que le parent qui peut être démissionnaire, il y a pas de souci, je l'entends. On doit accompagner le parent, je l'entends. Mais lorsqu'un enfant aujourd'hui télécharge télégramlic peut avoir ce genre de vidéo, il y a un problème.

Pourquoi on fait pas une reconnaissance faciale ? Pourquoi on ne met pas une pièce d'identité pour éviter pour couper que ce jeune homme interdire et pour pas que ce jeune homme dès le plus jeune âge consomme ce genre de vidéos parce que il y a il y a il y a une réalité dans le cerveau de ce jeune homme à à 13 14 ans quand il consomme ce genre de vidéo et quand je quand je les rencontre en 4e, je leur dis la première fois ça t'a fait quoi ? Il me dit ça m'a choqué et aujourd'hui bah rien.

Adama juste une chose c'est important vous disz je me suis lancé dans la prévention après être sortie de prison. On disait vous avez pris 8 ans pour tentative d'assassinat. Oui.

Euh vous êtes sorti de prison et vous avez eu cette idée ? Oui. Et on le verra un peu plus tard dans l'émission.

Vous avez recréé une cellule de prison sur un camion 9 m² et tout à l'heure on ira ensemble on a un peu de temps. On ira ensemble visiter cette cellule que vous avez reproduit sur ce sur ce camion. On verra ça dans un instant.

Qui voulait réagir ? Maître C, est-ce que vous voulez réagir maître ? Il y a beaucoup d'information, il y a beaucoup d'informations qui se mélangent et je trouve ça extrêmement riche pour nous praticiens de la justice de voir un peu ce que pensent les gens de l'extérieur quand nous on est confronté à des images comme ça un peu régulièrement.

Parce que vous tous les tous les cas dont on parle là, vous les avez je dire entre les mains au quotidien. Oui parce que moi je suis spécialisé en matière criminelle. Donc c'est la réalité de mon quotidien.

Ça veut pas dire que c'est un biais. C'est un b que j'ai mon travail. Donc forcément, j'en vois j'en vois plus que les gens de manière générale, mais effectivement les chiffres qui ont été rappelés sont importants aussi à remettre en contexte par rapport à ça.

Il y a plein de sujets. Je pense que le sujet principal qui émane, c'est que le manque de manien, il est le manque de moyens, il est prignant. C'est-à-dire que nous praticiens et je pense au magistrats, je pense aux avocats, je pense aux éducateurs, à tous euh à tous les les personnels de l'assistance éducative qui essayent de faire au mieux, euh ce système, il repose sur la volonté des gens d'essayer de contribuer à quelque chose de plus grand, d'essayer de contribuer à quelque chose de fort.

S'il y avait pas ces gens qui étaient investis corps et âmes, et je parle surtout des éducateurs sur le terrain pour essayer de faire quelque chose de bien, on en serait même pas là en fait. C'est-à-dire que c'est important de le garder à l'esprit aussi. Maintenant, sur le reste, j'entendais aussi que euh on déplore que les que les mineurs soient pas jugés comme des majeurs.

Il faut garder à l'esprit euh que lors de l' 45, elle a fait l'objet d'évolution quand même et que euh aujourd'hui il y a des choses il y a des choses il y a des choses de 45 sont plus de ceux de de 25 de 2026. Je sais pas si c'est du saupoudrage en tout cas c'est un débat c'est un débat législatif, c'est un débat politique, c'est un débat judiciaire et c'est important que ça le soit puisque manifestement ça marque énormément les citoyens et c'est normal qu'on en parle. Juste une chose, maître.

Qu'est-ce que vous dites à ceux ? Et ça vient d'être dit sur ce plateau encore vous disent "Oui, mais les jeunes de 2026, ce ne sont plus les mêmes jeunes qu'il y a 20, 30, 40, 50 ou 60 ans". Mais je sais pas trop comment analyser cette donnée parce que la réalité c'est que quand on regarde les chiffres, moi je sais pas comment ça se passait il y a 10 15 ans.

Je suis un peu plus jeune que ça. Mon expérience d'avocate, elle est elle est passi lointaine. La réalité c'est que des violences chez les majeurs et chez les mineurs, ça a toujours existé.

C'est-à-dire que ça fait partie de la vie de notre société. La la réalité la réalité c'est que je finis la réalité c'est que il y a une un un une focale euh sur ces sujets-là parce que ces faits divers, il marquent les citoyens et c'est normal. Donc c'est important qu'on en parle et c'est important qu'on en parle tous ensemble.

Juste il faut pas perdre d'esprit toute ce cet écosystème qui existe déjà avec des gens qui font un travail très proactif sur le terrain et qui essayent de faire au mieux. Et le l'élément sur lequel je pense on se retrouve tous et peut-être que la question c'est qu'est-ce qu'on fait de ça ? C'est le manque de moyens.

Voilà. Qu'est-ce qu'on fait de cette information qui fait qu'on aujourd'hui tout le monde est d'accord pour dire il y a un manque de moyens ? Qu'est-ce qu'on veut faire ensemble ?

Où est-ce qu'on veut aller en tant que société euh comprenant les citoyens, les praticiens, les avocats, les éducateurs, il y a déjà des armes, on a déjà des armes de de législatives, judiciaire, on a déjà un écosystème. Voilà, euh c'est important d'en parler, c'est important pour nous aussi d'entendre certaines choses parce qu'on est un peu dans notre quotidien et qu'on se perd un peu dans notre des choses qui peuvent un peu bousculer aussi important mais c'est tant mieux, tant mieux. On en parle tous ensemble.

En fait, moi, il y a un sujet qui est très important pour moi et qui va peut-être faire sourire le plateau parce que les gens le prennent un peu à la légère parfois, c'est la santé mentale. Euh, je parle encore une fois, je réitère, je je je suis quand même persuadé que la jeunesse, bon moi j'ai 40 ans, je pense que la jeunesse d'aujourd'hui n'est clairement plus la même qu'il y a 20 ans. Et quand on parle dans les quartiers où ça se réglait à coup de coup de point, c'est une réalité qui aujourd'hui effectivement et Lisa l'a très bien remarqué, c'est qu'en fait effectivement il y a moins de faits mais en fait c'est beaucoup plus grave.

C'est-à-dire que là on va à des assassinats ou des meurtres et en bande qui plus et en fait la santé mentale c'était un sujet du quinquena d'Emmanuel Macron l'année dernière ça devait être un grand sujet. Personnellement, je n'ai pas tous les chiffres, je ne maîtrise pas tout, mais j'ai le sentiment qu'il s'est rien passé et je pense que du coup c'est relié aussi, il y a un manque de moyen euh pour vous en tant que système judiciaire, pour les éducateurs. Ma cousine était éducatrice à la PJJ dans le 93.

Elle me le dit tout le temps, c'était un métier passion mais il y a pas les moyens en fait. On essaie de faire notre mieux, on essaie de réinsérer ces jeunes, on essaie d'être avec eux, mais à un moment donné, on est que des êtres humains en fait et donc on pourra pas aller au bout de ça. On peut pas effectivement sauver tout le monde malheureusement mais je pense qu'il y a un vrai sujet qu'il faut remettre au centre, c'est que la prévention, ça passe par la santé mentale.

La santé mentale, c'est pas que pour les faibles, c'est un vrai sujet. Et je pense qu'à un moment donné, il faut s'intéresser à ces jeunes qui ont vécu le Covid, on l'a tous vécu. Mais je pense qu'aujourd'hui, ces jeunes avaient 10 ans, ils en ont 16 aujourd'hui.

Et en fait, à un moment donné, je pense qu'il faut se questionner. Euh alors euh maintenant nous fa dans un instant d'abord Michel qu'on a pas encore entendu ce soir. Bonsoir Michel.

Oui, bonsoir. Merci. Merci d'être avec nous.

Vous avez été euh policier ? Oui, j'ai été policier dans les à Marseille dans les quartiers nord de Marseille. Qu'est-ce que Qu'est-ce que vous dites à la question que je posais tout à l'heure qui ce qu'on entend régulièrement ?

Oui, mais les jeunes, ils ont changé. C'est plus les mêmes qu'avant. Vous les avez connu les jeunes d'avant ?

Mais moi, j'ai connu, je je suis né dans les quartiers noirs de Marseille. J'ai connu la violence dans les quartiers nords de Marseille. Je l'ai vécu, je l'ai ressenti.

Mais je crois qu'on est tous tous tous en train de se tromper. En train de [grognement] se tromper parce que la société n'est plus du tout la même. En fait, qu'est-ce qui se passait il y a 50 ou 60 ans et je sais que vous allez peut-être me traiter de sexiste ou de je sais pas quoi.

Quand vous rentriez dans une maison, il y a la maman qui attendait qui attendait l'enfant qui était soit en train de jouer ou soit à l'école parce qu'il n'y avait que le père qui travaillait. Mais cette société le permettait d'avoir que le père qui travaillait. Il est évident que cétait peut-être pas glorieux pour la femme qui aurait aimé aussi avoir une profession.

C'était pas glorieux pour la société surtout et c'était pas non plus glorieux. Mais l'avantage qu'il y avait que l'enfant l'enfant quand il arrivait il est déjà une fois qu'il était sorti du contexte école ou sportif il était pris en main par la maman. Voilà et c'est pour ça d'ailleurs que maintenant dans cette société ce que vous disiez tout à l'heure que ce soit des familles monoparentales ou pas c'est pareil.

Pourquoi ? Parce que quand l'enfant a terminé, il n'est plus pris en compte par la famille. La mère, elle va rentrer, il est 7 8h du soir ou 9h parce qu'elle est caissière.

Le père, il va rentrer peut-être plus tard encore parce qu'il est chauffeur routier. Que va faire le gosse de 4h ou de 5h jusqu'à 20h 21h ? Voilà, ça c'est déjà le premier point.

Le deuxème point, vous étiez en train de me demander tout à l'heure si euh j'avais été choqué euh par la mort de de Louis. Oui, effectivement la mort de Louis m'a choqué mais les images ne m'ont pas choqué. Pourquoi ?

Parce que ce sont des images, comme disait tout à l'heure monsieur, ce sont des images àquelles nous sommes tous consciemment ou inconsciemment habitués. J'ai fait un métier, j'ai ramassé des cadavres, j'ai ramassé des morts, je suis allé moi dans des des des des des bagarres où ça s'est terminé à coup de couteau. Mais c'était pas il y a 5 ans, c'est pas il y a 10 ans, c'était il y a 50 ans aussi.

Ça existait déjà. Le problème c'est qu'il y a c'est on a une société maintenant qui informe tout le monde. C'est-à-dire que quand vous aviez je vous explique, j'habite un village qui s'appelle Bruoria à Brass quand il y avait un meurtre à Brass qui était à 8 km, vous vous l'appreniez une semaine après.

Maintenant vous apprenez le meurtre avant qu'il a été tué. C'est quand même de pourquoi ? Parce que ça va tellement vite.

L'information passe tellement vite que tout le monde est débordé. Et quand on parle de violence, mais moi la violence elle me fait presque sourire. la violence.

Il y a pas que les enfants, il y a pas que les adolescents, il y a les adultes. Donnez un coup de claxon dans la rue, vous vous faites démonter la gueule. Regardez quelqu'un, rien que ça, un regard.

Alors non, c'est la société qui qui Et alors est-ce que la France est dépassée ? Mais bien sûr qu'elle est dépassée la France, mais il y a longtemps qu'elle est dépassée la France. Elle a, vous savez, j'ai j'ai l'image d'un train qui est à 3 km d'une falaise et qui roule à 30 à l'heure.

Et quelques années après, il était plus qu'à deux, il roulait à 60. H et euh et il y a 3 ans, il était à 120, il était à 1 km. Maintenant, on est à 180, on est à 300 m.

Allez l'arrêter le train, c'est pas possible. Les gosses est ancré chez eux. Moi, j'ai vu des gamins, le gamin qui a tué les les les a il y a longtemps de ça, il y a presque 40 ans, qui a tué une qui a violé une fille dans un train qui l'a tué et qui et qui qui qui a été arrêté en Espagne.

Ath Bernardfa, je crois qu'il s'appelait au nom comme ça, je me rappelle plus. Sidala Sid Rzala. Moi je l'ai interpellé.

Vous savez quel âge il avait parce que je Oui, je je me suis trompé de prénom. C'était n joueur de voir je l'ai inter Je l'ai interpellé. Je l'ai interpellé.

Il avait 12 ans. Vous savez ce qui s'est passé ? On l'a remis dehors dans le carbur qui suivait.

H pourquoi ? J'en sais rien. Après, on va peut-être faire rire tout le monde.

Mais j'ai eu moi présenté un SDF, c'est-à-dire sans domicile fixe, avec une situation irrégulière à un parquetier. Il venait de faire des violences volontaires. Vous savez ce qu'il lui a dit ?

Le parcutier, vous recevrez une convocation à la maison. Ouais, ça va être compliqué. Euh, on a un coup de téléphone ce soir. 0890 03 13.

Est-ce que Fred est avec nous ? Oui, bonsoir. Bonsoir à tout le monde.

Bonsoir Fred et merci de nous avoir appelé euh pour nous raconter votre histoire parce que visiblement ça raisonne beaucoup avec ce qui a été dit sur ce sur ce plateau ce soir. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui est arrivé ? Alors oui, en fait tout d'abord bah toutes mes condoléances à la famille de Louis tout simplement parce que indirectement je suis je suis touché.

J'ai un fils en fait qui aujourd'hui a 18 ans et qui a qui a agi enfin qui a commis ce crime là à différence que évidemment heureuse enfin à différence que excusez-moi, je perds mes mots euh que sa victime n'a pas n'est pas décédée et heureusement. Mais mon fils à croire que c'est une mode euh a filmé la il était tout [raclement de gorge] seul, ils étaient pas cinq. Il a vengé un de ses copains.

En fait, la sa victime était avait il y a quelques mois avant avait avait fait la même chose à un copain de mon fils. Et il a il l'a tabassé, il a filmé et il a mis sur les réseaux sociaux. C'est pour ça que ça me rappelle ça.

Et aujourd'hui, il a 18 ans, il est en prison. Il a pris il a pris un an et demi. Mais euh pour répondre à la question de l'émission, "La France est dépassée ?" Oui, elle est largement dépassée et c'est pas d'hier.

Euh la France est un pays, si ça continue comme comme ça, ça fait ça va finir comme Bagdad parce que les jeunes d'aujourd'hui, les générations d'aujourd'hui, euh comment ils se moquent de tout, ils ont tous les droits. Et je je téléphone aussi pour dire que c'est pas toujours la faute des parents. Bien sûr, c'est ce qui revient en premier dans nos têtes, mais les parents parfois, c'est mon cas, on n'est pas aidé du tout. les services.

Vous savez, moi j'ai fait appel au stemmo. Alors ça aussi pourquoi la France est dépassée et la France est perdue. Parce que le stemo c'est un service juridique relié avec les tribunaux euh à Nant je viens de Nant et comment ils ont téléphoné parce que mon fils lui voulait aller en prison parce qu'il dit ça m'arrêtera pas.

Il y a que la prison qui m'arrêtera. Nous on a demandé à ce qu'il aille en prison dans des centres spécialisés pour délinquants. Le stemo s'est renseigné dans la France entière monsieur.

Dans la France entière ils sont overbookés. Il y a aucune place. C'est vous dire à quel point la France va mal.

Et on en revient à la question de à la question des des moyens. Merci Fred de nous avoir appelé ce soir. Tout le monde veut réagir, je le sais.

On fait une toute petite pause, une toute petite pause dans cette émission et on revient en direct dans un instant. C'est le forum [musique] ce soir jeune ultraviant. La France dépassé, c'est la question qu'on pose à tout de suite.

Nous sommes de retour en direct sur BFM TV pour la suite du forum. La question ce soir, la France est-elle dépassée ? à des jeunes ultra violents.

Question que nous posons après la mort de Louis, 17 ans, tombé dans un piège à Narbogne il y a une dizaine de jours maintenant lyché, passé à tabac par cinq jeunes qui ont filmé la scène, qui l'ont posté sur les réseaux sociaux. Louis est [musique] mort. Ces cinq jeunes ont été arrêtés.

On en parle ce soir. Vous pouvez évidemment réagir et continuer à réagir avec le QR code que vous scanez avec votre téléphone portable avec le mail forum bfmtv@bfmtv.fr. faire mail qui fonctionne aussi si vous voulez poser votre candidature pour les prochains forums parce que l'émission continue cette année, elle reviendra à la rentrée évidemment, vous pouvez participer [musique] et puis le téléphone 0890 03 13 la France est-elle [musique] dépassée ?

Faut-il changer la loi ? Je voudrais qu'on s'arrête tous ensemble sur le principe de l'excuse de minorité parce qu'elle revient régulièrement dans le débat. Maître Batique, bonsoir maîtreir.

Est-ce que vous pouvez nous expliquer simplement en 20 30 secondes ce qu'est l'excuse de minorité, comment ça marche ? Allez, en 30 secondes top chrono. L'excuse de minorité, contrairement à ce qu'on peut imaginer, ça n'est pas l'impunité.

C'est simplement la possibilité qu'on certains juges qu'on certaines cours d'assise pour atténuer la peine. Mais alors quand on dit atténuer la peine, ça veut pas dire qu'il y a une automaticité. Et je ne comprends pas euh le sens de ce débat dans la mesure où quand vous arrivez devant une cour d'assise, c'est vous, c'est moi, c'est tous ceux qui sont sur ce plateau et c'est tous ceux qui nous regardent à la télévision qui peuvent eux-mêmes écarter l'excuse de minorité s'ils estiment que c'est nécessaire d'écarter l'excuse de minorité.

En gros, pour le dire tout simplement, on se dit que à 16 ans, on n'a pas le cerveau tout à fait développé comme vous et moi. C'est les neurosciences qui le disent, c'est pas moi qui le dit. Et que par conséquent et bien on ne juge pas de la même manière un gamin de 16 ans qu'un adulte de 40 ans.

Si jamais on se dit euh collectivement que ce gamin bah il a toutes les caractéristiques d'un adulte et que finalement c'est pas tant un gamin que ça, et bien on écarte l'excuse de minorité, on le juge comme un adulte. Quand vous dites on fait ça collectivement, c'est soit des jurés d'assise, soit des magistrats, mais seuls pour des alors pour des faits qui sont moins graves, hein, mais ce sont les magistrats seuls qui peuvent le décider, d'écarter l'excuse de minorité. Tout à fait.

Tout à fait. De manière générale, quand on va être sur des faits criminels comme ceux lui auquel nous sommes confrontés aujourd'hui, ça va être une cour d'assise. Donc l'idée de réformer la loi et de changer les choses et de renverser la table, il y a pas besoin.

Vous pouvez déjà aujourd'hui lorsque vous êtes juré populaire dans une cour d'assise, décider avec les autres qui vous entourent. vous avez la possibilité d'écarter cette excuse de J'entends ce que vous dites et pourtant et on va en parler là, on a entendu le ministre de l'intérieur, on a entendu le ministre de la justice et dernier ces derniers mois dire il va peut-être falloir revoir ça, revoir cette excuse de minorité précisément et on en parlait juste avant la la pause parce que les jeunes auraient changé et cetera. Le le principe, maître Batique, c'est que dans ceux qui veulent réformer justement le l'excuse de minorité qui est prévu dans les ordonnance de 45, c'est de d'inverser le principe.

C'estàd que l'excuse de minorité, elle est d'autorité appliquée, sauf si on veut la retirer. Aujourd'hui, si j'ai bien compris, les ceux qui veulent réformer, ils veulent que l'excuse de minérité n'existe plus et que les juges, s'ils estiment nécessaire de la de la remettre en service, la remettre en service. On inverse la chose.

On inverse la chose. Euh je vous donne la parole dans un instant. Dominique Cisé, je vous le promets.

D'abord Karim, bonsoir. On vous a pas encore entendu. Bonsoir monsieur.

Merci d'être avec nous euh ce soir. Euh je vous poserai la question dans un instant de de l'excuse de minorité. Vous votre histoire elle est absolument terrible.

Ça concerne votre fille. Exactement. Qu'est-ce qui lui est arrivé ?

Elle s'est fait agresser sexuellement à l'âge de 10 ans. OK. Et bah je suis passé avec monsieur Rotaillo il y a il y a 2 ans de ça.

Ouais. Parlez bien dans le micro. Pardon. [grognement] Et euh comme le monsieur, j'avais l'intention d'assassiner le violeur de ma fille.

Sauf que c'est double peine en vérité. Ma fille se fait violer et en plus de ça, je vais en prison. Double peine pour la petite.

Dieu merci. J'ai la foi en Dieu. J'ai vraiment la foi en Dieu.

Ce qui m'a permis justement d'apaiser un peu mes nerf, de de me calmer vraiment parce que c mais d'une j'étais furieux. J'avais réellement réellement l'intention de faire une dinguerie mais vraiment j'étais parti loin. Bref, peu importe.

Du coup euh quand je vous parle d'excuse de minorité ce soir, alors évidemment pense à ce qui s'est passé pour lui, je rappelle que parmi les cinq agresseurs enfin meurtriers présumé, il y a trois mineurs dedans. Qu'est-ce que vous dites-vous par rapport à cette excuse de minorité ? Pas d'excuse.

Pas d'excuse. Ils étaient conscients de ce qu'il faisaient puisqu'ils étaient en train de filmer. Ils étaient ils étaient partis pour le lycher, pour le mettre à mort.

Il savait bien ce qu'il faisait. Moi je suis désolé, un gamin de 15 ans, faut pas me faire croire qu'il est aussi il est il est il est il est plus bête qu'un mec de 20 ans. Quand on quand on va en en groupe en groupe pour tuer quelqu'un, on sait ce qu'on fait.

Il faut arrêter de nous faire croire que non, il y a pas d'excuses. La même, [raclement de gorge] il y a un mec qui doivent prendre 30 ans, c'est comme ça, un point, c'est tout. Et là là, la justice, ça doit doit doit serrer la vie, c'est que maintenant les peines doivent être incompressibles.

Un point, c'est tout. Moi je suis, je l'avoue, je suis fier, je suis éléphiste. Je réclame la peine de mort.

Un point c'est tout. C'est clair et net. Je réclame la peine de mort, c'est tout.

Moi je suis papa. Je suis papa. Si ma fille alors deux choses d'abord ça colle pas du tout avec le programme de la France.

On en a parlé, on en a parlé. On en a parlé, on en a parlé et puis et puis c'est c'est enfin Ouais, ça peut faire rigoler. Mais quand votre enfant se fait tuer devant vous, devant vos yeux, non mais sérieusement enfin le le alors on portait sur l'excuse de minorité, vous nous emmenez ailleurs mais mais non mais il y a aucun problème.

Enfin, c'est une régression. Vous avez pas le sentiment d'une régression absolument terrible que dire aujourd'hui je réclame ça. Sachez que je sais qu'en disant ça parce que ça a été le cas il y a quelques semaines encore, je vais avoir droit à un courant de Sachez une chose, c'est que ne serait-ce que de prononcer éventuellement la peine de mort, ça fait flipper.

Ça peut calmer énormément de monde. Juste de savoir qu'on peut mourir, se faire tuer, ça peut calmer énormément de monde. Moi personnellement, si on si de mort remet la peine de mort et que je fais une connerie de fou, je tue quelqu'un, si je sais que je suis je peux mourir, qu'on peut je peux être mis à mort.

Ça calme direct. Non, ça calme direct. Moi je Lucas ensuite Dominique, je vais me présenter donc Lucas Gonzalez.

Euh en fait la peine de mort déjà c'est pas un truc qui règle les problèmes parce que si vous voulez un exemple aux États-Unis il y a encore la peine de mort. La peine de mort elle y est mais elle est très rarement appliquée. Appliquée pardon.

Et si vous voulez, il y a un comparatif qui a été fait, j'ai lu un livre qui a été écrit sur l'économie et comment ça se passe par rapport à la France et c'est comparé aux États-Unis et au niveau de l'Europe. Au niveau de l'Europe et en France principalement par exemple, on a 0,5 personnes homicide, je veux dire pour 100000 personnes. Alors qu' États-Unis, il y en a six.

Donc la peine de mort n'est pas une solution. N pas une solution. C'est 12 fois plus qu'en France.

Alors que ils ont la peine de mort. Donc comment vous expliquer ça ? La peine de mort, ça fait pas peur.

Karim, comment qu'est-ce que vous répondez à ça ? Mais non, mais les États-Unis et la France, ça n'a strictement rien à voir. On n pas, on vit pas dans le même mon monde.

Ça n'a strictement rien à voir. Les États-Unis, c'est c'est une tradition limite. C'est une tradition, ça n'a strictement rien à voir.

Tradition, c'estd c'est chez eux, c'est comme ça. C'est voilà, tu tu c'est comme ça. C'est c'est ancré dans dans leur truc.

C'est comme ça. C'est dans leur constitution. C'est comme ça.

On peut pas faire autrement. En France, en fait, ne serait-ce que de menacer de mort quelqu'un, h ça refroidit, ça calme, ça calme. Et puis en entre nous, les peines de prison, mais il faut que ça soit fermé sec et net en fait.

Il Oh, il s'est bien tenu en prison pendant 3 ans, alors on le on le Ah stop, ça y est, ça suffit. Moi, je suis franco-algérien et faire de ce que je suis. Moi, j'ai beaucoup j'ai pas eu forcément beaucoup de chance dans la vie, même si je suis pas une victime ou quoi que ce soit, mais j'ai dû me battre toute ma vie.

Moi, j'ai grandi en banlieu. J'ai grandi à la grand-mère, les sapins sur les haut d'ores. J'ai grandi avec les pires salopards qui puissent exister.

Mais Dieu merci, ils se sont comportés comme des grands avec moi. Ils m'ont mis dans le droit chemin direct. C'est et net.

Mais très honnêtement, monsieur, mais ça y est, ça y est, la jeunesse aujourd'hui, elle est perdue. Les réseaux sociaux, euh les jeux vidéos. Aujourd'hui, les jeunes, ils pensent que ça y est, c'est comme dans Mario, quelqu'un il meurt, il va relever ça y est, on aura pu sur start, il va il va repartir.

J'ai eu cette conversation avec mon grand frère hier. C'est exactement ce qu'on se dit. En fait, les jeunes aujourd'hui, ils pensent qu'on vient dans on vit dans un jeu vidéo.

H c'est tout. C'est tout. Les gens il Ça y est.

Maîre Maître Batique ensuite Dominique, je vous promets que j'arrive. Dominique maître. Écoutez moi, il y a quand même quelque chose sur lequel je veux revenir.

On parle des jeunes. Monsieur, vous parlez des jeunes. On en a parlé toute la soirée d'ailleurs.

Ça fait partie de votre titre. Les jeunes. On parle de Louis et évidemment, on a tous une pensée émue pour pour sa famille.

Quand dans quelques mois, dans quelques années, il va y avoir une cour d'assise qui va s'ouvrir à la suite de ce meurtre, il va avoir des individus qui vont être traduits devant la justice. 3 4 5 individus, ça va pas être une génération qui va être traduite devant la justice. Ça n'est pas le procès des jeunes.

Et si on dézoome, pourquoi est-ce que je dis ça ? Parce que si on dézoome et bien si on fait un petit voyage dans l'histoire, il y a 2000 ans, on disait déjà, Socrate disait déjà que les jeunes sont perdus, qu'ils sont irrespectueux envers leurs aînés. puis ont fait un grand pas en avant de lors de la seconde guerre mondiale.

Vous en avez parlé madame le juge, en 1945, on a parlé d'une jeunesse perdue. On s'est dit cette jeunesse, elle est définitivement perdue. Elle a connu trop de violence, elle est irrattrapable.

Et puis une décennie et demi après, on parlait des blousons noirs. Et donc globalement, à chaque fois, on est persuadé d'avoir une rupture très forte avec la jeunesse. Mais c'est le cas depuis 2000 ans.

Ça a toujours existé. Bon, l'idée c'est pas de dire que ça n'existe pas. C'est évident, c'est derrière vous, ça existe.

Il y a eu un meurtre. Pardon ? On voyez aussi alors toute proportion, on voyit aussi les statistiques tout à l'heure.

Il y a quelque chose il y a quelque chose a quelque chose plus a quelque chose de plus violent au sein de la jeunesse mais il y a quelque chose de plus violent au sein de toutes les strates de la société. Les relations professionnelles sont plus violentes, les relations familiales sont plus violentes. Toutes les relations sont plus violentes et la jeunesse n'est pas finalement un un parent isolé de ce qu'il se passe plus globalement dans la société.

La seule question à laquelle on doit répondre aujourd'hui, c'est qu'est-ce qu'on fait une fois qu'on a ce constat ? Est-ce qu'on répond avec nos instincts, vous l'avez dit euh monsieur, on a parlé euh de peine de mort, on a parlé de peine de prison, monsieur, vous en êtes l'exemple euh parfait de savoir euh ce que l'on fait et les conséquences que ça a de se porter euh justice à soi-même. Il faut garder la tête froide et trouver les solutions qui fonctionnent.

Et nous et moi humblement, je peux vous dire quel est le fruit de mon expérience. Et bien, je peux vous dire que lorsque vous avez des individus qui commettent des crimes, aucun individu n'ouvre le code pénal, va à l'article pour voir si c'est puni de 10 ans, de 15 ans, de 20 ans, de 30 ans de réclusion criminelle et ferait son petit shopping en disant "Bon bah c'est 30 ans, finalement ça me déchauffe un petit peu, 15 ans, j'y vais." Ça ne fonctionne pas comme ça et ça ne fonctionne tellement pas comme ça que si vous pensez que mettre des peines extraordinairement lourdes fonctionnerait, on a parlé des États-Unis, vous avez 100 ans, 200 ans, 500 ans de prison et ça fait pas des sociétés, on a déjà eu cette conversation, cet argument là, je ne le alors je vais rentrer dans le débat, pardon, je ne le comprends pas cet argument là par pour deux raisons.

D'abord, j'entends bien que évidemment on va pas ouvrir le code pénal et cetera. Très bien. Mais la peine, elle existe aussi pour le reste de la société.

Il y a une échelle des peines. Il y a une échelle des peines qui est dire "Tu as fait ça, ça vaut temps, ça vaut temps, ça vaut moins que si tu avais fait ça, ça vaut plus que si tu avais fait ça." C'est pour ça qu'on arrive à des peines de 5, 10, 15, 20, 30 ans de prison.

C'est ça. C'est ça aussi la signification de la peine. Vous pensez que passé de 30 ans à 70 ans ça c'est ça ça aboutrait infé en bout de chaîne à ce qu'il y ait pas de crime ?

J'en sais rien. Mais est-ce que est-ce que vous pensez que est-ce que vous pensez que de passer de Est-ce que vous pensez que de passer de 30 à 5 ans pour un pour un meurtre ou est-ce que ça changerait quelque chose aussi ? Ce que je dis et la solu que je propose c'est une solution qui est une solution à laquelle je suis confronté tous les jours.

Ça n'est pas l'augmentation des peines, ça n'est pas l'instauration ou la réinstauration de la peine de mort. C'est que les peines soient rapides et efficaces. Et quand je dis rapide et efficace, là c'est statistiqu directe automatique de la criminalité.

Pensez à vos quand vous prenez pas sur des crimes, maître. Pas pas sur pas sur des crimes pas sur des crimes. On donne pas des courtes peines sur bien sûr.

Non mais j'ai pas dit qui parle de courte pe bah on est en train de parler bah vous dites il faut rid des peines plus courtes puisque vous expliquez que les longues les longues peines ne sont pas ben vous dites que regarde 30 ans 15 ans ça sert à rien. Non je dis qu'il ne faut pas augmenter inutilement les peines pour faire plaisir à telle ou telle personne ça n'a aucun intérêt. Il faut appliquer.

Il faut appliquer. Bah écoutez je vous je vous explique. Il faut apprompez beaucoup également.

Donc il faut simplement appliquer les peines qui existent dans le code pénal et l'application des peines de manière systématique, rapide et efficace fait baisser le taux de criminalit. Ça je su je suis d'accord avec vous. Je suis bah Mathieu Valet.

Mathieu Valley Mathieu Valley qui a pas encore pris la parole. Je suis d'accord avec vous. mettre sur les courtes peines.

En revanche sur les peines qui doivent être infligées à des criminels. Pardon mais souvenez-vous de ce jeune homme Matis de 15 ans à Châau qui a été tué à coup de couteau par un mineur afghan de 15 ans. Il devait risquer 30 ans. 15 ans.

Il a pris il devait donc divisé par deux c'est les soldats judiciaires par deux l'excuse de minorité et ensuite il a pris 8 ans. Est-ce que vous pensez que quand on dit que les parents ne sont pas responsables, on a en plus sa mère qui a été condamné récemment pour avoir affligé des violences sur le corps de ce gamin agonisant. Donc que quand on me dit qu'il y a pas d'autorité parentale responsable, moi les bras tombent.

Donc la réalité c'est que ce gamin qui a été tué à coup de couteau, son bourreau prend 8 ans. Donc au bout de 8 ans, ce mineur va ressortir et il a fait un crime. Il a pas fait un vol chez Monoprix ou dans une enseigne de la grande distribution.

Pardon euh de le dire aussi, on a une magistrate à qui je poserai une question après. Euh vous avez aussi Elias 14 ans, vous avez invité Maxime Steek, enfin BFM TV, sa maman qui est aujourd'hui désespérée et dont la justice enfin le magistrat dont elle souhaite être reçue pour discuter rien que son enfant ne veut pas la recevoir. Ça en dit long sur le respect de la justice vis-à-vis des victimes.

Et donc la réalité, moi j'étais commissaire de police, quand j'avais des gens qui voulaient me recevoir, je les recevais parce que c'est la mission du service public que l'État nous confie pour les gens. Et donc qu'est-ce qui s'est passé maître ? Non mais c'est la réalité aussi.

Pardon hein, on fait pas partie peut-être des mêmes idées politiques, mais moi la réalité c'est que cette maman son fils de 14 ans dans le 14e arrondissement s'est fait massacre à coup de couteau pour un téléphone portable et que ces deux bourreaux 16 et 17 ans étaient bien connus de la justice. le contrôle judiciaire où ils habitaient au moment droit pour pas se fréquenter vachement bien efficace de la part du magistrat et en plus le parquet parce que moi je mets pas tout le magistrat que je ne fais pas au magistrat ce que la France a soumise fait aux policiers la réalité c'est que le parquet avait déjà demandé à ces individus connus qu'il soient incarcérés donc tant qu'ils sont incarcérés ne refont pas au niveau des victimes. J'ai pas entendu beaucoup parler des victimes ce soir et euh pardon je fais deux réflexions et comme ça ils pourront me répondre.

Euh je trouve quand même très fort de café monsieur Baris qui vous fait la réflexion sur euh l'affiche que vous mettez derrière sont parti qui est le champion de la récupération politique antiflic. L'affaire Adama, l'affaire Naël, à chaque fois ils sont la voiture ballée de tout ce qui permet de faire la haine du flic. Vous avez bravé des interdictions manifestées.

Vous invitez à Satraoré en Nigérie qui a été en fait débouté de la justice en disant que les gendarmes étaient innocents et qu'il les 10 femmes. Et ça c'est vos références. Comment voulez-vous que dans notre pays les policiers gendarmes soient respectés quand vous surfz en permanence votre beurre électoral sur le carburant antiflic ?

Attendez, attendez, attendez. Est-ce que est-ce que Non, bah attendez, vous mettez en cause du Bah oui, mais vous voulez répondre ou pas ? Non, mais je trouve ça quand même vous êtes vous pouvez passer en fait à la fin parce que je voulais je voulais vous entendre sur l'excus de minorité.

Quand on dit la police vous gardez la réponse l'excuse de minorité de min c'est il veut pas une question une question pour je regarde madame la magistrate juste pour répondre après sur parce que le sujet je crois que c'était les mineurs et les mineurs en danger et enfin jeis répondre je sais que c'est pas for de votre syndicat de parler des policiers mais sauf quand vous dites sont tous en fait moi je je parle en tant que magistrate et je voudrais juste revenir sur vous faites partie vous êtes magistrat pour enfant c'est ça c'est ce qui va alors moi je suis procureur vous savez vous savez vous savez ce que je veux dire avant vous faites qu'on reparle des mineurs en fait. Oui. Bah vous êtes secrétaire sacré magistrature c'est comme ça que vous avez été présenté.

C'est vous dire une chose madame monsieur Val, rendez les 4 millions. Rendez les 4 millions. Arrêtez arrêtez vos moral monsieur Valet.

Vos moral d'Afghan et cetera rendez les 4 millions de Marie mor d'or déjà commence chez vous. Franchement Kevin franchement franchement c'est c'est bar. Oui, posez la question.

Mathie Val pour moi. Je peux je vous ai écouté hein. P allez-y, allez-y, allez-y.

Le respect, allez-y. Alors euh merci, merci parce que on s'éloigne du sujet là. Non, non, on s'éloigne pas du sujet.

Respectez les forces de l'ordre, c'est la base. Allez-y, allez-y respectez la mort de Lou, c'était la base aussi monsieur. Je peux parler monsieur ?

Je vous écoutez écoutez quelqu'un qui fait la prison de souci monsieur. Le fèv, vous savez ? Mais allez-y Mathieu posez la question, on va jamais y arriver.

Mais oui mais j'ai écouté tout le monde mais je parler voilà la démocratie c'est ça Manon merci c'est gentil monsieur Manon Le Fèvre donc vous faites partie d'un syndicat quand même qui aujourd'hui a quand même été coordonné pour le mur des cons sur lequel on avait Non mais mais madame vous incarnez la justice et que pour nos mineurs et pour que les victimes puissent si je peux juste terminer c'est pour les victimes puissent être respecté et savoir que la justice va les protéger est-ce que vous trouvez normal que Jean-Pierre Eskit le papa d'une fille qui a été tué et assassiné par Guyorge en 91. Est-ce que vous trouvez normal que une autre victime qui a été assassinée dans le RD en 2017, vous avez mis votre syndicat la tête de ses parents de ses victimes sur le mur des cons ? Est-ce que ça c'est normal ?

Est-ce que quand vous dites que il y a des contrôles facés policiè, c'est comme ça que le f est-ce que vous êtes fier d'appartenir à un syndicat aujourd'hui qui fait de la politique qui est la fidèle de la France et qui donne une image désastreuse ? Juste une précision, on était effectivement là pour parler des mineurs mineurs quand vous incarnez la justice et que vous êtes politisé, que vous discréditer sa parole et que vous donnez une mauvaise image et que les gens ne savent plus s'ils sont jugés ou non d'une idéologie ou du peuple français. Est-ce qu'on peut dire pas société si on dit que le problème c'est la police et la gendarmerie et que c'est les victimes ?

Attendez, attendez Mathieu Val, s'il vous plaît. Maintenant le fait parce que vous voulez répondre là-dessus ou pas ? Si on me laisse répondre, je souhaite bien répondre.

Allez-y. Donc c'est pour ça que je je voulais reparler des mineurs avant qu'on pose cette question parce que je me doutais bien qu'on se servirait de ce moment-là pour évoquer ça. Donc je vais répondre même si ça fait perdre du temps à ce débat très très intéressant si je peux finir ma phrase sans être coupé sur les mineurs qu'on doit protéger aussi parce qu'on a beaucoup parlé de répression mais il y a tout un su sur la protection des mineurs.

S'il faut répondre sur cette interrogation qu'on nous pose à chaque fois pour toujours mieux discréter la justice sur un épisode absolument absolument problématique de notre organisation syndicale que je n'ai moi-même pas connu parce que je je sais pas si je suis encore assez jeune mais de fait je n'étais pas magistrate à ce moment-là parce que j'étais au tout début de mes études. Donc on on s'est excusé, on a été condamné. Voilà, le syndicat a fait son travail sur cette questionl on a avancé et pour le coup sur la question des mineurs et la protection des mineurs, notre organisation syndicale est quand même au premier rang pour en parler a fait énormément d'observations sur cette questionlà vraiment a porté cette question sur l'excuse de minorité qui était mon sujet je pas me laisser discrer.

La fête de l'humanité madame c'était l'époque que vous avez connu expliqu expliquz que la prison non mais madame fait partie d'un syndicat qui explique non mais c'était pas il y a 10 ans la prison c'est pas moi j'étais sur le mur des con j'ai pas l'intention d'en parler j'étais sur le mur des con alors laissez tomber ça aujourd'hui la prison ça fabrique en fait on essaie de parler du donnez-moi prompteur et je dirai ce que j'ai le droit de dire alors j'ai quand même droit de m'exprimer sur service public de la justice auour et tout le monde est libre évidesse de la réponse pénale qui entraîne la violence société sur l'excuse de minorité est-ce qu'il y a un sujet est-ce qu'il y a un sujet là-dessus ou pas alors sur la question alors en réalité c'est l'atténuation de la responsabilité des mineurs. C'est ça le nom du principe qui est un principe constitutionnel le conseil constitutionnel quand même qui l'a reconnu. Donc c'est une institution qu'on est censé reconnaître quand on est quand on est en tout cas enthousiaste vis-à-vis de la République.

Et donc ce conseil constitutionnel a consacré ce principe. l'idée et on parle depuis tout à l'heure effectivement de l'évolution des jeunes et ça a été dit par maître tout à l'heure sur le fait que chaque génération trouve que celle d'avant est en décrépitude et et est dans une décadence. C'est c'est toujours le cas dans le cadre de nos observations.

On fait des recherches, on lit beaucoup, on regarde des archives et en fait chaque génération dit la même chose. Ce que moi j'entends depuis tout à l'heure, c'est énormément de violence que je peux envisager puisque nous regardons, nous assistons à de la violence et la réponse qu'on propose depuis tout à l'heure, c'est de la violence parce que ça nous ça nous traverse tout ce qui se passe, ça nous submerge un petit peu et et je voudrais juste qu'on réfléchisse quand même à des pistes, même si je sais que c'est pas très porteur en ce moment, mais dans mon exercice professionnel, puisque avant d'être syndicaliste, je suis quand même magistrate et donc j'ai pu je travaille sur ces questionsl et ce que j'ai vu moi quand ça a marché pour des mineurs qu'on a sorti des systèmes de violence, c'est quand on les a encadré et quand on les a pas encadré avec des gifles, mais quand on les a encadré avec des professionnels, quand on a mis des médecins, quand on a mis des éducateurs, quand on a mis des juges avec des moyens du temps pour leur parler, pour les écouter, quand on a encadré ces jeunes-là, quand on les a sorti de la de ce système de violence, ça a marché, on les a pas revu. Je tiens aussi à dire quand même que parmi les auteurs de violence, queles que soient les violences, les les chiffres dont on n pas parlé tout à l'heure, c'est le genre de ces auteurs et ce sont essentiellement des hommes.

Les femmes et les jeunes filles, il y en a quelques-unes. Attention, il y a eu des vidéos, on a pu voir des maisirement des hommes. Il faut s'interroger sur le pourquoi et s'interroger, on a quand même quelques pistes de réponse sur le pourquoi. que justement les les idées qu'on a eu tout à l'heure et je ne le je ne les partage pas mais je je constate juste qu'elles sont quand même proposées dans un dans une dans une idée quand même très masculiniste de de voir les choses et de répondre par de l'autoritarisme par de la violence ça ne marche pas.

On parlait tout à l'heure des États-Unis, c'est une habitude chez eux. C'était une tradition en France jusqu'en 80. La peine de mort on on s'en accommodait.

La peine de mort existait pendant des siècles et des siècles. Ça n'a pas empêché à aucun moment la violence. Le 20e siècle en est quand même la parfaite illustration.

Donc je sais que quand on assiste à autant de violence, la réponse populaire est celle de vouloir se venger. La réponse judiciaire doit être celle de de réfléchir à d'autres choses, même si j'entends la nécessé de neutraliser dans un premier temps, mais que à un moment, il faut réfléchir qu'est-ce qu'on fait pour anéantir le la source du problème et non pas les gens [grognement] qui causent ces infractions là, mais qu'est-ce qui conduit ces enfants des majeurs à commettre ce genre d'infraction ? C'est ça qu'il faut questionner, qu'il faut neutraliser plus que les gens eux-mêmes.

Continons à proposer des rondes, toujours attendez, attendez, attendez Dominique. Moi je ce qui est ce qui est dramatique en plus de la mort de Louis, c'est que ce genre de drame nous tire vers le bas. On est une démocratie.

On a un droit qui est bien fait. On a des magistrats qui travaillent bien. Parfois il y a un trou dans la raquette.

Mais on est une société hautement évoluée. C'estàd qu'on est capable de réfléchir et quand on rend la justice de la rendre intelligemment. Ça veut dire que ces jeunes, ces cinq garçons qui sont les auteurs présumés du meurtre de lui peuvent aller en prison pour ceux qui sont majeurs pour toujours.

C'est la réclusion criminelle à perpétuite. Et pour les autres, ça sera 20 ans. Alors évidemment la peine pour des mineurs qui seraient condamnés à la réclusion criminelle à la perpétuité, c'est ramené à 20 ans. 20 ans, c'est pas rien. 20 ans, c'est pas rien.

Euh c'est donc ça veut dire que le droit existe et ces faits d'hiver nous tire vers le bas parce que bien évidemment on ne va pas juger et on ne peut pas le faire des mineurs comme on juge des majeurs. L'excuse de minorité elle est importante et on peut pas revenir là-dessus. De la même façon qu'en France pays intelligent démocratie on juge pas les fous.

On ne juge pas les fous depuis le Moyen-Âge. On dit celui-ci n'est pas accessible à une sanction pénale, on ne le jugera pas. On le remettra au monde de la psychiatrie.

De même qu'on a supprimé la peine de mort et on peut pas y revenir. H je veux dire, on peut pas y revenir et chacun aura un discours là-dessus. C'est bien la peine de mort parce que comme ça au moins ça fera peur aux autres.

Chaque chacun peut en penser ce qu'il veut. Le peuple par Dominique Dominique le peuple pourrait le décider. Bien sûr le peuple pourrait le décider.

Bon personnellement je pense ça changera absolument rien. La peine de mort, il y aura toujours des meurtres. Euh de la même façon qu'on est une société intelligente parce que on ne dit pas nous on va mettre à quelqu'un 60 ans de prison plus 60 ans + 120 ans + 114 euh et 500 ans de prison à quelqu'un comme le font les Américains qui sont tout à fait personnel pas une référence qui ne sont pas une référence en la matière.

Ça veut dire qu'il faut réfléchir à autre chose. C'est Pascal c'est monsieur votre réflexion c'est toi aussi. C'est de la prévention parce qu'il faut en amont aller aider des familles, aller aider des parents qui n'arrivent pas à éduquer leurs enfants, qui ne savent pas comment on fait.

Donc il faut leur dire, on va venir chez vous, on va s'inviter chez vous et on va vous expliquer des choses que vous ne connaissez pas, que vous ne savez pas faire. Et là, on va peut-être avancer un peu. Alors, Adama, j'essaie de faire une liste.

Adama, Yve, Hugo Bernal ici sur le Attendez, j'arrive. Adama, pour revenir par rapport à ce qui se passe dans notre jeunesse, faut tout d'abord déconstruire. Déjà, on doit partir des parents parce que tout parents, moi la plupart des jeunes que je rencontre, on commence déjà par nous faire une erreur.

Quand on dit à notre enfant, quand on te tape à l'école, tu tapes. Hm. Quand on te tape, tu tapes.

Il y a des parents peut-être ici dans la salle qui vont peut-être pas qui vont peut-être pas l'avouer, mais ça commence déjà par là. Ensuite, une fois que ces jeunes sont attrapés, que soit ces mineurs, soit sont en PJJ. Moi, je travaille avec la PGJ depuis des années.

Protection judiciaire de la jeunesse. Effectivement, il y a un manque de moyens. Donc ce mineur qui va être incarcéré si pendant toute son incarcération on n' pas moyens parce qu'il y a des éducateurs aujourd'hui malheureusement qui ne sont qui ne travaillent plus parce qu'il y a plus de moyens.

Si pendant son incarcération ce mineur on ne prépare pas sa sortie, faut pas qu'on soit choqué de ce qui se passe aussi aujourd'hui. Donc c'est pareil pour les associations. Moi je donne juste un exemple.

Peut-être que j'ai pas de leçons aujourd'hui à donner, mais en tant que personne qui a vécu les choses, oui, j'ai fait une erreur. J'ai été en prison, mais j'ai appris de mon erreur. Et mon père m'a toujours dit "Quand tu sortiras de prison, mon fils, tu vas faire les choses bien." Et ben, j'ai décidé de faire les choses bien.

Peut-être que pour vous, monsieur Valet, j'ai pas de leçons à vous donner. Mais moi aujourd'hui, je traverse la France. Je traverse la France avec un camion que j'ai acheté et que j'ai voulu mettre en action pour les Français et pour ces jeunes.

Pour ces jeunes qui pensent que la prison c'est facile. Un camion sur lequel vous avez dans lequel vous avez reconstitué une cellule de prison, on ira dans 10 minutes. Dans 10 minutes.

Et juste pour terminer aujourd'hui, il faut faire confiance aussi aux associations, aux personnes qui sont sur le terrain parce qu'on donne pas parfois assez les moyens. Moi quand je prends euh l'initiative de faire ce projet-là, c'était en 2023. Mais par contre quand on tape aux portes, effectivement on nous dit "Et ben, il y a pas d'argent.

Ben il y a pas d'argent. Peut-être que cette idée n'est pas la bonne idée. Peut-être qu'avec cette idée, on va inciter les petit aller en prison." Et ben, on a fait quoi en tant qu'une petite association ?

On a mis de l'argent de côté et quand on a eu les moyens de financer ce projet, on l'a fait. Et aujourd'hui ça dissuade quoi qu'on dise pour ceux qui pensent que la prison c'est facile ça dissuade dis on parler on en parlera tout à l'heure quand on fera la visite. Pourquoi pourquoi je vais vite puisque m'avez m'avez évoqué pourquoi vous parlez pas dans votre projet des agents pénitentiaires parce que vous parlez ben je termine.

Ben je vous avez pas encore parlé merci c'est gentil vous avez parlé Bah oui mais pardon par donc mais je parle comme je veux donc la réalité c'est que moi avant de penser aux détenus je pense aux agents pénitentiaires. Tant pis si mon avis n'est pas partagé sur ce plateau. Je suis pas là pour faire plaisir aux gens et dire ce qu'ils veulent entendre.

Moi j'ai des convictions et la réité c'est que j'ai visité 14 établiss pénitenciiaire depuis que je suis élu. Non pas pour faire ma pub mais parce que je veux voir exactement dans les prisons de haute sécurité comme dans les prisons comme vous le dites dégradé comment ça fonctionne quand vous avez un agent pénitentiaire dans une coursive pour 90 détenus qui doit l'emmener au médecin qui doit l'emmener au parloir qui doit l'emmener à la douche qui do l'emmener faire des activités. Ils font un travail remarquable.

Ils sont de plus en plus agressés violentés insultés. Donc moi avant de parler des tenu qu'on a pas obligé à aller en prison monsieur et il y a pas de mépris vis-à-vis de vous. Il y a pas de mépris ave vous mais monsieur j'ai été j'étais garge de la paix à Gargel les Gones et je peux vous dire que oui monsieur il y a des jeunes qui passent pas par la case prison que les parents assurent leur autorité parentale et ils deviennent invocat devent journalistes et c'est discours qu'on en entend pas assez donc oui sur ce plateau vous en avez invité Maxime Stech mais j'ai envie d'entendre aussi même si vous partagez pas mes opinions politiques Karim c'est ça Karim et ben oui mais on peut se respecter enfin voilà je veux dire il y a pas besoin d'être méprisant mais la réalité c'est que c'est bien d'entendre des familles de victimes et que on puisse aussi avoir leur ressenti quand monsieur fin quand vous êtes prédateur sexuel que vous violez tu une gamine ou un gamin pour moi et je l'assume alors je suis pas pour la peine demain vous êtes irrécupérable et quand ces personnes ressort personne peut m'assurer qu'il y aura pas de récidif sur ce type de délinquants et de criminel ré mais oui on va combien de temps sans qu'on réagisse vous savez que mon projet aujourd'hui les surveill en pénitentiaire j'en ai j'en ai reçu beaucoup de messages même j'en parlé avec un tout à l'heure qui me disent tu as raison vous aurez d commencer par alors on parlera ça avec on parlera ça dans un instant je voudrais je voudrais revenir quand même jeune ultraviolent la France est passée et dans les statistiques que Lisa Adef a a montré tout à l'heure que j'ai étudié dans le détail il y a une chose et il y a un mot qui n'a pas été prononcé depuis le début de ce débat qui est absolument capital parce que c'est là où la réalité a changé même si la violence existe depuis la nuit des temps. le mot de stupéfiant et de drogue parce que je peux vous dire que la plupart la plupart des augmentations qui sont violence aggravé meurtre assassinat même avec souvent des commanditaires qui prennent en otage finalement des gamins pour qu'ils aillent tuer et on a eu des exemples ces dernières années et je peux vous dire que ça c'est un véritable fléo pour le coup un véritable fléo qui embarque toute une jeune jeunesse, je dis pas la jeunesse, mais toute une jeunesse dans euh dans le le monde du crime finalement, dans la criminalité et c'est et moi qui a fait qui qui a commencé sur la voie publique aujourd'hui, je suis considéré comme un journaliste politique, mais j'ai commencé sur la voie publique et notamment dans une ville extrêmement criminogène qui était mouillée dans la dans la drogue jusqu'au coup qui s'appelle Grenoble.

H je peux vous dire que c'est un véritable fléo et qui est qui va de mal en pis et là et là si je peux finir et là on n pas de solution on n'a pas de réponse encore on n' pas de réponse parce que c'est une économie c'est une économie qui est en train de se mettre en place une économie parallèle dans laquelle le monde des adultes en tous les cas leurs parents et certains quartiers sont complètement complices avec ce qui se passe. Je reviens à mon de départ. Attendez attendez attendez.

Non non non non non non. Michel, j'arrive Michel. Hugo Bernalis je reviens mon idée de départ.

Exactement. L'atténuation de la peine et l'excuse de minorité. Qu'est-ce que vous dites-vous ?

Est-ce qu'il y a un sujet là où selon vous il faut continuer à atténuer les peines parce que on s'intéresse là à des mineurs ? Oui, il faut continuer à atténuer euh les peines et c'est bien le bon terme parce que encore une fois c'est présenté comme une excuse, c'est pas la même manière de la même chose que de présenter ça comme une excuse que comme une atténuation de la peine. Pourquoi ?

Parce que y compris du point de vue de la droite, c'est pour excuser le crime ou excuser le délit. C'est pas du tout la posture le le la position dans laquelle je me je me trouve. Et pourquoi on a fait ça en 45 ?

C'était une intuition en 45 puisqu'on avait testé des méthodes plus violentes avec les enfants, les bagnes et cetera par le passé et que ça ne produisait pas des belles choses. Et donc on s'est dit est-ce qu'on ferait pas la primuté parce que c'est pas juste l'atténuation de la peine, c'est aussi la primuté de l'éducatif sur le répressif. Et on s'est dit bah on va essayer ça.

Et figurez-vous que depuis les sciences humaines et sociales on ont quand même pris de l'ampleur. Des gens ont cherché à regarder si ça fonctionnait ce qu'on faisait ou si ça ne fonctionnait pas. C'est comme pour la peine de bord.

On a regardé si ça produisait des résultats. Voilà, ça a produit des résultats pas pas très bons. Les gens continuent de connaître des crimes et des délits.

Par contre, la primuté de l'éducatif sur le répressif, ça a produit des résultats significatifs sur le le siècle précédent de diminution de la la délinquence et de la criminalité chez les mineurs qui fait que vous dites c'est le sillon qu'il faut creuser. Mais bien sûr que c'est le sillon qu'il faut creuser et c'est les moyens dans l'éducatif qui sont qui sont en grande difficulté depuis déjà plusieurs années. Protection judiciaire de la jeunesse. pas que parce que le juge euh des enfants en l'occurrence il est à la fois sur le répressif mais il est aussi sur l'éducatif et sur le civil.

Il est pas que sur le pénal. Et on avait plaidé quand il y a eu le code de justice pénale des mineurs qui a été mis en place par Nicole Belloubé repris par Eric Dupomoretti enfin finalisé par Eric Dupomoreti dont un article vient d'être censuré par le le Conseil constitutionnel. D'ailleurs, en réalité, on avait déjà dit "Mais vous il faut un code de l'enfant parce que parce que les difficultés sociales de l'enfant, les difficultés éducatives, c'est les c'est les mêmes la le même ensemble que la répression et que les problèmes répressifs.

Donc faut les traiter dans leur ensemble ces sujets-là." Et ben on arrive en 2026 et on finit par se dire "Ah et si on faisait une ordonnance de protection pour les enfants au civil ? Au civil parce que il y a des victimes mineures qui sont en explosion." Donc moi je dis faut pas toucher à ça.

Il faut renforcer les moyens justement de l'éducatif et y compris dans l'aspect répressif quand une peine est donnée queon se donne tous les moyens parce qu'effectivement dans les centres éducatifs fermés ou les centres éducatifs renforcés ou toutes ces structures là et ben il y a plus de moyens qu'ailleurs c'est vrai mais il y en a toujours pas suffisamment et quand on met les moyens ça fonctionne. Bon sang il faut le dire ça. Il y a des trucs qui fonctionnent mais c'est pas la direction qu'on va dans laquelle on va parce que c'est quand même plus dans un moment où il y a une émotion.

à chaque fois qu'il y a un fait d'hiver, ça touche aux émotions et c'est normal d'avoir des émotions et je les partage ces émotions euh mais sauf que derrière en jouant sur ces émotions, on on propose des solutions qui vont dans la Sauf que là il y a beaucoup boulot parce que l'aide sociale à l'enfance et ça c'est çaen est un exemple est complètement complètement à la dérive. Qui a demandé une commission d'enquête à l'Assemblée nationale pour lever le voile là-dessus ? notre groupe parlementaire.

Alors, ça a été prisé par les socialistes et c'est très bien le reste de la gauche nous a rejoint. Tant mieux mais on pointe là-dessus. On a demandé à ce que soit recentralisé depuis des années, à ce que la PJJ puisse puisse retravailler parce que tout ça c'était avant, vous savez, c'était la la DAS hein, et les DRAS.

Bon et alors on a critiqué ça, je suis pas pour revenir à ce système là qui était pas hyper fonctionnel non plus mais n'empêche que l'État et les départements à qui le le la mission a été délégué ne remplisse pas leur tâche. Donc quand on est des mauvais parents en tant qu'état ou en tant que département, faut pas s'étonner qu'ensuite le ce que vous racontez, c'estàdire que les gosses font n'importe quoi, ce soit le cas. C'est le cas.

Alors Philippe, ouais, je malheureusement je suis obligé de dire que je rejoins quelques idées de monsieur Bernard 6is. Ça me fait mal de le dire d'ailleurs, mais bon, tant pis, je le dis quand même. Euh en essayant de recentrer un peu le débat sur euh bah sur Louis et sur toutes les petites victimes qu'il y a eu ces dernières mois, ces dernières années euh que maintenant je crois qu'on a posé à peu près tous les diagnostics.

Euh qu'est-ce qu'on fait ? Ben on fait quoi ? Il va falloir faire plein de choses en même temps en fait et il faut pas rester que sur l'aspect répressif mais en aucun cas il faut le mettre de côté.

Euh moi, je suis euh d'accord avec euh ce que dit euh monsieur Tréard. Euh il faut supprimer l'excuse de minorité. Il faut juste l'intégrer au cas où vraiment euh la position du mineur qui a commis ce crime, on pourrait estimer par les expertises, parce que on parle pas des expertises dans le procès pénal, mais elles sont euh elles sont obligatoires.

Euh à ce moment-là, oui, on pourrait retenir cette excuse de minorité parce que on se comprend pas pourquoi il a fait cette chose-là. On comprend pas pourquoi ces cinq gamins ont fait cette chose-là. Euh, il n'y a pas que des réitérants et des multirécidivistes qui font des crimes, il y a aussi des primos délinquants.

Il y a aussi des primos criminels. Les c dont on parle cas judiciaire vierge. Et là, et là, c'est là où est le problème.

Et là, on revient au diagnostic. Où sont les parents ? On sait pas.

Euh, où était peut-être l'assistance éducative, on sait qu'elle est dans les choux. Je je vais vers vous euh madame la magistrate. En fait, la justice des enfants, c'est le parent pauvre depuis 40 ans dans ce pays.

La justice des enfants et tout ce qui s'accompagne entre l'éducatif, h le répressif. Pendant pendant plus de 30 ans, les juges pour enfants n'ont jamais condamné un seul mineur pour les faits qui venaient de se produire. H les policiers et gendarmes que j'étais, on voyait des mineurs ressortir qui n'avaient qui avaient une convocation pendant 9 mois.

Et ça ça a duré pendant pendant plusieurs décennies. Comment vous les faire vous voulez faire comprendre un mineur qu' fait il faut il faut par il faut Non non mais il faut préciser il faut préciser sinon comprend pas ce que dit monsieur il faut préciser que les peines ne sont pas immédiates chez les mineurs. Le procès se fait en deux fois d'abord vous êtes coupable et ensuite il y a une peine qui est prononcé dans les 9 mois.

Il est convoqué. On ne juge pas vous avez pas le micro Michel. Ouais.

On ne juge pas les faits au moment de du procès. On juge l'attitude 9 mois après de la personne qui a commis le fait. C'est-à-dire qu'il ne sera jamais condamné pratiquement pour le vol qu'il a commis.

Pourquoi ? Parce qu'il s'est amendé. Le problème c'est que si on l'avait condamné de suite mais pas beaucoup une semaine 15 jours même pas forcément de prison et peut-être qu'éventuellement il n'y aurait plus Attendez attendez précision.

Non non mais je je l'ai la précision, c'est pas la peine. Il y a des là j'ai été délégué du procureur monsieur le député, donc je le sais. En effet, depuis 2021, il y a des mesures alternatives.

Non, mais parce que vous avez l'habitude de parler, vous parlez toute la journée. Allez-y, allez-y, arrêtez de vous euh Il y a les mesures alternatives qui ont été faites pour les mineurs, mais ce n'est que des que pour des petits faits et pour des prix. Mais si si çaen est Non mais c'est ça aussi c'est pour les primos délinquants mineurs.

Ensuite, ensuite, je voulais juste dire il faut conclure Phour, je voulais finir et si on pouvait pour régler pour sauver nos enfants victimes et aussi donc les auteurs quelque part, si un jour on pouvait éviter de se chicailler de manière politique et d'avoir un discours transpartisan pour faire une loi pour protéger protéger nos enfants et pour avoir un ensemble de mesures qui ne soient pas éléfistes, euh frontiste ou quoi que ce soit, les enfants, c'est la prunelle de nos yeux, c'est la prunelle de la France. On se doit de les protéger et il est hors de question de de se voir à chaque fois rattraper par des polémique de politiciens qui nous ont mis dans la merde depuis 45 ans parce qu'il y en a pas un sur qui ne peut pas assumer son son son bilan. Ce message là, il est passé.

Adama, il est l'heure. On y va. On va aller tous les deux.

Alors, je vais juste rappeler une petite chose. Euh vous avez euh pour ceux qui nous rejoindraient à l'instant sur BFM TV, euh vous avez perdu votre frère. Oui.

Euh en 2011. C'est ça. Vous avez perdu votre foi dans une bagarre au couteau.

C'est ça. Et vous avez décidé décidé de vous faire vengeance vous-même. Autojustice.

Oui, autustice. Vous avez tiré sur trois personnes, me semble-t-il. C'est ça.

Et vous avez été condamné à 8 ans de prison pour tentative de meurtre meurtre. C'est ça. Euh en sortant de prison, vous êtes lancé dans la prévention.

C'est ça. Et vous avez eu l'idée de reproduire euh à destination de ceux qui pourraient avoir la tentation de se dire que la prison c'est le club med de reproduire sur un camion Ouais. une cellule de prison de 9 m² et c'est ça.

Le camion est garé juste à côté du studio. Gar devant. On y va.

Euh Maxime, vous avez les vous avez les clés ? Vous Kevin ? CL Je vais lui demander si dans le canon il y ait pas Nicolas SarkoZi par hasard.

OK, c'est pas possible ça. C'est pas possible. Euh l'idée l'idée comment est-ce que vous avez eu cette idé-là vous ?

Ben, à force de faire de la prévention un peu partout en France, euh je me suis rendu compte d'une chose, c'est que beaucoup de jeunes euh aujourd'hui à cause des réseaux sociaux pensent que la prison c'est facile. OK. Une fois qu'on a un téléphone portable, une console, on pense que la prison c'est facile et moi je peux pas l'entendre parce que après avoir passé plus de 5 ans et demi, euh moi la prison, j'ai souffert en prison.

Même si quand on voit notre famille au-parloir et autres, on veut leur montrer que ça va. On veut montrer que sur les réseaux sociaux que ça va mais ça ne va pas quand on est en prison. On est en prison parce qu'on souffre, on est en dépression et il y a une extrême violence qu'on ne voit pas.

On va rentrer dans votre cellule fictive mais particulièrement réaliste. On verra ça dans une seconde. Simplement avant de rentrer, vous vous adressez à des gamins, enfin pardon de le dire comme ça, à des élèves de collège, de lycée et cetera.

Qu'est-ce qu'ils ont dans la tête ? Qu'est-ce qu'ils imaginent de la prison et de la cellule ? Bah à cause de à cause des réseaux sociaux, ils s'imaginent une autre image de la prison.

Pour eux, c'est facile et autre. C'est le premier réflexe qu'ils ont quand ils rentrent dans la grotte mobile, ils disent "Ah, c'est petit." Je leur dis effectivement c'est petit.

C'est 9 m². 9 m². On partage les joies, les peines, les odeurs des WC dans 9 m².

Elle est là. Juste une chose 55852, c'est bah c'est mon premier numéro d'écrou quand je suis arrivé en prison. Comme on dit toujours, on n'oublie jamais son numéro d'écrou.

On n'oublie pas. Vous avez les clés ? J'ai les clés.

Oui, c'est vous qui avez les clés ? C'est moi qui les clés. OK.

Donc on ouvre la porte. Ça fait 9 m², vous l'avez dit. 9 m².

Effectivement, je vous laisse rentrer. La lumière va s'allumer. Allez-y.

OK. C'est moi qui rentre en premier. Ouais.

Hop. Donc effectivement là, on rentre dans la visite. Oui, je vous fais la visite.

Donc effectivement quand on Et la porte et c'est important, la porte va se refermer. La porte va se refermer. On peut refermer la porte.

Oui, parce qu'effectivement quand on fait la prévention avec les jeunes, on est vraiment en immersion. ou donc là on ne peut pas sortir tant qu'on on tape pas. Donc ici on a l'évier collé à l'évier on a les toilettes.

Souvent les détenus vont déchirer un drap pour avoir un peu plus d'intimité. On a un lit superposé donc on a un détenu qui va dormir en haut, un détenu qui va dormir en bas. Votre place elle était où ?

Moi elle était en bas ou en haut ça dépend mais moi je dormais plutôt en bas. Et souvent quand il y a une surpopulation carcérale on peut avoir aussi un matelas au sol. Donc on a un troisème détenu dans 9 m² qui peut dormir avec nous.

En face, on a la fenêtre où il y a les barreaux. Normalement, on a une télé. Tout ce qui est plaque chauffante, machine à café, chaînifi, c'est des options.

Si on a de l'argent, on peut s'en acheter. Si on a pas d'argent, on achète pas. On a un petit frigo, il y a des prisons, il y a pas de frigo.

Sinon, on a rien d'autre. On a une armoire, on a rien d'autre. Et c'est et les jeunes souvent me disent "Elle où la douche ?" Je leur dis, "On se lave pas tous les jours en prison, on se lave un jour sur deux." Et je leur dis, "Lorsqu'on est enfermé, on passe 22h sur 24 en prison." leur première réflexion quand ils entrent, les jeunes là qui vous vous adressez, ils me disent "Ah ouais, c'est petit." Je pensais que c'était plus grand parce que sur les vidéos, j'ai vu que c'était plus grand.

Je leur dis "Non, c'est 9 m²." Donc on partage tout, les joies, les peines, les odeurs des WC et surtout la violence. Parce qu'on peut être en train de dormir peut-être à 2 3h du matin si notre codétenu décide deutiliser une extrême violence.

Chose qui est déjà arrivé en prison, c'est chauffer de l'huile pendant que son cod détenu dort et lui mettre sur le visage. On parle d'une extrême violence et on est enfermé 22h sur 24, c'est-à-dire on a qu'une promenade par jour, soit le matin de 9h30 à 11h45 et on sort pas jusqu'au lendemain après-midi 14h30 16h45. Si on n pas d'activité, pas de parloi, on reste enfermé.

Qu'est-ce qu'ils vous disent en sortant de la cellule de votre grotte ? La grotte, vous l'appelez la grotte mobile. La grotte mobile effectivement, quand ils sortent de la grotte, ils me disent "Ah ouais, je voyais pas les choses comme ça." En fait, j'ai eu un jour un jeune qui était prêt à à faire une extrême violence, me dire "Moi, si on tue mon frère, je vais faire comme toi." Et lorsqu'on est resté plus de 30 40 minutes dans la grotte mobile, quand il est sorti, m'a dit "Finalement non." H et pour moi, c'est une victoire.

Vous ces 9 m² qu'on a là, ils vous ont changé ? Ils m'ont changé. Ils vont changer parce que je me suis rendu compte d'une chose, c'est que quand certaines personnes partent en prison, ils ne racontent pas la vraie réalité.

Ils nous disent pas ce qui se passe vraiment. Mais quand on a vécu la prison, je ne peux pas entendre une personne me dire "C'est le club med. Ce n'est pas le club med d'être enfermé 22h sur 24.

On a fait des choses, on doit les payer. Mais dites-vous une chose, toute personne qui est incarcérée souffre. Il y a pas une personne qui est contente d'être en prison." Ouais.

Euh on va essayer de sortir dans dans une seconde. Euh voilà, on demande on demande à sortir euh évidemment. Ouais.

Hop. Et on a les images toujours en direct sur BFM TV. Cette grotte, elle est unique.

Elle est unique et l'objectif aujourd'hui, c'est de pouvoir la développer un peu partout en France. On aimerait euh travaetourner on va retourner vers le studio, on aimerait travailler avec l'État, avec les municipalités pour pouvoir développer ce projet qui est la grotte mobile pour que partout en France aujourd'hui, on puisse sensibiliser les jeunes autour de de l'incarcération et de se dire attention les gars, il y a parce qu'on a beaucoup de il y a beaucoup de jeunes qui ont une méconnaissance au niveau de la justice, ils oublient à partir de quel âge ils sont responsables pénalement et de leur dire qu'à partir de 13 ans, si on commet quelque chose de grave, on peut se retrouver en prison. Ça dissuade aussi.

Ouais. Euh pour vous le pouvoir justement dissuasif de la prison, il il doit je dire exister ou réexister. On l'a un peu certains l'ont un peu oublié.

Certains l'ont un peu oublié parce que beaucoup disent que c'est le club MEDE. Donc d'aller en prison, c'est rien. Et aujourd'hui, le pouvoir de pouvoir faire une telle sensibilisation pour moi c'est important.

C'est montrer aux jeunes, voilà ce que c'est la vraie réalité carcérale, même si il y a pas les bruits, il y a pas les odeurs et cetera. Alors merci Adama. Je vous laisse regagner votre place.

Je vais je vais pas enfin si je vais le faire d'ailleurs. Il y en a un précisément Maximilien, c'est vous quand on s'est parlé quand vous avez parlé à l'équipe du forum juste avant le ce forum de ce soir, vous l'avez eu cette expression. La prison c'est le club Med.

Une fois que vous voyez ce que décrit Adama, une fois qu'on fait la visite comme ça, qu'est-ce que vous vous dites ? Bah en fait, on va en prison parce qu'on a fait des crimes. Donc quand j'entends toutes les associations des droits de l'homme, c'est pas des bonnes conditions.

J'ai rien contre Adama. il a changé ou il a vu très bien. Moi je voilà, je je partage pas sa peine parce que je l'ai pas vécu mais je peux essayer à minimum de mettre à sa place.

Mais quand on va en prison, je pense c'est parce qu'on a fait des conneries. H euh et à un moment donné bah c'est pas le clède mais vous voulez qu'on en parle des prisons à Bogota H et on va en prison quand vous avez des associations qui disent c'est pas des bonnes conditions mais attendez mais on va pas vous donner un appel le RIT ou le crayon n'empêche je comprends pas en fait on par [rires] tellement rit au crayon de non mais ben non mais à écouter certaines associations on est en train de se dire ah quand même les pauvres et mais attendez je suis désolé il y a il y a pour son fait à lui je peux pas dire il a pas commis l'acte suprême entre guillemets. Mais il y en a, ils l'ont fait.

Vous avez des pédo criminels, il méritent quoi en fait ? Mais il méritent même pas ça. Je suis désolé.

Vous vous rendez compte ? Enfin, on est en train de parler de quelque chose qui ont ils ont ôté la vie, ils ont détruit des familles et on en train de se dire avec des pauvres associations, excusez-moi, à deux balles qui nous disent c'est pas des bonnes conditions. Mais on en parle, on en parle des gens des famit le discours qu'en non du tout.

Mais on est en train Alors, on est en train euh Pascal, dans une seconde, dans une seconde. Je voudrais entendre Clément aussi. Euh le micro est juste là.

Il se trouve que vous vous connaissez bien la prison. Euh un petit peu ouais pour y avoir travaillé. Euh un petit peu comme comme surveillant.

Ouais. Qu'est-ce que vous dites euh à Adama ce soir ? Qu'est-ce que vous dites aussi à ceux qui seraient tentés de dire que la prison c'est le clum ?

Est-ce que vous comme surveillant vous avez vu certains détenus qui se comportaient comme s'ils étaient au clomè ? Est-ce que c'est vraiment ça ? J'en ai discuté tout à l'heure vite fait avec avec Adama.

Adama, je pense que c'est un détenu avec qui j'aurais pu m'entendre parce qu'il y a pas que des trous du cul en prison. Il y en a beaucoup. H mais pas que.

Euh Adama, je pense que c'est quelqu'un avec qui j'aurais pu m'entendre. Euh parce qu'Adama, je pense que j'ai juste discuté 5 minutes avec lui, même pas. Et je pense que c'était pas le genre de mec à faire chier les personnels.

H c'était pas le genre de mec parce que là vous avez vu la cellule mais il y avait quand même les bruits aux portes à moins. Les insultes, les menaces euh de mort, les menaces euh les coûts. Euh voilà la réalité c'est c'est ça.

C'est que les les surveillants, je parle au nom des des surveillants h euh vivent tous les jours euh tous les jours un enfer. C'est un enfer permanent. Euh mais est-ce que vous avez le sentiment que cette ce que vous décrivez comme un enfer ?

Oui, il y a des il y a des il y a il y a des Est-ce que Est-ce que ça a un pouvoir sur on parle de la délinquence des jeunes. Est-ce que ça a un pouvoir dissuasif sur la jeunesse qui cette jeunesse violente là qui se retrouve en prison fous ? Encore une fois, ça dépend ça dépend des ça dépend des personnes.

Sur Adama, ça a fonctionné. H sur d'autres, ça fonctionnera pas parce que il y en a d'autres que vous le vouliez ou pas, ils ne sont pas récupérables. Pas tous, mais il y en a.

Il y en a. On parlait il y a il y a deux ou tr semaines de de du violeur, de l'assassin de de de la petite Liana. Euh mais comme ça, je persiste et je signe dans ma prise de position d'il y a 3 semaines.

Un mec comme ça, il faut le butter, c'est [rires] tout. Mais on en revient à la peine de mort. On revient à la peine de mort.

Non mais je je dis ça. Non mais je dis ça Maxime, je dis ça parce que tout à l'heure avec Adama et je pense au fond quand même qu'il me rejoint, c'est que un mec comme ça encore une fois il est à l'isolement, il est seul en cellule, il a accès à Canal Plus gratuitement, Pain Sport, Eurosport, il peut cantiner, il peut avoir Vous savez moi en prison, j'ai vu des activités massage pour le 14 février. Activités massage des détenus dont des pointeurs qui allaient se faire mass pointeur qui sont condamnés pour des questions sexuelles euh qui allaient se faire masser.

Hm. Pardon Maxime, juste une précision, moi je vais en prison très régulièrement et il y a pas une semaine qui passe sans que j'aille visiter un détenu et cetera. La réalité des prisons, elle est tout autre.

Vous y avez travaillé, vous savez précisément ce que c'est la réalité des prisons. Vous avez un certain nombre de personnes, un certain nombre d'individus qui ont eu les mêmes propos que vous. Alors, on peut prendre le massage du 14 juillet.

La réalité du quotidien, elle est tout autre. Adama l'a dit, l'a démontré, l'a mis en image. C'est pas ça.

Attendez, Adama, il a été ça a été une personne détenue. Mais moi, j'ai été surveillant quand même. Moi, je me souviens.

Moi, je C'est pas tout autre. Monsieur, maître, maître, excusez-moi. Maître, excusez-moi, excusez-moi.

Est-ce que Est-ce que vous avez eu une paire de clés ? Est-ce que vous avez eu un gilet par lâ sur vous ? Un gilet par lâ surveillant pénitentiaire ?

Vous me dites que la réalité est tout autre, mais est-ce que vous maîtres vous vous êtes baladé d'accord pendant des heures et des heures entières sur une coursive avec 130 bonhommes pour vous tout seul ? Mais je pense que précisément vous dites la même chose. En réalité que critiquer maître Vatique, c'était le côté massage et cetera.

Le côté club. Monsieur me dit que la réalité est tout autre de de de ce que je Non, je vous dis je vous dis simplement vous prenez vous vous mettez en exerg l'histoire du massage comme si c'était le quotidien des détenus de se faire masser. Reprenez ce que dit monsieur B qui disait la même chose qui disait la même chose des des prisons et qui est sorti en disant que la prison c'est l'enfer.

Nicolas Sarkozi qui lui-même utilisait la formule de club med et est ressorti en disant que la prison c'est l'enfer. Il faut avoir passé 10 minutes en prison pour savoir que la prison c'est l'enfer en France et donc faire croire qu'il y a des massages est-ce que vous vous êtes baladé sur une coursive pendant des heures ? J'ai été dans toutes les prisons de la Corse jusqu'à jusqu'à Lille.

J'ai probablement d'ailleurs plus J'ai probablement d'ailleurs fait plus de prison que vous puisque vous savez qu'à Freine est-ce que vous est-ce que vous êtes allé à Freine au parleur avocat entre autres ? Vous êtes allé au- par vous êtes allé en détention en détention sur une coursive dans une cellule sûr bien sûr ça m'est arrivé d'accord et donc vous osz dire quelque chose comme ça je vous dis que la que la prison elle est violente que la prison elle est dure que la prison elle est rude et qu'il faut avoir mis un pied en prison pour savoir que ça pas dit que cétait pas duré en fait la même chose on dit la même chose dit Non non non non voilà. Moi moi je crois moi je crois beaucoup à la version.

Adama a expliqué les choses. Adama a mis quand même je vais pas contre ce qu'a dit monsieur s'il vous plaît s'il vous plaît dans une seconde d'abord Pascal et ensuite Abdouah Kanté. Pascal, je voulais revenir quand même sur ce qu'a créé Adama.

Donc félicitations. Ouais, c'est vrai. Et pour dire aussi que on peut malgré tout s'en sortir, même si on fait de la prison, 8 ans, c'est pas rien.

Là, il y a différents bords politiques qui sont présents ce soir. Je m'adresse à vous tous et toutes. Est-ce qu'on peut pas l'aider dans son projet ?

Mais et ma question, c'est une fois que tu auras plusieurs camions, quels sont ceux qui vont lui conduire ? Des anciens prisonniers ou des éduques ? Comme des des éduques, des anciens prisonniers.

En fait, aujourd'hui, au-delà de la le camion, on a aussi envie de former des personnes parce qu'il faut redonner une chance à quelqu'un qui a fait de la prison. Parce que si une fois qu'on a fait de la prison, on a pe notre dette envers la société, on peut aussi aider la société aujourd'hui. C'est ce que j'essaie de faire.

Donc, former des personnes parce que c'est pas que le vécu qui compte. C'est pas parce que tu as fait de la prison, tu peux être une bonne personne. Il faut avoir la pédagogie, être formé et il y a la justice aussi.

Parce que moi quand je fais de la prévention, je parle de ce volet justice. À partir de quel âge un mineur est responsable pénalement. À partir de quel âge tu peux aller en prison.

Elle est là la réalité. Donc former des personnes pour qu'ils puissent demain partout en France. J'étais en Martinique il y a 10 jours, ils veulent développer le projet là-bas aussi former des personnes parce que aujourd'hui l'objectif c'est de trouver des solutions.

Pas pas Oui. Voilà. trouver des solutions.

On est là pour ça. On n'est pas là pour les bords politiques ou autres. Moi ça moi ça ne me concerne pas.

Je suis là pour essayer de trouver des solutions. C'est pas normal que des mineurs de 15 ans meurent. Pour terminer ça, quand j'ai fait la grotte mobile, j'ai des familles de victimes qui sont venues me voir pour visiter la grotte pour voir parce qu'ils me disent "Tu sais, je les vois, ils ont des téléphones en prison, ils rigolent." Et quand il rentre dans la grotte, je leur dis "Bah celui qui vous a causé du tort, il vit là-dedans." Donc une fois que les caméras sont coupées, tous les soirs, il pleure parce que quelqu'un qui est en prison, c'est quelqu'un qui souffre.

C'est pas quelqu'un qui est joyeux. Et il y a quelques jours, j'étais à Château Thierry, j'ai rencontré une famille que je connais depuis très longtemps. Euh la famille d'échelle.

Il y a Anthony qui s'est fait tuer en 2021 dans une chicha qui a pris une balle dans la tête. Euh cette famille aujourd'hui, je prends la parole pour dire cette famille a participé à une série qui s'appelle Rix, une série que j'ai mis en place pour donner la parole aux famille de victime. Quand j'étais il y a 3 jours voir Émilie, la sœur de Anthony, elle me dit "Adama euh ce qu'on tu es mon frère, c'est des majeurs, c'est pas des mineurs." Aujourd'hui, ça fait 4 ans qu'on attend un procès, tu sais qu'ils sont tous sortis, ils sont dehors avec le bracelet. h on nous dit de faire confiance à la justice.

C'est ces réponsesl qu'il faut apporter à ces familles de victimes parce que les grands oubliers ce sont les familles de victimes. Pour éviter qu'on rentre dans une paranoï et de se dire "Ah ben, vu que la justice n'a pas fait son boulot, ben moi je vais le faire." Comme je le dis toujours, l'autojustice est une autodestruction.

Ouais. Abdou simplement on reparlera du rôle des parents dans une seconde avec un témoignage qu'il faut à tout prix entendre. Abdouah Kanté pour pour revenir un peu sur recentrer le débat c'est que je suis effectivement ce que dit Adama qui est très juste.

Je pense que la prévention est très utile et très importante mais ça va aussi de pa avec le côté répressif. Je pense que si à un moment donné on écarte le côté répressif on peut pas faire fonctionner la prévention. Dans les propositions que nous on fait c'est que moi je vous dis très concrètement c'est que on va aller plus loin.

On va aller plus loin. C'est qu'on parle toujours de la prison. La surpopulation carcérale c'est une réalité.

Bon, pourquoi on ne ferait pas une loi d'exception comme le proposa Gabriel Atal par exemple pour comme elle s'est passé pour notre la création de Notre Dame enfin le la réparation de Notre Dame, pourquoi on ne le ferait pas ? Pourquoi on créerait pas des places de prison, des sites de prison euh par rapport à une loi d'exception ? Il y a des gens qui se plaignent.

Il y a des gens qui se plaignent, il y a des gens qui se plaignent qui a passé Non, c'est Non, je vous parle de quelque chose de concret, c'est que à un moment donné après on peut dire ce qu'on veut dire. Monsieur, ça fait 10 ans que vous êtes là, pourquoi vous l'avez pas fait avant ? Sauf erreur de ma part, en 2018, il y a eu un plan national qui provoyait, je crois, à peu près l'équivalent de 15000 places de prison et il me semble qu'il y a un tiers à peine qui a le souci, c'est que il y a eu des sou budgétaires, il y a eu beaucoup budgétaire, il y a eu une crise économique qui passé par là.

Donc, il y a plein de choses qui sont passées par là. Aujourd'hui, maintenant, on doit voir devant parce que quelle réponse on peut donner, comme le dit Adama, aux victimes, quelle réponse on peut donner à ces personnes qui effectivement créent des problèmes dans notre société et les écarter dans la société, c'est que s'il y a pas de prison qui sont créées et par des lois des sections, il faut le dire, on n'y arrivera pas. Donc aujourd'hui, moi je pars du principe que si on est pragmatique, c'est que si on veut faire à la fois cette répression et réparer la société, va falloir aller plus loin créer par des lois d'exception.

Monsieur Monsieur, avec tout le respect, avec tout le respect que je vous dois monsieur, le problème, vous savez ce que c'est le problème ? C'est que il y a 2027 qui arrive et vous allez passer de la pommade à tout le monde. Voilà, ça fait monsieur, ça fait 10 ans, ça fait 10 ans.

Pas pas vous personnellement. Couper dire un truc, monsieur, monsieur, je vais monsieur monsieur, écoutez écoutez comme j'ai expliqué, je veux dire un truc. Moi, je suis quelqu'un d'issu de la société civile.

Je vais pas trahir le secret ici. Il y a des gens qui me connaissent. Je fais 200 villes en France et je le fais encore même en tant que policier et même en tant que politique ou même en tant que personne.

Je fais aussi de la prévention. Il y a une réalité que certains le disent et que effectivement il faut des moyens pour la prévention. Il faut des moyens pour les les acteurs associatifs, mais aussi il faut des moyens pour ces personnels de justice et policiers et gendarmes.

Parce qu'aujourd'hui quand on on tape sur la police et la justice, vous savez ce sont les bouts de chaîne. Eux ces deux ces deux corps sont les bout de chaîne. Si à un moment donné il n'y a pas des moyens qui sont don la prévention et que derrière ben on dit "Bah écoutez la police et la justice vous démerdez, c'est qu'il y a une faille." Alors moi je vous le dis très sincèrement, moi je suis pas je suis un bébé politique mais je suis quelqu'un de pragmatique, je suis issu du terrain et la réalité c'est que la plusvalue que je peux avoir, ah vous me parlez de 2027, allez je sors de ma zone de confort et je me dis pourquoi pas on irait on ferait pas une euh euh comment dire euh une action politique pour dire on va répondre efficacement aux réponses des Français.

C'est tout ce que je peux vous dire monsieur. En fait, attendez, faut faut monsieur Je suis sûr je excuse-moi monsieur, je suis sûr que vous êtes plein de bonnes intentions. Je dis pas le contraire.

Il y a pas de problème avec ça. Il y a pas de problème avec ça. Et puis j'ai envie de vous dire ça se voit, ça se voit parce que vous savez quand on est surveillant qu' Bosant, il faut être observateur.

Je connais beaucoup de surveillance. Je sais que votre travail est très difficile et je vous apporte mon soutien votre v comme le vôtre. Comme le vôtre.

Maintenant, pas vous personnellement, pas vous personnellement, mais vous savez très bien que les propositions, je l'ai écouté monsieur Atal lundi soir sur LCI. [soupir] Quelle idée ! [rires] Il était sur BFM aussi hein.

Je zapais, j'avais le choix entre l'équipe 21 ou LCI. Donc l'équipe 21, ça parlait de la coupe du monde un peu à me voilà. Mais euh je l'ai écouté monsieur Atal, c'est compliqué.

Vous avez regardé le programme ? Il est pas là, il est pas là pour se défendre. Linda, Linda, Linda pour réagir.

Et ensuite un témoignage. Linda, je réagis juste à une chose parce que ça me peine. Je sais que la répression fait vendre, je le sais.

On a 2027 dans un an, tout le monde a envie d'entendre que tout le monde va aller en prison. Moi la première Non, mais oui, mais le problème c'est que depuis tout à l'heure, c'est toujours les mêmes propositions. Je parle depuis tout à l'heure de santé mentale et d'éducation.

Aujourd'hui, faire des trafics de drogues revient leur ramène à ces jeunes plus d'argent parfois que d'aller travailler en fait. sans vous couper qu'on a pas l'école parce qu'il des propositions pour l'instant mais attendez moi à vendre moi j'ai rien à vendre monsieur je je respecte votre travail je suis pas sur le terrain je suis juste une citoyenne avec un enfant maintenant la seule chose que je vous dis c'est que à un moment donné si on ne donne pas les moyens à nos enfants de savoir que le travail ça pay et que les salaires doivent être augmentés et que les gens quand ils ont envie de s'insérer ils peuvent gagner leur vie et que c'est pas en trafiquant de la drogue qui gagneront leur vie. Là, on aura commencé déjà, on sauvera pas tout le monde, je le répète, c'est utopiste ça, mais en tout cas, on mettra des graines dans le cerveau de certains adolescents qui se diront "OK, bah c'est vrai que moi, j'ai peut-être envie d'avoir une vie un peu tranquille avec un métier qui me rémunère correctement." Mais maintenant quand vous allez dans une école et que parfois certains, je vais parler de de collégiens ou de lycéens parfois qui font du trafic à l'extérieur et qui gag donner confiance aux enseignants aujourd'hignement qui gagne plus que les professeurs.

Il y a un problème de fond si vous voulez pas le voir dans les yeux on est fichz parle pas de vous, je parle des politiques en général. Je pourrais m'adresser à monsieur de LI, je pourrais m'adresser à monsieur Valet du RN. C'est exactement, je vous mets tous aujourd'hui, sachez-le, dans le même panier.

Désolé, vous m' vous avez perdu ma foi. Je l'ai déjà dit ici une fois, vous avez perdu ma foi. Aujourd'hui, je n'ai plus que foi en moi et l'éducation que je vais donner à ma fille.

Mais c'est tout. Mais si on ne travaille pas sur l'éducation et revaloriser le travail pour les chefs d'entreprise, pouvoir payer leurs employés et pour revaliser revaloriser le secteur et l'école, on est foutu. Vous parlez d'éducation, je voulais qu'on entende un témoignage ce soir et qui nous ramène au drame vécu par Louis.

Nos équipes ont rencontré aujourd'hui notamment Maxy Brandchetter a rencontré la mère d'un des cinq d'un des cinq jeunes qui est accusé d'avoir d'avoir tué Louis. Cette dame s'appelle Latitia, elle a décidé de parler à visage découvert. Euh et vous allez l'entendre dire un certain nombre de choses qui vont sans doute vous troubler.

On va l'entendre dans une seconde. Je précise que cette dame, son fils a été placé très vite dans sa jeunesse, placé à l'aide sociale, à l'enfance. Et voilà ce qu'elle dit ce soir.

Je précise aussi une chose importante, son fils est celui qui a filmé la scène. Son fils a selon elle reconnu des coups, des coups à la tête porté à Louis. Et voici donc ce que dit cette dame qui s'appelle Latitia à nos équipes qui l'ont rencontré aujourd'hui.

C'est un document BFM TV. C'est plus mon fils. C'est plus mon fils et je le banis complètement de c'est pas possible.

Je cautionne pas ce genre de ce genre de fait ce genre d'acte. C'est comme même il soit à la c'est pas possible. Je me sens mal en tant que maman.

Parce que le mauvais rôle du coup dans tout ça, puisque je reste la merde d'un assassin, je vis pas bien. Je j'en fais des cauchemars toutes les nuits. Je veux juste apporter mon soutien à la famille de Louis et à Louis.

Je suis un petit peu obligée de me cacher parce que forcément il y a beaucoup de de colère, beaucoup de haine envers envers les personnes que je peux comprendre. terrible. Ça n'est plus ça n'est plus mon Ça n'est plus mon fils dit cette dame qui va agir.

Bien sûr que Sopia puis Tibo Sopia non bien sûr que ça fait extrêmement mal au cœur d'entendre ça mais c'est que à un moment donné quand j'entends beaucoup d'entre vous dire les parents, les parents, les parents, qu'est-ce que vous allez dire à cette dame ? Elle est bien sûr qu'elle est peinée, mais elle a eu son fils qui était à l'aide sociale enfance qui était être censé prise en charge par l'État qui était censé assurer sa santé mentale et physique. Et on voit bien qu'aujourd'hui ces jeunes-là bien sûr qu'ils ont toute leur responsabilité dans cette affaire là mais c'est que à un moment donné mentalement ça n'allait pas aussi.

Et donc certes, si vous voulez la responsabilité des parents elle y est quelque part, mais quand on délègue cette responsabilité à l'État, l'État récupère cette responsabilité et de fait est responsable d'une manière ou d'une autre de ce qui est arrivé à Louis. Tibon vouliez réagir. Oui, je réagis exactement mais on peut pas toujours dire que c'est l'État qui doit récupérer malheureusement les les les latence des parents.

Bah si, c'est pour ça qu' fait la ze d'ailleurs. En tout cas, cette dame, malheureusement, son discours est très difficile. Euh c'est c'est compliqué à mon avis ce qui s'est passé et ce qu'elle ressent, mais ça montre à 100 % que malheureusement dans certaines situations, les parents ne savent plus comment faire.

Alors évidemment faut les accompagner, évidemment faut mettre des moyens mais aujourd'hui [grognement] on se rend compte que bah les parents aussi des fois jettent l'éponge et malheureusement on peut pas toujours. Ça c'est dratique ça c'est dramatique son travail. Ensuite Maximilien euh en fait je suis pas du tout je suis d'accord avec monsieur mais je suis pas du tout d'accord avec vous.

Bah déjà moi j'ai deux enfants mais avant d'avoir fait des enfants, je me suis posé la question psychologiquement si j'étais capable d'en avoir des assumés financièrement au niveau de l'éducation. D'accord. et dans l'encadrement ce que j'appelle complet.

D'accord ? Si j'ai pas ma femme a voulu en faire un troisème, je dis non parce que à un moment donné c'est plus possible soit financièrement soit il faut derrière penser à plus à plus loin. On n'est pas capable d' de d'assumer.

On n'en fait pas. Je suis désolé. Non mais madame vous avez 18 ans, j'en ai j'en ai 39, j'ai enfant. l'infantilisation ça marche pas avec moi mais à un moment donné peut-être qu'elle avait les moyens mais peut-être qu'elle avait les moyens au début et qu'ensuite avec la précarité qui augmente forcément on c'est à l'état c'est à l'état encore c'est encore à l'état mais madame l'assistana ça suffit à un moment donné ça suffit mais si parce que vous demandez en fait à l'état vous demandez à l'état d'aider un parent supplémentaire et combien d'en fait non je dis c'est pas ce que je pas ce que je dis ce n'est pas ce que je dis vous déformez vous avez toujours l'hit de déformer les propos en face quand vous êtes pas d'accord, il faut arrêter avec ça.

Je n'est pas ce que je dis. Je dis simplement qu'il faut à un moment donné se poser les bonnes questions avant de procréer, de faire un enfant. OK.

Non mais vous dites bien sûr moi quand j'ai eu mon premier enfant quand j'ai eu mon premier enfant qui est né pendant le covid où j'ai pas pu le voir moi femme elle a accouché j'ai pas pu assister ni à l'accouchement. Ben vous en est désolé mais vous savez pas ce que c'est. Moi je sais ce que c'est.

Si vous êtes en train de déformer, vous êtes en train de dire que l'État je peux finir une phrase ? Est-ce que je peux finir une phrase ? Non.

Bah non, parce que vous êtes toujours en train de couper, c'est l'habitude. Donc je suis juste en train de dire qu'il faut arrêter de mettre tout sur le dos de l'État en permanence. L'État certes a des responsabilités mais à un moment donné ça suffit.

Vous avez fait pas vous, mais ils ont fait des enfants. Il faut assumer du début jusqu'à la fin. Enfin là en l'occurrence pardon, pardon, pardon, pardon.

Mais cette femme, elle a fait un déis de grossesse et elle a dû laisser son enfant à l'aide sociale à l'enfance parce qu'elle a fait une dépression. D'accord monsieur faut pas remettre tout s'il vous plaît le fèv et après juste 30 secondes s'il vous plaît. Non non non le fèvre ensuite Manon Lefèvre sur cette question là j'insiste parce que ce qui était intéressant tout à l'heure quand je vous ai regardé c'est que en écoutant votre histoire les gens ont commencé à avoir de l'empathie en fait pour ce qui vous est arrivé.

Je pense qu'on si on avait entendu cette histoire là autrement ou si on l'avait lu, je pense qu'on il y aurait pas eu du tout ces réactions de même on mais on a même dit toi c'est pas pareil. Or fait, c'est pareil. Enfin vraiment, c'est juste pour vous faire comprendre que en fait, je sais que ce que les éléments qu'on a là, c'est c'est pour ça que c'est important de prendre le temps et de mettre des équipes autour et de et et d'en discuter.

Alors, je suis assez sûre, enfin pas surprise tant que ça, mais il y a beaucoup de violence là dans les propositions qui sont faites. Et en réalité, dès que vous dès que vous êtes mis en face de la réalité des situations, vous changez d'avis. Et c'est pour ça que c'est très important les assises quand on est juris populaire, c'est très important d'aller voir les audiences parce que en fait quand vous entendez l'histoire des gens, vous avez un autre regard.

Ce qui n'empêche pas à aucun moment de prendre des sanctions. C'est ce que font les magistrats tous les jours. Ils écoutent les histoires puis à la fin prennent des sanctions.

Peut-être qu'ils sont pas à la hauteur de ce que vous attendez, mais parce que eux ont entendu l'intégralité des histoires et ont tout le contexte d'un dossier et finalement parfois il y a qu'une partie qui ressort. Et là, ce soir, on a quelqu'un qui nous explique son histoire et on comprend ce qui s'est passé et on et et aujourd'hui, on accepte le fait que quand même ce monsieur s'est réinséré et qu'il propose un projet aujourd'hui, qu'on le partage ou pas, mais en tout cas qui propose quelque chose sur la sur la sur la prison pour les mineurs juste pour recentrer parce que le sujet non parce que là on a été passé aux parents précisément. Oui, mais aux parents mais tout ça est quand même assez lié sur la la la proposition qui est faite de plus de prison et d'incarcération. le défenseur des droits, le contrôleur général des lieux de privation liberté pareil deux autorités administratives indépendantes prévues par la constitution.

C'est pas juste des des des pensées comme ça ou l'éodologie quand même alerte sur l'échec que représente aujourd'h aujourd'hui la prison telle qu'elle est telle qu' telle qu'elle est aujourd'hui. Elle est en surpopulation. Il y a plus de 88000 détenus aujourd'hui.

On n jamais autant incarcéré. Même chez les mineurs, un/ers des peines prononcées pour les mineurs aujourd'hui sont des peines d'emprisonnement. On n jamais autant prononcé de peine d'emprisonnant pour les mineurs.

Donc et juste sur les parents, les les parents que nous nous rencontrons, il y a des parents qui sont en perdition, c'est la réalité. Mais on a aussi des parents qui sont extrêmement investis. extrêmement investi, juste ils ne s'en sortent pas, ils n'arrivent pas à trouver des solutions mais au même titre que ce soir on n'a pas encore beaucoup entendu de propositions et de solutions, c'est que ils sont déstabl ils sont complètement dépourvus face à ce que ce qui se passe pour leurs enfants et que l'absence de moyens mis dans la protection des mineurs, dans l'accompagnement des mineurs mais dans l'éducation nationale dans énormément de quartiers, il y avait beaucoup d'associations, beaucoup d'éducateurs, tous ces tous ces secteurs-là ont disparu aujourd'hui.

Et face à ce vide, que se passe-t-il ? on trouve d'autres référents, d'autres cadres que représentent et dans beaucoup de quartiers par exemple les trafics de stupéfiant qui qui sont le seul cadre existant aujourd'hui, la seule référence. Donc pour changer les choses, remettons de l'argent dans le public mais dans les services publics de base pour recadrer et refaire société et ne pas retrouver ce que ce qu'on entend là aujourd'hui.

J'arrive j'arrive juste parce que juste un dernier mot il faut que ça tourne je sais bien mais ça va j'ai pas trop pris la parole. Juste sur un dernier mot, juste sur le fait d'avoir des enfants ou pas. Euh c'est extrêmement dangereux de penser ça sur euh en fait quand une société a décidé qu'elle allait participer pour tout le monde et c'est ce qu'on fait pour tous, c'est comme si demain vous disiez euh ce monsieur a fumé, je vais pas financer son cancer.

Donc dire que on ne veut pas écouter et prendre en charge les gens qui ont fait des enfants sans avoir considéré ça, on remet en en cause toute une société telle qu'on l'a décidé ensemble a priori. Et ça c'est une c'est un système démocratique sur lequel on s'est mis d'accord. Si on commence à dire qu'on ne veut plus aider les gens qui ont pris des mauvaises décisions, on a on ne va plus pouvoir aider personne et le droit ne va plus s'appliquer de manière égale pour tous.

Et dans un état de droit, c'est extrêmement dangereux. Linda, en fait, il y a quelque chose qui me perturbe un peu et qui me choque. Je vais essayer d'être calme.

La première chose, c'est que d'abord, il faut savoir, moi j'ai eu la chance de grandir dans une j'ai j'ai fait une école privée. Mes parents se sont bien endettés pour ça, donc j'ai eu cette chance là. Croyez-moi que c'est pas mieux là-bas.

Il y a des parents en fait, les parents absents mais qui sont à Col Blanc, qui ont des très bons postes de très haute fonction, délaissent leur foyer et pourtant il y a les moyens, il y a tout. Mais les enfants partent de de faire vers diverses choses mais notamment la drogue entre autres mais ça peut vriller aussi. Ça c'est la première chose.

Donc déjà c'est pas il y a pas que des cas isolés de gens qu'on pourrait stigmatiser et mettre dans un coin. Et il y a des mamans solo, je tiens quand même à le préciser, qui s'en sortent très bien et dont les enfants font des grandes carrières. Donc déjà arrêtons de stigmatiser les gens.

Ça c'est la première chose. La deuxième chose, pardon, je t'apprécie beaucoup mais quel manque d'empathie. En fait, notre société Bah oui, mais je suis désolé, moi, tu sais très bien mon point de vue sur ça.

J'ai j'ai je n'ai pas de je n'ai pas d'empathie pour des gens qui commettent ce genre d'acte. Je n'ai pas d'empathie pour le criminel de Liyana. Je n'ai pas d'empathie pour ça.

En revanche, entendre un père de famille, mais même un homme, un citoyen, peu importe, un être humain, dire qu'il y a des personnes qui auraient le droit ou pas de procréer, de se reproduire, je ne peux pas l'entendre parce que tu ne connais pas le contexte de cette femme. Tu ne connais pas le contexte de cette femme. Peut-être que cette femme peut-être, pardon, mais peut-être que cette femme a été violée.

C'est pas son cas. Mais peut-être, en fait, il y a des cas de figure où on ne peut pas se permettre de dire ça et de dire facile de remettre la faute sur l'état. Bah c'est ce que je dis moi, c'est ce que je dis que je dis la faute de l'État.

Donc l'État est responsable de tous les mineurs qui font des conneries. Non, ce que disait Sopia, c'est qu'à partir du moment où il est il est cet enfant était à l'aide sociale à l'enfance, il y avait un devoir de l'État de s'occuper de ce gamin. En fait, je l'at donc l'État oui n'a pas fait là son son job, mais c'est trop facile de dire je ne peux pas assumer, je vais me retourner du côté de l'État.

Et à un moment donné, il faut aussi se remettre aussi en question en tant que parent. personnellement de dire là où j'ai failli, je dois corriger. On est bien d'accord.

Mais je trouve je trouve souvent moi une des solutions que j'aimerais proposer à l'éducation, c'est d'intégrer d'autres cours qui sont un peu plus sur le terrain où on essaie d'inculquer un peu les valeurs de l'empathie. Je suis je suis quand même quasiment convaincu qu'on est capable entre êtres humains d'inculquer d'inculquer des valeurs d'empathie. Donc à un moment donné, si nous on commence comme ça avec avec ta tête bienpensante, un cadre sain, à se dire que même là, on est en train de juger une mère qui est en train honnêtement pour être maman, pour avoir porté mon enfant de dire de d'entendre une maman dire qu'elle renit son fils, je t'assure que ça me que j'ai eu les larmes aux yeux et je les ai souvent peut-être mais voilà.

Donc à un moment donné juste un peu d'empathie, c'est ce qui réussira je pense à si on y arrive à recréer notre notre société et d'arrêter ça c'est pour un coup pour les politiques, de se tirer la bour et de vous vous êtes là depuis 10 ans, vous vous êtes là depuis 20 ans. Adama en su Adama et surtout à ne pas oublier que le risque zéro n'existe pas parce que parfois on peut avoir aussi des jeunes où il y a les deux parents investis mais faut pas oublier une chose, l'enfant il a un comportement à la maison, il peut en avoir un dehors. Tout à l'heure, on parlait de la drogue chez les jeunes.

Aujourd'hui, c'est les pufs. Les pufs, le splin. Une fois que le jeûne va fumer, à l'intérieur, tout va se dérégler.

Il y a ça aussi chez les jeunes. Et qu'est-ce qu'on met en place ? Comment on accompagne ses parents peut-être des missionnaires ?

Comment ensemble on accompagne ses parents des missionnaires ? Comment on accompagne ses parents qui demandent de l'aide ? Parce qu'il y a aussi cette réalité de ses parents qui demandent de l'aide et parfois on n' pas les moyens de les accompagner comme on aide la justice, comment on aide ce mineur une fois qu'il est incarcéré de pouvoir l'accompagner jusqu'à la sortie.

Ce n'est pas tout d'enfermer un homme. Moi ce qui m'a aidé dans dans toute mon incarcération, c'est le jour où je me suis dit je vais aller voir le psy, je vais m'asser je vais m'asseoir devant le psychologue parce que là je me sens mal parce que je pensais que la vengeance ça allait me faire du bien. Ça m'a pas fait du bien.

Qu'est-ce que j'ai ? Je me suis assis face à cette personne. Il y a je me suis je termine je termine.

Je me suis assis face à cette personne et ça m'a fait du bien. C'est à partir de là que mon changement il a commencé. Quand je me suis occupé de ma santé dans la tête parce que quand j'arrive en prison au début, bah je reste un homme en colère, un homme qui a perdu son frère, un homme qui même qui dit "Mais moi, ils ont tué mon frère, moi je les ai pas tué".

Dans le déni, c'est ça la réalité. Comment on accompagne psychologiquement parce que ça part de la psychologie comment on accompagne psychologiquement ses familles ? ces jeunes et surtout ces femmes.

Moi je juste je peux répondre à son camion, je vais très vite. Vous vous avez été en prison parce que vous avez voulu faire vengeance. J'ai bien compris.

Oui. Et pardon d'être corporatiste. Abdah est aussi policier.

Vous savez monsieur et c'est là où Linda, je vais vous peut-être vous contrarier, là où la politique, c'est pour ça que j'ai passé de policier à la politique peut changer les choses, c'est que il y a un jeune majeur de 18 ans à Vignon qui a tué de 100 franc un policier Éric Maçon qui avait deux petites filles et donc je vais vous peut-être vous choquer dans ce que je vais vous dire mais qu'il soit dans 9 m² dans des conditions minimalistes sans confort, c'est la moin des choses. Vous n'avez pas compris le concept de vos projets. J'allis finir.

J'allais finir. Est-ce que est-ce qu' pe est-ce qu' pe est-ce que quand on pense pas comme vous on peut terminer ? Donc donc oui mais je suis pas je suis pas le dernier des compes donc vous verrez bien que je vous répéter plus oui mais d'accord mais répé pas s'il vous plaît je vous même si vous avez du mal à l'entendre que la prison aujourd'hui personne vous oblige à y aller.

Je parle pas pour vous mais je parle pour celui qui a tué le policier. avant c'était 23 ans la peine qui était encour mais je peux terminer la peine c'est parce qu'on n'est pas d'accord vous allez nous couper hein donc la réalité la réalité j'ai bien compris mais je précise juste que le politique a permis même s'il a fallu attendre une fois de plus et c'est pour ça que pour la politique elle doit anticiper plus que réagir il y a fallu qu'il y a un policier qui soit tué de sang froid de deux balles par un dealer puisqu'on parle de drogue qui venait juste d'avoir 18 ans pour que la peine elle passe de 23 ans à 30 ans. Et oui Adama, moi les conditions que vous évoquez, je pense d'abord aux agents pénitentiaires qui eux font un travail formidable et dans et dans et dans le cas que je vous évoque avec ce dealer qui a tué le policier maçon, moi les petites filles qui vont déposer tous les mois des dessins sur la tombe de leur papa ça compte d'abord et avant tout. pour qu'il soit sur 9 m car dans une prison et qui manque de place bah oui moi je suis pour qu'on crée des places de prison quand on a des assassins, des criminels qui peuvent nous sommes dans la prévention c'est ce que j'explique.

Ce n'est pas le concept du projet je à aucun moment je dis je suis antiprison. Je dis pourquoi j'ai décidé, je termine pourquoi j'ai décidé de faire ce projet c'est parce qu'aujourd'hui il y a une méconnaissance 1 de la justice. De deux, il y a des jeunes qui pensent que la prison c'est facile et il y a des familles de victimes qui pensent que la prison c'est facile.

En faisant ce concept là, j'ai des familles de victimes qui me disent "Ah, en fait il vit la misère, en fait il n'est pas bien." Et j'ai des jeunes et j'ai des jeunes aussi. Je termine faut qu'on avance et j'ai des jeunes aussi et j'ai des jeunes aussi qui me disent ah je pensais que c'était le club med mais en fait je pas est-ce que c'est possible de prendre la parole des on vous laisse tous les deux non mais juste ra juste quelques points de réflexion je me permet de prendre 30 secondes puis je vous laisserai continuer à débattre il y a pas de sujet je trouve que je trouve que les images qu'on a vu de la de La mère sont terribles.

Elles elles sont terribles et elles elles apportent beaucoup de choses. Cette maman a laissé son enfant à la qu'est-ce qui se passe quand on est à la moi, j'étais pour payer mes études, j'ai été éducateur en accueil d'urgence d'enfants. Donc vous êtes éducateur, vous êtes en accueil de nuit à Villeinte à l'époque et on vous amène deux gamins et on vous dit il faut les coucher.

OK, mais c'est quoi leur dossier ? et ben le père vient de tuer la mère ou la mère est morte en overdose ou donc c'est des cas lourds que vous avez comme ça que vous devez aller coucher qui se retrouve dans une chambre avec d'autres gamins qui portent à peu près les mêmes problématiques, qui ont pas demandé à être là et qui sont dans une maison avec une soixantaine de gamins qui ont des dossiers pas toujours aussi lourds que cela en tout cas qui ont des problématiques compliquées. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui dans les AZ ou dans ces métiers d'éducateur spécialisés ?

C'est un métier pénurique, c'est un métier où on a du mal à recruter. C'est un métier où vous avez la moitié des éducateurs qui ne sont plus pas diplômés parce qu'on est obligé d'avoir finalement des éducateurs si nous on peut pas faire tourner la machine. Et donc vous pouvez avoir des gens qui tout autour peuvent avoir en effet ce que vous dites c'estàd pas fait correctement leur boulot.

C'estàd que l'État a pas pris en charge mais peut-être par manque de moyens. Ça c'est le premier point. Le second point c'est que en effet beaucoup d'associations sur le terrain aujourd'hui s'essoufflent.

C'està dire que ces dernières années, on a quand même beaucoup beaucoup moins de moyens sur les questions de de prévention et on a un gros discours sur les questions de répression qui montent. C'est-à-dire que depuis une vingtaine d'années, en fait, la seule solution qu'on trouve, c'est plus de répression alors qu'en fait, il faudra un équilibre et il y a pas à poser, il y a pas, je le répète encore une fois, il n'y a pas opposé répression et prévention. Les deux doivent aller doivent aller de pair.

En plus pour parler enfin pour parler des questions de solution et la question de la justice, on parlait tout à l'heure de la des mineurs et l'atténuation en fait du fait d'être mineur. Moi ce qu'il me semble et ce qu'on apprend dans l'éducation populaire ou quand on est éducateur, c'est d'abord que la sanction doit être rapide et et lisible au niveau du gamin. Donc il doit y avoir une une sanction qui est lisible.

Là, les gamins qui ont qui ont fait l'effet vont être jugés dans 4 ans où on aura leurs sanctions dans 4 ans. Ça n'aura que très peu d'impact. Bien sûr qu'il faut le temps de la justice, mais ça n'aura que très peu d'impact sur la génération qui qui a connu et il faut qu'on ait un impact là-dessus.

Sauf qu'il y a le temps de l'enquête aussi. Mais bien sûr et du coup il faut arriver à à lier ça et quand même à donner euh des informations. Et je pense qu'ussi la justice gagnerait beaucoup à faire plus de pédagogie, plus de transparence, aller dans le dialogue.

Non, vous êtes là et c'est et c'est très bien, mais je pense qu'il faut aller un peu plus euh il faudrait qu'on aille sur le terrain euh ensemble sur ces territoires là pour que vous passiez la pédagogie de votre travail. En fait, c'est complexe, ça demande du temps, euh ça demande des moyens. Euh mais il faut y aller parce que ce que je ressens moi quand je suis sur le terrain, quand je suis sur le terrain, de la part des habitants des quartiers populaires, de la part des éducateurs, de la part des professionnels qui travaillent là-dessus, c'est qu'il ils comprennent pas ce qui se passe.

Hm. Ils ne comprennent pas en effet tout ce qui est remonté. C'est-à-dire, vous disiez tout à l'heure très justement sur certains territoires que le cadre est parfois remplacé par des trafiquants, par les stupéfiants qui donnent un autre cadre parce que l'État finalement n'est plus n'est plus présent.

Mais ces jeunes-là vous disent aussi que finalement ils ne comprennent pas que le leur leur quartier soit pris en otage h par des trafiquants et ils comprennent pas encore plus que ce soit à chaque fois les mêmes quartiers. Donc les quartiers les plus Non mais bien sûr je vous regarde où vous parce qu'on est pas madame. [rires] Les quartiers les plusérisés, les quartiers aussi les plus compliqués où on a l'impression que le service public [grognement] n'est pas n'est pas le même partout.

Pascal qu'est-ce qu'on fait ? On a un projet qui est réel aujourd'hui. Si ça peut être dissuasif auprès des jeunes, je pense qu'il faut le mettre en marche, faut y aller.

Est-ce qu'aujourd'hui quelqu'un est prêt à s'engager ici là maintenant devant tout le monde, devant la France entière qui peut aider à financer Adama ? Je vous écoute. Qui s'engage ?

Qui s'engage réellement sur papier là maintenant ? Qui s'engage ? Le gouverne les 6is.

Vous engagez ou pas ? Parce que là, il a il a besoin d'être financé. Il il a il a un camion.

On en a besoin de combien ? 50 100 200 le max. Le max sensibiliser, dissuader.

Est-ce que vous dites ? Alors, je suis dans l'opposition, je peux pas décider le budget comme ça. Mais mais si j'étais dans la majorité, je le ferai de toute façon.

Vous souvenez le début de l'émission. Oui. J'ai commencé par dire faut faire de la prévention.

Oui. À fond à fond à fond à fond à fond. Don tous les moyens possibles.

C'est un des exemples. Il y en a plein d'autres dans plein de domaines. Mais c'est clairement ça l'axe majeur.

Si on veut réparer les choses, c'est l'axe majeur dans lequel on doit on doit on doit aller. Parce que quand on arrive effectivement au pénal, c'est-à-dire devant le tribunal ou même en prison, on est déjà en bout de chaîne, c'est déjà trop tard d'une certaine manière mais en même temps, on peut pas être fataliste et il faut continuer à aller de l'avant. Et la prévention, c'est ça l'enjeu, c'est comment on fait pour continuer à vivre en Hugo, qu'est-ce qui empêche aujourd'hui ? [rires] Qu'est-ce Non, c'est une question pour pas vu, je crois.

Du coup, je vais applaudir. Voilà, on a Ah, ça fait plaisir. Ça fait plaisir qu'il soit passé ça ce soir.

Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui un mouvement d'ampleur comme la France insoumise d'aider ce d'aider à Dama ? Bah les moyens, c'est quoi ? C'est les moyens financiers.

On peut la France insoumise peut pas aider peut pas aider. Bah, c'est une vraie question, c'est une véritable question parce que moi je trouve ce qu'il fait, c'est en fait il substitue au rôle de l'État. C'est important ce qu'il fait.

Très important. Ça ça poserait d'autres problèmes juridiques mais mais pourquoi pas dans l'absolu. On peut on peut on peut aider des associations, on le fait quand il y a des grèves, on aide les caisses de grèves.

Donc c'est c'est techniquement possible. Mais encore une fois, je pense que ce n'est pas le rôle d'une organisation, d'un parti politique en tant que tel à le faire. C'est le rôle de la puissance publique.

Très clairement. Bah ça peut être ça peut être les collectivités. Oui.

Oui. Mais je pense que quand il y a un certain nombre de villes désormais qui sont dirigé par vous êtes aidé vous êtes aidé par les villes qui qui acceptent de vous accueillir et cetera. Et si et voilà aussi, il y a de plus en plus de préfecture.

Il y a un fond interministériel de prévention de la délinquence. Aujourd'hui, l'essentiel de l'argent de ce fond intermissel de prévention de la délinquence, il sert à mettre des caméras et d'ailleurs grâce aux caméras, tout va mieux dans le pays. On fait pas d'émission sur les jeunes ultraviolents, hein, comme vous l'avez constaté.

Peut-être que ce fond intermissiel de prévention de la délinquence, il pourrait aider à financer des dispositifs qui préviennent la délinquence comme celui-là. On on essaie de tourner autour des solutions euh dans cette partie de l'émission. On va voir ce qui nous manque.

Maître Vatique ? Non, moi peut-être un mot. On a beaucoup parlé des jeunes, on a beaucoup parlé de l'ultraviolence, on a parlé de la prévention, la opposé à la répression.

Pour moi, il y a un sujet qu'on a effleuré rapidement mais qui aurait pu être le titre de votre émission ce soir. L'aide sociale à l'enfance récit d'un fiasco. C'est ça le vrai cœur du sujet aujourd'hui et ce soir.

Je rappelle que Louis, la victime, est à l'aide sociale à l'enfance. Je rappelle que ceux qui ont vraisemblablement commis ce crime sont à l'aide sociale, à l'enfance. Donc ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que à la fois l'aide sociale à l'enfance n'a pas réussi à protéger Loui et à la fois l'aide sociale à l'enfance a réussi ce double coup de ne pas poser un cadre à ceux qui ont commis ce crime. Voyez en fait il y a un vrai problème, il y a un vrai sujet. Je suis venu sur le plateau la semaine dernière, la semaine d'avant, on en a parlé pour Liana où une des jeunes filles avait subi des attouchements et il y a eu un signalement qui a été fait par l'aide sociale en France.

Enfin, à quel moment on peut imaginer qu'un parent euh qui aurait euh une gamine qui subit des choses extrêmement graves procéderait simplement à un signalement ? Non, on se déplace, on va déposer plainte auprès euh du d'un commissariat, auprès euh d'une gendarmerie parce que c'est notre enfant. Et là, pour Louis et bien euh si euh nous étions les parents, et bien probablement que nous aurions que nous serions partis voir un commissariat, un procureur de la République, une gendarmerie. n'a pas été protégé parce que nous avons en face de nous une institution qui dysfonctionne de bout en bout.

C'est-à-dire que vous avez des fonctionnaires, des contractuels qui travaillent de 9h à 17h et puis à 17h et bien ces gamins ils se retrouvent sans parents. C'est d'autant plus d'autant plus et pardon pardon il tr mais je vous rejoins parfaitement sur ce que vous disiez. Il y a une vraie responsabilité.

Il y a une responsabilité à 17h. Quand on tourne la clé de la porte de son bureau et qu'on ferme la porte et qu'on repense à ses gamins seulement le lendemain. Et bien non, il y a une responsabilité.

On n' pas su collectivement protéger Louis. On n' pas su collectivement protéger ses jeunes d'eux-mêmes également. Et donc effectivement ce sujet doit être mis sur la table. qui doit être traité en profondeur.

C'est d'autant plus c'est d'autant plus c'est d'autant plus incompréhensible et c'est d'autant plus je dirais condamnable que nous avons un de nos confrères qui a maintenant 2 ans Ah oui a commis un livre en quête mais absolument terrible parce qu'il a passé 18 mois à suivre jour après jour le fonctionnement justement de l'aide à l'enfance. Il en a conclu que c'était une fabrique du meurtre, hein. C'est le titre, je crois, d'ailleurs, de son livre.

Et en plus qui, il faut le dire pour sensibiliser les Français qui sont pas au courant que ça ça coûte à la collectivité mais 10 à 12 milliards par an qui sont foutus en l'air. 11 milliards pour les départements. Ouais.

Enfin, non, c'est l'État mais en tout ça fait 12 milliards parce que ce sont les départements qui l'ont pris en charge mais qui le prennent en charge. Mais c'est de l'argent donné par l'État au département. Donc mais c'est absolument scandaleux que personne n'ait bougé le petit doigt là-dessus.

C'est absolument incroyable. C'est pas un sujet qui est mis sur la table. C'est pas un sujet qui Et il dit alors qu'est-ce qu' est le constat qu'il dit ?

Il dit que les gamins, vous n'avez pas le droit quand ils veulent sortir le soir, vous n'avez pas le droit de les empêcher de sortir quand ils sont à l'aide sociale à l'enfant. Moralité c'est l'école du crime, c'est la prostitution. Il tombe dans les dans les mains de Proxenet et c'est des règlements de compte à tir la Rigo.

C'est absolument c'est un scandale d'état d'état. Par contre Maximute, vous savez que les caméras de vidéo protection de mon analysis Blâ ont permis dans l'enquête de Louis de contribuer à identifier et à interpeller les suspects qui sont actuellement des transisoires par empêcher que soit mort en fait. Oui, mais je suis d'accord monsieur Bernalis mais vous l'avez dit vous-même dans la société il y aura pas de risque zéro.

Donc je veux juste dire sans polémique que les caméras de vidéotection ça permet souvent d'er des affaires sur les attentats du 13 novembre à Baou. La vidéo protection de la RATP a permis aussi de faire avancer à grand V l'enquête notamment avec cette dame courageuse qui a signalé là où était logé les le commando qui restait des théoristes du tr d'or. Donc arrêtez de dire que c'est complètement inutile.

Vous voulez une pond desération soitisant sur prévention répression les caméras c'est important. Thb non mais encore une fois on essaie de trouver des solutions là. Ouais.

Dans tout ce que j'entends, moi je me dis que j'aimerais pas travailler à l'aide sociale à l'enfance parce que quand on entend monsieur, on a l'impression que tout est mal fait. Donc heureusement, il y a des choses, j'espère, qui sont des enfants où ça se passe très bien et tant mieux. Alors oui, il y a des choses améliorer, j'en suis entièrement d'accord.

Euh oui, il faut continuer de mieux protéger avec plus de plus. Mais vous, qu'est-ce que vous attendez comme solution ? Qu'est-ce que vous aimeriez comme solution ?

Ben comme solution, je crois que tout le monde le dit depuis le début, c'est qu'il y a pas le budget pour amener peut-être plus de personnel, pour peut-être aider sur des autour pardon. L'aide sociale à l'enfance, les enfants ne font pas d'utes supérieurs. L'aide sociale à l'enfance, les enfants sont violés, abusés sexuellement quand ils sont placés en en en foyer particulièrement.

Vous savez, moi tous les jours pas tous les jours j'agère j'ai j'ai des bah ça en fait partie évidemment. J'ai des enfants qui ont été euh euh placés dans des familles d'accueil, qui ont été placés dans des foyers, qui ont subi des choses horribles et qui viennent me voir dès lors qu'ils sont adultes parce que enfin ils peuvent parler, enfin ils peuvent euh euh agir et ils viennent me voir en m'expliquant ce qu'ils ont vécu à 8 ans, à 10 ans, à 12 ans, à 14 ans. Donc je vous le confirme, monsieur, l'aide sociale à l'enfance, il y a tout à revoir.

C'est un scandale. On envoie une émanation aujourd'hui. Il y en aura il y en a eu d'autres hier.

Il y en a aujourd'hui. Il en s'il vous plaît mais de donc il faut apporter des solutions. Je les ai pas hein.

Moi je suis pas au pouvoir. Donc aujourd'hui je on fait un constat mais en tout cas j'espère aussi quand même que sur les je sais pas centaines de peut-être milliers d'enfants qui sont placés aujourd'hui tous ne sont pas violés tous ne sont pas violentés tous heureusement ne tuent pas aussi. Donc voilà il y a des solutions à les trouver.

En effet du budget, on l'a tous dit. Maintenant, [grognement] j'ai pas les autres solutions. Moi personnellement, je pense que déjà une solution oui forcément il y a le budget.

Il manque de manque de main d'œuvre et pour la justice et pour les policiers et pour l'aide sociale enfance et pour aussi le nombre de foyers. Et on vous entend bien dans le micro. Bien dans le micro.

Tout ce qui est justice, tout ce qui est au niveau de la justice, j'ai lu un rapport avant hier sur le la dernière des mineurs, ça a été fait l'année dernière quasiment jour pour jour en juillet et il pointait déjà qu'il manquait deux places en centré d'éducation fermé. Il manquait des magistrats pour les les enfants. Il manquait il manque plein de choses et il y a tellement de problématiqu aussi.

Ce qu'il faut pas oublier c'est que par rapport tout à l'heure on parlait des parents, vous vouliez mettre l'action mettez bien le micro devant la bouche, vous vouliez mettre l'action sur les parents. Donc il y a l'article 227-17 du c pénal qui prévoit bien que les parents ne doivent pas se dissoudre ne doivent pas se soustraire à leurs obligations, notamment à l'éducation par rapport à la moralité et à l'éducation des enfants. Ça c'est un point.

Ensuite euh par rapport à l'aide sociale à enfance, on sait que par exemple notamment pour Louis euh il y a eu il a déjà fait une plainte le 11 mai et ensuite il a déjà eu un signalement avec un gendarme, il a pas se déportter plainte mais il y a eu un signalement le 12 juin et sauf que personne n'a agi, il y a personne qui a il y a rien qui a été fait donc c'est je pense on peut le qualifier comme ça donner un assistance à personne en danger ou plus précisément aux mission de porter secours. Hm. Donc ça c'est un autre sujet juste sur les sur les juges des enfants.

J'arrive, j'arrive, j'arrive, j'arrive chiffre sur les juges des enfants pour pour les les solutions, les moyens. Euh comme je le disais tout à l'heure, c'est un c'est un packaging complet, hein. Euh il faut partir euh d'en haut avec les parents, les aider, les ass les assister quand il y en a besoin, les responsabiliser impérativement parce qu'il y a quand même beaucoup de parents défaillants.

Euh deuxièmement, euh c'est remettre à plat euh la loi sur la protection et les sanctions sur les mineurs. Il faut aussi y réfléchir et pas y réfléchir qu'avec que des parlementaires ou qu'avec des experts ou qu'avec des magistrats, mais tous ensemble. Dominique disait que c'était la société qui se devait de rester comme elle est.

Moi, je pense qu'on peut l'améliorer mais à condition de tous travailler ensemble. Ensuite euh le packaging euh c'est euh la société, elle est elle est euh elle s'est ensauvagée hein, c'est le c'est le terme maintenant qu'on dit euh sauvons nos enfants. Bah c'est un constat de toute façon euh comment on fait ?

Et ben on travaille aussi avec comme le dit Linda, l'éducation, la formation, redonner le goût aux enfants de travailler, redonner un peu de moyens à nos enseignants même s'ils en beaucoup, même s'ils ont tout fait aussi pour plus avoir d'autorité dans leur lycée. Et maintenant, il la réclament l'autorité. Il faut retravailler avec eux.

Il faut associer tout ce beau monde. Justice, police, gendarmerie, éducateur, Adama, le grand frère, Reda, la pour réussir à l'armée aussi. pour réussir à retrouver un un fondement des projets de la prévention, de l'éducation, de la formation et quand on n'y arrive pas de la répression parce qu'on peut pas on peut pas dissocier ça.

Attendez, attendez attendez, on parlait tout à l'heure d'atténuation d'atténuation des peines, d'atténuation des peines pour les délinquants mineurs. Ah qui qui parle de militaire ? Ah ben prendre le micro Clément aussi euh juste sur les Non non non Clément non non Clément Clément Clément Clément Clément Clément c'est je rejoins je rejoins euh Pascal de ce qu'il disait en début d'émission euh l'armée euh parce que figurez-vous qu'avant d'être surveillant j'ai été dans l'armée h euh dans l'armée de terre euh pas longtemps mais j'y été euh et c'est eu c'est ça peut être une solution mais pas un service volontaire de de merde.

Là c'est pas un service de merde pour c'est pas un service de merde. Vous pouvez pas dire ça. C'est un service militaire obligatoire 1 an comme à l'école.

C'est pas le rôle de l'armée l'éducation c'est l'école. C'est pas l'armée d'éduquer. C'est pas l'armée l'armée à l'époque à l'époque de de mon défunpère euh qui qui est rentré dans l'armée d'ailleurs par le biais de de ce service militaire.

Mon père il m'a dit "Si tu savais ce que j'ai vu. J'ai vu des mecs arriver avec des cheveux longs qui fumaient des joints. D'accord. des barbes comme ça et ressortir des mecs mon pauvre incroyable.

Ah parce que c'est mal les cheveux longs et les barbes. Bah je sais pas je sais pas c'est l'impression de me dire ça. Ça fait quoi si des bares des cheveux long ?

Mais que j'ai dis ça mais le rôle de l'armée c'est pas c'est pas l'éducatif l'armé. Est-ce qu'à un seul moment j'ai dit que les cheveux longs et bar bon ben alors c'est quoi le problème ? Bah on va pas les de la barbe.

C'est quoi c'est quoi rapport des cheveux longs ? Mais parce que dans l'armée on a pas les cheveux longs, on a pas de grosses barbes. Qu'est-ce c'est quoi pour toi ?

C'est question que je te pose pour toi l'armée c'est un rôle éducatif c'est pas l'école c'est l'armée pour moi je pas dit que ça avait un rôle éducatif pour moi l'armée ça peut contribuer ça peut contribuer à avoir un rôle éducatif voilà ça peut contribuer éducatif par cheveux je pas d'accord mais quand je parle des cheveux de tuas pas de chev j'arrive pas j'arrive j'arrive pourquoi pas d'accord non parce que pour moi le rôle de l'armée c'est pas éducatif je l'entends ce discours souvent mais l'armée formateur dire les militaires, les militaires euxmêmes les militaires eux-mêmes le disent. C'est pas notre rôle de former la délinquence ou de former les gens qui ont c'est pas notre rôle délinquant ou les mecs on par ici à l'armée mais en formant au métier de l'armée au métier de l'armée de différents métiers qu'il y a dans l'armée, ça peut te faire sortir de de ce cercle vicieux au volontariat au volontariat mon délinquant et vous les reformez. Kevin Kevin Kevin Kevin juste une chose là où on a un problème en réalité c'est quand on parle de délinquence des mineurs et que dans mon souvir le service militaire c'était quand vous arriviez à 18 ans.

Oui, le problème il est mais mais il me semble mais il me semble qu'à l'époque euh si je dis pas de conneries euh il pouvait y avoir sur dérogation des parents une entrée euh voilà un apparticipé c'est sur le cas on peut s'engager à 16 ans hein. Voilà. Oui.

Pascal. Pascal. Alors moi je suis bien concerné parce que j'ai fait l'armée.

Ah dans les fusiliers commandau de l'air dans l'armé. Mon père était dans l'armée de l'air aussi. Voilà, mon père a fait la guerre d'Algérie donc et l'armée pour moi était formateur.

Grâce à l'armée, j'ai passé un diplôme de maître chien et je me suis dit peut-être que dans le civil, lorsque je reprendrai ma place dans le civil, ça pourrait me servir pour faire un métier. Voilà, j'ai pas eu la chance de faire de grandes études, je les ai fait après. Après le mon service militaire, j'ai repris mes études, c'est pour ça que je suis devenu éducateur.

Mais je pense que l'armée, c'est peut-être une des solutions qui est facile. Un jeune qui est un peu en perdition, il y a un cadre. Hm je pense que s'il a pas le cadre à la maison, il peut avoir le cadre au sein du service un exemple et après je rends le micro inquiétez pas exemple et après Clément rend le micro.

Vous avez euh une personnalité, Marius, il doit savoir. Oui, voilà. Marius était un délinquant marseillais à l'époque euh quand il était gosse.

Et c'est un commissaire de police. Moi, j'ai lu son bouquin, parcours commando et c'est un commissaire de police qui lui a dit "Écoute mon grand, soit tu vas là-bas et tu fais quelque chose, soit là-bas, voilà, soit tu vas mal finir." Et ben Marius, c'est un mec qui a passé euh plus de 20 ans dans les forces spéciales chez les commando marines.

Voilà. Et c'est un mec qui aujourd'hui fait des des bah il faut qu'on après on en apprend parce que là on fait les éloges de l'armée, je veux bien mais après on envoie quoi les petits jeunes en Mali au Mali après ça fait tuer des familles en deil c'est ça que tu veux pour les enfants les ramen l'armée on envoie au chat au Mali pas là K pas sans armé qu'est-ce qu'on fait sans armé sans armé qu'est-ce qu'on fait sans armé là sans armé qu'est-ce qu'on fait voilà' juste rapidement pour prendre un peu de de hauteur là-dessus moi je pense qu'on est une société aujourd'hui où on a du mal à poser le cadre c'estàd que quand un jeune traverse de l'âge de 3 ans en grandissant il voit ses parents, il voit les enseignants, il voit des animateurs, il voit des éducateurs, il voit pas mal d'adultes finalement euh qui pourraient l'aider à connaître les repères et à connaître le cadre. Vous savez ce qu'on dit dans euh euh dans plusieurs pays d'Afrique.

D'ailleurs, pour élever un enfant, il faut tout un village. H donc, il faut tous les adultes qui l'entourent et qui puissent agir et qui puissent l'orienter et l'aider à l'éduquer. Et je pense que c'est là-dessus qu'il faut qu'on travaille.

Je pense que quand on dit euh le péril jeune hm ça a été dit tout à l'heure et je suis tout à fait en accord avec ça, on dit ça depuis 2000 ans il y avait des philosophes qui disaient ça euh de depuis très longtemps. Euh peut-être qu'il faudrait aussi s'interroger sur les adolescents qu'on a aujourd'hui. Cette génération peut-être d'adultes qui sont pas totalement finis et euh qui euh ont peut-être du mal parfois à poser à poser un cadre.

Peux vous poser une question Reda. Pardon ? Vous vous parlez pas des réseaux sociaux ?

Je vous en ai parlé en in. Moi je sais mais là pour le remettre sur le il y a une proposition, il y a un débat sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes, moins de 15 ans, moins de 16 ans et cetera, il y a ce débat qui est posé. Est-ce que pour vous ça aiderait ?

Ah moi ce qui m'a choqué c'est que 24h ou 48 he après les faits, je puisse encore que que que j'ai pu encore accéder à la vidéo. Ouais. Est-ce que c'est normal ?

Interdiction, c'est bien. Est-ce que finalement voilà est-ce que c'est normal avec des images insoutenables ? Euh voilà.

Est-ce qu'on arrive nous encore ? Je veux dire, il y a il y a TikTok existe enf je je peux citer plusieurs marques, mais vous avez un réseau social qui fonctionne d'une certaine façon en Europe et pas de la même façon en Chine où il y a pas le même contenu. Il y a un contenu beaucoup plus pédagogique d'une certaine façon et de l'autre.

Quelle est la quelle est la main mise qu'on peut avoir nous pour limiter euh tout ça ? Il y avait des parents qui me parlaient par le biais du du cercle de restriction que j'anime ou le livre qu'on avait pu écrire sur la question de la de la sécurité qui disait en fait pendant le covid je pensais que mes enfants étaient à l'abri chez moi et en fait je me suis pas rendu compte qu'ils avaient ça et qu'en fait les problèmes sont arrivés par là. Ouais.

Voilà. Et donc j'ai perdu j'ai perdu mon enfant par le biais des des réseaux sociaux. Ma pardon maître il a parlé une seule fois ce soir je le sais.

Je le sais. Non non non, je je suis beaucoup dans l'observation parce qu'encore une fois c'est hyper intéressant mais il y a Mais est-ce que juste sur les réseaux sociaux est-ce que vous vous dites tiens dans les dossiers que je traite il y a peut-être quelque chose à creuser là ? Certainement.

Certainement. Il y a il y a il y a il y a une émergence de l'immédiaté d'information qui est évoquée tout à l'heure. Il y a une émergence de l'usage de des réseaux sociaux qui est exacerbé.

Je pense que ça fait partie des choses qu'il faudrait apprendre aux jeunes en fait en réalité, plus d'un point de vue éducatif que d'un point de vue répressif ou plus ou que d'un point de vue de la justice. Il y a néanmoins quelque chose que je voudrais mettre dans les débats parce que depuis tout à l'heure, chacun parle un peu de son point de vue. C'est-à-dire j'exclus complètement les représentants politiques de ce de ce sujet parce que chacun porte un peu son agenda, mais on a des citoyens qui du point de vue de d'anciens surveillant pénitentiaire de alors je caricature pas mais de maire aussi qui a des qui a été très marqué par la vidéo de la maman de de Louis.

Euh chacun parle de son cit pas la maman de Louis, la maman de de excusez-moi. Euh il y a il y a deux personnes ici quand même qui ont qui ont été au prises directement avec la justice. Euh c'est Karim et Adama.

Euh et je je trouve ça extrêmement intéressant d'avoir leur point de vue sur ce qui répare en fait. Et mon point de vue d'avocate c'est quand même parce que j'accompagne des délinquents, des agresseurs, des mises en cause, des mises en examen présumés et cetera, OK ? Mais que j'accompagne aussi énormément de victimes, de familles de victimes.

Je ne sincèrement je ne connais pas une famille de victimes qui a été satisfaite d'un chiffre annoncé à la barre. C'est-à-dire que parce que quelqu'un prend 18 plutôt que 15 ou que 10, ça répare pas le dommage. Les gens ne se remettent pas du traumatisme qui est le leur par un chiffre.

En fait, ce qui répare, je vais vous le dire et ça a été évoqué tout à l'heure, ce qui répare et on le voit, c'est l'audience. C'est le moment où l'agresseur se retrouve face à sa victime et il doit la regarder dans les yeux en expliquant ce qui s'est passé quand c'est une possibilité. Et je déplore qu'il y ait pas eu cette expérience là.

Je pense que ça aurait changé énormément de choses. Je veux pas préjuger de de ton histoire et je veux pas en parler, mais je pense je crois j'espère, tu vois, que s'il y avait eu un moment où il y avait eu cette audience-là, où il y avait eu ce moment de vérité parce que je peux vous assurer que quand on est en audience et qu'on vit un moment de vérité comme ça, on est tous mais on ferme tous sa bouche en fait hein. C'està dire que c'est d'une violence extrême mais c'est aussi d'une beauté incroyable cette réparation là et c'est comme ça qu'elle marche pas par les chiffres, pas par la prison et pas par Qu'est-ce que vous dites de de Attendez, non qu'est-ce que vous Juste on parle de Je vous donne la parole juste après Karim ?

Non t'inquiète pas. Qu'est-ce que vous Qu'est-ce que vous dites de ça de cette réflexion là ? Euh pour toute la finé, je suis un peu fatigué donc j'ai pas tout suivi.

Je suis à côté de la plaque là. J'ai envie de faire pipi en plus. Donc [rires] je suis désolé, c'est jamais arrivé dans cette émission.

Non mais vous voulez que je vous libère avec un peu la non mais ça va ça va. En plus il y a Hubert il y a Hubert qui m'appelle depuis tout à l'heure, il m'arcelle. Ah non non non mais par contre non par contre oui ma fille elle a eu faire on a fait on a on a on a eu enfin on a fait face à à la grisselle de ma fille [grognement] et le plus incroyable c'est que c'est moi qui me suis fait virer de la salle d'audience parce que j'ai failli massacrer le mec.

Je me suis levé je l'ai insulté tous les noms devant et le président de la salle il m'a dit bon bah vous sortez. Mais ce qui m'a choqué, ce qui m'a dérangé, c'est comment est-ce qu'un président de un président, pardonnez-moi, mais comment est-ce qu'il ose demander à une gamine de 13 ans parce que à l'époque de du jument, elle avait 13 ans la petite. Comment est-ce que il a demandé des détails dans une salle rempli une gamine de 13 ans devant tout le monde ?

Non non, j'ai été choqué et du coup c'est là que je suis sorti, j'ai serré, j'ai vraiment serré et donc bah le président il m' Mais ça y est, ça y est. Mais voilà mais est-ce que est-ce que de retrouver alors vous vous dites que vous avez pardon pété les plombs à ce moment-là ce que disait c'est peut-être qu'il y a un moment aussi important de se retrouver face à l'agresseur. Pour vous ça n'a pas c'est important pour moi oui pas pour ma fille.

Je pense qu'on aurait pu on aurait pu mais il y avait pas de h clos il y avait pas de non non non pas du tout c'était non non non 13 ans. Ma fille elle avait 13 ans. Elle est passée à la barre et en plus vous savez quoi ? correctionnel, il a pris et le monsieur il a pris un correctionnel et donc il y avait tout un tout un banc de d'avocat des gens bah qui qui attendaient leur jugement et tout et là on demandait une gamite de 13 ans mais qu'est-ce qu'il vous a fait mais sérieusement ? [raclement de gorge] Ah ouais, après ça y est après même en correction.

Michel Michel d'un mot vraiment un mot parce qu'on a on on touche à la fin. Est-ce que vraiment 30 secondes Oui oui je juste revenir sur un truc où quand on le parlait un petit peu des sentences qui n'étaient pas accepté par les victimes, mais elles ne sont pas aussi acceptées par les coupables. C'est d'ailleurs pour ça qu'il y a un nombre incalculable d'appels parce qu'ils sont soi-disant trop condamnés.

Maintenant, je vais revenir sur les réseaux sociaux, mais je pense aussi que les chaînes de TV info comme la vottre et toutes les autres, vous êtes aussi un petit peu responsable de tout ça. Je vais vous donner l'exemple de quelque chose qui m'a choqué, c'est quand on on en a pas parlé du tout ce soir, mais le petit douier là qui se permet de demander 2 € de qui se permet de demander 2 € pour que on puisse passer le canal. Oui, mais je m'en fous du nom. 14 ans sur le canal. 14 ans.

Bon, vous avez le père qui dit "Mais c'est merveilleux, mon gosse fait quelque chose de bien." Et vous avez les antennes de télé qui sont pas qui sont toute la journée en train de le relayer. Alors, vous savez dans l'image d'un autre gosse de 14 ans qui va voir ça, il va dire "Mais on n pas besoin de faire de la téléréalité pour devenir une star.

Il suffit qu'on fasse les cons dans la rue et c'est d'ailleurs ce qui va se passer." et des et des petits et des petits euh douiniers, vous allez en avoir plein. Voilà pourquoi.

Parce que vous en avez fait de la publicité, c'est tout. Et c'est mon côté où je suis en colère et c'est ce que je voulais vous dire. J'entends j'entends votre colère.

J'entends votre colère. Vous aurez noté qu'à 23h59, on en avait pas parlé. Mais on m'en a pas de Vous m'avez je vous avais demandé tout à l'heure de me laisser en parler.

On a plus le temps. On avait pas parlé. Merci en tout cas à toutes et à tous d'avoir participé à ce forum ce soir en direct sur BFM TV.

C'était encore une fois un forum important qu'on voulait faire et encore une fois comme au début de cette émission, on le redit.