🔴 Résultats des élections municipales : Manuel Bompard, invité de France Inter !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mais d'abord avec nous dans ce studio ce matin le coordinateur de la France insoumise. Bonjour Manuel Bompard. Bonjour.
Bonjour. Merci d'être au micro d'interre. Chers auditeurs, appelez-nous, posez-nous toutes vos questions évidemment au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France.
Manuel Bonpard, d'abord une question d'ordre général. Euh la France insoumise, on l'a dit depuis ce matin, depuis hier soir même, réalise une percée dans un certain nombre de grandes villes euh Paris, Toulouse, Lille, Limoge, une élection dès le premier tour à Saint-Denis euh contre un maire sortant socialiste. Est-ce que c'est un résultat au-delà de vos espérances ?
Ah, c'est une percée qui est une percée évidemment spectaculaire. La France insoumise a fêté il y a quelques semaines ses 10 ans. C'est un jeune mouvement politique.
C'est la deuxème élection municipale dans laquelle la France insoumise était engagé. Et si on prend par exemple les listes qui avaient l'étiquette de la France insoumise, nous avons [grognement] multiplié par 11 notre score par rapport à l'élection municipale de 2020. Donc oui, c'est une percée spectaculaire et moi je veux évidemment saluer l'ensemble et remercier l'ensemble des électrices et des électeurs qui se sont porté sur nos listes et qui je pense ont fait un choix qui a aujourd'hui une répercussion nationale.
Qu'est-ce qu'est-ce que vous dites du décalage entre cette campagne à laquelle on a assisté, ces polémiques suscitées par Jean-Luc Mélenchon, ses excuses pour les noms mal prononcés de Raphaël Gluxman en meeting, l'affaire de Lyon et ce résultat euh dans les urnes. Est-ce que vous dites finalement euh le bruit, la fureur, ça marche ? Je dis surtout que c'est un décalage qui sans doute peut-être vous apparrait à vous parce que c'est vrai que dans un certain nombre de médias et de la part d'un certain nombre d'instituts de sondage, les résultats que nous avons réalisés hier soir peuvent apparaître surprenants.
Mais en l'occurrence, je pense que tout le monde devrait s'interroger sur le fait que ces polémiques absolument grottesques contre la France insoumise ne correspondent évidemment pas à ce que pensent les électrices et les électurs que là en l'espèce Jean-Luc Mélenchon lui-même en est allé jusqu'à jusqu'à s'excuser précisément c'est gr parler de ça pendant 10 jours alors qu'il s'est excusé d'avoir écorché un nom dans un meeting. Il faut qu'on parle de ce qui va se passer dans ce dans ce second. Manuel Bompard, vous en avez appelé vous-même hier à la constitution d'un front.
C'est votre expression d'un front. antif-faschiste. Est-ce que vous pouvez nous nous expliquer ce qu'est ce front anti-fasciste et à partir de quel moment vous considérez qu'un candidat, si je vous suis, est fasciste et qu'il doit donc justifier qu'un qu'un front s riche contre lui ?
Bah d'abord, évidemment, ça concerne l'ensemble des villes villes pardon où il y a un risque de victoire de l'extrême droite ou d'une droite qui de plus en plus se radicalise et se rapproche des idées du Rassemblement national. Bah par exemple, je vais prendre un exemple. Quand vous entendez la candidate madame Vassal qui était la candidate du parti de monsieur Retaillot euh reprendre à son compte le slogan qui a été le slogan de la collaboration.
Si ça ne vous paraît pas une dérive de plus en plus inquiétante de la droite française, sincèrement c'est que on doit pas voir la réalité de la même manière. Non mais c'est vrai que ce qui interpelle c'est que c'est que quand on entend par exemple Sopia Shikirou votre candidate à Paris elle aussi utilisait cette expression de de front antifasciste quoi. Rachid Adati elle est fasciste.
Non, mais il y a au second tour de l'élection municipale à à Paris, il y a une candidate de l'extrême droite qui est qualifié sur les mots si vous voulez, mais nous nous appelons partout, je vais vous expliquer, ça sera très simple, partout où la droite et l'extrême droite menace de gagner, nous appelons à la constitution d'un rassemblement d'une fusion entre les différentes listes pour battre la droite et l'extrême droite. Comme d'ailleurs, c'est la tradition à gauche depuis la nuit des temps. Les listes se rassemblent pour empêcher la droite ou l'extrême droite de l'emporter.
Donc c'est la proposition que nous avons mis sur la table et j'entendais tout à l'heure François Hollande mais attendez, ça veut dire que François Hollande est devenu tellement irresponsable que le fait que la ville de Limog soit dirigée demain par la droite ou par la gauche, ça lui est indifférent. Peut-être pour pour certains de nos auditeurs qui n'étaient pas là à 7h50, je rappelle ce qu'elle dit François Holland. Il dit pas d'alliance et concernant les villes comme Toulouse ou Limoge ou la France insoumise arrive devant le Parti socialiste, il a dit soit vous vous maintenez soit retrait mais pas d'alliance, pas de fusion.
Bah oui, mais donc le risque s'il se maintient et et même s'il se retire, c'est à la fin de ne pas avoir la mobilisation de l'ensemble des électrices et des électeurs des différentes listes de gauche au premier tour sur la liste arrivé en tête au second tour. Et donc c'est le risque de voir ces villes soit rester à droite. C'est le cas de de Limoge de ou de ou de Toulouse.
Donc c'est une position qui a une position d'une irresponsabilité absolue. Et moi, je veux dire que c'est la démonstration, la preuve qu'on peut pas faire confiance aujourd'hui à François Hollande et ses amis pour faire progresser la gauche dans ce pays. Mais au-delà du mot d'ordre national, est-ce que les discussions elles ont commencé ?
Est-ce qu'elles ont lieu au niveau local ? Oui, elles ont lieu. Cette nuit, il y a eu un certain nombre de discussions qui ont débuté.
Euh c'est pas à moi ensuite d'annoncer si elles ont été conclues ou pas, mais je sais qu'elles sont en cours de discussion que par exemple à Toulouse et à Limoge, il y a eu des discussions dans la nuit pour proposer ce rassemblement et la fusion de la liste par exemple à Toulouse de François Picmal de la France insoumise qui est arrivé en tête et de François Bréanchon du parti socialiste et à Limoge donc ces discussionsl sont en cours et j'espère qu'elles aboutiront sur un rassemblement parce que c'est la seule condition, la seule solution pour permettre de gagner ces villes et gagner une ville comme Toulouse ou gagner comme une ville de Limoge à gauche, bah je crois que personne ne peut y être indifférent. Donc Manuel Bompard, tout ce qui s'est passé pendant cette campagne de de premier tour, la prise de position d'Olivier Fort en bureau national qui dit pas d'alliance nationale, les propos, moi j'ai en mémoire ce que disait monsieur Briançon, candidat socialiste à Toulouse qui exigeait pour une éventuelle fusion que François Picmal se désolidarise des propos qui avaient été tenus par Jean-Luc Mélenchon. Tout ça c'est oublié, passé par perdre des C'est qu'il faudra poser la question.
Nous pendant toute cette campagne, on a mené des campagnes, on a dit nos désaccords, y compris parfois programmatique avec les autres listes de gauche, mais nous on s'est jamais livré à l'insulte, à la calomnie et à la diffamation contre d'autres listes de gauche. Et donc, je dois dire que cette stratégie qui a été la stratégie y compris du bureau national du parti socialiste est une stratégie absolument mortifère parce qu'elle risque de voir et de conduire à ce que des dizaines et des centaines de villes basculent à la droite et à l'extrême droite. Donc ça, ça doit s'arrêter, il faut arrêter ça.
Et et au contraire, moi je vais pas utiliser mon temps de parole aujourd'hui comme l'a fait François Hollande pour handicaper les listes de gauche qualifié au second tour de l'élection municipale. Donc moi, j'appelle les électrices et les électeurs à se mobiliser massivement au deuxème tour dimanche prochain à Limoge, à Toulouse, à Lille, à Roubé partout pour faire en sorte qu'on confirme la percée spectaculaire qu'on a rencontré au premier tour de cette élection. On va prendre un cas concret qui vous concerne directement, c'est Marseille dont vous êtes le député.
On a à Marseille le maire sortant Benoît Pa Franck Alisio qui sont en tête au au coude à coude. Loin devant Sébastien Deelogu qui est votre candidat en 4e position, il a recueilli un peu moins de 12 % des voix. Benoît Paï dit qu'il y aura pas de tambouille, donc pas d'alliance ou de fusion des listes.
Est-ce que votre candidat monsieur Deelogue va se retirer pour éviter que la deuxième ville de France passe au RN ? Non, mais justement pour éviter que la deuxième ville de France passe au RN, il ne faut pas le retrait unilatéral d'une liste de gauche, il faut organiser le rassemblement. Pourquoi ?
Parce que sinon les électrices et les électeurs qui se sont portés sur la liste, par exemple là en l'occurrence de Sébastien Deelogue au premier tour, s'ils ne sont pas représentés sur la liste au second tour et bah peut-être pas tous. Et donc c'est prendre le risque que l'extrême droite l'emporte et ce serait évidemment une position absolument irresponsable. Donc moi, j'invite sur ce sujet Benoît Pay à revenir à la raison et j'invite les Marseillaises et les Marseillais, je sais qu'ils ont prévu de le faire dans la journée, à se mobiliser pour demander le rassemblement des deux listes à gauche.
C'est ça qui permet de garantir la défaite du Rassemblement national. Sauf que là encore pour de nouveau citer François Hollande puisque vous l'avez fait au début de cet entretien, est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe à dire qu'on veut un front antifasciste dans tout un tas de villes ? Là vous avez un maire sortant qui dit il n'y aura pas, je ne veux pas te faire de tambouche, je ne veux pas faire d'alliance.
Ça veut de dire très concrètement si Sébastien de Logus maintient, il y a un vrai risque que le RN gagne. Est-ce que dans ce cas-là, il y a pas un principe de responsabilité à dire on se désiste. Benjamin Damel d'abord faire un rassemblement entre des listes à gauche depuis quand c'est faire de la tambouille, c'est pas faire de la tambouille.
J'entendais Beno précisément hier soir à la télé dire il faut que les j'appelle les Marseillaises et les Marseillais à se rassembler pour battre l'extrême droite bah il faut qu'il commence lui et pour commencer lui c'est à faire l'acte de rassemblement que lui peut faire et cet acte de rassemblement c'est de permettre le rassemblement de ces deux list vous excluez tout à fait que Sébastien de Logu d'ici demain 18h se retire se désist le maximum pour que d'ici demain à 18h y est à Marseille une seule liste de gauche pour battre la l'extrême droite, c'est une question de responsabilité et ceux qui prendraient euh cette décision absolument irresponsable de prendre le risque de la division au second tour porterait sur leurs épaules une très très lourde responsabilité, moi je m'y résigne pas. Donc on va faire le maximum pour obtenir ce rassemblement parce que c'est la condition, vous m'interrogez sur la cohérence euh de notre combat antifasciste. La condition pour battre l'extrême droite à Marseille, c'est que l'ensemble des électrices et des électeurs qui se sont portés sur des listes de gauche au premier tour se portent sur la liste de rassemblement au second tour.
Et pour ça, il faut que l'ensemble des forces politiques soit représentées. Alors à Paris, votre candidate Sopia Chikero est arrivée en 3e position. Elle dit qu'elle attend l'appel d'Emmanuel Grégoire, que sinon elle se maintiendra.
Euh Sopia Chikerou qui affirmait en décembre, il ne faut pas qu'un socialiste soit maire de Paris. Bah oui, candidate. Elle a changé d'avis.
Donc ben non mais madame quand vous êtes candidate à une élection municipale, j'imagine que c'est parce que vous avez l'intention de l'emporter. Alors Manuel Bompard, c'était pas ça sa phrase. Sa phrase c'était de spécifiquement dire que dans cette campagne, il fallait faire en sorte que ce soit pas un sociétation de sa phrase, mais ce n'est pas sa phrase.
Et maintenant, si vous êtes surpris du fait que quelqu'un qui candidate à une élection candidate pour l'emporter, bah pardon, mais moi quand je candidate à une élection, quand mes amis candidatent à des élections, c'est pour l'emporter. Madame, soyons cohérents. Donc Sopia Chikio, elle a dit quelque chose de très simple.
Elle a dit "J'attends l'appel de Emmanuel Grégoire et sinon ce soir je déposerai ma liste et je comprends tout à fait qu'elle fasse ça puisque les électrices et les électeur enfin je trouve quand même assez extraordinaire dans cette discussion que vous semblez oublier que si nos listes dans ces villes Marseille Paris font plus de 10 % c'est parce que il y a des dizaines de milliers d'électrices et d'électeurs qui ont décidé de porter leur suffrage sur nos listes et vous trouvez anecdotique le fait de dire qu'ils puissent être représentés au conseil municipal demain. Et ces personnesl, elles ont le droit à être représenté au conseil municipal demain. Donc Sopia Chikero, si monsieur Grégoire refuse même d'envisager toute discussion avec elle, évidemment que elle déposera sa liste ce soir pour être présente au second tour de l'élection municipale.
Et ben, on vous a [raclement de gorge] bien compris. Merci Manuel Bompard d'avoir été avec nous ce matin au micro d'Interre. Ah.
Manuel Bompard