Nicolas Dupont-Aignan invité de Sud Radio
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteÉludée
A-t-on le droit de ne pas aller voter aux élections européennes ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Est-ce que vos prises de position radicales sont voulues ou arrivent comme ça ?
- 3:14RelanceRéponse directe
Vous dites que la France est colonisée. Pouvez-vous préciser ?
- 5:11OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, soyons concrets : votre alliance avec Marine Le Pen
- 5:45OuverteRéponse directe
Avec le recul, que pensez-vous de cette alliance ?
- 7:25OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous la difficulté à s'unir entre patriotes ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:22Invité politiqueFait
« La France est colonisée. »
- 3:34Invité politiqueFait
« C'est le pillage de nos biens publics. »
- 3:37Invité politiqueFait
« Politique, c'est la soumission à Bruxelles et à Madame Merkel aux États-Unis. »
- 13:56Invité politiqueFait
« Les décisions se prennent à Bruxelles par des gens non élus : la Commission, la Cour de justice, la Banque centrale. »
- 20:22Invité politiqueChiffre
« Sous Chirac, on en donnait 2. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur25 %
- ?6 %
- Présentateur 24 %
≈ 40,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Sud Radio, français.
Je
n'aime pas la planquette de Vaud.
Je
n'aime pas
la
planquette de Vaud. Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
On
a le droit de ne pas aimer la planquette de Vaud, mais a-t-on le droit de ne pas aller voter
fin
mai aux élections européennes ? D'autant plus que tout le monde le sait. Chardon disait que l'amour c'est beaucoup plus que l'amour, et ces élections européennes seront beaucoup plus que des élections européennes. Ce sera un référendum à la française, notamment pour ou contre le gouvernement et Emmanuel Macron. Tout ça va jouer énormément, et on va en parler avec justement quelqu'un qui se présente aux élections européennes. Sud Radio, Bercov dans tous ses états.
Le
face-à-face. Tout de suite André Bercov, on accueille votre invité Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France, candidat, vous le disiez, aux élections européennes, et auteur de ce livre, Résistance, comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ? C'est publié aux éditions du Rocher. Alors, Résistance, effectivement. D'ailleurs, Nicolas Dupont-Aignan, c'est intéressant en ce moment, partout où vous passez,
je
ne pense pas ici parce qu
'on
n'aura pas le même type de discussion, au bout d'un moment, ça commence à barder assez fort entre vous et les personnes qui vous interviewent. Est-ce que c'est voulu ou est-ce que ça arrive comme ça
?
Bonjour André Bercov. Non, d'ailleurs, ce n
'est
pas si fréquent.
Mais
parfois, je dis ma vérité et ça déplaît
aux
chiens de garde du système, qui prennent des airs effrayés. Et il
y
a un moment, je pense que beaucoup de Français, d'ailleurs, me le disent, quand je les vois dans la rue, ils me disent, on ne supporte plus cette propagande
indécente,
permanente, de certains éditorialistes, et je ne mets pas les journalistes tous dans le même paquet,
sincèrement.
Ce serait ridicule et absurde
de les généraliser. Il y a des hommes
politiques pourris, et heureusement, tous ne le sont pas.
Il y a des journalistes
courageux et qui font leur boulot.
Exactement. Mais simplement, moi, j'en ai assez de devoir, voilà, toujours m'écraser face à des situations d'une injustice, d'une injustice, d'une partialité que ressentent les Français. Tiens, tout à l'heure,
avant
de venir, j'avais faim, j'ai été acheter une tarte aux pommes dans une boulangerie.
Et
la personne, le boulanger, m'a dit, vous savez, monsieur, je
m
'ai reconnu, bonjour, vous savez, moi, je n'écoute plus la télé, je n'ouvre plus, je ne supporte plus, je vais sur Internet. Voilà. Beaucoup de Français n'en peuvent plus. Et je pense qu'il y
a
besoin d'avoir une diversité, c'est tout. Moi, libre aux gens de ne pas partager mes points de vue, libre au contraire aux journalistes de me titiller, de m'agresser s'ils le veulent, mais qu'il y ait de la diversité politique. C'est tout. Que les Français puissent voir sur leur chaîne de télé un peu de tout.
C'est tout ce que je demande. Mais je vais vous dire, moi, je vais, de ce point de vue, plus loin que vous, moi, je crois qu'un homme politique a parfaitement le droit de répondre à un journaliste. Je vais dire par là qu'il n
'y
a pas raison de s'écraser, ni un journaliste ne doit s'écraser devant un homme politique, quel qu'il soit, et un homme politique n'a pas à s'écraser devant un journaliste, quel qu'il soit. Mais parlons un peu du fond, vous avez une résistance. Aujourd'hui, quand même, Nicolas Dupont-Tignon, la France est occupée
? La
France est colonisée. Et ce sont le gouvernement, le président de la République, qui finalement organisent cette colonisation économique. C'est le pillage de nos biens publics. Politique, c'est la soumission à Bruxelles et à Madame Merkel aux Etats-Unis. Et puis, culturelle, c'est l'existence de 120 mosquées salafistes qui prêchent une idéologie de haine au cœur de notre pays. Il y
a
quoi
?
Elle
a
commencé à fermer, non ? Pas du tout. Quelques-uns, mais très peu. Pas à la hauteur de l'enjeu, et qui déconsidèrent d'ailleurs les Français musulmans qui pratiquent leur culte tout à fait, j'allais dire, loyalement vis-à-vis de la République et qui ont le droit de le faire. Donc, ne nous trompons pas sur nos paroles. Moi, je n'accepte pas de voir mon pays bradé comme cela, et
je
n'accepte pas de voir le président de la République et son gouvernement comment dire, accabler toute personne qui les conteste, les salir, comme ça a été le cas en
partie... En partie des gilets jaunes, par
exemple, oui.
Oui, bien sûr qu'il y
a
eu des excès, et j'ai toujours demandé des manifestations pacifiques, mais
on
a bien vu que tout a été fait pour les salir, pour déconsidérer, pour diviser les Français, pour dresser une partie des Français contre une autre partie des Français. Et j'ai écrit ce livre, Résistance, pendant les vacances de Noël, parce que je voulais montrer, raconter l'élection présidentielle, donc je
raconte les coulisses de l'élection,
et comment, en fait, Emmanuel Macron gouverne
comme
il a pris le pouvoir, avec les mêmes oligarques, avec les mêmes puissances d'argent, avec les mêmes conflits d'intérêts, et comment il a explosé l'opposition,
et
comment, à chaque fois qu
'on
dit quelque chose, il nous accuse de fake news, il essaye de nous déconsidérer.
Alors
Nicolas Dupont-Aignan, soyons concrets, vous avez commencé par dire, justement, on est colonisés culturellement, etc. Je voudrais, avant ça, dans votre livre que je l
'ai
lu, et que je recommande d'ailleurs, parce qu'il est en tout cas très clair, sur ce que vous dites, sur ce que vous préconisez, et ce qui s'est passé. Je voudrais quand même revenir là-dessus, sur votre alliance, et votre, non pas votre ralliement, votre alliance avec Marine Le Pen, effectivement, aux élections présidentielles. On vous l'a beaucoup reproché, d'autres étaient d'accord. Aujourd'hui,
avec
le recul,
vous en pensez quoi ? Je raconte, il y a deux chapitres, où je détaille tout, je dis tout. Je raconte comment ça s'est fait,
comment
j'ai hésité,
et
pourquoi je l'ai fait. Parce que je savais qu'Emmanuel Macron était dangereux pour le pays,
qu
'il était à la solde d'intérêts, vraiment, je le dis, très puissants, qui étaient néfastes pour le pays, et je pensais qu'en démocratie, on avait le droit de choisir. Voilà. Et je raconte aussi, le tourbillon que cela a entraîné,
je
raconte aussi que je n'avais jamais eu l'idée d'adhérer au Front National, que Debout la France restait indépendant,
avec
son héritage gaulliste, sa différence avec le Front National, et que je pensais légitimement qu'on pouvait encore, dans notre pays, voter au second tour, faire une alliance de gouvernement, mais rester libre et indépendant. Et je raconte comment, d'ailleurs, Marine Le Pen n'a pas trop aimé ça, parce qu'elle estimait qu'à partir du moment où on la soutenait, on devenait un petit soldat. Et je considère qu'il y a besoin de diversité politique, et les conséquences de cette alliance, c'était pour moi d'aller plus loin encore,
et
de créer une véritable alliance des patriotes et des républicains, où on se respecte, on travaille en commun, Front National, Debout la France, une partie des républicains, des patriotes parfois venant de la gauche, qu'importe, pour bâtir un beau projet commun, travailler sur le fond des choses. Mais, dans un système médiatique de zapigne, c'est la première fois que
je
vais à une émission, on me pose une question sur le fond. Dans un système de zapigne, on n'a pas le droit de parler du fond. Qu'est-ce qu
'on
fait pour le pouvoir d'achat ? Qu'est-ce qu
'on
fait pour l'immigration ? Qu'est-ce qu'on fait pour relocaliser un industrie ? Qu'est-ce qu'on fait pour nos zones rurales ? Et dans le livre, la deuxième
partie, c'est là-dessus. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, justement, on va arriver à aujourd'hui, et je vais vous poser, vous m'avez amené à poser une question d'aujourd'hui. Il y a exactement, allez, plus de 40 ans, oui, plus de 40 ans, un certain François Mitterrand avait fait un programme commun de gouvernement avec les communistes et les radicaux de gauche.
On
ne peut pas dire que les communistes et les socialistes mitterrandiens étaient sur la même longueur d'onde, c'est le moins qu'on puisse dire. Il a réussi son programme commun, il a gagné en 81, etc. Comment expliquez-vous aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'il faut faire ? Et là, je passe à 2019, on reviendra ensuite sur la colonisation, entre guillemets,
que
vous avez parlé. Comment ça se fait aujourd'hui
?
Que, allez, posons exactement, que vous, Marine Le Pen, François-Xavier Bellamy, Laurent Wauquiez,
je
ne dis pas que vous êtes d'accord sur tout, loin de là, enfin, vos électeurs, quand même, à 80% sont d'accord sur le fond. Et c'est ce que je n'ai cessé de répéter
pendant un an.
Et que ce n'est pas possible. Eh bien, écoutez, on va y arriver, j'en suis convaincu, mais on y arrivera par la base. Je vais vous donner un exemple, sur l'Europe. J'ai essayé de prendre une méthode raisonnable. J'ai écrit un projet, avec les amoureux de la France, avec Jean-Frédéric Poisson, Bruno Nord, et d'autres, de partis qui auparavant soutenaient plutôt les Républicains, et qui nous ont rejoints. On a écrit un projet, je l'ai envoyé à Laurent Wauquiez, et je l'ai envoyé à Marine Le Pen. Et je leur ai dit, au moins, échangeons là-dessus. Marine Le Pen n'a jamais répondu,
et
Laurent Wauquiez m'a répondu, en disant que j'étais le diable, parce que j'avais soutenu Marine Le Pen.
Ah ! Donc,
vous voyez que c'est une rue de tâche qui nous attend. Pour autant, pour autant, à
la base... C'est une question de
tout à l'égo, pardon.
C'est pas une question de tout
à l'égo, de tout à l'égo, je
sais pas. De tout à l'égo.
En tout cas, oui.
C
'est plus que ça, je pense, que chacun croit
qu
'il va gagner seul. Laurent Wauquiez pense qu'il suffit de refaire comme avant, où on dit tout le contraire de tout, un peu d'ambiguïté, où on a l'air, sur l'Europe, on en reparlera, mais c'est fascinant de voir que Bellamy dit tout le contraire de tout. Il dit,
il
faut une Europe qui protège, mais il s'allie aux centristes qui veulent un fédéralisme européen, il va siéger au PPE qui veut le fédéralisme européen, il dit qu'il préfère Juncker à Orban, enfin on comprend rien.
C
'est leur choix. Et puis côté Marine Le Pen, pareil, l'idée qu'elle va gagner toute seule et que rebolote, on recommence, et qu'à l'usure, elle l'aura.
Moi,
je pense que personne ne gagnera seule. Ni moi, ni Le Pen, ni Wauquiez. Je pense qu'Emmanuel Macron
et
les forces considérables qui le soutiennent,
qui
sont en train de piller la France, profitent de nos divisions. Voilà. Alors, qu'est-ce que je fais ? Il y
a
les européennes. J'ai dit, bon ben, moi je vais faire une liste de rassemblement à ma façon, c'est-à-dire les gens qui veulent être d'accord sur ce projet qui est clair. Libre après, c'est un scrutin à un tour, c'est pas dramatique. Oui,
c
'est proportionnel. Proportionnel, donc chaque voie est égale. Mais pour les municipales et les régionales, je maintiens et je persiste et je signe que si on veut y arriver, il faut s'entendre sur un projet commun. Il ne
faut
pas dire l'union, l'union, mais il faut d'abord travailler. C'est ce que j'ai fait aux européennes et vous verrez que notre projet pour la liste que je conduis aux européennes est particulièrement solide et qu'il
y a
des gens, des républicains qui nous rejoignent, beaucoup, qu'il
y a
des gens du Front National qui nous ont rejoint, du Rassemblement National. Après, c'est aux Français de juger. Moi, je ne
suis
pas là pour critiquer les voisins, si je puis dire. Je suis là pour essayer d'apporter des solutions au malaise français,
à la crise existentielle du pays. Oui, alors on va en continuer à en parler, Nicolas Duponténien, après cette pause.
Et
restez avec nous sur Sud Radio, on se retrouve dans quelques instants. Sud Radio, Bercoff dans tous ses états, le face-à-face. Et tout de suite, on retrouve André Bercoff en compagnie de son invité, Nicolas Duponténien, député de Lessonne, président de Le Bou de la France, candidat aux européennes et auteur de ce livre, Résistance, comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ?
C
'est publié aux éditions du Rocher. Nicolas Duponténien, on a commencé cette discussion en évoquant à la fois les dernières élections présidentielles, on a évoqué effectivement la nécessité pour la droite, en tout cas pour ceux qui se considèrent comme patriotes, souverainistes ou nationalistes d'un programme commun.
Et
puis, on voit que, effectivement, c'est très difficile et on voit surtout, et je voudrais avoir votre sentiment, vous avez vu le rapport du Cevipof qui est annuel et qui n'est pas un sondage, il
y
en a 400 000,
qui
dit que les politiques, d'ailleurs comme les médias, sont presque au dernier rang actuellement dans l'estime des Français.
Et
pourquoi ? Alors, je vais vous dire pourquoi je vous pose la question et je vous chatouille un peu. Vous avez mis à la fin de votre livre l'appel de Cochin de Jacques Chirac. Très bien, cet appel de Cochin avec Jacques Chirac. Le problème, c'est que Jacques Chirac, il a laissé beaucoup faire. Je rappellerai le recoupement familial, je rappellerai un certain nombre de choses, je rappellerai l'ISESCO de votre ami Jean-Frédéric Poisson.
Donc, est-ce que ce n'est pas le fond du problème, enfin un des fonds du problème, parce que le retour du refoulet, ça se venge, ils disent oui d'accord, ils disent des choses, c'est très bien, formidable, oui, on est l'appel de l'étranger, les nations qui ne veulent pas mourir, etc. Et puis après, on fait tout passer.
C'est pourquoi j'ai mis cet appel de Cochin à la sortie. Et moi, je n'ai jamais changé d'avis.
On
peut tout me reprocher, mais j'ai quitté, je me souviens très bien, le RPR, quand le traité d'Amsterdam a été mis en place, c'est-à-dire l'immigration folle, la fin des frontières, et j'ai eu le courage de rejoindre Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Et j'ai quitté l'UMP après le référendum bafoué
de
2005, quand les Français avaient voté non, et que Nicolas Sarkozy, avec les socialistes, ont fait adopter par le Parlement
le
référendum, le traité qui avait été rejeté par les Français. Ça a été un traumatisme en 2005, quand même. Pour moi, oui, parce que quand le peuple vote, on n'a pas le droit de revenir dessus. Et je pense que la crise des Gilets jaunes,
et
je l'explique dans mon livre, est une sorte d'effet boomerang
de
ce vote bafoué de 2005. Parce que, pourquoi moi j'ai soutenu ce mouvement des Gilets jaunes ? Parce que ce sont des Français qui travaillent, qui d'habitude ne sont pas dans les cortèges des manifestants. Beaucoup d'artisans, beaucoup de commerçants, beaucoup d'ouvriers, même de cadres, contrairement à ce qu'on a dit à la télévision. Des gens qui veulent
qu
'on les respecte. Beaucoup de retraités. Et beaucoup de retraités qui sont spoliés aujourd'hui. et qui veulent simplement qu'on les respecte, qu'on respecte le contrat, la parole donnée, qu'on récompense le travail, le mérite, et que la nation, c'est-à-dire la démocratie, s'exerce. Or, vous élisez des présidents de la République.
Et
puis, les décisions se prennent à Bruxelles
par
des gens non élus. La Commission, la Cour de justice, la Banque centrale. Pourquoi je suis candidat aux européennes ? Parce que pour la première fois en Europe,
j
'ai réuni 24 partis politiques européens la semaine dernière.
Pas
beaucoup de journalistes sont venus. 24 partis politiques européens. Souverainistes, patriotes, modérés, qui veulent tout simplement qu'on renvoie aux nations des compétences, la frontière, la loi. Et puis qu'en revanche, l'Union européenne se concentre sur quelques projets industriels, scientifiques, pour faire face à la Chine et aux Etats-Unis. Donc, qu'on arrête de déposséder les Français, les Italiens, les Allemands de leur liberté
démocratique. Vous dites l'Europe
des nations. L
'Europe des nations et des projets. À quoi ça sert d'avoir un règlement ? J'ai retrouvé un règlement de 16 pages, 16 pages, sur le calibre des pommes dans les supermarchés.
Mais
pas sur le goût, en revanche. C'est-à-dire que le goût peut être dégueulasse, elles peuvent être bourrées de produits cancérogènes, on s'en fiche. En revanche, il faut qu'elles aient pas de tâches, qu'elles soient de cette taille-là, etc. 16 pages. Des dizaines de milliers de pages de bureaucratie
qui
empêchent les pays de vivre, qui empêchent la démocratie de s'exercer. Donc moi, je demande une chose simple. Et c'est pourquoi l'élection européenne est très importante. Et je crois souvent dans la rue des gens qui sont gentils avec moi et ce qui me déçoit parfois. Ils disent « On va pas aller voter, on s'en
fout. » Ils disent
«
C
'est foutu. » Mais non ! Parce que si vous laissez les défenseurs du système qui nous oppriment, qui nous conduit dans le mur voter, il ne
faut
pas s'étonner. C'est pourquoi je fais une liste. Je suis convaincu qu'aux élections européennes, en tout cas, moi, j'offre le choix. Libre aux gens, après, d
'aller voir,
de s'intéresser, parce qu'il y a le choix.
Incidente, Nicolas,
tu
me montais, moi, je n'étais pas du tout là-dessus, des fois où je n
'ai
pas du tout voté. Est-ce qu'il ne faudrait pas, justement, quand on est dans des périodes aussi compliquées, aussi décisives que les nôtres, est-ce qu
'il
ne faudrait pas le vote obligatoire ?
Moi, j'ai toujours été favorable. Alors, on ne
peut
pas forcer les gens à aller au bulletin de vote avec une épée dans les reins.
Non, mais ça existe,
le vote obligatoire.
Ça existe en biaire.
En revanche, moi, je pense que si on ne vote pas, on ne devrait pas pouvoir bénéficier de la sécurité sociale. Ah oui, carrément.
Ça serait rapide.
Tout le monde irait voter. Ça, c'est vrai. Et oui, mais
réfléchissez.
Et en revanche, il faut le vote blanc.
Il faut le vote blanc. Parce que si vous êtes
obligés d'aller voter, il faut qu
'il y ait
le vote blanc. Parce que moi, je comprends que des gens n
'aient
pas envie de voter pour certains. Il y
a
de quoi, parfois, vous dégoûter. Donc, il faut qu'il y ait le vote blanc et l'idéal, une incitation forte à voter. Car si les millions de Français
qui
n'en pensent pas moins
et
qui ne votent plus allaient voter demain matin, je peux vous dire que ce qui s'est passé pour Bouteflika, ça se passerait vite ici.
C
'est vrai. D'ailleurs, on a vu comment le peuple pouvait changer les choses. C'est quand même très intéressant. J'en ai parlé en première partie de cette émission. C'est pourquoi
il faut que les Français ne se laissent pas décourager
par
la propagande. J'appelle ça la propagande. Moi, j'ai entamé un combat contre la propagande. Je veux dire, vous savez, beaucoup de Français,
je
les croise, me disent «
Ah
oui, vous avez raison, mais on est tout seul.
»
C'est le propre des dictatures. C
'est
de faire croire aux gens qui sont seuls. Parce qu'on entend toujours le même couplet. Mais en fait, Français, vous n'êtes pas seuls.
Vous
êtes des millions. Vous êtes une majorité hostile à cette manière de gouverner.
Cela dit, Nicolas Dupont-Ténir, on n'est pas encore, et j'espère qu
'on
ne le sera jamais en dictature. si
nous ne
serions pas en train de s'exprimer.
J
'emploie cette expression forte.
Bien
sûr.
Mais je veux provoquer pour que les Français comprennent
que
s'ils ne se bougent pas maintenant, demain, ce sera trop tard. Vous savez, c'est ça quand même. Si on attend trop... Chacun est responsable aussi de son devenir. Il faut lui dire. J'ai écrit ce livre pour que les gens se disent
«
Est-ce qu'il n
'est
pas temps de me réveiller avant qu'il ne soit trop tard ? »
Quand
on vous aura supprimé votre retraite, quand les pensions de réversion pour les veuves seront supprimées, la demi-part des veuves, ils l'ont supprimée à une époque. Maintenant, c'est l'indexation. Demain, ce sera la pension de réversion.
On va aller jusqu'au... Vous pensez qu'on va vers ça ?
Bien évidemment, la réforme de Levoix, c'est ça. D'ailleurs, quand je l'ai dit, immédiatement, ils ont hurlé. Fake news, scandaleux, Dupont-Aignan raconte n'importe quoi. J'en entends en ce moment.
C
'est curieux.
C
'est curieux parce que maintenant, dans chaque interview, Delevoix dit « On ne touchera pas aux pensions de réversion. » Mais,
on
ne touchera pas à celles qui existent. Mais après... Mais pour les suivants. Pour ceux qui cotisent, pour les femmes qui cotisent, notamment, qui ont moins d'années de cotisation que les hommes. Donc, ça a des grands discours sur la protection de la femme, sur l'égalité des sexes et dans la pratique. Vous savez, les Français ne sont pas idiots. Ils ont compris ce qui se passait. On est en train de leur raboter tout ce qu'ils ont conquis au fil des siècles. Mais comment expliquez-vous cette furie
incroyable ? Ça ne date pas d'Emmanuel Macron. Cette espèce de furie du prélèvement social, cette furie de l'impôt partout, tout le temps. Et
sans arrêt. Puisque
ça va arriver, maintenant, ils veulent taxer les habitations principales, enfin, les résidences
principales. Alors, c'est très clair. La question majeure, c'est celle de la dépense publique. Moi, à Debout la France, nous avons proposé, ce que j'explique dans mon livre, des réductions de gaspillage. Mais pas là où les républicains, par exemple, de la droite classique, veulent le faire. Pas sur les infirmières, les policiers, les retraités. C'est ce
qu'a
proposé M. Wauquiez encore. En ne remplaçant pas les départs en retraite. Si on ne remplace pas les départs en retraite dans les hôpitaux, ça va mal finir. Donc, moi, je propose au contraire qu'on fasse les économies sur le train de vie de l'État, il y
a
encore du gras, sur l
'immigration,
sur l'immigration. Je propose qu'on ne donne pas d'aide sociale pendant 5 ans, tant que la personne n
'a
pas passé 5 ans sur le territoire français.
C
'est ce que fait l'Allemagne.
Et
ce n
'est
pas un pays fasciste. Troisièmement, qu'on s'attaque aux fausses cartes vitales.
Il
y
en
aurait 1,8 million selon un magistrat, M. Prats. Oui, qu'on a reçu ici, oui. 1,8 million.
14 milliards.
14 milliards d'euros de déficit. Donc, je préfère qu'on tape là-dessus plutôt que de taper sur les retraités ou sur les hôpitaux. Et enfin, sur l'Union européenne
où
on donne chaque année 11 milliards de plus qu'on ne reçoit.
Et,
sous Chirac, on en donnait 2.
Je
veux rendre ces 9 milliards aux retraités français. Je fais 32 milliards d'économies. Demain matin, ces 32 milliards, on va les mettre sur les retraites, sur les bas salaires, sur les services publics en zone rurale.
Et vous verrez... Et sur le traitement des fonctionnaires de l'Assemblée nationale, etc. Il
y a
du
gras. Il y a du gras. Il y a du gras.
Donc, voilà,
on
propose des choses. Après, c'est aux Français de regarder, de s'interroger, d'aller sur les sites internet. Une autre politique est possible. On fait croire aux Français à longueur des missions qu'on ne peut rien faire d'autre.
Mais,
c'est curieux, quand il a fallu donner 5 milliards d'euros, j'allais dire,
aux
copains
d
'Emmanuel Macron, là, il n
'y
a pas eu de problème. Il
n'y a
pas eu de problème dans les médias. Ce n'était pas une dépense trop importante.
C
'est curieux.
Mais comment il se fait, comment il se fait, quand même, que, effectivement, la question, quand on vous écoute,
et
quand on regarde, la question est de se dire, au fond, il y a un côté passivité qui joue. Et comment il se fait que, je prends l'exemple de Trump, qui a réussi à convaincre l'Amérique périphérique, enfin, l'Amérique des oubliés, des indignés, etc. Or, l'Amérique aussi, on peut dire que les médias aussi font un travail, d'ailleurs, les trois quarts des médias, de l'homotomisation assez accélérée, l'Amérique. Bon, il a réussi. Pourquoi
en France ? Mais on va réussir.
Mais pourquoi on échouerait
?
Pourquoi, pourquoi aujourd'hui, il me combat tant ? Pourquoi, Emmanuel Macron, je suis la seule personnalité politique qu'il a refusé de recevoir à l'Elysée
?
Ah bon ? Merci
Marine Le
Pen, il ne
vous a pas invité.
Non.
Pourquoi ? Parce qu'il sait très bien que je serai un opposant total, mais construit pas pour dire je m'oppose avec un programme alternatif. Et moi, je vais vous dire ce qu'ils veulent. Ils veulent rejouer Emmanuel Macron se dit que
la seule solution est présidentielle.
Exactement. Il nous prépare
à
2022 à nouveau Macron-Le Pen. J'ai soutenu Marine Le Pen, donc je ne suis pas, je ne dis pas ça contre elle. je dis simplement que si on ne tire pas les leçons de son échec, on va se retrouver avec Macron-Le Pen. Et bien moi, je ne veux pas ça. Et je dis aux Français qui m'écoutent, si vous ne
voulez
pas retrouver Macron-Le Pen, aidez-nous aux Européennes à faire émerger une autre voie. Alors sinon, sinon c'est le même cirque qui va
revenir tous
les
5 ans.
Mais
est-ce qu'il
ne faut pas justement, Nicolas Dupont-Aignan, ce serait ma dernière question, est-ce qu'il ne
faut
pas sortir justement, non pas du politique correct, vous n'y êtes pas, mais du système tel qu'il est, et je ne dis pas que les gilets jaunes, ce n
'est
pas eux qui vont résoudre le problème, mais ils ont apporté peut-être une voix qui est un peu différente. Ils ont en tout cas permis de mettre les problèmes chez tout le monde.
Voilà pourquoi je les ai soutenus et que
j
'en suis fier, malgré le tombereau d'insultes
que
la presse officielle nous délivre. Regardez comme les gilets jaunes ont été salis, on les a fait passer pour des casseurs, pour des fascistes, pour des racistes, pour des antisémites. Homophobes, antisémites, pour tout y aller. Mais c'est horrible. Et
il y a encore
les deux tiers des Français qui les soutiennent
? Moi,
j'ai confiance dans le peuple français. La seule difficulté, c'est de pouvoir lui parler
et
c'est de l'inciter à aller voter et de ne pas se décourager. Voilà. Mais j'ai confiance dans le peuple français parce que je pense que les Français aujourd'hui vivent douloureusement une politique qui leur fait du mal et qui a des solutions différentes et ils le savent au fond d'eux-mêmes. Simplement, il faut à un moment se prendre par la main et aller voter. Alors, ça le fera.
si effectivement il y aura une véritable ou deux véritables incarnations qui feront qu'ils seront entraînés à ça et c'est vrai que c'est votre grand défi Nicolas Dupont-Déviens notamment. Merci à vous
Nicolas
Dupont-Aignan. Je rappelle la référence de votre livre pour tous ceux qui voudraient se le procurer. Ça s'appelle La Résistance. Comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ?
C
'est publié aux éditions du Rocher. Je rappelle également, tout le monde le sait ou presque, vous êtes député de l'Essonne, président de Debout de la France et que vous êtes candidat aux élections européennes en 2019. en 2019.
Nicolas Dupont-Aignan