Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Conférence de pressePublic Sénat (sur YouTube)· 10 mars 2026 24 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSécuritéTravail & emploi

Municipales : Le spectre d'un "cordon sanitaire" autour de LFI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que les électeurs de gauche sont encore dans cette logique d'union ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui va se jouer dans l'entre-deux-tours ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Les électeurs ont-ils encore confiance dans les maires ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    La campagne a-t-elle été écrasée par l'actualité nationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « Clément Marseille 880 000 habitants a basculé à gauche en 2020 après avoir été dirigée 25 ans par la droite. »
  • 0:45Fait
    « Il faut aussi une liste capable d'affronter les défis de demain, capable de proposer des choses, pas simplement d'être contre le Rassemblement National. »
  • 9:30Chiffre
    « 71 % des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

À quelques jours du premier tour, rien n'est joué dans la cité phocéenne. En tête des sondages, Benoît Payan, le maire sortant de gauche se voit talonné de très près par le Rassemblement national et son candidat, le député Franck Alizio. Une victoire du Rassemblement national ferait de Marseille la plus grande ville de France dirigée par l'extrême droite Clément Marseille 880 000 habitants a basculé à gauche en 2020 après avoir été dirigée 25 ans par la droite Benoît Payan le maire sortant d'hiver gauche or et les filles est candidat à sa réélection mais il joue gros dans les derniers sondages il est au coude à coude avec le candidat du rassemblement national la dernière semaine on continue tomber aux mains du rassemblement national c'est la première marche vers l'élection suprême.

C'est la première grande défaite de la République, je le prendrai pour moi comme un échec personnel mais aussi un échec pour Marseille et pour la République. Il faut aussi une liste capable d'affronter les défis de demain, capable de proposer des choses, pas simplement d'être contre le Rassemblement National, pas simplement de faire barrage, même si je ne veux pas du Front National, mais qui propose un avenir meilleure pour cette ville. Ce jour-là, dans les allées du marché Michelet du 8e arrondissement, bastion historique de la droite marseillaise, le député du Rassemblement National Franck Alizio, candidat du parti à la flamme au municipal, fait campagne auprès des habitants qui pour beaucoup semblent déjà convaincu il assure proposer une alternance politique réclamé par les marseillais qu'ils rencontrent on sent cette dynamique montée cette envie de changement cette volonté de changement cette prise de conscience des marseillais que ça ne peut plus durer le terme qu'on entend la phrase qu'on entend le plus souvent sur le terrain c'est sauver nous, sauver nous, sauver Marseille, remettez de l'ordre, remettez de l'ordre de partout dans cette ville parce qu'avec l'ordre on aura de nouveau la prospérité et de nouveau cette joie de vivre ensemble et d'être heureux entre Marseillais.

Plus de 15 points derrière Franck Alizieux et Benoît Payan dans les sondages, la présidente de la métropole et du département Martine Vassal est la candidate de la droite et du centre, quelques jours avant la journée internationale des droits des femmes. Elle organisait une soirée dédiée à celles qui la soutiennent. « Vous n'avez que les femmes courage, donc n'hésitez pas, soutenez-les avant, n'oubliez pas il y a deux urnes et une ligne pour le secteur et une une pour la mairie centrale.

A Marseille, le second tour est déjà dans tous les esprits. Franck Alizu a tendu la main à Martine Vassal en vue d'une alliance pour tenter de battre la gauche. Selon la directrice de campagne de la candidate, à ce stade Il n'en est pas question.

Nous sommes une équipe cohérente, motivée et qui nous battons sur un programme qui est très clair pour les Marseillais avec une candidate qui a envie de faire bouger les sur cette ville donc au soir du premier tour nous allons attendre de voir notre résultat et sa position a été très claire je me maintiendrai pour le deuxième tour autre candidat marseillais qui pourrait se qualifier au second tour et jouer un rôle déterminant dans le résultat de l'élection sébastien delogu député de la france insoumise ce premier tour c'est comme une primaire à gauche et puis ensuite nous appelons bien évidemment tout le monde à gauche à faire union pour éviter justement que le rassemblement national gagne cette ville mais il est clair que nous avons un programme de rupture qui va apporter des résultats concrets à une population leur redonner le pouvoir répondre aux besoins fondamentaux et aujourd'hui ce n'est pas le cas avec la municipalité actuelle donc c'est pour cela qu'aujourd'hui nous présentons une très belle liste qui est aujourd'hui vraiment représentatif de la population mais aussi renouvelé c'est des personnes qui sont des gens qui font partie de collectifs d'associations et qui tiennent à bout de bras cette ville le candidat insoumis appelle à l'union à gauche sans affirmer clairement qu'il se retira au profit de benoît payan alors marseille restera-t-elle à gauche ou au contraire deviendra-t-elle la plus grande ville de france dirigée par le rassemblement national l'issue du vote devrait se jouer en grande partie dans les alliances et compromis pour le second tour. Et on regarde la liste de l'ensemble des candidats à la mairie de Marseille avec, on le rappelle, un mode de scrutin particulier. Les Marseillais qui vont voter deux fois, ils doivent élire leur maire de secteur et pour la première fois, ils auront donc un deuxième bulletin pour élire le maire de la ville et le premier tour on vous le rappelle c'est dimanche et on va analyser cette campagne à marseille et dans bien d'autres villes bonjour adélaïde zulfi carpazic merci beaucoup d'être avec nous directrice générale du pôle société pour l institut Ipsos BVA.

Pablo Piovivien, bonjour, merci également d'être avec nous, Pablo, rédacteur en chef de la revue Regards. On a vu la campagne à Marseille. Marseille, ville actuellement dirigée par la gauche, mais on le voit talonnée très fortement, Benoît Payan, par le Rassemblement national.

Oui, clairement, mais le journaliste l'a dit, on voit qu'il y a effectivement plutôt aujourd'hui un duel qui s'installe entre le maire sortant et le Rassemblement national. Mais je dirais que Marseille est à l C'est l'image de beaucoup d'autres villes françaises. Rarement, un scrutin municipal a été aussi incertain.

Si vous prenez les 10 premières villes de France, je pense qu'aujourd'hui, aucun des maires sortants où son dauphin annonçait n'est certain d d'être élu ou de regagner sa ville, et c'est assez frappant. Et donc Marseille, le journaliste l'a dit très clairement, tout va dépendre de ce qui se passe entre deux tours, qu'est-ce qui va se passer entre Benoît Payan et la liste de LFI. Est-ce que Martine Vassal va accepter la main tendue de Franck Alizio et faire alliance avec le Rassemblement national ?

Elle a fait d'ailleurs cette sortie assez critiquée sur Travail, Famille, Patrie. Est-ce que c'était une manière d'exister par rapport au RN, est-ce que c'était...

Voilà, mais aujourd'hui, le jeu est très ouvert. J'ajouterais quand même, moi, il y a des éléments qualitatifs que j'aime bien apporter pour donner un peu de nuance dans les sondages, dans les intentions de vote. On voit que Benoît Payan et Franck Aligio sont vraiment coup d'à coup d au premier tour.

Il y a une espèce de vote utile qui semble se dessiner dans les sondages avec Benoît Pagnan, Franck Alizio haut et puis en dessous Martine Vassal et Sébastien Delogue. Mais quand vous regardez par exemple des questions un peu plus d'opinion sur qui ferait un bon maire pour marseille et d'après vous si telle personnalité était élue ce serait une bonne nouvelle ou pas pour marseille globalement quand même dans ces cas là benoît paillant fait la course en tête il est moins clivant je vous donne ce chiffre 47 % des marseillais pensent que benoît paillant ferait un bon pour Marseille, c'est le cas seulement de 29 % des Marseillais pour Franck Alizio. Donc ça dit quand même quelque chose à mon avis.

Je ne m'avancerai pas plus que ça parce que tout va dépendre encore une fois de ce qui se passe dans l'entre-deux-tours, mais ça dit quand même quelque chose de certaines lignes de clivage et de candidats qui peuvent être un peu plus clivant justement est ce qui va se jouer ça va se aussi beaucoup dans l'entre deux tours aussi bien à droite qu'à gauche c'est vrai que là pour le moment on a franck alizio du rn qui est plutôt en dynamique alors que Martine Vassal, la candidate du bloc central des macronistes et des républicains, elle est plutôt dans une dynamique négative depuis le début de la campagne. – Tout à fait et c'est à peu près la même chose de l'autre côté de l'échiquier politique, vous avez Benoît Payan qui est en dynamique et puis Sébastien Delogu qui est quand même relativement loin derrière. Et c'est ça je trouve le plus marquant à Marseille comme dans beaucoup d'autres villes, c'est cette partition finalement en deux, il y a quand même deux blocs qui s'opposent à In Fine, c'est d'une part la gauche et d'autre part la droite et l'extrême droite.

C'est quand même important parce que ça c'est quand même une nouveauté et d'ailleurs on le voit à Franck Alizio qui tend la main à Martin une vassale en disant, viens, on va faire ensemble, on va diriger Marseille. Enfin, on peut envisager éventuellement une cohabitation, une alliance, une fusion technique ou que sais-je. Comme vous l'avez J'avais rappelé Martine Vassal qui dit « Travail famille patrie ».

Est-ce qu'elle l'a fait à dessein pour essayer de parler à Franck Alizio du Rassemblement national ? Donc là, il y a quelque chose qui s'est passé qui n'existait pas en 2020 et encore moins dans les scrutins précédents, c'est-à-dire véritablement une jointure, une réunion des droites, de l'extrême droite et de la droite dite républicaine traditionnelle. De la même manière, à gauche, il y a aussi...

Enfin la gauche a toujours, depuis les années 60, au second tour, il y a toujours eu soit des désistements lorsque c'était pour les députés, soit des des fusions de listes ou des retraits de listes pour faire gagner la gauche. Là, on voit que c'est un peu plus dur en ce moment. Il y a des tensions.

Le Parti socialiste au niveau national qui dit qu'on ne veut pas de fusion. Mais bon, on va quand même voir au niveau local. La France insoumise qui dit qu'on veut des fusions techniques, ça veut dire qu'elle acte que sur le plan programmatique et sur le plan du projet, il n'y a plus rien de commun avec le ancien de Logu, de façon très claire, a dit moi je ferai barrage au Rassemblement National, donc je veux bien m'allier avec Benoît Payan, il le sous-entend très fortement, et Benoît Payan n'a pas non plus totalement fermé la porte, donc on imagine qu'au second tour, il n'ira plus L'Alliance ou un retrait ?

On verra. Ça, ça va dépendre, je pense, énormément de ce qui va se passer au niveau national. Ils vont voir, je pense, qu'est-ce qui se passe dans les grandes villes, qu'est-ce qui se passe à Paris, qu'est-ce qui se passe à Toulouse, qu'est-ce qui se passe à Lille et ils feront en fonction de ça.

C'est compliqué parce que le retrait, ils veulent des élus, la France Insoumise, ils en ont besoin parce que derrière, ils veulent des sénateurs et ils veulent avoir des petits groupes pour peser aussi localement. Alors après, le problème c'est que s'ils intègrent sans faire partie de la majorité, enfin ils intègrent la majorité mais ils ne font pas partie de l'exécutif, ça veut dire que vous avez une partie de vos conseillers municipaux qui sont utiles pour faire voter par exemple des trucs comme le budget, c'est quand même relativement important, qui passent leur temps à vous taper dessus. Donc c'est assez compliqué en fait les fusions, enfin les fusions de liste technique, moi je trouve ça un peu tendaxe pour des listes municipales.

Et Autreville où il va se jouer des choses à gauche, notamment peut-être dans l'entre-deux-tours, c'est Nantes, dirigée actuellement par les socialistes, on va y on a huit candidats. La seconde, c'est qu'on arrive au terme d'un processus qui a été long, avec une campagne qui a été longue, non pas tant entre les huit candidats parce que certains se sont déclarés ou ont constitué leur liste tardivement, mais dans chacun des deux principaux camps. À droite, le candidat derrière lequel se sont rangés les Républicains, Horizons et Renaissance, Fouque Chambard de l'Aube, n'est pas celui qu'attendaient les personnalités locales de droite.

Il s'est imposé, il s'est imposé notamment au bénéfice d'une primaire dont ces personnalités locales pour la plupart ne voulaient pas et qui a été décidé décidée par les instances nationales. Il a remporté haut la main cette primaire, il est aujourd'hui le candidat de la droite et d'une grande partie du centre. Et puis à gauche ça n'a pas été si simple que ça non plus parce que l'union entre les écologistes et les socialistes dès le premier tour ça n'avait pas été le cas en 2020, elle n'était pas gagnée d'avance, c'est réalisé.

Et puis du côté de LFI on a eu un début de campagne calamiteux pour des raisons de dissension personnelle. Et le binôme qui se présente aujourd'hui aux électeurs n'est pas celui qui avait commencé la campagne. – Un petit mot, on va revenir sur le second tour, mais juste un petit mot peut-être Bruno sur les thématiques de campagne – La sécurité, j'allais dire comme partout, comme partout dans les grandes agglomérations.

Peut-être encore plus un an qui traîne une mauvaise réputation à la matière. Et puis peut-être des thématiques qu'on retrouve partout, mais en filigrane, la question je crois de l'attractivité de la ville. Et là on voit pour reprendre un peu à propos qui a été tenu on voit quand même clairement il y a toute une gamme de nuance évidemment, mais on là, on a des réponses de droite qui disent oui, il faut continuer à oeuvrer pour l'attractivité économique de Nantes et le développement de Nantes, même si ça possède des problématiques et il faut gérer ces problématiques.

Et puis, on a à gauche des réponses, mais encore davantage à l'extrême-gauche, qui disent il faut arrêter. Il faut s'occuper des Nantais, du mal-être et pour faire du bien-être pour mieux vivre à Nantes en termes de logement et en termes de transport. On revient aux questions politiques.

Bruno, vous nous a dit qu'il y a un caillou. Alors est-ce qu'il sera un petit caillou, un gros caillou ? On verra ça dimanche soir.

D'abord parce que la situation pourrait ne pas être tout à fait la même, enfin pas tout à fait, ne pourrait ne pas être la même à droite et à gauche. À droite, on a un candidat RN qui est un candidat parachuté, qui a fait une campagne assez effacée. On a le sentiment, nous en Loire-Atlantique, que clairement, le Rassemblement national fait davantage de pari sur certaines communes du littoral que sur Nantes elle-même.

Donc le candidat de la droite et du centre, donc Fouchon-Vardeloppe, peut espérer raisonnablement ne pas avoir un candidat RN en situation de s'en maintenir au second tour. À gauche c'est différent parce que Nantes est une ville qui a qui a élu deux députés LFI, il y a des vrais réseaux, il y a un vrai relais et LFI est très bien apporté dans la ville. Et donc le candidat de la France insoumise, William Oquan, peut clairement, raisonnablement ambitionner, être en capacité de se maintenir.

Et là, qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on fait du côté de Joanna Roland, qui est la numéro deux du Parti Socialiste ? Qu'est-ce qu'on fait dans le contexte actuel avec des relations qui sont très tendues entre LFI et entre le Parti Socialiste et évidemment, je fais alliance et je m'expose à une incohérence avec le discours national.

Je m'expose évidemment à de fortes critiques locales. Je ne fais pas alliance et je prends le risque d'une triangulaire. Tout ça va sans doute dépendre, alors ce sera la grande question dimanche soir et tout ça va sans doute répondre de l'écart qui séparera les deux principaux candidats.

Merci beaucoup Bruno Geoffroy, rédacteur en chef de Presse Océan pour ce point sur les municipales à Nantes et ces questions qui se posent autour des relations entre l'EPS et la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon en a parlé hier soir, il était en meeting à Paris pour soutenir la candidate LFI Sofia Chikiru. Il a quelque peu taclé le Parti Socialiste, on l Écoute, la décision du Parti Socialiste est d'une stupidité en même électorale et d'un danger politique absolu.

C C'est la première fois qu'on voit une chose pareille. Ils ne veulent d'union ni au premier, ni au deuxième tour. Nous, nous avons des dizaines de raisons de ne pas avoir très envie de les voir.

Mais par-dessus tout, nous avons toujours été des êtres conscients. Nous avons réalisé un fait sans précédent dans l'élection de 2022 et de la structure, je ne sais pas. L'arbitre de toutes ces élégances ou inélégance, ça reste les électeurs.

Et on va voir ce que vont faire les électeurs. Comme l'a rappelé Jean-Luc Mélenchon. Moi je rappelle, en 2017 et en 2022, lorsque Jean-Luc Mélenchon se présente à la présidentielle, la gauche n'est pas unie.

Mais les électeurs de gauche ont décidé qu'ils allaient tous voter comme un seul homme, comme une seule personne, plutôt pour Jean-Luc Mélenchon. Donc c'est pour ça qu'il fait 19 % et puis en 2022 il fait 22%. Là, il va s'agir un peu de la même chose.

C'est-à-dire qu'au bout d'un moment, oui, on présente aux électeurs de gauche différents candidats mais pour des raisons électorales pour parce que la question de l'union de la gauche ça existe en ça n'existe plus au niveau effectivement des appareils mais ça existe encore au niveau des gens qui votent à gauche, au niveau des électeurs, c'est eux qui vont décider si oui ou non. Par exemple, on parlait de Nantes, est-ce qu'ils vont dire il y a un risque que Nantes passe à droite Donc, même si nous avons plus d'affinités avec le candidat de la France insoumise, nous irons voter pour Johanna Roland parce que nous voulons donner de la force à sa candidature pour que Nantes reste à gauche. Il en va de même d'ailleurs pour Paris.

C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont peut-être, qui ont plus d'affinités avec Sofia Chikirou, mais qui savent que pour battre Rachida Dati, il va falloir donner sa voix à Emmanuel Grégoire. Donc voilà, et ça c'est le peuple de gauche qui qui décident, ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou ou William Oquan ou les cadres du Parti Socialiste. Adélaïde, est-ce que les électeurs de gauche sont encore dans cette logique d'union ?

Ou est-ce que depuis ces derniers mois, les propos de Jean-Luc Mélenchon, la rupture nationale entre le PS et LFI. Il y a désormais un électorat distinct entre le PS et la France nationaliste. C'est compliqué de répondre à cette question de manière radicale parce qu'effectivement, la question du barrage républicain, c'est quelque chose qui est quand persistante et qui fait écho aux valeurs du peuple de gauche, même si le peuple de gauche est assez hétérogène et ça ne veut pas forcément dire quelque chose de très clair.

Et ils rejettent le cordon sanitaire anti-LFI, le peuple de gauche Il le rejette pour partie. Encore une fois, je pense que ce serait un peu faire une erreur que de vouloir le caractériser de manière univoque. En revanche, ce qui est certain, j'ai sous les yeux les chiffres de la dernière enquête électorale, Ipsos BVA, c'est des écoles d'ingénieurs qu'on réalise notamment avec le CEVIPOF et Le Monde.

Et quand vous regardez les résultats, je rejoins complètement ce que vous avez dit sur le fait qu'in fine, ce sont les électeurs qui vont être les juges de paix de tout Donc on peut avoir des stratégies de parti, se dire on va faire des alliances techniques, pas techniques, des retraites, etc. In fine, ce qui va être le juge de paix, ce seront les électeurs. Et quand vous regardez aujourd'hui l'image de la France insoumise et de de son leader Jean-Luc Mélenchon, elle sait, pour répondre à votre question, quand même passablement détériorer ces derniers mois et ces dernières années.

Aujourd'hui vous avez, je vous donne ce chiffre, 71 % des Français jugent que la France insoumise est un parti dangereux pour la démocratie, 71%, pour le Rassemblement national c'est 51%. Aujourd'hui c'est LFI qui stigmatise vraiment la question du danger, c'est aussi LFI qui est jugé comme le parti qui attise le plus les violences, là ça fait écho à la mort de Quentin Neuranck, donc tous ces éléments vont être pris en compte par les électeurs et vous dire si bien sûr que certains électeurs par exemple du plutôt socialiste vont se dire au second tour l'alliance peut faire sens pour faire barrage au RN mais d'autres clairement vont être butés donc il va y avoir vraiment des vrais cas de conscience je pense chez ces électeurs qui dans l'isoloir vont se poser des questions pas simples mais encore une fois tout ça sera vraiment fonction de ce qui se passe au soir du premier tour. Vous parliez de Paris, par exemple je me dis que pour un électeur socialiste et pour par exemple favoriser la victoire d'Emmanuel Grégoire ce serait plus simple que Sophia Chikirou bute à la barre des 9 ,5 % et ne se qualifie pas comme ça il y aura un report d'une partie de son électorat naturellement vers Emmanuel Grégoire que si au soir du second tour il faut parler alliance ou pas ça risque d'être vraiment compliqué et voilà et je pense que les électeurs vont se poser un peu des noms au cerveau.

Et on va parler de ces électeurs Adelaide, il y a une enquête du CIVIPOF. Les français sont majoritairement intéressés par cette élection municipale. Très intéressé, le chiffre c'est plus de 80 % ce qui n'est pas vraiment une surprise parce qu'on sait depuis un moment que l L'échelon local est l 'échelon vraiment privilégié par les Français.

D'ailleurs, le maire dans cette même enquête est l'élu qui suscite le plus de confiance. Et d'ailleurs, c'est le seul élu qui suscite encore une confiance majoritaire chez les Français, 69%, alors qu'on est à 49 % pour son député, 30 % pour le gouvernement et je ne parle même pas du président de la République. Donc il y a une confiance encore pour le maire.

Et il y a presque, je dirais, un repli aujourd'hui vers ce qui est un peu une valeur refuge, le C'est un peu la sphère sur laquelle on se reprit dans un contexte à la fois national et international extrêmement anxiogène. Il ne faut pas perdre de vue que depuis la dissolution il y a deux ans, les Français expriment une fatigue politique inédite. On était déjà dans un état de crise, de confiance à l'égard des politiques qui se manifestent notamment à l'égard des chiffres de la participation qui sont quand même globalement sur une tendance baissière depuis 30 ans.

Je dis globalement parce qu'il y a eu un sursaut lors des législatives. Mais on a vu depuis deux ans qu'avec la valse des premiers ministres et depuis là quelques mois l'épisode, le feuilleton tragi-comique du budget, c'est venu vraiment enfoncer le clou. Et les Français sont un peu en...

Voilà, mettent à distance le national, se replient vers le local. La question qui se pose, c'est qu'est-ce que ces deux dernières années ont pu donner en termes de conséquences sur la participation ? Est-ce que justement le fait local et sa force va être suffisante pour mobiliser les électeurs ou pas, sachant sans doute que la mobilisation sera plus forte là où il y a vraiment de l'enjeu ?

On sait que les électeurs ont plus tendance à aller voter lorsqu'ils ont le sentiment que leur voix compte, que les jeux ne sont pas faits. Or on voit qu'il y a beaucoup de villes dans lesquelles c'est complètement incertain. Mais là on parle beaucoup des grandes villes.

Il ne faut pas perdre de vue que dans les 35 000 communes françaises il y a une majorité de communes je crois 61 % si je ne dis pas de bêtises où il n 'y a qu'une seule liste. 68 % qui effectivement peut faire chuter de facto la participation. On a un peu des élections à deux vitesses.

Oui avec en plus dans les villages de moins de 1000 habitants auparavant vous n'aviez effectivement souvent qu'une seule liste mais vous aviez la possibilité de barrer les noms que vous ne vouliez pas voir ou éventuellement d'en rajouter. Et bien aujourd'hui ce n'est plus possible. Donc moi j'ai des amis de la famille en fait qui habite dans ces petits villages et qui disent mais en fait à quoi ça sert d'aller voter ?

Puisque avant j'arrivais puis je rayais ceux que j'aimais pas et ceux que je voulais mais maintenant je suis ça ne sert plus à rien. Donc ils ne vont juste pas aller voter en fait dans les villages de moins de 1000 habitants où il n'y a qu'une seule liste. Donc ça fait...

Ça à mon avis ça va aussi jouer sur la participation même si c'est pas la majorité des français qui habitent dans des villages de moins de 1000 habitants. C'est – Oui mais 68 % des communes où il n'y a qu'une liste effectivement ça risque de jouer sur la participation. – Exactement, forcément.

Je ne vois pas pourquoi aller voter quand il n'y a qu'une seule liste, ça n 'a pas beaucoup d'intérêt. Moi je trouve aussi que quand même cette campagne a été écrasée en fait par énormément d'actualités nationales et internationales qu'on n'a pas tellement vu exister. Alors peut-être, je pense que là il y a des différences effectivement entre les grandes villes et les plus petites villes et villages où il est plus facile en fait de faire une campagne locale sans avoir du grand chose à faire de ce qui se passe au niveau international.

Mais si je prends des villes comme Paris, Lyon, Marseille, enfin toutes les grandes métropoles, ce qui s'est passé en Iran, l'actualité internationale, le budget, le machin, ça bloque tout. Et on ne parle que d'ailleurs, les programmes par exemple à Paris, on On ne sait pas ce qui se passe dans les programmes. Par contre, on sait juste que Sophia Chikirou n'aime pas Emmanuel Grégoire et vice-versa. – Un dernier mot à Delaïde parce que la sécurité, ça reste quand même le premier sujet pris en compte par les c'est devenu au niveau local le premier ce n'était pas le cas en 2020 donc c'est un peu le cas depuis le début de cette campagne c'est ça complètement et surtout dans les grandes villes dans les plus petites villes on est plus sur la question de l'accessibilité des services la question aussi de la mobilité on a quand même des disparités en fonction de la taille de la commune Merci beaucoup merci à tous les deux d'avoir été avec nous merci Pablo Piovivien et merci Adéla X Zulfi Carpazic d'avoir été avec nous merci à tous de nous avoir suivi on se retrouve évidemment demain pour continuer à suivre cette campagne des municipales on sera à j-4 très bonne journée à demain public sénat en partenariat