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InterviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 11 septembre 2015 8 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & élections

Mélenchon : « Le plan B c'est ne pas céder à l'Europe allemande »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    François Hollande sort un million de français de l'impôt sur le revenu. Ça ne vous plaît pas ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    François Hollande vous demande de vous rassembler autour de lui pour protéger les valeurs de la République contre le Front National. Vous préférez la disparition au rassemblement avec François Hollande ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Angela Merkel est-elle devenue la caution morale de l'Europe avec sa politique concernant les réfugiés ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Croyez-vous que l'Allemagne l'année prochaine accueillera de nouveau 800000 personnes et l'année suivante encore 800000 ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous allez vous réunir au cours de la fête de l'huma demain avec d'autres leaders de la gauche de la gauche européenne. Pour faire quoi ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Je ne suis pas d'accord avec ce bricolage fiscal qui remplace le grand projet fiscal qu'il faut absolument mettre sur pied. »
  • 3:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Je propose qu'il y ait 14 tranches d'impôts au lieu de 5 actuellement. »
  • 4:00Jean-Luc MélenchonFait
    « François Hollande vous demande de vous rassembler autour de lui pour protéger les valeurs de la République contre le Front National. »
  • 6:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « Elle est en quelque sorte responsable de 500000 émigrations grecques dont 120000 directement vers l'Allemagne. »
  • 7:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le plan B, ça consiste à ne pas regarder le gouvernement allemand décidé pour tout le monde. »
  • 8:00Jean-Luc MélenchonChiffre
    « La Grèce, c'est 2 % de l'économie européenne, nous c'est 18 % à peu près autant que les Allemands. »
  • 9:00Jean-Luc MélenchonFait
    « Le plan B, c'est l'ensemble des options qui permet de ne pas céder, y compris l'option qui consisterait à quitter l'euro. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] 7h49 Olivier Mazrol, vous recevez ce matin Jean-Luc Mélenchon, député européen et leader du Parti de gauche. Bonjour Jean-Luc Mélenchon. Bonjour.

François Hollande sort un million de français de l'impôt sur le revenu. Ça ne vous plaît pas ? Tout ce que fait François Hollande, ça vous déplaît ?

En général, oui, vous avez raison parce que ça n'est pas de gauche. Mais au cas particulier, je pense que c'est pas une bonne idée. D'abord parce que la dignité de citoyens, c'est de participer à l'efforts collectif.

Autrefois les hommes allaient à l'armée, on paye les impôts. Bref, il y a toute une série de d'activités qui nous lient à la société et je crois que c'est une mesure assez démagogique. Alors d'abord premièrement, je commence par dire que je suis partisan du fait que tout le monde paye l'impôt fuse de manière symbolique comme pour manifester son lien à la République.

Et deuxièmement, je ne suis pas d'accord avec ce bricolage fiscal qui remplace le grand projet fiscal qu'il faut absolument mettre sur pied et qui consisterait notamment à étaler l'effort sur toutes les catégories de population et en particulier sur les plus riches. Donc je propose qu'il y ait 14 tranches d'impôts au lieu de 5 actuellement de manière à ce que la classe moyenne ne porte pas sur son dos toute la société. Euh François Hollande vous demande de vous rassembler autour de lui pour protéger les valeurs de la République contre le Front National et avec cette phrase "La dispersion, c'est la disparition.

Vous préférez la disparition au rassemblement avec François Hollande ?" Alors je lui propose de aller au bout de son raisonnement et il pourrait par exemple prononcer être candidat et je me porterai alors en avant. Angela Merkel est-elle avec son drôlez plus aucun humour ?

Vous pourriez au moins sourire mais en avant mais vous savez moi je prends vos questions. Vous avez vous avez vous avez raison de la prendre tel qu'elle parce que c'est un acte extrêmement arrogant de sa part que de venir avec l'habituel pistolet Front National pour le mettre sur la tente de tout le monde et dire et maintenant tout le monde se tait, tout le monde se met en rang. Quoi que je fasse, c'est la négation de la démocratie.

Le peuple doit rester souverain. C'est lui qui tranche et qui choisit. Angela Merkel est-elle devenue la caution morale de l'Europe avec sa politique concernant les réfugiés ? prouve que l'Europe a à peu près aucune conscience morale, ce qui confirme ce que je pense.

Madame Merkel a brutalisé par sa politique et sa manière de la faire appliquer par les autres une bonne partie de l'Europe. Elle est en quelque sorte responsable de 500000 émigrations grecques dont 120000 directement vers l'Allemagne, d'un million d'espagnols qui ont dû quitter leur pays parce que les conditions économiques que l'Allemagne a imposé à tous les autres pays, ils sont effroyables. Elle a décidé d'accueillir ditelle 800000 personnes.

Alors là, nous sommes d'accord pour dire que c'est une bonne chose d'accueillir ceux qui sont là mais en même temps, il faut pas que ça serve de de rideau de fumée qui fait qu'on ne parle jamais des causes. Avez-vous remarqué ça, monsieur Mazrol ? Et je vous pose la question, si je peux me le permettre, de de la retourner.

Croyez-vous que l'Allemagne l'année prochaine accueillera de nouveau 800000 personnes et l'année suivante encore 800000 a 500000 par an pendant 10 ans ? Alors bon, monsieur Sigmar Gabriel n'a aucun intérêt. C'est le leader du SPD, le Parti socialiste allemand qui gouverne avec la droite là-bas.

Bon, donc ce qu'il dit ou rien, c'est pareil. Mais bien sûr, on peut dire que pour l'Allemagne, supposons à la limite, c'est jouable dans la mesure où ils ont un déficit de population qui est tragique, hein, vous le savez, eux-mêmes s'en plaignent les Allemands. Donc, ils prennent il y a là une décision un peu opportuniste.

Vous savez, une des ministres de madame Merkel s'était réjouie de la situation en Grèce et en Espagne en disant "Mais c'est formidable, les jeunes cadres vont venir chez nous et nous en manquons." Donc, j'estime que c'est une mesure opportuniste et qui n'est pas réaliste. La le vrai réalisme c'est de bloquer les causes du départ.

C'est pas d'empêcher les gens d'arriver. c'est de les dissuader, de partir. Or, ils ne partent pas par plaisir, ils partent parce qu'ils n'ont pas le choix.

Parce qu'il y a la guerre. Il y a la guerre mais pas que la guerre. D'ailleurs, dans la guerre, nous sommes assez responsables et je trouve extraordinaire que monsieur Sarkozy vienne maintenant jouer l'escrognu après avoir lui-même provoqué un désastre en Libye en bombardant comme vous le savez, vous en mélanchant quand même.

Est-ce que vous ne regrettez pas que les Français n'aient pas le même mouvement, l'élan que les Allemands ont à l'égard de ces réfugiés ? Monsieur Maul, je ne veux pas être l'oiseau de mauvais augure, mais nous verrons bien combien de temps c'est durera cet élan. Quant aux Français, ils sont plus intelligents que ne le croit leurs élites.

Ils ont parfaitement compris que accueillir des réfugiés aujourd'hui, ils en sont tous d'accord. Et je dis qu'il faut le faire parce que nous n'avons pas le choix. On va pas les rejeter à la mer, mais les gens ont compris que ce n'est pas la réponse au problème.

Ils savent que si on commence comme ça, on devra continuer d'année en année et ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens. La morale, la charité allemande, vous n'y croyez pas ?

Je veux bien croire à la bonté des gens. Comment allemande, il y a des Allemands qui ont un très grand cœur et d'autres qui ont un cœur de pierre exactement comme les Français. Ce n'est pas une affaire de nationalité, c'est une affaire de politique.

Pour l'instant, c'est pas l'Allemagne qui parle, c'est madame Merkel. Bien. Alors, ne mélangeons pas tout, s'il vous plaît.

Bien sûr que les Allemands ont on ont manifesté de tout temps une aptitude à comprendre les autres. On va quand même pas faire l'assimilation allemand égale nazi, non ? même.

Et vous croyez que c'est une arnaque ? Qu'est-ce qu'il est en train de faire ? Je pense que ce que fait madame Merkel, c'est en l'ure.

Voilà, et que nous le pérons cher. Vous allez vous réunir au cours de la fête de l'huma demain avec Oui, c'est la plus grande fête populaire de ce pays avec la foire du drôque. Avec Yanis Faroufaki, c'est d'autres leaders de la gauche de la gauche européenne dont l'ancien ministre des finances d'ailleurs de Matthéo Renzi.

Oui, Oscar la Fontaine pour faire quoi ? pour dire non à l'euro. Alors, nous allons ensemble lancer le processus en faveur d'une conférence internationaliste, on l'appelle comme ça, pour le plan B.

Le plan B, ça consiste à ne pas regarder le gouvernement allemand décidé pour tout le monde. Je m'explique très rapidement, le plan A, ça consiste à négocier raisonnablement et à dire si nous nous gouvernions la France, c'est pas pareil que la Grèce. La Grèce, c'est 2 % de l'économie européenne, nous c'est 18 % à peu près autant que les Allemands.

Donc si nous venions à nous fâcher parce que on nous brutaliserait, on appuie sur le bouton, il y a plus ni euro ni Europe parce que on ne fait rien sans la France. Donc vous voyez bien, la situation est pas la même que celle des Grecs. Donc le plan a c'est négocier raisonnablement en disant aux gens qui nous avec qui nous parlons, partenaire, attendez moi je pense qu'il faut toujours faire la preuve euh de sa bonne volonté et de sa capacité à discuter.

Mais à partir du moment où l'Allemagne comme d'habitude est monsieur Chao bleu qui prétend forcer la démocratie française, et bien à partir du moment où on nous dit non, alors il faut être capable de faire autre chose. Et je voudrais vous faire remarquer une chose, monsieur Maol. On dit souvent "Mais qu'est-ce que c'est que votre histoire de plan B ?" Bah le plan B, c'est l'ensemble des options qui permet de ne pas céder, y compris l'option qui consisterait à quitter l'euro.

Mais vous savez comme moi que jamais les États européens n'accepteraient une chose comme c Est-ce que vous avez la force suffisante dans cette gauche de la gauche alors qu'on voit que Siri s'est fracassé sur la réalité, qu'en Espagne Podemos son leader est en train de dire "On va se normaliser Euh bon, écoutez là vous il y a pas l'épreuve de la réalité mais non, il y a l'épreuve de la violence. Monsieur Mazrol, ça n'est pas à l'épreuve de la réalité que monsieur Chipras a dû signer. C'est ça l'épreuve de la violence.

C'est-à-dire que lorsqu'il a commencé à discuter, on lui a dit "Très bien, on discute mais on vous coupe les liquidités, on ferme les banques." Ben, il a cané. Ah et ben oui, là lui il a il a il a dû faire ce choix là que pour ma part je ne ferai pas, mais je comprends qu'il ait dû le faire.

C'est c'est un tout petit pays. D'accord. Mais quelle est votre force ?

Alors monsieur Mazrol, je sais qu' divisé avec communiste. Voilà. Oui oui c'est ça.

Je sais que vous posez des questions avec l'esprit un peu taquin, ce qui est normal, c'est fait pour ça. Mais si vous commencez à penser que la France n'a plus aucun pouvoir et qu'il lui reste juste à accepter le statut de colonie du gouvernement allemand, c'est votre point de vue que contient la question. Quant à moi, non, je pense que la France est puissante et qu'elle a les moyens de s'opposer à ce type de pratique.

Car voyez-vous, monsieur Marol, pourquoi n'interroge-ton pas madame Merkel ? Elle elle a un plan B. Si vous n'êtes pas d'accord, elle vous fait le grec site, le front site, tout ce que vous voulez.

C'est-à-dire eux, ils ont un plan B. Le plan B, c'est où vous cédez, où on vous tue. Et bien, je pense que ce langage-là, il ne devrait pas être permis de le tenir à la France.

Et en tout cas, si c'est moi qui m'en occupe, on ne le tiendra pas. Merci Jean-Luc Mélenchon. Merci.