Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseINA Actu· 12 mai 2023 34 minActualité / polémiqueSécuritéJusticeSolidarités & famille

1993 : Prise d'otages à la maternelle du Commandant Charcot à Neuilly | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Fait
    « le bonheur d'otage a été abattu de trois balles dans la tête »
  • 7:00Chiffre
    « il estimait qu'il avait une chance sur 100 millions de s'en sortir »
  • 9:00Fait
    « il avait écrit qu'il préférait mourir plutôt que d'être pris vivant »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

je vous pose la question que tout le monde se pose est-ce que vous avez eu peur à un moment vraiment comment ne pas avoir peur ce bonsoir après 46 heures de cauchemar à l'école maternelle de Neuilly les policiers Duret dans libérer ce matin les six fillettes encore retenues en otages ainsi que la jeune femme médecin du corps des sapeurs-pompiers de Paris qui avait passé la nuit avec elle et dont nous entendront le témoignage tout à fait capital le bonheur d'otage a été abattu de trois balles dans la tête récit du dénouement avec valergagey 4 petites filles effrayées accrochées au cou des policiers du Raid il est 7h25 nous assistons sans encore le savoir à l'épilogue de la prise d'otage ses enfants viennent juste d'être emportés de la salle de maternelle où ils étaient détenus apprenant que le ravisseur a été tué le petit groupe gagne ensuite calmement le parc de l'école à peine 30 minutes plus tard Édouard Balladur le Premier ministre se présente à l'entrée principale une courte visite suivie de celle de son ministre de l'Intérieur pressé par les journalistes Charles Pasqua et laconique mais heureux et le forcené est mort les familles des petits otages sortent ensuite une à une l'heure n'est pas aux grandes déclarations mais à l'émotion il était très content très contente à 8h on ignore encore les conditions réelles du dénouement Nicolas Sarkozy le maire de Neuilly qui a participé au négociations apportera un premier témoignage sur le ravisseur ça fait maintenant près de 18 heures qu'on arrivait plus à sortir un enfant et c'était plus facile au départ parce que comme toutes les deux heures on arrivait en sortir et puis tout d'un coup c'est bloqué il s'est dit que ses enfants c'était sa protection voulaient plus en sortir il y avait plus rien à faire ça il ne voulait plus rien entendre on a tout essayé j'ai été chercher l'argent il était très méfiant il faisait tout raconté il a voulu absolument que je lui donne les montants des devises en Deutschmark et en dollars enfin bref il y a des discussions qui ont été irréelles puis on aperçu enfin ces deux femmes exemplaires Évelyne Lambert médecin capitaine des pompiers de Paris et Laurence Dreyfus la jeune institutrice côte à côte comme sur cette image pendant 47 heures elles ont protégé les enfants en fin de matinée l'école avait presque retrouvé une allure normale la rentrée des classes c'est pour mardi une rentrée sourire aux lèvres les tireurs d'élite ont profité d'un moment d'assouplissement du ravisseur pour pénétrer dans la classe récit de ce que les spécialistes appellent une opération de neutralisation avec Christophe Tortora dès 5h30 ce matin les hommes du RAID ont reçu l'ordre d'intervenir Charles Pasqua a donné son accord reste à trouver le moment propice attendre que le preneur d'otage fatigué relâche son attention des moyens visuels et sonores introduits dans la classe leur fournissent cette certitude il est 7h25 en un éclair deux policiers du Raid pénètrent dans la classe s'approche à moins de 3 mètres de l'homme qui se réveille immédiatement il tire trois balles blindées de 9 mm 3 balles dans la tête de l'autre côté de la pièce le médecin pédiatre des pompiers prévenu l’intervention à placer les six enfants sous les matelas pour jouer leur dit-elle à la tortue en fait il s'agit de les protéger au cas où tout explose au moment où le preneur d'otage est abattu une dizaine de policiers du Raid jaillissent prennent chacun dans leurs bras un enfant pour le protéger et l'emmener au loin c'est la raison pour laquelle on peut les voir sortir de l'enceinte de l'école un enfant dans chaque bras toujours la peur de l'explosion l'opération en tout dans la salle de classe n'aura plus de 5 secondes le preneur d'otage Eric Schmitt un homme de 42 ans signé ses messages adressés à la police des initiales HB comme Human Bomb se qualificatif de bombe humaine ait été là s'approprier puisque cet homme s'était attaché des battants de dynamite autour de la taille après avoir mis en place dans la classe un dispositif de dynamitage particulièrement sophistiqué reportage Caroline Laudun Arnaud Leffe la classe numéro 8 c'est la première porte à gauche dans le couloir des maternelles ce matin il irait ni le plus grand désordre six enfants et trois adultes venaient de vivre comme dans un camp retranché deux jours et de nuit dans une pièce de 40 mètres carrés seul un petit meuble séparait les enfants de leur ravisseur il s'était replié au fond de la classe derrière ces étagères avec à proximité une radio une télévision et un thermos de café les enfants bloqués le long de la fenêtre pouvaient dormir dans le coin bibliothèque tout était prévu les stores des fenêtres baissées la lumière Estate et les ouvertures bouchées à la demande du preneur d'otage par l'institutrice évidemment pour éviter que les forces de police puissent observer de l'extérieur ce matin tout dans cette classe marquait la précipitation avec laquelle les otages ont quitté la pièce des plus abandonnées des chaussures oubliées bientôt ils n'auront pour seul souvenir que ces quelques dessins réalisés durant une journée de classe une journée particulière de 48 heures au cœur de ce drame de jeunes femmes dont l'intelligence et le courage ont certainement éviter le pire et qui toutes de ont été promus dès ce matin à titre exceptionnel Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur tout d'abord l'institutrice Laurence Dreyfus dont c'était il faut le rappeler le premier poste et qui avait tenu à rester avec les enfants pour les rassurer Laurence Dreyfus que vous voyez sortir de chez elle ce matin accompagné de policiers et qui est parti semble-t-il se reposer dans sa famille la France entière a commencé par son ministre François Bayrou a salué ce matin son héroïsme après Laurence déjà baptisée dans la presse l'institutrice courage Evelyne capitaine courage une jeune médecin de 26 ans la seule au grade de capitaine dans le corps des sapeurs-pompiers de Paris que j'ai eu l'honneur de recevoir en compagnie de Michel find dans notre journal de 13h et ville Lambert qui était ce matin seul en compagnie des enfants lorsque l'assaut a été lancé je vous pose la question que tout le monde se pose est-ce que vous avez eu peur à un moment vraiment comment ne pas savoir peur je pense qu'on a peur tout le temps et plus précisément quand on sent que ça se précise mais je pense qu'il y a également la volonté de faire quelque chose l'envie que cette attente s'arrête donc n'importe quoi pourvu que quelque chose se passe tout à l'heure que vous aviez vous aussi bien failli craquer cette nuit quand vous avez appris que c'était remis peut-être l'opération a encore plus tard et la perspective d'une nouvelle journée d'une nouvelle nuit d'innaction société le plus terrible c'était le fait d'attendre sans savoir que faire hier soir vers 19h j'avais l'impression que les choses avancaient bien donc Laurent c'est moi étions avec les enfants qui étaient relativement calme comme d'habitude et on pensait qu'on allait enfin pouvoir faire quelque chose bouger sortir avec les véhicules ce qu'il essaie a priori la possibilité d'une intervention et malheureusement quand vers 23 heures les négociations d'avant sont pas le forcené à dire il y aurait plus rien de fait ce soir ça a été le moment le plus terrible c'est sûr le scénario d'intervention est-ce que ça a été long ça s'est passé comment le raid a mis au point le scénario j'étais juste leur indicateur pour savoir comment était les les affaires à l'intérieur de la pièce qu'elle était son état d'esprit à lui qu'elles étaient ces volontés donc je leur donnais le renseignement on va reparler un peu plus en détail mais au moment du dénouement ce qu'il faut que les téléspectateurs sachent que c'est que les enfants étaient réveillés que vous faisiez son nom de jouer si j'ai bien compris pour pour en même temps les regrouper les mettre le plus à l'abri possible les enfants étaient en train de s'amuser à faire la tortue pour se cacher sous les matelas et se cacher derrière les tables renversées donc il était une voyait rien il n'était au courant de jouer pour quelque part le rassurer même si il était plus ou moins assoupi il était quelque peu assoupi mais on jouait de manière à ce que nos voix constante le rassure et venez ce qui s'est rendu compte de ce qui se passait tout dernier moment non vraiment je ne pense pas puisque les gens du raid était très proche de lui quand ça s'est passé et à mon avis ça a été beaucoup trop bref pour lui il aurait été capable de mettre feu à ses explosifs je pense que oui qu'est-ce qui vous fait dire qu'il était très déterminé la manière qu'il avait de répéter systématiquement que de toute façon vu sa vie il n'avait plus rien à perdre qu'est-ce que ça voulait dire du sa vie je n'ai jamais réussi justement à lui faire précisé malgré un semblant de climat de confiance je n'ai jamais pu lui faire préciser un éventuel problème médical ou des problèmes autres sociaux qui pouvaient l'amener à être aussi désespéré vous avez réussi à le faire parler sur lui à lui faire expliquer pourquoi il en était venu là quel était son passé non pas du tout des choses personnelles il avait des idées on discutait beaucoup des idées de genre métaphysique ou chose comme ça il aimait beaucoup les généralités mais je n'ai jamais jamais pu faire préciser aucun détail de sa vie passée ou de sa vie qui expliquerait son acte il était très méfiant extrêmement oui il vous demandez de vous goûtiez et sa nourriture c'est ça pour tous ceux qui de somnifères et ce qu'il mangeait en plus essentiellement buvait du café je devais goûter il respectait un délai d'environ un quart d'heure avant lui-même de consommer quoi que ce soit ce qui est vrai qu'ils vous est demandé à un moment de que vous le supprimer tout à fait il disait que si j'avais le choix entre le fait que lui fasse tous sauter ou le fait que lui meurt tout seul qu'est-ce que je préfère ré je pense que vu de l'extérieur le problème est simple il m'a dit dans ce cas-là en tant que médecin de vous devez prendre vos responsabilités et comment appelle-t-on aider quelqu'un qui désire mourir et qui n'a plus de possibilités le tanasie est-ce que vous avez eu l'impression d'avoir faire à quelqu'un de lucide de fou d'intelligent très structuré une parole très cohérente un vocabulaire d'un langage courant mais d'un niveau correct pas très poli voir obséquieux mais par contre parfois des dérapages de style bouffer délirante des paroles qui ne correspondaient plus du tout à la réalité des délires visuels l'impression que des gens duraient été partout vu l'état de stress ça peut être compréhensible l'impression que des posters bouger donc il y avait des gens du raid cachés derrière pour l'attaquer l'impression de c'est surtout des livres interprétatif sur les dessins qui étaient autour de lui est-ce qu'il a parlé avec les enfants est-ce qu'il leur a expliqué tout simplement pourquoi il était là pourquoi il était armé qu'est-ce qu'il voulait vendredi matin il est resté environ deux à trois heures seul avec eux refusant l'entrée de quiconque à ce moment là effectivement il était très calme très agréable avec et il leur a expliqué que il était lui il voulait pas leur faire de mal il voulait juste de l'argent et que c'était la police qui était méchante parce qu'il voulait pas lui donner de l'argent mais que lui ne leur voulait pas de mal il était très gentil avec eux il avait un excellent contact oui il était très très agréable il leur donner les papiers pour dessiner et s'entretenir avec eux ils les ai joué et eux comment ont-ils réagi est-ce qu'ils ont à un moment compris ce qui se passait réellement ou pas du tout je ne pense pas il y avait pas d'appréhension vis-à-vis de lui lui il appelait monsieur voir le bandit mais le bandit c'était un nom que lui-même avait demandé aux enfants de lui donner pas d'appréhension vrai non plutôt une interrogation vague en l'occurrence puisqu'il n'a jamais quitté sa cagoule exactement au départ il est entré dans la salle de classe comme disait Laurence avec l'institutrice avec un casque de moto qu'il a quitté relativement rapidement par contre il a gardé un masque tout le temps du déroulement des événements est-ce qu'à un moment ou un autre il vous a dit ce qu'il pensait faire de cet argent et pourquoi 100 millions pourquoi tant d'argent et pour faire quoi la somme exacte 200 millions l'explication est très simple il estimait qu'il avait une chance sur 100 millions de s'en sortir donc ça vive allait 100 millions quant à ce qu'il comptait en faire je n'ai jamais pu obtenir le moindre renseignement il y a eu presque un moment avec c'est quand vous avez compté avec lui les billets ça devait presque c'est une situation complètement irréelle oui quand dans la pièce nous sommes retrouvés Laurent et moi avec une table comme vous les imagine dans les maternelles les tables basses avec les petites chaises et que la table couverte de billets entre deux vis étrangères et nous en train il était je sais plus 3-4h du matin plus franchement l'état d'esprit à compter et pas franchement motivé pour faire ça en train d'essayer de savoir combien il y avait des millions dans ce qu'il y avait sur la table c'était le gargouille et il avait un plan de fuite lui tout à fait préparé et il vous en avez parlé ou vous vous saviez comment il voulait partir est-ce qu'il voulait emmener un enfant avec lui l'institutrice très réfléchie qu'il a dû modifier par la suite au départ il avait donné des polycopies expliquant il a dû les modifier par la suite lors des négociations ce plan c'était simplifié il voit effectivement dans sa fuite un enfant un parent un père de préférence parce qu'il avait peur de l'hystérie d'une mère et une femme médecin de préférence et il me disait vous ferez vous ferez donc à priori moi ensuite quel scénario le scénario amené une voiture de une deuxième voiture de rechange dans l'éventualité d'une panne de la première voiture un arrêt lui permettant de se libérer de cette deuxième voiture si la voiture qui l'occupait avec les otages était en état de marche une fuite avec les otages endormi qu'il libérait à un moment que lui-même choisissait avec les otages toujours endormis de manière à ce qu'il y ait aucune possibilité de savoir depuis combien de temps il avait fui donc quelle direction donc tout était très précis oui c'est aujourd'hui une certitude c'est se preneur de tâches qui a perpétré l'attentat il y a exactement une semaine dans le parking de Neuilly c'était un attentat signé HB les tracts qu'il a envoyé cette fois-ci aux policier était également signé à ce qui vous a expliqué ce que ça voulait dire alors lui très rapidement que le premier attentat était de lui parce qu'il avait voulu montrer qu'il n'était pas un bluffeur et qu'il était capable d'utiliser les explosifs quant au HB ça a été l'un de ses grands jeux ainsi que me faire il avait deux devinettes pour moi l'une qui était que veut dire HB et l'autre qui était pourquoi suis-je dangereux pourquoi suis-je heureux malheureusement je n'ai pas réussi à trouver la solution puisque tout ce que j'ai approché que ce soit sa détermination ses connaissances pour lui c'était pas la raison principale quand au HB la devinette au milieu de la nuit peut-être la fatigue HB est devenue c'est à dire la bombe humaine et effectivement c'était c'était son nom de code vous avez rencontré bien sûr souvent parce que vous pouviez sortir de cette classe les dirigeants les responsables duraient dit foutent même faire une confiance absolue à ces hommes parce que vous vous étiez à l'intérieur vous saviez qu'il allait intervenir tout pouvait se terminer en catastrophe parce que vous êtes bien placé pour savoir que les bâtons dynamiques c'était pas du des trucages qu'est-ce que vous avez pensé quand vous saviez vous poussiez les enfants en faisant semant de jouer vers dans le coin de la classe comme vous nous l'avez expliqué tout là qu'est-ce qui se passe dans la tête vous dites et si et si jamais ça rate et si il ouvre un œil avant et si et puis bon on y passe tous et si ça rate c'est vrai c'est une éventualité mais pour avoir côtoyé les gens du raid pendant 48 heures c'est une éventualité qui est toujours présente c'est pour ça qu'on a peur mais qui est vraiment très faible ils sont extraordinaires ils ont un côté professionnel ils sont méticuleux ils remettent tout en question dans le moindre détail ils ont un schéma décisionnel ils sont capables de se réadapter systématiquement aux modification de de la situation moi j'ai pas de mots à leur égard je suis vraiment restée ébahie devant devant des gens aussi aussi fort dans leur boulot Evelyne Lambert 26 ans médecin capitaine du corps des sapeurs-pompiers de Paris chevaliers de la Légion d'honneur depuis ce matin comme elle l'a raconté elle-même c'est le ravisseur qui s'était baptisé le bandit auprès des enfants Eric Schmitt âgé de 42 ans était originaire de serre un petit village près de Béziers où vivent encore ses parents et où se sont rendus bien sûr en début d'après-midi des policiers de la baguette criminelle qui cherchent à reconstituer le passé de cet homme reportage de nos envies spéciaux Sandrine meurtre Olivier combe possible d'atteindre la rue dans laquelle se trouve la maison familiale de Derrick Schmitt à Serres près de Béziers dès que la famille proche du preneur d'otage a été identifié les forces de police sont bouclées les rues adjacentes la prise d'otage a provoqué dans l'opinion publique qu'un choc émotionnel très fort et chacun tente de remonter à la source pour mieux cerner la personnalité de celui qu'on ne s'est pas encore qualifié était-il un dangereux malfaiteur ou un parano idéaliste les policiers sont en train de passer au crible la maison et le jardin des parents d'Éric Schmidt il était chez eux encore début mais parce que c'est des braves gens et c'est tout simplement pas de ça mais dans le film moi je le connais pas je sais pas quels sont les motifs et donc une femme comme il faut qu'on les parle à la meringue [Musique] lui et sa sœur semble avoir vécu très peu de temps au village où leurs parents sont arrivés après la guerre d'Algérie sa dernière activité professionnelle connue a été la gestion d'une entreprise d'informatique mise par la suite en liquidation judiciaire il était chômeur depuis deux ans il n'avait aucun antécédent judiciaire ou psychiatrique et le mystère reste entier autour de la personnalité de celui qui a tenu en haleine la France entière pendant 48 heures ville Lambert qui l'a donc côtoyé pendant de très très longues heures nous décrivait Eric Schmitt comme un homme apparemment très structuré a-t-elle dit mais avec des bouffées délirantes pour tous ceux qui ont dialogué avec lui Eric Schmitt apparaissait tout à fait déterminé et n'avait rien laissé au hasard sauf peut-être sa propre fatigue nerveuse Marie Burgaud qui pendant plus de 46 heures n'a pas une seule fois ôter sa cagoule s'appelle donc Eric Schmitt et son plan il semble bien la voir échafauder seul face à son ordinateur ni politique ni truands Éric Schmitt voulait simplement de l'argent il voulait aussi qu'on parle de lui l'attentat dans le parking de Neuilly 5 jours avant la prise d'otage c'était d'ailleurs déjà lui dans un tract trouvé sur place il annonçait une prochaine opération d'envergure et signait HB HB comme human band la bombe humaine des initiales qui ne seront pas pour rassurer les négociateurs l'analyse des documents remis par l'individu effectué par un psychiatre confirmé par ailleurs le caractère de grande dangerosité avec une précision d'informaticien Eric Schmitt alias HB avec tout prévu pendant toute la prise d'otage il ne sait d'ailleurs jamais écarté des grandes lignes de son plan il avait écrit qu'il préférait mourir plutôt que d'être pris vivant l'homme sera donc allé jusqu'au bout de son plan s'était écrit dans cette salle de classe s'est arrêté son histoire créer il y a 8 ans maintenant le raid est une unité d'élite de 80 policiers dont l'émission comme le résume le sigle sont la recherche l'assistance l'intervention et la dissuasion ces policiers sont soumis à un intense en traitement physique bien sûr mais aussi formé aux techniques psychologiques essentielles en cas de prise d'otage reportage Christophe tortorail une prise d'otage à l'intérieur d'une banque les tireurs d'élite du raid sont en place un exercice d'entraînement dans une usine désaffectée de la région parisienne les négociations échouées l'ordre d'abaté de malfaiteurs et données le seul résultat qui exigeait quel que soit le problème posé on revendique le droit à l'erreur les gens ne comprennent pas qu'on se trompe puisqu'on passe notre temps à s'entraîner pour faire face à des situations extrêmes le raid initial de recherche assistance intervention dissuasion 80 policiers triés sur le volet cette unité d'élite a été créée en 1985 par Pierre Joxe maître chien plongé va rap combat rapproché explosif ils sont tous généraliste mais ont chacun leur spécialité il s'entraîne afin d'être prêt à intervenir dans toutes les situations de crise mais comme on a pu le voir à l'école maternelle ils interviennent uniquement lorsqu'il n'y a plus aucune autre solution de la négociation fait partie intégrante pour nous de l'intervention si nous pouvons résoudre une situation en utilisant que la négociation nous pensons avoir réussi notre mission et dès que la mission est confiée au raid le raid a l'entière responsabilité de la totalité de la mission c'est-à-dire qu'il va choisir le les moyens employés et le moment du déclenchement de l'intervention le raid a participé à l'arrestation des terroristes d'action direct en 1987 et à ceux de leter à l'année dernière mais outre ses missions tout terroristes ils assurent également la protection rapprochée des chefs d'État ou la sécurité de site comme ceux des Jeux Olympiques d'Albertville en 1992 une vingtaine de fois par an ils sont appelés pour des forcenets des missions qu'il considèrent comme les plus difficiles si la situation vous sentez particulièrement mal à l'aise oui plus particulièrement je crois les l'histoire de forcené de dingue parce que bon ce sont quand même pas sont plus des malades qu'autre chose donc on n'a pas disons que du terrorisme ou des voyous on sait à qui on a affaire et ils ont choisi un forcené c'est souvent un type qui a déconnecté c'est problématique pour nos intervenir mais ce matin l'intervention était devenue inévitable elle s'est fort heureusement parfaitement déroulée avec nous invitée de ce journal un médecin qui a été très étroitement associé à ce drame le docteur Gilles nakab psychiatre à l'Hôtel-Dieu et qui a aidé les familles à gérer leur anxiété mais aussi assister les négociateurs et les policiers en analysant la prose et les déclarations du ravisseur et en les conseillant éventuellement sur la conduite à tenir merci beaucoup d'être avec nous ce soir je suppose que vous êtes très très fatigué donc nous a l'impression d'autant plus le fait que soyez venus nous voir comment vous avez travaillé avec ces policiers du Raid face à ce que ce policier qualifié de dingue entre guillemets premièrement j'ai travaillé plus particulièrement avec un des membres du raid celui qui était plutôt chargé de la de la relation avec l'extérieur et donc en particulier les familles nous étions donc confrontés à chaque fois qu'il y avait une négociation à pouvoir être tenté d'analyser ce qu'on pouvait entendre puisque les enfants faisaient il faut préciser que la salle était sonorisée la salle était sonorisée avec beaucoup d'enfants qui jouaient rigolaient chanter ce qui gênait beaucoup donc les côtes bon essayer d'approcher au plus près la psychologie peut-être du moi je l'appelle le malade bien sûr en tant que médecin comment faites vous vous lui faites passer par l'intermédiaire de de cette femme médecin des pompiers ou par l'institutrice des questions précises à poser pour pouvoir analyser ses réponses si vous voulez le raid organise absolument tout si on avait pu me demander en passion on était venu à me demander d'intervenir bien entendu j'y sera allé mais je crois que ça me faisait pas partie d'un des scénarios possibles des questions des je crois que si une intervention psychiatrique est envisagée j'en ai discuté avec ce que je suis assez fatigué avec le membre du raid avec qui je travaillais c'était proposé de poser une ou deux questions pour voir peut-être s'il y avait pas une activité délirante de ce qui est exprimé en dessous mais je crois qu'il fallait avoir les questions qui pouvait suivre on pourrait évidemment c'est intéressant pour le psychiatre et même pour le raid de des laborer d'essayer de financer les processus psychopathologiques du malade mais je crois pas que ça correspond vraiment à la situation quel degré selon vous de dangerosité comme on dit avait-il nous d'emblée d'emblée puisque j'avais relayé de collègues qui étaient là dès le début de l'après-midi dans la journée de jeudi on l'avait qualifié de dangerosité extrême ne serait-ce qu'à la lecture de vous savez des 8 feuilles qu'il avait qu'il avait remis au story Lambert parlé d'un homme vous l'avez entendu d'un homme très structuré à tel dit mais avec des bouffées délirantes est-ce que vous partagez ce diagnostic entre guillemets encore une fois parce qu'elle n'est pas psychiatre oui mais je crois que bon un bon médecin comme elle a du sens clinique alors on observe des signes peut-être que les diagnostics sont pour après effectivement un homme froid déterminé calme j'ai beaucoup écouté ses paroles il y avait toujours à ton monocorde des phrases rythmées on ne sentait jamais lâcher la pression au moins disons pendant les jusqu'au aux deux tiers de la première nuit dernière question vous disiez que quand il parlait avec les enfants il est très gentil vous disiez c'était pas du tout le même homme ah voilà ça c'est plus le même homme si on sait cet appartient de dire après-midi beaucoup d'empathie de chaleur avec ses enfants ce qui nous avait quand même et moi-même en particulier pas mal interroger pourquoi cet homme si froid si distant s'intéressait comme ça aux enfants avec autant de gentillesse les faisant dessiner faisant attention qu'il fasse pipi dans leur culotte et tout de même non je crois qu'il n'a jamais été menaçant à l'égard des enfants je crois que là tous les témoignages que ce soit les parents qui sont rentrés donc dans la salle de classe n'est jamais menacé évidemment il y avait le risque qu'il appuie sur le déclencheur de de la bombe des explosifs mais en aucun cas une amené un enfant d'ailleurs il était vécu par les enfants comme quelqu'un de gentil les méchants c'était les hommes en noirs moi j'avais fait une petite association comme ça qui a été beaucoup discuté avec les certains membres du raid c'était venait un peu à moi les petits-enfants ce qui peut-être changer notre vision des choses mais bon devant le la gravité de la situation je ne sais pas si c'était le primordial merci beaucoup docteur pour ce témoignage nous allons vous laisser les vous reposer merci trois heures après le dénouement donc Charles Pasqua a tenu une conférence de presse au ministère l'occasion pour le ministre de l'Intérieur d'expliquer la stratégie policière à savoir identifier le risque privilégier le dialogue on l'a vu mais aussi préparer une intervention en force aussitôt l'alerte donnée j'ai défini le cadre de l'intervention de la police ne rien faire qui puisse mettre en péril la sécurité des enfants et de l'institutrice n'intervenir par la force que si cela s'avérait compatible avec la sécurité des enfants ou en cas de menace immédiate ou de début de violence à leur égard n'accepter à aucun cas que l'individu amène avec lui des enfants dans sa fuite je voudrais naturellement signaler tout particulièrement et adressé les remerciements du gouvernement et aussi les félicitations du gouvernement à l'institutrice madame Laurence Dreyfus qui dans cette affaire a fait preuve à la fois d'un courage exceptionnel et de qualité professionnelle tout à fait remarquable il convient également aussi et je crois que le maire de Neuilly qui intervenu à de nombreuses reprises dans cette affaire n'a pas manqué de le faire auprès de moi de signaler le calme et le courage des parents des enfants notamment des six qui étaient détenus à nouveau commentaire sans le calme de ses parents et la confiance qui nous ont manifesté celles qu'ils ont manifesté au maire de nuit celles qu'ils ont manifesté aux responsables des forces de sécurité notre tâche aurait été rendu extrament difficile pour ne pas dire impossible je voudrais également signaler le comportement exceptionnel de Madame Évelyne Lambert médecin capitaine de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ces deux femmes ont joué un rôle décisif dans cette affaire elle nous ont permis d'intervenir le mouvement venu dans de bonnes conditions et aussi sans que les enfants non seulement ne subissent pas de violence mais je l'espère qu'il ne reste dans leur esprit aucune trace de cette affaire extrêmement délicate sur le Pasqua vient de faire allusion au bon comportement des parents concernés Anne guéri a rencontré précisément les parents du petit Quentin trois ans il avait été libéré jeudi vers 19h alors qu'il commençait à manifester un patient et inquiétude ce qui semble contredire l'idée que tous les petits otages ont attendu dans le calme ou la sérénité l'issue de ce drame il a été libéré parce que prenant compte que la situation dans la classe était anormale il avait refusé de prendre tout aliment et toute boisson qui avait été amenée dans la classe donc il était en fin de journée très affaiblie mais on sait que certains ont eu des trous intestinaux d'autres ont eu d'autres troubles qui ont fait que je crois que les plus résistants ont été libérés en dernier alors que ceux qui présentaient des troubles ont été libéré probablement avant les autres ce qui nous a dit quand même plus tard dans la soirée c'est qu'il y avait un monsieur qui était en la classe que ce monsieur était méchant avec la maîtresse parce qu'il voulait de l'argent que il était armé d'un pistolet c'était probablement pour chasser les loups et puis plus tard il nous a dit quand même que il a demandé pourquoi personne n'était venu battre le monsieur donc ce qui montre que quand même les enfants ont pris conscience à un moment donné que une situation anormale s'installer et que il s'étonnait que peut-être leurs parents ou d'autres adultes ne viennent pas les libérer enfin ne viennent pas leur secours rien ne laisse penser que il y aura des séquelles lorsque ils n'ont pas eu de violence dirigées contre eux et parce que cette maîtresse a su être un petit peu le tampon ou le paravent à la situation de traumatisme et je crois qu'on va essayer de se couper de tout ça et de et de reprendre une vie normale et et retrouver notre fontanéité nous n'avons pas encore retrouvé le dire cette prise d'otage dans une maternelle là évidemment aucun précédent au moins en France et jamais médecin psychiatre et psychologue n'auront été autant mises à contribution que ce soit comme on l'a vu il y a un instant pour dresser le profil psychologique du ravisseur ou pour apprécier l'impact de ce drame sur les enfants et surtout les adultes concernés avec nous Paul Michel Schmidt qui est pédopsychiatre bonsoir rapidement comment éviter des séquelles psychologiques graves pour les enfants mais aussi pour les parents de cette épreuve ce qui est formidable c'est que les enfants et les familles sortent vainqueurs d'une part et deuxièmement il faut faire confiance aux enfants leur petite âge leur permet d'aménager de reproduire comme on l'a déjà dit d'oublier aussi donc je crois qu'il faut que les gens se regroupent il faut qu'ils sachent se relâcher mais aussi il faut que les parents s'entraident des uns les autres car peut-être eux avec leur sensibilité le fait d'avoir été éloigné pendant 48 heures ils vont ils vont peut-être dans un dans un deuxième temps elle une vraie éventuellement donc moi je crois grande confiance aux enfants être authentique et spontané mais se soutenir en tant que parents dans les jours qui suivent et surtout pas intérioriser tout à l'heure le père de cet enfant disait on va se couper tout ça c'est peut-être pas forcément absolument se laisser aller à dire mais on a le temps de dire les choses mais surtout restez ouvert prendre son temps mais restez ouvert et dire les choses est-ce qu'il y a des procédures prévues pour ce genre de cas où est-ce que ses parents ses enfants vont être plus ou moins suivis par leur médecin ou est-ce que vous savez que que les maltraitances au sens général du terme sont un problème très général actuellement nous avons par exemple à l'hôpital Trousseau des cellules de l'enfance en difficulté et maltraités dans lesquelles nous nous prenons en charge des parents dans des circonstances très diverses donc je crois que théoriquement les médecins les pédiatres et les psychiatres sont tout à fait à même d'aider ou de conseiller à distance ces familles merci beaucoup docteur suite pour ces précisions informées à la toute première minute bien sûr de la libération des six fillettes ce matin François Mitterrand a demandé au ministre de l'Intérieur de transmettre ses félicitations je cite à tous les personnels qui ont contribué au sauvetage de ces enfants ils doivent Balladur s'était rendu sur place on l'a vu à Neuilly quelques minutes après le dénouement peu après en visite à Mâcon le Premier ministre a fait part de sa joie et de son soulagement c'est une réaction de soulagement et de et vraiment de joie la France a vécu pendant deux jours dans un drame et je dois dire que ce que j'ai trouvé admirable dans ces circonstances c'est de comportement de tous ceux qui se sont attachés à soutenir les parents les enfants il s'agisse des membres du corps enseignant qu'il s'agisse des membres du corps médical ou des membres des forces de l'ordre leur comportement a été admirable et je suis sûr d'exprimer le sentiment de tous les Français en leur disant notre reconnaissance pour ceux qui ont fait [Musique]