Parcoursup, Thomas Pesquet de retour dans l'espace... Philippe Baptiste dans le "8h30 franceinfo"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Philippe Baptiste. Bonjour. Bonjour Paul.
Bonjour à tous. Merci d'être avec nous sur France info dans ce moment de vérité pour plus d'un million de lycéens ou étudiants en réorientation. Hier à 19h, les premières réponses sur Parcours Sup sont tombées sur les réseaux sociaux.
Certains compare la plateforme d'admission Postback à Hunger Games, la saga où les ados s'entretuent pour survivre. Je vois que vous avez la référence. Philippe Baptiste, qu'est-ce que vous dites aujourd'hui à ceux qui ont reçu un nom hier et qui voient leur rêve d'étude se briser, s'effondrer ?
Alors, alors déjà, on est on est au hier soir, on était à la première heure de la campagne donc il y a pas de rêve qui se brise là. On est au tout début. Je voudrais simplement.
Oui, bien sûr, mais je voudrais je voudrais je voudrais quand même rappeler, on avait on a plus d'un million de candidatures sur la plateforme. C'est c'est un chiffre qui est absolument gigantesque. Il y en a jamais eu autant.
Il y a une dizaine d'années, on était un peu au-dessus de 800000. Donc vraiment, on voit bien qu'il y a une expansion qui est extrêmement une croissance qui est extrêmement forte. Aujourd'hui, enfin hier soir donc les premiers résultats sont arrivés.
Je voudrais dire que par exemple si on prend le public des lycéens, les lycéens donc puisque on a à la fois des lycéens sur la plateforme mais aussi des gens qui sont réorientés ou des gens qui sont en reprise d'études. Si je regarde sur les le public des lycéens, donc ceux qui vont passer le baccalauréat, bah il y a aujourd'hui deux lycéens sur trois qui ont déjà reçu une réponse favorable. Donc c'est c'est je dire et si on regarde les a un sur tr si on ver un sur tr qui n'a pas encore de réponse pas encore de réponse mais ça veut dire mais après la plateforme on est au tout début de la campagne donc après ce qui va se passer maintenant c'est vous savez en fait il y a des les lycéens qui ont plusieurs choix qui ont plusieurs possibilités bah ils vont faire un choix et puis donc ils vont libérer des places et en libérant des places et ben il y en a d'autres qui vont ça redonner une chance à ceux qui ont qui ont tué un nom ou qui sont en attente.
Et donc on est au tout début on est au tout début. Donc vous leur dites quoi ? Ne perdez pas espoir.
Qu'est-ce que vous dites aux parents qui sont désespérés là ? en un nome. Il n'y a aucune aucune raison d'être désespéré maintenant.
La le ça ne fait que commencer. Moi je vais vous donner un autre chiffre. Si je prends la campagne de l'an dernier parmi il y avait un tout petit peu moins de candidats mais c'était les mêmes ordres deur à la fin à la fin parmi les jeunes qui voulaient absolument continuer dans l'enseignement supérieur et qui avait pas eu de place qui avait pas trouvé et cetera, vous savez on les accompagne pendant tout l'été.
Il y a les recteurs, les proviseurs, les profs du secondaire, les profs du supérieur qui font des commissions pendant tout l'été qui cherchent des solutions pour chaque jeune. Pour chaque jeune. À la fin sur toute la France, on avait 34 jeunes pour qui on avait pas trouvé de solution.
C'est 34 de trop. C'est 34 de trop. Mais à la fin, c'était 34 pour un million de candidats.
Donc ce que je veux dire, c'est que tout le monde trouvera une place. Tout le monde trouvera une place. Et aujourd'hui, et puis surtout moi je voudrais aussi avoir un autre message, c'est que pour les jeunes, c'est un moment important.
C'est un moment important, c'est un moment stressant. C'est vrai, je veux dire, enfin bien sûr. Mais vous jouez pas votre vie.
C'est pas vous êtes pas en train de jouer votre vie. Je veux dire, la vie, elle se construit. Ça veut dire que vous avez le droit de commencer.
Vous allez commencer des études, peut-être que ça va pas vous plaire et peut-être que l'an prochain vous allez vous réorienter. Peut-être que vous allez commencer à travailler puis revenir après, peut-être que ça va vous plaire directement. Donc ce que je veux dire, c'est la vérité.
Mais c'est la vérité. Et donc ce que je veux dire, c'est que il y a simplement un moment bien sûr c'est un moment stressant pour les parents aussi. On est tous passés à travers ça.
Enfin, en tout cas, bien sûr. Euh mais ce que je veux dire, c'est que voilà, il faut être un peu serein, il faut regarder et puis on a le temps et tout le monde trouver. Mais vous qui avez travaillé à cette préfiguration de parcours su est-ce que vous comprenez que pour beaucoup de familles, même si vous dites c'est pas si important on entend ce matin et aussi vous dites vous aimez dire que ce n'est pas une boîte noire, ça reste quand même une espèce de machine assez opaque qui décide du futur de leurs enfants et qui comprennent pas complètement parce que c'est quand même très compliqué à comprendre.
J'ai j'ai pas dit que c'était pas important. Je dis que c'est c'est important mais c'est mais vous jouez pas votre vie définitivement. Enfin voilà.
Donc alors est-ce que c'est une boîte noire ? Non c'est une plateforme. C'est une plateforme.
Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'en fait c'est simplement une plateforme sur laquelle ben des jeunes viennent avec des projets et il y a des formations en face et le but du jeu c'est c'est quelque part qu'elle se rencontre. C'est ça l'objet de la plateforme.
Donc maintenant est-ce en quoi c'est une boîte noire ? que des fois les jeunes ont du mal à comprendre, c'est pas la plateforme elle-même qui a un outil numérique. On peut le changer, on peut on peut changer la manière dont il se comporte, tout est possible.
C'est en fait mais à la fin ce qui se passe et ce qui est fondamental c'est qu'en fait un jeune quand il dépose sa candidature pour une formation donnée, et bien les professeurs du supérieur, les les ou des universités qui qui se retrouvent en fait ben ils vont ils vont quelque part les jeunes qui viennent dans la formation. Mais vous entendez les critiques. Qu'est-ce qui ne marche pas dans votre système ?
En fait, souvent en fait la la difficulté de perception, c'est de comprendre justement pourquoi est-ce que compte tenu des résultats que j'ai eu, pourquoi est-ce que je suis à tel endroit dans la liste et pas à tel endroit dans l'autre. En fait, faut être un peu stratège et il y a des élèves qui sont livrés à eux-mêmes. On voit la différence dans les lycées favorisés où il y a beaucoup de soutien, beaucoup d'encadrement, des gens qui ont les codes et qui vont coacher les élèves pour aller sur parcours sup et et d'autres élèves qui sont pas du tout soutenus, pas du tout épaulés.
Vous avez vous avez complètement raison. Je vais revenir dans un instant sur l'orientation. juste peut-être insister sur le fait que la question de la transparence, elle est fondamentale.
Je pense qu'on a beaucoup progressé aujourd'hui. Pour chaque formation, il y a des critères qui sont identifiés. On explique ce qu'on fait.
Les professeurs expliquent les attendus et cetera. Ce qui tenteent à qui ce qui tend à expliquer les classements à la fin. Maintenant vous avez parfaitement raison, une question fondamentale, c'est la question de l'orientation.
Et je veux dire, c'est pas tellement la plateforme, c'est pas ce qui joue aujourd'hui, c'est ce qui s'est joué les tr qu dernières années. C'est comment est-ce que on arrive à accompagner les jeunes au lycée pour les aider à trouver leur chemin dans le supérieur. Et ça, ça se construit pas évidemment en juin d'une année, ça se construit dans la durée.
Et évidemment, c'est une source profonde d'inégalité parce que quand vous êtes dans un environnement familial qui est qui est aisé, qui a accès qui qui a les codes et cetera, c'est beaucoup plus facile évid et le rôle aujourd'hui fondamental, je pense des du lycée et c'est totalement partagé aussi par le ministre de l'éducation nationale, c'est bien justement d'accompagner tous les jeunes tous les jeunes dans ce mécanisme d'orientation. Alors, est-ce qu'il y a des moyens supplémentaires parce qu'en février, les conclusions d'une mission parlementaire ont fait un constat mitigé de Parcours sup. Parcours sup a reproduit voir aggravé les inégalités socioculturelles préexistantes depuis 2018.
Point de cette mission. Qu'il s'agisse de la démocratisation de l'accès à l'enseignement supérieur ou de la réduction des taux de réorientation et d'échec en licence. Je m'inscris en faux contre cette analyse en faux. c'est pourant c'est c'est une mission parlementaire sérieuse c'est une mission parlementaire comme enfin voilà des des rapports vous contestez les résultat par il y a quand même des données je vais vous dire en fait aujourd'hui à travers parcours supier de favoriser les jeunes qui sont par exemple des jeunes qui sont boursiers ça veut dire que et on les favorise comment ? simplement quelque part il y a des listes qui sont pas les mêmes entre les boursiers et les non boursiers et on favorise c'estàd qu'on dit enfin en formation par formation tout ça est complètement transparent et on le voit sur chaque formation et en fait ça permet de mesurer en fait combien de jeunes par exemple boursiers ont accès à une formation alors qu'il n'auraient pas eu accès à cette formation s'il y avait pas eu les systèmes où on les boosta et on voit aujourd'hui qu'il y a des dizaines de milliers de jeunes chaque année qui grâce à parcours supèdent à des formations qu'il voulaient alors que juste justement, il n'y aurait pas accéder normalement.
Donc, il y a un vrai effet. Est-ce qu'il faut aller plus loin ? Est-ce qu'il faut pousser les curseurs ?
Mais ça c'est possible, on peut en discuter. Mais en tout cas, les outils, ils sont disponibles pour le faire. Mais alors, comment vous expliquez que 40 % des Bacheveliers de 2020 ont réussi à obtenir leur diplôme de licence après 3 ou 4 ans d'étude en baisse de 6 points.
Il y a moins beaucoup moins étudiants qui réussissent. Comment vous l'expliquer ? Est-ce que c'est pas l'échec de parcours ?
Non, pas du tout. Je crois que c'est pas le sujet du tout. Le sujet c'est derrière le sujet c'est aujourd'hui la loi nous dit tout personne qui a un baccalauréat baccalauréat professionnel baccalauréat technologique baccalauréat général a accès à l'enseignement supérieur la question fondamentale qu'on doit se poser et que je vais pas trancher dans les mois qui viennent mais qui je trouve devrait être une des questions dont on devrait parler pour la prochaine campagne présidentielle c'est est-ce que ça a encore du sens aujourd'hui ça c'estàd que est-ce que à un moment ou à un autre, on doit pas se demander si véritablement le baccalauréat dont les taux de succès l'année passée étaient quand même de 97 % je crois en série générale qui sont donc extrêmement élevés.
On sait tous que bah voilà derrière est-ce que tous les jeunes qui arrivent, ils sont préparés pour euh faire une licence par exemple de poser la question comprend que vous pour vous non. Mais mais pardon, c'est les fait mais c'est les faits, c'est que quelque part en fait quand vous voyez en fait le la difficulté qu'on les jeunes effectivement à passer la barrière de la licence, alors probablement qu'on peut améliorer les choses et qu'on peut être plus efficace et cetera mais il y a aussi un problème je pense de formation initiale. Et moi, je voudrais rappeler quand vous avez un bâchelier professionnel par exemple qui s'inscrit en licence, le taux de succès des jeunes bâcheliers professionnels en licence, il est de l'ordre de 5 %.
Et donc quelque part quand on dit au bâcholier professionnel venez en licence c'est possible al personne dit ça comme ça mais quand il faut redonner de la valeur au bac mais il faut mais il faut aussi dire la vérité aux jeunes chez Nerfin il faut aussi dire la vérité bah c'est par exemple quand vous faites un bac professionnel et ben vous pouvez peut-être faire une licence après mais avant il faut faire une année de ce qu'on appelait dans dans le temps une propédotique ou une année de une année de formation additionnelle pour vous mettre à niveau pour vous donner les capacités de réussir. Il faut surtout pas l'interdire mais par contre il faut donner il faut dire la vérité aux jeunes. Il faut pas être hypocrite.
Et donc je je crois vraiment que ce discours de vérité c'est indispensable et il faut qu'on le porte. Philippe Baptiste, vous voulez faire le ménage dans la jungle du secteur privé et vous portez une loi qui vise à filtrer davantage pour résumer les écoles qui pourront avoir accès à Parcours Sup. Est-ce que ça signifie qu'en parcours supera toujours la jungle ?
Ben le but du jeu c'est de réguler par la qualité. Aujourd'hui, vous avez un étudiant sur qu est dans le privé. C'est énorme.
Ça a explosé en 10 ans. Ça a explosé. Euh et moi, j'ai pas de problème avec ça.
Je je pense que il faut laisser une très grande liberté à tout le monde. Il y a la très grande majorité des formations privées qui sont de qualité ou de très grande qualité. Donc j'ai pas de difficulté.
Par contre, avant c'était minoritaire, on avait pas besoin de ces mécanismes de régulation. On voit bien que il y a eu aussi marginalement des excès. Il y a notamment un livre qui avait pointé les dérives du secteur privé.
Et puis il y a par exemple, ben vous regardez les titres de la presse, une formation qui s'appelait le Digital College qui a fait qui a qui a fermé, qui a accusé quand même de de choses assez graves. Enfin, donc il y a il y a eu des excès, ils sont marginaux mais ils existent. Donc moi, il faut que je sois capable comme ministre de l'enseignement supérieur de réguler et c'est bien l'objet de la loi, c'est de donner en fait au ministère la capacité de régulation par la qualité.
Donc c'est simplement être capable d'aller regarder dans un établissement privé et donné quels sont les dispositifs qui existent et qui permettent d'assurer la qualité des formations. Et c'est ça le but du jeu. Donc c'est simplement on régule par la qualité et derrière on les ceux-là ils auront accès à parcours sup.
En dehors, il y aura toujours la liberté d'entreprendre. Vous pourrez toujours faire des choses mais l'État à la fois mettra pas d'argent et en même temps l'État ne les prendra pas sur parcours mais vous dites clairement si c'est pas sur parcours par enfuyer ou c'est plus compliqué que ça Alors, je pense que aujourd'hui c'est plus compliqué que ça, mais le but du jeu c'est de simplifier et d'aller vers un message très simple qui dit en gros sur parcours suple, je vous garantis la qualité des formations en dehors je sais pas. Une question avant le fil info Philippe Baptiste il y a une nouvelle crise à Sciencep.
Son directeur Louise Vass qui incarnait le retour au calme dans cette école qui avait été bousculé par les crises par les manifestations proalestiniennes. Il est contesté par le corps enseignant. On l'écoute, il était sur France interre tout à l'heure quand je vois ça et la violence honnêtement des propos qui sont tenus à mon égard, on parle quand même de Vassie génocidaire, Vassin, Vass a du sang sur les mains et je m'inquiète vraiment pour la salubrité du débat public.
Attaquer un directeur du fait des décisions qu'il prend, c'est objectivement s'en prendre à l'autonomie des établissements d'enseignement supérieur. Est-ce que le directeur de sciences pot a le soutien de son ministre de tutelle ? Mais bien sûr et puis moi je comprends l'inquiétude qui est formulée par Louise Vass.
Euh moi je crois que c'est l'école euh avait besoin de sérénité et je constate que Louise Vass avec une politique qui est d'ailleurs la politique qu'on essaie de mener dans tous les établissements, il a restauré une forme de sérénité et pas c'est c'est pas de l'autoritarisme comme on lui reproche mais non je veux dire enfin interdire enfin dire en gros le blocage ne fait pas enfin la théorie du blocage ne fait pas partie du syllabus c'est pas de l'autoritarisme envoyz les audi qui bloqu un et ben enfin écoutez je suis désolé fait pas fait pasqu alors que que a des discussions qui soi des discussions qui soient riches que il y ait des prises de position politiques au sein des établissements des étudiants et cetera, de l'accueil de personnalité politiques, c'est normal, ça fait partie du débat. C'est la tradition en France et moi j'y suis tout à fait favorable. Par contre les violences, les blocages, non, j'y suis pas favorable.
Je crois que Louise Vassier a ramené une forme de sérénité aujourd'hui à à Sciencepo après que il y ait des dissensus que il les gens contestent et cetera. Tout ça c'est normal et moi je lui fais confiance pour établir un dialogue qui soit un dialogue serein avec l'ensemble de sa communauté académique. Donc il est pleinement soutenu par son ministre de tutelle.
Dans un instant, on va parler de l'espace parce que c'est une autre de vos casquettes. Vous avez notamment été président du Centre national des études spatiales, vous le ministre de la recherche et de l'enseignement supérieur. Mais pour l'instant, il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maurine Suniard.
Les enquêteurs tentent toujours de retrouver Liana qui a disparu vendredi dans le Gers. La petite fille de 11 ans connaît le principal suspect. Il s'agit du père d'une amie.
Cet homme de 41 ans est mise en examen selon les informations de France Info. Il avait déjà été visé par deux plaintes, l'une d'elles déposée l'année dernière pour viol sur une fiette de 10 ans. La loi d'urgence agricole passe un cap.
Les députés adoptent largement le texte voulu par le gouvernement. Il prévoit notamment de simplifier les agrandissements des élevages, de faciliter aussi le stockage de l'eau et cela inquiète les associations environnementales. Fin juin, ce sera autour du Sénat d'examiner le texte.
Auwait, le trafic aérien est suspendu après une attaque contre l'aéroport international. Il y a plusieurs blessés selon l'armée du pays. Un peu plus tôt ce matin, l'armée américaine a dit avoir abattu des missiles et des drones iraniens visant ses bases et ses alliés dans le golf.
Et puis la cérémonie va débuter à 11h tout à l'heure, hommage national aux invalides pour Edgar Morin. Le philosophe et ancien résistant est mort à l'âge de 104 ans la semaine dernière. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Philippe Baptist ministre de l'enseignement supérieur de la recherche et de l'espace on va rester encore un tout petit peu à l'université pour parler du sort des étudiants étrangers ou parce que la mobilisation des FAC se poursuit contre l'augmentation des frais d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Une licence ça coûte à peu près 178 € par an. Pour eux, ça va coûter 2895 € par an pour avoir une licence. Vous dites beaucoup, monsieur ministre, trs mais pour beaucoup d'étudiants africains maghré, asiatique, le message entendu c'est plutôt payer plus cher ou rester chez vous.
Est-ce que vous assumez ce signal ? Alors, d'abord, je voudrais rappeler que c'est pas quelque chose de nouveau. Ces tarifs, ils sont fixés depuis 2019.
Ils étaient appliqués de manière assez, on va dire, aléatoire. Effectivement, effectivement. Voilà, je voudrais aussi rappeler que le coût réel d'une licence aujourd'hui tourne autour de 10000 € pour simplifier 10 11000 € étudiant pay Oui.
Et donc ce qu'on est en train de dire aujourd'hui c'est on est en train de dire on demande effectivement à des étudiants internationaux qui viennent de contribuer à hauteur de en moyenne je veux dire c'est entre la licence et le master 3000 € pour simplifier et ça veut dire que derrière ben l'État les Français contribuent eux pour la formation de l'étudiant à 7000 €. Donc c'est c'est pas du racisme comme le pointent les étudiants qui sont en colère aujourd'hui pas non justement on est en train de dire justement bien sûr on continue à assumer le fait que on contribue à la formation de ces jeunes mais par contre ce qu'on veut aussi et c'est bien l'objet de ce plan d'attractivité d'abord on assume le fait que la France est un grand pays d'enseignement supérieur et qu'on veut attirer les talents internationaux et on veut les attirer pourquoi ? Bah c'est pour le rayonnement de la France bien sûr, mais c'est aussi parce qu'on en a besoin dans un certain nombre de secteurs.
Aujourd'hui, des étudiants en sciences, en technologie, des techniciens. Si on n' pas les étudiants qui viennent en dehors de hors ue, ils viennent d' vous avez des données là-dessus. C'est très uniqu Alors bien sûr bien sûr qu'on a les données.
Et alors en fait il y a pas un seul pays qui fait plus de 10 % de l'ensemble des étudiants. Donc ce que je veux dire par là c'est qu'en fait c'est on a des bassins de recrutement qui sont extrêmement larges. On a des croissances très fortes dans un certain nombre de pays.
Euh l'Inde par exemple donc c'est très international aujourd'hui et aujourd'hui on assume ça évidemment. On veut continuer, on veut continuer à les attirer. Donc c'est pas du tout un message de fermeture.
Et moi je pense qu'en fait ces talents, il faut non seulement les attirer, il faut aussi faire en sorte qu'après une fois qu'on les a formé, ils restent. Et ça c'est quand même une vraie difficulté aujourd'hui parce qu'il y a des difficultés de transition entre les titres de séjour entre entre les visas étudiants et les visas salariés. Donc on travaille là-dessus.
C'est pas du tout une mesure de fermeture. Par contre, ce qu'on dit, c'est qu'effectivement il y a un coût et que on demande aux étudiants d'assumer une petite fraction de ce coût. Et à côté de ça, pardon, mais à côté de ça, on a des bourses, on a des bourses du gouvernement français pour les meilleurs.
Donc ça c'est aussi très significatif. Et aujourd'hui, excusez-moi, mais le fait de tenir un message quand j'entends de temps en temps en disant il faut que tout soit gratuit et cetera, la vérité c'est quoi ? C'est qu'on a aujourd'hui parmi les étudiants internationaux qui viennent aujourd'hui un nombre significatif de ces étudiants qui sont en situation de très grande pauvreté.
Ils arrivent en France. Alors effectivement les études sont gratuites mais ils ont pas de quoi se loger, ils ont pas de quoi se nourrir. Est-ce que ça est-ce que ça c'est pas aussi une forme un peu d'hypocrisie du système ?
Moi je plaide pour avoir des systèmes qui soient clairs et un système qui est clair c'est dire bah vous êtes un très bon étudiant international. Ça coûte 3000 € l'année pour ces étudiants. Ça va être encore plus dur pour mais non mais c'est pas ça mais c'est ce qu'on dit aujourd'hui c'est si vous venez en France mais ces étudiants qui sont en situation de très grande précarité ils ne réussissent pas.
Pardon je la vérité c'est qu'en moyenne ils réussissent pas. Donc il faut quand même avoir un discours de vérité, c'est pas non plus un service moi, je veux de très bons étudiants qui bénéficieront de bourse du gouvernement français et puis je veux aussi des des étudiants qui veulent venir en France et qui ont les moyens de vivre en France. Je veux dire, enfin c'est c'est et il me semble que cette mesure-là c'est pas c'est une mesure de bon sens aujourd'hui tout simplement.
Philippe Baptiste. Euh on va faire appel à une autre casquette, celle de ministre de l'espace parce que Thomas Pesquet va partir pour la trè fois dans l'espace l'année prochaine dans le cadre d'un accord entre la France et une start-up américaine. On écoute euh Exactement, on écoute euh Thomas Pesquil, il était sur France Info ce matin.
Comme dans pour mes premières missions en fait, rien n'est fait jusqu'à ce qu'on soit dans l'espace he donc aujourd'hui la nouvelle est sortie mais tant que je seraiis pas sur le pas tir, je pense que j'y croirai pas complètement. C'est une nouvelle page de de la conquête spatiale, hein. Plusieurs stations vont trouver leur place en orbite basse terrestre et puis pendant ce temps-là, les les astronautes vont aussi aller un petit peu plus loin.
On parle du retour vers la lune Artémis. Bon, on a peu de motifs de se réjouir en ce moment Philippe Baptiste hein, mais malgré une dette abissale, un président en fin de règne, une société, une classe politique divisée, on peut dire que la France est une puissance spatiale majeure. C'est ça que le le signal que cela envoie.
Ben c'estàd que lundi effectivement moi j'ai vu des motifs de se réjouir presque 100 milliards d'euros qui ont été annoncés d'investissement à Versailles sur Tose France et en plus de ça des investissements aussi dans le spatial et aussi une annonce effectivement vaste qui va emmener deux astronautes français en plus de Sophie Adna qui est déjà aujourd'hui sur la station spatiale internationale et donc voilà. Oui. Et le siège de Vaste aussi qui sera en France enfin le siège européen de Vaste qui sera en France.
Donc tout ça c'est des très bonnes nouvelles. Ça montre aussi la dynamique qu' a en France sur le spatial. Ça montre aussi que on est très ouvert justement au start-up à ce qu'on appelle dans le jargon le new space, le nouveau le nouveau spatial, la nouvelle façon de faire du spatial avec des méthodes plus agiles et plus rapides.
Donc vaste, on est très content, on est ravi pour Thomas, on est ravi aussi pour Arnaud. Donc Thomas qui va être aussi le commandant de la capsule, premier commandant non américain d'équin. Ouais.
C'est quand même c'est quand même une voilà ça montre aussi la confiance que la NASA aussi a en Thomas Pesqué qui est quelqu'un évidemment d'incroyable. le futur Thomas Pesqu c'est ça bien sûr et puis a Arnaud Prost Arnaud qui est qui est aussi qui qui est aussi très fort qui va et qui va faire son premier vol un petit peu après et puis surtout qui va être pilote d'essai et qui va aussi quelque part travailler sur la sur une nouvelle station nouvelle donc pas la station spatiale internationale une nouvelle station qui est en train de se créer autour de Vast et donc c'est c'est voilà c'est c'est c'est des aventures qui sont extraordinaires. Vous êtes aussi un spécialiste de l'intelligence artificielle.
Or dans nos fac les étudiants utilisent massivement chat GPT. Est-ce que qu'est-ce que vous voulez ? Vous voulez l'encadrer, l'interdire dans certains cas ou vous dire en fait c'est très bien et on va apprendre au prof à vivre avec ?
Alors d'abord vous savez le le ministre de l'enseignement supérieur, il dicte pas les programmes de l'enseignement supérieur. C'est pas comme ça que ça marche. Il y a une forme de liberté académique qui est absolument indispensable et et àquelle je tiens beaucoup.
Maintenant je peux vous donner mon opinion sur le sujet. Je pense d'abord que la première chose, c'est que il faut expliquer à tous les jeunes et j'aurais envie de dire même avant peut-être l'université ce que c'est que l'intelligence artificielle et sur quoi ça repose. Et donc pour ça bah il faut faire un peu de science, un peu un peu de technique, un peu de math, pas trop compliqué mais vous savez, on peut expliquer à des lycéens, moi je l'ai fait plusieurs fois, des choses de base sur l'intelligence artificielle.
On n pas besoin de concept forcément très complexe, mais il faut expliquer, il faut expliquer ce que c'est et comment ça marche. Pourquoi ? parce que vous avez pas besoin d'être mécanicien auto pour piloter votre voiture.
Par contre, savoir ce que fait l'intelligence artificielle, si vous comprenez pas que l'IA aujourd'hui, elle se contente de répéter ce qui existe déjà, enfin c'est plutôt un problème ou c'est plutôt une bonne nouvelle pour vous à la fac aujourd'hui ? Alors attendez et donc je par plus beaucoup de temps. OK.
Deuxième point, c'est qu'après je pense que ça pose des problèmes d'usage. C'estàd qu'en fait quelle que soit votre discipline, vous apprenez à être journaliste et bien vous devez comprendre ce que va faire LIA pour vous. Et c'est vrai pour toutes les disciplines et moi j'appelle tous mes collègues dans les universités dans toutes les disciplines mais ils le font déjà à se poser justement cette question là et aussi à en discuter avec les étudiants et personne a la réponse aujourd'hui parce que les évolutions sont extrairement rapides mais par contre il faut que cette discussion elle se noue entre les étudiants entre les professeurs quotidiennement presque j'ai envie de dire pour accompagner les usages moi je crois pas du tout aux interdictions mais je pense aussi qu'évidemment il faut développer de l'autonomie auprès des étudiants.
Philippe Baptiste, c'est la question qui choisit vous êtes réputé proche d'Edouard Philippe. Est-ce que c'est vous qui planchez en ce moment sur le volet enseignement supérieur de son programme et est-ce que c'est votre candidat euh pour la présidentielle de 2027 ? Euh vous savez, moi j'ai j'ai pas de carte de parti politique, je suis un ministre de la société civile.
Euh je suis là pour travailler et travailler jusqu'au bout du quinquena pour porter des réformes que je crois mais profondément indispensables dans notre secteur. On essaie d'en porter beaucoup. Donc vous beautez en touche, vous voulez pas dire que vous soutenez.
J'ai évidemment mes opinions politiques, j'ai un immense respect pour Édouard Philippe avec qui j'ai eu le l'honneur de travailler mais avec d'autres aussi. Donc je c'est pas le moment de par votre collègue était mot de brégion porte parole du gouvernement était à votre place et dit attention on a plusieurs trains lancés à toute vitesse une primaire sauvage et on a un risque de sang sur les murs. Est-ce que vous partagez ce constat ?
Je je sais pas. Je je pense en tout cas que en tout cas il y a effectivement beaucoup de candidats et je pense que un moment ou un autre il me semble que il y aurait du sens à ce que de la droite républicaine jusqu'à la gauche républicaine il y ait un peu de travail pour réduire l'offre. Merci beaucoup Philippe Baptiste d'avoir répondu aux questions de France info.
Merci Paul. Vous restez avec nous tout de suite les informés.
Philippe Baptiste