Aller au contenu
Tous les transcripts
interviewMathilde Panot· 20 août 2025 24 min

10 septembre : stopper Macron, faire tomber Bayrou !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Mathilde Pan. Bonjour. Présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, députée du Val de Marne, invité d'inter ce matin alors que la rentrée politique se profile.

J'attends vos questions chers auditeurs. Vos réactions au 01 45 24 7000 et via l'application Radio France. La rentrée politique Mathilde Manot Mathilde Panot c'est vous qui ouvrez le bal des universités demain jusqu'à dimanche à Château Neu sur Iser dans la drôe.

Les écologistes seront à Strasbourg demain, les communistes vendredi à Montpellier. Et où serez-vous le 10 septembre prochain ? Eh bien euh le 10 septembre, nous participons et nous appelons euh tous ceux qui sont euh en colère à la fois contre la politique budgétaire injuste et dangereuse de ce gouvernement, qui sont en colère contre l'autoritarisme de ce gouvernement, qui sont en colère contre l'inaction écologique de ce gouvernement à participer aux différentes actions qui auront lieu autour du 10 septembre.

Les modes d'action seront décidés par le mouvement lui-même, mouvement qui s'appelle Bloquons tout. À ce stade, encore très peu de choses, les modes d'action et et même et même ce mouvement euh qui émane au au départ de compte souverainiste proche de l'extrême droite. Vous êtes sûr de vouloir vous raller à ce à ce mouvement dont on connaît encore peu de choses.

Alors, d'abord, nous connaissons les revendications. Les revendications, quelles sont-elles ? Elles sont d'abord de d'avoir une mobilisation populaire d'ampleur contre le budget qui est le pire budget de la 5e République qu'on ait vu dans ce pays avec notamment alors on a beaucoup parlé de la suppression de 2 jours fériers après avoir volé 2 ans de vie au français et bien maintenant on veut enlever 2 jours fériers dont le jour de commémoration contre le nazisme à l'heure où ressurgissent partout des salut nazis dans le monde.

On va revenir sur le budget de François Baou Mathilde Pan mais vous n'êtes pas capable de mobiliser par vous-même. Il faut s'adser à un mouvement dont on ne connaît rien. Et bien nous nous participons à l'ensemble des mouvements qui permettront de faire tomber le gouvernement Bairou et d'arrêter de stopper la politique d'Emmanuel Macron qui est en train de détruire le pays.

Vous savez, sur la question de l'extrême droite, c'est exactement ce qu'on avait dit à l'époque sur le mouvement des gilets jaunes. Et nous la France insoumise, je rappelle la date du début du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre 2018. Nous avions appelé dès le 12 novembre 2018 à participer au mouvement des gilets jaunes qui a été souvent s pourtant apportait une question de dignité des gens, des questions démocratiques notamment sur le référendum d'initiative citoyennes.

Et donc moi, j'invite toutes celles et ceux qui nous écoutent à participer à un mouvement de censure populaire parce qu'il faut arrêter la politique d'Emmanuel Macron d'urgence. Il faut accompagner la colère populaire. C'est le message que vous voulez faire passer ce matin.

Les partis n'ont pas le pouvoir de mobiliser par eux-mêmes. Bien si, nous l'avons fait, je crois, à de nombreuses reprises lors de marches que nous avons nous-mêmes organisé. Mais vous savez euh nous avons participé aux manifestations des gilets jaunes, nous avons participé aux manifestations contre la retraite à 64 ans qui est une autre des revendications notamment de ce mouvement du 10 septembre d'abroger cette réforme de la retraite qui a été battue aux élections dernières.

Donc nous participons à l'ensemble des mobilisations du peuple qui rappelle que dans ce pays, ce n'est pas le roi Macron qui gouverne seul, mais que c'est bien le peuple qui est souverain et lui seul qui est souverain comme il l'a montré dans les urnes en juin et en juillet dernier en décidant qu'il fallait tourner la page de la politique macroniste. Emmanuel Macron ni même François Baou n'ont le pouvoir de gouverner seul aujourd'hui. Le projet de budget que le premier ministre a dévoilé mi-juillet, il est en cours de construction.

Est-ce que vous êtes prêt à négocier ? avec François Baïou et sur quel point ? Alors, vous avez raison de dire qu'ils ne peuvent pas gouverner seul et si on a un gouvernement aujourd'hui qui est illégitime démocratiquement, c'est parce que le PS pendant six motions de censure et maintenant uniquement le Rassemblement national, donc l'extrême droite, permet à la politique macronise de continuer.

C'est pour cela et c'est à cause de Marine Le Pen que nous avons ce budget-là qui est un budget extrêmement austéritaire. Nous n'irons rien négocier. Nous nous demandons une session extraordinaire du parlement pour pouvoir déposer une motion de censure immédiatement.

Il ne vous a pas échappé qu'ils ont arrêté le parlement le 11 juillet et moi, ça fait 8 ans que je suis élu. Je n'ai jamais vu euh des une session du parlement qui se termine aussitôt. Pourquoi l'ont-ils fait ? parce qu'ils ont peur justement de se faire censurer.

Et bien nous demandons à ce que le plus tôt possible on arrête ce budget et qu'on puisse en proposer un autre. Ce que nous avions fait l'année dernière en trouvant des milliards de recettes qui montraient que si on allait chercher l'argent dans des bonnes poches dans la 7e puissance économique au monde, il est possible de répondre aux besoins des Français et des Françaises. En refusant la discussion aujourd'hui, vous laissez la porte ouverte aux négociations du gouvernement avec le Rassemblement national.

Vous savez, on a eu on a entendu beaucoup de leçons de moral sur le fait qu'il fallait être responsable, qu'il fallait avoir de la stabilité. J'ai même vu qu'Emmanuel Macron fait un chantage au parlementaires dans son interview hier en disant justement qu'il fallait faire très attention et qu'il y avait besoin de stabilité. Et bien, je vais vous dire ce que montre notamment le mouvement du 10 septembre, mais aussi la colère des taxis, la colère des pharmaciens, euh la colère des centaines de milliers de salariés qui sont en train de perdre leur poste un peu partout dans leur dans le pays, les 6500 personnes qui sont tombées sous le seuil de pauvreté en seulement une année.

Ce que monte, toute cette colère qui s'accumule un peu partout et bien c'est que les gens n'ont pas envie de s'habiliter. Ils ont envie que ça change et c'est ce pourquoi ils ont voté l'année dernière. Ça veut dire que vous êtes prêt effectivement à aller à la censure, que vous croyez cette fois-ci, c'est ce que j'entendais entre les lignes de ce que vous venez de dire, que le PS vous suivrait sur cette question.

Bah, ça sera à eux de le dire. Mais en tout cas, je note juste que le Parti socialiste a déposé une motion de censure le 1er juillet suite à l'échec total du conclave où on nous avait fait aussi le conclave sur les retraites sur les retraites où on nous avait fait un peu la même leçon pour dire regardez, c'est possible que des choses changent et à la fin rien n'a changé. Donc vouloir censurer et faire tomber un gouvernement le 1er juillet et le refuser en septembre serait assez absurde, je crois.

Pour expliquer, pour défendre son budget, François Bairrou parle de dernière chance pour le pays, de dernière station avant la falaise, a-t-il dit. Vous croyez pas à la situation si grave, Mathilde Panot ? Bah, je pense que c'est leur politique qui nous a mené à une situation aussi grave.

Ce qui est incroyable dans ce qui est en train de se passer, c'est que vous avez Emmanuel Macron qui est responsable de 1000 milliards de dettes. Vous avez Emmanuel Macron qui a mené le pays au chaos. Notamment, je parlais du nombre de gens qui sont tombés sous le seuil de pauvreté.

Nous n'avons jamais eu autant d'enfants à la rue. Nous avons une personne sur trois qui ne mange pas à la fin dans ce pays. Et maintenant, il ose venir nous dire que toutes ces politiques qui ont été un échec, tous les cadeaux qui ont été faits au plus riches et au multinational, il ose venir présenter l'addition au peuple et expliquer qu'il faut en faire encore plus et en faire encore davantage alors que les mêmes effets produiront les mêmes causes.

Mat, on laisse la situation comme ça. On est dans un moment où la France s'endette presque plus cher que la Grèce ou que l'Italie. Et bien, c'est justement pour ça qu'il faut arrêter avec une politique qui ne cesse de nous endetter.

Je vais vous dire ce qui est grave dans le budget qui est en train de nous être présenté, en plus de faire souffrir l'immense majorité du peuple de France, ce qui est grave, c'est que vous allez vous retrouver dans une situation qui peut mener à une régression économique de la France. Il faut comprendre que l'économie française est basée énormément sur la consommation populaire. Et donc lorsque la consommation populaire de chute comme c'est le cas actuellement avec des revenus qui ne cessent de baisser et bien vous allez avoir derrière des effets de récession qui sont extrêmement graves.

Vous avez quand même noté qu'il y a eu 66000 défaillances d'entreprise record l'année dernière qu'il y a à peu près en moyenne 20 restaurants qui ferment chaque jour que vous avez des prix de l'électricité qui ne cessent de grimper. Donc à un moment ça suffit, il faut les arrêter et changer de logique économique. Voilà ce que nous proposons.

Je vous entendais tout à l'heure parler de chantage d'Emmanuel Macron. Oui, c'est un chantage parce que vous avez d'un côté un président de la République qui a demandé une dissolution sur demande du Rassemblement national pour clarifier la situation politique, je cite les mots qu'il utilisait à l'époque. Et lorsque le Nouveau Front populaire arrive en tête de l'élection législative qui devait clarifier la situation, il refuse de nommer la force qui est arrivée en tête.

Donc je parle oui d'un chantage d'un président de la République qui tente coûte que coûte de maintenir une politique dont personne ne veut dans le pays et qui crée du malheur dont là aussi je pense que le peuple va largement se mobiliser pour le refuser le 10 septembre prochain. Emmanuel Macron qui refuse qui écarte toute nouvelle dissolution. C'est c'est ce qu'il disait hier dans une interview après le sommet à Washington sur l'Ukraine au nom de la stabilité.

Ça c'est faire du chantage pour vous. Euh je parlais du chantage sur le fait de ne pas censurer le gouvernement, mais je vais vous dire, moi je je j'espère qu'il y ait une dissolution, en tout cas un nouveau vote parce que nous ne pouvons pas rester dans une telle situation. Vous comprenez que lorsque vous avez un président de la République qui dit voilà, on écarte la dissolution parce que ça amènerait de l'instabilité et que dans ce moment dans ce contexte international très fragile, très compliqué ça ne serait pas une bonne image pour la France.

La démocratie ce n'est ni une perte de temps, ni un problème de stabilité. Demander au peuple de choisir entre des grandes options, ce n'est pas un problème. Et vous savez, en 2022, il y a déjà eu une tentative de la part d'Emmanuel Macron d'éteindre l'élection présidentielle justement en instrumentalisant la situation qu'il y avait avec la guerre en Ukraine.

Et je trouve ça déplorable que on utilise ainsi un contexte international où l'ordre international est en train de changer pour essayer d'éteindre la démocratie en France. Vous parlez de la guerre en Ukraine. Ils font ce qu'il faut les Européens ces derniers jours pour tracer un processus vers la paix.

Bah, je crois que ce qu'on a vu ces derniers jours, notamment avec Trump est assez déplorable puisque l'Europe puissance qui est tant ventée n'est absolument plus là que vous avez son imposé quand même à Washington auprès de Volimir Zelens. Vous savez l'Union européenne qui a été humilié par un traité commercial qui est désastreux pour l'Union européenne l'été dernier. Les droits de douane aussi les 600 milliards de dollars que nous devons acheter de produits américains, les les 750 milliards de produits énergétiques que nous nous sommes engagés à acheter aux États-Unis, notamment gaz de chisse, prétrole qui est une catastrophe.

Donc nous nous faisons humilier par un accord commercial et nous accourons devant le président Trump en se réjouissant, je cite le président français, d'avoir peut-être une résolution d'un conflit en Europe, donc d'une guerre en Ukraine. Attendez, je termine juste ça et je réponds à votre question. D'une guerre en Ukraine sans sa présence, vous vous rendez compte que les Européens ne seront pas autour de la table.

Donc c'est quand même extrêmement grave. Ensuite, sur la deuxième question que vous posez qui est une question intéressante. Moi je me rappelle que depuis plus de 3 ans que cette guerre a lieu contre le peuple ukrainien, nous avons nous n'avons eu de cesse de répéter qu'il n'y aurait pas de solution militaire mais qu'il y aurait une solution diplomatique et politique.

Et nous n'avons eu de cesse d'appeler le président de la République à prendre des initiatives diplomatiques notamment avec une conférence au sein de l'OSCE. Le président Emmanuel Macron n'a rien fait et il a réussi l'exploit à faire de faire disparaître la France de la scène internationale. Donc je dois dire que tous les vates en guerre qui pendant des mois et des mois nous ont dit l'Ukraine va gagner la guerre nous ont fait non seulement perdre du temps, perdre aussi des vies précieuses parce que je je veux le dire, on parle d'un million de morts en Ukraine.

Emmanuel Macron et Fredrich ont été deux déchets d'état insist le feu hier à Washington. Mais l'Ukraine se trouve dans une situation aujourd'hui qui est extrêmement défavorable pour négocier. Donc vous me permettez de ne pas applaudir Emmanuel Macron.

Extrêmement défavorable sur le plan militaire ou sur le plan politique à lire le dernier billet de bloc de Jean-Luc Mélenchon. Rien ne se fera avec Volodimir Zelenski au pouvoir. Pour quelle raison ?

Mais parce que Jean-Luc Mélenchon fait une analyse, une analyse. Vous avez peut-être vu que nous avions nous étions dès le début sur le fait qu'il fallait une solution diplomatique négociée euh sur euh la guerre en Ukraine, que nous sommes les premiers à avoir parlé du danger des réacteurs nucléaires. Nous avons parlé du fait qu'il fallait rétablir le traité de missile à porté intermédiaire qui devait supprimer ces missiles là et qui a été ensuite abrogé.

Donc nous avons été les premiers à parler d'un certain nombre de choses. Là, on se retrouve dans une situation où en Ukraine, il n'y a pas eu d'élections du fait euh de la guerre avec des partis politiques qui sont interdits, avec des syndicats qui sont interdits. Et donc Jean-Luc Mélenchon fait une analyse qui est que très probablement monsieur Zelinski ne pourra pas rester.

Pas interdit. On ne peut pas organiser une élection en temps de guerre. Mais entendez entendez que dans cette analyse, il est souhaitable et je pense que tout le monde peut le souhaiter que à un moment le peuple ukrainien puisse reprendre son avenir démocratique en parle.

On peut dire que Volodimir Selenski se maintient au pouvoir comme le dit Jean-Luc Mélenchon. Bah c'est un un fait et qu'avec lui on négocie pas la paix. Non ça c'est il il explique que Poutine n'acceptera pas de négocier avec Zelenski.

C'est une analyse de la situation qui est faite. Écoutez, nous nous sommes le seul mouvement politique en France qui avons non seulement sorti des opposants euh russes à Poutine et des opposants russes à la guerre, non seulement sortis mais accueilli depuis plus de 3 années des opposants russes. Donc euh le procès qui nous est fait très régulièrement de dire que nous aurions des affinités avec Poutine est un procès absolument faux.

Ce que je suis en train de dire, c'est que pour avoir la paix, il faut mettre un certain nombre de conditions et pour avoir la paix, il faut pour cela avoir des initiatives diplomatique et non se lancer dans des initiatives guerrières à Touva comme l'ont fait un certain nombre ici en France. Mathilde Pano, 8h36, Jean-Louis est avec nous au standard. Bonjour Jean-Louis.

Oui, bonjour. Je merci de prendre ma question. Je voulais poser une question à Mathilde Panot donc qui propose de faire tomber le gouvernement ce qu'on peut comprendre.

Mais si ce gouvernement tombe, nous aurons de nouvelles élections législatives avec de forts risques et je dis bien risqu l'emporte et est une majorité et donc nous aurions un gouvernement RN avec Bardella et Marine Le Pen. Donc ma question c'est est-ce que c'est ça que souhaite Mathilde Pan car elle en a parfaitement conscience et le sait parfaitement et la question subsidiaire que ferons-nous que feront le LFI et la gauche lorsque le RN sera au pouvoir ? Merci Mathilde Pan.

Alors merci Jean-Louis pour cette question que je trouve un poil des fétistes. Je vais expliquer pourquoi. Cela fait des années et des années et notamment l'année dernière où on nous explique que le RN et le Rassemblement national va arriver au pouvoir.

Il se trouve que s'il y avait une nouvelle élection législative du fait des procès avec des tournements d'argent public dans lequel et Marine Le Pen et plusieurs d'ailleurs des membres du Rassemblement national, elle ne pourra pas se représenter. Et ce qui a été démontré en juin en juillet dernier, c'est que lorsque le peuple va aux urnes massivement, alors l'extrême droite est battu. Donc ce qu'il faut faire, c'est submerger dans les urnes à la fois les macronismes dont plus personne ne veut, mais surtout l'extrême droite et c'est comme ça que nous pouvons gagner les élections.

J'en viens à cet autre enjeu électoral de l'année, les municipales 2026. Mathilde Pano, quel est votre objectif à la France insoumise ? Notre objectif c'est euh de porter euh partout des programmes de rupture.

Il y aura des listes partout. Oui. Alors, dans des formes différentes à des endroits, mais oui, nous avons l'ambition de nous présenter partout et d'avoir des listes qui portent des programmes de rupture qui déclinent localement ce qui est notre programme national et qui permettent d'inventer à l'échelle des communes le monde nouveau auquel nous aspirons.

Donc les insoumis seront présents en nombre dans ces élections municipales et nous irons évidemment chercher là aussi celles et ceux qui trop souvent s'abstiennent et qu'on exclut de la politique, qu'on dégoûte de la politique en leur disant que justement ce sont leurs affaires et que lorsque il et elle s'expriment et bien nous arrivons à gagner et à faire basculer des politiques. Des listes insoumises, pas d'union à gauche. entendait dans le journal de 7h de 8h un certain nombre de villes où où les forces de gauche pass partent en ordre dispers et Montpellier Toulouse Grenoble pour ne citer quel et bien ça dépendra des des endroits ça il y aura des endroits où il y aura des listes d'union des endroits où il y aura des listes insoumises des endroits donc ça sera différent mais je vais vous dire nous la question n'est pas tellement de savoir si c'est l'union ou pas l'union la question est de savoir pour quoi faire nous allons aux élections municipales et nous nous voulons aller aux élections municipales non pas pour porter juste une politique de gestion y compris de gestion de l'austérité vu aujourd'hui le budget des communes mais nous voulons faire en sorte qu'il y ait des un programme de rupture qui puisse s'appliquer et c'est ce à quoi nous aspirons.

Et qu'est-ce que vous portez ? Je reviens aux universités d'été demain dans la drôe. Quel est le thème qui se dégage ?

Eh bien, il y a 250 intervenants qui viennent avec beaucoup d'associations, de syndicats. Il y a des débats contradictoires, il y a des événements culturels. Donc ce qui se dégage, c'est que nous sommes déterminés et mobilisés euh pour la rentrée.

Évidemment autour du 10 septembre, je le dis aussi euh autour euh de Gaza qui est du 10 septembre, attendez, je vous coupe juste parce qu'on a pas mal de messages au standard. Nicolas de Toulouse, Joséphine de Paris qui s'inquiète quand même hein euh de voir la gauche, la France insoumise en particulier s'associer à un à un mouvement et qui et et est et défilé au côté de membres de de d'extrême droite. Oui.

Vous avez vu ce qu'a dit le Rassemblement national sur le 10 septembre qu'il n'y participerait pas. D'ailleurs, ce ce n'est pas très étonnant puisque vous avez vu que le Rassemblement national n'avait jamais participé ni à la bataille parlementaire, ni à la bataille dans la rue contre la retraite à 64 ans et que la seule fois où ils ont défilé, c'était pour défendre leurs propres intérêts, c'est-à-dire contre l'inéligibilité pardon, de Marine Le Pen. Donc, ce sont sur leurs propres intérêts.

Donc, non, nous ne défilerons pas avec des gens d'extrême droite, nous défilerons avec le peuple. Voilà. Et d'ailleurs, je ne sais pas exactement quelle forme d'action prendra le 10 septembre.

Tout cela est encore euh à construire avec euh des appels à bloquer tout euh qui euh vont prendre probablement des des forme différentes selon euh les endroits. Donc, j'invite toutes celles et ceux qui le peuvent à se rapprocher des comités d'organisation. Je le disais aussi pour la rentrée évidemment le thème de Gaza euh puisque nous avons toujours un génocide qui est en cours avec Netaniaou qui passe encore un seuil dans son entreprise génocidaire en annonçant l'annexion totale de Gaza, vous en parliez à l'instant et qui continue d'affamer et de bombarder les Palestiniens avec pour vos collègues journalistes, je le dis, un nombre de journalistes tués aujourd'hui à Gaza qui dépassent les journalistes tués lors de la Première Guerre mondiale, la seconde guerre mondiale, la guerre de Corée. la guerre du Vietnam, la guerre de l'Afghanistan et la guerre d'Irak cumulé tout ça pour qu'on ne puisse pas raconter ce qui est en train de se passer dans la bande de Gaza.

Et que dites-vous de cette lettre de Benjamin Netaniaou ce matin, le premier ministre israélien adressé à Emmanuel Macron, le chef de l'État français. Après qu'il ait dit qu'il porte la volonté désormais de la France de reconnaître un état de Palestine, Benjamin Netaniaou l'accuse d'alimenter, je cite, un feu antisémite. Bah, je pense que ce que Netaniaou n'a pas compris, c'est que c'est lui qui est en train de propager la haine partout dans le monde.

Et instrumentaliser l'antisémitisme comme une arme diplomatique est absolument honteux. Non seulement parce que ça affaiblit la lutte nécessaire contre l'antisémitisme, mais surtout parce que cela vise à assimiler nos concitoyens juifs et les juifs dans le monde à une politique génocidaire d'un criminel qui est poursuivi par la Cour pénale internationale. Et je crois que c'est ça qui est particulièrement honteux.

Mais je veux le dire aussi euh cela montre aussi à Emmanuel Macron ce qui se passe lorsque la France ne cesse de condamner mais ne pose aucun acte. Vous aurez peut-être remarqué que la France a un respect du droit international à géométrie et à géographie variable. Il y a eu 18 trains de sanction contre Poutine pour avoir violé le droit international en Ukraine, zéro contre Netaniahou.

Monsieur Macron permet encore à monsieur Netaniaahou de survoler le territoire national. Il ne dit rien quand des parlementaires sont arrêtés dans des prisons israéliennes. Il il continue de livrer des armes à Netaniaou et à un régime génocidaire.

Désormais diplomatiquement et j'imagine que vous vous en félicitez la reconnaissance de l'État de Palestine. Oui. Oui.

Mais chaque heure compte. Vous vous comprenez que il y a un risque que l'État la reconnaissance de l'État de Palestine par la France arrive lorsqu'il n'y a plus de Palestiniens. Donc la reconnaissance de l'État de Palestine est un préalable évidemment très important.

Il y aura pas d'eff médiat. Qu'est-ce que ça ça ne peut rien changer concrètement ? Syquement si moi je je veux le dire parce que nous le demandons depuis des années.

Je veux le dire symboliquement c'est très important pour que la France se place du côté du droit international du côté de la solution à deux États. C'est très important. C'est un préalable qui est indispensable, mais le fait qu'il n'y ait aucune sanction, toujours pas d'embargo sur les armes, toujours pas de suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël alors que l'Union européne est le premier partenaire commercial d'Israël, je crois montre que nous sommes dans une inaction qui est coupable au vu du premier génocide filmé en direct de l'histoire de l'humanité.

Cette reconnaissance, elle oblige à agir désormais, bien sûr, mais elle oblige à agir dès maintenant. Ce qui est incroyable, c'est que rappelez-vous que euh Emmanuel Macron a déjà dit il y a plus d'un an que la reconnaissance de l'État de Palestine n'était pas un tabou, qu'il ferait la reconnaissance de l'État de Palestine lorsque ce serait utile. Je ne vois pas à quel autre moment ce serait plus utile que maintenant.

Donc c'est c'est ça qui est en jeu et euh je crois que nous sommes placés devant une étape de l'histoire de l'humanité qui nous oblige toutes et tous et je crois que les peuples du monde entier l'ont bien compris en manifestant partout avec euh Netaniao et son gouvernement qui sont de plus en plus isolés. Un dernier mot, Mathilde Panne, après les incendies dévastateurs en Espagne, le premier ministre socialiste Pedro Sanchez annonce un un plan, un pact national face à l'urgence climatique. On n'a pas connu d'incendie aussi dévastateur en France, mais on en a quand même connu en 22 et puis dans l'aude.

Quand même, c'était ça a été très très virulent. Qu'est-ce que vous proposez Mathilde Panot ? Est-ce qu'il faut ce même pacte national ?

Quel est face à l'urgence de la situation et au tempête caniculaire qu'on qu'on vient de ressentir ? Quelle est la proposition de la France insoumise ? Nous avons nous avons fait plusieurs propositions notamment sur la manière de faire bifurquer le système de production et de consommation.

C'est c'est cela don devant lequel nous sommes placés avec le dérèglement climatique. Et la première des choses, c'est d'arrêter d'enlever des moyens à la question écologique. D'arrêter, pire que ça, de faire des projets d'un autre siècle.

Je pense notamment à la 69 qui va artificialiser des terres agricoles et des terres humides puisque nous savons que ça a un lien avec les incendies directement dont vous parlez. D'arrêter de détruire le service public forestier, l'ONF dont les effectifs ont été divisés par deux en quelques décennies. Il faut euh arrêter par exemple euh d'avoir des projets de loi comme celui des propositions de loi, comme celui de Duplom sur lequel fait jamais vu cet été, plus de 2 millions de personnes se sont mobilisées à travers une pétition.

Donc ce qu'on appelle euh des permis de tuer donnés à des multinationales comme on l'a fait avec la miande, comme on l'a fait avec le chloron, comme on le fait avec le glyphosate. Donc nous devons faire une rupture dans le modèle de production et de consommation. Nous n'avons eu de cesse de dire cela et vous verrez que dans le budget, si nous n'arrivons pas à le faire tomber, il y a notamment des coupes drastiques dans le le budget de l'écologie, ce qui est évidemment dramatique.

Donc nous avons besoin juste de faire partir Emmanuel Macron et le gouvernement Baou. Ce sera aussi un sujet de débat de vos universités d'été dans la drome. Aujourd'hui, l'urgence climatique.

Merci beaucoup Mathilde Panu, député du Val de Marne, d'avoir été avec nous en direct ce matin. présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale.