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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 24 août 2026 101 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesImmigration & asileInstitutions & électionsRetraites

L'intégrale d'Apolline Matin du lundi 24 août 2026 - 7h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 33 %Défensif 36 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 11:12OuverteRéponse directe

    Vous êtes ancien banquier, vous dites qu'il faut cette réforme. Pourquoi ?

  • 11:56OuverteRéponse directe

    Pourquoi les entreprises demandent-elles à décaler la facturation électronique ?

  • 17:24OuverteRéponse directe

    Vous vouliez apporter une précision sur les plateformes ?

  • 38:08OuverteRéponse directe

    Vous avez une remarque sur la facturation électronique ?

  • 40:14OuverteRéponse partielle

    Combien de candidats à la présidentielle ? Comment les départager ?

  • 40:11OuverteÉludée

    À quoi sont-ils candidats ? La présidentielle ? La primaire ? Et quel genre de primaire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:25PrésentateurChiffre
    « La France n'a jamais payé aussi cher sa dette. »
  • 14:00InvitéChiffre
    « On a un tiers des patrons de PME en France qui disent qu'ils sont inquiets pour leur trésorerie à court terme. »
  • 14:09InvitéChiffre
    « On a 75% d'endettement des entreprises par rapport au PIB. »
  • 15:13InvitéChiffre
    « On sait combien ça va rapporter à l'État, de 3 milliards d'euros de TVA en plus chaque année. »
  • 32:45InvitéChiffre
    « Conduire sous l'emprise du protoxyde d'azote sera passible de 3 ans d'emprisonnement et de 9000 euros d'amende à partir du 1er février prochain. »
  • 34:04InvitéFait
    « Budget auquel Jean-Luc Mélenchon compte déjà opposer la censure des insoumis. »
  • 41:36InvitéFait
    « Non, c'est vrai qu'il y a vraiment une abondance de candidats. »
  • 42:35InvitéChiffre
    « Un, et c'est la première fois, l'ERN commence la campagne en position de favori et de net favori. »
  • 42:43InvitéFait
    « Au second, il n'y a pas une seule personne qui bat Marine Le Pen. »
  • 44:29PrésentateurChiffre
    « Ce matin, le sondage Harris Interactive qui met Jean-Luc Mélenchon aux portes du deuxième tour, crédité de 17% dans certaines configurations, c'est-à-dire autant, effectivement, qu'Édouard Philippe. »
  • 45:39PrésentateurFait
    « C'est quand même celle de Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques jours, qui dit qu'il faut juste brûler la dette. »
  • 46:19PrésentateurChiffre
    « Or, il ne parle que de 18% de la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. »
  • 51:51InvitéFait
    « Je pense que la France, aujourd'hui, doit retrouver une liberté totale en matière d'immigration. »
  • 52:09InvitéFait
    « En revanche, je pense qu'on doit régler la question des expulsions, c'est-à-dire régler la question des laissés-passés consulaires. »
  • 52:39InvitéFait
    « Soit, tout simplement, on supprime tous les visas, tous les transferts d'argent et tous les soins médicaux pour les élites politiques et économiques des pays d'origine. »
  • 52:54InvitéFait
    « On assume un bras de fer très dur. »
  • 52:57InvitéFait
    « Ensuite, je pense qu'il faut supprimer le regroupement familial parce que ça, c'est pour le coup les normes supranationales qui nous obligent à le mettre en place. »
  • 55:30InvitéChiffre
    « Les entrées pour raisons économiques, c'est à peine 15%. »
  • 1:02:07InvitéFait
    « La taxe foncière, elle débarque dès ce matin dans vos boîtes aux lettres ou en ligne à partir de jeudi. »
  • 1:02:09InvitéChiffre
    « Vous avez jusqu'à mi-octobre pour régler la somme réclamée par les collectivités avec un taux de base en hausse de 0,8% et jusqu'à 25% dans certaines communes. »
  • 1:06:42InvitéChiffre
    « On estime que 5% des personnes ont été concernées par l'encéphalomyélite myalgique et ces critères. »
  • 1:18:41PrésentateurChiffre
    « Il dit qu'il va devoir trouver 28 milliards. »
  • 1:18:44PrésentateurFait
    « Il va taxer qui ? Les retraités, les Français les plus aisés. »
  • 1:19:53PrésentateurFait
    « il suffit d'y aller, de les prendre et de les foutre au feu. »
  • 1:20:25PrésentateurChiffre
    « On est à 4 aujourd'hui. C'est quasiment du jamais vu. »
  • 1:21:27InvitéChiffre
    « Les retraités grecs, ils ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. »
  • 1:21:45InvitéFait
    « la Banque centrale accessoirement indépendante, dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation »
  • 1:24:35PrésentateurChiffre
    « En 2025, on était à 5,1% de déficit. »
  • 1:25:05InvitéChiffre
    « On a révisé à la baisse à 0,7% juste avant l'été. »
  • 1:25:55InvitéChiffre
    « c'est des milliards d'euros d'économie à faire »
  • 1:27:14InvitéChiffre
    « Un retraité qui gagne aujourd'hui 2000 euros par mois »
  • 1:28:55PrésentateurChiffre
    « C'est 2 000 euros, c'est 3 000 euros, c'est 10 000 euros ? »
  • 1:30:49InvitéChiffre
    « il faut être onze. Il y a onze groupes parlementaires pour atterrir. »
  • 1:31:46InvitéChiffre
    « si on ne fait rien, l'année prochaine, on sera à 5,7% de déficit, près de 6. »
  • 1:31:52InvitéChiffre
    « si on ne fait rien d'ici 2030, on sera à 7% de déficit. »
  • 1:38:53InvitéChiffre
    « On a 1,369,000 ménages qui l'ont demandé jusqu'au 31 août. »

Temps de parole

  • Présentateur58 %
  • Invité20 %
  • Invité 29 %
  • Invité 34 %
  • Invité 43 %
  • Auditeur2 %
  • Invité 52 %

≈ 3,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC, 7h-9h, Apolline Matin, Apolline de Malherbe. Bonjour à tous, excellent réveil à tous, ça y est, 6h56, c'est parti, c'est la rentrée, lundi 24 août, très très heureuse de vous retrouver ce matin. On est tous ensemble, Géraldine Demory est là, Arnaud Demanche va nous rejoindre tous les matins, évidemment, à 7h20, à 8h20, comme tous les jours. Vos rendez-vous incontournables, les journaux, les invités, le face-à-face, et puis, et puis, cette année. On a voulu encore plus vous accompagner, on a voulu encore plus vous engager chaque matin, cette conversation et cette grande discussion démocratique, arguments, débats, échanges.

Et désormais, pour m'accompagner et vous accompagner chaque matin, Emmanuel Lechypre et Arthur Chevalier seront là dès 6h50, et ils seront avec moi tout au long de la matinale. Bonjour à tous les deux. Salut. Bonjour à tous. Bonjour à tous. Un économiste, un historien, Emmanuel qui nous parle des Français, de la consommation, du travail, des entreprises, du pouvoir d'achat. Il y a Arthur qui va nous parler donc de la France, de la France dans le monde, son histoire, ses évolutions, les rapports de force, qui nous sommes, qui nous voulons être. On se dit que cette année, c'est d'autant plus important.

Et puis, alors, autre nouveauté, dans cette année très politique, dans Apolline Matin, chaque jour à 7h50, une proposition très concrète, de droite et de gauche, on alterne. Charles Consigny pour la droite, Cécile Duflo pour la gauche, et ce matin, ce sera la droite. On va commencer avec Charles Consigny, qui va venir nous proposer sa solution, vous allez voir, assez radicale, sur l'immigration et pas qu'à Mayotte, après les propositions d'Edouard Philippe. Voilà, vous savez tout, et ça commence tout de suite. Donc, à la une, ce matin, la politique d'abord, combien seront-ils vraiment, et combien seront-ils sur la ligne de départ ?

À 7h40, le sondeur, Bernard Sananès, fera le point avec nous. Qui est candidat ? À quoi ? Qui veut gagner ? Comment les départager ? Arthur, Manu, vous en pensez quoi ? C'est la campagne qui n'en finit plus de commencer, on ne connaît pas le casting final. Être à ce stade-là, au mois de septembre, pour une année de présidentielle, c'est inédit dans la Ve République. Manu ? Et pourtant, et pourtant, c'est sans doute l'élection la plus importante depuis 1981, parce que ce sont des élections de changement d'époque, géopolitique, économique, sociale, technologique, c'est une élection majeure, donc il faudra bien qu'on ait en plus des candidats.

Vous m'avez même dit tout à l'heure, Manu, dans le couloir, que c'était probablement la plus importante depuis 1980, des moments de tournant comme ça dans la France. Oui, parce qu'on change de monde, on change de règles du jeu économique. L'enjeu, il est politique et il est aussi économique, le mot vient d'être prononcé. La France n'a jamais payé aussi cher sa dette. Est-ce qu'il faut la brûler, la dette ? Comme le dit Jean-Luc Mélenchon, aurons-nous un budget pour Noël ? Mon invité à 8h30, ce sera le ministre de l'économie. Et on va voir aussi où est-ce qu'il va trouver les 28 milliards, à quelle sauce allons-nous être mangés pour ce budget ?

Et puis je vous attends, bien sûr, au 32-16, comme tous les matins, plus que jamais j'allais dire, au 32-16 pour vos appels et vos messages sur le WhatsApp 0612 424 424. Il fallait du temps pour vous annoncer toutes ces nouveautés. On commence tout de suite, 6h59, dans un instant le journal. Mais d'abord la météo, Géraldine, orageux.

2:59
Invité

Il va falloir se méfier de ces orages qui s'annoncent vraiment particulièrement violents aujourd'hui. 16 départements en vigilance orange du sud-ouest à l'Auvergne jusqu'à la Méditerranée. Donc c'est vraiment cet après-midi que les orages vont éclater. Ce matin, c'est encore assez calme, on a pas mal de soleil. Puis à partir de 14h, on va avoir ces orages qui vont remonter du sud-ouest. On attend beaucoup de grêle, on attend beaucoup de vent, on attend aussi une forte intensité pluvieuse avec des risques d'inondations. Et puis on a une autre salve orageuse un peu plus au nord qui ira jusque sur le bassin parisien en soirée avec des orages mais plus modérés. Les températures restent élevées.

On attend jusqu'à 35 degrés à Clermont-Ferrand cet après-midi, 32 à Bordeaux, Lyon, Marseille, il fera 28 à Paris comme à Nice, 26 à Brest ou encore 23 pour Lille.

3:43
Présentateur

Il est 7h, il est 7h et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story, le journal de Rachel Sade-Denis. Bonjour Rachel. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Arbres arrachés, lignes électriques à terre, inondations de violences d'orages ont touché les Landes cette nuit.

4:00
Invité

7500 foyers privés d'électricité. Raphaël Glucksmann officiellement candidat à l'élection présidentielle mais il faudra d'abord gagner la primaire socialiste. Premier match de la saison de Ligue 1 et première frayeur pour le PSG qui a fait match nul de partout face à Rennes.

4:16
Présentateur

Et ce sont donc 16 départements qui sont placés en vigilance orange aux orages dans le sud-ouest.

4:19
Invité

Ce sera à partir de cet après-midi, Géraldine nous le disait à l'instant. Mais hier soir ce sont les Landes qui ont été touchées. Romain Houg, la préfecture déplore de nombreux dégâts.

4:29
Présentateur

Oui, des vidéos tournées par des habitants et publiées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence de ces orages. Avec des trompes d'eau, des vents très violents, une activité électrique intense déclenchant même des feux de forêt et des inondations indique la préfecture des Landes. 7500 foyers étaient encore privés d'électricité au milieu de la nuit. Une commune a été particulièrement frappée. C'est Perorade à une vingtaine de kilomètres au sud de Dax où s'est abattu un déluge. Dans la soirée, de nombreuses routes sont rendues totalement impraticables après des chutes d'arbres, de poteaux électriques, des inondations, des coulées de boue.

Une trentaine de résidents ont dû être accueillis dans un gymnase ouvert en urgence par la ville vers une heure du matin. Dans le secteur, le tronçon de l'autoroute A641 est fermé à la circulation dans les deux sens comme de nombreuses routes départementales. Le trafic ferroviaire est quant à lui interrompu entre Dax et Andai.

5:15
Invité

Le principal suspect de l'incendie de Cran-Montana placé en détention provisoire pour violences conjugales, Jacques Moretti, a été arrêté chez lui en Suisse dans la nuit du 11 au 12 août. Sa femme, Jessica, hospitalisée. Le couple est placé sous investigation pénale pour homicide par négligence. Le soir du nouvel an, 41 personnes sont mortes dans l'incendie de leur bar dans une station de ski suisse.

5:37
Présentateur

C'est 7h02. Raphaël Luxman est donc officiellement candidat à l'élection présidentielle de l'an prochain. Annonce faite au 20h de TF1 hier soir, le dirigeant de Place Publique entend relever la France.

5:47
Invité

Cyprien Pézryl du service politique d'AMC, vous êtes en direct avec nous ce matin. Et donc, Raphaël Luxman, il confirme qu'il passera bel et bien par la primaire du Parti Socialiste.

5:57
Présentateur

Oui, un préalable afin d'obtenir, espère-t-il, le soutien en bonne et due forme du PS pour la présidentielle. Parti dont il n'est pas membre, mais dont il a besoin pour financer sa campagne, mais aussi pour récolter les 500 signatures d'élus. Cette primaire à laquelle il consent à se plier aura lieu en octobre, réservée aux adhérents de son mouvement Place Publique, aux militants socialistes et aux électeurs qui accepteront de dépenser sans doute 15 euros pour y participer. Tout au plus donc quelques dizaines de milliers de votants attendus sur le papier.

Il est le favori face à Philippe Brun, Ségolène Royal ou encore Olivier Faure, son principal adversaire qui lui ne s'est pas encore officiellement déclaré. Raphaël Luxman qui, en cas de victoire, promet d'empêcher tout accord électoral avec la France insoumise. La seule manière pour la gauche de revenir au pouvoir, c'est d'être absolument clair. La gauche française, eh bien, elle ne se prosterne pas devant les dictateurs. Elle ne fait pas des jeux sur les non-juifs dans les meetings. Elle ne fracture pas en permanence la société en surfant sur les fièvres identitaires. Et je vais vous le dire, il faut arrêter d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon.

Et dès hier soir, après son passage aux 20h, les premières critiques de cadres socialistes. Il fait fragile, scolaire, ça manque de niaque, il n'y a pas d'effet. Wahou attaque l'un d'eux. C'est bien la preuve que cette primaire commence, minimise un soutien de Raphaël Luxman. Il fera d'ailleurs demain son premier déplacement de candidat déclaré en Charente-Maritime sur le thème des éoliennes.

7:11
Invité

C'est Cyprien Pézeril du service politique DRMC à 8 mois du premier tour de l'élection présidentielle. Un sondage place le candidat insoumis Jean-Luc Mélenchon en position de se qualifier pour le second tour entre 16 et 17% d'intention de vote selon Aristolona Interactive. Les avis pour la taxe foncière 2026 arrivent à partir d'aujourd'hui avec de mauvaises surprises à prévoir. Le taux de base augmente de 0,8% cette année. Mais ce sont les communes qui fixent le taux définitif et certaines ont choisi une hausse bien plus importante. Alfred Orange, c'est le cas de Montrouge dans les Hauts-de-Seine.

7:43
Présentateur

Une hausse de la taxe foncière de 25% qui irrite Martine, propriétaire à Montrouge.

7:48
Auditeur

Je suis très en colère, je suis retraitée et on traite à l'ABC. Et puis la vie elle est de plus en plus chère.

7:52
Présentateur

Elle a fait le calcul de ce qu'elle va devoir payer en plus cette année. Entre 50 et 60 euros. Environ le même montant pour Michel qui verra sa taxe s'alourdir de 50 euros.

8:00
Invité

Tout ça c'est un scandale, on prend les gens pour ce qu'ils sont des jambons.

8:04
Présentateur

Montrouge fait partie des quelques communes comme Fréjus ou Aulnay-sous-Bois qui connaissent une importante hausse de la taxe foncière. Mais ailleurs, ces augmentations restent faibles, voire inexistantes, explique Sylvain Grattalou, président de l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers.

8:17
Invité

En général, les années après les élections municipales sont assez calmes. En matière de hausses des taux, en considérant que si le taux n'augmente pas, ça va accroître un électorat favorable. Avec l'élection présidentielle, il s'attend encore à ce que la hausse reste contenue, mais de façon temporaire. Peut-être que dans une dynamique présidentielle, on peut s'attendre à une année un peu blanche. Il est certain que dès 2028, on va repartir sur une logique d'augmentation et de hausse du taux, au moins du taux communal. Selon son association, entre 2014 et 2024,

8:46
Présentateur

la taxe foncière a connu une hausse de près de 40%.

8:50
Invité

Dernier conseil des ministres de rentrée pour Emmanuel Macron ce matin à l'Elysée, avec déjà de premières secousses sur la préparation du budget que Jean-Luc Mélenchon promet de censurer. Vous en parlerez à Pauline avec le ministre de l'économie, Roland Lescure. Il sera votre invité à 8h30.

9:05
Présentateur

Et à 7h05 sur RMC, on parle du Paris Saint-Germain qui s'est fait une frayeur pour sa rentrée en Ligue 1.

9:10
Invité

En arrachant le nul de partout sur le fil face à Rennes. Hier soir, en clôture de la première journée de championnat, le PSG est sauvé de la défaite par sa nouvelle recrue espagnole. Aurélien Thiersien, le champion du monde, Ferran Torres, impressionne pour son premier match avec le maillot parisien. Le PSG a d'abord déçu et inquiété, mené 2 à 0 à la mi-temps par Rennes. Mais la recrue phare de l'été, Ferran Torres, entrée à la pause, a marqué un doublé lors de ses 37 premières minutes sous le maillot parisien.

9:39
Présentateur

Je suis vraiment très heureux, très content. J'avais très envie de faire mes débuts avec le PSG. Et je tiens à remercier les supporters pour leur accueil et leur soutien. J'espère leur apporter beaucoup de joie cette année. C'est la belle histoire de la soirée car l'entraîneur Luis Enrique était d'abord mécontent de ses hommes.

9:55
Invité

Il n'a pas hésité à sortir ses stars d'Embélé et de Varad Srelia dès la pause. Il l'a dit chez le diffuseur Ligue 1+. Un message très fort du coach espagnol après la défaite parisienne contre Lens lors du trophée des champions et juste avant un déplacement difficile à Lille le week-end prochain. L'équipe de France de Cessifoot s'est rappelée au bon souvenir de Paris 2024. Elle conserve son titre de championne d'Europe 1-0 en finale contre l'Angleterre. Un but de la star Frédérique Villereau. Arthur Fils, lui, il a décroché le plus grand titre de sa jeune carrière au Masters 1000 de Cincinnati.

Le tennisman français a battu l'américain Thiafour en 3-7 et éco-te-femme, l'américaine Coco Gauffe s'est imposée pour la deuxième fois.

10:49
Présentateur

C'était le journal de Rachel Saradogne. Il est 7h07 sur RMC.

10:53
Invité

RMC jusqu'à 9h.

10:55
Présentateur

C'est la réforme dont vous avez forcément entendu parler si vous êtes chef d'entreprise, artisan ou commerçant. Et d'ailleurs, est-ce que c'est la réforme de trop ? La facturation électronique qui devient obligatoire à partir de la semaine prochaine et ça fait grincer des dents, surtout pour les plus petites entreprises qui demandent un report de la mesure. Bonjour Mathias Bacchino.

11:13
Auditeur

Bonjour.

11:13
Présentateur

Vous êtes ancien banquier, vous êtes très actif sur les réseaux sociaux et vous le dites, il faut cette réforme. C'est une bonne idée mais vous allez nous expliquer comment. C'est votre parti pris dans un instant et puis j'attends surtout vos témoignages, vos réactions au 32-16. Si vous êtes artisan, auto-entrepreneur, chef d'entreprise, commerçant, appelez-nous. Appelez-nous pour nous dire si vous êtes bien passé à la facturation électronique et comment ça se passe tout de suite. Il est 7h09 et vous êtes bien sûr RMC et RMC Story de Sarah Knaffo à Jean-Luc Mélenchon.

En passant par David Lysnard, le maire de Cannes et candidat à la présidentielle, il réclame la suspension de la mise en place de la facturation électronique. Bonjour Mathias Bacchino.

11:55
Auditeur

Bonjour.

11:56
Présentateur

Vous êtes ancien banquier, vous avez publié « Prenez votre argent en main » et pour vous, il faut le faire. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Pourquoi est-ce qu'ils vous demandent là ? Pourquoi est-ce qu'ils demandent à la France de décaler cette facturation électronique ?

12:08
Invité

Alors les arguments de la campagne présidentielle 2027 vont forcément être très présents dans le débat public dans les mois qui viennent. Et toutes les opportunités seront bonnes pour communiquer. Mais là, l'enjeu, c'est que vous avez la plus grosse réforme administrative pour les entreprises de France depuis le prélèvement à la source. C'est une bonne idée sur le fond. C'est comme souvent en France très mal exécuté par la puissance publique.

12:30
Présentateur

Là, je vois Arthur Chevalier qui effectivement lève les yeux aussi en disant « Ah, oui, très français, mais en France, allez-y ». Et peut-être encore plus gravement, c'est une occasion manquée énorme d'améliorer la vie des PME et des ETI en France en luttant contre les retards de paiement des grands groupes.

12:47
Invité

Ça, ça aurait été utile par exemple d'être intégré dans cette réforme. Là, c'est vrai que la principale utilité de cette réforme va être pour les finances publiques. On a bien compris que c'était une réforme fiscale et pas une réforme de simplification.

12:59
Présentateur

L'idée, c'est tout simplement de faire rentrer encore un peu plus de TVA dans les caisses. On sait que ça marche. En Italie, où c'est en place depuis une dizaine d'années, effectivement, le manque à gagner de TVA pour l'État italien a été divisé par deux. On est passé de 35 milliards de manque à gagner à moins de 20 milliards.

13:16
Invité

Donc, c'est une réforme qui est avant tout une réforme fiscale pour essayer de continuer de remplir le tonneau des danaïdes des finances publiques françaises au lieu, évidemment, de réparer les trous du tonneau,

13:29
Présentateur

ce qu'on aimerait tous, je crois, et toutes voir arriver. Arthur, si l'Italie l'a fait, on va réussir à le faire, non ? Oui, c'est vrai que c'est encore une contrainte de plus. On sait très bien que s'il n'y a pas d'efficacité derrière pour que les gens récupèrent de l'argent plus automatiquement, c'est juste contraignant et un formalisme de plus à la française qui ne va pas marcher. Le timing n'aurait pas pu être plus catastrophique. On est à un moment où l'économie française détruit des PME, détruit des entreprises de taille intermédiaire. C'est très grave, on le voit dans les chiffres du chômage qui progressent depuis six trimestres.

13:57
Invité

On est à un record de défaillance d'entreprises en ce moment. On a un tiers des patrons de PME en France qui disent qu'ils sont inquiets pour leur trésorerie à court terme. On a des entreprises en France qui sont parmi les plus endettées du monde. On a 75% d'endettement des entreprises par rapport au PIB. C'est absolument énorme par rapport à un PIB déjà lui-même très endetté.

14:15
Présentateur

C'est-à-dire que là, vous nous parlez d'entreprises endettées dans un pays, et j'en parlerai d'ailleurs tout à l'heure avec le ministre de l'Économie, qui n'a jamais été aussi endetté et pour lequel la dette n'a jamais coûté aussi cher. C'est mon grand combat effectivement parce que ça va impacter massivement le pouvoir d'achat des Françaises et des Français. Et là, au lieu effectivement de se battre pour que, par exemple, le coût du travail pour les entreprises baisse, on va leur rajouter un coût supplémentaire avec deux problèmes de gouvernance publique des projets,

14:41
Invité

de gestion publique de ce projet, je trouve, qu'il faut mettre en avant. Le premier, c'est qu'il n'y a aucune étude d'impact comme un texte sur deux dans notre pays pour savoir combien ça va coûter au PME.

14:52
Présentateur

Ça ne devrait pas être obligatoire, des études d'impact, pour qu'on sache quand même, avant de se lancer, si ça marche ou pas ?

14:58
Invité

Pour les textes de loi issus du Parlement, ça n'est pas obligatoire. Donc effectivement, on a un texte de loi sur deux en France qui ne fait l'objet d'aucune étude d'impact,

15:05
Présentateur

et les autres études d'impact sont en général assez mal faites. Là, le Sénat réclame une étude d'impact sur le coût pour les PME, et personne n'en a la moindre idée.

15:13
Invité

On sait combien ça va rapporter à l'État, de 3 milliards d'euros de TVA en plus chaque année, c'est-à-dire une goutte d'eau face à l'océan de notre déficit.

15:21
Présentateur

J'ai envie de dire, au point où on en est, chaque milliard compte.

15:24
Invité

On le voit déjà cette année d'ailleurs, puisqu'à chaque fois que le taux de la dette française augmente cette année, on coupe un milliard par-ci, deux milliards par-là, on en est à 11 milliards depuis le début de l'année. Les priorités du gouvernement de la France sont claires, il s'agit de renforcer au maximum les finances publiques, qui sont devenues le point de fait du pays.

15:38
Présentateur

Ce n'est pas comme ça qu'elle est vendue cette réforme de la facturation électronique, Manu ? Non, parce qu'elle est vendue comme une grande réforme, au contraire, qui va éviter le travail au noir, la fraude fiscale, etc. Alors, c'est vrai que ça paraît compliqué, mais en même temps, Mathias, est-ce qu'il n'y a pas des aménagements pour les petites boîtes et les auto-entrepreneurs ? Parce qu'on voit bien que c'est eux qu'on met dans la difficulté avec cette affaire. Mathias Bacchino, je rappelle que vous êtes ancien banquier. Prenez votre argent en main, vous nous accompagnez là, ce matin justement.

16:08
Invité

Sur la lutte contre la fraude fiscale, le problème, c'est qu'on va taper tout le monde, y compris les TPE, y compris les auto-entrepreneurs, y compris les PME, alors qu'ils représentent un pourcentage très très faible du montant de cette fraude à la TVA, dont les montants sont principalement concentrés dans les grands groupes et les grandes entreprises, qui, elles, peuvent s'adapter beaucoup plus facilement. Le problème, ça va être pas tellement les auto-entrepreneurs,

16:31
Présentateur

parce qu'eux, ils ont accès à des logiciels assez modernes qui vont intégrer pour 10-15 euros par mois la fonctionnalité. Le problème, comme souvent dans notre pays, c'est les PME et les ETI.

16:40
Invité

Et c'est ces entreprises-là qui sont le plus en difficulté en ce moment. Pour elles, il faut parfois des centaines de milliers d'euros de coûts d'adaptation. Donc, une fois que c'est en place, effectivement, on dit que processer une facture électronique, c'est 1 euro contre 10 euros pour une facture papier. Donc, c'est intéressant du point de vue de l'avenir des entreprises de France. Le problème, c'est de le mettre en place. Et comme toujours, l'État avait promis une plateforme publique gratuite. C'était ça, le projet de départ quand même.

17:08
Présentateur

Sauf que là, il faut passer par le privé. Et justement, tiens, Magali est avec nous en direct. Bonjour Magali. Bonjour Apolline, contente de vous retrouver. Très heureuse. Vous êtes la première auditrice en direct avec nous. Vous nous avez appelé de Colmar. Magali, vous êtes responsable comptable. Vous vouliez apporter justement une précision sur ces histoires de plateforme. Oui, en fait, c'est... Alors déjà, le gouvernement n'est pas à jour. Les entreprises ne sont pas encore toutes très avancées. Donc, quand on a demandé, ça sera mis en place au mieux au 15 octobre. Donc, déjà, je trouve ça assez aberrant que le gouvernement n'est pas à jour lui-même dans la mise en œuvre de son projet.

Ensuite, je voulais juste intervenir parce que, aussi, vous avez interviewé, dans votre reportage que vous avez fait passer dans l'émission d'avant, un praticien, en fait, qui est en contact avec des personnes publiques et donc pas les entreprises. La plateforme électronique, ça ne concerne que les facturations entre entreprises et pas entre particuliers. Donc, ça, ce n'est pas possible. Et de l'autre côté, je voulais dire, ceux qui travaillent au black, ils ne facturent pas. Donc, comme ils ne facturent pas, ça ne remontera pas. Donc, je ne vois pas en quoi ça va améliorer la fraude. Oui, la lutte contre la fraude.

Magali, c'est vrai que ceux qui bossent au black, par principe, j'ai envie de vous dire, il n'y a pas de facture. Oui. Qu'est-ce que ça va changer ? Et ça change, ça continuera probablement d'être le cas, parce que c'est le cas dans tous les pays, y compris les pays développés. C'est une forme de respiration pour les entrepreneurs, parfois. Je mets de côté, évidemment, les fraudeurs organisés, ceux qui fraudent à la TVA de manière systématique. Là, ce qu'on observe en Italie, c'est que, dès la première année, il y a eu un très gros impact de plusieurs milliards d'euros de TVA en plus.

19:04
Invité

Dans les années qui suivent, ça s'est à peu près normalisé, signe que ça fait changer, en fait, la culture. C'est-à-dire qu'il y a une forme de culture qui évolue au fil des années quand un processus change de cette manière-là. Donc, on peut imaginer que, petit à petit, les entreprises qui avaient l'habitude d'utiliser la TVA comme un levier, en fait, de gestion de leur trésorerie, en déclarant plus ou moins de TVA à récupérer, ces entreprises-là, petit à petit, si elles sont sanctionnées, vont changer de comportement.

19:31
Présentateur

Et elles vont rentrer dans les clous. Il y a quand même une autre question, évidemment, à le timing et l'actualité, c'est le piratage. Oui, puisque la question, c'est la protection des données. Et on sait bien que l'État, parfois, est piraté. On a des fuites massives. C'est quand même arrivé cet été avec le ministère de l'Économie, l'Éducation. Est-ce que les entreprises ont des garanties de sécurité ? Est-ce que l'État est capable de protéger toutes ces données ? Ça, c'est une vraie question, aussi. C'est l'ANSI, l'agence de sécurité de l'État, qui nous donnera la réponse en septembre, quand elle rendra les conclusions de l'audit qui va être lancée.

J'aurais préféré que ce soit des externes, des secteurs privés, des gens de la tech, par exemple, qui puissent aller faire cette audite.

20:10
Invité

La réalité est que, très probablement, comme les grands groupes français, l'État est incapable de mener un projet digital. Il y a un tiers des projets digitaux dans les grands groupes et dans la sphère publique qui échouent chaque année.

20:20
Présentateur

C'est un endit total du débat public français, mais c'est l'efficacité de l'action publique, au sens large.

20:26
Auditeur

L'efficacité, c'est peut-être la question qu'on va poser le plus tout au long de cette année.

20:29
Présentateur

Il y a quand même un dispositif qui a marché, c'était le prélèvement à la source. Mais il faut rappeler que ça avait quand même pris des années et des années de préparation pour que Bercy soit prêt pour le prélèvement à la source. Et aujourd'hui, c'est vrai que c'est complètement rentré dans les mœurs, et tout le monde l'a accepté. Et on se dit tous que c'était un pas vers la modernité, et que c'est beaucoup plus simple.

20:46
Invité

Et ce sera le cas, sans doute, pour cette réforme aussi. Après, il y a un enjeu de souveraineté absolument majeur, parce qu'avec ce système de concentration de toutes les données par l'État, c'est littéralement la cartographie de secteurs d'activité entiers de notre pays. Où sont les marges ? Où sont les entreprises en difficulté ? Où sont les entreprises qui grandissent le plus ? Qui vont être disponibles, littéralement, en données. Et si ces données sont piratées par des...

21:11
Présentateur

Donc il ne faut pas que ça tombe entre de mauvaises mains ?

21:12
Invité

Entre autres, les grands empires, dont la volonté économique va être de nous attirer.

21:15
Présentateur

Donc ce qui nous inquiète, c'est plus ça ? C'est-à-dire que c'est plus la question de la souveraineté aussi de la France, que juste une question de piratage de hackers, à proprement parler. Merci beaucoup, Mathias Bacchino, d'avoir fait le point avec nous sur cette arrivée de la facturation électronique. Mathias Bacchino, je rappelle que vous êtes ancien banquier, vous venez de publier « Prenez votre argent en mince » aux éditions Michel Laffont. Merci aussi à Magali, qui nous appelait de Colmar. Comme vous l'avez constaté, Emmanuel Lechypre, Arthur Chevalier ne me quittent plus. Ils sont avec nous tout au long de cette matinale désormais.

Arthur Chevalier, Emmanuel Lechypre, l'historien et l'économie. Juste un mot pour vous dire aussi qu'à 8h30, mon invité, ce sera justement le ministre de l'économie. On va voir à quelle sauce on va être mangé. Et c'est en quelque sorte vraiment le coup d'envoi de cette année qui sera politique, mais qui sera forcément aussi économique. Il est 7h20 sur RMC et RMC Story. Et dans un instant, on va remonter le temps et l'histoire avec vous, Arthur. Bruno Le Maire a pris la parole ce week-end. Et l'ancien ministre de l'économie, il veut réformer la France. Il dit « comme en 1958 ». Ça fait référence à quoi ça, Arthur ?

1958, c'est une année charnière, menace de coup d'état militaire, guerre en Algérie. C'était la crise totale, du coup, on a rappelé le général de Gaulle. Et c'était la naissance de la Vème République. Vous nous le dites dans un instant. Cinq minutes après, il y aura Arnaud Demanche qui va venir pirater le face-à-face. Il est dans le couloir. Et mon invité, je vous l'ai dit, c'est le ministre de l'économie. 7h20, à tout de suite sur RMC. RMC, Apolline Matin. Il est 7h21, 7h21 et vous êtes bien sûr RMC. Arthur, on continue avec vous, châtain, à remonter l'histoire. Hier, l'ancien ministre de l'économie, Bruno Le Maire, a publié, je cite, un manifeste pour une autre France.

Une phrase qui vous a marqué, Arthur, c'est que celui qui a dirigé Bercy dit que notre modèle doit être remis en cause de fonds en comble, comme en 1958. Mais oui, et ce que veut Bruno Le Maire, c'est rétablir l'autorité, faire des économies en mettant fin à l'État-providence qui, dit-il, se ruine en allocation. Mais surtout, ce qu'il veut, Bruno Le Maire, c'est réformer les institutions avec, entre autres, beaucoup plus de référendums. D'après lui, c'est le moment de tout changer. Et pour justifier ces réformes dans une interview aux Parisiens, il fait carrément référence à 1958, l'année où le général de Gaulle a créé la Vème République.

Est-ce qu'on sait vraiment comparables, 2027 et 1958 ? Clairement, il exagère, ce n'est pas du tout comparable à Pauline. Bruno Le Maire a raison, il faut réformer, ça on est tous d'accord, mais la France de 2026 n'a rien à voir avec celle de 1958. En 1958, nous sommes sous la IVe République, l'Algérie est française à cette époque, et justement, c'est là-bas que ça dégénère. Les Algériens veulent leur indépendance, la France la refuse, il y a des émeutes. À Alger, des militaires vont quasiment faire un coup d'État. Bref, c'est la crise totale. Et en France, quand on ne sait plus quoi faire, à Pauline, qu'est-ce qu'on fait ? Eh bien, on appelle le général de Gaulle.

Et oui, ça marche à tous les coups. Là, ils le font encore, mais il n'est pas là. Ça ne marche plus. C'est ce que fait le président de l'époque, qui s'appelait René Cotty. Lui, le général de Gaulle, depuis la fin de la guerre, il s'était retiré à la campagne, loin, très loin de la politique. Qu'est-ce qu'il a fait, alors, à ce moment-là ? Il accepte, il assume, il accepte de devenir président du Conseil, c'est-à-dire Premier ministre aujourd'hui. Alors, la France aimait beaucoup de Gaulle, mais on avait quand même un peu peur qu'il gouverne de façon autoritaire. Du coup, de Gaulle doit rassurer tout le monde.

Et pour ça, il va donner une conférence de presse spectaculaire, où il a prononcé une phrase digne du très grand comédien qu'il était. Cette phrase, la voici. « Pourquoi voulez-vous qu'à 67 ans, je commence une carrière de dictateur ? » Et de Gaulle va changer de régime politique. Et oui, et de Gaulle obtient les pleins pouvoirs du Parlement pour rédiger une nouvelle constitution. Ça va donner la Vème République, donc notre régime. De Gaulle en reviendra le premier président. Il modifiera encore la constitution par la suite, avec un but renforcé toujours plus. Le pouvoir d'un président élu au suffrage universel, un président au-dessus des partis politiques, garant de la stabilité.

Sauf que, depuis la dissolution de 2024, vous l'avez tous contaté, il n'y a plus une majorité. Le président est impuissant, la machine est grippée. Donc la question pour cette élection présidentielle, la voici. Faut-il réinventer un régime politique, ou au contraire, revenir à la base de la Vème République ? C'est un peu la question qui se pose. L'histoire avec Arthur Chevalier, l'économie avec Manu Lechypre ? Oui, moi je crois qu'il n'a pas si tort que ça, Bruno Le Maire, quand il fait le parallèle avec 1958. Parce qu'Arthur, il nous a parlé des éléments politiques, mais la situation économique de 1958, elle est extrêmement comparable à celle d'aujourd'hui.

1958, c'est le moment où la France comprend qu'elle ne peut plus continuer comme avant, sur tous les plans. Et au-delà des problèmes politiques qu'a soulevés Arthur, 1958, c'est des dépenses publiques beaucoup trop élevées, c'est de l'inflation, c'est du déficit extérieur, c'est de la perte de comptabilité. Je rappelle qu'en 1958, la France fait appel au Fonds monétaire international. Donc oui, il y a bien un changement d'époque, et il faut rappeler que le général de Gaulle, quand il revient, il met en place le fameux plan Pinay-Ruef, qui est un plan de modernisation de l'économie française. Donc oui, c'est ce qu'on attend de l'élection présidentielle de 2027.

26:12
Invité

7h24, Arnaud Demanche.

26:15
Présentateur

RMC.

26:16
Invité

Demanche Pirate, le face-à-face.

26:19
Présentateur

Et bonjour, Arnaud. Bonjour. Hello, Arnaud. Hello. Vous avez traversé l'Atlantique, Arnaud, cet été. Exactement. À 8h30, tout à l'heure, sur RMC BFM TV, je recevrai le ministre de l'économie, Roland Lescure. Marné, marné, marné.

26:32
Invité

Et oui, on va parler pognon ce matin. Bon, déjà, bonjour à tous. Bonne rentrée, les amis, dans ce nouveau plateau. Franchement, il est magnifique, il est splendide. Voilà, pour fêter la nouvelle co-présentation d'Emmanuel Lechypre. Il a un beau cadeau. On commence avec le ministre de l'économie. Et un ministre de l'économie franco-canadien. Il est franco-canadien, Roland Lescure. Alors que Manu a passé ses vacances au Canada. Je le sais, j'étais avec lui. On était chez le monsieur canadien de votre 9-10 sur BFM. On était chez Cet Van Bureau. Et Manu a fait de gros efforts pour s'adapter à la langue québécoise. À chaque fois qu'on est rentré dans un resto, il faisait Tababnak.

Je vais prendre une poutine. C'est long. Il a pris beaucoup de poutine. Le Canada, c'est cool. Leur ancien premier ministre, c'est Justin Trudeau. C'est un beau gosse qui sort avec Katy Perry. C'est quand même classe. Nous, c'est François Bayrou qui est marié à une prof de KT à Bétara. Bon, Roland Lescure. On s'intéresse un peu à Roland Lescure. Alors, Roland Lescure veut faire payer les retraités les plus aisés pour combler le déficit. Et alors là, je m'adresse aux enfants qui nous écoutent. Soyez attentifs, les enfants, parce que ça vous concerne les retraités les plus aisés. C'est papy et mamie dont on parle.

Timéo, si tu es en vacances dans la maison de l'île de Ré, la maison de papy qui est née en 1952 et qu'il a pu acheter avec son salaire de prof de géométrie, Eh bien, attention, ta fin de vacances ne va pas être délire, Timéo. Ça va être un truc du genre. Papy, je peux avoir une glace ? Non, Timéo, parce que je n'ai plus d'argent. Tu sais, le méchant ministre a pris toutes les économies de papy. Papy qui a pourtant travaillé très dur jusqu'à ses 56 ans. Ses vieux 56 ans, hein ? Oui, papy. Alors, papy n'a plus d'argent. Tu sais combien ça coûte la pergola qu'il doit offrir à mamie pour son anniversaire après la croisière sur le Nil ? Eh bien, ça coûte très cher.

Tu ne veux pas que mamie soit triste ? Mais moi, je voulais juste une glace. Bon, écoute, si tu nettoies toute la maison, tu peux avoir une glace. Comme ça, je dis à Conception que ce n'est pas la peine qu'elle vienne. Le dossier pour Roland L'Escur. Le piratage des données des contribuables. Parce qu'on a piraté le site des impôts, Apolline. Ils ont volé des millions de données informatiques. Alors, c'est probablement pour nous escroquer. Alors, si vous recevez un mail des impôts qui vous demande de l'argent, surtout, ne payez pas. C'est une arnaque. C'est débrouteur. Moi, j'ai donné pendant des années un type qui s'appelait Bruno.

Il m'a fait tomber amoureux en me parlant de son renflement brun. Voilà, on est fragile. Donc, c'est une escroquerie. Bah oui, non, mais c'était ça l'arnaque. Voyez, l'état de la France. C'est ça des 8 milliards. Bah oui, le pognon, il n'est pas parti dans les services publics, les hôpitaux et les canadaires. Tout ça, c'est je ne sais pas où. Donc, on ne paye plus. Vous en parlerez avec Roland L'Escur à 8h30.

29:35
Présentateur

On ne paye plus, 8h30, on en est sur à 8h30. Arnaud de Manche, qu'on retrouve évidemment à 8h15, comme chaque matin. Il est 7h28. Dans un instant, la météo est le journal de 7h30. Et puis juste après, ils sont combien ? On ne sait plus ? Ils sont combien les candidats ? Et puis, ils sont candidats à quoi ? C'est la primaire interminable et générale. La primaire sauvage et interminable. On y revient juste après le journal avec le sondeur Bernard Sananès, qui va nous aider à y voir plus clair. Ou pas ? Allez, à tout de suite. 7h29 sur RMC. Le temps est très, très orageux, Gérardine.

30:05
Invité

Surtout sur le sud du pays. On a vraiment un gros conflit de masse d'air. Ce qui fait qu'on va avoir des orages particulièrement violents. 16 départements sont en vigilance orange. Du sud-ouest à l'Auvergne et à la Méditerranée. Alors, c'est calme encore. Ce matin, c'est vraiment cet après-midi. À partir de 14h-15h, les orages vont commencer à arriver par le sud-ouest. Ils vont remonter des Pyrénées. Localement, ils pourront donc être très violents avec de la grêle, avec beaucoup de vent, avec de fortes intensités pluvieuses aussi, avec des risques d'inondations. Il faut dire que les températures sont élevées encore. Jusqu'à 35 degrés cet après-midi à Clermont-Ferrand.

Il fera 32 à Bordeaux, Toulouse, Lyon, Grenoble ou Marseille. 28 à Paris, 26 à Brest ou Rouen. 23 degrés pour Lille. Et toute la semaine, on va avoir un temps qui va être très agité, comme ça, avec un temps lourd et les orages qui vont éclater. Donc, situation à surveiller.

30:52
Présentateur

7h30 sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Pourchet. Bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Pas encore de loi en vigueur, mais déjà des sanctions. Pour la première fois en France, la ville de Cannes teste des détecteurs de protoxyde d'azote façon éthyloteste. Un candidat à la présidentielle de plus à gauche, Raphaël Glucksmann,

31:15
Invité

officialise sa participation à la primaire socialiste. Que le débat commence, lui répond ce matin sur RMC son concurrent, Philippe Brun. Des dégâts dus aux orages dans les Landes, 16 départements en vigilance orange, 10 autres leçons pour un risque d'incendie dans la Seine-et-Marne, où la forêt de Fontainebleau a rouvert après le feu de l'été.

31:34
Présentateur

La ville de Cannes, pionnière de la lutte contre le protoxyde d'azote.

31:37
Invité

La charrue avant les bœufs, ou plutôt les sanctions avant la loi. La police cannoise a commencé à contrôler les automobilistes à l'aide de ces détecteurs de gaz hilarants,

31:46
Présentateur

uniques en France. Tout cela en anticipant une mesure qui n'est pas encore officiellement en vigueur, Victor Girère.

31:52
Invité

Trois petits appareils qui fonctionnent comme des éthylotestes pour détecter l'alcool. Les agents peuvent les utiliser lorsqu'ils soupçonnent un automobiliste d'avoir consommé du protoxyde d'azote, explique Yves Daros, le directeur de la police municipale de Cannes.

32:05
Présentateur

Donc il va souffler, c'est relativement court, 4 à 5 secondes. Et à partir de ce moment-là, immédiatement survient le résultat qui indique le taux de protoxyde d'azote par air expiré. Le taux doit être 2 euros pour être certain que la personne n'a pas consommé du protoxyde.

32:18
Invité

En moins d'une semaine, les policiers ont déjà contrôlé plusieurs dizaines de personnes. L'une d'entre elles a même été verbalisée selon la ville de Cannes, son véhicule immobilisé le temps que les effets du protoxyde d'azote disparaissent. Il y a une double illégalité. Dénonce Franck Samson, avocat spécialisé en droit routier. Vous n'avez pas le droit de détecter un produit dont l'usage n'est pas prohibé. Seconde illégalité, il n'est pas interdit de consommer du protoxyde d'azote au jour d'aujourd'hui au volant. Donc c'est un abus caractérisé. Les gens qui ont fait l'objet de ce dépistage, il faut qu'ils portent plainte.

Avec la loi Riposte, conduire sous l'emprise du protoxyde d'azote sera passible de 3 ans d'emprisonnement et de 9000 euros d'amende à partir du 1er février prochain.

32:56
Présentateur

Victor Girère pour RMC. Un nouveau candidat à gauche dans la course à la présidentielle. C'est Raphaël Glucksmann qui s'est déclaré hier un crédo pour le patron du mouvement Place Publique. Pas d'alliance avec l'insoumis Jean-Luc Mélenchon. Mais avant cela, il faudra passer l'étape de la primaire socialiste. C'est elle qui tranchera des filles ce matin. L'un des concurrents de Raphaël Glucksmann, le député PS Philippe Brun, était l'invité du Morning RMC. Tout va passer par la primaire. Celui qui n'est pas dans la primaire, il sort du film. Personne n'arrivera à s'imposer après la primaire. Ce sera terminé. On aura un candidat après la primaire et il s'imposera aux autres.

Sauf qu'il y a dans cette primaire, il manque les filles, il manque les écolos. C'est une primaire qui va désigner un candidat de plus à gauche pour y aller diviser quoi qu'il arrive.

33:37
Invité

Non, parce qu'il y aura toujours deux gauches. Il y a toujours eu deux gauches. Il y a l'extrême gauche qui a toujours existé, que je respecte, que je ne mets pas du tout sur le même plan que l'extrême droite. Bon, qui a toujours fait son score autour de 10%,

33:45
Présentateur

parfois un peu plus avec la personnalité de Jean-Luc Mélenchon. Et puis, il y a la gauche républicaine que nous représentons

33:50
Invité

et qui a des propositions à faire. Et c'est la seule qui peut battre l'extrême droite au deuxième tour.

33:54
Présentateur

Et la primaire socialiste qui se tiendra en octobre. Côté gouvernement, c'est la rentrée. Conseil des ministres ce matin, 10h au programme. La préparation notamment du budget 2027. Budget auquel Jean-Luc Mélenchon compte déjà opposer la censure des insoumis. Ce serait une désertion. Rétorque le Premier ministre Sébastien Lecornu sur le réseau social X. Restez bien avec nous, on en parlera à 8h35. Le face-à-face avec ce matin en invité le ministre de l'économie, Roland Lescure. Des orages et des dégâts cette nuit dans les Landes. Une vingtaine de communes touchées particulièrement. Celle de perrorades, des feux, des inondations et des chutes d'arbres. 7500 foyers sont privés d'électricité.

Des routes sont coupées. C'est le cas d'un tronçon de l'autoroute A641. Le trafic ferroviaire est quant à lui interrompu entre Dax et Andai. 16 départements du sud basculant en vigilance orange cet après-midi. L'autre alerte, elle concerne le risque d'incendie. Ils sont encore 10 départements classés orange. Aujourd'hui, notamment la Seine-et-Marne qui se remet doucement du feu historique de l'été en forêt de Fontainebleau. Les zones brûlées sont toujours fermées mais les autres sont rouvertes. Depuis samedi, au grand bonheur des promeneurs de retour dans les sentiers du Calaubert. Fouler le sol tapissé de feuilles.

35:08
Auditeur

Profiter du silence de la forêt. Autant de sensations qui avaient manqué à Gérard et Jocelyne, promeneur régulier.

35:13
Présentateur

Ça fait du bien, oui. On a été privés ici de venir au moins une fois par semaine, on venait. On est un peu frustrés si vous voulez.

35:18
Auditeur

Fouler aussi, alors quand elle a appris que la forêt rouvrait, elle n'a pas hésité une seconde. On y retourne. Direct. Cette grimpeuse en herbe est venue profiter d'une journée d'escalade en famille. Enfin se réjouit Laetitia, un grand sourire aux lèvres.

35:30
Invité

On a grimpé en salle mais c'est pas la même chose. On retouche du vrai rocher avec des prises qu'on doit retrouver.

35:35
Auditeur

Mais difficile d'oublier les 2200 hectares ravagés par l'incendie pour Olivia qui peine à totalement se réjouir. On a voulu voir s'il n'y avait pas trop de dégâts. C'est difficile, oui. On se dit qu'il va falloir quelques années pour que la forêt reprenne sa beauté. Être patient aussi pour les professionnels du tourisme. Après plus d'un mois de fermeture, la buvette de Franck reprend vie. A chaque sonnerie, une nouvelle commande. Mais elle ne sonne pas assez à son goût.

35:57
Présentateur

Normalement, la terrassée pleine, les gens attendent. Là, on est plutôt sur un jour de semaine ou mois de mai. Malgré des dizaines de milliers d'euros de pertes, il garde espoir. Je pense que le week-end prochain, ça ira déjà mieux. Moi, je ne suis pas quelqu'un de pessimiste. Il y a un problème et on repart.

36:08
Auditeur

On a survécu au Covid. On va survivre à l'incendie, assure le patron.

36:11
Présentateur

Le reportage de Lucas Laubert pour RMC. Après l'opposition du maire de Chartres autour de l'élu de Dijon, de, je cite, désapprouver totalement la venue de Patrick Bruel. Le chanteur mis en examen, notamment pour viol, doit s'y produire en octobre. Et pour rappel, la ville n'a pas le pouvoir d'interdire ce concert. On passe au sport avec le badminton français qui écrit une page de son histoire. Champion du monde en double mixte hier. Et quelques minutes plus tard, en simple, c'est Alex Lannier qui a triomphé. Véritable sensation, Maxime Tilliette.

36:43
Invité

Oui, Lannier, déjà champion d'Europe l'an dernier, a été expéditif. En finale du Mondial, le Normand a surclassé en deux manches. Le japonais Naraoka. On a fait le boulot au pour. Je savais que j'en étais capable. J'y ai cru jusqu'au bout. Même avant, j'y ai cru. Maintenant, je n'étais pas focus en début de tournoi pour gagner quoi que ce soit.

36:58
Présentateur

Et puis, c'était important aussi pour moi, justement, de me faire plaisir tout simplement, de me battre à 100%. Être champion du monde, je veux dire, c'est quelque chose de grand.

37:04
Invité

C'est dur à réaliser qu'en anglais, j'ai envie de dire. Maintenant, c'est comme ça.

37:07
Présentateur

À 21 ans, Lannier est devenu le plus jeune champion du monde depuis 1983. Il s'est inspiré du double mixte d'Elru Jiquel, sacré juste avant lui. Quand je les ai vus gagner, j'étais fier d'eux. Ça faisait quoi de ma tête ? Je savais aussi que j'allais être forcément le deuxième si j'étais champion. J'étais toute la journée un peu excité, un peu trop. Il fallait aussi que je me calme un peu sur la finale. Mais je pense que j'ai mis tous les ingrédients et puis, le mix en gagnant, évidemment, ils m'ont donné énormément d'énergie.

37:30
Invité

Avant cela, jamais un Français n'avait atteint un quart de finale mondiale. Lannier rêve désormais de l'Eurolympique à Los Angeles dans deux ans.

37:37
Présentateur

Et en mode football avec le faux pas, dès la première journée de Ligue 1 pour le Paris Saint-Germain, match nul de partout hier soir à Rennes avec malgré tout un doublé de la nouvelle recrue espagnole Ferran Torres. Et puis le quintet, c'est à Vincennes à 18h30. Le pronostic de la Dream Team des courses RMC, son favori, c'est le numéro 17, Head of State, pardon. Son outsider, c'est le numéro 8, Hold Up Rané, le 17 et le 18. C'était le journal de Victor Pourchet. Il est 7h37, on part au 32-16 parce qu'il y a Jérôme qui nous appelle de Vendée. Bonjour Jérôme. Bonjour Apolline. Jérôme, comment ça va ? Vous êtes auto-entrepreneur à Longgeville-sur-Mer. Vous faites quoi ?

Vous êtes dans quel secteur ? Dans le secteur rôtisserie sur les marchés. Rôtisserie sur les marchés. Et vous avez une remarque sur la facturation électronique, dites-nous. Tout à fait. Concernant la facture électronique,

38:31
Invité

j'ai deux fournisseurs qui apparemment adhèrent à la même plateforme. Oui. Et lors des prélèvements bancaires, puisque ça fonctionne par prélèvement, il y a un intitulé identique pour les deux fournisseurs.

38:47
Présentateur

Donc, c'est très compliqué. Voilà. On ne sait pas d'où ça vient. Enfin, si bien sûr, après on fait une corrélation avec le montant et tout ça.

38:57
Invité

Mais on est obligé de faire une recherche à chaque fois. Donc, ça va être une perte de temps pour les comptables et pour nous, auto-entrepreneurs. Et même toutes les sociétés, en fait.

39:08
Présentateur

Donc, pour vous, c'est plus une source de complications qu'une source de simplification ? Tout à fait.

39:13
Invité

Tout à fait.

39:14
Présentateur

Et ça, on sent que ça va être souvent le cas. Vous êtes sur un marché aujourd'hui, Jérôme, ou c'est relâche ? Non, non, non, c'est... Voilà, c'est relâche. C'est relâche. Du coup, vous prenez le temps de nous écouter, de nous regarder. Jérôme, vous serez sur quel marché, tiens, dans la semaine ? Vous pouvez nous dire, pour ceux qui nous écoutent ? Alors, mercredi, je serai sur le marché de Angles, à côté de Langeville-sur-Mer. Et le samedi, je suis en face d'une boulangerie qui s'appelle Les Petits Pins à Langeville-sur-Mer. Allez, comme ça, c'est lancé. Et pour les auditeurs et la grande famille RMC, très belle journée à vous, Jérôme. Il est 7h39.

39:45
Invité

RMC jusqu'à 9h.

39:46
Présentateur

Je suis candidat à l'élection présidentielle. Vous savez, je ne prends pas cette décision à la légère. Pour moi, la politique, ce n'est pas un jeu. Ce n'est pas non plus une carrière. Et si je suis candidat aujourd'hui, c'est pour relever la France. Un de plus. Un de plus. Raphaël Luxman, donc, qui a confirmé hier soir sur TF1 qu'il serait candidat pour 2027. Et on ne sait plus très bien combien il y en a. À quoi sont-ils candidats ? La présidentielle ? La primaire ? Et quel genre de primaire ? Bonjour Bernard Sananès. Heureusement que vous êtes avec nous ce matin, sondeur et président de l'institut de sondage Elab. Avec vous, on va essayer de comprendre qui peut sortir du lot.

D'abord à gauche, Jean-Luc Mélenchon qui assure que la victoire est possible pour lui. À droite, honnêtement, on ne sait pas ce qui les départagera. Il y a aussi beaucoup de candidats. Au centre également. Vous arrivez à suivre, vous ? Oui, je n'ai pas refait le compte hier soir, pour savoir à combien on était. Je crois qu'un de vos confrères, avant l'été, faisait le total à 28. Je ne sais pas. On a dû passer la barre des trois. Après, il y a les déclarés, les pressentis, les potentiels. Ça va évidemment se clarifier. Vous nous dites tout ça dans un instant. Et puis, je vous attends. Vous qui nous écoutez, appelez-nous au 32 16. Dites-nous justement ce que vous en pensez.

Et comment il faut les départager. Et à tout de suite. RMC, jusqu'à 9h. Apolline Matin.

41:01
Invité

Apolline de Malherbe.

41:03
Présentateur

Il est 7h42. Vous êtes bien sur RMC et sur RMC Story. Alors, il y a eu un nouveau candidat à la présidentielle hier soir. Rien de plus. Raphaël Buxman, qui a mis fin à trois mois de suspense ou de faux suspense. Il a annoncé hier qu'il était candidat pour 2027. Bonjour Bernard Sananès. Bonjour. Vous avez fait les comptes ? 27, 28. Bon, ça n'ira pas jusqu'au bout. Le record, c'est 2002. Je rappelle que vous êtes le président de l'Institut de sondage ELAB. Vous suivez évidemment la vie politique française depuis de nombreuses années. Vous avez déjà vu ça ? Autant de candidats, ce moment-ci de l'année ? Non, c'est vrai qu'il y a vraiment une abondance de candidats. Ça va bien sûr se décanter.

Mais ça dit aussi qu'il y a, on va dire, une jurisprudence Macron. Beaucoup de candidats, de responsables politiques se disent on peut y arriver, on peut sortir de nulle part. Et réussir. N'avoir jamais été élu ? N'avoir jamais été élu. Il ne l'avait jamais été ? Réussir en quelques mois à faire le hold-up politique que le président de la République a réussi en 2017. Alors, on va essayer de faire un peu un état des lieux. Je rappelle, pour ceux qui nous rejoignent, que désormais, Emmanuel Lechypre, l'économiste, Arthur Chevalier, l'historien, sont à mes côtés tout au long de cette matinale. Et honnêtement, vous attendiez Bernard Sananès quasiment comme le Messie, pour le voir plus clair.

Oui, parce qu'on va lui poser la question que tous ses copains lui ont posée pendant l'été. Bernard, qui va gagner la présidentielle ? Emmanuel a raison, mais je ne sais pas répondre à cette question. Parce que la présidentielle, elle est très incertaine. Mais il y a quand même des fondamentaux qu'on peut décliner aujourd'hui. Un, et c'est la première fois, l'ERN commence la campagne en position de favori et de net favori. Au premier tour, comme au second. Au second, il n'y a pas une seule personne qui bat Marine Le Pen. Edouard Philippe, testé avant l'été, faisait... Mais aujourd'hui ?

Vous savez, les sondages s'interrompent pendant l'été, pendant que les gens sont sur les plages, qu'ils se reposent. Et donc, on va reprendre des enquêtes. Edouard Philippe était le moins mauvais score face à Marine Le Pen. Mais c'est le premier point. Et ça veut dire quoi ?

43:06
Invité

Ça veut dire aussi que, pour l'instant, les différentes candidatures n'ont pas trouvé l'antidote au Rassemblement National, si vous me permettez l'expression. La question du seul barrage républicain, elle ne suffira pas. Premier point. Deuxième point qui me frappe beaucoup, c'est qu'on assiste pour l'instant à un match entre les radicaux et les modérés. Et qu'il y a une vraie différence. Les radicaux, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, sont unis. Ils sont seuls candidats. Ils ne sont pas contestés. Ils ont un programme clair. Ils ont une offre politique claire. Et les modérés, on va dire, de Retailleau à Glucksmann ou à Tondelier,

43:41
Présentateur

ils sont divisés. Ils ont des points de vue dans leurs partis qui sont partagés. Regardez la question des retraites. Regardez la question des services publics. Et ce décalage entre les radicaux et les modérés me semble très important. Et puis, le troisième point, évidemment, c'est que cette campagne va s'ouvrir dans un contexte particulier. Je parle sous le contrôle de vos deux experts et notamment d'Emmanuel, puisque je suis sûr qu'il évoquera ça. C'est évidemment le sentiment de la perception du déclin du pays et de l'affaiblissement du rôle de l'État.

44:10
Invité

Et ça, on le voit dans toutes les enquêtes, sur tous les sujets.

44:14
Présentateur

J'ai l'impression qu'on assiste à une sorte de campagne fantôme. C'est-à-dire que depuis cinq ou six mois, on commande des candidats, des sondages qui, en fait, sont tous en train d'être remis en cause. Au mois de septembre, là, on voit que Jean-Luc Mélenchon passe quasiment devant Édouard Philippe dans certains sondages, qui n'étaient quand même pas faits avant l'été. Ce matin, le sondage Harris Interactive qui met Jean-Luc Mélenchon aux portes du deuxième tour, crédité de 17% dans certaines configurations, c'est-à-dire autant, effectivement, qu'Édouard Philippe. Vous n'avez pas l'impression qu'on combat une sorte de fausse campagne, en fait ?

C'est-à-dire qu'il pourrait changer d'un jour à l'autre, y compris derrière Édouard Philippe, qui pourrait être remplacé par un autre candidat. Rien n'est impossible à ce stade. Non, mais il va se passer, évidemment, beaucoup de choses. Vous avez raison. Et puis, surtout, surtout, et j'imagine que les auditeurs le diront tout à l'heure, les Français sont loin encore de ces préoccupations. Ça ne veut pas dire qu'ils ne s'intéresseront pas à la campagne.

44:58
Invité

Ils vont s'y intéresser, mais ils vont rentrer dans cette campagne progressivement.

45:01
Présentateur

Sauf que, Bernard, ils ont des préoccupations, les Français. Selon vous, sur quel thème va se jouer cette campagne ? Quels sont les thèmes qui vont structurer la campagne ? J'ai évoqué le premier, le sentiment de déclin du pays. Deuxièmement, le sentiment de vulnérabilité. Vulnérabilité sécuritaire, climatique, économique, géopolitique. Et troisième point, et ça parlera là aussi à Emmanuel, évidemment, la pression du déficit et de la dette qu'on a vue monter dans les enquêtes depuis plusieurs mois. La foire à la promesse, qui est une campagne électorale. Je dis ça de manière lucide. Il y aura encore des promesses pendant cette campagne électorale. L'une des promesses choque.

C'est quand même celle de Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques jours, qui dit qu'il faut juste brûler la dette. Je poserai évidemment la question au ministre de l'économie tout à l'heure. Au fond, et si on brûlait la dette ? On va avoir ce débat sur la dette, mais sur tous les autres sujets, parce que les Français sont lucides.

45:54
Invité

Et ils entendent du même côté un petit refrain partout, sur tous les sujets. Il n'y a plus d'argent. Et le « il n'y a plus d'argent », il va être un métronome de la campagne. Les Français vont être très exigeants sur comment vous allez financer, quelles mesures vous prendrez pour accompagner les propositions que vous faites.

46:09
Présentateur

C'est là où la proposition de Jean-Luc Mélenchon est intellectuellement ballonnette. C'est-à-dire que ce qu'il instille dans l'esprit des Français, c'est « Allez, on va supprimer toute la dette. » Or, il ne parle que de 18% de la dette qui est détenue par la Banque Centrale Européenne. Donc, c'est vraiment une petite mesure qui veut nous faire passer pour une bombe. Et en fait, c'est un pétard mouillet. Comment on va les départager, Bernard Sananès ? La campagne, d'abord.

46:34
Invité

Il y a des dynamiques de campagne qui vont se mettre en place.

46:37
Présentateur

Mais comment ça se passe, ça ? Comment, à un moment, il y en a un qui dit « Finalement, je ne suis pas en dynamique. Finalement, je suis moins fort que toi. Allez, je te laisse la place. » Ça se fait, en général, dans les conclaves des partis politiques. Pour ceux, en tout cas, qui appartiennent à des formations politiques. Regardons à gauche. Prenons un instant. À gauche. Alors, hier, on le disait, Raphaël Glucksmann. Lui, il est candidat vraiment à la primaire. À la primaire, il y a déjà Ségoyen Royal. À gauche, il y aura la primaire. À gauche, il y aura la primaire socialiste. Il y aura cette primaire.

Mais un François Hollande, un Bernard Cazeneuve, on sent qu'ils sont dans le coin, mais ils ne parlent pas de primaire.

47:10
Invité

Oui, mais la primaire, c'est vrai que la primaire qui va maintenant vraisemblablement avoir lieu, sauf au dernier désaccord sur les modalités, cette primaire, elle va empêcher peut-être François Hollande et Bernard Cazeneuve d'être candidats.

47:21
Présentateur

Sauf si le candidat sorti de la primaire, au bout de quelques semaines, ne réussissait pas à créer une dynamique. Et cette dynamique, elle sera quand même complexe à créer. Pourquoi ? Rappelons-le, la primaire de 2016, elle avait rassemblé 2 millions de personnes pour la gauche non LFI. Et celle-ci n'est pas censée être fermée. Alors, je n'ai pas très bien compris la différence. C'est-à-dire que vous devez avoir votre carte. Vous avez votre carte ou avoir rejoint une charte de la primaire. La base, pour l'instant, c'est 50 000. Ça pourra peut-être monter à 100 000, 200 000. Mais ça va être quand même très compliqué de faire une primaire populaire.

On va avoir besoin de vous régulièrement, je sens. Quand vous voulez. Pour essayer de comprendre. Mais en tout cas, le coup d'envoi, effectivement. On a oublié un mot. On a oublié un mot, Pauline, quand même. On ne peut pas ne pas parler de ça. Quel sera l'impact de l'été climatique qu'on a passé sur la campagne ? Ce n'est pas possible, évidemment. Mais ils n'en parlent pas. Vous remarquerez, quasiment... Ah, on a parlé un peu d'écologie. Jean-Luc Mélenchon en parle beaucoup, pour le coup. Il en a fait depuis très longtemps un des sujets, un des thèmes. De l'autorité, est-ce qu'il y a un avant et un après ? C'est un vrai sujet, notamment pour les candidats du centre.

Avec un paradoxe, on parle maintenant d'une non-candidature des écologistes

48:24
Invité

au moment où on n'a jamais autant parlé d'écologie.

48:27
Présentateur

Merci Bernard. Bernard Sananès, qui dirige l'Institut Elab. Il est 7h50 sur RMC. Et dans un instant, la proposition concrète de droite, de gauche, on alternera chaque jour sur RMC à 7h50. Et on commence avec la droite. Bonjour Charles Consigny. Bonjour. Charles, vous êtes avocat, vous êtes grande gueule sur RMC. Et bien, chaque lundi et chaque mercredi, ce sera vous qui allez défendre une proposition de droite, une manière d'apporter vraiment une proposition très concrète dont on va s'emparer, dont on va débattre. J'ai à mes côtés Arthur Chevalier et Emmanuel Lechypre, l'historien et l'économiste, qui ne laisseront rien passer.

Charles, ce matin, vous vouliez réagir à cette expression d'Edouard Philippe à Mayotte, qui dit qu'il faut reprendre, suspendre le droit du sol, le droit d'asile, le regroupement familial, là-bas, à Mayotte. Vous voulez aller plus loin sur l'immigration ? Je pense, si vous voulez, en entendant Edouard Philippe, j'avais l'impression de vivre ma dixième campagne présidentielle, à l'occasion de laquelle un candidat dit qu'il faut suspendre le droit du sol à Mayotte. et essaye de montrer comme ça sa fermeté en matière d'immigration.

Moi, je pense que le problème, il est bien plus large et il est assez hexagonal, c'est-à-dire qu'il n'y a pas que Mayotte et je pense que c'est à l'échelle de l'hexagone qu'il faut agir. Vous nous le dites dans un instant et vous n'hésitez pas, vous qui nous écoutez, à venir réagir, interpeller. Charles Consigny, vous connaissez le chemin, c'est le 32-16. Il est 7h51. RMC, Apolline Matin. Il est 7h52 sur RMC. Le bonus, Mathieu, on en sait plus sur la suite du biopic de Michael Jackson.

50:02
Invité

Oui, le premier volet a pulvérisé tous les records. Plus d'un milliard de dollars de recettes dans le monde.

50:08
Présentateur

Plus de 5 millions et demi d'entrées en France, mais un biopic qui laissait comme un petit goût d'inachevé. Le film s'arrête en fait au moment de l'album Bad de Michael Jackson, 1987-88. Jafar Jackson, le neveu de la star qui incarne son oncle à l'écran, vient de donner une interview au magazine GQ et il y donne des infos sur la suite. Le deuxième film devrait raconter les années plus sombres de la star, particulièrement les premières accusations d'abus sexuels sur mineurs. L'acteur précise toutefois que le film donnera davantage.

C'est intéressant, le point de vue de Michael Jackson, il estime que les affaires ont toujours été racontées par d'autres, qu'elles étaient, selon lui, motivées par des intérêts personnels. Il le blanchirait presque, on verra ce que ça donne. Le scénario est encore à l'écriture. Le tournage pourrait commencer fin 2026, sortie 2027. RMC, Apolline Matin.

51:04
Auditeur

Proposition de gauche, proposition de droite.

51:06
Présentateur

Et une proposition très concrète chaque matin à 7h-ci sur RMC. On va réfléchir à une proposition pour faire avancer le débat politique et on va alterner la droite et la gauche, loin des petites phrases, des luttes de partis. Vous allez nous faire une proposition forte et vous commencez. Charles Consigny, bonjour Charles. Bonjour. Charles, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, candidat à l'élection présidentielle, veut suspendre le droit du sol, le droit d'asile et le regroupement familial à Mayotte. Mais pour vous, il ne faut pas se contenter de Mayotte. En fait, moi ce que je pense, c'est que sur ce sujet, comme sur tant d'autres, la France est en danger de mort.

Et que donc, il ne faut plus se préoccuper de ce qui nous parasitait auparavant et de ce qui nous empêchait d'agir auparavant sur ce sujet comme sur les autres. Je pense que la France, aujourd'hui, doit retrouver une liberté totale. En matière d'immigration, moi je ne suis pas anti-immigration par principe, je ne suis même pas favorable à cette histoire de droit du sol pour ce qui est du territoire hexagonal, parce que je pense qu'il y a une certaine noblesse à pouvoir acquérir la nationalité française par le droit du sol. En revanche, je pense qu'on doit régler la question des expulsions, c'est-à-dire régler la question des laissés-passés consulaires.

C'est quelque chose qui n'a pas été fait. Qu'est-ce que c'est ? C'est-à-dire que quand on veut renvoyer une personne... Non, non, ils n'ont rien fait. Quand on veut renvoyer quelqu'un dans son pays d'origine et que le pays d'origine ne veut pas le prendre, moi je dis, c'est simple, soit on débarque la personne sur le territoire du pays d'origine, le droit international nous l'interdit, je pense qu'on doit essayer. Soit, tout simplement, on supprime tous les visas, tous les transferts d'argent et tous les soins médicaux pour les élites politiques et économiques des pays d'origine. Parce que croyez-moi, jusqu'à ce qu'ils donnent les laissés-passés consulaires.

On assume un bras de fer très dur. Ensuite, je pense qu'il faut supprimer le regroupement familial parce que ça, c'est pour le coup les normes supranationales qui nous obligent à le mettre en place. Et je suis désolé, c'est une prison pour le gouvernement français et pour les français, je veux, en gros, ce que je propose, c'est qu'on fasse sauter tous les verrous qui empêchent l'État et le gouvernement d'avoir la main sur l'immigration pour qu'on puisse vraiment décider de manière souveraine qui rentre en France et qui sort. Comment ça marche, cette histoire de droit international ? Alors déjà, pour commencer Charles, vous parlez du regroupement familial.

On sait très bien qu'un des verrous pour le regroupement familial, c'est la Cour européenne des droits de l'homme à laquelle la France est partie, donc nous devons obéir. Admettons, et d'ailleurs la Cour européenne des droits de l'homme est très stricte sur ce sujet, elle est déjà entrée en conflit avec beaucoup d'États, admettons qu'on quitte la Cour européenne des droits de l'homme. On se retrouvait dans le camp de la Russie quand même. Des pays qui en ont fait partie, qui n'en font plus partie, c'est-à-dire des sortes d'États paria du droit international.

Alors moi, je comprends très bien l'obligation de régler la question migratoire, mais la réputation de la France, vous parlez de noblesse Charles, est-ce que ce n'est pas ça aussi ? Vous voyez, en termes d'image, ce n'est quand même pas génial. Non, parce que je pense justement que tous ces beaux principes ont été dévoyés. Alors effectivement, quand on lit la Convention européenne des droits de l'homme, tout le monde est d'accord. Quand on lit les principes constitutionnels, ce qu'on appelle les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, dégagés par le Conseil constitutionnel, tout le monde est d'accord.

La vie familiale, la vie privée, la protection de l'enfance aussi, derrière laquelle beaucoup s'abritent en se présentant comme des enfants, c'est-à-dire comme des mineurs, alors qu'ils sont majeurs, mais pour bénéficier des lois qui protègent les mineurs. Tout le droit de l'Union européenne. Moi, ce que je vois, c'est que... Donc tant pis si on se retrouve dans le camp de la Russie ? Franchement, on s'en fiche complètement. Moi, ce que je ne veux pas, c'est qu'on se retrouve dans le camp des pays qui auront dégringolé sur le plan économique et politique, ce qui est déjà le cas de la France. Et je pense que l'Europe, et je termine par là, n'est plus qu'une machine à faire des normes.

Je pense que l'Union européenne, ces instances sont tenues soit par des commissaires européens pas élus, sans légitimité et autoritaires comme Mme van der Leyen, soit par leurs équipes qui sont en gros des petits science-pistes de gauche. Reprenons le contrôle, c'est tout ce que je dis. Charles, plutôt que de se lancer dans des bras de fer avec les pays étrangers, avec la Cour européenne, est-ce qu'il n'y a pas des leviers quand même nationaux de stratégie d'immigration ? Il y a des pays qui ont mis en place des stratégies d'immigration, des critères de sélection, etc. Est-ce qu'on ne peut pas déjà avancer sur ces sujets-là ?

Le problème, c'est qu'on n'a pas les mains libres pour décider de qui entre et qui sort en France. Parce que les recours sont tellement... Sur l'immigration économique, si. Les procédures sont tellement longues. Je crois que j'ai mes chiffres ici. Les entrées pour raisons économiques, c'est à peine 15%, voilà, 15,7% des entrées. Donc bon, l'immigration économique, voilà. Moi, je pense qu'on doit retrouver notre liberté d'action. La proposition concrète, Charles Cossigny, ce sera donc tous les jours à 7h50 demain. Ce sera une proposition de gauche avec Cécile Duflo. Il est 7h58 sur RMC. On se retrouve dans un instant pour la météo du journal.

55:55
Invité

RMC jusqu'à 9h.

55:57
Présentateur

Apolline Matin. Il est 8h. Très belle journée à tous sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texa. Bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Routes coupées, arbre, arrachées, trains, à l'arrêt, les orages ont déjà frappé les landes. Cette nuit, on fait le point dès le début de ce journal. L'heure de la rentrée a sonné pour le gouvernement. Elle s'annonce explosive avec en toile de fond. Déjà le budget pour 2027, menacé de censure par les Insoumis. Et à un mois de l'US Open, la belle performance d'Arthur Fils qui remporte le Masters 1000 de Cincinnati. 7500 foyers privés d'électricité ce matin dans les landes.

56:37
Invité

Département frappé par les orages cette nuit avec de nombreux dégâts, des feux de forêt, des inondations.

56:42
Présentateur

L'axe ferroviaire entre Dax et Andail est interrompu ce matin. De nombreuses routes sont coupées dans le département. C'est le cas dans la commune de Perrorada

56:49
Invité

où une trentaine de personnes ont été accueillies dans un gymnase, nous dit le maire de la ville Pachi Grenade. Un orage qui s'est déclenché hier soir vers 9h30-10h. Et en fait, au lieu d'avoir un orage classique, ça a été des bourrasques de vent très très importantes, un cumul de pluie également considérable qui font qu'il y a eu énormément de dégâts sur la commune et aux alentours. Énormément d'arbres couchées, de branches cassées, etc. De nombreux poteaux qui sont par terre

57:14
Présentateur

et donc qui privent encore d'électricité de nombreux résidents. Des résidents aussi de Perrorada dont la maison a été complètement inondée, où les plafonds se sont affaissés, etc. Donc on a accueilli au gymnase pour les héberger du mieux possible. C'est quelque chose d'assez tout à fait exceptionnel, oui. Un propos recueilli par Romain Houck ce matin pour RMC Géraldine de Maury.

57:34
Invité

Restez avec nous, on attend d'importantes chutes de grêle accompagnées de vent à plus de 100 km heure. La journée s'annonce particulièrement violente dans 16 départements placés en vigilance orange aux orages, Géraldine. Oui, on a vraiment toutes les conditions qui sont réunies pour la formation de supercellules orageuses. Ce sont ces supercellules qui peuvent donner de fortes grêles, beaucoup de pluie et des vents violents. Parce qu'on a encore de fortes chaleurs dans le sud du pays. Hier, on dépassait les 35 degrés à Biarritz, à Montauban. Dans le même temps, on a de l'air froid en altitude, ce qui crée un gros conflit de masse d'air.

Et puis autre facteur aggravant, la Méditerranée qui est très chaude, ce qui donne un formidable réservoir aux orages avec un air très humide. Alors ces orages devraient passer assez vite, mais en l'espace d'une heure, il peut y avoir vraiment des trompes d'eau, ce qui peut provoquer des crues éclairs. Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur les secteurs exacts qui seront touchés. Pour le moment, effectivement, on a 16 départements en vigilance orange, mais la vigilance devrait être étendue dans le courant de la matinée. Les précisions de Géraldine Demory, il est 8h03, vous écoutez RMC. Il dit son intention de relever la France. Raphaël Glucksmann se lance dans la course à l'Elysée.

Il participera à la primaire sociale démocrate, organisée par le Parti Socialiste en octobre prochain, soutenue ce matin par le sénateur écologiste de Paris, Yannick Jadot. Les candidats sont nombreux pour succéder à Emmanuel Macron. Il fait sa toute dernière rentrée dans le costume de président.

58:52
Présentateur

Il réunit le gouvernement ce matin à 10h, Conseil des ministres. Une rentrée qui s'annonce agitée avec plusieurs dossiers chauds sur la table. Ce sera le cas du budget pour 2027. Cyprien Pézeril du service politique nous rejoint. Budget déjà menacé de censure par les insoumis. Oui, annonce faite par Jean-Luc Mélenchon depuis ses universités d'été hier. Et dans la foulée, réaction agacée de Sébastien Lecornu sur X annonçait la censure avant même d'avoir travaillé le projet proposé. C'est déserté, écrit le chef du gouvernement, qui ne s'attendait sans doute pas à ce que les insoumis votent son budget.

Mais cela le place sous pression, avec le risque encore une fois de ne pas trouver de majorité au Parlement. Le projet sera présenté le 30 septembre pour soulager les finances publiques. Parmi les pistes évoquées, la sous-indexation des pensions de retraite les plus élevées. Les oppositions sont contre. Mais Sébastien Lecornu promet, je cite, de prendre le temps qu'il faudra pour le compromis. Et à nouveau, les regards seront tournés vers les socialistes. C'est eux qui, cette année et la précédente, ont permis l'adoption du budget.

Cette fois-ci, je vois mal comment on arrivera à un accord de non-censure, confié un intime du patron du PS, Olivier Faure, parce qu'à moins de huit mois de la présidentielle, le Raymond a la négociation qu'a l'envie de montrer les muscles.

59:59
Invité

Et à rendez-vous ce matin, 8h30, le face-à-face. Roland Lescure, ministre de l'économie, sera votre invité. C'est Apolline sur RMC et BFM TV. La question du budget sera évoquée. Autre sujet, l'inquiétude des patrons, qui grandit à l'approche de la mise en place de la facturation électronique. Le 1er septembre, dispositif obligatoire, dénoncé par de nombreux candidats à la présidentielle, de gauche comme de droite. Il demande le report de l'entrée en vigueur de cette réforme, visant à lutter contre la fraude à la TVA. Mais à une semaine de son application, Célestin Bougère, une entreprise sur trois, n'est toujours pas inscrite sur l'une des 150 plateformes agréées par le gouvernement.

Oui, et pourtant, toutes les entreprises doivent abandonner le papier, les tableaux Excel et passer au numérique. Christine Zeppenfeld est une thérapeute à son compte. Elle ouvre son ordinateur.

1:00:44
Présentateur

Elle me l'avoue, elle ne sait pas quelle plateforme choisir parmi les 150 agréées par l'État. Ça devient pourtant obligatoire pour recevoir les factures de ses fournisseurs.

1:00:52
Auditeur

J'ai déjà un logiciel, en fait. Là, j'ai toutes mes factures. Je ne vois pas pourquoi on va me rajouter quelque chose de supplémentaire. Si à chaque fois, j'ai encore me faire une heure d'administratif.

1:01:02
Invité

Mais est-ce quelqu'un ? Par-dessus tout, ce sont les potentielles fuites de donner les prix. Le nom des clients, des fournisseurs seront stockés sur ces plateformes. Les cyberattaques en série contre le fisc, ces dernières semaines, ne rassurent pas la thérapeute.

1:01:14
Auditeur

On voit que personne n'est à l'abri. Donc, c'est un peu flippant quand même. Mes clients sont des patients. C'est-à-dire que c'est sensible. Il y a pas mal de monde qui n'ont pas envie de communiquer sur le fait qu'ils vont voir un thérapeute.

1:01:26
Présentateur

Des contraintes administratives en plus également pour les agriculteurs. Beaucoup ne sont pas prêts et mal informés. C'est ce que constate Émilie Deligny,

1:01:34
Invité

secrétaire générale de la Confédération Paysanne. S'ils ne savent pas faire, ils vont être obligés de déléguer. C'est aussi des coûts supplémentaires. Ça peut aussi être un facteur pour arrêter l'activité parce que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ce qu'on demande, c'est une transition progressive et choisit que ce soit sur la base du volontariat,

1:01:52
Présentateur

que ce ne soit pas obligatoire. Les représentants des TPE et PME réclament du temps puisque les sanctions pour les mauvais élèves sont importantes. 50 euros d'amende pour chaque facture oubliée par exemple.

1:02:03
Invité

Et puisqu'on parle d'argent, c'est la mauvaise nouvelle de la rentrée pour 32 millions de propriétaires. La taxe foncière, elle débarque dès ce matin dans vos boîtes aux lettres ou en ligne à partir de jeudi. Vous avez jusqu'à mi-octobre pour régler la somme réclamée par les collectivités avec un taux de base en hausse de 0,8% et jusqu'à 25% dans certaines communes. C'est le cas de Montrouge dans les Hauts-de-Seine. Jacques Moretti dort en prison, placé en détention provisoire sans lien avec l'incendie de son bar qui a pris feu à Cran-Montena au Nouvel An. Il est cette fois soupçonné de violences conjugales sur son épouse Jessica.

Information révélée par nos confrères suisses du Léman-Bleu confirmée par le service police-justice des RMC pour défaire remontante à une dizaine de jours. Maxime Clierusa.

1:02:41
Présentateur

C'est dans la nuit du 11 au 12 août dernier que ces violences conjugales auraient eu lieu. Une scène qui s'est déroulée au sein même de leur domicile située dans le canton du Valais en Suisse. Des violences qui sont allées jusqu'à nécessiter l'hospitalisation de Jessica Moretti. Son mari Jacques Moretti a donc lui été placé en détention provisoire. Contactés, leurs trois avocats n'ont pas souhaité commenter ces informations. Ils rappellent néanmoins que ces faits ne doivent pas être confondus avec la tragédie survenue le 1er janvier dernier dans le bar dont sont propriétaires les deux époux. Époux qui ont tenté de faire face ensemble depuis le 1er janvier.

sur leurs avocats, Maître Hayat, Meier et Michaud qui précisent que ces violences présumées

1:03:16
Invité

feront donc l'objet d'une procédure distincte et appellent au respect de la vie intime de leurs clients.

1:03:21
Présentateur

8h08 sur RMC. Arthur Fils dans l'histoire du tennis tricolore.

1:03:24
Invité

Il devient à 22 ans le cinquième français à remporter un Masters 1000, celui de Cincinnati aux Etats-Unis. Fils s'impose de 7 à 1 face à l'américain Frances Tiafoe. Et c'est une bonne nouvelle à l'approche de l'US Open pour le Francilien après une année difficile.

1:03:37
Présentateur

Je suis vraiment très heureux. J'ai connu beaucoup de blessures ces derniers temps qui m'ont éloigné des cours plusieurs mois et quand vous êtes blessé vous ne pensez qu'à revenir pour vivre des moments pareils. C'est vraiment génial de gagner un Masters 1000 le premier de ma carrière. C'est pour ça que je joue au tennis.

1:03:57
Invité

Et puis un mot de foot, le PSG qui arrache le match nul à Reine en clôture de la première journée de Ligue 1 menée 2-0. Les Parisiens reviennent à hauteur des Bretons grâce à son duo de champions du monde espagnol Fabien Ruiz, passeur décisif par deux fois pour Ferrand Thorez. Et ce matin, c'est l'OM qui est en tête de la Ligue 1.

1:04:12
Présentateur

C'était le journal, le journal de Thibaut Texer. Il est 8h09.

1:04:17
Invité

RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

1:04:21
Présentateur

Et dans un instant, on va parler du syndrome de la fatigue chronique. Bonjour Pietro Thommé. Bonjour. Vous êtes vous-même atteint de cette forme, une forme légère du syndrome de la fatigue chronique mais désormais, c'est une maladie tout à fait officielle. Officielle et reconnue comme maladie qui peut entraîner des arrêts professionnels. C'est une maladie qui touche près d'un demi-million de personnes en France. Quand le moindre effort vous épuise, vous allez nous raconter dans un instant et surtout, vous le dites, mais la Sécu le dit aussi, il faut prendre cette maladie au sérieux.

Appelez-nous si vous êtes entrepreneur, si vous êtes patron, si vous êtes commerçant ou si vous êtes tout simplement vous-même salarié et atteint de ce syndrome de fatigue chronique. Dites-nous, quelles conséquences ça ? Je vous attends au 32-16. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin.

1:05:11
Invité

Apolline de Malherbe.

1:05:13
Présentateur

Il est 8h11 et vous êtes bien sur RMC et à la télé Canal 23 sur RMC Story. Quand le moindre mouvement vous épuise depuis quelques semaines, l'assurance maladie a décidé de reconnaître ce qu'on appelle le syndrome de fatigue chronique comme une véritable maladie. Bonjour, Pietro Thommé. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes le président de l'AFEMIS. C'est une association justement de malades. Vous êtes vous-même atteint de cette maladie. Je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite. Comment on fait pour distinguer les gros flémards et les vrais malades ?

Alors déjà, on parle d'une maladie de l'encéphalomyélite myalgique appelée à tort syndrome de fatigue chronique puisque la fatigue chronique n'est pas un symptôme spécifique de cette maladie. On la retrouve dans de nombreuses maladies chroniques. Évidemment, ici, on ne parle pas d'une fatigue. On parle d'une maladie avec de nombreux symptômes invalidante, un épuisement qui arrive rapidement et qui diminue les capacités de la personne parmi tous les symptômes. Ça veut dire que c'est des symptômes qui sont reconnus par les médecins qui doivent vraiment officialiser, j'allais dire, qu'on est atteint de cette maladie ? Effectivement, le malaise post-effort doit être dépisté.

Le tableau clinique avec les nombreux symptômes validés. Et il existe aujourd'hui peu de causes connues. On estime qu'il y a des facteurs environnementaux et génétiques. Il y a des déclencheurs infectieux, notamment la mononucléose, le Covid, l'AIME, mais aussi des traumatismes physiques ou par exemple des anesthésiques qui peuvent déclencher cette maladie. Il y a eu un bon quand on regarde les chiffres pendant le Covid. Effectivement, on estimait entre 200 à 400 000 cas avant le Covid. Après le Covid qui est un virus, un coronavirus, on estime que 5% des personnes ont été concernées par l'encéphalomyélite myalgique et ces critères.

On estime aujourd'hui en France, en incluant les enfants et les adolescents qui sont eux aussi touchés, entre 400 000 à 600 000 personnes. 80 à 90% des personnes ne sont pas diagnostiquées à cause de l'errance, du nombre de personnes non formées, des médecins qui ne sont pas... Et puis tout simplement parce qu'on ne sait pas, c'est-à-dire qu'effectivement, je vais même l'assumer comme tel. Quand j'ai appris cette histoire, au départ, je me suis dit on est tous un peu crevés, nous, on se lève particulièrement tôt. Est-ce que... Et c'est vrai que cette appellation syndrome de fatigue chronique, on se dit, bon, comment on fait pour vraiment distinguer ?

Donc, ça veut dire qu'il y a certainement un certain nombre de personnes qui ne savent pas, qui se disent juste je suis fatiguée, mais qui ne savent pas qu'en réalité, c'est une maladie réelle. Est-ce qu'elle se soigne ? Alors non, aujourd'hui, il n'y a pas de traitement spécifique. Les quelques médecins qui prennent en considération cette maladie, qui écoutent et qui soulagent, vont mettre en place des traitements pour les symptômes. Il y a des thérapies non médicamenteuses comme le pacing qui permettent de gérer son énergie au quotidien. Et à travers ça, certaines personnes peuvent retrouver une qualité de vie moyenne.

Cependant, dans la maladie, il existe des formes sévères et très sévères. On parle de personnes qui peuvent être réalisées 24 heures sur 24, qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins de base, qui ne peuvent même plus aller aux toilettes, qui ne peuvent plus s'alimenter correctement et qui aujourd'hui ne sont pas pris en charge par le système médical. Mais qui vont l'être ? Alors, c'est ce qu'on espère. On aimerait aujourd'hui que des services, que des hôpitaux développent... Qu'est-ce que ça change pour vous ? Le fait que ça a été reconnu par l'assurance maladie ?

Alors déjà, la première des choses, c'est le fait que les causes psychologiques et psychiatriques ne soient plus montrées comme des causes de cette maladie, que les termes comme le malaise post-effort qui doit être dépisté soient présentées, que les thérapies d'efforts gradués qui sont délétères puisqu'en fait, réaliser des efforts physiques provoque des malaises post-effort ne soient plus recommandés. Oui, pardon. Moi, j'ai une question parce qu'on sait qu'en psychiatrie, le gros problème, c'est les erreurs de diagnostic. Pourquoi il y a beaucoup de problèmes ? C'est parce qu'en fait, du cerveau, on ne connaît pratiquement rien. On est vraiment à l'état de la maternelle médicale pour ça.

Est-ce que dans le cas de cette maladie, la recherche sur le cerveau et des symptômes très clairs, ce n'est pas seulement des questions à poser à quelqu'un, à progresser, ça joue, ça ? Alors, si on prend les chiffres aujourd'hui, au regard de ce que la maladie représente dans son fardeau, les financements américains représentent 1%. Et de l'autre côté de ces chiffres-là, vous avez par exemple le VIH et le SIDA qui représentent plus de 2600%. Donc aujourd'hui, la recherche est sous-financée. Donc on a du mal à explorer et à comprendre. Et il y a Julie qui nous appelle au 3216 en vous écoutant. Elle a voulu justement témoigner. Bonjour Julie. Bonjour.

Julie, vous avez 45 ans, vous habitez à Bruse, en Ile-et-Vilaine. Vous êtes assistante de gestion et je crois que vous êtes vous-même atteinte de ce fameux syndrome depuis 2010, le syndrome de la fatigue chronique.

1:09:29
Auditeur

Alors effectivement, moi j'ai développé ce syndrome au retour d'un voyage à l'île Maurice. Oui. Je suis tombée dans une fatigue très très profonde. Je ne comprenais pas du tout ce qui m'arrivait puisque je suis quelqu'un de très très dynamique, de jamais m'arrêter. Et là, c'est mon corps qui a choisi pour moi. D'un coup, je me suis retrouvée... Ça se manifestait comment ? Alors, ça se manifestait par une envie de dormir permanente. Comme si j'étais toujours grittée avec du mal à me mouvoir, du mal à aller vers de l'activité en fait. Parce qu'à chaque fois que je m'activais, du coup, je finissais par faire

1:10:08
Présentateur

un malaise. Et comment vous avez su que c'était ça ? Et quelles en sont les causes à vos yeux ? Eh bien, ça a été le départ d'un long

1:10:16
Auditeur

processus de recherche. J'ai été admise plusieurs fois à l'hôpital qui ne m'ont rien diagnostiqué de précis puisque, en fait, physiquement, on n'a rien. Les analyses ne donnent rien. Et puis, un jour, quand même, une endocrinologue me dit que ça ressemble à de la fatigue chronique ce que vous avez. Et donc, c'est là que je me suis tournée vers ce terme-là de fatigue chronique parce que j'en avais jamais entendu parler. Et en faisant des recherches sur Internet, j'ai découvert l'encéphalomyélite myalgique. Aujourd'hui, vous êtes diagnostiquée

1:10:52
Présentateur

officiellement ?

1:10:53
Auditeur

Oui. Et quelles sont les conséquences pour vous ? J'ai pu intégrer un service de médecine interne à Angers. J'ai été suivie par le docteur Gali qui est l'un des rares médecins qui diagnostique cette maladie. Et c'est lui

1:11:06
Présentateur

qui m'a diagnostiquée en 2019. Ça veut dire, Julie, que vous avez adapté votre vie depuis ? Tout. Oui. Tout.

1:11:15
Auditeur

C'est-à-dire le travail, les horaires ? J'ai vécu quand même des périodes où j'étais en état moyen. Oui. Donc là, j'ai eu des arrêts de travail. Je n'arrivais plus à m'organiser dans ma vie en fait parce que dès que je m'activais, au bout de 2-3 jours, je faisais un crash, ce qu'on appelle un crash. C'est quoi ? Un crash, c'est le corps qui ne réagit plus. Il y a le cerveau qui veut des choses et le corps ne réagit plus. Il ne répond plus.

1:11:43
Présentateur

Et en termes de vie de travail, est-ce que vous avez des horaires aménagés ? Est-ce que la sécu prend en charge une partie ? Non. Non. J'ai obtenu une reconnaissance

1:11:54
Auditeur

de travailleur handicapé. C'est tout ce que j'ai réussi à obtenir pour l'instant. Ça, c'est quand même déjà pas mal. Ça change beaucoup de choses. C'est déjà très bien. Et donc, au niveau de mon travail, j'ai été obligée de diminuer mes horaires de travail et je suis obligée de fragmenter mes activités. C'est-à-dire que je ne peux plus bosser des heures et des heures d'affilée. Donc, le midi, je fais une grosse coupure, je fais une sieste dans ma voiture et puis, j'ai un employeur qui est très, très tolérant sur cette situation.

1:12:22
Présentateur

Et qui a compris effectivement ce qui vous arrivait. Merci beaucoup, Julie. Vraiment formidable d'avoir pu avoir votre témoignage. Je ne vais pas rester juste dans la théorie. Julie, donc, assistante gestion, vous avez 45 ans. Merci à vous, Pietro Thommé, d'être venu justement nous en présenter aussi cette nouveauté puisque l'assurance maladie reconnaît, je vous le rappelle désormais, le syndrome de fatigue chronique comme une véritable maladie. Vous, vous êtes le président de l'AFEMIS, c'est cette association de malades. Merci à tous les deux. 8h19 sur RMC.

1:12:51
Invité

RMC, Apolline Vatin.

1:12:55
Présentateur

C'est tous les jours de manche. Et bonjour. Et comme tous les jours, il est là. Salut,

1:12:59
Invité

à mon de manche. Oh,

1:13:01
Présentateur

quel plaisir.

1:13:03
Invité

Qu'est-ce que vous m'avez manqué durant ces longues semaines d'été. C'était dur sans vous. Tant d'amour. Je parle au climatiseur du studio, Apolline. Mais, vous m'avez manqué aussi, les amis. C'est la rentrée. Bonjour à tous. Je vous aime tellement fort. Alors, il y a plein de nouveautés cette année. Apo est entouré de trois sexy boys. Mathieu Béliard et sa nouvelle crinière. Arthur Chevalier, l'historien si sensuel que Joséphine aurait plaqué Napoléon pour lui. Et Manu Le Chypre, un monument de sexitude qu'on retrouvait déjà en poster central dans le Nouvelle Économiste en 1993. quasi-nu en string en string Léotard.

C'est un string avec le visage de François Léotard, le papa du néolibéralisme français. Et pour Apolline, c'est la fin des vacances. Alors, il fallait se ressourcer et c'est pour ça qu'Apolline a passé ses vacances dans une maison en travaux. Oui. Les enfants, on n'est pas bien là ? A profiter un peu d'un moment de calme. Ça change de la folie du quotidien. C'est quand même dommage d'avoir fait les travaux chez vous pendant les vacances parce que pendant les périodes de pas vacances, vous êtes chez vous uniquement 17 minutes par jour. Vous partez à 2h du mat, vous rendez à 23h, il y avait moyen de trouver un créneau pour les ouvriers. Alors, avant d'aborder l'actu, un mot de sport.

Déjà, bravo à l'équipe de France de Cessifoot pour leur victoire en Coupe d'Europe. Alors, j'avoue, je n'ai pas vu le match, mais bon, non plus, donc ce n'est pas grave.

1:14:33
Présentateur

Oh là, l'année va être très long, Garneau.

1:14:38
Invité

Et donc, l'actu, l'actu des vacances, ce sont les photos d'Emmanuel Macron sur son jet ski dans Paris Match avec les lunettes noires sur le nez, du rap à fond, les faire le signe de Jul au photographe. Mais c'est vrai, Arthur Chevalier confirmera, on n'imagine pas de Gaulle en jet ski. Marquer le débarquement en Normandie, il aurait eu de la gueule. De Gaulle était en costume à la plage. Allez, accroche-toi, Yvonne, ma go. Baiter les 300 chevaux et en deux heures, on chill sur Outa Beach. Beach, beach, beach, Outa Beach, beach, beach, beach. Et dans Paris Match, on a aussi eu les photos de vacances de Raphaël Glucksmann. Ça envoie moins de rêves, déjà.

Non mais, une soirée diapo, des photos de vacances de Raphaël Glucksmann. Vous n'y allez pas, Apolline ? C'est une soirée diapoline de Malherme. Non, alors,

1:15:35
Auditeur

vous imaginez

1:15:37
Invité

la soirée diapo chez les Glucksmanns avec Léa Salamé qui fait passer les chipsters et lui qui commente « Alors là, c'est nous sur un pédalo en fibre de bambou éco-responsable. Je les vois tellement aller dîner au Palais du Boulgour. Dix-sept sortes de boulgours différents du Kombucha à volonté et après, ils vont jouer au Molki sur la plage avec des locaux. Salut Raphaël, je vous présente ma femme, Léa Salamé. Dis bonsoir, Léa. Bonsoir, bonsoir. Bienvenue sur la plage à cette composition de Molki. C'est un Macron qui va s'enjeter et les éclabousser. Bonnes vacances les gauchistes.

1:16:17
Présentateur

Il faut qu'annoncer hier soir sa candidature à la présidentielle. Ouais,

1:16:24
Invité

c'était ce horrifique. Ils font enlever la laisse qui tient les Français. C'était sympa de faire ça parce que t'écoutes Glucksmann à 20h20, t'es au taquet à 20h30, t'es en sommeil profond. C'est pas petit bambou lui, c'est petit bobo. Et ça nous a permis d'être tous en forme ce matin pour la rentrée. Alors, à cause de sa candidature, Léa Salamé se met en retrait du 20h de France 2. Alors hier, Apolline a demandé à son mari, Chouchounou, tu veux pas te présenter à la primaire de gauche toi aussi ? Personne voterait pour moi. Les gens, ils vont pas voter Glucksmann non plus. En attendant, Léa Salamé, elle a deux mois de vacances en plus. Elle est dans un bolo les travaux avec la terrasse là.

1:17:05
Présentateur

Et puis le site des infos qui a été piraté, ça aussi c'est dans l'actualité.

1:17:08
Invité

Bah oui, alors le site, il avait pourtant été codé par toute l'équipe de cybersécurité du Louvre. Ah ouais,

1:17:14
Auditeur

c'est vrai ça.

1:17:16
Invité

On va faire le mot de passe du Louvre, c'était Louvre. C'est vrai que c'était bon ça. À Bercy, on était au taquet. Michel, t'as le mot de passe des données des impôts ? Ah oui. C'est impôts. Ah c'est malheureux ? Allez, passe-moi la disquette de l'antivirus.

1:17:32
Locuteur

Je crois qu'on a été pirate.

1:17:35
Invité

C'est quand même la honte, on est la sixième puissance mondiale et on se fait pirater par un puceau qui s'ennuie en vacances. Gabin, tu viens avec nous voir papi et mamie ? Maman, je ne peux pas, je pirate le ministère de l'économie. Les écrans toute la journée. Alors les enquêteurs cherchent qui est le coupable, qui a fait ça, qui aurait kiffé d'avoir 6 millions de pages de données fiscales. Moi, je sais qui c'est. Je dois dénoncer, je dois dénoncer Emmanuel Lechypre qui m'a dit tu veux passer chez moi ? J'ai fait construire une nouvelle piscine. J'arrive et je le vois se baigner dans toutes nos données fiscales comme Picsou dans son coffre-fort à se frotter le torse avec. Oh, c'est bon.

Oh, des fiches d'impôts. Le coupable est ici. Et en face. Prévenez Roland Lescure tout à l'heure, Apolline. Et à demain.

1:18:24
Présentateur

Je vais le prévenir, c'est sûr. C'était Arnaud Demange comme chaque matin à 7h20. On se retrouve dans un instant sur RMC toujours et sur BFM TV côté télé. Mon invité, c'est justement le ministre de l'économie, Roland Lescure. Il dit qu'il va devoir trouver 28 milliards. Il va taxer qui ? Les retraités, les Français les plus aisés. Mais c'est qui d'ailleurs les Français les plus aisés ? Vous avez une définition d'ailleurs, vous Manu ? Oui, c'est assez. Alors fiscalement, c'est compliqué. Non, mais ça, on dirait le ministre de l'économie. Franchement, Manu, vous n'avez pas un truc plus concret. Les Français les plus aisés. Voilà, je vais lui demander à partir de quel point il met la limite.

Les entreprises, c'est plus clair. Il est 8h25. A tout de suite.

1:19:10
Invité

RMC jusqu'à 9h.

1:19:12
Présentateur

Apolline Matin. Face à face. 28 milliards d'euros au minimum à trouver. Vous allez d'ailleurs ce matin sans doute nous dire oui, avec quelles économies. Mais j'ai une question toute simple. Pourquoi vous brûlez pas la dette ?

1:19:26
Invité

Fausse bonne idée. Évidemment, une fois de plus.

1:19:28
Présentateur

Ça paraît simple quand on suit Jean-Luc Mélenchon. Oui, exactement.

1:19:30
Invité

Vous faites référence au discours de Jean-Luc Mélenchon hier. Ça fait des années qu'il le dit et qu'il le répète. Alors, il le fait avec brio, mais il raconte n'importe quoi. Absolument n'importe quoi. Bon, d'abord, je sais qu'il s'en moque, mais c'est illégal. Au fond, de racheter une partie de la dette, 20% de la dette de l'État français.

1:19:51
Présentateur

Il dit cette phrase, Jean-Luc Mélenchon, il dit il suffit d'y aller, de les prendre et de les foutre au feu. Mais bien sûr.

1:19:56
Invité

Et vous faites un gigantesque bras d'honneur aux autres membres de la zone euro. De fait, vous sortez de l'euro puisque vous dites je ne respecte plus les règles de la maison commune. Deux, c'est dangereux parce que ça veut dire in fine qu'on va avoir des taux d'intérêt qui vont augmenter. Pour tout le monde ? Pour la France ?

1:20:13
Présentateur

Pour les partenaires ?

1:20:13
Invité

Les créanciers qui nous prêtent qui disent ah bah l'État français vient de dire merde à 20% de sa dette. Ils vont dire quoi ? Moi je ne vous prête plus à 4 ? Je vous prête à 4,5 ? Je vous prête à 5 ?

1:20:24
Présentateur

On est à 4 aujourd'hui. C'est quasiment du jamais vu. On est au-dessus de 4.

1:20:26
Invité

Alors ce n'est pas du jamais vu mais ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu ça. 4% à 10 ans, honnêtement c'est un mauvais banquier. Ça fait plus de 20 ans qu'on n'avait pas vu. Et donc, je vois qu'il est, vous parlez de mauvais banquier, qu'il est conseillé par Mathieu Pigasse. Mathieu Pigasse, il a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État faillie. Il a renégocié la dette de la Grèce. Aujourd'hui, il a renégocié la dette du Vénézuel. Ce n'est pas ce que je veux pour la France et les Français.

1:20:49
Présentateur

Mathieu Pigasse, effectivement, banquier et qui était aux universités d'été de la France Insoumise ce week-end et qui a eu cette expression la dette publique peut être annulée comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon sans aucun impact économique ni financier.

1:21:03
Invité

Merci Hugo Chavez. Non mais, vous vous rendez compte de ce qu'il dit. C'est quelqu'un, je le répète, qui depuis 20 ans a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État faillie.

1:21:13
Présentateur

Il dit le mur de la dette n'existe pas.

1:21:15
Invité

Mais bien sûr, il n'existait pas en Libye, il n'existait pas en Syrie. Est-ce que vous êtes en train

1:21:18
Présentateur

de faire des efforts mais pour rien ? Est-ce que vous n'êtes pas en train de demander aux Français des efforts ? Est-ce que les infirmières grecs d'un clin d'œil, d'un coup d'allumette, on pourrait la faire brouiller cette dette ?

1:21:27
Invité

Les retraités grecs, ils ont vu, on parlait tout à l'heure peut-être, d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévu. Les retraités grecs, ils ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. Les infirmières grecs, elles ont vu leur salaire baisser. C'est ça renégocier la dette ? C'est ça dire merde, je le répète, à des créanciers ?

Même si c'est la Banque centrale accessoirement indépendante, dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation, c'est se moquer du monde, c'est prendre les Français pour des lanternes, c'est mettre en danger la signature de la France, en donnant l'impression, moi j'ai eu l'impression d'écouter Raymond De Vos, parce que je l'ai écouté hier, de raconter absolument n'importe quoi, de le faire, je le répète, avec un certain brio, et de donner l'impression qu'il y a une formule magique face à un défi majeur, vous l'avez dit, croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette à faire réduire, qu'on pouvait le faire par un baguette magique.

C'est le serpent qu'un qui nous raconte n'importe quoi, mais il ne faut pas...

1:22:24
Présentateur

Et qui nous illusionne avec ses yeux comme dans le livre

1:22:28
Invité

de la jungle ? Mais endormir les Français aujourd'hui sur ce sujet, c'est les préparer à un cauchemar. Mais bien sûr que c'est confortable, vous inquiétez pas, je m'occupe de tout, j'annule 20% et tout va bien se passer. La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, s'il fait ce qu'il dit avec M. Pigasse à ma place, c'est la crise financière assurée. C'est ça qui se joue,

1:22:47
Présentateur

vous le sentez ? Mais évidemment,

1:22:49
Invité

évidemment,

1:22:49
Présentateur

évidemment. Roland Lescure, concrètement, indépendamment de ce qu'en disent Jean-Luc Mélenchon ou Mathieu Pigasse, on emprunte quand même, nous, la France, aujourd'hui, plus cher que l'Espagne ou l'Italie. Qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'on en soit là ?

1:23:03
Invité

On se retrouve dans une situation financière difficile et on va y revenir à un budget difficile. J'ai bien noté

1:23:09
Présentateur

que vous aviez glissé entre deux phrases. On va parler des hausses de retraite qui vont monter

1:23:16
Invité

moins que prévu. Ça fait partie des sujets qu'il faut qu'on discute. Mais avant ça, avant ça, la raison essentielle pour laquelle, aujourd'hui, on est au-dessus de l'Italie. L'Espagne, ça va mieux. L'Italie, ils ont des défis budgétaires, elle est similaire aux nôtres. C'est la situation politique. Quand le Premier ministre écrit au groupe parlementaire en leur disant franchement, la présidentielle, elle est importante, elle a lieu dans huit mois, en attendant, soyons responsables, votons ensemble un budget qui ne sera pas parfait et celui ou celle qui sera élu pourra le modifier.

Et qu'on lui répond, Jean-Luc Mélenchon, le premier, en disant non, on va vous censurer quoi qu'il arrive, j'espère que les autres seront plus responsables, ça crée de l'incertitude. Si les marchés, aujourd'hui, se disent on a un État qui est très endetté et en plus, il n'y a un risque qui n'est pas de budget, je vous le confirme, on va payer plus cher notre dette.

1:24:00
Présentateur

Alors, posons le décor. Vous avez encore un peu plus d'un mois pour rendre la copie du budget. Vous êtes en train de décider les recettes, les économies et dans un moment où vous gardez l'objectif de passer sous les 5% de déficit ?

1:24:17
Invité

Alors, je ne veux surtout pas donner l'impression que je...

1:24:19
Présentateur

Ça, ça donne l'horizon.

1:24:20
Invité

Non mais exactement. Je ne veux pas donner l'impression que je botte en touche. Mais le mois qui vient, il est important. Un, parce qu'on va avoir des informations sur l'année 2026 pour savoir où on atterrit en 2026 de manière à pouvoir mieux projeter l'argent. Alors là,

1:24:32
Présentateur

j'explique à tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent de quoi on parle. En 2025, on était à 5,1% de déficit. Vous espérez qu'en 2026, on soit à 5% ? Et c'est difficile. Ce n'est pas gagné.

1:24:42
Invité

Ce n'est pas gagné. Je ne veux pas raconter de...

1:24:44
Présentateur

On sera vraisemblablement au même niveau que 2025, voire pire.

1:24:47
Invité

On verra. Franchement, ça dépend... Il est possible

1:24:49
Présentateur

que ce soit pire ?

1:24:49
Invité

Non mais on va tout faire pour être... C'est ce que j'ai dit et je le répète, on va faire tout ce qu'on peut pour être le plus près possible de 5%. Mais on a cette semaine des chiffres importants de l'INSEE sur la croissance. On a des rentrées fiscales.

1:25:02
Présentateur

Ça ne sent pas très bon du côté de la croissance ?

1:25:03
Invité

On a révisé à la baisse à 0,7% juste avant l'été.

1:25:07
Présentateur

Vous étiez à 0,9% au départ ?

1:25:08
Invité

Voilà. J'espère qu'on y restera.

1:25:10
Présentateur

Et vous espérez que ce ne sera pas en dessous de 0,7% ?

1:25:12
Invité

Mais oui, parce qu'on a eu un été difficile, les canicules, les incendies, c'est un impact sur la production agricole, l'économie, c'est la réalité.

1:25:18
Présentateur

Ce matin sur RMC BFM TV, vous nous préparez ?

1:25:21
Invité

Non. Non, non, parce que vraiment, on a besoin de l'information qu'on va avoir dans les jours, les semaines qui viennent pour affiner notre copie. Fin septembre, début octobre, je vous le promets, je vous dirai tout à la fois, là où on compte atterrir en 2026 puisqu'on va faire pour s'assurer qu'en 2027, on rassure tout le monde et en premier, les Français sur le fait qu'on tient la baraque.

1:25:44
Présentateur

Alors, il y a un point que vous avez commencé à évoquer et vous l'avez d'ailleurs glissé de vous-même, ce sont ces 20, d'abord, on est d'accord sur le chiffre, c'est 28 milliards d'euros d'économie à faire ?

1:25:54
Invité

Alors, en tout cas, c'est des milliards d'euros d'économie à faire, ça dépend de la cible.

1:25:58
Présentateur

C'est des dizaines de milliards ?

1:25:59
Invité

Mais oui, on est dans les ordres de grandeur que vous donnez. Après, ça dépendra de la cible qu'on se donne collectivement pour 2027 et donc, je ne peux pas, là encore, désolé, vous donner le chiffre exact. Les efforts doivent être importants.

1:26:10
Présentateur

Les efforts doivent être importants. Où allez-vous les trouver ? L'une des pistes évoquées, c'est la désindexation des retraites. C'est une piste sérieuse.

1:26:18
Invité

Oui, ça fait partie des pistes. Avant ça, un, je pense que tout le monde va devoir faire des efforts. Les entreprises, les ménages, l'État qui va, comme on le dit, se serrer la ceinture, les dépenses de santé, plutôt que de trouver un coupable idéal... En fait, vous allez raboter sur tout. Non, ce n'est pas forcément raboter. Ce qu'on souhaite faire, le Premier ministre l'a dit, c'est mettre en place des réformes structurelles. Quand on dit, on va augmenter un peu les franchises médicales, pour ceux qui consomment beaucoup de médicaments de manière à les inciter à consommer un peu moins, c'est une réforme structurelle. Ce n'est pas un coup de rabot.

Quand on dit, on ne va pas baisser les retraites, j'ai vu depuis que je suis intervenu sur ce sujet,

1:26:51
Présentateur

on ne va pas forcément

1:26:54
Invité

les augmenter autant que l'inflation qui est aujourd'hui est assez faible. Donc, on ne compte pas baisser les retraites des Françaises et des Français qui se sont basées. Donc, vous ne baissez pas les retraites mais vous ne les augmentez pas envisagées au niveau de l'inflation,

1:27:05
Présentateur

ce qui veut dire que techniquement, le pouvoir d'achat des retraités baisse.

1:27:08
Invité

Non mais aujourd'hui, l'inflation...

1:27:09
Présentateur

S'il y a un décalage entre l'inflation et l'indexation, c'est une petite baisse.

1:27:14
Invité

Un retraité qui gagne aujourd'hui 2000 euros par mois, l'inflation, elle est à 2%, c'est 40 euros en plus. La question, c'est est-ce qu'on met en place tous ces 40 euros ou moins ? Il n'y a pas un salarié en France à part ceux qui sont au SMIC qui sont automatiquement... Il y a deux questions là-dessus. C'est important, mais aujourd'hui, ils ne sont pas indexés automatiquement. Ça dépend de la situation de l'entreprise. Aujourd'hui, j'allais dire l'entreprise des retraités, c'est nous tous et nous toutes. Regardons la situation et voyons ensemble si on peut demander aux retraités un effort, un effort réel, mais qui consiste à ne peut-être pas augmenter autant que l'inflation de 2017.

Moi, je veux comprendre

1:27:52
Présentateur

très précisément, il y a deux options, en gros, trois, allons-y. Une qui serait de désindexer tout le monde. Ça, j'ai l'impression qu'on l'évacue.

1:28:01
Invité

Les petites retraites, les minima sociaux, évidemment, on souhaite que ceux qui sont en première ligne puissent être protégés.

1:28:07
Présentateur

Donc, ça veut dire que ce sera plutôt la deuxième option, c'est-à-dire l'idée que les plus petites retraites seront épargnées et les plus grosses seront participeront à cet effort. Alors, moi, j'ai une question très claire, c'est qui, un retraité aisé ?

1:28:20
Invité

Exactement, et je vois bien ce débat à poindre. Un, la décision n'est pas prise. Il y a d'autres options. Aujourd'hui, ça fait partie du catalogue et j'ai souhaité le mettre, c'est le cas de le dire, dans l'atmosphère, de manière à ce qu'on ait ce débat. Et on l'a aujourd'hui tous les deux. Et ça va faire partie des questions. À partir de quel niveau, si on va sur cette piste, il y en a d'autres.

1:28:38
Présentateur

Non mais, vous-même, Roland Lescure, la semaine dernière, vous avez dit seront concernés les ménages aisés. Je vous repose la question. Qui sont les ménages aisés ? Qui sont les retraités aisés ?

1:28:50
Invité

Et je suis désolé, là encore... Non mais vous ne pouvez pas

1:28:51
Présentateur

dire cette expression et ne pas dire c'est quoi ? C'est 2 000 euros, c'est 3 000 euros, c'est 10 000 euros ?

1:28:56
Invité

C'est des débats politiques qu'on doit avoir. Et c'est pour ça que... Vous, vous estimez

1:29:00
Présentateur

qu'un retraité est aisé à partir de combien par mois ?

1:29:02
Invité

Non mais, quand le Premier ministre dit aux parlementaires, nous souhaitons débattre, ça fait partie des sujets dont on doit débattre. Donc soit on dit non...

1:29:10
Présentateur

Débattons ce matin, vous dites quoi ? Vous dites, c'est une négo où vous allez partir de 2 000 et vous allez atterrir à 4 000 ? Ou alors, est-ce que vous savez déjà précisément qu'à partir, je crois, de 2 800 euros, on est un retraité ? Voilà, non,

1:29:21
Invité

ce n'est pas 2 812. La réalité, c'est qu'on va rentrer en négociation, vous l'avez dit, et excusez-moi, pas avec Apolline de Malère, mais avec l'ensemble des groupes parlementaires qui, in fine, devront choisir ou pas de voter le budget.

1:29:33
Présentateur

Mais j'imagine que les parlementaires, ils ont tous une vision différente. Je me souviens de François Hollande à qui on demandait qui est un riche. Il me semble qu'autour de 4 000 euros par foyer, ils considéraient qu'on était riche. Vous, vous considérez qu'on est riche à partir de combien ? Non,

1:29:44
Invité

moi, je suis désolé, je n'entre pas dans ce débat-là

1:29:52
Présentateur

RN et LFI compris ?

1:29:54
Invité

Le débat parlementaire, il a lieu avec toutes celles et ceux qui sont élus. Effectivement, ils vont tous déposer des amendements. Ce débat, il doit avoir lieu avec l'Assemblée nationale qui représente la France telle qu'elle est. Ce n'est pas la France dont je rêve forcément. Le premier groupe parlementaire de l'Assemblée aujourd'hui, c'est la Rassembleée nationale. Je me suis engagé en politique pour lutter contre eux. La réalité, c'est qu'ils sont élus et qu'évidemment, je négocierai avec eux, on discutera avec eux, leurs amendements. Je tauterai mon avis sur leurs amendements. On verra ce que font les autres.

Moi, ce que j'espère, c'est qu'on va réussir au fond à dégager un peu la piste de décollage pour celles et ceux qui, quoi qu'il arrive, ils se voient tous élus et riteront de ce budget. Est-ce qu'au moment

1:30:35
Présentateur

où on se parle, Roland Lescure, vous vous dites que ce budget, en toute sincérité, a des chances d'être adopté ?

1:30:42
Invité

On va tout faire pour. Je ne veux pas, là encore, on va tout faire pour, mais il faut être deux pour danser le tango et en l'occurrence, il faut être onze. Il y a onze groupes parlementaires pour atterrir.

1:30:51
Présentateur

Il parle d'un chantage.

1:30:53
Invité

Mais non.

1:30:54
Présentateur

Il dit que vous les prenez dans une forme de chantage autour de ce budget.

1:30:58
Invité

C'est comme ça que la France Insoumise, qui se voit gouverner la France, qualifie le débat parlementaire, qu'un gouvernement dise je vais présenter un projet de loi de finances. Je souhaite qu'il soit discuté et j'espère qu'il va être voté. Ça, c'est du chantage. Là encore, on se moque du monde. La réalité, c'est que c'est comme ça que ça marche la démocratie. Est-ce que la solution

1:31:23
Présentateur

pourrait être cette fameuse année blanche ? C'est-à-dire désindexer de l'inflation toutes les prestations sociales, les retraites,

1:31:30
Invité

tout. Ça a été essayé et malheureusement, ça n'a pas été couronné de succès. Vous le regrettez. Vous vous dites

1:31:35
Présentateur

que ça aurait pu être une bonne solution.

1:31:36
Invité

Vous savez qu'il y a des économistes qui nous ont dit, on les avait émissionnés, ils sont indépendants, un ancien patron de l'INSEE, deux économistes d'obédience, trois économistes d'obédience un peu différentes. Ils nous disent si on ne fait rien, l'année prochaine, on sera à 5,7% de déficit, près de 6. Et si on ne fait rien d'ici 2030, on sera à 7% de déficit. Il faut faire quelque chose. Ça fait partie des pistes. Évidemment, le sujet, c'est ceux qui sont...

1:31:59
Présentateur

Mais est-ce que l'idée d'une année blanche est toujours sur la table ?

1:32:02
Invité

Non, pas pour cette année. Question aussi,

1:32:04
Présentateur

côté recette, la surtaxe sur les grandes entreprises pérennisée ?

1:32:08
Invité

On verra. Moi, j'espère pouvoir la baisser, mais ce n'est pas acquis, ce n'est pas gagné.

1:32:12
Présentateur

Au départ, elle est censée être exceptionnelle, vous vous souvenez ?

1:32:15
Invité

Et la situation, elle n'était pas autant que ça. On est dans une situation qui malheureusement a tendance à durer. La crise en Iran, le détroit d'Hormuz, la canicule, la hausse des taux d'intérêt. Donc voilà, on va intégrer...

1:32:26
Présentateur

On ne priverait pas de ces 7 milliards de la surtaxe des grandes entreprises. On verra. Si on peut la baisser,

1:32:30
Invité

on le fera, mais aujourd'hui, ce n'est pas facile.

1:32:33
Présentateur

Ce sera prêt pour le 6 octobre.

1:32:35
Invité

On est prêt pour fin septembre, début octobre, c'est le calendrier habituel, évidemment, de ce point de vue-là.

1:32:39
Présentateur

Vous avez sans doute vu que votre prédécesseur, Bruno Le Maire, dit, je cite, que la France est au pied du mur. Il dit qu'il y a urgence, qu'une crise globale des dettes souveraines est donc possible. Est-ce que vous vous dites que la France, en effet, pourrait à un moment se retrouver sous le coup d'une autorité de la BCE ou du FMI ? Est-ce que ce risque plane ?

1:32:59
Invité

Non, le sujet n'est pas là aujourd'hui. Il y a d'autres États qui ont fait face à ça. On parlait de la Grèce tout à l'heure. Donc, l'objeu, c'est évidemment d'éviter que dans quelques années, on en arrive là. Le vrai risque aujourd'hui, c'est le ministre de l'Économie et des Finances qui vous parle, qui sera au G20 des ministres des Finances en Caroline du Nord lundi prochain. Je vais en profiter pour tenir une réunion du G7 des ministres des Finances. C'est l'environnement international. Parce que vous parliez des taux d'intérêt français aujourd'hui. Les taux d'intérêt américains sont en hausse.

On est dans une logique où le marché obligataire, parce que l'endettement est élevé partout, il a tendance à être tendu. Donc, évidemment, il faut renforcer notre capacité collective à redresser nos finances publiques. À court terme, c'est mon job. Et à moyen terme, ce sera ceux qui aujourd'hui veulent nous faire rêver et vont devoir atterrir.

1:33:42
Présentateur

Il dit Bruno Le Maire qu'il faut des mesures d'urgence. La désindexation des pensions de retraite, mais alors de toutes, il dit des pensions de retraite, des aides sociales et du barème de l'impôt sur le revenu. Ça revient à cette fameuse année blanche.

1:33:54
Invité

Oui, avec une question réelle.

1:33:56
Présentateur

Vous êtes d'accord ? Pas d'accord ?

1:33:57
Invité

Non, mais il faut faire attention quand même aux petites retraites, aux minimas sociaux. Donc, je dirais, la taille unique ne fonctionne sans doute pas. L'esprit vous paraît le bon. Ça fait partie des pistes, en tout cas. Je vois que Bruno Le Maire s'invite dans le débat pour les années qui viennent. Ça fait partie des pistes.

1:34:14
Présentateur

Vous l'avez pris comment, d'ailleurs, ça ?

1:34:15
Invité

Non, mais bien au sens où j'ai beaucoup travaillé avec lui, et je sais qu'il ne manque pas d'idées et que sa volonté de participer au débat reste pleine et entière. Bon, moi, je suis au boulot, je suis ministre des Finances, je m'occupe du budget de l'année, que d'autres se projettent. Évidemment, c'est de bonne guerre. Ça montre que, malgré le recul qu'il a pris, il aime toujours autant ça à la politique.

1:34:35
Présentateur

L'âge de départ a 65 ans. Lui, il dit, il faut vraiment 65 ans et une bonne dose de capitalisation.

1:34:40
Invité

Alors, la capitalisation, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, c'est indispensable pour compléter le système actuel. Ça nous permettra aussi de financer l'intelligence artificielle, au fond, de financer une France qui se projette vers l'avant et qui n'est pas seulement dans le retrait.

1:34:53
Présentateur

Mais cette question, justement, de se projeter vers l'avant, j'ai une phrase à vous soumettre. Elle est Signésie Economist, le magazine anglais, qui parle de nos retraites comme d'une véritable pyramide de Ponzi. Il dit qu'on est vraiment les champions du monde d'une pyramide de Ponzi. La pyramide de Ponzi, en fait, c'est cette espèce de subterfuge. C'est Madov, c'est ce subterfuge économique où, en fait, on fait semblant que l'argent grossit et, en réalité, on ne fait que prendre l'argent d'avant pour le donner aux autres. C'est une vaste fumisterie économique. The Economist dit si l'État-providence européen ressemble à une pyramide de Ponzi, ces pharaons sont les baby-boomers.

Les baby-boomers, en France, nous expliquons comment cette génération a réalisé un vol intergénérationnel.

1:35:35
Invité

Bon, c'est The Economist. Donc, évidemment, exagérer.

1:35:38
Présentateur

Ils sont libéraux, ils sont anglo-saxons.

1:35:41
Invité

La réalité, c'est qu'on a aujourd'hui de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs. Ça, c'est la démographie. Ça ne ment pas. Donc, effectivement, il faut rééquilibrer tout ça.

1:35:51
Présentateur

Mais ils disent aujourd'hui, l'inégalité n'est plus horizontale, elle est verticale. C'est-à-dire, les vieux sont riches, les jeunes sont pauvres.

1:35:58
Invité

Il y a deux défis majeurs. L'équilibre du régime des retraites et le fait qu'on vieillit, meurt de plus en plus tard, tant mieux. Les dépenses de santé augmentent de plus en plus. Il faut à la fois qu'on traite le déséquilibre des régimes de retraite du fait de la démographie et les enjeux de dépenses de santé qui ont tendance à augmenter beaucoup trop.

1:36:16
Présentateur

La cyberattaque, c'est derrière nous ?

1:36:19
Invité

Franchement, là-dessus, d'abord, je réitère les excuses que David Amiel a prononcées au nom du gouvernement parce que ce qui s'est passé est grave. Et ceux qui sont concernés à qui on a tous écrit sont en colère, et je le comprends, de dire qu'on n'est pas encore au niveau là-dessus. Franchement, il y a des investissements à faire, pas seulement dans l'État. On a vu que les entreprises étaient aussi concernées. On est face à des attaques de dimension, d'échelle nouvelle. On a eu l'Ukraine, on a eu l'Iran, on a eu la Covid. Cette épidémie, parce qu'on peut en parler, je pense, qui s'accumule depuis des semaines, c'est un nouveau chaque majeur auquel on doit faire face ensemble.

1:36:59
Présentateur

Est-ce que vous n'allez pas exposer les entreprises avec la facturation électronique qui entre en vigueur, qui s'impose désormais à toutes les entreprises ? Vous êtes sûr ? Absolument sûr ? Parce qu'on se dit franchement, si Bercy se fait pirater, est-ce que vous n'êtes pas en train de mettre le loup dans la bergerie ?

1:37:13
Invité

Non mais j'entends bien. La facturation électronique, d'abord c'est pour simplifier la vie des entreprises, pas pour leur compliquer. Deux, ça coûte très peu d'argent. J'ai entendu les débats sur que ça va coûter une fortune. Il y a même des logiciels gratuits pour les micro-entrepreneurs qui permettent de le faire gratuitement. Trois, ce sont des outils nouveaux. Le problème auquel on fait face avec nos cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration qui ont été construits à travers le temps et qui ne sont pas forcément adaptés à ce monde d'aujourd'hui. Donc je pense que les risques sont... Mais mettre ces données

1:37:39
Présentateur

sur Internet, est-ce que ça n'est pas risqué ?

1:37:41
Invité

Vous savez qu'aujourd'hui ces données, elles le sont déjà. Vous n'imaginez pas qu'à Bercy, on a des coffres avec toutes les factures papier qui s'accumulent. On les met dans nos bases de données. Elles existent déjà. La seule différence, c'est que ça va être plus simple, plus efficace, moins coûteux pour tout le monde et en passant, qu'on va lutter contre les fraudes. Alors j'ai bien entendu M. Lissnard, Mme Tafo, M. Mélenchon dans une alliance improbable qui trouve ce nouveau dada pour nous attaquer. Ils étaient contre le prélèvement à la source, ces gens-là. Ils sont contre la modernité. La modernité aujourd'hui a fait face à des défis énormes. Il faut qu'on les traite.

On n'est pas au niveau. Il faut qu'on investisse. Mais on a besoin

1:38:18
Présentateur

de s'y mettre. Une question carburant, Roland Lescure, dans une semaine, tout pile, c'est officiellement la fin de l'aide carburant aux gros rouleurs. Entre-temps, malheureusement, le prix de l'essence est resté extrêmement élevé. Il n'a pas baissé. Allez-vous prolonger ces aides ?

1:38:34
Invité

Ce que je peux vous dire, c'est qu'on y travaille. Vous l'avez dit, on a encore une semaine pour atterrir. Mais évidemment, on a noté que le prix du pétrole n'a pas baissé, que le prix du gaz n'a pas baissé, que le prix de l'essence à la pompe, malgré le plafonnement d'un certain nombre de stations que tous les Français ont vues sur les autoroutes n'a pas baissé. Et donc, on regarde de très près s'il faut prolonger ses aides et comment on va le faire. Je rappelle que le guichet gros rouleur est toujours ouvert. On a 1,369,000 ménages qui l'ont demandé jusqu'au 31 août. Mais au moment où on se parle,

1:38:59
Présentateur

vous vous dites, il serait logique, puisque ça n'a pas baissé, de le prolonger ?

1:39:03
Invité

On le regarde. On regarde, vraiment. On vous dira ce qu'on fait d'ici la fin. Donc, certains qui nous écoutent

1:39:07
Présentateur

et qui s'angoisissent et qui se disent on ne va pas y arriver,

1:39:10
Invité

si vous n'avez pas demandé votre aide, demandez-la. Vous avez jusqu'au 31 août pour la période actuelle. Ensuite, on va voir comment on prolonge ça, s'il faut le faire. Mais on est évidemment conscient de ce qu'on fait quand on va faire le pont. Le plein, pardon, ça coûte cher.

1:39:24
Présentateur

Une dernière question. Roland Lescure, le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts. Vous le dites fermement, pleinement. Pas de nouveaux impôts. Enfin, pas d'impôts directs.

1:39:33
Invité

Oui, il y a des niches qu'il faut qu'on regarde, il faut qu'on optimise. Mais c'est la solution magique qu'on a un problème, on augmente les impôts. J'espère que les futurs candidats, potentiellement présidents, n'accumuleront pas les impôts nouveaux.

1:39:49
Présentateur

C'est ce que vous leur lancez comme appel ce matin ?

1:39:52
Invité

C'est la formule qui ne fonctionne plus. Je pense qu'il faut penser à autre chose. Ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas les adapter. Ça fait partie de la politique publique. Mais dire, on va augmenter les impôts et tout va bien se passer, ça ne marche plus.

1:40:02
Présentateur

Roland Lescure, ministre de l'économie, merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h50 sur RMC BFM TV. Ne bougez pas dans un instant. L'actualité continue sur RMC. C'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs ? Eh bien déjà, la première chose, Apolline, c'est que les grandes gueules vont démarrer un petit peu plus tôt à 8h56 en direct sur RMC, la radio et RMC Story, la télé. Un petit peu plus de GG. Les GG un peu en avance pour vous, pour plus de débats, plus de discussions, plus de débats et de discussions, bien sûr, sur la politique.

On va revenir sur Raphaël Glucksmann qui se lance dans la présidentielle en passant par la case primaire socialiste. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il peut y arriver ? Ou est-ce que c'est une erreur de passer par la case primaire ? Et du coup, sa compagne, Léa Salamé, se retire du 20h de TFA. Vous venez commenter ça, Dieu de France 2. Vous venez commenter ça avec nous au 32-16. On reparlera aussi de Roland Lescure. À l'instant, le ministre de l'Économie qui veut garantir les petites retraites. Il n'y aura pas de désindexation. Nous reviendrons aussi sur ces municipalités.

Chartres, Caen, Tours, Montpellier, Brest, Marseille, Lille, Nancy, Dijon, où on ne veut pas des concerts de Patrick Bruel. Voilà, les Grandes Gueules vous attendent avec Charles Consigny, Antoine Diers et Joël Dago-Séry. Sous-titrage ST' 501