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InterviewTélé Matin - France Télévisions· 11 septembre 2024 9 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & familleÉconomie & entreprises

Les 4 vérités - Carole Delga

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    On n'a pas les géants du Web en Europe, mais au moins, qu'ils respectent nos règles...

  • 0:44FerméeRéponse directe

    Vous pourriez participer à ce gouvernement?

  • 1:27FerméeRéponse directe

    Si M.Barnier vous appelle pour vous poser à nouveau la question, c'est toujours non?

  • 2:12RelanceRéponse partielle

    Lors de sa passation de pouvoir, M.Barnier a dit qu'il était ouvert à rediscuter certains aspects de la réforme des retraites...

  • 2:56FerméeRéponse directe

    Vous voteriez la motion de censure contre le gouvernement Barnier?

  • 3:40RelanceRéponse partielle

    Discuter avec le Premier ministre ne veut pas dire le soutenir... Est-ce normal?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44C.DelgaFait
    « Je lui ai donné ma position. E.Macron, comme M.Barnier, sait que je souhaitais que ce soit un Premier ministre ou une Première ministre de gauche, conformément au vote des Français. »
  • 1:27C.DelgaFait
    « On ne peut pas continuer avec une retraite à 64 ans pour les métiers pénibles, comme ceux du bâtiment, les aides-soignantes en maison de retraite ou dans les hôpitaux. »
  • 2:56C.DelgaFait
    « Les Français ont envoyé un message au président pour dire qu'ils ne voulaient plus de ces politiques, de l'extrême droite. »
  • 3:40C.DelgaFait
    « Ils voulaient un gouvernement qui ne soit pas la continuité des politiques macronistes, qui ne soit pas en lien avec l'extrême droite. »
  • 5:04C.DelgaFait
    « On ne peut pas accepter que J.-L.Mélenchon et d'autres soutiennent des terroristes comme ça a été fait avec le chef du Hamas par R.Hassan. »
  • 7:55C.DelgaChiffre
    « Dans la dette française, 92 % sont liés au budget de l'Etat. 8 % sont liés aux collectivités locales. »
  • 8:38C.DelgaFait
    « Dans les collectivités locales, le déficit n'existe pas. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

On n'a pas les géants du Web en Europe, mais au moins, qu'ils respectent nos règles, qu'Apple paye ses impôts, que Google n'étouffe pas la concurrence. - S.Ollivier: Et que l'Irlande accepte de recevoir les impôts. C'est l'heure du rendez-vous politique. G.Daret, vous recevez C.Delga, présidente du conseil régional d'Occitanie. - G.Daret: Bienvenue dans Les 4 Vérités. Vous avez votre téléphone à proximité. Vous attendez un appel de M.Barnier? - C.Delga: Non. - G.Daret: Vous avez échangé avec lui depuis sa nomination? - C.Delga: En tant que présidente de région, évidemment. Nous allons nous rencontrer dans les prochaines semaines

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pour travailler ensemble, pour faire en sorte qu'il y ait plus de capacité à décider localement. Les régions sont des investisseurs dans le domaine économique, de la formation, dans la question des transports. Nous avons la volonté d'être force de proposition et d'amener des solutions. - G.Daret: Il recherche des personnalités de gauche. Vous pourriez participer à ce gouvernement? - C.Delga: J'ai rencontré le président de la République il y a 10 jours. Je lui ai donné ma position. E.Macron, comme M.Barnier, sait que je souhaitais que ce soit un Premier ministre ou une Première ministre de gauche, conformément au vote des Français. Je ne participerai pas à un gouvernement qui ne respecte pas le vote des Français

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et qui ne va pas répondre à la question de l'urgence sociale et à la nécessité d'accélérer la transformation écologique. - G.Daret: Si M.Barnier vous appelle pour vous poser à nouveau la question, c'est toujours non? - C.Delga: J'ai une constance dans mes positions. Je suis je suis constante dans mes affirmations. Je ne participerai pas à un gouvernement de droite soutenu par l'extrême droite. J'estime que la priorité est de revaloriser le travail, d'avoir un salaire décent. On ne peut pas continuer avec une retraite à 64 ans pour les métiers pénibles, comme ceux du bâtiment, les aides-soignantes en maison de retraite ou dans les hôpitaux.

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On doit investir dans les services publics, que ce soit l'éducation, la santé ou la sécurité. - G.Daret: Lors de sa passation de pouvoir et de ses premiers entretiens, M.Barnier a dit qu'il était ouvert au fait de rediscuter certains aspects de la réforme des retraites. Il a dit qu'il n'était pas fermé à l'idée d'une plus grande justice fiscale. Vous n'y voyez pas de signes positifs? - C.Delga: Nous devons attendre le programme. Il y a eu un déni, un irrespect du vote des Français par le président de la République. - G.Daret: Mais ses premières déclarations sur la réforme des retraites et la justice fiscale... - C.Delga: Nous devons avoir une lisibilité en politique,

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de la clarté. Les Français ont envoyé un message au président pour dire qu'ils ne voulaient plus de ces politiques, de l'extrême droite. La tendance dans le front républicain était à gauche. De la part du président de la République, il doit y avoir un respect du vote des Français. Si j'étais députée, je voterais une motion de censure par rapport au choix du président de la République. - G.Daret: Vous voteriez la motion de censure contre le gouvernement Barnier? - C.Delga: Le choix du président de la République ne respecte pas le vote des Français. La personnalité de M.Barnier est tout à fait respectable. Il a prouvé sa grande qualité au niveau européen

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par rapport au Brexit, mais par rapport à ce qu'ont demandé les Français, ce qu'ils ont voté... Ils voulaient un gouvernement qui ne soit pas la continuité des politiques macronistes, qui ne soit pas en lien avec l'extrême droite. Il y avait une tendance à gauche. C'est pourquoi j'ai toujours soutenu un Premier ministre ou une Première ministre de gauche. - G.Daret: Discuter avec le Premier ministre ne veut pas dire le soutenir. O.Faure et B.Vallaud refusent de se rendre à Matignon pour discuter avec le Premier ministre. Est-ce normal? Vous trouvez ça très républicain? - C.Delga: Je pense que le président

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du groupe socialiste au Sénat... Il vaut mieux toujours avoir la volonté de dialogue et apporter des solutions. Nous avons la nécessité, nous, socialistes, de transformer la vie des gens et de porter à coeur toutes ces transformations que nous voulons amener. Il est nécessaire d'être dans une discussion respectueuse, mais surtout dans la proposition de solutions, que ce soit sur la question de l'éducation ou la revalorisation des salaires... On ne peut pas continuer à avoir des travailleurs pauvres en France.

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- G.Daret: Quelle est la part de responsabilité d'O.Faure dans le fait d'avoir un Premier ministre de droite à Matignon, sachant qu'il n'a pas officiellement et publiquement soutenu l'hypothèse B.Cazeneuve? - C.Delga: La responsabilité première d'avoir M.Barnier et non B.Cazeneuve revient au président de la République. Au sein du PS, je défendais qu'il y ait un affichage clair de soutien à la candidature de B.Cazeneuve, un homme de gauche. Cela n'a pas été décidé par la direction du PS. Vu l'état de la France, ce n'est pas le moment

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de chercher des coupables. On doit trouver des solutions. Ce que j'ai défendu au sein du PS, c'est d'avoir une mobilisation forte pour un homme ou une femme de gauche. B.Cazeneuve en faisait partie. Je regrette que la direction de mon parti n'ait pas souhaité afficher un soutien à B.Cazeneuve, comme à toute personnalité de gauche. Nous sommes dans un autre temps. Les Français sont exaspérés par ces guerres et ces positions de jeux d'appareils. Je suis au boulot. Je suis présidente d'une région de 6 millions d'habitants.

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Je viens de lancer la rentrée. C'est la moins chère de France. Les ordinateurs sont fournis par la région Occitanie. Le transport scolaire est gratuit pour 200 000 enfants en Occitanie. C'est cela, concilier l'éducation et le pouvoir d'achat. - G.Daret: Est-ce que vous demandez néanmoins un congrès du PS? Serez-vous candidate à sa direction? - C.Delga: La plupart des Français ne savent pas ce que c'est, un congrès du PS... Ce que je demande au PS, c'est d'avoir une position claire, de savoir s'ils veulent changer la vie des gens ou s'ils veulent juste se fermer sur des logiques d'union d'appareils politiques. On doit être une force de transformation. On doit avoir une position claire.

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On ne peut pas accepter que J.-L.Mélenchon et d'autres soutiennent des terroristes comme ça a été fait avec le chef du Hamas par R.Hassan. On doit avoir une position claire de priorité dans la lutte contre l'antisémitisme. On doit être cette gauche qui fait des services publics une arme pour lutter contre le désespoir. On doit être cette gauche qui aime l'entreprise parce qu'elle aime la création d'emplois et qu'elle veut une meilleure répartition de la richesse. - G.Daret: Vous êtes aussi la patronne

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de l'Association des régions de France. B.Le Maire a pointé du doigt les collectivités locales, estimant qu'elles étaient en grande partie responsables des nouveaux dérapages du déficit public. Que dites-vous à M.Barnier et à son successeur? - C.Delga: M.Barnier a été, pendant 17 ans président de département. Les élus locaux doivent bien gérer. Nous n'avons pas le droit de faire des déficits, contrairement à l'Etat. Nos budgets sont votés en équilibre. Dans la dette française, 92 % sont liés au budget de l'Etat. 8 % sont liés aux collectivités locales.

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On ne va pas dire que ce sont ces 8 % qui sont le moteur des déficits. Dans les collectivités locales, le déficit n'existe pas. Soyons sérieux. Arrêtons de trouver de fausses excuses. Ce qui est nécessaire, c'est d'avoir de l'argent public bien utilisé. Quand on le confie aux collectivités locales, aux régions, aux départements et aux communes, il y a une plus grande efficacité de l'investissement.