Les lycéens répondent à Macron - avec Elwan Benoît et Seydou Ba
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment vous avez vécu ce weekend ? Est-ce que vous vous êtes mobilisé ?
- 5:37OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on est toujours dans un mouvement lycéen ?
- 7:36OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, ça va continuer après les vacances ?
- 8:55RelanceÉludée
Est-ce que la plateforme de dialogue a marché ?
- 10:12OuverteRéponse directe
Est-ce que les 10 milliards annoncés par Macron vous satisfont ?
- 11:25OuverteRéponse directe
Est-ce que la prise de parole de Macron vous a satisfait ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:17Chiffre
« entre 550000 et 800000 manifestants dans toute la France »
- 10:52Seydou BaFait
« ils nous ont pris pour des abrutis parce que ils pensent qu'on s'intéresse pas au nouveaux projets de loi de finance »
- 11:05Seydou BaFait
« ils avaient supprimé plus de postes qu'ils n'en ont rajouté »
- 12:08Elwan BenoîtFait
« il a rien dit concrètement »
- 13:35Elwan BenoîtChiffre
« 10 milliards pour l'éducation en comprenant l'enseignement supérieur »
- 19:03Seydou BaChiffre
« 385 millions d'euros qui ont été déversés dans l'armement de la police »
- 19:22Seydou BaChiffre
« grenades qui coûtent entre 20 et 30 € »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Et bien sûr, il faut qu'on parle ensemble de la manifestation de samedi dernier, le 17 octobre, entre 550000 et 800000 manifestants dans toute la France. Manifestation dans le prolongement du mouvement lycéen qui a débuté il y a un mois. Il y a des gilets jaunes qui ont rejoint le mouvement avec des nouveaux mots d'ordre contre la vie chère et pour le pouvoir d'achat. On a assisté à de grands cortèges, à une réponse policière violente ainsi qu'à des scènes d'émeutes et de pillage dans les centres de certaines grandes villes. On va en parler. Une question pour toutes les trois. Comment vous l'avez vécu ce weekend ? Euh, est-ce que vous avez manifesté première question et ensuite est-ce que vous avez regardé la télévision sur internet et cetera ? Rachel, j'ai pas manifesté parce que
j'étais aux manettes du live de l'humanité sur la manifestation. Donc Ah, tu étais dans le live que Voilà, exactement. Euh donc du coup, j'avais quand même une vision euh relativement large de ce qui se passait au minimum à Paris, un petit peu en région euh parce qu'on avait évidemment beaucoup de journalistes dans le cortège, ce qui nous a permis de de ne pas traiter que des euh violences ou des débordements, mais aussi d'un cortège nombreux et plutôt bon enfant en réalité, que ce soit vers Bastin Nation ou vers ou vers la place de Clichi. Euh donc voilà. Donc du coup, j'étais aux premières loge mais à distance si je puis dire. Et ben trop bien vous deux, Lauren. Moi j'ai manifesté on peut dire que j'ai
essayé de manifester en réalité parce que en gros donc moi je suis dans le métro donc on apprend pendant qu'on est dans le métro que République est fermée mais en fait j'avais déjà des amis qui me disaient que ça gazait en fait depuis nous on était dans le métro je crois il était 13h50 je sais pas des mini c'est ça et ça gazait en fait depuis plus d'une heure. Donc même dans le tunnel du métro, en passant par République, on sentait déjà le gaz à travers les fenêtres du métro. Donc ensuite, on on est descendu un un arrêt avant donc à temple et en fait même pas 5 minutes sur place, donc on était avec le groupe des des élus, donc tout écharpe machin, on se dis "OK, super, ça tout va bien." Et en fait, on s'est fait gazer dès dès
quasiment dès notre arrivée. Et en fait, on a été reculé reculé par les CRS. pendant plus d'une heure et demi, ce qui nous empêchait de rejoindre le cortège. Au final, on a réussi à retrouver le cortège parce que j'avais des personnes qui était euh dans le cortège et qui me disait "OK, là on arrive autour de boulevard Magenta, donc essaie de nous rejoindre." Mais en fait, on a croisé plein plein plein de gens qui comme nous étaient perdus et qui se disaient "Bah, en fait, ça fait 1 heure que j'essaie de rejoindre le cortège, on n'y arrive pas. à chaque fois qu'on arrive à à à se rapprocher en fait les CRS nous nous reculent nous gaze et compagnie grenade de désencerclement et tout ce qui s'enit. Donc voilà, donc j'avais des des amis à moi qui en fait
au bout de 30 40 minutes 1 heure sont rentrés clairement vu la violence bah de de ce qui se passait et le gaz qui nous piquait les yeux. Euh donc voilà, donc j'ai manifesté à moitié au final. J'ai j'ai réussi à rejoindre le cortège euh Ouais, je pense vers 16h. Ouais, c'est ça. 16h. Mais mais voilà, donc pendant 2h quoi. Euh ouais. Ouais. Ben [raclement de gorge] écoute, euh à Marseille, moi j'étais à Marseille et euh quand je suis arrivée, donc le rendez-vous était à 14h sur le vieux port, euh c'était pas possible d'aller sur le vieux port en fait. On voyait de loin, on arrivait et en fait il y avait une un nuage de lacrimau. Bon voilà, c'était pas possible. La manifestation a commencer du coup à un autre endroit un
peu plus au niveau Ouais. un peu un peu avant le vieux port. Euh mais c'est vrai que moi ça m'a quand même pas mal angoissé tout ça et notamment des trucs qui m'a le plus angoissé, c'est que déjà au moment où j'y étais, il y avait déjà des pillages qui avaient lieu et en fait je voyais plein de gamins sans masque, tête nu vraiment complètement visage découvert qui était qui piquait des trucs quoi. Et franchement euh dès tout de suite, je me suis dit "Mais ça va être horrible la répression, on va y avoir euh va y avoir des comparisions immédiates, ça va être euh" Et en fait c'était terrible parce qu'on voyait bien que il y a eu beaucoup de Alors, pas que hein, il y il y avait des gens euh plus âgés, mais il y avait il y avait quand même des jeunes qui clairement avaient
aucune idée en fait de des risques qui prenaient et euh et je pense que voilà, va y avoir des des tas et des tas et des tas de de de justice vraiment expéditive pour l'exemple envers des tas de jeunes qui en fait vont se retrouver vraiment trop dans dans la merde quoi. Donc ça ça m'a ça c'est un des trucs qui m'a le plus marqué quoi. On va continuer à en parler avec deux invités qui vont nous rejoindre. Le temps qu'il nous rejoignent et en plateau, je vous propose une petite vidéo qui revient sur en musique qui revient sur les événements de ce weekend et on se retrouve tout de suite. Ce n'était qu'un petit montage pour se remettre dans cette ambiance toute particulière entre mobilisation, manifestation joyeuse et violence. Euh on va en parler avec deux invités qui
nous ont rejoint en plateau et qu'on remercie d'être avec nous. On est avec Sédou B qui nous rejoint à nouveau comme la semaine dernière sur le plateau de Backat. Sédou, tu es élève en terminale au lycée Charles de Gaulle de Ren Soubois et tu es par ailleurs militant insoumis. Exact. Merci d'être là. À côté de toi, on est avec Elwan Benois. Salut Elan. Bonsoir. Merci d'être là. Tu es élève de terminale au lycée Jacques de Cour dans le 9e à Paris. Tout à fait. Merci tous les deux. Même question que j'ai posé à mes chroniqueuses tout à l'heure. Comment vous l'avez vécu ce weekend ? Est-ce que vous vous êtes mobilisé ? De quelle manière ? Qu'est-ce que vous avez vécu ? Bon bah alors nous personnellement, enfin moi personnellement avec mes camarades, on l'a vécu très bien,
normal, il y avait pas de policier. Euh on est arrivé après la NAS, il y avait déjà eu une NASE avant avant 14h. Nous, on est arrivé quand la manifestation était dite légale. Euh et donc en fait le le cortège s'est très bien déroulé, on a fini à place cliché, il y avait de la musique, c'était c'était magnifique. Très franchement, il y a il y a pas eu grand-chose que du bonheur, de la musique et puis voilà. Moi euh de mon côté, je l'ai vécu un peu différemment parce que j'ai été empêché et j'étais en contact en fait avec des camarades qui étaient sur le terrain qui étaient notamment dans le dans le cortège de la FI où en fait tout se déroulait très bien. J'ai des camarades de lycée aussi qui s'étaient mobilisés qui sont allés et euh et puis à un moment donné euh il a commencé à nasser
et cetera et c'est les images qu'on a vu où en fait il y a des gens qui étaient simplement là pour manifester, qui se retrouvaient agressés, qui savaient même pas pourquoi et quand ils essayaient de nouer le dialogue justement avec des CRS pour essayer de comprendre quand est-ce qu'il pouvait sortir, comment est-ce qu'il pouvait sortir, ils avaient pas vraiment de réponse quoi. Dialogue avec des CRS. Ouais, ne faites pas chasser vous ça marche pas. Si vous avez des questions, évidemment hésitez pas. Moi, je voulais vous demander est-ce que est-ce qu'on est toujours dans un mouvement lycéen ? Oui. Ouais, on est toujours dans un mouvement lycéen. Je je dis ça parce qu'il y a eu des gilets jaunes aussi qui se sont rajoutés ce weekend. Est-ce que on va en parler
convergence des luttes, dissolution du mouvement lycéen ? Pas je pense que euh l'importance aussi de toute mobilisation gens, c'est qu'il y ait pas un monopole de légitimité du mouvement. Si certains veulent se joindre à la chose, ils sont les bienvenus et s'ils peut avoir convergence des luttes parce que nous lycéens, on a des parents aussi. Ces parents-là peuvent être certains des gilets jaunes qui sont venus ou certains des salariés qui sont venus. Et ces salariés, ces gilets jaunes ont des enfants qui peuvent être les lycéens que nous sommes. Donc il y a un moment donné, il y a une convergence qui fait que on se mobilise tous ensemble. Mais ce qui maintient le fait que ce soit toujours un mouvement lycéen, c'est que c'est un mouvement des lycéens par les lycéens.
OK. Et j'imagine aussi ben très concrètement et je pense que c'est aussi intéressant de le dire, c'est un mouvement de la jeunesse en général. On a des lycéens, on a des universitaires, on a des jeunes gens en effet qui viennent nous donner tout soutien. Sachant qu'en plus à la base samedi c'était censé être les gilets jaunes. Nous on s'est ramené parce que comme tu l'as très bien dit Seidou c'est en effet un mouvement qui peut correspondre à notre futur à nous et il faut être là aussi pour soutenir nos parents qui subissent cette cette société tout à fait absurde. Est-ce que vu que là c'est les vacances scolaires en tout cas en en Île-de-France, pour vous, il va y avoir un espèce de déplacement en fait des blocus vers les mobilisations puisque là ça a continué hier, ça a continué
aujourd'hui, donc vous revenez en plus de de République. Est-ce que pour vous plutôt comme ça que ça va continuer ? Oui, je pense que bah là oui, il faut montrer qu'on est toujours là. Il faut montrer qu'il y a une mobilisation qui est d que ce soit à notre âge, à notre condition sociale. Il faut que l'on continue à se mobiliser. C'est quelque chose qui est indéniable. Euh c'est compliqué de bloquer quand les lycées sont fermés. Euh et donc par conséquent bien évidemment qu'on va arrêter de bloquer pendant de semaines les lycées. Mais je pense que étant allé à plusieurs assemblées générales, certains ont décidé de continuer à bloquer après les vacances. Alors c'était ma question. Vous avez pas peur que les vacances ça portent un coup d'arrêt à un mouvement lycéen ? On sait
que généralement les vacances scolaires c'est dur pour les lycéens les étudiants. Après. Oui. Bah surtout que ce qui peut me faire peur à moi, c'est que ça fasse et peut-être toi aussi à Saidou, c'est que ça fasse cet effet de vacances d'été. Vous savez, au bout de 2 mois, on a l'impression qu'on veut absolument revenir en cours. En plus de ça, il y a le bac à la fin. Ouais. Euh et voilà, c'est ça. Il y a une grosse pression mais concrètement cette pression là, elle n'est pas au niveau de cette pression qu'on vit au quotidien. Alors, il va falloir continuer à se mobiliser, continuer à bloquer parce que revenir en arrière, c'est comme si on avait absolument rien fait. Justement là-dessus, il y a eu des prises de parole sur vos revendications de de Sébastien Lecnu. Hier soir, il y a
eu Emmanuel Macron qui à chaque fois reviennent sur la même chose, c'est-à-dire en fond, on va consulter, on va vous écouter, il y a cette fameuse plateforme qui a été lancée il y a deux ou tr semaines. Euh globalement, on a l'impression que ils sont quand même un peu en train de noyer le poisson. Euh alors, il y en a certains que ça doit motiver à continuer, mais est-ce que il y a pas aussi certains de vos camarades qui se disent "Bon bah finalement, on a essayé, on a raté." Est-ce que ça ça peut pas aussi un peu monter ? Parfois, je pense que ça fait un certain moment quand même qu'à chaque fois qu'il y a eu des mobilisations et cetera, on nous a ramené le truc de on va se concerter, on a ouvert une plateforme et il y a une convention sur les temps de la jeunesse
qui a été organisée par le CE il y a pas longtemps. On en fait quoi ? Des propositions qui sont sorties ? ce temps de concertation, il a eu lieu déjà et en fait à chaque fois c'est la même chose quand il y a des Ça c'est évident que c'est du moyage de poisson mais précisément est-ce que ça marche là on est dans un moment où il me semble que ça ne marche plus parce que ça fait déjà un moment je pense que la panique folle qui a été prise par le ministre qui a annoncé 3000 profs qui sortent de sa poche d'un coup et 4 milliards c'était aussi pour tenter de noyer le poisson est-ce que ça a marché tout du moins en plus de ça ils avaient déjà supprimé bien plus de postes dans de dans le nouveau projet de loi de finance. Excusez-moi, mon téléphone n'est pas mis en sur [rires]
Vas-y, réponds réponds. Non, non, non. Ben non, ben c'est c'est pas possible. En plus, je leur dis que je suis pas là. Bon, mais non, non. Et d'autant plus que ils nous ont pris pour des abrutis parce que ils pensent qu'on s'intéresse pas au nouveaux projets de loi de finance et à tout ce qui est du monde de on est dans de l'adultisme he très concrètement et on savait déjà qu'ils avaient supprimé plus de postes qu'ils n'en ont rajouté juste après. C'est une honte. Ils nous prennent pour des abrutis. C'est tout ce qu'on a à dire et c'est pour ça qu'aujourd'hui on va continuer malgré le fait que eux ils essayent de nous de nous noyer de noyer le poisson comme vous dites. Emmanuel Macron, le président de la République a pris la parole hier soir dans une allocution solennelle pour
s'exprimer sur les événements de samedi. Il a parlé de la violence et on en parlera tout à l'heure. Il a aussi abordé rapidement les revendications des manifestants. Est-ce que il vous a satisfait ? Est-ce que sa prise de parole était la bonne ? Bah je pense qu'elle a convaincu tout le monde à prise de parole de notre bon roi. Mais [rires] ne souffle pas les réponses à notre C'est eux qui m'intéressent. Que vous en avez pensé. Bah il a rien dit concrètement. Bon on s'attendait pas à mieux mais on est quand même déçu comme [rires] Oui. Non mais c'est encore ce truc de on va prendre le temps de renouer le dialogue et c'est pas la question là. Il y a des il y a des problèmes, ils sont avancés, il y a un chiffre 10 milliards. On fait quoi ? C'est tout.
Non mais selon lui en plus selon lui c'est à cause on a attendu combien de secondes avant qu'il sorte le mot ultra gauche ? Oui ça dès le début le début début. Ouais voilà c'est ça c'est directement c'est c'est la boîte à meux hein comme disait Méuche mais c'est-à-dire que encore une fois on a en face de nous un individu qui ne se concentre absolument pas sur les revendications. Il a parlé de la violence pendant quoi ? C'était combien de temps ça c'était c'était déjà 5 minutes de trop, vous voyez. Et à partir de là, bon bah il nous dit toujours ce qu'il a réussi à nous dire depuis le début. C'est-à-dire il y a des violences, il faut que tout le monde appelle au calme. Mais il y a des casseurs. Mais les premiers les premiers casseurs, c'est eux. C'est eux qui cassent notre éducation
en l'occurrence. Pardon Arian, vas-y. Euh non mais c'est euh pardon, peut-être peut-être c'est un peu tôt mais c'est justement moi je me demande étant donné en plus le la tournure qui a pris le mouvement social euh avec la journée du 17 en fait euh quel est-ce que vous voyez une sortie à cette euh à cette mobilisation parce que en fait après la locution de Macron, les déclarations de Cornu et cetera ou au cas où quelqu'un attendait quelque chose d'eux, bon voilà, on nen est pas vraiment. Et qu'est-ce que vous voyez en fait comme euh comme issue ? C'est c'est on attend rien au niveau de l'estime et du respect qu' peuvent avoir envers nous. La seule chose qui peut entre guillemets euh recoller euh les derniers morceaux du verre, c'est euh les 10 milliards qui ont été avancés
pour pouvoir euh entamer certaines rénovations, qu'on puisse continuer l'année notre condition digne. C'est la seule milliard, c'est le montant qui est demandé par les organisations syndicales, je crois, pour apporter une solution au problème dans le secteur éducatif. Voilà, 10 milliards pour l'éducation en comprenant l'enseignement supérieur, je crois. Euh voilà, je précisais juste ouais, c'est ces 10 milliards là qui pourront à un moment donné apaiser les mobilisations. Mais tant qu'on aura pas atteint ce ce seuil, en fait tout ce qui sera raconté avant, ce sera pour essayer d'éviter le problème, de contourner le sujet et finalement de dire en fait taisez-vous, vous nous dérangez un tout petit peu. Parlons de la violence parce que le président de la République l'a abordé,
vous en avez parlé aussi. 8000 gardes à vue en un mois jusqu'à vendredi dernier. Euh essentiellement des mineurs hein, 85 % de mineurs et là depuis le weekend depuis ce weekend c'est 2300 gardes à vue en plus des 8000. Euh 70 % de majeur là pour le coup. Euh comment vous la qualifiez cette violence qui s'est exprimée ? Euh non mais c'est toujours c'est toujours compliqué. Maintenant, encore une fois, nous nous lycéens, on l'a toujours dit, le meilleur moyen de manifester et qu'on est pas un outil pour pouvoir contourner ce qu'on pointe du doigt, c'est le pacifisme. Parce que on le voit en fait sur BFM mais avant les événements de ce weekend, en fait,
on nous parlait de poubelles brûlées mais on nous parlait pas de chaises manquantes. On nous parlait de portail qui était tombé mais on nous parlait pas de prof qui était absent pendant toute l'année. Et en fait, c'est se décrédibiliser parce que ça va permettre d'éviter le d'éviter le le vif du sujet non seulement dans les médias mainstream mais même dans les sphères du gouvernement en fait. Donc le meilleur moyen d'action c'est le pacifisme c'est tout. Aloan ben encore une je ne peux que rejoindre ce que Saidou vient de dire c'est c'està dire que pardon excusez-moi il y a pas de problème mais j'ai l'impression que je vais devoir le sortir à chacune de mes sorties. Besno l'a très bien fait. Eldor Camara
c'est quoi Elder Camara ? Donc alors je ne sais plus quel est son statut dans l'église mais c'est vrai que il nous a dit une chose très importante Elder Camara. Il y a trois formes de violence. Il y a la violence d'État, donc celle qui opprime les opprimés. Il y a la réaction des opprimés aux oppresseurs et il y a la répression, l'État qui refuse la révolution des opprimés et qui commence donc avec comme on est en train de le voir aujourd'hui avec une milice bourgeoise à taper sur les les bah les gamins, les gamines, les adultes qui sont ici pour protester. Euh sur les violences, il est vrai que c'est c'est désastreux, c'est-à-dire que les médias utilisent les violences comme si elles étaient le plus important aujourd'hui dans nos revendications. Elles ne sont
pas dans nos revendications. Nous sommes un mouvement pacifiste. Maintenant, ce qu'il doit ce qui doit d'être dit, c'est que la violence, elle est naturelle lorsqu'on a un état qui arrête de nous écouter, lorsqu'il y a un état qui ne veut absolument rien entendre de nos revendications malgré le fait que nous sommes dans la rue en tant que pacifiste, alors il faut s'attendre à ce qu'il y ait des gens qui sortent les bâtons et qui commencent à casser. On appelle au calme, onappelle pas au calme. Ces gens-là, ils sont indépendants, ils casseront dans tous les cas. H Mais c'est parce que on ne les entend pas assez. C'est parce qu'on a jamais on n jamais voulu les écouter ces gens-là. Alors quand on veut pas écouter quelqu'un qui a toujours crié, il finit par sortir le bâton encore une fois.
Donc la la violence je la comprends mais je ne comprends pas les médias qui encore une fois font un focus sur ces violences là alors que encore une fois vous avez des dizaines de manifestations qui se passent extrêmement bien. Des gens qui arrivent avec leur cortège à s'ambiancer musique ils sont entre amis. Voilà je ne comprends pas. Voilà. Et pour enfin, j'imagine c'est peut-être parmi vos premières mobilisations vu l'âge que vous avez et on a vu y compris dans ces médias en fait des policiers rentrer dans les lycées, des enfin des élèves se faire arrêter parfois défendus par les professeurs, parfois par des élus locaux. Est-ce que vous vous attendiez en fait à une telle répression policière du mouvement lycéen ? De toute façon, et c'est malheureux, c'est
triste, mais on est dans une société et euh tout ce qui se passe depuis plein d'années euh qui font que on s'attend à une répression policière, on s'attend à des violences policières si on se met à contester d'une forme ou d'une autre. Maintenant, moi pour revenir sur ce qui vient d'être dit, par rapport aux policiers qui sont rentrés dans un établissement, il me semble que c'est Paul et Luar à Saint-Denis, je suis profondément choqué parce que j'ai été en contact avec des lycéens de Saint-en que je connaissais déjà d'avant qui m'ont dit qu'en fait c ces interpellations là ont été permises par le chef d'établissement. Oui. Et en fait, on est dans un moment tellement grave que la chose à laquelle on s'attend, c'est qu'il y ait une solidarité non pas entre élève et prof,
non pas entre profs et parents d'élèves, mais entre tout ce qu'on appelle la communauté éducative, tous les gens qui sont à l'intérieur du lycée, que en fait on se sert les coudes. Et quand on a un chef d'établissement qui permet que des policiers, non seulement de un, rentrent dans un établissement mais en plus procèdent à desinterpellation. Et aussi, j'ai vu les images de Luma euh où il y a un professeur qui est tenu au coup par euh par un poli. Enfin, c'est juste choquant. On n'est pas dans le moment où et en plus ces difficultés là, elles sont vécues par tout le monde. C'est-à-dire qu'il y a pas que les lycéens de Paul et Luar qui les vivent, je pense que le principal aussi il il travaillent dans ces conditions-là. Donc en fait, il doit juste y avoir une sorte
de de de cordon de solidarité où on se dit en fait, on sert les coudes et on essaie de faire en sorte que ce qu'on veut exprimer soit exprimé dans le pacifisme, dans le meilleur des cas possibles et que quand en fait on essaie d'empiéter sur des libertés personnelles, des libertés individuelles comme c'est comme on l'a vu sur ces images là et en fait on on se met en rempart, on dit bah non, ça n'existe pas. D'autant plus que aujourd'hui c'est quoi ? 385 millions d'euros qui ont été déversés dans l'armement de la police. Euh si aujourd'hui on a des revendications à faire, ce serait bien évidemment qu'on arrête de donner des LBD40 qui coûtent 1200 € euh et qui pourrai justement nous servir à payer plus de 12 ventilateurs quand on veut justement s'aérer dans les classes dans
les bouilloirs thermiques que sont devenues nos classes en été. euh que l'on arrête de financer pareil des grenades qui coûtent entre 20 et 30 € alors même qu'elle pourraient financer justement encore une fois ces manuels là euh que et finalement les 385 millions qui ont été dépensés, ça pourrait permettre en un an de financer 7700 profs. Il faut qu'on s'en rende compte, on préfère armer la répression plutôt que de former cette jeunesse là qu'on se dit être la plus importante pour l'avenir du pays. Euh vous avez été invité sur des plateaux télé euh pour en parler, je pense à toi Elan notamment, mais c'est dou aussi tu en as fait. Euh comment vous l'avez vécu le traitement médiatique du mouvement lycéen ? Les poubelles brûlées encore et toujours ? Euh de ce que je remarque, ça dépend du
contexte. Moi euh j'étais euh chez France Info où euh j'avais une journaliste du Figaro face à moi où en fait euh on esquivait les problèmes de fond et c'était euh les violences, les violences, les violences. Bon euh j'ai fait c'est ce soir où là il y avait l'occasion avec Karim Risoui où il y avait l'occasion d'un peu plus développer et où j'étais face à des gens où il y avait un peu plus de conversation. Mais euh c'est vrai que malheureusement euh dans les dialogues, on sent que ce qui intéresse c'est faire de l'image encore une fois, c'est faire de l'image, avoir des frais chocs et cetera et toujours éviter les problèmes de fond parce que je pense que ça fait pas vendre mais que surtout ça remet en question tout un
système. Quand j'étais notamment chez c'est ce soir, j'étais face à Nathan de vert qui me pose une question et en fait la plupart des questions qui me posaient c'était super caricatural. Oh ! Est-ce que les jeunes ne sont pas en fait scotchés à leur téléphone durant le [grognement] peu de temps libre qu'ils ont et cetera ? [rires] Si se Ouais, c'est exactement.Attend de verre, j'attendais pas grand-chose [rires] mais je veux dire c'était super surprenant et lui je pense qu'il a des choses à dire sur LCI. C'était [grognement] comment LCI ? Ah LCI ? Ouais. Bah ça c'est les sujets qui fâchent on l'embrasse. Euh oui David Pujadas. Oui oui. Bah c'est faut le dire c'était pas le traitement que je m'attendais à recevoir quand je suis allé sur LCI. Disons qu'il y avait du débat. Tu as eu
ton temps de parole ? Oui oui c'est vrai. C'est vrai. C'est vrai. D'autres ont eu aussi. C'est assez frustrant. C'est assez frustrant surtout quand tu donnes la parole à trois personnes en face et ensuite on te demande de discuter sur ce qui a été dit face aux trois personnes. Tu es obligé de faire le tri. En plus j'ai fait l'erreur de pas prendre de notes. Donc forcément j'étais seulement obligé. Comment ? Ouais voilà. C'était ma première fois. Voilà. C'est ça. Et euh c'est vrai que le traitement médiatique est assez compliqué. Euh notamment j'ai vu quotidien euh la manière dont ils ont traité l'information. Euh il passe seulement le moment où je m'adresse parce que il y a eu cette polémique là où je m'adresse à cette maman de venant de Marseille et à ce
moment-là bah Louise forcément elle m'attaque là-dessus en disant "Tu as attaqué la seule personne racisée du plateau." Quotidien l'a repris. Ils n'ont même pas repris mon explication juste après. Je dis justement que la maman marseillaise avait été enfin avait pris la parole, sauf qu'on l'avait pas entendu, elle avait pas le micro dans les mains. Euh et c'est à ce moment-là où je sous-entendais qu'elle avait une expérience à apporter au débat et qu'elle allait sûrement pas être d'accord avec moi, d'autant plus qu'elle était en face de moi. Donc forcément à ce moment-là, bon, je commence à la prendre à part et je lui dis "Bon bah peut-être que vous allez m'attaquer là-dessus." Bon, je me C'est vrai que cette erreur m'a été reprochée. Je trouve que c'est pas totalement une
erreur dans le sens où très peu de gens ont fait en sorte de mettre toutes les informations au devant de la scène. C'est quand même le but du médiat hein. Enfin, moi j'ai j'ai vu la séquence et en l'occurrence elle disait que effectivement elle venait des quartiers nord et que enfin voilà. Donc même si elle avait pas le micro, on a quand même un minimum entendu ce qu'elle avait à dire. Arian, non mais je pense que de toute manière tous ces gens, bon tu dis c'est le but des médias, ça dépend quel médiia quoi. Tous ces gens en fait ont pas vraiment vocation à justement ils sont là plus pour noyer le poisson comme vous dites je pense plutôt que de vraiment parler des des problèmes. Sachant que je pense que la plupart des gens qui sont présents sur ces plateaux, ils ont envie
de tout sauf qu'on mette de l'argent sur la table pour le service public. Donc bon voilà, c'est un peu Bonsoir Bali Bagayoko, bonsoir Jean- Noël Barreot, bonsoir Gabriel Zucman, bonsoir Clémence Gueté, Philippe Poutou, bonsoir cher Edoui, bonsoir à toutes et tous. Le petit rendez-vous du jeudi, nouvelle saison, l'année va être très mouvementée et très importante. Ça va être un peu le bordel poursuivre tout ça de manière régulière autant que possible. On va essayer de ne pas faire exploser le budget de backseat aujourd'hui. Une émission backseat comme celle que vous êtes en train de regarder, ça coûte euh seulement 16000 € à produire. Seulement, mais ça reste beaucoup quand on en fait beaucoup dans l'année. On retrouve Adelle et Nel en direct de la Flotti pour Gaza. On
retrouve en distance et en direct de Beirout. Salut Arthur, est-ce que tu m'entends bien ? Ouais, je t'entends très bien. La jeunesse aujourd'hui, elle est pas sur BFM, elle est plus elle est plus sur ces news. En fait, la jeunesse, elle est passée à autre chose. Elle a zappé le mainstream. On va avoir besoin de vous pendant toute cette saison pour financer l'émission. Je vous rappelle qu'à partir de 5 € par mois, vous avez votre nom au générique et la VOD complète de l'émission dès le lendemain de sa diffusion. À partir de 15 € par mois, vous rejoignez le club Backseat, mesdames et messieurs. Un très bel endroit où vous pouvez venir gratos dans le public de Backseit quand vous voulez. Vous avez une super carte de membre du club Baxed dans votre portefeuille.
Toutes les deux semaines, vous recevez en exclusivité la version complète de la newsletter, le siège arrière. La meilleure manière de soutenir Backseat, c'est de rejoindre le club backseat. Merci aux membres du club. Un gros merci aux trois derniers abonnés qui nous ont rejoint. Grégoire, Florent, Mire, bienvenue au club backseat les copains. Mireille, on remerci Mire. Bien sûr, on voulait vous poser des questions sur votre politisation à vous deux. Il y a un truc intéressant. Par exemple, vous avez les mêmes combats, les mêmes convictions. Vous venez tous les deux d'un milieu social très différent. Pourtant, est-ce que vous avez ressenti cette différence de classe sociale quand quand vous vous êtes rencontré ? Parce qu'en plus, vous êtes rencontré par un mouvement.
Alors euh je vais je vais être très succin. Je ne me suis absolument pas posé la question. [rires] Je j'ai rien ressenti. Enfin j'ai j'ai juste été très content de voir Seidou parce que je l'avais vu monter sur les réseaux sociaux comme une flèche 1 million de likes. J'étais j'étais scotché devant mon écran hein. Quelqu'un qui s'exprime aussi bien que Saidou. Place de la République devant une foule pareil. Je me suis dit toi aussi tu as monté sur les réseaux sociaux ? Oui moi aussi. Oui oui ben justement je pense que le seul rapport enfin la seule connexion que je me suis faite à partir du moment où j'ai rencontré Saidou c'était les réseaux sociaux mais pas vraiment les endroits où on vivait. C'est vrai que à un moment donné j'ai dû me poser la question en me
disant mais comment est-ce que Seidou a vécu son enfance ? Comment est-ce qu'il a réussi à s'informer dans un monde où justement les banlieux sont mises à part là où moi j'ai vécu dans un milieu où il y avait bien plus d'argent ? Je me suis posé la question mais c'est vrai que d'entrée de jeu quandido est arrivé on s'est check, on a fait la petite vidéo et puiséren les mêmes. C'est du du de Roni sousbois au 9e arrondissement. Ouais, on peut se parler, on peut se retrouver mais c'est là où c'est plus beau parce que tu as vu genre au-delà de tout ça, on est français. Donc quand on prend contact on discute puis vous êtes en costard tous les deux avec la même cravate [rires] derrière la même
la même cravate quoi. Et le petit triangle rouge [rires] quand quand on prend contact et qu'on s'appelle et qu'on est en mode enfin on arrive à nouer contact et qu'on cherche un point de rtes fake là tu arrivais pas. Mais j'arrivais pas à me à me retrouver [rires] moi. qu'on se dit où est-ce qu'on se retrouve que monsieur me dit on se retrouve sur la place préférée des gauchistes place de la répou on [rires] arrive on se croise place de la République mais il y a un truc il y a une connexion que moi je n'explique pas et on marche de République à la Villette on fait que parler et on se pose pas la question mais c'est c'est commun à tous il y a quand même des différences entre vous he c'est dout les engager chez les jeunes insoumis toi je suis sur le télégram hein
je suis sur le télégramme des sur le télégram des insouis en plus tu as le petit triangle rouge ça ça dedanou c'est pas lié à la France insoumise le triangle rouge Non mais enfin c'est marqué quand c'est marqué c'est marqué qui l'ont remis au goût du Oui. Bon, [rires] c'est la journée des 8h les camps de concentration quand même aussi. Bien sûr. [rires] Voilà. Euh Elan, on t'a vu faire des bisous à Mélenchon. Ah oui, vu aussi on t'a vu commenter un poste de Boris Valot, l'un des très très proches de Raphaël Luxman. Je te jure. Tu es où ? Ah oui, bah il faut que j'en parle. Mais je t'en [rires] supplie. Je t'en supplie. C'est vrai. Tu as compris ta question ? Ah ouais. Chez nous, chez nous les jeunes, ça connecte facilement. Mais c'est vrai que c'est vrai que j'étais
socialiste avant. Euh j'ai même parfois été de droite. Euh vous êtes compliqué vous hein. [rires] Non parce que le Parti socialiste est très ancré chronologiquement. Faut savoir à quel moment à quel moment tu sors. Vous imaginez bien que j'étais pas socialiste sous Bloom. Oui, vous imaginez voilà. personne. Euh non, mais j'ai été socialiste, j'ai même parfois eu des positions très à droite. J'ai été sioniste. Euh aujourd'hui, vous imaginez bien que je le suis plus du tout vu où je suis. Aujourd'hui, bon voilà. Mais c'est vrai qu'il y a cette progression là. Euh j'étais au Parti socialiste, enfin j'étais j'étais pas encarté, j'étais j'étais proche des idées. Voilà, j'ai voilà, c'est sympathisant du Parti socialiste. Euh
comment enfin qu'est-ce que je pourrais vous dire d'autre ? C'est vrai que je me suis senti trahi. Comment tu as commencé à t'intéresser à la politique ? C'est passé par Il y a trop de trucs là. [rires] Ouais. Alors la bascule c'est Alors bon je alors déjà l'information euh j'ai commencé à m'intéresser vraiment à la politique parce que c'était plus une tradition familiale finalement d'être socialiste peut-être. Alors oui euh c'est c'est plutôt mon père. Oui. Qui était socialiste. Mais même lui en fait il est pas de ce socialisme ce social traître. Même lui, il est pas social traître. Mais c'est vrai que ouais même lui, c'est-à-dire que je m'étais formé cette vision du socialisme qui était celle de la dictature de fort, enfin le fait de ne pas censurer le gouvernement parce que
j'étais persuadé que ça allait geler les institutions et que la France allait basculer dans le chaos, dans l'enfer. Et aussi l'antielfisme. Euh de de par le fait que j'étais sioniste, j'ai j'ai je me suis profondément intéressé à la culture sioniste et à la création de l'État d'Israël. Et c'est vrai que comme c'était un débat qui était très présent et encore aujourd'hui finalement, j'entendais les positions des insoumis et euh je je pouvais pas me les voir. OK. C'est extrêmement récent. C'est extrêmement récent. Ça date d'il y a à peu près 1 an. Euh bah justement euh quand bah je m'étais senti vraiment le le fait que le Parti socialiste avait refusé de censurer le corps nu, c'était pour moi une véritable erreur. C'était une fois de trop déjà que il avait fait
plein de fois auparavant. C'était une fois de trop. Ensuite, l'information aussi sur ce qui se passe au Prochrient. Euh toute cette culture là, elle vous aide à vous améliorer politiquement, ça c'est clair. Et je pense que parce que j'étais socialiste, c'était surtout parce que je n'étais pas assez informé. H et c'est ce pourquoi aujourd'hui, si je suis si bien informé, c'est pour ça que je me retrouve au côté de Saidou, au côté des insoumis s'il le faut et puis voilà. OK. Vous avez des questions ? Euh non, moi je trouve que c'est intéressant de voir comment il peut y avoir aussi des comment ça comment tu évolues politiquement en fait dans ce moment qui est hyper chargé politiquement à la fois internationalement et du coup nationalement. Et est-ce que enfin je
sais pas mais j'imagine comme c'est récent ce que tu décris que le fait de t'impliquer dans ce mouvement social ça ça t'a aussi fait rencontrer d'autres d'autres gens. Ah oui oui. Bah là le mouvement social quand il a commencé, j'étais déjà ancré dans une culture plus à gauche que celle du Parti socialiste. Plus proche de la France insoliste proche C'est ça. C'est ça. Mais si ça peut te rassurer, Jean-Luc Mélenchon aussi a été socialistée. Voilà c'est ça. Vachement plus longtemps que toi. [rires] Techement tu lui c'était mitérant. Lui c'était Mitéran. C'est une autre époque. Des gens qui qui n'étaient pas nés quand il a quitté le Parti sociatif. Bah j'étais pas né. Ouais. Bah le moi je me souviens de Mélenchon au PS je me souviens des discours de Mélenchon,
il faut voter PS et tout. Oui oui [rires] lycé moi. Ça nous rajunit pas. Non, ça nous rajit quoi ? parce que moi j'ai quitté le lycée avant le congrès de 2008 donc c'est c'est autre chose quoi. Non mais c'est un signe. Non mais en fait c'est je sais pas moi je trouve c'est c'est cool et le fait enfin je sais pas c'est c'est chouette de vous voir et de voir que de justement qu' ait ce mouvement quand même de soutien parce que c'est quelque chose quand même de de qu'on doit faire remarquer le fait que Paris les mouvements celles qui vient de Paris soutient le mouvement social qui vient de qui vient de la banlieu. C'est quand même c'est quand même c'est doux. Bah oui, mais on l'avait évoqué la dernière fois. Est-ce que ce mouvement il est né dans les quartiers populaires et ça ça compte ?
Non, il faut remettre un truc au milieu de la table. Il est né dans les outresem. Ouais. Ah oui, c'est à la fin à la fin du mois un rent dans un César, ce qui est à César. Absolument. Et il est né dans les outres mers à la fin du mois d'août, il me semble dans un lycée à Mayotte. C'est là-bas que c'est parti. Parce qu'on aime bien résumer ça à Créteille. Non, ça a commencé quelque part où dans les out en plus il y a le coût de la vie qui extrêmement cher aussi j'entends des choses hallucinant mais territoire périphérique un peu oublié de la République dans lesquels la situation est terrifiante. On en parle très peu dans les médias nationaux mais les les les les les enjeux de la scène 110 sont parfois assez proches en réalité. Bien sûr. Mais pour en revenir
à ce que tu me disais pour répondre à ta question parce que j'ai pris euh Oui. Et ça fait ça fait du bien aussi de voir de la solidarité comme je l'ai dit la dernière fois que ceux qui sont privilégiés se disent pas en fait le truc qui est super que c'est pas une solidarité dans une DA. Ouais. Eux il en faut plus pour eux. Non, c'est vraiment dans on veut partager h en fait c'est pas juste que nous on est tout et eux rien. Donc ça met du beau m au cœur comme je l'ai déjà dit, ça rassemble et ça donne beaucoup de force parce que si ça si ça se limitait à nous ça aurait la même force évidemment mais le fait que même ceux qui sont dans de bonnes conditions nous rejoignent ça dit quelque chose
quand même du gouffre qui nous sépare. Et puis Lon, on pourra reprocher certaines choses au personnage, mais Léon Bloom était le premier à le dire. C'est-à-dire que la bourgeoisie a véritablement un intérêt culturel à apporter une force aussi à ces mouvements-l parfois qui viennent de la précarité. L'Union du monde ouvrier de la petite bourgeoisie, c'est ça qui construit le socialisme. On connaît les classiques évidemment. [rires] Et puis après c'est la stratégie historique du Parti socialiste. Oui oui complètement. Euh bon la suite tout ça ça va dans quelle direction ? Comment vous le sentez ? On en a un petit peu parlé tout à l'heure. Les vacances scolaires vont-elle faire du mal à ce mouvement ? Si le gouvernement met pas un chèque de 10 milliards sur la table, qu'est-ce que
vous faites ? Vous continuez encore et encore et encore jusqu'à quand ? Euh bah pour l'instant, on continue parce qu'on a pas l'impression que le gouvernement soit sur le chemin des 10 milliards et puis bon, ils ont tellement [raclement de gorge] semé la misère dans le 93 et ça depuis des années que personne ne part en vacances en octobre. Donc on est tous là. [rires] On est tous là. Et puis il y a les facultés aussi qui continuent à être ouvertes. Donc euh donc on sera présent et les 10 milliards c'est le cap qui est fixé. OK. Et moi je sais pas, je me demande justement alors là je sais j'ai vu par exemple moi je j'habite à Marseille, il y a des FA qui sont bloquées à Marseille. Euh mais qu'est-ce que vous attendez justement pendant ces vacances de la part des autres du mouvement ?
Encore une fois, on a vu bon là à partir de de samedi, il y a eu vraiment beaucoup de gens qui sont venus. Qu'est-ce que vous attendez de la part ? Je sais pas des des syndicats des pendant ces semaines peut-être pour vous aider à faire perdurer le mouvement, je sais pas. Encore une fois, on espère le maximum de solidarité de venant de tout le monde. Euh je pense que la politique de ce que on appelle le jabo social chez les fourmis, hein, c'est-à-dire le partage des ressources, le partage en fait finalement d'une force, une force commune, une force qu'on peut trouver en chacun d'entre nous qui est la solidarité, qui est l'humanisme et c'est justement ce qu'on attend de ces syndicats là qui s'ils veulent s'allier à notre mouvement sont les bienvenus. Et
pardon, je viens d'apprendre qu'il y a un couvre-feu à Paris. Oh non ! [rires] Oh super ! Je couv une partie de Paris dans certains quartiers de Paris mais également Lille et Nice. Un couvre-feu a été décidé. Je sais pas si les quartiers dans lesquel c'est le monde. C'est le monde journal le monde. Ça veut dire quoi dans certains quartiers de Paris ? J'ai pas le détail. J'ai pas le détail des quartiers. Tu peux tu peux effectivement faire des cfeu par arrondissement. On est ni dans République ni dans Châtelet. Je parle du suo de qu 23h. 23h euh OK. [grognement] à 23. Non mais là où vous allez après c'est pas voilà. [rires] Oui, parce que là, il y a des amis qui nous attendent dehors et on va sortir. Donc si on peut continuer la soirée tranquille. Quel est juste quel est le quelle est la
logique de mettre des couvre-feu sur des quartiers comme ça hyper ? Enfin, ça n'a aucun sens. Je veux dire, les gens ils marchent quoi. [rires] Mais déjà la logique de couvre-feu, le principe d'un couvre-feu c'est qu'à partir 23h tu n'as rien à faire dehors. Donc l'arrestation est immédiate. Elle est possible. En tout cas, le contrôle est immédiat surtout piéton qui se trouve dans la rue. Et s'il a pas une raison valable d'être présent, par exemple, j'habite juste là dans la rue, ça c'est une raison valable. Mais si c'est si tu as pas de raison d'être là, c'est potentiellement arrestation. C'est ça un couvrir de je pense que c'est bien aussi de rappeler enfin je dire c'est complètement lunaire. Euh on a l'impression encore une fois d'être sous le s le couvre-feu de 1940. C'est comment ?
Non mais c'est enfin je pense qu'on est tous d'accord mais oui. Prochaine date acte 2. Le weekend prochain c le 29, c'est ça ? à 24 de mon anniversaire. Euh est-ce que vous vous mobilisez pour cet acte 2 des euh acte 2, on reprend la terminologie d'ailleurs des gilets jaunes actes 1 2 3 4 5 et cetera. Est-ce que vous vous inscrivez dans ce mouvement ou est-ce que vous attendez la manife intersyndicale du 5 novembre un peu plus classique ? Je pense que tout le monde peut apporter sa pierre à l'édifice et puis nous ce sera quoi pour les mobilisations lycéenes ? acte 7 il me semble ou acte 8, je ne sais plus parce que ça fait ça fait un certain temps. Mais euh mais non mais il faudra continuer à se mobiliser encore une fois et comme je
l'ai dit au début au début de l'émission Laoren si Ouais et dans un plus long terme parce que enfin Macron en a parlé en fait on avait l'impression qu'on était vraiment dans le fin de reine en mode allez calmez-vous il vous reste 6 mois et après vous ferez ce [rires] que vous voulez. Pourquoi je pose cette question, c'est que enfin moi j'ai beaucoup construit mon engagement au lycée et après. Est-ce que pour vous, enfin est-ce que en tant que lycéen, vous sentez un un intérêt pour l'élection présidentielle à venir ou pas par rapport au mouvement ? Par rapport au mouvement. Bah oui, je pense que c'est important de savoir quoi. Il y a 4 millions de jeunes qui voteront en 2027 donc ils sont inscrits. Bien plus. Oui, il faut parler. Ah oui bah enfin mais pour répondre oui enfin je pense
que le mouvement a un intérêt à cette élection de 2027 que ce soit pour les jeunes ou même pour les Est-ce que Est-ce que vous sentez que ça en parle autour de vous ? Est-ce que vous en débattez ? Est-ce que dans la famille dans les âgés dans les lycéens il y en a peut-être certains qui vont voter quoi tous mais j'imagine qu'il y en a certains qui vont voter l'année prochaine. Personnellement c'est la question qui s'est souvent posée. Est-ce qu'un tel vote un tel vote et ouais mais avec tout ce qui se passe par exemple la question de parcours sup. Bon, moi je suis en terminale donc je vais manger parcours sup. Mais pour ceux qui vont arriver derrière et cetera, je pense que dans les conversations avec les parents aussi, ça va compter. mon avenir et cetera quoi. Vas-y, vas-y.
Vous vous avez pas mal de médiatisation, beaucoup de lumière sur vous ces dernières semaines. Est-ce que c'est un on le sait, c'est quelque chose qui peut aussi couper, isoler un peu. Est-ce que vous avez quand même toujours vous avez vous réussissez à à rester connecté, si je puis dire, avec la base, avec vos camarades dans votre lycée à la base quoi ? Est-ce que vous arrivez quand même à garder ce contact là ? Malgré tout, c'est l'essentiel pour garder le cap. Il faut avoir un C'est pas évident. Ça c'est pas évident, mais je pense que comme un grand ami à moi le dit, il faut faire la part des choses. Euh savoir aussi, avoir un cadre, à qui laisser du temps, à qui discuter. Moi personnellement, j'ai la chance d'être d'être très bien entouré, très bien conseillé. Euh et donc à ce
niveau-là, ça se passe bien. Voilà. Euh c'est compliqué. Ouais. Euh j'ai pas la même force mentale que ça [rires] parce que euh parce que déjà bah il me l'a dit en plus qu'il avait déjà été c'était quoi ? C'était en scène Saint, tu avais été projeté en avant, tu faisais déjà des discours. Et bah ça m'est arrivé quelque fois quoi. Ouais. Moi j'ai j'avais jamais vécu ça hein. C'est la première fois que je suis mis en avant des caméras. C'est compliqué. J'espère que je fais de mon mieux pour rester en contact avec mes amis, ma famille. Je sais que ma famille c'est compliqué. Euh mais c'est fatiguant même là aujourd'hui bon je je ressens la fatigue. J'ai de moins en moins de j'ai
j'ai du mal parfois à m'exprimer. Euh je sens que les vacances je vais en profiter un maximum après cette émission. Mais non mais c'est important et quand on quand on se mobilise important de se de se reposer parce que sinon après Ouais sinon on lâche quoi. Non le burnout militant ça existe. C'est pas dans cette c'est pas dans cette émission que vous allez vous faire patronner. les gars, c'est pas nous les plus courageux hein parce que bon, on va dire qu'on est des militants, qu'on est habitué à ça et cetera mais les plus courageux pour moi, c'est les camarades qui sont là qui eux d'habitude sont pas habitués à militer et cetera, qui se sont réveillés à 6h toute la semaine. J'ai une dernière question. J'ai une dernière question pour vous deux. Élection présidentielle l'année
prochaine, on l'a dit, les jeunes s'abstiennent beaucoup dans ce pays, d'autant plus lorsqu'ils sont précaires. Est-ce que vous pensez que ça peut changer ? Est-ce que vous pensez que ce mouvement là à l'automne peut générer une envie d'exprimer quelque chose dans les urnes au mois de mai prochain ? Vas-y. Je je saurais pas parler pour les autres. J'ai rencontré beaucoup de personnes en manifestation qui me disaient en effet ne jamais ça ne leur avait jamais ça leur jamais arrivé finalement de penser à voter. Et c'est vrai que là, il m'expliquait donc que le fait qu'il soit dans les rues à marcher au côté de camarades, à marcher au côté de personnes politisé,
bah finalement ça les enrôlait dans une logique qui est totalement antagonique à l'abstentionniste. Il ne je pense que ce mouvement a un véritable pouvoir. Au-delà du fait qu'on a des revendications, il y a aussi quelque chose qui va en découler. Même si on n pas nos revendications à la fin, je pense que les élections de 2027 se joueront dans ce mouvement. Je pense que ce mouvement a la véritable clé de la solution quant à l'abstentionnisme. Je pense qu'une grande partie des jeunes arriveront à voter en 2027 parce qu'ils sont conscients grâce à cette manifestation et grâce à cette effervescence populaire qu'il y a un enjeu à la fin. Est- Merci Est-ce que je peux poser une dernière question ? La toute dernière. Ouais. C'est juste par rapport à ça, par rapport à la répression parce que vous
avez entre guillemets pas de chance. Enfin, vous arrivez dans un enfin c'est pas vraiment une question de chance, mais la répression est énorme. Enfin, c'est vraiment normalement c'est pas censé se passer comme ça en démocratie vraiment. Et euh et je sais pas est-ce que vous avez l'impression qu'autour de vous, chez chez les jeunes de votre âge, il y a cette réalisation que par exemple si Marine Le Pen élu en 2027, le la répression, ça va prendre encore une autre tournure ? Est-ce qu'il y a Est-ce que vous avez cette peur là aussi que vous voyez par vous, j'imagine, mais parmi vos camarades ? Euh pour citer Amélie Dorand euh euh de la peur. Est-ce que j'ai peur ? J'ai l'heure d'avoir peur. Non, pas de la peur. Je pense que ça projette une détermination. C'est pas de
la peur. C'est justement continuer à se mobiliser au maximum pour éviter ça parce queon se rend compte d'un certain nombre de risques, un certain nombre de choses qui peuvent arriver et qu'en fait on va se retrouver dans une dans une situation où la répression actuelle, elle sera décuplée on ne sait combien de fois. Donc euh c'est jamais de la peur. Et ce que je sens moi surtout dans les quartiers populaires, c'est que je parle pas de réveil parce que j'aime pas l'idée de me dire que les gens étaient endormis, les gens ne sont pas endormis. H mais euh il y a en tout cas une prise de conscience. Ah super. Et d'autant plus que la peur n'évite pas le danger. Donc je pense que même si demain et je ne l'espère pas du tout Marine Le Pen venait arriver au pouvoir,
il faudrait d'autant plus rester les pieds sur la terre française, défendre nos valeurs républicaines et démocrates et aller directement à la confrontation. Merci beaucoup Sou et Eline d'être venu sur le plateau de Back.