Crise politique, Mercosur... La conférence de presse en intégralité de Marine Le Pen
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bien mesdames messieurs, à l'issue de cette visite au salon de de l'élevage de courant, je tenais à m'adresser à vous concernant la situation des filières françaises. Je voudrais en passant lever un malentendu. J'entendais certaines voix se demander du fait de l'actualité politique nationale très chargée si j'allais maintenir ce déplacement.
Euh comme si le pite spectacle offert par les Jeux Partisans qui a pris une intensité particulière depuis un mois mettait sur pause les difficultés de nos éleveurs et de nos agriculteurs. Alors, je vais vous répondre très clairement. Aucune euh politique et aucune actualité partisane ne passera jamais avant l'intérêt des Français.
Et c'est même plus que cela en réalité cette actualité politique d'une insondable médiocrité euh parce qu'elle révèle sur l'état du pays, sur l'absence totale de vision des gouvernants, sur l'inversion de toutes les valeurs rendait en réalité ma venue ici particulièrement indispensable car nous sommes ici à Cournon parmi nos éleveurs au cœur de la France que nous chérissons et à laquelle nous voulions rendre collectivement confiance et prospérité parce que nous sommes ici à Cournon face aux difficultés de nos producteurs au cœur de tous les renoncement en fait qui ont fragilisé notre pays et au milieu de ceux qui lui donnent chaque jour par leur engagement par leur travail sa fierté et sa raison d'être. J'ai l'occasion de le dire aux agriculteurs, je ne viens pas défendre que les agriculteurs. Je viens défendre l'ensemble des Français.
Parce que quand l'agriculteur et l'agriculture va mal, c'est l'ensemble des Français qui vont mal. Alors, nous sommes ici donc à courn obligé d'évoquer le fait que notre souveraineté agricole est plus fragile que jamais avec une balance commerciale agricole qui pourrait être déficit cette année, y compris d'ailleurs en comptant les vins et les spiritueux, ce qui serait quand même une première historique. qui prouve par ailleurs que ceux qui par naïveté peut-être hein ou par excès d'optimisme nous expliquer que les accords de libre échange euh allaient booster nos exportations.
Euh bon en fait ça a boosté nos importations et le résultat de la balance commerciale est aujourd'hui peut-être la réponse la plus criante à la multiplication de ces accords de libre échange. Alors voilà pourquoi je crois que jamais que le bois de la politique parisienne aussi grave d'ailleurs soit la crise actuelle et elle l' indénéiablement viendra pas couvrir la voie de ceux que je me dois politiquement moralement de défendre et de protéger. Euh la situation des filières est alarmante, vous les avez entendus.
Je ne suis là pour le coup sur le constat que leur porte-parole à 7 heure de la journée. Les perspectives sont quand même extrêmement sombres. Le premier motif d'ailleurs d'inquiétude, c'est évidemment le projet de politique agricole commune présenté par la commission.
Euh je note que pour l'instant c'est pas je dans le cadre des gravités euh c'est pas encore un sujet extrêmement euh prignant et pourtant lorsqu'on l'évoque immédiatement euh ils expriment leur inquiétude parce que elle va aggraver encore le sort de nos producteurs. Les autorités de Bruxelles viennent de présenter un projet de pâqu dont le budget et c'est en même temps une nouveauté et ça m'apparaît un élément de de forte inquiétude qui serait de fusionner en fait au sein des fonds de cohésion [Musique] le budget de la Pâque. Donc là-dedans, il y aurait les pêcheurs, les agriculteurs, fond de cohésion, l'outreem puisque le posé disparaîtrait également.
Et et en plus, si vous voulez de cette fusion, il serait diminué d'un/4. La France ne toucherait donc que 7 milliards d'euros par an contre 9 milliards actuellement. Alors, d'abord, c'est inacceptable.
Première chose, d'autant que je l'ai rappelé tout à l'heure, ça vient s'ajouter en réalité à une baisse de plus d'uners du budget de la PAC en euroconstant entre 2007 et 2027. C'est on a perdu 30 % en euroconstant euh dans les 20 dernières années et on va reprendre une baisse de 25 %. Et je parle de ça, c'est sans le projet d'entrée de l'Ukraine dans l'Union européenne qui par un effet absolument mécanique amputerait encore de manière très importante la PAC qui a vocation a qu' a vocation à toucher nos filières agricoles.
Donc en fait la politique agricole commune, elle est en train de devener de devenir une variable d'ajustement au sein même du budget européen alors qu'elle était, je le rappelle, censée être une composante essentielle. par un phénomène assez étrange. Euh la commission semble se délester en fait de des responsabilités qui lui ont été accordées par les traités pour s'attribuer des compétences que personne ne leur a jamais donné, genre la défense par exemple.
Donc euh elle est sûrement trop occupée hein, je pense la commission à se mé euh donc échappent à ses compétences. Euh je vous ai parlé de la dépense et aussi la politique étrangère, ça les passionne. Euh l'aide publique au développement, ça les passionne aussi.
Euh donc en réalité tout ce qui ne les regarde pas les passionnes et tout ce dont ils ont la charge euh ils semblent totalement s'en désintéresser. Bah nous nous acceptons pas euh ça. Nos agriculteurs, je crois non plus et le peuple français encore moins.
Alors nous ne laisserons pas Bruxelles engager à nouveau des centaines de milliards de dépenses toxiques injustifiées et j'ose le terme illégal parce que je suis désolé mais les dépenses qui sont fait sur la base d'une violation des traités bah c'est illégal. Alors, je sais que personne n'ose le dire, mais on va encore être désagréable et et dire les choses. Moi, je suis pas surprise par cette évolution entre nous puisqu'elle est évidemment en parfaite cohérence avec le sacrifice systématique de nos agriculteurs lors de la conclusion d'accord de libre échange par la commission.
L'agriculture était la variable d'ajustement. Maintenant, c'est le budget de de la PAC qui devient une variable d'ajustement. Euh à chaque fois d'ailleurs c'est le même phénomène.
Euh à partir du moment où euh l'objectif de la commission est de sauver la filière automobile allemande, et ben euh en général la conséquence c'est qu'on sacrifie l'agriculture française. Euh je l'ai rappelé dans mes échanges avec les agriculteurs. En fait nous on a aucun problème avec les avec les États-Unis en matière de balance commerciale.
Tout ça était extrêmement équilibré. Donc euh là, les décisions qui ont été prises sur les droits de don américain par euh la commission, ce que la commission accepté d'une manière incompréhensible pour tout un chacun, euh et bien euh ces 15 % euh nous n'aurions pas eu à les subir si nous avions eu la maîtrise de notre politique commerciale en matière agricole. Et là bah nous payons encore une fois euh bon d'abord le dumping fiscal de l'Irlande et et en réalité les les la capacité pour l'Allemagne de continuer à exporter ces voitures.
Ça se passe toujours de la même manière par ailleurs. C'est pareil pour le mercur, c'est pareil dans l'intégralité des domaines. Alors, tout ça fragilise évidemment terriblement notre agriculture, d'autant que les motifs d'inquiétude se multipli au-delà de tout ce que nous connaissons déjà qui existe déjà et dont nous parlons régulièrement année après année quand on se voit au salon de l'agriculture et cetera.
Mais là, on s'aperçoit que la Commission européenne en réalité, elle décuple, elle a décuplé au cours des dernières années, elle a alimenté, elle a encouragé la concurrence internationale déloyale dont sont victimes les producteurs français. Et et le premier nom de cette forfacture, c'est tout de même le Mercosur. Euh je suis heureuse de voir se multiplier les badges contre le Mercosur.
Vous connaissez notre opposition dès le départ à cet accord de libre échange et et je rappelle quand même que malgré l'opposition de la représentation nationale à ce projet d'accord. Marine Le Pen qui évoque la politique agricole commune depuis le salon de l'élevage en Auvergne. On va continuer évidemment à suivre ce que dit la patronne du groupe RN à l'Assemblée nationale.
On va refaire le point sur tout ce qui a été dit depuis ce matin du côté du Rassemblement national. Pas trop de surprise mais tout de même un message très clair à Mandy Natalaya. Le RN censurera tout.
C'est son mot. C'est ce qu'elle a dit depuis ce matin. Le RN s'en sera tout fini pour la patration euh y compris s'il y a une suspension de la réforme des retraites.
Oui, changement de stratégie pour Marine Le Pen qui jusqu'à ce dernier premier ministre disait qu'elle attendait les discours de politique générale pour trancher. Là, Marine Le Pen dit, je reprends ses mots, que la blague a assez duré et que désormais, quelle que soit la solution, premier ministre du centre, du centre droit, du centre gauche de gauche, elle censure. au moins assez simple à comprendre pour son électorat qui de toute façon souhaite maintenant tourner la page et qui souhaite majoritairement la démission du président de de la République.
On sait que les troupes de Marine Le Pen se préparent d'ors et déjà disent aux agriculteurs, on est contre le Mercur, regardez comme on a lutté contre le Mercur à Paris, ils font des grands discours contre le Mercosur et puis en réalité ils donnent la Val à Varle Layen pour aller signer le Mercosur que tout ça ne se fait pas évidemment sans l'accord de la France. Faut être très naïf pour penser l'inverse. Ben ça c'est pire qu'une déloyauté.
Je veux dire c'est une trahison. C'est une trahison parce que comme je l'ai expliqué aux agriculteurs, du coup le jour où on arrive au vote, les agriculteurs, ils sont confiants. Ils ont des responsables politiques qui sont venus pour leur dire non mais on va s'opposer de toutes nos forces au mercure.
On leur a dit non, c'est non et cetera et cetera. Et puis au dernier moment quand c'est signé, et bien ils n'ont plus la capacité de réagir. Ils croyaient que leurs représentants partageait leur opposition au mercur et après on disait "Bah oui, mais c'est trop tard." Bon, bah cette situation-là euh je trouve que elle pose le problème de la morale en fait.
Voilà la morale. On a le droit encore une fois d'être pour le mer costure mais on n pas le droit de faire croire qu'on est contre pour en réalité participer à faciliter son adoption. Alors bientôt ça va être un accord avec la Chine dans lequel donc la commission prévoit bah là encore bien sûr de bafouer les internes de nos agriculteurs en incluant les filières Porchine et et laitière.
Donc voilà pourquoi je pense qu'il était quand même extrêmement important que je sois présente à à Cournon parce que je pense que c'est une question de responsabilité politique et c'est sens de mon engagement pour les Français. C'est vrai que nos producteurs sonnent l'alarme depuis des années. Ils le font l'essentiel du temps pacifiquement et respectueusement.
Euh depuis des années, ils n'obtiennent de la part des gouvernements successifs que de minables rustines. Donc on met en place les conditions de l'effondrement de telle ou telle filière et après on arrive la bouche en cœur en disant "Non mais on va vous indemniser avec l'argent qu'il fabrique dans la cave de l'Élysée, je suppose. Non, en réalité, ils indemnisent avec l'argent des contribuables les conséquences de leur propre décision politique inepte. euh ça peut pas durer indéfiniment.
D'abord, c'est un gigantesque mépris pour les agriculteurs, mais euh de surcroix euh c'est une dépense euh qui s'ajoute à toutes les autres et qui euh euh bah du coup participe à la situation budgétaire dans laquelle on est. En fait, ce sont des antidouleurs mais à un moment donné les antidouleurs, ben ça fonctionne plus. Al moi, je voudrais juste poser une question.
Euh voilà quel pouvoir politique ose regarder en face à Paris ceux qui prétendent représenter alors qu'il n'a de cesse dans le silence des couloirs de Bruxelles de les trahir. J'aimerais bien que un certain nombre de responsables politiques soient mis face à à ce double discours. Quel dirigeant politique alors que notre contribution nette à l'Union européenne dépasse 10 milliards d'euros et incapable d'utiliser ce pouvoir financier comme levier de négociation pour défendre nos agriculteurs.
Éé quand vous discutez avec les autres délégations étrangères européennes au Parlement au Parlement européen, ils vous disent "Mais c'est pas que la France se défend mal, c'est qu'elle se défend pas. Elle ne réclame jamais rien. Elle n'exige jamais rien.
Elle ne dit jamais non. Bon voilà, moi je viens de dire queil est temps de mettre un terme à cette situation en assumant un rapport de force clair et net avec la Commission Europe. Dès que vous proposez quelque chose, on vous dit c'est pas possible.
Comme ça, ça évite la conversation, ça évite les arguments et quand on dit c'est pas possible, on a toujours raison. On s'aperçoit au fur et à mesure du temps qu'en réalité, il y a beaucoup de choses qui sont impossibles. Même suspendre la réforme des retraites disant, vous rendez compte ?
Incroyable. Euh donc nous irons nous défendre l'exception agriculturelle. L'exception agriculturelle c'est le concept suivant, c'est que l'agriculteur l'agriculture n'est pas un bien comme les autres et que par conséquent il ne peut pas faire l'objet d'accord de libre échange.
Voilà, c'est aussi simple que ça. Ça veut pas dire qu'on ééchange pas. Je voyez, je je vous connais tellement bien que maintenant j'anticipe en fait les les les caricatures qui pourraient être faites.
On est c'est pas qu'on n'échange pas, c'est qu'on va échanger sur l'agriculture parce que c'est l'agriculture en fait de pays à pays. Voilà, on vous vend du port, on veut bien vous vendre tant de ton de porc. Et puis on va on vous achetez tant de c'est on fait ce qu'on faisait parce que sinon euh on on l'apathie enfin l'inaction euh telle que nous la vivons a poussé une filière qui une filière d'excellence dans une situation budgétaire financière qui est catastrophique.
La le problème encore une fois c'est qu'il y a pas que la Pâque dire qu'on accumule les soucis il y a pas que le mercure. Il y a également le fait que depuis 2022 la France la l'Union européenne pardon la Commission a libéralisé les importations de produits agricole ukrainien ce qui évidemment a aggravé la concurrence desloyal que subissent nos producteurs mais pas seulement ce qui met en cause parce que les normes ne sont pas les mêmes. la sécurité alimentaire de nos consommateurs, les volumes quand même de sucre importé en Europe depuis l'Ukraine ont été multipliés par 20, pour le blé par 6 et pour les volailles par près de tr.
J'ai envie de dire c'est que le début d'ailleurs parce que on voit bien que ce qui nous avait été présenté, toujours la même technique comme étant quelque chose de transitoire et cetera va devenir définitif. C'est comme la contribution exceptionnelle au revenus. Là, c'est fait 13 ans que ça dure alors que ça devait durer un an.
C'est comme la CSG qui devait rester 1 % et qui est maintenant à 9. Enfin, on connaît maintenant toutes ces techniques là. On peut les on peut en réalité les les anticiper.
Euh cette décision là, je vais vous dire, elle est d'autant moins admissible que euh aider l'Ukraine partait d'un bon sentiment. Si encore une fois on s'était adressé à des centaines ou des milliers d'exploitants qui pouvaient potentiellement en tirer un bénéfice pour continuer à faire tourner en partie l'économie du pays en guerre. On aurait pu le comprendre même si en même si les conséquences sont quand même lourdes et qu'il faut qu'à un moment donné ça s'arrête.
Mais là, c'est un type, un oligarque, un qui en réalité engrange l'intégralité des bénéfices de cet accord. 1 qui s'en sert d'ailleurs de ces bénéfices pour aller investir dans des élevages en Espagne et cetera, c'est-à-dire créer des conditions de la future concurrence. Donc on a financé la future concurrence intra européenne que nous subirons demain pour enrichir un type.
Euh donc évidemment qu'en Bruxelles nous annonce qu'elle veut péréniser ça dans le traité d'association qui nous liit à l'Ukraine, pour nous c'est non, c'est inacceptable et donc nous nous battrons évidemment contre ça. D'ailleurs que nos agriculteurs soient étranglés par des produits venus d'Ukraine ou d'ailleurs, ça change rien à leur situation hein. Quand ils sont étranglés, ils sont étranglés.
Alors, on rajoute une petite couche un peu la serie sur le gâteau. Donc c'est évidemment la surtransposition systématique des directives européennes qui assomme de normes de parace de contrôle humiliant, ceux qui nourrissent les Français. Ça aussi euh ça doit euh cesser.
Euh les producteurs doivent être défendus, nous le ferons et ça fera évidemment l'objet euh d'une partie importante euh de la campagne euh législative qui ne va pas manquer de s'ouvrir. Il y a pas de nouvell là ? Non non, pas encore.
Voilà. Voilà mesdames et messieurs, un petit peu le le tour de de cette visite. Moi, je note que il y a encore quelques années, on avait enfin moi, je défendais des positions qui n'étaient pas partagées par un certain nombre de syndicats clairement et qui aujourd'hui et bien se sont quand même considérablement rapproché des positions que nous avions exprimé à l'époque.
Avoir réseau trop tôt, dit-on, est une autre manière d'avoir tort. Bon euh mais encore une fois euh les décisions politiques mauvaise entraîne des mauvaises conséquences ce qui nous permet d'être optimiste puisque des décisions politiques bonnes peuvent entraîner des bonnes conséquences. Bien, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.
Madame, une réaction sur le contexte politique. Emmanuel Macron envisage de nommer une nouvelle fois ce soir Sébastien quelle est votre réaction ? Je suis assez insensible au comique de répétition.
Que vous dire ? C'est c'est la fin de la blague quoi. Sébastien le cornu a démissionné [Musique] et il est renommé. il aurait été censuré et le président de la République ferait un acte d'autorité en quelque sorte en disant "J'ai choisi mon premier ministre, je veux que ce soit lui.
Vous l'avez censuré le vous avez censuré le gouvernant, je le renomme." Mais alors là entre les démissionnaires qui démissionnent genre le mer peut-être toy d'ailleurs les démissionnaires qui démissionnent et les démissionnaires dont on a accepté la démission parce que on a oublié un un épisode he qui sont renommés. Je pense que tout ça n'est pas sérieux.
Voilà, je je vous l'ai dit tout à l'heure, la une partie de la classe politique aujourd'hui se révèle telle qu'en elle-même. Ce qu'elle arrive parfois à cacher à l'opinion publique, c'est des gens qui sont prêts à se couper un membre pour conserver leur place, pour conserver leur mandat et des gens qui en réalité crèvent de peur de l'élection, ce qui quand on fait de la politique est quand même assez problématique. Il crève de peur de retourner devant les électeurs.
Quand on est un élu et qu'on a peur de retourner devant les électeurs, il faut arrêter d'être élu, faut faire autre chose parce que le spectacle qui est donné est désespérant et il est désespérant au regard de notre fonctionnement démocratique. D'ailleurs, je veux dire, les élus devraient être les premiers à espérer en réalité pouvoir retourner devant les électeurs. Ils veulent pas, ils ont peur.
Et d'ailleurs, monsieur Vas qui est un peu un peu sorti de comment dire du cercle, peut-être plus d'ambition. Enfin, il en a eu beaucoup donc on a eu du mal à le suivre enfin un tour d'Europe avec lui mais je pense qu'il n'a plus d'ambition présidentielle. Donc il dit la vérité parce qu'en général quand ils sont plus dans quand ils sont arrivés au bout de leur carrière, ils disent la vérité.
Il l'a dit, il dit en réalité, il faut pas faire d'élection parce que le rassemblement national risque de gagner. Bon bah écoutez, si ça choque aux personnes, c'est que nous n'avons pas la même vision de la démocratie, je veux dire. Mais cette dissolution, je le crois, est incontournable.
Donc ils manœuvreront, ils mettront un tel à truc, le ministre de l'agriculture deviendra ministre de la culture, celui de la culture passera à Berra chercher des vieilles gloires euh machin. Bon, ils feront sûrement tout ça, mais ça ne tiendra pas. Voilà, ça ne tiendra pas.
Parce que le désaveu et la fracture est telle qu'aujourd'hui il n'y a que l'arbitrage du peuple français qui peut permettre à à la France de retrouver une direction politique. Donc vous allez censurer n'importe quel gouvernement, vous allez censurer n'importe quel premier ministre jusqu'à ce que ce soit un premier ministre issu de Rassemblée nationale. C'estàd que même un premier ministre à l'air vous censurez.
Alors non mais pas du tout. Je me suis très mal exprimé. Vous avez pas compris mon propos.
Vous avez dit ce matin, je censureraiens tous les gouvernements jusqu'à obtenir la dissolution. Il y a aucun scénario aujourd'hui madame Le Pen, dans lequel vous ne censurerez pas le prochain gouvernement. Aucun.
Ben non, aucun parce que je considère que chaque nouveau gouvernement est une manière de contourner la volonté populaire. Voilà. est un un moyen de contourner l'expression du peuple souverain.
Donc non seulement il ne se contente plus aujourd'hui de contester les choix du peuple souverain, de forcer euh euh la main comme ils l'ont fait entre les deux tours de l'élection législative dernière, mais maintenant carrément, ils veulent les empêcher le peuple souverain de de pouvoir voter. qu'à supprimer les élections, ça ira plus vite hein entre nous hein. Vous vous appelez aux urnes et si il y en a beaucoup qui disent que la dissolution ne servira à rien.
On se retrouve exactement dans la même situation mais ils n'en savent strictement rien. Mais si on se retrouve dans la même situation, s'il y a une dissolution, qu'est-ce qu'on fait ? Et bien on sera dans la même situation que on était jusqu'à présent.
Voilà. Et il faudra attendre l'élection présidentielle. Donc ça veut dire qu'il faut se morfondre dans l'instabilité politique.
C'est-à-dire bah non parce que il y aura plus de possibilité de dissolution. Donc ça servira pas à grand-chose de changer les gens là pour le coup. Voyez bon.
Non mais parce que si vous dites il y a un autre moyen au-delà de supprimer les élections, c'est de dire aux Français si vous votez pas comme je vous dis de voter et ben à ce moment-là euh vous êtes des mauvais électeurs. Ils votent comme ils veulent. Et nous, on est extrêmement zen face à ça.
Je veux dire, je vous l'ai dit tout à l'heure de deux choses. Une, soit les Français nous veulent, ils votent pour nous, on est prêt et on enverra Jordan Bardella à Matignon qui constituera un gouvernement de cohabitation. Soit les Français veulent pas nous et nous n'avons pas la capacité d'obtenir une majorité ou de constituer ou de créer ou d'aller chercher une majorité absolue.
Et nous sommes républicains. Nous respecterons les règles de l'Assemblée nationale comme nous le faisons depuis des décennies et des décennies. C'était un tout petit peu plus subtil que cela.
Donc oui, d'abord je suis d'accord évidemment avec Jordan. J'ai d'ailleurs exprimé exactement la même position dans l'émission de Darius Rochin sur LCI quelques jours avant. C'estàd que la question qu'on nous pose c'est et si vous n'avez pas de majorité absolue ?
Il y a deux choses, une soit on n pas de majorité absolue, on en est très loin et bon ben voilà, à ce moment-là, Jordan Bardella de la même manière qu'il l'a fait la dernière qu'il l'a dit la dernière fois n'accepterait pas d'aller à Mignon. Soit nous avons n'avons pas de majorité absolue mais nous avons la capacité de pouvoir trouver au sein des personnes qui sont élues à l'Assemblée nationale des gens qui pourraient soutenir sur des éléments qui sont pour nous évidemment des éléments importants voire euh essentiels. Et et à ce moment-là et bien on constituera cette maturité et il peut y avoir des chances pour que il y ait un certain nombre de ces élus qui viennent de mais je vous rappelle que dans son propos qui a été entendu de manière rapide par certains journalistes, il dit bien il s'agit pas de d'obtenir l'aval de des LR macronisés et il parlait de monsieur son nom d'ailleurs.
Voilà. Donc il y a incontestablement des LR qui sont totalement macronisés, qui sont prêts à tout pour pouvoir rester au gouvernement pour ne rien y faire. D'ailleurs, je les derniers chiffres de l'INC sur l'immigration sont d'une cruauté absolue à l'égard de Bruno Rota hein quand même.
Euh et euh euh et puis il y a ceux qui sont prêts, je crois pas seulement d'ailleurs peut-être chez LR, peut-être dans d'autres formations politiques de dire bancole n'est pas un allié pour vous. Pardon ? L'ensemble du parti n'est pas un allié pour vous. l'ensemble du parti républicains.
Bah non, mais non, évidemment que non. Je veux dire, c'est pas c'est pas une nouveauté. Il y a des LR qui se sentent beaucoup plus à l'aise avec Emmanuel Macron qu'avec nous, qui partage beaucoup plus d'options d'Emmanuel Macron que des nôtres.
Donc ceux, on les laisse à Emmanuel Macron. Voilà, la question qui a été posée à Jan Tardella hier, c'était celle d'un accord de gouvernement avec les républicains. Question à laquelle il a répondu oui bien sûr, des contacts existent et je serais prêt à passer un accord de gouvernement sur quelques thèmes essentiels.
Donc je répète débaucher. Donc je répète je répète il a dit bien cet accord nous ne pourrons évidemment pas le faire avec les LR macronisés. On peut faire un paris hein ou parce que j'ai regardé l'émission donc je voilà donc c'est tout.
Maintenant encore une fois rien ne dit et vous l'avez vu he d'ailleurs dans la journée qu'il n'y a pas sur ce sujet précis des divergences au sein de ce mouvement. Il y a ceux qui disent "Jamais d'accord avec le Rassemblement national et puis il y a ceux qui disent "Bon écoutez là à un moment donné on est dans une situation où honnêtement on se sent plus près du Rassemblement national que du Parti socialiste ou de Macron. C'est que pour vous le refus d'une alliance vient plutôt de LR que de vous.
Bah il nous a jamais posé la question noté. On a jamais eu à lui à lui répondre, hein. Moi, j'ai jamais vu monsieur Rillot venir nous poser la question de savoir si euh on voulait faire une alliance avec lui, hein.
Mais on vous a jamais entendu poser la question à monsieur Rapo non plus. Bah non, mais on a aucune raison de le faire. Tiens, monsieur, moi je je trouve que je pense qu'il y a une incompréhension en fait dans le fonctionnement de ces majorités.
J'entends un certain nombre de personnes dire "Ah ben je comprends pas, il faut faire comme l'Italie." Bon oui, mais il y a qu'un malheur, c'est que en Italie tous les partis en fait présentent des candidats. Voilà, tous les partis présentent des candidats et entre les ceux qui sont élus et bien ils se parlent pour savoir s'ils sont capables de constituer une plateforme gouvernementale.
On est d'accord ? C'est ça en fait. C'est comme ça que ça fonctionne.
Bon, c'est pas se partager les circonscriptions pour se faire lire avec les voix des autres, quoi. C'est pas ça. Ou alors c'est un accord pour le coup qui est un accord électoral où là on se partage les circonscriptions de la même manière que NFP lors des dernières législatives se sont partagé les circonscriptions entre le PS, les verts et cetera.
Mais un accord de gouvernement, c'est entre les gens qui ont été élus et qui n'ont pas été élus dans le même mouvement. Donc oui, il faudra le faire si encore une fois le nombre de députés qui manquent pour atteindre la majorité absolue euh permet précisément euh de rendre efficace cette démarche. Donc je ne sais pas qui a a pu entendre que nous avions à cet égard une divergence à part l'IB avec Jordan.
Nous pensons exactement évidemment la même chose sur ce sujet avec Jordan. Donc allez voir, excusez-moi, allez voir à l'issue de l'élection la direction de LR pour dire il nous manque 40 voix pour atteindre la majorité absolue et conclure un accord du gouvernement. Ça ne vous semble pas impossible ?
Mais je crois je crois que la réponse de monsieur Taillot a fermé cette porte. Bon mais enfin, est-ce que vous croyez sincèrement que les LR qui sont entrés dans le gouvernement d'Emmanuel Macron, enfin dans les gouvernements d'Emmanuel Macron, vous croyez que la direction de LR était d'accord ? Bah jusqu'à récemment, bof hein, monsieur Roton, il a dit c'est la question lui a été posée, il a répondu c'est non, on lui a demandé jamais.
Il n'a pas voulu dire jamais à dire qu'il ne ferme pas totalement ses portes. Alléluia. sur quelle base enfin quel programme quelle mesure de fond vous pourriez éventuellement négocier avec les LR.
On sait que ce qui pose principalement problème entre vous et les LR, c'est par exemple la réforme des retraites. Est-ce que compte tenu de l'état des finances, je vous arrête, elle est suspendue. Pas encore.
Ça va venir. Ça vous convient ? C'est quelque chose que Ah, ça me convient très bien.
Et vous voudriez l'abroger vous toujours ? Oui, parce que moi j'ai une réforme des retraites à faire voter qui est différente de la réforme précédente de de celle de madame Born. Mais euh oui, mais si vous voulez euh il y a beaucoup de choses quand même dans le domaine de l'insécurité, de l'immigration et cetera euh dans lequel on peut faire on peut euh gagner 1 an pour l'alternance en fait euh en attendant les élections présidentielles parce que ça va venir vite hein, euh pas croire hein.
En mars juste après les élections municipales, on est en élection présidentielle hein et donc législative. Si vous êtes à Matignon euh potentiellement assez rapidement, vous abrogez la réforme des retraites avant la présidentielle. Si je suis à Matan, si le RN est à Matinon, si Jordan Jard est à Matinant, mais elle est suspendue encore encore.
Ouais, enfin, elle sera suspendue. Arrêtez, elle sera suspendue. C'est la seule condition pour lequelle ils vont réussir à à mettre des des des carottes avec des fraises et des poireaux avec des poires si vous voulez.
C'est il y a que ça donc elle sera suspendue. Donc voilà, le problème ne se pose plus et la réforme des retraites que nous souhaitons faire voter, je crois euh puisque la réforme borde sera suspendue attendra les élections présidentielles. Du coup, pourquoi est-ce que vous continuez d'exclure l'hypothèse que vous soyez chef de gouvernement en situation de cohabitation ?
Bah parce que je fais ce que je veux si vous voulez et que c'est moi qui décide quoi en fait espèce de vous êtes un leader de la famille politique vous savez qu'un prémis en habitation est d'abord alors d'abord parce que Jordan Bardella est le président du je suis désolé mais en règle générale c'est le président du parti qui dans le cas d'une cohabitation va à Matignon numéro 1 et numéro 2 parce que de manière très claire et depuis déjà un certain nombre de temps nous avons toujours dit et lui et moi que sauf ingérence dans du pouvoir judiciaire dans le déroulement des élections, j'avais vocation à être candidate à la présidentielle et lui avait vocation à devenir premier ministre. Deux dernières questions. Madame Le Pen, vous êtes pas venu à Crouron l'année dernière.
Pourquoi est-ce que vous avez décidé de devenir satané dans ce contexte politique ? Et une autre question sur le Mercosour, vous dites que Emmanuel Macron est un a trahi les agriculteurs, mais est-ce que vous en êtes convaincu ou vous pensez pas que c'est parce que le poids de la France à Bruxelles est complètement est complètement affaibl ? Alors euh pourquoi je n'étais pas à cours d'année dernière ?
Je ne sais plus. Euh si je ne suis pas venu, c'est probablement que je j'avais une problématique d'agenda et j'ai décidé de venir à Cournon avant euh que tous ces événements politiques interviennent. Bon voilà, euh ça c'est la première des choses.
La deuxième des choses euh oui mais si vous voulez peut-être que très certainement la France est affaiblie. certainement euh elle est affaiblie déjà parce qu'elle ne défend jamais ses positions. Mais comme je vous le disais tout à l'heure, moi je ne faut m'expliquer comment un pouvoir politique d'un pays qui paye 10 milliards d'euros de contribution nette 10 milliards d'euros de contribution net multiplié par 3 espace de quelques années hein 8 ange n'est pas capable de se servir de ce levier pour aller défendre des éléments non obstant l'humiliation quand même que madame Vleyen a infligé à la France parce que aller signer sans demander la vie à personne mais d'ailleurs enfin je veux dire honnêtement c'est le locataire qui se prend pour le propriétaire quand même madame Vleyen elle s'attribue des compétences elle se présente comme un chef d'état elle exige d'être su décision elle s'engage ont même demander leur avis d'ailleurs au au sans même demander son avis au conseil mais il y a bien un moment où il y a quelqu'un qui doit quand même la ramener à sa place.
Bon ben manifestement ça n'est pas le cas d'Emmanuel Macron qui est assez d'accord avec cette dérive de madame Vleyen. Vous voulez des élections législatives mais est-ce que le parti est prêt ? Est-ce que vous n'avez plus de rebaleuse comme vous les appeler ?
Bah, je pense qu'on en a moins que dans le milieu journalistique maintenant ou il y a eu un certain ménage qui a été fait aussi, il faut dire, dans certaines rédactions. Vous savez le le nous avons été totalement transparents sur les dernières élections législatives. On a dit "Bon ben écoutez, c'éit un crash test." Enfin, en même temps, dans des délais qui étaient quand même extrêmement courts et et malgré le fait que nous avions demandé cette dissolution, objectivement, on s'attendait pas du tout à ce que il la décide.
Pour ça quand on me dit maintenant qu'est-ce que vous pensez que pense Emmanuel Macron ? J'ai dit non mais je m'arrête tout de suite là je parce que c'est pas c'est je ne peux pas réfléchir à la place de quelqu'un qui est pas rationnel en fait. Bon donc je ne sais pas ce qu'il est ce qu'il a à faire mais voilà on a tiré les leçons, on s'est mis en situation de pouvoir sur le plan matériel d'ailleurs aussi hein être le plus performant possible.
Je sais pas si on sera parfait qu'il l'it. Mais en tout cas euh la commission nationale d'investisseur depuis un an maintenant travaille à à investir le meilleur profil dans les circonscriptions et je pense que nous pourrons faire s'il y a des élections un excellent résultat. La Philippe de Billet qui sera un nouveau livre aujourd'hui qui fait dont la pétition a connu un grand succès.
Est-ce que vous pensez qu'il puisse imaginer un retour en politique et comment vous définiriez votre relation avec lui ? Je ne crois pas qu'il le souhaite. En tout cas, il ne m'a pas exprimé le choix de revenir en politique.
Il il m'a envoyé son livre. Je le remercie d'ailleurs publiquement. J'ai pas encore eu le temps de de le faire à titre individuel.
Euh voilà. Moi, j'ai des relations j'ai des bonnes relations avec Philippe Debillet. On échange de temps en temps.
Est-ce que cette candidature pourrait être un handicap pour vous ? Vous pourrez vous géneral à une élection présente. Ah oui, non mais alors ça vous jouez à ce petit jeu entre vous si vous voulez.
Le truc des hypothèses et si ma grand-mère avait des roulettes, ça ferait un bel autobus. Parce que moi euh aller commenter des hypothèses de quelqu'un qui a jamais dit qu'il voulait être candidat à la présidentielle mais que peut-être vous considérez avec vous, il pourrait l'être non ça je fais pas je là parce que c'est fatiguant en fait. Conseil d'état examine recours votre électorale depuis 14h.
Dans quel état d'esprit vous êtes ? Est-ce que vous êtes confiante ? C'est c'est pour le conseil départemental.
Ou c'est pour le conseil départemental. Euh écoutez, on verra bien. On verra bien.
Euh je je vous savez, je je l'avais dit, j'avais dit je ferai tous les recours possibles. Bon ben, je ferai tous les recours possibles. et y compris d'ailleurs c'est une dissolution parce que il vous a pas échappé que ayant saisi d'ailleurs la Cour européenne des droits de l'homme la cour européenne des droits de l'homme en urgence en référé bon c'est pas vraiment c'est pas comme ça que ça s'appelle mais disons que c'est l'équivalent du référé elle m'a dit bah c'est-à-dire que là pour l'instant il n'y a pas de préjudice réalisé donc ça veut dire que si demain il y a une dissolution que je dépose ma candidature et qu'on me la refuse il y aura un préjudice réalisé et que je le rappelle le Conseil constitutionnel est le juge de la validité de la candidature.
Donc à ceux qui parfois disent des sautises dans les journaux ou sur les plateaux, le recours qui serait fait sur la base du refus du préfet dont aé ma ma candidature ne passe pas par la voix de la QPC. Encore une autre procédure. Merci à tous.
Marine Le Pen