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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 30 septembre 2026 27 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSolidarités & familleInstitutions & élections

Les fins de mois feront-elles la fin du quinquennat ?

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse partielle

    Déficit et dette en hausse, qu'en pensent les Français ?

  • 1:05OuverteRéponse directe

    La dette préoccupe 83% des Français, pourquoi cette montée ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Les aides au carburant sont-elles suffisantes selon le sondage ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Les aides au carburant sont-elles liées à la communication sur la dette ?

  • 4:57OuverteRéponse directe

    Retour des Gilets jaunes ? Comparaison avec 2018.

  • 7:48OuverteRéponse directe

    Les Français veulent-ils plus de dépenses malgré la dette ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:03InvitéFait
    « L'État n'est plus en capacité de faire baisser les taxes sur les carburants. »
  • 17:16InvitéChiffre
    « 18% des Français considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président. »

Temps de parole

  • Invité31 %
  • Invité 227 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 217 %

≈ 3,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Vous

0:00
Présentateur

écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Déficit et dette en haut, c'est face à la hausse des prix du carburant. Le gouvernement qui met en place des aides ciblées, jugées insuffisantes par les Français. Un climat social qui plombe Emmanuel Macron, qui bat son record d'impopularité. C'est ce que révèle notre baromètre mensuel Odoxa pour Public Sénat et la presse régionale. Et pour en parler, nous sommes avec Erwann Lesson. Bonjour Erwann. Bonjour. Ravie de vous retrouver Erwann, directeur conseil à l'Institut de sondage Odoxa. Stéphane Vernet est avec nous. Stéphane qui représente la presse régionale, rédacteur en chef délégué à Ouest-Franche. Bonjour Stéphane.

0:41
Invité

Bonjour.

0:41
Présentateur

Et Émilie Zappelski est également de retour. Bonjour Émilie. Bonjour. Communicante, fondatrice de l'agence Émilie Conseil. On va parler d'abord du sujet majeur de ce baromètre, sujet de préoccupation des Français, la question du budget, la question du prix du carburant et des aides fournies par le gouvernement. D'abord Erwann pour commencer, puisque évidemment il est beaucoup question en ce moment de la dette du déficit, d'autant que demain le gouvernement présentera le budget en Conseil des ministres. Les Français, ils sont préoccupés par le niveau de la dette.

1:14
Invité

Oui, et c'est vrai que c'est souvent une surprise dans les sondages d'opinion, parce qu

1:18
Locuteur

'on

1:18
Invité

a l'impression que c'est un sujet un peu macro, dont les Français se préoccupent assez peu. Finalement, ce que révèle notre sondage,

1:25
Locuteur

c

1:25
Invité

'est que 83% des Français disent que c'est un sujet qui les préoccupe. C'est quasiment 10 points de plus que l'année dernière. 43% disent que ça les préoccupe beaucoup. C'est 15 points de plus que l'année dernière. C'est une préoccupation qui monte, parce que le sentiment, c'est que la dette et le déficit public, ça bloque tout. Et c'est un des synonymes de l'impasse dans lequel est le pays aujourd'hui. Et donc, nécessairement, c'est une inquiétude, parce qu'on a le sentiment que ça a une répercussion directe dans le quotidien, cet endettement national.

1:55
Présentateur

Juste, il y a des clivages politiques où tous les sympathisants, toutes tendances politiques confondues sont préoccupés par le

2:02
Locuteur

niveau de la dette ? Non,

2:03
Invité

la préoccupation à l'égard de la dette est un tout petit peu moins importante chez les sympathisants de la France insoumise, mais elle est largement majoritaire dans tous les électorats. C'est une préoccupation qui est transpartisane. Et c'est quelque chose qu'on avait déjà observé en 2012, quand la France a perdu son triple A. Ça avait été une inquiétude majeure chez les Français. Et ça avait été un des thèmes de campagne relativement inattendus, cette perte de la compétitivité économique française.

2:26
Locuteur

Ça

2:27
Présentateur

sera là aussi un thème de campagne, Stéphane, quand on voit le niveau de préoccupation. Aaron le rappelait, 83% des Français qui se disent préoccupés par le niveau de la dette.

2:35
Locuteur

–

2:35
Invité

Oui, mais moi je pense que tout le monde a bien compris qu'il y avait un problème sur la dette et les finances publiques. On l'a vu, on n'arrête pas de dire qu'en fait ça va avoir des répercussions dans notre quotidien. Il y a eu une époque où on a sans doute, on en a trop fait autour du sujet. Mais en fait ces répercussions, elles existent, elles sont réelles, elles sont matérielles,

2:53
Locuteur

elles

2:53
Invité

sont quotidiennes. Et on les voit tout de suite. C'est très simple. Je pense que la plupart des gens ont compris qu'en fait l'État n'est plus en capacité

3:02
Locuteur

de

3:03
Invité

faire baisser les taxes sur les carburants, ce qui est demandé parce qu'il n'y

3:08
Locuteur

a

3:08
Invité

plus de marge de manœuvre financière. Donc ça c'est aussi une conséquence directe et immédiate de l'endettement du pays et de la dégradation des finances publiques sur le quotidien des Français. Il y a une demande très forte sur la baisse des taxes. Et on voit bien que l'État ne veut pas le faire ou se dit en position de ne pas pouvoir le faire parce qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses. Donc voilà, ça c'est une conséquence directe de cette dégradation des comptes publics.

3:32
Présentateur

Est-ce que ce niveau, on va évidemment revenir sur les aides face au carburant, mais Émilie, est-ce que ce niveau de préoccupation très élevé des Français sur la dette, il est aussi lié finalement à une forme de communication du gouvernement depuis François Bayrou ? On a l'impression que le gouvernement martèle cette question de la dette, dans le but, disent-ils, de faire prendre conscience aux Français de l'ampleur de la dette et du déficit. Ça veut dire que ça a

3:56
Locuteur

marché ?

3:57
Présentateur

Oui, je pense que ça a marché. On voit bien que ça s'est installé comme un véritable sujet de discussion médiatique, publique, politique et qui est accepté par les Français et qui sont très responsables vis-à-vis de la situation financière. Mais je dirais qu'il

4:10
Locuteur

y

4:10
Présentateur

a le pendant,

4:11
Locuteur

c

4:11
Présentateur

'est-à-dire une dette pour quoi faire ? Je pense qu'il y

4:13
Locuteur

a

4:13
Présentateur

aussi cette réclamation des Français de dire « Ok, on est responsable de ce sujet, on veut bien s'en emparer, mais pourquoi faire ? »

4:22
Locuteur

Pour

4:22
Présentateur

un État qui répond de moins en moins à nos besoins, à nos attentes, en l'occurrence la taxe carburant. C'est-à-dire que c'est comme si on payait un peu pour quelque chose qui fuit tout le temps et qui ne répond pas à mes besoins concrets. Et ça, c'est insupportable. Et c'est pour ça que ça nourrit aussi certains électorats plus extrémistes, parce que c'est un État qui ne

4:41
Locuteur

va

4:41
Présentateur

pas bien financièrement, on en est conscient, mais qui en plus, malgré tout cet argent qui est amassé et qu'on me demande de faire des efforts en plus, je n'ai pas le retour en termes de services publics, en termes de baisse par exemple, là pour m'aider à aller au travail tous les jours de carburant, je n

4:56
Locuteur

'ai

4:56
Présentateur

pas cette baisse-là.

4:57
Locuteur

–

4:57
Présentateur

Et vous le dites, parce qu'on va parler des carburants, mais pour compléter ce que dit Émilie, Stéphane, ce n

5:03
Locuteur

'est

5:03
Présentateur

pas uniquement les carburants. C'est-à-dire que c'est aussi un sentiment chez les Français de payer des charges, des impôts et de ne

5:10
Locuteur

pas

5:10
Présentateur

avoir les services publics qui suivent,

5:11
Locuteur

de ne pas

5:12
Présentateur

avoir l'hôpital qui suit, de ne

5:13
Locuteur

pas

5:13
Présentateur

avoir l'école qui suit. C'est ça aussi qui crée le fossé ?

5:16
Invité

– Alors ça, ce sentiment-là, ou cette colère-là,

5:21
Locuteur

ou

5:21
Invité

cette insatisfaction-là, elle est très ancienne en fait. La problématique de l'efficacité de la dépense publique et des politiques publiques et l'idée de dire, je suis surtaxé, très imposé, vous savez bien que la France est un des pays de l'OCDE qui a le taux de prélèvement obligatoire le plus élevé, c'est toujours les mêmes qui payent, et l'impression qu'en fait cet argent, on ne sait pas où va l'argent. Ça, c'est un discours récurrent qui est très ancien.

Mais ces dernières années, avec le travail qui a été fait autour de la problématique de la dette, alors vous parliez de François Bayrou, mais ça a même commencé par Michel Barnier qui est le premier à faire de la pédagogie sur le sujet, les choses se sont installées, et puis il faut dire qu'on a eu deux exercices budgétaires calamiteux, où l'Assemblée nationale, on a assisté à un spectacle qui en fait a rebuté beaucoup de citoyens qui ne comprenaient pas ce qui se passait, pourquoi est-ce que les représentants du peuple comme ça s'écharpent dans l'hémicycle, autour de questions qui pourtant leur sont présentées comme fondamentales, ils n'arrivent pas à se mettre d'accord.

Deux fois, on n'a pas réussi à faire un budget, et le problème, c'est que là, on va rentrer dans une séquence où il y a fort à parier, qu'on va se retrouver à nouveau sur du pugilat dans l'hémicycle, et l'incapacité à se mettre d'accord sur un budget. Trois fois de suite, ça commence à faire plus que beaucoup.

6:38
Présentateur

D'autant qu'on a un télescopage, Erwan, et c'est aussi l'objet du baromètre, entre un budget qui va être difficile à faire passer lié à la situation politique, et dans le même temps, un climat social, un automne social très tendu, notamment sur les questions du pouvoir d'achat, et notamment sur la hausse des prix du carburant. Et là, vous avez posé la question aux Français, 75% d'entre eux trouvent que les aides aux gros rouleurs annoncées par le gouvernement sont insuffisantes.

7:03
Locuteur

–

7:03
Invité

Oui, ça montre que le compte n'y est pas

7:07
Locuteur

pour

7:07
Invité

les Français, parce que c'est une attente qui est tout à fait légitime et qui n'est pas comblée dans l'esprit des Français, et c'est encore plus élevé la part de personnes qui jugent que c'est insuffisant, dans les communes rurales, chez les ouvriers, les employés, les gens qui sont les plus dépendants de leur voiture, parce que pour une grande partie des Français, la voiture, c'est accéder à l'emploi, mais c'est aussi accéder aux loisirs, à la vie sociale.

Donc cette question de la voiture, elle est fondamentale, et c'est vrai que quand on regarde le profil de ceux qui sont encore plus nombreux à trouver que c'est injustifié, on retrouve la France qui roule, la France qui est un peu fâchée avec Emmanuel Macron. Donc c'est un élément de grogne sociale qui est à prendre en considération, évidemment.

7:46
Présentateur

– C'est aussi la France qui a fait les Gilets jaunes, c'est cette même France

7:50
Locuteur

? –

7:51
Invité

Oui, alors après, je ne sais pas s'il faut… Les contextes sont différents pour plein de raisons, mais d'abord le prix de l'essence est bien supérieur aujourd'hui qu'en 2018, mais en 2018, les Gilets jaunes,

8:03
Locuteur

c

8:03
Invité

'était d'abord la conséquence d'une nouvelle taxe, la taxe carbone, qui faisait qu'il y avait l'idée que ça suffisait, qu'il fallait arrêter. Là, aujourd'hui, il n

8:13
Locuteur

'y a

8:13
Invité

pas de nouvelle taxe, et en fait, c

8:14
Locuteur

'est

8:14
Invité

le contexte international qui fait que les prix à la pompe explosent. Le problème, c'est que tout le monde a bien compris que ça ne

8:19
Locuteur

va

8:19
Invité

pas s'arrêter du jour au lendemain, que le risque, c'est que ça continue à augmenter, et effectivement, c'est insupportable pour toute une partie de la population. Donc, il y a une demande très forte par rapport à des aides, et le compte n'est pas, vous avez raison, 100 euros d'aides aux gros rouleurs, 100 euros, aujourd'hui, ce n

8:34
Locuteur

'est

8:34
Invité

pas un plein, en fait. C'est totalement insuffisant. Le problème, c'est que 100 euros…

8:38
Présentateur

D'après le gouvernement, ça représente 40 centimes par litre, à peu près.

8:42
Invité

Oui,

8:42
Locuteur

non,

8:42
Invité

mais c'est… d'accord, mais c'est totalement insuffisant par rapport à la détresse, la situation d'un grand nombre de ménages dans ce pays, de gens qui travaillent et qui ne peuvent plus faire le plein pour aller bosser. Enfin, je veux dire, on en est là. Et le problème, si vous voulez, c'est que, d'un autre côté, si vous remettez ça à l'échelle du macro, 100 euros par personne, c'est insuffisant, c'est rien. Mais si vous multipliez par le nombre d'allocataires, etc., et vous mettez ça à l'échelle des finances du pays, ça se compte en centaines de millions, en milliards, à un moment où on n'a plus d'argent dans les caisses. Donc, voilà, les deux thématiques se…

9:18
Présentateur

5 millions de

9:20
Locuteur

français qui sont concernés par la tête. Si ces aides

9:22
Invité

sont insuffisantes, ça représente une goutte d'eau à l'échelle individuelle. Donc, j'ai envie de vous dire, quasiment, ça ne sert à rien. Mais par contre, ça coûte très cher aux finances publiques, à des finances publiques qui sont exsangues. Et c'est là qu'il y a les deux temporalités, si vous voulez, ce télescope et ces deux réalités, en fait, sont incompatibles. Il y

9:40
Locuteur

a

9:40
Invité

quelque chose qui ne colle plus.

9:41
Locuteur

–

9:41
Présentateur

Vous faisiez allusion aux Gilets jaunes. Quelle année ? 2018. Voilà, on est en 2026. Et on a l'impression d'un retour à la case départ avec une situation qui n'a pas été modifiée. C'est-à-dire qu'il n

9:53
Locuteur

'y a

9:53
Présentateur

pas de prise en compte. Toutes ces personnes dont vous parlez, qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler, ou des gros rouleurs, ils n'ont pas vu d'amélioration, de prise en compte meilleure qu'en 2018, où déjà, ils alertaient en disant, on n

10:06
Locuteur

'est

10:06
Présentateur

pas traité de la même façon, on n'a pas des transports en commun. Quand l'essence augmente, que ce soit pour une taxe, pour l'écologie, ou actuellement, à cause de l'international, on est empêchés de travailler. Et notre situation n'a pas été modifiée.

10:19
Locuteur

C

10:19
Présentateur

'est-à-dire que là, en effet, c'est des gouttes d'eau, c'est du saupoudrage, mais il n

10:23
Locuteur

'y a

10:23
Présentateur

pas eu de modification un petit peu plus structurelle pour les aider. Il n

10:26
Locuteur

'y a

10:26
Présentateur

pas de prise en compte. Et je pense que ça, en effet, ça alimente cette colère qui était déjà là et qui recommence. Et c'est fou qu'on arrive à cette situation en fin de mandat, double mandat, d'Emmanuel Macron à peu près la même situation dans les mêmes données,

10:42
Locuteur

c

10:42
Présentateur

'est-à-dire les mêmes besoins, auxquels on n'a aucune réponse et qui vont créer cette colère sociale.

10:49
Invité

Et puis c'est ce que disait Stéphane Vernet, il y a le sentiment que c'est perdant-perdant. On fait des mauvais choix du point de vue de la dette et on fait des mauvais choix qui impactent les Français. Les Français qui ont tendance à se comparer aux Belges et aux Espagnols, où ils disent que le choix de baisse des taxes a été quand même salvateur dans ces pays, pourquoi on ne le fait pas ? Donc ça fait remonter la colère à l'égard de l'exécutif. Et le sentiment aussi, et ça on l'a souvent entendu dans les enquêtes d'opinion ces dernières années, que le gouvernement privilégie la dette à la qualité de vie des habitants. Et ça, ça peut être un sujet aussi d'énervement.

11:24
Présentateur

Et d'où la troisième question que vous avez posée, Erwan. 62% des Français qui pensent que malgré le niveau de la dette, l'État doit consacrer davantage d'argent à la baisse des prix du carburant et aux aides. Et puis 35% qui pensent que, compte tenu du niveau de la dette, l'État doit éviter de nouvelles dépenses importantes, même si ça implique qu

11:45
Locuteur

'il

11:45
Présentateur

y

11:45
Locuteur

ait

11:45
Présentateur

moins d'aides. Là, les Français sont un tout petit peu plus partagés.

11:49
Invité

Oui, mais ceci dit, quand on a dit 83%, ils étaient préoccupés par le niveau de la dette et qu'ils sont 6 sur 10 à nous dire, mais quelle que soit la dette, il faut baisser les prix sur les carburants. Ça montre qu'ils font quand même primer l'urgence sociale sur l'austérité budgétaire. Ça, c'est le point quand même le plus important parce qu'ils ont le sentiment que c'est légitime, parce que c'est une urgence du moment et parce que aussi les recettes pour réduire la dette et les déficits ne sont pas les mêmes du point de vue de l'État que du point de vue des Français.

Les Français savent que si on veut diminuer la dette, il faut nécessairement soit augmenter les recettes à travers les impôts, soit baisser les dépenses en dégradant les services publics. Mais il y a des services aux habitants et des aides sur lesquelles ils ne veulent pas qu'on revienne et visiblement, ce qu'indique le sondage, c'est que l'aide à rouler, à pouvoir se déplacer est un peu quelque chose d'assez incontournable.

12:44
Présentateur

Donc, ils sont préoccupés par la dette mais ils considèrent que c'est à d'autres de payer pour réserver la dette.

12:51
Invité

L'urgence prime et puis de toute façon, après, on veut toujours faire contribuer ce qu'on n'est pas. Donc, ils sont très favorables à ce qu'on augmente les impôts sur les grandes entreprises qui font des profits, à ce qu'on augmente les impôts des Français les plus aisés, à ce qu'on supprime les allocations familiales ou à ce qu'on les conditionne. Pareil pour les allocations chômage, les aides aux entreprises. Donc, ils sont aussi pour qu'on réduise la dépense publique dans la culture. Enfin, tout un ensemble de choses. Qu'on réduise le train de vie de l'État, le millefeuille des collectivités. Mais, dans la réalité, il va falloir faire des arbitrages.

13:22
Locuteur

Ils

13:22
Invité

en sont bien conscients.

13:23
Locuteur

C

13:23
Invité

'est juste que là, on a une urgence sociale qui prédomine dans leur esprit.

13:26
Présentateur

Non, mais ce qui est intéressant, ce que vous dites, c'est que les Français, ils disent, allez plus loin. OK, on est tous conscients que la dette, maintenant, c'est un véritable problème, qu'on ne

13:33
Locuteur

peut

13:33
Présentateur

pas continuer indéfiniment à vivre au-dessus de nos moyens. Par contre, ils lancent des pistes. Et c'est ça qu'on n'a pas, pour l'instant, au niveau politique, où on a ici ou là un petit peu, mais on en reste au constat financier, finalement. Ce qu'ils demandent, les Français, c'est des choix plus de société. Et, globalement, ce qu

13:49
Locuteur

'ils

13:49
Présentateur

disent, c'est que le modèle social, et moi, ça me fait rigoler quand on dit la France est majoritairement de droite, sur le plan de tout ce qui concerne le social, elle est complètement à gauche. En tout cas, ça relève plutôt d'une idéologie de gauche, c'est-à-dire, occupez-vous de nous. On a besoin quand même d'un État-providence qui s'occupe des plus fragiles, mais on a du mal à le faire. Donc, il y a véritablement des messages sur aller plus loin, sur qu'est-ce que vous nous proposez, quelle politique vous nous proposez, quel choix on peut faire parce qu'on a conscience qu'on ne

14:15
Locuteur

va

14:15
Présentateur

pas pouvoir arroser pour tout. Et ils sont véritablement responsables et ils sont en attente de quelque chose de plus solide que ce qu'ils voient dans cette pré-campagne présidentielle. Et, justement, cette mobilisation sociale percute ce que vous appelez la pré-campagne présidentielle, Émilie, la campagne même présidentielle, et notamment la mobilisation des lycéens. On va voir ce qu'on disait ce matin Gabriel Attal, invité de CNews.

14:39
Locuteur

La

14:40
Invité

France insoumise, à nouveau, se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique. Ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes

14:48
Locuteur

à

14:48
Invité

se mettre en danger eux-mêmes, à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics. Et c'est totalement insupportable.

14:58
Locuteur

Voilà,

14:59
Présentateur

tournure très politique. On entend Gabriel Attal, mais aussi le gouvernement, la droite, accuser la France insoumise d'encourager cette mobilisation lycéenne, voire de la récupérer.

15:08
Locuteur

Oui,

15:09
Invité

parce que la France insoumise soigne la jeunesse, ça fait partie de sa stratégie électorale depuis longtemps, c'est d'aller chercher les jeunes, qui est un terreau intéressant pour eux. Mais bon, ça c

15:21
Locuteur

'est

15:21
Invité

de la politique. Moi, je crois qu'il

15:25
Locuteur

y a

15:25
Invité

4,5 millions de primo-votants l'année prochaine. Donc, c'est-à-dire de jeunes qui sont en âge de voter pour la première fois à une présidentielle. et on sait que dans cette population très jeune,

15:38
Locuteur

il

15:38
Invité

y a une majorité de nouveaux citoyens et de nouveaux électeurs qui sont tentés par la radicalité, que ce soit la France insoumise ou le Rassemblement national. Donc, il y a un enjeu. Ceci étant, je suis désolé, mais je ne suis pas sûr que les lycéens qui se mobilisent se mobilisent parce que la France insoumise les pousse à se mobiliser ou leur demander de descendre dans la rue. Je pense qu'ils descendent dans la rue parce qu'ils trouvent que les conditions dans lesquelles ils ont accès à l'éducation sont indignes. C'est ça leur message. Donc, il y a deux choses.

Oui, il y a une présence de la France insoumise parce que, encore une fois, c'est leur stratégie d'amener des nouveaux votants, etc., à s'inscrire sur les listes électorales, à se mobiliser pour l'élection. Mais le problème de fond, ce n

16:24
Locuteur

'est

16:24
Invité

pas la France insoumise qui l'a mise sur la table.

16:27
Locuteur

Non,

16:28
Présentateur

et même, je dirais même plus, c'est plutôt pas mal qu'un parti politique s'intéresse à la jeunesse parce que c'est quand même un angle mort la plupart du temps des campagnes présidentielles parce qu'on sait que c'est quand même plutôt les gens plus âgés qui votent et on a un déficit véritablement de messages et de projets vis-à-vis de la jeunesse. C'est vrai que cette stratégie de LFI qui, je crois, est assez payante parce qu'il récupère une partie des jeunes. Il parle d'écologie, il parle d'autres sujets qui ne sont pas vraiment abordés par les autres partis politiques.

Bon, si on peut s'adresser à la jeunesse et les faire se mobiliser et s'inscrire et faire en sorte qu'ils votent, c'est pas mal, même si, évidemment, il y a des manifestations aussi. Et un climat social, évidemment, très politique et on va le voir dans le baromètre puisque, Rohan, chaque mois, vous mesurez la cote de popularité de l'exécutif et des principaux leaders politiques. On va commencer par Emmanuel Macron. La cote de popularité n'a jamais été aussi basse.

17:17
Invité

Exactement. 18% des Français considèrent qu'Emmanuel Macron est un bon président.

17:22
Locuteur

Il

17:22
Invité

n'a jamais été mesuré à un niveau aussi bas. Mais là où c'est intéressant, c'est de regarder dans le détail où est-ce qu'il a baissé parce qu'il perd 7 points de cote de popularité. Et en fait, c'est chez les sympathisants du centre qui perd le plus de points. 27 points. Il passe de 81% des sympathisants du centre qui considéraient qu'il était un bon président en juin à 54% aujourd'hui. Alors, il perd 20 points chez les sympathisants en renaissance ce qui le fait quand même rester à 74% parce qu'il était à 94%. Mais il perd 30 points chez les sympathisants en horizon où il passe largement sous la barre des 50%. Il passe aussi sous la barre des 50% chez les sympathisants du modem.

Donc finalement, c'est le centre qui se décroche. Aujourd'hui, il n'y a que 50% des électeurs d'Emmanuel Macron au premier tour de l'élection présidentielle 2022 qui jugent qu'il est un bon président. Ça rappelle les frondeurs de François Hollande. Finalement, c'est son socle de référence qui se disloque. Et François Hollande, c'est le seul président avec Emmanuel Macron qui a atteint un niveau si bas en code de popularité. 16%, c'est le record négatif de la Ve République, sachant que les minimas pour Nicolas Sarkozy, pour Jacques Chirac, pour François Mitterrand, ça tourne plutôt autour de 30%. Donc globalement, ce qu

18:32
Locuteur

'on

18:32
Invité

peut dire,

18:32
Locuteur

c

18:32
Invité

'est qu'en fin de mandat, Emmanuel Macron se hollandise plus qu'il ne se chiracise. Il y a une espèce de rupture de confiance, mais aussi d'absence de bienveillance à son égard, à la différence quand même de François Mitterrand et de Jacques Chirac qui ont aussi fait deux mandats. Il n

18:46
Locuteur

'y a

18:46
Invité

pas eu de la respiration d'une cohabitation pour faire remonter sa cote de popularité et systématiquement au premier plan. Ça le dessert, mais en tout cas, la rupture avec les Français est très forte.

18:55
Présentateur

Mais qu'on explique comment, Erwann ? Est-ce que ça s'explique parce que pour la première fois, un président, après deux mandats, est dans l'impossibilité de se représenter, donc les Français ont tourné la page et pour Emmanuel Macron, c'est du passé ? Ou est-ce que ça s'explique justement par ce climat social et ils rendent Emmanuel Macron responsable de leur situation et de leur porte-monnaie

19:13
Locuteur

?

19:13
Invité

Oui, tout à fait, c'est ça. C'est le sentiment que, et sur le fond et sur la forme, c'est un président qui ne fait pas les choix qu'attendent les Français. Depuis le passage en force de la réforme des retraites,

19:25
Locuteur

puis

19:25
Invité

la dissolution actée en 2024 qui a été un échec politique, il y

19:29
Locuteur

a

19:29
Invité

le sentiment que, sur la forme, les choses ne sont pas bien faites et sur le fond, avec déjà la réforme des retraites mais avec d'autres projets qui semblent contraires à ce qu'attendent les Français, il y a le sentiment que le compte n'y est pas non plus et ce qui a parachevé ce sentiment, c'est l'endettement national extrêmement élevé, alors même que c'est vraiment le sujet sur lequel les Français faisaient extrêmement confiance à Emmanuel Macron. Donc, il y a vraiment le sentiment qu'il n'est plus la personne ad hoc pour relancer la France et donc il y

20:00
Locuteur

a

20:00
Invité

un divorce et puis il y a aussi ce sentiment qu'il est déconnecté des Français qui crée un peu de l'animosité. Donc, ça va un peu plus loin que le rejet.

20:08
Locuteur

Il y

20:08
Invité

a une espèce d'animosité un peu affective chez les Français. En tout cas, le lien est très fortement rompu.

20:14
Présentateur

– Et des Français qui lui reprochent, alors on en revient à ce qu'on disait, mais qui lui reprochent aussi par ses choix, Erwan, vous me dites si j

20:22
Locuteur

'ai

20:22
Présentateur

une bêtise, mais d'empêcher justement les aides et d'empêcher finalement une forme de quoi qu'il en coûte.

20:27
Invité

– Oui, alors moi, ce qui est intéressant, c'est que si j'ai bien compris comment l'étude a été faite avant sa prise de parole aux peinteurs de la semaine dernière. Donc, je serais curieux de voir si ça a un impact ou pas du tout sur sa cote. On verra ça dans le prochain baromètre. L'autre chose que je trouve très impressionnante dans ce que vous vous énoncez, c'est le décrochage auprès des sympathisants de Renaissance. Renaissance, c'est quand même son parti.

20 points de décrochage, je trouve que c'est assez surprenant et assez inédit, mais je pense que ça dit aussi beaucoup du fait, à mon avis, mais peut-être je me trompe, qu'une partie de son électorat ou de ses sympathisants lui reprochent la dissolution ratée de 2024, qui est vécue par beaucoup comme le point zéro d'une espèce de décrochage, la perte de majorité, le bordel

21:24
Locuteur

à l'Assemblée.

21:27
Invité

J'imagine que ça fait partie aussi de l'équation, parce que ce décrochage,

21:31
Locuteur

je

21:31
Invité

le trouve vraiment très important. Il y a le début de la guerre de succession aussi sur cet espace politique, parce qu'aujourd'hui, Gabriel Attal ou Édouard Philippe ont des codes d'adhésion supérieurs à ce niveau-là chez les sympathisants Renaissance.

21:43
Présentateur

Mais je pense qu'Emmanuel Macron, il y a une sorte de déception par rapport à la promesse qui était très forte à la base, 2017. En gros, vous avez dit Mozart de la finance, on en parle comme ça. et puis aussi cette idée de changer gauche-droite, on prend tout ce qui est pragmatique, on y va en changement. Il y

21:57
Locuteur

a

21:57
Présentateur

une grosse déception. Et après, je pense que le décalage quand même aussi vis-à-vis de la population, ce que vous dites, c'est-à-dire qu'il n'a jamais réussi à obtenir un lien que Sébastien Lecornu peut-être peut avoir un petit peu plus, un lien plus proche avec les gens, de considérer et d'être dans un monde qui vraiment comprend ce qu'ils vivent au quotidien. ce décrochage...

22:17
Locuteur

Oui, il n'y a que deux Français sur dix qui

22:18
Invité

considèrent qu'il est proche des gens. C'est quand même... C

22:21
Présentateur

'est énorme. On va regarder juste quand même la popularité de Sébastien Lecornu rapidement. Il prend le toboggan, lui aussi Sébastien Lecornu, moins 8 points, 24% de popularité. Stéphane, vous vouliez dire juste un petit

22:32
Locuteur

mot rapidement Non, je voulais juste

22:34
Invité

rappeler qu'Emmanuel Macron avait fait campagne en 2016, il sort un manifeste qui s'appelle Révolution,

22:38
Locuteur

il

22:38
Invité

fait campagne et dix ans après, la Révolution n

22:41
Locuteur

'a

22:41
Invité

pas eu lieu. Et je pense que c'est ça aussi.

22:43
Présentateur

Alors justement, sur la suite, sur la succession, vous avez commencé à en parler Erwan puisqu'il y a aussi ce qu'on appelle le palmarès de l'adhésion qui mesure la cote de popularité des principaux responsables politiques. C'est toujours Jordan Bardella et Marine Le Pen qui sont en tête. Je dis toujours parce que ça fait 3-4 mois maintenant, 3-4 baromètres qui

23:01
Locuteur

sont en tête. Ça fait

23:02
Invité

un petit moment parce qu'Edouard Philippe a reculé fortement depuis le début de l'année.

23:06
Présentateur

Voilà, parce que c'est vrai qu'Edouard Philippe a trusté longtemps la première place de ce palmarès mais là c'est toujours Jordan Bardella et Marine Le Pen mais ils baissent.

23:13
Invité

Oui, parce que Rian, on a un contexte qui est doublement négatif aujourd'hui. Non seulement on a une gronde sociale et des inquiétudes multidimensionnelles,

23:23
Locuteur

c

23:23
Invité

'est-à-dire qu'il

23:23
Locuteur

y

23:23
Invité

a le climat, la hausse du pouvoir d'achat, la dette et le déficit public, les tensions politiques au national, à l'international, la montée des radicalités en politique. Donc il y a énormément de choses qui inquiètent les Français et en plus on entre dans le vif de la campagne présidentielle et donc ce qu'on appelle la bienveillance transpartisane, c'est d'ailleurs une espèce de sympathie pour les candidats qui sont proches de notre bord, finalement ça retombe. Alors il y

23:49
Locuteur

a

23:49
Invité

une baisse pour Marine Le Pen et Jordan Bardella qui perdent respectivement 4 et 5 points, c'est chez LR et chez Reconquête. Donc ça se dégrade dans les électorats périphériques parce que chaque camp durcit un peu la frontière avec les autres et c'est vrai que là c'est une vague de rentrée où on a des baisses très fortes pour tous les candidats sur les codes de

24:08
Locuteur

la région.

24:08
Invité

Même

24:08
Locuteur

si

24:08
Présentateur

parce que Bruno Rottario par exemple il perd aussi 6 points. Il

24:11
Invité

perd 6

24:11
Locuteur

points, il en perd même 13

24:12
Invité

par rapport au moment où il était ministre de l'Intérieur. Alors il avait déjà baissé en n'allant pas dans le gouvernement le corps nu, il avait déjà baissé chez les sympathisants Renaissance. Aujourd'hui il baisse même chez les sympathisants LR, il passe de 76% à 62% de codes d'adhésion chez eux. Ça montre que il se passe peut-être quelque chose, il

24:31
Locuteur

y a

24:31
Invité

une candidature de David Lissnard dont on parle de plus en plus, il y

24:33
Locuteur

a

24:33
Invité

la question d'un rapprochement avec Edouard Philippe. Les sympathisants LR se posent peut-être des questions sur la pertinence de la candidature de Bruno Rottario mais ça reste quand même leur champion.

24:42
Locuteur

Et

24:42
Présentateur

la rentrée du Rassemblement National qui est percutée par les écrits, enfin Mediapart qui révèle que Jordan Mardella aurait écrit des propos antisémites lorsqu'il était jeune, ça fait évidemment réagir au Rassemblement National. On va écouter Sébastien Chenu, le vice-président du parti.

25:03
Invité

On voit bien, on vient de gagner les séatoriales, on vient de former un groupe, on fait la course en tête, c'est la situation la plus difficile que celle de faire la course en tête et si paradoxalement beaucoup de gens nous veulent du mal, beaucoup de gens nous veulent du bien aussi et donc effectivement tous les coups sont permis et les mauvais coups des loyaux en l'occurrence le sont.

25:22
Présentateur

Voilà, des attaques politiques, c'est ce que répond le Rassemblement National mais Stéphane,

25:26
Locuteur

vous

25:26
Présentateur

posez ce matin à la Une de Ouest France dans votre édito une question justement politique, est-ce que tout ça rediabolise le RN

25:32
Locuteur

?

25:33
Invité

Moi je pense que c'est de nature d'avoir un impact alors que les écrits en question soient avérés ou pas, etc. c'est une autre question mais de toute façon le mal est déjà fait. Je pense que c'est un impact direct sur l'image de ce parti qui depuis 15 ans en fait travaille à ce qu'on appelle la dédiabolisation, la rupture avec Jean-Marie Le Pen, la transformation du Front National en Rassemblement National, les prises de position très fortes sur tous les candidats ou du Rassemblement National qui ont dérapé sur des propos racistes ou antisémites qui sont exclus d'office, etc.

La stratégie de la cravate, enfin tout ça a été très soigné pendant longtemps et là on découvre que le président de ce parti aurait eu des propos antisémites peut-être dans sa jeunesse,

26:16
Locuteur

d

26:16
Invité

'accord, mais n'empêche que...

26:18
Présentateur

Juste Émilie, pour terminer votre oeil de communicante là-dessus sur la stratégie de communication du Rassemblement

26:22
Locuteur

National.

26:23
Présentateur

C'est toujours on nous empêche, un peu victimaire, on est aux portes du pouvoir et on nous empêche. Moi je ne

26:28
Locuteur

suis

26:28
Présentateur

pas sûr que pour l'électorat de base ça change quoi que ce soit, ses propos et tout ça. Par contre, pour les gens de droite qui seraient tentés, pour

26:35
Locuteur

rassembler au deuxième tour. Ça peut changer la donne en effet.

26:39
Présentateur

Merci à tous les trois. Merci beaucoup. Erwann, rendez-vous le mois prochain

26:42
Locuteur

pour

26:43
Présentateur

le prochain varomètre. Stéphane, nous on se retrouve lundi. Émilie, on se retrouve très vite. Merci beaucoup. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous.

26:51
Locuteur

On

26:51
Présentateur

vous souhaite une très bonne journée. A demain. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat.