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Podcast / conversationFrance Inter — L'invité du week-end (sur Site radio)· 29 août 2026 19 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & famille

Présidentielle 2027 : François Hollande, le recours qui pourrait surgir dans la course à l’Élysée

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Est-ce que le RN a d'ores et déjà gagné, selon vous ?

  • 2:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est au fond la possibilité la plus plausible aujourd'hui ?

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Ce front républicain existe-t-il encore fondamentalement ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Marine Le Pen a désormais toutes les cartes en main pour remporter cette présidentielle. Elle a tout de même quelques points faibles, non ?

  • 6:34FerméeRéponse directe

    Sur la question des retraites, elle opterait effectivement pour rester à 62 ans.

  • 6:45ComplaisanteRéponse directe

    L'hésitation, elle a tranché dans le même temps le MEDEF sur les retraites.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:38PrésentateurChiffre
    « elle arriverait en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 33-35% des intentions de vote. »
  • 0:44PrésentateurChiffre
    « Lundi, l'autre institut de sondage, Harris Interactive, l'a placé aussi au-delà de 30% et elle gagnerait tous les seconds tours testés. »
  • 2:38InvitéChiffre
    « il y a dix ans, en septembre 2016, à peu près à la même époque, à sept mois, sept à huit mois du premier tour, elle était autour de 23 à 25% aussi. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Invité 231 %
  • Présentateur19 %
  • Invité 36 %

≈ 1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Jeudi, ils étaient 7, 7 sur le cours central de Roland-Garros pour un grand oral face à des patrons réunis par le MEDEF, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Rotaillot et Marine Tondelier. Un premier débat pour une présidentielle qui va rythmer les 8 prochains mois et une question qui se profile déjà, et si tout était déjà joué ?

0:20
Présentateur

Et deux invités pour en parler ce matin et se projeter, Mathieu Gallard, bonjour. Bonjour. Directeur d'études chez Ipsos, Pauline de Saint-Rémy, bonjour. Bonjour. Directrice de la rédaction de Politico, que des directeurs ce matin, et commençons par Marine Le Pen, car selon un baromètre IFOP fiducial paru ce mercredi, elle arriverait en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 33-35% des intentions de vote. Lundi, l'autre institut de sondage, Harris Interactive, l'a placé aussi au-delà de 30% et elle gagnerait tous les seconds tours testés. Alors, au fond, Mathieu Gallard, est-ce que le RN a d'ores et déjà gagné, selon vous ?

0:59
Invité

Alors, la grande différence par rapport aux élections de 2017 et de 2022, c'est que cette fois, clairement, l'hypothèse d'une victoire de Marine Le Pen et du Rassemblement national, elle est tout à fait envisageable. Est-ce que... C'est la première fois. Oui, en 2017, c'était totalement inenvisageable. En 2022, il y avait peut-être un trou de souris, mais au final, les choses ne se sont pas du tout matérialisées pour qu'elle l'emporte. Elle a fait 42% au second tour. Après, il faut raison garder. Déjà, on est à 8 mois du premier tour. Il va y avoir une campagne électorale. Il va se passer beaucoup de choses. Il peut y avoir des surprises qui vont être défavorables à Marine Le Pen.

Et on sait qu'historiquement, elle a plutôt tendance à perdre des points au cours d'une campagne électorale. Et puis, le deuxième point qu'il ne faut pas oublier et qu'on oublie souvent, c'est qu'élection après élection, à chaque fois que le Rassemblement national paraît en mesure de l'emporter, le Front républicain se met en place. Alors, il se met en place de manière de plus en plus affaiblie, de plus en plus dégradée. Mais est-ce que cette année, au second tour, si Marine Le Pen y accède bien, il n'y aura plus du tout ce Front républicain et ça lui permettra de l'emporter ? C'est quand même loin d'être acquis. Il faut faire attention.

2:00
Présentateur

Le RN peut gagner, nous dit Mathieu Gallaret. L'autre question, c'est est-ce que c'est au fond la possibilité la plus plausible aujourd'hui, au-delà même de cette possibilité qui existe, on l'a compris ?

2:13
Invité

Alors, très factuellement, oui.

2:15
Présentateur

Tous les sondages le disent quand même aujourd'hui.

2:16
Invité

Tous les sondages le disent et pas seulement depuis la rentrée, depuis plusieurs mois. Et ça s'est confirmé quand Marine Le Pen a officialisé sa candidature à la présidentielle au mois de juillet. Elle est donc, vous l'avez dit, autour de 33% selon les instituts, 33% d'intention de vote. Pour vous donner une idée, il y a cinq ans, corrigez-moi si je me trompe, Mathieu Gallaret, elle était plutôt autour de 25% d'intention de vote au premier tour. Et il y a dix ans, en septembre 2016, à peu près à la même époque, à sept mois, sept à huit mois du premier tour, elle était autour de 23 à 25% aussi. Donc, ça fait une différence fondamentale.

Factuellement, elle a toutes les cartes en main pour l'emporter. Et j'ajouterais même quelque chose qui me semble assez inquiétant si on se concentre sur la question des électeurs indécis. Alors, ce n'est pas moi l'experte en sondage, donc vous me corrigerez encore une fois. On a publié sur le site de Politico une étude qui émane d'un institut américain qui s'est penché sur la question des électeurs indécis. Pas seulement en France, mais dans plusieurs pays européens, ainsi qu'aux Etats-Unis et en Australie. Et ce qui ressort, sans grande surprise, c'est qu'il y a une poussée de l'extrême droite et des partis populistes dans tous ces pays.

Ce qui est plus inquiétant, c'est que la France apparaît comme un cas particulier au sens où, chez ses électeurs indécis, le Rassemblement national et Marine Le Pen, donc, apparaissent comme la seule alternative possible. C'est-à-dire que le rejet des partis du centre ou centraux, où on pourrait les qualifier également de modérés, est tellement fort qu'une partie croissante de ses électeurs, encore une fois, indécis. Donc, ils s'abstiennent ou ils votent le RN. Pour l'instant, ils ne savent pas ce qu'ils vont faire, mais le RN leur paraît être la seule alternative possible.

Ce sera très difficile pour tous les autres candidats, selon moi, de lutter contre ça, à un moment où, par ailleurs, il y a un contexte qui est très compliqué, contexte économique, on y reviendra peut-être, contexte de chômage qui repart à la hausse, etc. Et sentiment général d'un effondrement de l'État qui nourrit ce vote-là.

4:12
Présentateur

Ce front républicain, Mathieu Gallard, que vous évoquiez, existe-t-il encore fondamentalement ? On a le sentiment qu'un autre front républicain se dessine, parfois, pour empêcher, cette fois-ci, l'avancée de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, en l'occurrence.

4:26
Invité

Alors, le front républicain anti-Rassemblement national, on nous dit à chaque fois qu'il ne fonctionne plus, et puis, on a parfois des surprises, comme lors des législatives anticipées de 2024, ou quelques jours avant le second tour, tout le monde s'attendait encore à ce que le RN obtienne une majorité au moins relative. Finalement, il est arrivé en troisième position parmi les trois grands blocs.

4:45
Présentateur

Donc, il fonctionnait encore il y a deux ans à peine ?

4:47
Invité

Voilà. Est-ce qu'il fonctionnera cette année ? Enfin, l'an prochain, évidemment, je n'en sais rien, mais il ne faut pas non plus exclure l'hypothèse. Après, c'est certain qu'il y a aussi un front qui est en train de se dessiner pour faire barrage à la France insoumise, à Jean-Luc Mélenchon. Dans la plupart des enquêtes qu'on peut faire, on voit à quel point ce parti, ce candidat, font peur à une partie importante des Français, peut-être plus que Marine Le Pen, plus que le RN. Donc, c'est une possibilité que, en tout cas, si Jean-Luc Mélenchon doit affronter Marine Le Pen au second tour, l'opposition majoritaire se fasse contre la France insoumise et contre Jean-Luc Mélenchon.

Là encore, je pense qu'il faut rester extrêmement prudent. C'est une hypothèse qui, aujourd'hui, est quand même un petit peu gazeuse. Donc, il faudrait voir comment la campagne se met en place et quelles seraient les stratégies des candidats.

5:29
Présentateur

Lorsque vous nous dites, Pauline de Saint-Rémy, Marine Le Pen a désormais toutes les cartes en main pour remporter cette présidentielle. Elle a tout de même quelques points faibles, non ? Son rapport à l'expérience, son rapport au pouvoir, sa crédibilité sur les sujets économico-sociaux, non ?

5:45
Invité

Elle a évidemment des points faibles. Je vais y venir dans une seconde. Je voulais juste ajouter sur le front républicain, et c'est vrai qu'il s'est constitué en 2024 et qu'il a empêché, d'une certaine façon, le Rassemblement national d'obtenir une majorité à l'Assemblée et de gouverner. Il a eu un effet pervers, c'est qu'il a aussi masqué grandement la progression du RN, qui a obtenu plus de 10 millions de voix lors de ses élections législatives. C'est pour ça que je pense qu'il faut vraiment quand même garder en tête qu'en effet, elle a toutes les cartes en main, elle a évidemment des points faibles.

Je pense que c'est à cela que vous faisiez allusion il y a quelques instants, notamment la question de son programme économique, qui n'est pas forcément un point faible en tant que tel, ce sont plutôt ses hésitations et ses altermoiements, qui, je pense, pourraient lui poser des problèmes au moment d'un éventuel débat d'entre-deux-tours, par exemple.

6:29
Présentateur

L'hésitation, elle a tranché dans le même temps le MEDEF sur les retraites, par exemple. Sur la question des retraites, c'est vrai. Elle opterait effectivement pour rester à 62 ans. C'est un marqueur fort, un marqueur social, comme on le qualifie parfois.

6:41
Invité

Tout à fait, elle a assumé ça. Alors qu'elle s'adressait, en l'occurrence, alors bien sûr, c'était retransmis à la télévision, mais elle s'adressait au patron, et c'est évidemment une mesure qui est très impopulaire chez les patrons. De l'autre côté, elle a aussi, lors du même débat, annoncé qu'elle était favorable à une règle d'or budgétaire, et qu'elle allait bientôt présenter un plan de 125 milliards d'euros d'économie. Alors, elle n'a absolument pas précisé comment elle faisait ses 125 milliards d'euros d'économie, mais voilà, elle joue un peu sur différents tableaux.

On pourrait ajouter aussi, dans les points faibles, mais c'est lié à la question du programme économique, les divisions qui pointent au sein de son parti, avec Jordan Bardella qui a brillé par son absence lors de ce débat à la rentrée du MEDEF.

7:18
Présentateur

Et Mathieu Gallard sur cette ligne qui oscille entre Marine Le Pen, Jordan Bardella, et Marine Le Pen qui finit par trancher sur un certain nombre de sujets.

7:25
Invité

Oui, on voit bien qu'il y avait deux lignes. Une ligne incarnée par Marine Le Pen qui était plus une ligne populiste. On va avoir des options plutôt sociales, et une ligne plutôt d'union de la droite incarnée par Jordan Bardella. Marine Le Pen, du coup, elle s'est maintenue sur sa ligne historique à elle, qui a fait, effectivement, depuis une quinzaine d'années, le succès continu du Rassemblement National. Mais c'est vrai que... C'est quoi, c'est une ligne historique ?

C'est une ligne, effectivement, qui est extrêmement ferme sur les questions régaliennes, immigration, insécurité, mais qui les matine sur les enjeux sociaux, notamment les questions de pouvoir d'achat, de protection sociale, d'une certaine sensibilité aux attentes et aux demandes des catégories populaires.

La difficulté, et c'est vrai que Jordan Bardella essayait d'y répondre, c'est que dans ce contexte-là, le Rassemblement National, il continue à faire peur à une partie de l'électorat de droite qui peut être tout à fait d'accord avec le RN sur les questions régaliennes d'immigration, d'insécurité, mais qui se dit que ce parti n'est pas solide, n'est pas crédible sur les enjeux économiques et sociaux. Donc là, est-ce que, du coup, l'approche de Marine Le Pen va permettre un peu d'atténuer ses craintes et, du coup, d'effacer une partie du Front Républicain ? Ce n'est pas certain. On le verra pendant la campagne. Je vous repose la question qui était initiale à notre débat.

Est-ce que le jeu n'est pas plié ? Mais cette fois-ci, du côté de Jean-Luc Mélenchon, dans les derniers sondages, il est crédité de 16 à 17% d'intention de vote au premier tour chez Harris, contre 12% en avril. C'est une réelle percée pour vous, Pauline de Saint-Rémy ? Alors, vous voulez dire, dans le match interne à gauche, je pense que le seul fait qu'on se pose la question est déjà une victoire pour Jean-Luc Mélenchon. C'est vrai qu'aujourd'hui, il paraît comme, factuellement, le seul candidat de gauche en capacité de se qualifier pour le second tour, d'être celui qui se guisse. En tant que deuxième candidat.

C'est-à-dire qu'on a l'impression que les gens se battent pour être le deuxième candidat derrière Marine Le Pen ? Ah oui ! C'est vraiment ça l'enjeu aujourd'hui ? Ça revient à ce qu'on se disait au début.

C'est la seule qui, aujourd'hui, est absolument certaine, je pense que vous ne me contredirez pas, de se qualifier pour le second tour et tous les autres qui soient dans cet espace central ou au centre-gauche ou franchement à gauche comme Jean-Luc Mélenchon se battent pour être celui qui se guisera face à elle en faisant le pari dans le cas de Jean-Luc Mélenchon qui peut la battre, ce qui est pour le coup très incertain parce que son point fort, je trouve qu'il imprime des idées dans le débat. Il a eu ce slogan sur la Nouvelle-France, je ne vais pas le détailler, mais il structure le débat, je voudrais dire ça.

Il structure le débat, contrairement aux candidats du centre qui, eux, ont beaucoup de difficultés à apparaître comme des candidats du changement pour des raisons assez évidentes et donc il s'impose très fortement dans le débat, ça c'est son point fort, la seule chose c'est qu'il est sur une ligne extrêmement clivante et que le pari qu'il fait, qu'il pourrait rassembler plus largement dans un second tour face à Marine Le Pen semble extrêmement assez incertain à ce stade de l'élection, mais encore une fois on est très très loin.

10:04
Présentateur

Cette question de la deuxième place, Mathieu Gallard, on a l'impression qu'elle encapsule tout le suspense de cette campagne, quel est l'enjeu au fond ? Est-ce que Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise qui parviendrait à se qualifier au second tour, est-ce que ce parti-là, ce mouvement, a une chance de battre Marine Le Pen ?

10:22
Invité

Alors est-ce qu'il a une chance de battre Marine Le Pen ? Non mais ça a été dit par Pauline de Saint-Rémy, les sondages actuellement ne lui donnent quasiment aucune chance. Au mieux, Jean-Luc Mélenchon, il est crédité d'environ un tiers des voix au second tour face à Marine Le Pen qui elle en obtiendrait les deux tiers.

10:36
Présentateur

On dit parfois ce qui compte en politique, c'est la dynamique bien plus que l'état des choses, c'est le film bien plus que la photographie.

10:41
Invité

Non mais je suis assez d'accord, le plus probable est que Marine Le Pen l'emporte dans ce type de configuration, mais ça serait une campagne déjà totalement nouvelle, une campagne qui n'aurait pas vraiment été anticipée, imaginée par les Français, à laquelle il n'aurait jamais assisté. Il faut bien voir qu'on aurait aussi un Jean-Luc Mélenchon qui peut-être, comme en 2017-2022, au fur et à mesure de la campagne, tenterait de modérer à la fois son image et ses propositions. Donc il y aurait sans doute une certaine incertitude, mais comme dans toutes les configurations qu'on peut envisager à ce stade-là, pour moi, on est quand même face à une certaine incertitude.

Dire que les jeux sont faits, moi, non, non, je ne suis pas d'accord avec cette idée. Est-ce que vous identifiez

11:20
Présentateur

un enjeu particulier lors de ces universités d'été du Parti Socialiste, Pauline de Saint-Rémy, en façade, chacun a l'air de jouer le jeu du collectif, de l'unité, et pourtant, c'est la primaire que tout le monde a en ligne de mire ?

11:34
Invité

Oui, moi, je trouve que toute la difficulté, si vous voulez, c'est pour Raphaël Luxman, qui apparaît comme le favori dans cet espace de gauche hors LFI, on va dire, on s'emmène un peu les pinceaux à force, toute la difficulté, c'est pour lui de ne pas apparaître comme étant empêtré dans des micro-affaires partisanes, et je trouve que depuis hier... On a vu la séquence, pardon, on a vu la séquence en image où il est en train de donner une conférence de presse et où Olivier Faure l'interrompt, on sent bien qu'il y a quand même un combat de coq entre eux dans l'image médiatique qu'on veut donner.

Il va se mentir, amuse un petit peu les observateurs parce qu'on voit Olivier Faure qui n'a pas encore officialisé sa candidature mais qui sera sans doute candidat face à Raphaël Luxman, lui jouer un petit peu un tour effectivement au moment où Luxman fait une arrivée un peu triomphale et s'adresse à la presse et Olivier Faure arrive en plein milieu, l'interrompt et lui gâche sa séquence.

Alors on est vraiment dans la politique politicienne mais c'est justement ça je pense le problème pour Raphaël Luxman au point qu'on peut s'interroger sur ce choix qu'il a fait de participer à une primaire alors qu'il avait quand même une avance assez nette dans les sondages sur les autres candidats potentiels de cet espace il aurait pu faire le choix comme Edouard Philippe au centre droit on va dire plutôt d'exclure dès le départ l'éventualité de partie l'hypothèse d'une primaire en disant voilà j'ai une avance je serai candidat qui même me suive c'est le choix qu'a fait Edouard Philippe alors vous allez me dire pour l'instant c'est pas encore complètement gagnant du côté d'Edouard Philippe mais politiquement ça aurait peut-être imposé un petit peu plus.

13:06
Présentateur

C'est une bonne stratégie Mathieu Gallard cette volonté de passer par des primaires François Hollande l'ancien président de la République a expliqué quant à lui qu'il ne jouerait pas le jeu justement de ces primaires

13:18
Invité

Les primaires elles ont une mauvaise image en France depuis 2017 parce que c'est vrai qu'à la fois François Fillon et Benoît Hamon n'avaient pas rencontré un très grand succès mais après c'est quand même une manière d'imprimer une dynamique s'il y a en tout cas un nombre d'électeurs suffisants qui se déplacent et puis de faire la loi c'est clair pendant une campagne Raphaël Glucksmann il était face à une ambiguïté d'un côté c'est vrai qu'il avait besoin de l'appui du Parti Socialiste en termes de logistique en termes d'argent en termes de militants pour pouvoir faire campagne pour lui avec seulement place publique derrière lui ça aurait quand même été très compliqué d'avoir une campagne longue et solide en même temps c'est vrai que là on voit bien que c'est une campagne dans laquelle il se retrouve un peu intriqué dans les affaires du PS c'est pas totalement assuré qu'il l'emporte parce qu'il faut bien voir que pour participer à cette primaire il faudra payer 15 euros ou 10 euros selon un tarif social ce qui est quand même une barrière assez haute il y aura sûrement une participation du coût très basse avec un corps électoral particulier donc il y a quand même aussi des risques mais il avait sans doute besoin d'en passer par là si c'était la seule solution d'obtenir l'appui du PS Pauline de Saint-Rémy Une chose qui m'a marquée et là je reviens à Jean-Luc Mélenchon c'est qu'un des propos les plus remarqués hier pour cette première journée des universités du PS c'était Olivier Faure à la tribune qui a dit qu'il faudrait bien débattre de la proposition de qui ?

Jean-Luc Mélenchon sur l'effacement possible de la dette française détenue par la Banque Centrale Européenne et ça montre encore une fois la capacité de Jean-Luc Mélenchon qui évidemment n'est pas dans cet espace politique là à imposer les termes du débat et pour le coup à susciter un vote d'adhésion même si de l'autre côté il suscite un fort rejet aussi au moins on parle de lui il est dans le débat

14:51
Présentateur

Donc c'est Jean-Luc Mélenchon qui continue de dicter le ton et les propositions Pauline de Saint-Rémy est-ce que vous identifiez dans le paysage politique actuel des surprises qui pourraient surgir à leurs surprises anciennes on pense par exemple à Dominique de Villepin à François Hollande on attend peut-être leur candidature Thierry Breton qui était tout à l'heure à ce micro Il n'a pas voulu vous répondre il nous a pas répondu mais on a senti qu'il était peut-être selon lui du moins l'homme qui pourrait améliorer les choses dans le même temps on a entendu hier Natacha Polony journaliste qui pourrait elle-même se présenter est-ce que voilà vous identifiez comme en 2017 un surgissement possible ?

15:30
Invité

Alors personnellement et vous me direz si je me trompe j'ai pas l'impression que parmi toutes ces personnalités effectivement qui jouent toute la carte du recours on aurait pu aussi mentionner Bruno Le Maire Xavier Bertrand dans un genre très classique de politiciens pour le coup j'en vois pas qu'il y ait un potentiel sondagier bon en tout cas qui fasse qu'il soit extrêmement pris au sérieux tous imaginent un genre de situation où tous les autres candidats de leur espace s'effondreraient et ils apparaîtraient alors comme un recours personnellement j'en vois pas que je prenne très au sérieux hormis peut-être François Hollande dans l'éventualité où la campagne de Raphaël Glucksmann prendrait l'eau notamment à cause de cette histoire de primaire j'y reviens pas et quant à la figure du clown comme on dit quelques fois en politique comme ça a pu arriver en Italie notamment je me demande si ça n'est pas de l'ordre du fantasme on a vu ces dernières années des petits des débuts de tentatives avec Cyril Hanouna je sais pas si vous vous souvenez par exemple qui avait commencé à travailler sur un programme puis finalement qui n'avait pas assumé qui avait dit non non c'était pas du tout c'était pas mon programme mais bon on voyait bien que la question l'avait un peu travaillé récemment Patrick Sébastien qui a un micro-parti mais est-ce que ça veut dire que justement les français malgré la défiance dont on parle régulièrement finalement attendent quand même des professionnels de la politique pour une présidentielle Mathieu Gallard

16:44
Présentateur

c'est vers vous que tout le monde se tourne autour de cette table figurez-vous

16:48
Invité

qu'on a interrogé les français sur le sujet ou un sujet adjacent on a sorti les résultats hier la moitié qui pense qu'en 2027 va émerger une personnalité nouvelle avec des manières différentes de faire de la politique et l'autre moitié qui pense que ce qui va émerger c'est plutôt une personnalité expérimentée qui sera capable de faire face aux nombreux défis qu'il va falloir affronter dans ce mandat c'est la carte que joue Hollande pour le coup

17:11
Présentateur

d'un mot tout de même est-ce que les propositions comptent encore dans les campagnes actuellement est-ce qu'il faut attendre que les programmes soient présentés où tout se cristallise fondamentalement sur les personnalités les historiques les notoriétés

17:27
Invité

des candidats Mathieu Gallard moi je pense que ça compte je pense qu'il faut à la fois pour percer lors d'une campagne avoir des propositions en tout cas quelques propositions clés qui paraissent solides et qui en même temps font vivre le débat et il faut aussi pouvoir les articuler ensemble pour vraiment dresser pour les français une vision sur le cap ça sera quoi le pays dans 5 ans en 2032 après mon mandat et c'est ça qui fait le succès ou pas de candidature

17:51
Présentateur

une vision et un projet de société donc Pauline de Saint-Rémy c'est ça qui peut aussi changer la donne rebattre les cartes

17:56
Invité

oui une vision par opposition un catalogue de propositions c'est tout le paradoxe c'est qu'on attend des candidats qui soient sérieux qu'on les imagine dans le costume du chef de l'état et en même temps on voit bien que c'est toute la difficulté à laquelle sont confrontés des candidats comme Edouard Philippe Gabriel Attal Bruno Retailleau qui je pense apparaissent comme des gens capables et sérieux et qui en même temps ne provoquent pas l'adhésion pour l'instant on vous réinvitera pour répondre finalement à la question est-ce que le jeu est réellement plié merci à vous deux Mathieu Gallard directeur d'études chez Ipsos et Pauline de Saint-Rémy directrice de la rédaction de Politico