Santé des femmes : présentation d'un rapport d'information | La séance est ouverte ! - 21/10/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 57 %Attaque 29 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:14OuverteRéponse directe
Quelles sont les causes environnementales du cancer du sein selon le rapport ?
- 5:57OuverteRéponse directe
Quelles mesures prioritaires pour l'infertilité et l'AMP ?
- 24:55OuverteRéponse partielle
Pourquoi avoir choisi ces deux sujets parmi d'autres ?
- 27:25OuverteRéponse directe
Quelles difficultés territoriales pour le cancer du sein ?
- 30:33OuverteRéponse directe
Comment faire évoluer le cadre juridique sur la PMA ?
- 31:17RelanceRéponse directe
Comment mieux prendre en compte la santé environnementale en amont ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:19Chiffre
« Chaque année, on a plus de 61000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein et près de 12800 en meurent. »
- 3:48Fait
« Octobre rose doit être un rendez-vous d'action, pas seulement de sensibilisation. »
- 9:42Sandrine RousseauChiffre
« La France est le 2e au monde pour l'incidence du cancer du sein à 100 103,4 cas pour 100000 habitants, juste derrière l'Australie. »
- 11:53Sandrine RousseauFait
« Le mode de vie et l'hérédité n'expliquent que la moitié des cancers du sein. »
- 18:48Prisca ThevenotChiffre
« Moins d'une tentative de FIV sur 4 aboutit réellement à une naissance. »
- 54:48Chiffre
« près d'une victime sur deux ne sait jamais trop comment réagir ni à qui s'adresser »
- 55:33Fait
« dans cette année-là l'objectif généralement c'est de faire taire les femmes et d'éviter à ce qu'elles s'engagent »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte. Direction la délégation aux droits des femmes pour les conclusions d'une mission d'information autour de la santé des femmes. Deux députés en présentent les conclusions, Sandrine Rousseau et Prisca Thevenot. Regardez. Bonjour à toutes et tous, mesdames les rapporteures, chers collègues, mesdames et messieurs. Je suis heureuse de de d'ouvrir cette session sur le la présentation du rapport de la mission sur la santé des femmes. C'est évidemment un sujet qui nous concerne toutes et tous et je veux d'abord remercier chaleureusement nos deux rapporteures Sandrine Rousseau Prisca Thevenot.
C'est un travail qui porte sur deux enjeux majeurs qui bouleversent la vie de millions de femmes, le cancer du sein et l'infertilité. Ce rapport, il montre qu'il existe des sujets sur lesquels nous avons dépassé nos clivages. La santé des femmes, elle en fait partie et c'est l'honneur de notre délégation toujours de le démontrer. Je remercie aussi chacune et chacun, tous ceux qui ont nourri vos travaux, les médecins, les chercheuses, les chercheurs, les institutions, les associations évidemment. Je remercie surtout les patientes et les couples qui ont accepté de partager leur parcours qui souvent est un parcours intime, souvent douloureux.
C'est un rapport qui prolonge un engagement qui est constant de notre délégation pour la santé des femmes. Je vous rappelle un rapport en 2023 sur la santé mentale des femmes que nos collègues Pascal Martin et Anne-Cécile Violland avaient conduit après notre événement public en avril dernier également qui est consacré à la santé des femmes à tous les âges de la vie. Après notre rapport sur le PLFSS consacré au parcours de santé des femmes et des enfants victimes de violence portée par Karine Lebon et Agnès Firmin-Le Bodo, nous poursuivons ce combat. Trop longtemps la médecine, elle a été pensée à partir du corps masculin.
Euh les femmes, elles en paient encore le prix, les diagnostics sont plus tardifs, les biais de genre dans la prise en charge, les recherches sont insuffisantes. Prendre en compte la santé des femmes, c'est évidemment réparer des décennies d'injustice scientifique, médicale, sociale et le premier volet de ce rapport porte sur le cancer du sein. Chaque année, on a plus de 61000 femmes qui apprennent qu'elles ont un cancer du sein et près de 12800 en meurent. Une femme sur huit sera touchée au cours de sa vie et la France se classe désormais au 2e rang mondial pour l'incidence de ce cancer, juste derrière l'Australie et loin devant l'Allemagne et l'Espagne.
Vous avez raison de le souligner dans le rapport, personne ne peut se satisfaire d'un tel constat. Notre pays dispose pourtant d'atouts réels, la prise en charge en affection longue durée euh est l'une des plus protectrices du monde et notre assemblée, elle a adopté à l'unanimité la loi du 5 février 2025 pour réduire le reste à charge des patientes.
Euh il nous revient désormais de veiller à ce que ces mesures se traduisent rapidement dans le quotidien des femmes, mais la situation, elle est encore loin d'être satisfaisante et et vous le signalez encore sur les questions du reste à charge, les progrès restent à faire dans le dépistage, mais aussi dans l'accompagnement et la question évidemment euh cruciale des facteurs environnementaux. Sur ces sujets, nous devons évidemment passer à la vitesse supérieure, vos recommandations auxquelles je je souscris pleinement doivent nous y aider.
Octobre rose doit être un rendez-vous d'action, pas seulement de sensibilisation, aujourd'hui, il est trop un un un temps de sensibilisation, la transformation euh sur les préventions réelles n'est pas suffisante. Euh voilà pour la partie sur le cancer. Le Le second volet porte sur l'infertilité, c'est un sujet qui est massif mais qui est encore entouré de silence et de tabous. On a 3 millions euh 3 de Français qui sont directement concernés. On a un couple sur 8 qui consulte pour des difficultés à concevoir et aujourd'hui près d'un enfant sur 24 naît grâce à une assistance médicale à la procréation.
Évidemment, derrière ces chiffres, il y a des mois d'attente, euh des traitements qui sont lourds et des taux de réussite qui n'ont qui n'ont rien d'automatique. On sait que moins d'une tentative de FIV sur 4 aboutit réellement à une naissance. La loi bioéthique euh de 2021, elle a ouvert des nouveaux droits et c'est une avancée majeure, on peut s'en satisfaire. Euh du coup, la demande, elle a explosé, c'est 42300 demandes d'autoconservation qui ont été déposées pendant depuis 4 ans. Et le délai moyen, il attend 13 mois.
Je veux le dire clairement, la question de la fertilité n'est pas celle d'une injonction faite aux femmes, c'est évidemment celle de la liberté de choisir, choisir si elles veulent un enfant, de choisir quand euh et et et d'en être pleinement informées et d'avoir un égal accès aux soins. La question, c'est aussi celle de de l'accompagnement, euh celui-ci doit être évidemment amélioré. Et donc avant de vous laisser la parole, j'aimerais euh poser une question à chacune d'entre vous deux. Euh [raclement de gorge][grognement] Madame Rousseau, votre rapport souligne que le mode de vie et l'hérédité n'expliquent environ la moitié des cancers du sein.
Euh il appelle à juste titre du coup à investiguer des causes euh qui sont environnementales, peut-être les perturbateurs endocriniens, les pesticides, le cadmium. Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur ces causes ? Et puis comment concilier ce temps long de la science avec l'urgence d'agir pour protéger les femmes dès ? Et d'ailleurs, j'ai été euh très frappée par les chiffres dont vous faites état sur les cancers chez les jeunes femmes. Euh comment est-ce qu'on peut mieux prévenir et comment est-ce qu'on peut mieux soigner euh ce cancer du ?
Euh Madame Thévenot, sur l'infertilité, le rapport il décrit des progrès, certes, euh on l'a vu, mais aussi des délais qui s'allongent, des femmes aussi qui euh euh qui peuvent avoir 35, 36 ans et qui vont se tourner vers l'étranger. Quelles sont, selon vous, les modifications, les mesures prioritaires pour garantir euh à ces femmes, à chaque femme et à chaque couple un accès qui soit un accès euh rapide, égal euh au parcours euh de cette assistance médicale [raclement de gorge] et d'autoconservation, quel que soit finalement leur lieu de ?
Je vous remercie, je vous laisse la parole à chacune d'entre vous, puis ensuite nous aurons les orateurs euh de groupe et euh des questions de nos collègues. Merci à vous. Euh Madame la Présidente, chers collègues, alors déjà avant de commencer, je vais je précise qu'on a travaillé chacune sur un des volets de ce rapport, donc euh sur le cancer du sein pour ce qui me concerne et sur l'infertilité, ce qui explique qu'on le présente en deux parties avec euh chacune une voix.
Alors, le temps de cette intervention, le temps que je vais parler là, une femme en France aura appris qu'elle a un cancer du sein et dans cette journée, aujourd'hui, 35 femmes vont mourir du cancer du sein et demain encore 35 femmes, chaque jour en fait. Nous sommes en octobre et les monuments s'illuminent en rose, les rubans fleurissent sur les vestes, les rayons se remplissent de produits roses. Pendant ce temps, les malades attendent un rendez-vous, un remboursement et surtout un décret, enfin et un décret. Elles attendent surtout qu'on leur dise enfin pourquoi. Alors, je vais commencer par elles. Pour ces femmes, la maladie devient vite un parcours du combattant.
Prenez une femme de 32 ans, elle débute sa carrière et elle a peut-être un enfant en bas âge, un matin elle sent une boule, elle n'a pas l'âge du dépistage qui ne commence qu'à 50 ans, son son cancer sera plus agressif. Avant 40 ans on pratique deux fois plus de mas- de mastectomie, elles sont plus de 3000 chaque année dans ce cas et ce chiffre augmente sans relâche depuis 30 ans. Ensuite, elle attend 12 semaines entre le diagnostic et sa première séance de radiothérapie soit le double du maximum fixé par la Haute Autorité de Santé. Elle découvre aussi que le prise en charge à 100 % ne veut pas dire véritablement 100 %.
1549 euros de char- de reste à charge en moyenne et 1390 euros pour une reconstruction mammaire à laquelle 15 % des femmes renoncent faute d'argent. Et parfois elles se retrouvent seules. Quand une femme tombe malade, le couple se sépare dans 2,8 % des cas, quand c'est un homme ça n'est que dans 2,9 % des cas. Deux ans après le diagnostic, une femme sur cinq n'a toujours pas repris le travail. Le cancer du sein n'est pas seulement une maladie, c'est une épreuve physique, sociale, économique et trop souvent une épreuve de solitude. Mais ces femmes ont décidé de ne plus se taire.
Fleur Bretou, deux fois atteinte du cancer du sein et en pleine chimiothérapie, s'est levée dans les tribunes de l'Assemblée lors du vote de la loi du plomb. Vous êtes les alliés du cancer nous le ferons savoir. A-t-elle dit. Derrière elle, il y a eu le collectif Cancer Colère, une pétition de plus de 2 millions de signatures puis la censure du Conseil constitutionnel. Il y a aussi les associations Etincelle, Robe de Dona, les centres de ressources qui offrent des soins supports, des ateliers de l'écoute souvent avec des bouts de ficelle là où l'Etat est trop souvent absent. Les écologistes sont à leurs côtés et pas seulement en octobre, toute l'année.
En juin dernier, notre proposition de loi pour réduire le cadmium dans les engrais a été adoptée par 144 voix contre 22. Elle attend maintenant le Sénat. Je demande au gouvernement de l'y inscrire d'ailleurs sans délai. Les malades ne demandent pas de la compassion non plus. Elles demandent des comptes et leur colère est d'autant plus légitime que notre pays détient un bien triste record. Et je vous demande vraiment de retenir ces chiffres parce que moi ils m'ont alarmée.
La France est le 2e au monde pour l'incidence du cancer du sein à 100 103,4 cas pour 100000 habitants, juste derrière l'Australie à 1/10e près et nous sommes restés 1er très longtemps puisque l'étude vient juste d'être euh réactualisée. Euh nous sommes à 103,4 cas. L'Allemagne a 80,9. L'Espagne a 69,3. Nos voisins vivent comme nous, mangent comme nous, boivent comme nous, fument comme nous et pourtant ils ont beaucoup moins de cancer du sein que nous. Alors, avec le taux de l'Allemagne, ce serait de l'ordre de 13000 cancers de moins chaque année qui seraient évités euh en France. Chez les moins de 50 ans, nous détenons le rapport le le record du monde.
C'est-à-dire que pour les cancers du sein des femmes de moins de 50 ans, nous sommes les 1ers au monde. Avant 49 ans, la mortalité est supérieure de 82 % à celle de la Norvège et de la Suisse. 82 % supérieure à la Norvège et à la Suisse. Une des 1res puissances économiques mondiales, médaille d'argent du cancer du sein, c'est pas un podium, c'est un signal d'alarme et même un signal d'urgence. On nous répond que c'est le dépistage, l'alcool, le mode de vie, mais ces explications ne tiennent pas. Le dépistage. Prenons Commençons par le dépistage. Seules 46 % des femmes y participent contre 54 % en moyenne en Europe et plus de 80 % dans les pays nordiques.
Mais en Guyane par exemple, c'est juste 14 % L'alcool. Les Allemandes et les Espagnoles boivent plus que nous. Alors, sur le dépistage, je dois quand même dire que c'est ça, c'est le dépistage public, mais que si on ajoute le dépistage privé, on est dans la moyenne européenne. L'alcool, les Allemandes et les Espagnoles boivent plus que nous. Le surpoids, la France compte le moins de femmes en surpoids de toute l'Union Européenne. Et ce sont les trois facteurs majeurs de l'explication aujourd'hui du cancer du sein, alcool, tabac, surpoids, et sur ces trois facteurs-là, nous ne sommes pas en tête des données mondiales.
Le mode de vie et l'hérédité n'expliquent que la moitié des cancers du sein. Et l'autre moitié, du coup, d'où ? Et étonnamment, à l'heure où je vous parle, on ne cherche pas vraiment d'où vient cette autre moitié. Pourtant, les pistes sont sous nos yeux, elles sont structurelles. Le cadmium, un métal cancérigène présent dans nos engrais, puis dans notre pain, nos céréales, 47 % des Français dépassent le seuil sanitaire, et nos enfants sont six fois plus exposés que les petits Allemands. La raison, une dérogation française qui autorise 90 mg par kilo quand l'Europe fixe la moyenne à 60. Les pesticides, 291 molécules autorisées, ce qui place la France dans le top 3 européen.
Les perturbateurs endocriniens présents dans les cosmétiques, les emballages et les produits ménagers sont un facteur de risque avéré du cancer. Du sang. Le travail de nuit, qui augmente le risque de 26 %. On demande aux femmes de manger mieux, de boire moins, de bouger plus. On insiste sur la responsabilité individuelle, et c'est très bien, mais on ne demande pas aux industriels d'arrêter de polluer nos assiettes, nos produits cosmétiques, nos nos produits ménagers. La prévention ne peut pas reposer sur les seules épaules des femmes parce que c'est une charge supplémentaire, finalement, qui leur est envoyée.
Et je je rajoute à cela que une des grandes surprises de des auditions a été que les la toxicité des produits chimiques, donc des perturbateurs endocriniens, et cetera, est testée sur le sang, mais ils ne sont pas testés sur la glande mammaire qui, a priori, accumule des stocks de de produits qui ne s'éliminent pas. Et que c'est sans doute une des pistes à poursuivre. Alors, face à ce constat, nous ne nous n'arrivons pas les mains vides. Ce rapport, c'est une feuille de route qui tient en quatre séries de propositions. La première, c'est de financer la recherche et c'est une urgence, c'est c'est vraiment une urgence sanitaire.
Il faut un grand programme de recherche sur cette exception française et financer la recherche sur ce qu'on appelle l'exposome, c'est-à-dire l'ensemble des facteurs auxquels nous sommes exposés et qui peuvent avoir des interactions et aggraver la toxicité des produits. C'est-à-dire euh voilà, pardon, et et notamment euh leurs effets sur le génome et le séquençage du génome. Deuxièmement, protéger. Il faut mettre fin à la dérogation sur le cadmium, par exemple, rendre obligatoire l'étiquetage sur les perturbateurs endocriniens, puis interdire dans les produits du quotidien et créer une taxe pollueur-payeur sur les pesticides, étendue à la chimie, aux cosmétiques et à l'agroalimentaire.
Il faut aussi reconnaître le cancer du sein comme une maladie professionnelle. Je le dis parce que les les femmes françaises sont au cœur de du de d'une activité agricole importante puisqu'on est un des principaux pays agricoles, mais aussi sont parmi les plus grandes consommatrices de cosmétiques, par exemple. Et donc, ça pourrait être l'interaction des deux qui euh soient au au rang des accusés pour ces chiffres dramatiques. Troisièmement, dépister partout, tout le temps. Tous les centres d'imagerie doivent participer au dépistage organisé.
Il faut des mammobiles, c'est-à-dire des camions euh partout, y compris sur les outre-mers, pour enseigner l'autopalpation dès le lycée, sur les réseaux sociaux et permettre l'accès au dépistage de tous, de toutes, partout, où qu'elles vivent et quel que soit euh son âge et son niveau de vie. Enfin, il faut accompagner, il faut un soutien psychologique proposé dès l'annonce, davantage de reconstructions dans le public, un panier de soins de support qui ne plafonne plus à 180 euros par an, comme c'est le cas aujourd'hui, et et financements pluriannuels pour les associations. Et avant même de proposer du nouveau, il faut appliquer ce que nous avons déjà voté.
La loi du 5 février 2025 sur le reste à charge a été votée à l'unanimité, vous le rappelez le rappeliez pardon pardon Madame la Présidente. Plus de 20 mois plus tard, elle n'est toujours pas appliquée. L'arrêté sur les soutiens-gorges est attendu fin 2026, le forfait des début 2027. Une loi sans application réelle, c'est une promesse, c'est un espoir pour les malades mais c'est beaucoup de déception et de désillusion. Je vais terminer là où j'ai commencé par Octobre Rose. Octobre Rose est né pour sauver des vies, il est en train de devenir une vitrine. On illumine les monuments mais on maintient les dérogations.
On vend des rubans roses sur les produits qui contiennent parfois des perturbateurs endocriniens. On applaudit les malades 1 mois par an et on les laisse seuls les 11 autres. Le rose ne soigne pas. Ces femmes n'ont pas besoin qu'on les applaudisse en octobre. Elles ont besoin qu'on les protège toute l'année. Je vous remercie et j'en terminerai par une phrase qui m'a été dite par une association des femmes jeunes atteintes du cancer du sein qui qui a terminé son audition comme ça et cette phrase reste dans ma tête. C'est "Les lois qui nous empoisonnent sont votées par les hommes et elles rendent malades les femmes." Elle parlait notamment de la de la loi du coup. Voilà.
Merci Madame la Présidente, chers collègues. Merci Sandrine. Effectivement, comme ça vous a été rappelé par Sandrine Rousseau, on s'est séparé le rapport en deux parties sur deux sujets évidents, cancer du sein et infertilité. À noter par ailleurs que nous avons pris en choix ces deux sujets et pas traité les autres non pas par mépris, par déni ou par négation mais parce qu'ils font l'œuvre déjà de nombreux rapports et qu'il est pas question ici d'être trop général et donc imprécis et de rater notre cible. L'infertilité donc, derrière ce sujet, il y a des vies, des femmes, des hommes qui s'interrogent sur leur fertilité.
Des couples qui attendent des mois, parfois des années avant d'obtenir un diagnostic. Des patientes qui traversent des parcours d'AMP longs, éprouvants physiquement comme psychologiquement. Et puis il y a aussi des femmes dont on parle très peu, qui au moment même où elles apprennent une maladie, doivent en plus porter l'inquiétude de leur fertilité future, notamment dans le sujet du cancer du sein. Ces situations sont nombreuses et différentes les unes des autres, mais elles appellent toutes la même exigence. Que chacun puisse être informé, soigné et accompagné tout au long de son parcours. Et c'est ce fil conducteur de ce rapport qui porte trois priorités.
Première priorité, informer et prévenir. La fertilité reste un angle mort. On parle trop peu de son évolution avec l'âge, on parle pardon, on parle beaucoup de son évolution avec l'âge chez les femmes comme chez les hommes, mais trop peu de facteurs qui l'altèrent, des moyens de prévention et des limites de la médecine. Or on ne peut pas demander à chacun de faire des choix éclairés sans lui donner les informations pour les faire. Nous proposons donc d'agir en intégrant la fertilité féminine et masculine dans l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle et dans les cours de SVT.
Soyons clairs, ici, il ne s'agit pas de dire aux jeunes quand avoir des enfants et encore moins de faire peser une responsabilité de plus sur les femmes. Il s'agit de leur donner connaissance de de données fiables le plus tôt possible pour décider en connaissance, le moment venu, des choix qu'ils pourront faire. Mieux se connaître, c'est mieux décider plus tard. Et cette information-là, elle doit et cette information ne doit pas s'arrêter là.
Nous proposons une consultation de prévention en santé reproductive ouverte aux femmes comme aux hommes, prise en charge par l'assurance maladie, un temps pour faire le point, identifier les facteurs de risque, prendre l'évolution de la fertilité et connaître les possibilités de préservation. C'est essentiel par exemple pour l'autoconservation des ovocytes. Elle peut ouvrir une possibilité supplémentaire, mais elle ne garantit pas une grossesse. Or on voit de plus en plus d'informations circuler sur les réseaux sociaux ou autres expliquant que l'auto-préservation serait une solution à tout.
C'est une solution, c'est une liberté offerte à de nombreuses femmes mais avec souvent une méconnaissance de la capacité réelle de pouvoir avoir peut-être un jour une grossesse à terme. Des campagnes régulières devraient pouvoir être relayées par les soignants, par les médias, notamment sur les les infos numériques et compléter ce dispositif si besoin. L'information ne doit pas arriver trop tard car quand les difficultés sont déjà là, informer les vies est souvent trop tard. C'est donner donc ainsi les moyens à chacun de choisir la sienne. La 2e priorité, garantir l'accès aux soins et la et la qualité des parcours.
L'information est donc essentielle mais vous conviendrez qu'elle ne suffit pas. Encore faut-il accéder à un diagnostic et une prise en charge réelle. Aujourd'hui, les parcours sont trop longs, trop complexes, trop opaques et disons-le aussi, souvent dans notre pays, trop coûteux. Nous proposons de faciliter l'orientation précoce vers un bilan adapté dès que les difficultés apparaissent ou que les facteurs de risque sont identifiés. Sans imposer les mêmes examens à tous mais en mais sans laisser personne atteindre attendre inutilement, pardon. Cette exigence est plus forte encore quand une maladie menace la fertilité.
Une patiente qui apprend qu'elle va subir une chimiothérapie ne doit pas avoir à penser seule à préserver sa fertilité au milieu du choc de l'annonce de sa maladie. C'est aussi le système de s'organiser par une meilleure coordination entre les équipes et les centres spécialisés sans jamais bien évidemment retarder ou altérer le traitement. Nous voulons aussi mieux distinguer deux situations. Quand une pathologie menace la fertilité, l'orientation doit être rapide. Reste la question des moyens. La loi bioéthique de 2021 a ouvert la l'AMP aux couples de femmes et aux femmes seules. C'est une avancée majeure mais un droit ne se mesure pas à son inscription dans la loi.
Il se mesure à la possibilité concrète d'en bénéficier. Si les centres manquent de personnel, d'équipement ou de place, les délais s'allongent et le droit reste donc un droit de papier. Nous demandons donc d'évaluer précisément les besoins des centres, de renforcer leurs capacités et de maintenir une offre publique complète sur tout le territoire. Et pour faire face à la hausse des demandes, nous proposons d'associer davantage les centres privés à l'autoconservation non médicale dans un cadre bien évidemment à définir.
L'enjeu n'est pas d'opposer public et privé, mais d'organiser leur complémentarité pour que les patientes soient prises en charge dans des délais dans des délais raisonnables par rapport à leur parcours. Enfin, la PMA n'est pas une simple succession d'actes médicaux. C'est un parcours et souvent une épreuve. Nous préconisons un accompagnement psychologique pris en charge à chaque étape et pas seulement au début. Une meilleure formation des équipes et un référent identifié pour chaque patient. Personne ne doit rester face à la complexité d'un système qui se veut souvent administratif.
Troisième et dernière priorité, faire progresser la la recherche et encadrer les techniques et pour cela, je salue la présence de notre collègue Constance de Pelichy. La médecine de la La médecine de la reproduction avance. Maturation ovocytaire in vitro, nouvelles techniques de préservation, progrès de la AMP. Nous devons soutenir ces travaux et permettre aux patientes de bénéficier des innovations dont la sécurité et l'efficacité sont aujourd'hui établies. C'est dans cet esprit que nous avons examiné le diagnostic préimplantatoire nommé DPIA. Il permet de rechercher certaines anomalies du nombre de chromosomes dans l'embryon avant leur transfert.
Il peut aider certaines patientes âge maternel avancé, échecs répétés d'implantation, fausses couches à répétition mais restons rigoureux, il ne garantit ni l'implantation ni la naissance. Aujourd'hui, de nombreuses Françaises partent partent à l'étranger pour y accéder. Celles qui peuvent se le payer en d'autres termes. Les autres renoncent et cette inégalité n'est pas acceptable. Les questions éthiques existent, elles sont légitimes, mais c'est justement pour cela qu'il faut fixer des limites claires plutôt que de refuser le débat.
Nous proposons donc d'inscrire l'autorisation du DPIA dans un cadre strict, des indications médicales précisément définies, une analyse limitée du nombre de chromosomes, des centres autorisés. Une prise en charge par l'assurance maladie pour que les accès ne dépendent pas des moyens de chacun. Et une évaluation rigoureuse, taux de naissance, fausses couches, nombre de tentatives, des tentatives, délais, coûts pour faire évoluer le cadre à la lumière de la science. Ni promesse excessive, ni refus de principe, un cadre strict et transparent. Madame la présidente, chers collègues, ce rapport part donc d'une idée simple, face à l'infertilité, nous pouvons faire mieux à chaque étape du parcours.
Mieux informer pour des choix éclairés, mieux diagnostiquer pour éviter des retards inutiles, mieux accompagner pour que personne ne soit seule. Mieux organiser nos centres pour que les droits deviennent effectivement réels et surtout mieux soutenir la recherche dans un cadre exigeant. Ces propositions ne prétendent pas tout résoudre, mais elles tracent une direction, un système qui anticipe, qui accompagne, qui donne aux soignants les moyens d'agir. Nous l'avons construit dans un esprit transpartisan avec et à partir de constats partagés et surtout d'expertises de terrain.
Parce que derrière chaque parcours, il y a des femmes, des hommes, des choix intimes et parfois des attentes douloureuses. Notre devoir est donc de leur garantir d'être informées, accompagnées et soignées dans les meilleures conditions. Je vous remercie. Merci mesdames, chacune d'entre vous d'éclairer notre débat sur la santé des femmes qui a qui a quand même de de de nombreuses années de de retard et donc vos travaux sont extrêmement précieux pour continuer de poser des des diagnostics précis et des recommandations. Je vous propose qu'on passe aux orateurs oratrices de groupe pour question et de démarrer de donner la parole à Élise Le Boucher pour La France Insoumise. La parole.
Merci madame la présidente. Collègues, je salue votre travail sur ce rapport sur la santé des femmes. Vous avez choisi deux sujets distincts, alors qu'il en existerait des dizaines d'autres. Deux sujets particuliers, mais à travers eux, vous démontrez bien les difficultés auxquelles sont confrontées les femmes sur tous les plans de la santé. Que ça soit l'accès à des professionnels formés à la santé féminine, la question de la recherche avec des retards sur les sujets féminins et l'accès aux soins.
Nous connaissons toutes les parcours d'embûches pour les femmes qui souffrent d'endométriose avec des avancées ces dernières ces dernières années sur la connaissance, la reconnaissance et la prise en charge des des symptômes. Aujourd'hui, sur d'autres sujets, il semble essentiel d'avoir aussi une levée de tabou sur les interruptions spontanées de grossesse, la préménopause et la ménopause d'un point de vue de la santé, mais aussi du travail avec la nécessité de congés menstruels ne concernant pas que les règles douloureuses.
Je salue l'intégration de ce que moi j'appelle le croisement des dominations et les recommandations intégrant la démarche inclusive euh sur la prise en charge du cancer et notamment sur le matériel adapté. Et là, cela m'a fait beaucoup écho aux auditions que j'ai menées dans le cadre de la mission d'info sur le coût des VSS et qui concerne finalement les deux sujets. Donc vous allez voir, c'est pas vraiment des questions, plutôt des commentaires que je trouve important de partager ici en DDF. Sur la question de la PMA, il y a j'ai pas de chiffres spécifiques, mais de nombreux témoignages retracent tous la même la même chose. La PMA est censée être accessible à toutes.
Mais dans les faits, les centres conditionnent la PMA à une limite de poids et les femmes grosses ne sont pas prioritaires car elles auraient moins de chance de tomber enceinte. Dans ce contexte, beaucoup de femmes qui souhaitent accéder à la PMA ont recours à la chirurgie bariatrique et aux médicaments contre l'obésité, alors même que les pertes de poids rapides altèrent la fertilité.
Sur la question des posologies des médicaments, euh il y a un exemple qui m'est remonté que je ne connaissais pas, c'est l'exemple de la contraception d'urgence qui est moins efficace à partir de 75 kg et donc les personnes grosses sont plus susceptibles d'avoir des fausses couches, des interruptions volontaires de de grossesse car elles ont elles ont du coup une contraception qui n'est pas du tout adaptée, elles ne sont pas informées, les professionnels de santé non plus.
Sur la question de l'accessibilité du matériel, la plupart du matériel n'est pas adapté pour accueillir les personnes très grosses, par exemple les IRM qui ont une limite de poids, même tout simplement chez le médecin généraliste, au siège avec des accoudoirs trop serrés et accès impossible aux cabinets médicaux. Et je remercie, j'en profite, l'association Fat Friendly qui m'a exposé ces difficultés que de nombreuses femmes vivent au quotidien. Et nos politiques publiques doivent intégrer ces questions pour lever les freins pour un accès universel à la prévention, au dépistage et aux soins. Merci chers collègues. La parole pour les socialistes, Marie-Noëlle Battistel.
Merci madame la présidente, mesdames les rapporteures. Merci beaucoup pour ce travail à la fois sur le cancer du sein et sur la fertilité. C'est vrai qu'on n'a pas forcément l'habitude d'avoir des rapporteures qui se focalisent sur deux sujets différents, mais du coup je trouve ça évidemment très intéressant. Sur la question du cancer du sein, vous dressez finalement un constat assez inquiétant quant à l'efficacité de nos dispositifs sur un cancer [raclement de gorge] qui semble quand même connu et sur lequel on pourrait attendre une efficacité, en tout cas une prise en charge efficace qui d'après votre rapport n'est pas du tout le cas.
Donc vous avez émis un certain nombre de recommandations et pointé des difficultés. J'en prendrai une particulière sur la question des inégalités territoriales puisque effectivement je suis députée d'un territoire rural et de montagne où la difficulté d'accès aux soins et bien est peut-être plus prégnante qu'ailleurs. Donc peut-être nous faire un complément de de point sur les difficultés que vous avez relevées euh et notamment euh notamment les propositions que vous feriez euh par rapport à ça.
Sur Octobre Rose, je serais peut-être un peu plus modérée parce que j'ai euh dans mon territoire une association qui est extrêmement dynamique et qui, au-delà du mois d'octobre, accompagne toute l'année. Alors, j'ai ce regard-là, mais qui doit pas être être développé de partout, mais qui accompagne effectivement toute l'année les femmes par euh des activités ou d'autres ou d'accompagnement euh dans leur parcours de soins, euh aller vers le sport, et cetera, et cetera.
Et donc, je pense qu'il y a des assos qui sont euh qui sont très euh très efficaces et et très bienveillantes par rapport euh aux femmes, mais je conviens que c'est pas le cas partout et que effectivement, il n'y a pas que le mois d'octobre où il faut être attentif à l'accompagnement euh de ces de ces femmes. Et puis peut-être sur euh la PMA, sur l'autre sujet, sur la la fertilité, c'est évidemment euh ça reste un parcours du combattant euh important, encore je crois. Et euh ce cette prise en charge de la fertilité et de la PMA, est-ce que vous y voyez un débouché euh ? Je Je vois euh sur votre rapport que vous souhaitez faire évoluer le cadre juridique sur un certain nombre de sujets.
On a eu beaucoup de débats euh sur la question de la bioéthique euh, c'est alors pas récemment, puisque ça commence à dater un petit peu. Justement, euh on a euh depuis alors, je peux pas dire de date, mais ça fait bien peut-être 4 ans où on n'a pas évoqué ces sujets-là et donc, on n'a pas d'évolution récente. Et c'est très bien que vous puissiez euh pointer cela pour qu'on puisse effectivement peut-être s'en s'emparer de de ce sujet et le faire évoluer. En tout cas, moi j'avais été très engagée sur les premiers débats éthiques et je suis évidemment très intéressée pour poursuivre cela.
En tout cas, merci beaucoup pour votre travail qui est très éclairant et malheureusement euh un peu inquiétant. Merci pour le groupe écologiste et social, Marie-Charlotte Gaillardin. Merci euh Madame la Présidente et puis merci aux collègues d'avoir choisi d'aborder dans la question de ces ces deux sujets. Euh effectivement euh ça m'a donné les chiffres sur euh sur les incidences du cancer du sein et sur ce triste podium euh pour nous, euh des cancers de plus en plus jeunes. On pourrait aussi parler euh des cancers pédiatriques hein qui sont en explosion même si c'était pas le le sujet de de la mission.
Il y a aussi la question des problèmes de fertilité et en fait sur les deux problématiques, ce qu'on observe, c'est la tentation du curatif. En fait, de se dire que on va aller résoudre les problèmes euh plus tard et en parallèle, on a la question en fait de la source et des causes euh de de ces problèmes et de fertilité et de cancer. On a parlé de cadmium, on a parlé de Pifas, de Pivosat et cetera et cetera et en réalité, on nous empoisonne et une fois qu'on s'empoisonne, on soigne les symptômes et on va jamais soigner les causes. Et euh d'ailleurs la la vraie question fondamentale qu'on doit se poser politiquement, c'est de se dire les questions de prise en charge, on a avancé.
On est en train d'avancer dessus que ça soit sur les questions d'infertilité ou les questions de cancer, on avance de de plus en plus mais on vient jamais vraiment regarder en face la question de comment est-ce qu'on coupe le robinet de la pollution et moi je dis même plus de la pollution, de l'empoisonnement euh collectivement. Et c'était des débats qu'on a eu de manière très affirmée au moment de la loi du plomb euh parce que on a posé la question justement de l'impact sanitaire hein euh sur euh l'infertilité et les et les cancers en particulier et nous quand on s'est opposé euh à ça, c'était pas parce qu'on était des énormes radicaux qui n'aimaient pas les agriculteurs quoi.
C'est parce qu'on pensait les les questions de conséquences sanitaires pour tout le monde euh derrière. Et donc moi ça m'amène à deux questions. Finalement, comment quand on regarde la question de l'infertilité et la question des cancers, on se pose la question d'une meilleure prise en compte de la santé environnementale de manière générale en amont et pas simplement dans le curatif derrière et est-ce qu'il vous semblerait pertinent au regard des travaux que vous avez menés que peut-être on mette en place un principe de précaution pour la santé humaine.
On l'a pour la santé environnementale aujourd'hui, mais est-ce qu'on pourrait pas se dire que dès lors qu'on a des doutes raisonnables sur un produit qui peut nuire à la santé humaine, avoir des conséquences sur la fertilité, sur le développement de cancer par la suite parce que est-ce que par précaution on interdirait pas ces ? Merci et puis pour le groupe LIO, Constance de Pédichi. Merci Madame la Présidente, permettez-moi tout d'abord de vous remercier de m'accueillir cet après-midi parmi vous et de remercier nos deux rapporteurs qui euh ouvrent et s'intéressent à un domaine particulièrement important.
Est-ce que je retiens de vos rapports euh c'est qu'on paye quand même toujours un lourd tribut. À la fin, c'est nous qui payons. C'est nous qui payons l'absence de recherche autour de la question du cancer du sein à travers des corps qui sont mutilés, à travers des pertes de chances qui sont très fortes, à travers des parcours qui sont particulièrement éprouvants. Euh et autour d'une recherche dont on voit qu'elle n'avance pas beaucoup. Euh c'est nous qui payons le tribut de parcours de PMA qui sont particulièrement aujourd'hui compliqués, douloureux.
Euh et vous souleviez la question de l'égalité territoriale dans l'accès aux soins qui soit autour de la question du cancer ou autour de la question de la PMA, qui est un vrai sujet dans le sujet où qu'on soit de France hexagonale ou d'outre-mer, on n'a déjà pas du tout les mêmes chances, mais même au sein de la France hexagonale, d'un territoire à l'autre, on n'a pas les mêmes possibilités. Moi, je j'avais envie de soulever une chose qui était commune à vos deux rapports aussi, c'est euh euh l'impact psychologique de la schizophrénie de l'État. Euh, qui euh d'un côté euh va nous dire qu'il faut absolument essayer de se faire dépister régulièrement, prendre soin de sa santé.
Qui est pas très loin d'ici, hein, je suis quand même élue du Loiret. Euh, faut s'accrocher avant de réussir à faire sa mammographie, ? Enfin, moi, au bout de cinq tentatives auprès d'un centre de radiologie, j'ai abandonné, puis comme j'ai les moyens, j'ai pu trouver auprès d'un centre privé à Paris. Mais quand vous voyez la pression qu'on a, notamment via Octobre Rose, autour de la question du dépistage, les courriers qu'on reçoit pour aller faire nos mammographies, prendre soin de nous-soi, mais qu'en fait, au bout du compte, on n'a personne pour nous prendre en charge, je trouve que déjà, c'est une première violence. On pourrait dire la même chose des parcours de PMA.
Aujourd'hui, quand on arrive dans un parcours de PMA, on est déjà extrêmement éprouvée. Le temps joue contre nous, on le sait, on ne cesse de nous le rappeler. Et pourtant, trouver un centre de PMA public, faut se lever de bonne heure. C'est de pire en pire. Et on crée de facto une santé à deux vitesses en permanence. On alimente en permanence cette santé à deux vitesses entre ceux qui ont les moyens de payer dans le privé et ceux qui n'ont pas les moyens de payer ou qui veulent croire encore en l'institution publique. Pour terminer sur la question de la PMA, effectivement, moi, je m'engage très fortement sur la question du DPIA.
Euh, on a déposé une une proposition de loi transpartisane, et je remercie Prisca Thevenot pour son soutien sur sur le sujet. Euh, qu'on aimerait bien voir euh inscrite euh lors d'une semaine transpartisane. Euh, parce que parce que à travers le DPIA, moi je vois aussi une violence supplémentaire infligée aux femmes, d'aller délibérément implanter des embryons dont on ne sait pas s'ils sont viables alors que techniquement on est capable de le déterminer. C'est infliger des arrêts spontanés de grossesse supplémentaires dans des parcours déjà particulièrement éprouvants. Et je n'arrive pas à comprendre pourquoi est-ce qu'on doit encore être puni de la sorte.
Euh et je voulais regretter à ce titre le fait que le le débat a été particulièrement violent lors de la dernière loi bioéthique. Il y avait une petite fenêtre qui s'était ouverte à travers une expérimentation menée euh par par plusieurs hôpitaux sur justement euh essayer de travailler sur la recherche autour du DPIA et d'avoir des données concrètes à mettre dans le débat public. Euh cette expérimentation a été annulée par la justice à la demande euh d'un d'une fondation, d'un collectif euh très engagé contre le DPIA et la PMA. Si bien qu'aujourd'hui, on a perdu 4 ans.
On ne peut même pas utiliser cette expérimentation qui était presque à la fin, mais dont ils n'ont pas le droit d'utiliser les données puisqu'elle a été annulée. Et je pense que il est peut-être temps d'arrêter de se autoflageller, d'arrêter de perdre du temps parce qu'à la fin ce sont des couples et des femmes euh qui sont en souffrance et qui ont perdu du temps et de l'argent. Merci infiniment. La richesse de vos interventions euh donne le le le ton du travail qui qui nous continue de nous engager à à à mettre en œuvre concrètement vos recommandations.
Mesdames, je vous je vous laisse à nouveau la parole peut-être pour répondre peut-être pas aux questions mais aux aux sujets qui m'ont été soulevés. Sandrine Rousseau. Euh alors plusieurs choses sur les femmes grosses, c'est aussi un sujet sur euh les mamans lesbiennes par exemple ou euh c'est ça on l'a mis dans le rapport de ce que c'est en effet un un sujet important. Sur euh l'organisation des soins euh en fait, il y a plusieurs facteurs dans l'organisation des soins et dans l'accès aux soins.
Il y a la question du dépistage et là, dans le PLFSS, on a des amendements par exemple pour rendre obligatoire dans tous les dans tous les centres de mammographie, une part de dépistage obligatoire parce qu'il y a des centres de mammographie qui refusent en fait de de le faire et tout ça. Et donc il y a il y a ça fait partie des amendements qui sont en discussion actuellement dans le PLFSS. Il y a aussi un sujet autre. Ah c'est ça. Oui, c'est moi.
Il y a aussi un sujet [raclement de gorge] de de de l'opération puisque selon que l'opération est faite par un chirurgien qui a l'habitude de le faire et qui donc a une expérience ou selon que le chirurgien ne fait que très peu de cas par an, eh bien les chances de survie et de récidive sont vraiment enfin les risques de de récidive sont vraiment très très différents. Donc il y a quand même une organisation de la chirurgie à penser dans des par une concentration dans des centres spécialisés quitte à ce que la chimiothérapie soit ailleurs.
Mais moi je voudrais juste attirer beaucoup l'attention sur la question des soins supports dont ils apparaissent absolument déterminants dans l'absence de récidive. C'est-à-dire si vous faites de l'activité physique adaptée, si vous faites tout un tas d'activités, de la psychologie et cetera, il y a votre vos risques de récidive diminuent de manière considérable. Mais là, sur les soins supports, il y a une différence territoriale énorme et là, avec l'inflation du prix de l'essence, je pense à toutes ces femmes qui n'arrivent plus à y aller parce que les transports vers ces soins supports par exemple ne sont pas pris en charge.
Qu'en plus on sait qu'en ruralité, elles sont souvent dépendantes de la voiture de leur conjoint et donc enfin je j'alerte vraiment là-dessus parce qu'il y a un gros sujet. Euh sur la tentation du curatif, je suis alors Octobre Rose d'abord. Quand je parle d'Octobre Rose, je parle pas des associations. Les associations, elles font le job toute l'année, il y a zéro sujet sur les associations. C'est juste quel est le message que l'on envoie au au travers d'Octobre ? Est-ce que c'est de la sensibilisation ou est-ce qu'on alerte vraiment sur un enjeu de santé ? Et c'est pas tout à fait euh les mêmes canaux et les mêmes messages.
Sur la tentation du curatif, je suis absolument d'accord et il y a vraiment euh on est face à un défaut de préventif de manière très importante. Euh sur euh le [chant] sur la Alors, moi j'en ai parlé par exemple avec la ministre de la Santé dans le cadre des discussions sur le PLFSS et euh sa réponse c'était "Bah oui, mais euh les la loi du plan elle relève de l'agriculture, moi c'est la santé." Et en fait, on a on a quand même un une explosion des maladies chroniques, des ALD et cetera et qu'il va falloir quand même un peu interroger les autres ministères à un moment, je le pose comme ça, voilà. Ensuite, sur le principe de précaution, évidemment.
Euh quand vous disiez Madame Pechoux, qu'on paye un lourd tribut, oui, on paye un très très lourd tribut. Et c'est pas qu'un tribut sur nos corps, c'est un tribut social, un tribut économique parce que on a pas parlé par exemple des femmes en libéral ou des femmes en auto-entrepreneur qui elles n'ont pas la possibilité d'avoir des des des arrêts maladie longs et qui vraiment ont des pertes de revenus mais absolument incroyables et aujourd'hui, il y a pas de dispositif qui leur permettent, donc il y en a qui vont en chimio continuer à être avocates mais ou euh ou tenir leur magasin ou leur restaurant parce qu'en fait, elles ne peuvent pas faire autrement et que c'est vraiment un sujet, quoi.
Euh ensuite, sur Enfin, sur Octobre Rose, je reviens un peu là-dessus. Euh pour moi, on mise aussi beaucoup sur les comportements individuels, c'est-à-dire que c'est à nous de faire la palpation, c'est à nous pas boire, de pas fumer, de pas C'est à nous de d'identifier et finalement, cette dimension collective, systémique et cette responsabilité des politiques publiques, eh bien, elle est très peu interrogée dans dans la prévention et ça euh c'est quand même euh un sujet et je m'en arrêterai là, je pense ça a fait à peu près le tour. Merci, je vais juste compléter du coup sur les enjeux de poids, je rajouterai les enjeux de genre en fait.
Parce que en réalité dans tout ce qui est lié à ce que vous avez décrit, il y a en fait le sujet de la recherche qui a été rappelé par Sandrine. Et en fait, on le dit, ça a été rappelé par la présidente tout à l'heure, la santé a été conçue, testée, imaginée, pratiquée pour, par, sur les hommes. Et ça fait plusieurs fois, moi je me souviens du premier rapport pour avis en PLFSS, ben quand je suis arrivée, il y a maintenant 4 ans, 5 ans, dans cette assemblée, on on essayait déjà de faire avancer le le sujet en disant que oui, en général, on teste peu, on fait peu de recherche sur les corps féminins parce qu'ils sont trop instables hormonalement dans le mois.
OK, la pluie ça mouille et l'eau et le et le feu ça brûle. C'est super, mais c'est ce qu'on vous dit. Donc on va dire les choses ici aussi tranquillement. Donc mais oui, c'est d'un point de vue Donc en fait, moi j'adore, mais on est en train de parler d'IA, on est en train de parler d'innovation et on est encore en train de nous expliquer qu'on sait pas tester ni de faire de recherche sur nous. Je veux bien qu'on se moque de nous, mais pas trop longtemps. Donc je pense que sur ça, il faut qu'on continue à pousser et à avancer et je le dis d'autant plus, mais ça je le dis de manière globale sur le la délégation aux droits des femmes.
C'est un des rares endroits où on arrive à travailler de façon transpartisane et quand on s'y met ensemble, on arrive à bouger. Donc il nous reste très peu de de temps là, mais on a encore des victoires à mener ensemble et des victoires très concrètes aussi bien au travers du PLFSS, c'est la démarche qu'on a eue avec Sandrine, mais aussi de manière plus globale sur certains véhicules législatifs qu'on doit pouvoir amener d'ici la fin d'ici la fin de l'année.
Donc sur la recherche, je pense qu'il faut qu'on y aille assez fortement, soit par des amendements conjoints, soit par des amendements identiques, différents, on sait faire je pense maintenant toutes ici, je dis toutes, oui, toutes, toutes, OK. Euh toutes et tous, je sais pas, pour le principe. Euh ensuite, sur la sur la prévention, oui, mais ça relève aussi de la recherche pour éclairer et pour faire en sorte que mais du coup, ça veut dire et c'est pas la santé d'un côté et l'agriculture de l'autre, c'est aussi la recherche en agriculture, parce que ce qu'on interdit, ben il faut le remplacer, parce que sinon on va on va tourner en rond. Moi aussi je sais faire du slogan.
Je crois que personne a envie de se contaminer. Personne. Mais on va importer ce qu'on aura pas. Donc, euh, il va falloir aussi accepter de mettre aussi énormément de recherche pour avoir, euh, des solutions alternatives. Sinon, ben c'est très beau, c'est très joli, ça fait un très beau slogan, une très belle capsule, mais c'est complètement hypocrite. On importera ce qu'on ne produit plus en interne. Et de façon encore moins contrôlée. Ensuite, sur, euh, ça je le pense sincèrement. Euh, il faut regarder les étals.
Euh, ensuite, sur, euh, le cancer du sein, je me permettrai juste, euh, pour accentuer et renforcer ce qu'a dit, euh, Sandrine, sur, euh, les soins supports, déjà j'ai du mal avec le terme support, parce que ça donne l'impression que c'est secondaire, or on sait que les soins supports, euh, font, euh, énormément dans la prise en charge. Euh, il y a eu énormément de Il y a eu énormément de QAG, il y a des hommes qui qui veulent venir dans la réunion. Il y a eu énormément de QAG dessus. Je sais pas si vous avez entendu la réponse du gouvernement sur la prise en charge des soins supports par rapport à la loi que nous avions tous votée.
Euh, j'ai relancé moi-même par, euh, écrit, par interpellation. Je pense qu'il faut qu'on aille un peu plus vite si vous voulez aussi y aller, parce que ça concerne aussi, euh, les chances euh, de de de guérison et de non récidive, hein, les la capacité de non récidive, parce que ce que j'ai cru comprendre, et j'espère ne pas me tromper, c'est pas avant la fin d'année, début d'année prochaine. C'est trop long. C'est beaucoup trop long. Et et j'insiste, c'est au-delà du soin support, comme vous venez de le dire. Ensuite, sur le cancer du sein, aujourd'hui la la prise en charge de la prévention commence à partir de 50 ans. C'est trop tard.
Partout ailleurs, les recommandations sont à partir de 45 ou 40 ans. Et on le voit, euh, les les femmes qui ont des cancers détectés entre 40 et 50 ans sont pas du tout minoritaires. Et donc ça permet aussi d'accentuer la prévention et de faire en sorte qu'on ait plus de chance de survie et de guérison et donc moins de récidive par la suite. Donc ça c'est aussi des sujets qu'on peut pousser dans le cadre du PLFSS mais aussi par ailleurs pour être sûr que ça avance et que ce soit un des héritages qu'on puisse léguer au prochain.
Plus globalement et pour terminer sur le DPIA, oui moi j'étais pas là à ce moment-là mais j'ai cru comprendre qu'au moment de la loi bioéthique ça avait été un sujet assez important qui avait du coup été enlevé pour pouvoir laisser la chance à cette loi de pouvoir poursuivre. Je pense qu'on est quelques-unes ici à avoir un peu la tête dure, il faut qu'on y retourne parce que je sais pas comment le dire autrement que c'est d'une énorme hypocrisie. Énorme hypocrisie. On laisse des femmes, des couples aller se soigner à l'étranger. Avec une inégalité financière monstrueuse, avec un coût psychologique, familial extrêmement important et un coût sanitaire aussi.
Parce que ce qui est fait ailleurs, moi je sais pas quels sont les cadres qui sont mis en place. Et donc l'hypocrisie qui consiste à dire oui mais il pourrait y avoir des dérives, des machins et cetera, mais en fait on le tolère ailleurs quoi. Donc potentiellement. Donc je préfère qu'on ouvre clairement le débat ici. Je pense qu'on a une Assemblée aussi nationale aujourd'hui qui est un peu plus mature sur ces sujets-là. On a une population qui interroge et qui arrive à tes souhaits et qui arrive à se à saisir ces politiques qui les représentent.
Donc je pense qu'on a une fenêtre de tir d'ici la fin de l'année donc c'est pour ça que je n'ai pas posé de loi et que je me suis rapprochée de Constance pour qu'on puisse le faire. Donc ce serait bien qu'on puisse faire en sorte, c'est un petit un petit vœu qui que j'espère pas pieux, qu'on puisse le poser en semaine transpartisane pour que on puisse le voir qu'on puisse le voir adopté et ensuite je me permets du coup aussi, c'est peut-être en dehors du cadre de simplement ce rapport, mais du coup j'en j'en profite pour mobiliser notre présidente dessus pour qu'on puisse, si jamais on arrive à l'inscrire en en transpartisan, euh une procédure accélérée.
Et donc ça, il faudrait qu'on puisse mobiliser le gouvernement dessus euh parce que sinon, ça sera une euh une pépel simplement slogan, on aura fait le début du chemin ici, mais on sait pas ce qui pourra arriver euh après les présidentielles. Je crois que Sandrine, tu voulais faire un rebond. Oui, pardon, parce que j'ai oublié de parler de la recherche dans On a quand même re- ouais, auditionné des chercheurs qui nous ont dit que quand ils faisaient des analyses des tumeurs et qui recherchaient les produits chimiques, ils en trouvaient en moyenne 42 dans chaque tumeur, 42 produits chimiques différents dans chaque tumeur.
Et en fait, les recherches sont en effet sur le corps des hommes par les hommes pour les hommes, ce qui fait que déjà, c'est dans le sang, c'est pas dans la glande mammaire parce que les hommes n'en ont pas, mais en plus, euh on ne on ne pense pas depuis l'exposome, c'est-à-dire depuis le fait que les femmes mettent des produits cosmétiques, font plus le ménage, donc sont plus exposées aux produits euh euh d'entretien, plus euh mangent plus de légumes, par exemple, ce qui euh évidemment euh est un sujet aussi, on regarde les produits qu'elles absorbent par là.
Donc euh moi, je pense qu'il faudrait vraiment une recherche féministe même sur le cancer du sein, au sens où depuis le corps des femmes, à quoi elles sont exposées [raclement de gorge] et ce sont des recherches qui sont beaucoup plus compliquées parce que chercher un exposome, chercher les interactions, ben c'est beaucoup plus compliqué que de dire juste vous buvez deux verres d'alcool par jour et donc quelle est euh la courbe et la corrélation entre le nombre de verres d'alcool et ça.
Sur l'agriculture, moi, je vous alerte aussi sur l'effet de la canicule là, actuellement, puisque la canicule fait que les niveaux d'eau dans les nappes phréatiques diminuent et donc il y a une concentration des produits chimiques euh dans les canicules, de même qu'il y a eu une des expositions à des particules fines qui sont aussi au rang des accusés sur le cancer du sein.
Et donc ça, par par il y a on a aucune donnée sur l'effet de la canicule sur le corps des femmes en particulier qui semble être assez différente du en terme de conséquence sur le corps des hommes et par ailleurs, quand tu dis on va importer, on importe donc on peut consommer ça je suis d'accord avec toi, on peut avoir une substitution et donc consommer des produits mais il y a aussi la le la question de l'épandage des produits dans le sol et donc dans les nappes phréatiques qui reviennent après qui et qui sont résistants pendant des années des années et des années. Et mon jean ? Merci infiniment.
Merci sur la qualité de de des travaux que vous avez réalisés qui sont extrêmement précieux pour documenter, préciser. On voit bien que la dimension genrée de la santé, il faut qu'on continue de d'aller au bout pour transformer. Moi je voudrais simplement peut-être vous vous proposer euh en il y a eu donc votre rapport, il y a eu des sujets sur la santé mentale des femmes. Euh actuellement, on est en partie sur l'étude de de la loi de financement de sécurité sociale.
Euh on on va je vous propose qu'on contacte euh la ministre euh Rist, vous l'avez déjà eu dans différents de des champs de vos échanges pardon mais au titre euh officiel de la délégation qu'elle vienne et que vous puissiez présenter votre rapport euh euh dans dans un dans un délai assez court. Moi je trouve que le mois de novembre serait le bienvenu et puis euh pour la transformation vers des sujets transpartisans. Je crois qu'on a alors il y a il y a il y a la semaine de de décembre mais il y a il y a peut-être celle qu'il faut viser de janvier du 7 janvier.
Janvier, on aura on aura le temps de la présidente mais si on a une procédure accélérée on n'a pas 100 janvier, on n'aura pas le temps d'en débattre au Sénat pour ensuite valider une semaine. On sait que ça ne passera jamais avant le 22 février pour valider janvier pour qu'on prenne les PPL qui sont en train de la mettre en place c'est dans l'ordre des choses. Ça en fait, ça veut dire juste que quand le sujet est dans l'opinion publique, mais on ne cherche pas à faire une disposition légale.
Ensuite, il peut y avoir aussi une dimension holistique des choses, c'est-à-dire qu'on voit bien que on on travaille aussi au long cours, c'est-à-dire que est-ce qu'il faut chercher le créneau qui soit le créneau efficace qu'on vient de dire là, ou faut-il aussi avoir une approche holistique de la dimension de la ? Ça je me permets donc d'en parler, le plus important je pense honnêtement en toute transparence, c'est que on en parle avec la ministre, je trouve que c'est une excellente idée qui est votre proposition, parce qu'elle aura un une vision plus globale de la journée parlementaire.
Si c'est plus important, parce que là le sujet c'est pas nous et c'est pas l'Assemblée nationale, c'est le texte en lui-même. C'est exactement ça d'abord par le Sénat pour se retrouver pour la lecture avec la complète dans cette législature, je pense qu'il faut aussi regarder ça dans ce sens-là. Donc je pense que votre proposition elle est extrêmement pertinente pour regarder les choses dans l'ensemble du calendrier. Et bien prenons cet objectif là d'obtenir la évidemment que nous avons donc un rapport à adopter et donc du coup je voudrais simplement mettre au vote, voilà, et donc savoir qui est favorable à l'adoption du rapport, voilà, dans le rapport unanimité.
Vous dire également que quand nous terminons une mission, notre bureau avait [raclement de gorge] également déjà acté à l'été la création de la mission d'information de type flash sur les violences en ligne, c'est le choix qui a été fait. Donc création d'une mission d'information flash, on a deux personnes pour la conduire, le groupe de la France républicaine a désigné Virginie Duby-Muller et le groupe socialiste apparenté Marie-Noëlle Battistel comme rapporteur donc avant de donner la parole peut-être à Madame la rapporteur pour en dire quelques mots. Donc nous déclarons cette cette création de mission flash et nous en remercions.
Peut-être Madame la rapporteur quelques mots sur le démarrage de cette mission. Oui, merci Madame la présidente. Merci Madame la présidente. Je ne suis pas tout à fait encore rapporteur mais a priori je crois que je le je le deviens aujourd'hui. Voilà, c'est donc effectivement c'est un sujet qui nous paraissait très important d'une part à la à la faiblesse de la répression des crimes et délits commis en ligne puisque 3 % seulement des cyberviolences aboutissent à une plainte ou à des des poursuites.
Donc il y a une espèce de forme d'impunité qui est qui est ressentie et je peux rappeler aussi que les 93 % des victimes conjugales ont subi des cyber du cybercontrôle des menaces par téléphone, par les réseaux sociaux, la géolocalisation qui sont devenus des instruments d'emprise sur les femmes et près d'une victime sur deux ne sait jamais trop comment réagir ni à qui s'adresser. Donc nous considérons que c'est un sujet qui est important et notamment à l'aube d'élections présidentielles parce qu'on sait que les femmes ne sont pas visées en ligne par hasard mais qu'elles sont visées parce qu'elles portent des paroles fortes.
On voit bien pas que les femmes élues mais les journalistes, les candidates, les chercheuses, les créatrices de contenu. Merci. Par erreur, j'ai testé donc la absolument. Du coup le la troisième du propos est pas tout à fait très donc pardonnez-moi sur cet essai. Voilà.
Non mais en tout cas merci pour cette ce ce brief et dire effectivement que dans cette année-là l'objectif généralement c'est de faire taire les femmes et d'éviter à ce qu'elles s'engagent donc notre démocratie a besoin de ne pas perdre ses voix et peut-être témoigner puisque je reviens d'une assemblée interparlementaire à l'étranger une de nos collègues australienne a été délibérément renversée et a perdu une jambe et voilà donc parce qu'elle portait des combats d'égalité et donc écolo voilà. Donc voilà un encouragement à ces travaux-là rendez-vous donc au plus vite avec un rendez-vous avec Madame la Ministre de la Santé.
Merci à toutes pour vos travaux Sandrine Oui pardon pour remercier Nathalie Lebas qui a travaillé avec nous sur le rapport Voilà pour ce numéro à très vite sur LCP.
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