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Florian Philippot sur la polémique de la Pitié-Salpêtrière : "On n'a plus un ministre de l'Intéri…

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Après que Christophe Castaner a dénoncé une attaque de manifestants contre l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Jean-Luc Mélenchon l'a traité de menteur et d'incompétent. Dans cette querelle, vous êtes du côté de Mélenchon ou de Castaner ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les forces de l'ordre ont une part de responsabilité selon vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Florian Philippot, vous avez fait le buzz cette semaine sur les réseaux sociaux. Vous vous êtes fait filmer en train de décrocher le drapeau européen d'un centre des impôts à Forbac. Quand on représente comme vous 2% des Français à trois semaines des Européennes, doit-on mener des opérations coup de poing pour exister ?

  • 4:00RelanceRéponse partielle

    Vous expliquez qu'il y a une différence entre la contribution française et les aides européennes. C'est 9 milliards 1 très exactement l'an dernier.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Mais c'est aussi l'Europe qui vous fait vivre en France, Florian Philippot, c'est aussi l'Europe qui vous nourrit, les députés européens ?

  • 6:00FerméeÉludée

    Jean-François Barnabas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Florian PhilippotFait
    « On a effectivement non plus un ministre de l'intérieur, mais un menteur de l'intérieur. »
  • 0:45Florian PhilippotFait
    « La grille de l'hôpital a été forcée, le matériel informatique vandalisé dans l'hôpital. Enfin, écoutez, pas par les manifestants qu'on a vus sur les vidéos. »
  • 2:30Florian PhilippotFait
    « Ce drapeau, je le rappelle, était dans la Constitution européenne qui a été rejetée par les Français par référendum. »
  • 4:00Florian PhilippotChiffre
    « On voit qu'on fait un chèque en pure perte de 10, puis 11 milliards d'euros par an, 55 milliards d'euros sur un quinquennat, 150 euros par français par an, et bien franchement c'est scandaleux. »
  • 4:30Florian PhilippotChiffre
    « En 2018, on en était à 8 milliards. En fait, vous expliquez qu'il y a une différence entre la contribution française et les aides européennes. C'est 9 milliards 1 très exactement l'an dernier. »
  • 5:30Florian PhilippotChiffre
    « 9 milliards 7 cette année. Si vous voulez, 9 milliards 7 ou 10 milliards, c'est à peu près pareil. Et ça passera à 11 milliards en 2020. »
  • 7:00Audrey Crespo-MaratChiffre
    « Jean-François Barnabas ? »
  • 7:30Florian PhilippotChiffre
    « Il touche 2600 euros par mois. »
  • 9:30Florian PhilippotChiffre
    « On était largement en tête aux européennes avec l'autre programme à 25%. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Audrey Crespo-Marat, vous recevez ce matin Florian Philippot, tête de liste des Patriotes aux élections européennes. Bonjour Florian Philippot. Bonjour.

Après que Christophe Castaner a dénoncé une attaque de manifestants contre l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Jean-Luc Mélenchon l'a traité de menteur et d'incompétent. Dans cette querelle, vous êtes du côté de Mélenchon ou de Castaner ? Je suis du côté, je crois, de la vérité tout simplement.

On a effectivement non plus un ministre de l'intérieur, mais un menteur de l'intérieur. Et c'est très grave. Voilà, M.

Castaner, dans n'importe quelle démocratie, il aurait déjà été démissionné. Parce qu'on voit bien qu'il s'est précipité sur un fait, il n'avait pas d'informations, ou alors même pire, il avait les informations que nous avons aujourd'hui. Il a donc menti dans le but d'entretenir une atmosphère de tension, de division, d'amalgamer au passage évidemment les manifestations avec la violence.

On voit bien que c'est son jeu depuis plusieurs mois maintenant. La grille de l'hôpital a été forcée, le matériel informatique vandalisé dans l'hôpital. Enfin, écoutez, pas par les manifestants qu'on a vus sur les vidéos.

Ça ne s'est pas du tout passé comme on l'a dit, il n'y a pas eu d'attaque de l'hôpital. Il y a même des gens qui fuyaient la police. C'est quand même assez triste d'ailleurs dans un pays comme la France, une démocratie comme la France, d'en arriver à un point où des manifestants sont obligés de fuir notre police républicaine.

Est-ce que les forces de l'ordre ont une part de responsabilité selon vous ? Il faudrait une commission d'enquête. De toute façon, je pense qu'il faudra une commission d'enquête sur tout cela.

Et vous demandez la démission de Castaner ? Oui, bien sûr, mais dans la journée. Mais dans la journée.

Enfin, je veux dire, il faut qu'il arrête. Il faut que là, il ne joue plus au poker. C'est-à-dire que là, il a menti, il a perdu.

Voilà, donc il quitte la table. Et je crois que c'est indispensable pour redonner un petit peu de confiance de temps en temps au peuple français dans leurs responsables politiques, qu'ils sachent prendre leurs responsabilités. Et s'ils ne savent pas les prendre eux-mêmes, il faut que le président de la République démissionne rapidement M.

Castaner. Mais je vais vous dire...

Non, non, pas qu'il démissionne, mais qu'il démissionne M. Castaner. Je vais vous dire, je pense que sur tout ce qui se passe en termes de maintien de l'ordre depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, il faudrait une large commission d'enquête parlementaire qui aille au fond des choses, qui soient intransigeantes, parce qu'on voit beaucoup trop de choses qui sont inadmissibles.

On voit beaucoup trop de policiers qui se comportent en cow-boy, on voit beaucoup trop de violences. Qui tentent de maintenir l'ordre aussi depuis cinq mois. Moi, je n'amalgame pas tout le monde, vous voyez.

J'ai beaucoup de respect pour la police nationale et la gendarmerie. Ils le savent. Et je crois que justement, pour l'honneur de la police nationale et de la gendarmerie, il faut savoir se défaire de ceux qui se comportent en cow-boy et qui reçoivent des ordres indignes et qui les appliquent de manière brutale et zélée.

Florian Philippot, vous avez fait le buzz cette semaine sur les réseaux sociaux. Vous vous êtes fait filmer en train de décrocher le drapeau européen d'un centre des impôts à Forbac. Quand on représente comme vous 2% des Français à trois semaines des Européennes, doit-on mener des opérations coup de poing pour exister ?

Non, moi, c'est vrai, je mène des opérations quand elles ont un message politique de fond. Oui, mais c'est fait pour ça. C'est fait pour exister.

Non, mais ce qui est tout à fait le cas. J'ai bien vu les cris d'orfraie de la Macronie. J'ai vu que j'étais coupable de crimes de blasphème à leurs yeux.

Ce qui est normal, parce qu'ils sont dans une religion. Pour eux, l'Union Européenne, c'est une religion. Donc j'ai touché à un de leurs symboles sacrés.

On a quand même l'impression que vous êtes prêts à tout pour exister. Non, non, ce ne sont plus des militants de la cause, ce sont des adeptes. Ils suivent un gourou et ils ont des grands prêtres.

Et donc, il faut sortir de la secte. C'est pour ça que j'appelle avec les patriotes lors de cette élection européenne, Patriotes et Gilets jaunes, notre liste commune, à ce que nous quittions l'Union Européenne pour retrouver des marges de manœuvre et une démocratie. Pourquoi je l'ai fait ?

D'abord parce que ce drapeau, je le rappelle, était dans la Constitution européenne qui a été rejetée par les Français par référendum. Je sais que tout le monde s'est ensuite assis, enfin tout le monde, les parlementaires, se sont assis sur ce vote des Français en faisant passer le traité de Lisbonne, ce qui est absolument scandaleux et ce que notre démocratie ne devrait pas pouvoir permettre. Mais je l'ai fait aussi parce que nous sommes à un centre des impôts et que je voulais mettre l'accent sur le fait que l'Union Européenne nous pique 10 milliards d'euros par an.

Non, pas 10 milliards, on n'en est pas à 10 milliards. En 2018, on en était à 8 milliards. En fait, vous expliquez qu'il y a une différence entre la contribution française et les aides européennes.

C'est 9 milliards 1 très exactement l'an dernier. 9 milliards 1 l'an dernier, ça va passer à 10 milliards cette année et ce sera 11 milliards... 9 milliards 7 cette année.

Si vous voulez, 9 milliards 7 ou 10 milliards, c'est à peu près pareil. Et ça passera à 11 milliards en 2020. Alors quand on a tous les débats du monde sur où est-ce qu'on trouve de l'argent pour les EHPAD, pour les hôpitaux, pour les gens qui n'arrivent plus à se chauffer, pour les petites retraites, pour les personnes qui sont en difficulté pour nos SDF et qu'on voit qu'on fait un chèque en pure perte de 10, puis 11 milliards d'euros par an, 55 milliards d'euros sur un quinquennat, 150 euros par français par an, et bien franchement c'est scandaleux.

Donc moi je voulais dire cela. D'ailleurs je n'ai pas fait de dégradation publique, il n'y a pas une vis qui a été dévissée. Sinon vous étiez condamné.

Et par ailleurs...

Donc c'est malin en fait, vous avez juste décroché un drapeau...

C'est même remplacé par un drapeau national. Et je vous signale que donc, on a eu la preuve là, que l'oligarchie à son drapeau c'est celui de l'Union Européenne, le peuple lui a le sien, c'est celui de la France et de la République française bleu blanc rouge. Tout le peuple ne pense pas comme vous.

Début avril, des gilets jaunes avaient déjà décroché le drapeau européen de la mairie de Fort-Bac. C'est pour les dragués que vous avez à votre tour décroché en drapeau européen de Fort-Bac ? Je les ai soutenus, et plusieurs de ces gilets jaunes de Fort-Bac, y compris celui qui avait décroché le drapeau de la mairie, est sur ma liste, tout simplement.

Donc je n'ai pas besoin de les draguer. Jean-François Barnabas ? Non, non, c'est Christian Escoing, il est sur ma liste, et il a fait partie des gilets jaunes, il est dans les gilets jaunes de Fort-Bac, et franchement, ils n'ont pas besoin d'être dragués, ils sont cohérents, ils voient bien le lien, si vous voulez, entre leur souffrance sociale au quotidien, leur difficulté, leur petit salaire, leur salaire de misère, le problème de pouvoir d'achat gigantesque, le problème de services publics, le problème que notre pays n'a plus de démocratie, n'a plus de frontières, ni commerciales, ni migratoires, ni économiques, et l'Union Européenne.

Ils voient bien le lien, et ils voient bien aussi qu'on leur ment quand on leur dit qu'on va changer l'Europe de l'intérieur, comme leur disent tant de partis politiques aujourd'hui. Moi, je suis cohérent, sincère, je dis qu'il faut la quitter. Mais c'est aussi l'Europe qui vous fait vivre en France, Florian Philippot, c'est aussi l'Europe qui vous fait vivre, qui vous nourrit, les députés européens ?

C'est payé par l'argent de la France, je le disais, la 10 milliards d'euros de différence, la différence entre ce que nous donnons et ce que nous recevons. Et ça permet de vous payer ? Il n'y a pas d'argent, il n'y a pas de machine à billets dans le bureau de M.

Juncker, vous savez. L'argent, il vient de tiendre quelque part, l'argent, il vient des contribuables français. Et moi, je respecte le mandat.

Je m'étais fait élire pour faire progresser l'idée d'une sortie de la France de l'Union Européenne. Je respecte mon mandat. Florian Philippot, vous êtes désormais allié avec Jean-François Barnaba, un leader des Gilets jaunes, qui a la particularité de bénéficier depuis 10 ans du statut de SPME, ça veut dire fonctionnaire momentanément privé d'emploi.

Ce n'est d'ailleurs pas si momentané, puisqu'il est payé depuis 10 ans à ne rien faire. C'est ça votre modèle de société ? Ah non, mais vous savez, j'ai entendu ce petit bruit qu'on faisait courir sur lui à partir du moment où il est devenu...

Il touche 2600 euros par mois. Oui, mais je sais, mais il n'y a rien d'illégal là-dedans. Il a envoyé, je l'ai discuté avec lui, il a envoyé des CV à la terre entière, toutes les collectivités de plus de 10 000 habitants.

Et son emploi a été supprimé dans la collectivité. Son emploi a été supprimé, ce n'est pas de sa décision. Par ailleurs, c'est un homme qui se bat dans son métier depuis longtemps, qui se bat dans ses convictions comme Gilets jaunes, avec beaucoup de sincérité, beaucoup de pugnacité.

Et il était tellement gênant qu'on a essayé de le salir. Ce qui est normal, ce mouvement, vous avez bien compris que les autorités, le pouvoir, cherchent à le salir par tous les moyens. Les Gilets jaunes dérangent.

Eh bien, nous, nous avons réalisé le seul événement de cette campagne européenne, l'alliance effectivement entre jaunes et citoyens, le mouvement de Jean-François. Il y en a d'autres, Nicolas Dupont-Aignan est avec Benjamin Cauchy, par exemple. Oui, mais moi, ce n'est pas une personne.

C'est un mouvement, c'est une alliance de listes. Il y a plusieurs personnes de jaunes et citoyens sur ma liste, des infirmières, des pompiers qui sont dans le mouvement depuis le départ. Il y a Jean-Luc Touly, qui est un militant anticorruption, ancien conseiller régional vert en Ile-de-France jusqu'en 2015, militant également pour une gestion de l'eau qui soit publique et qui soit saine et non pas captée par des intérêts privés.

Je suis fier d'avoir ces profils sur ma liste. Et je crois que ça offre une traduction politique pour la première fois au mouvement des Gilets jaunes. Jean-Philippo, en 2012, vous avez été battu aux législatives, en 2014 aux municipales, en 2017 aux législatives.

Si cette année, vous n'êtes pas élu aux Européennes, est-ce que vous jetez l'éponge ? Entre-temps, j'ai gagné aux régionales, j'ai gagné aux Européennes, j'ai gagné aux municipales. Si cette année, vous n'êtes pas élu aux Européennes, est-ce que vous jetez l'éponge ?

Est-ce que je jette l'éponge ? Mais moi, je ne jetterai jamais l'éponge pour mon pays. Je fais de la politique au sens citoyen du terme depuis que je suis tout jeune, parce que je suis un gaulliste social convaincu.

Moi, je me bats depuis très longtemps pour la sortie de la France de l'Union européenne, pour le combat social. J'ai ça dans mes tripes, donc jamais je ne renoncerai. Mais vous verrez que nous ferons le score et que nous aurons un très beau score le 26 mai au soir, parce que les Français vont vouloir le renouveau, qu'ils vont vouloir la sincérité, et qu'ils en ont marre qu'on leur mente en leur disant qu'on va tout changer, mais en restant dans l'Union européenne.

Ça, c'est un mensonge. Florian Philippot, on a un peu l'impression que vous êtes le Bruno Maigret de 2019. Ceux qui quittent les Le Pen n'y survivent pas au fond.

Merci pour la comparaison. Je ne la prends pas à mon compte. Ceux qui quittent les Le Pen n'y survivent pas au fond.

Écoutez, vous verrez exactement l'inverse. Et si c'est votre raisonnement, si vous dites quitter les Le Pen, c'est très significatif. Ça veut dire qu'il y a une logique clanique au Rassemblement National.

Et il y a juste un père, puis une fille à la tête du parti. Oui, mais maintenant, on voit le beau-frère sur la liste en position éligible, etc. Oui, mais moi, je soutenais sur des positions claires.

Voilà, claires, qui étaient la sortie de la France de l'Union européenne. Pas le revirement qu'ils nous ont fait et pour lequel je les ai quittés. Parce qu'à partir du moment où ils nous disent « On va rester dans l'Union européenne, donc on va rester dans l'euro, on va rester dans Schengen, on va rester dans toutes les politiques épouvantables de l'Union européenne, anti-services publics. » Ça a l'air de leur réussir.

Plutôt, ils sont en tête des derniers sondages. On était largement en tête aux européennes avec l'autre programme à 25%. Donc beaucoup plus que ce qu'ils ont aujourd'hui.

Non, mais ce que je veux dire, c'est très important. C'est que leur nouveau programme, c'est un coup de poignard dans le dos des travailleurs français et des ouvriers. Vous m'entendez ?

C'est un coup de poignard. Dire qu'on va rester dans l'euro et qu'on va rester dans l'Union européenne, donc qu'on va appliquer le travail détaché, qu'on va appliquer la concurrence déloyale, qu'on va appliquer la politique d'austérité sur les salaires, sur les petits salaires, sur les petites retraites, qu'on va appliquer la politique de libéralisation des services publics, qu'on va ouvrir grand nos frontières, parce qu'il n'y a pas de secret. Schengen, c'est dans les traités européens.

Eh bien, je vous le dis, c'est un coup de poignard dans le dos des travailleurs, ceux qui ont fait confiance au Front National pendant des années et qui maintenant sont trahis par ce nouveau programme qui a été pris pour des raisons sondagières et électoralistes. Eh bien, avec les patriotes, il n'y a pas de trahison. Il y a de la sincérité et on a un vrai programme de progrès social et de progrès démocratique, puisque nous défendons par ailleurs la démocratie directe, le RIC et la souveraineté populaire.

Merci Florian Philippot. Merci à vous.