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interviewPublic Sénat· 16 juillet 2025 44 min

Budget : Bayrou a-t-il tapé trop fort ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Applaudissements] [Musique] Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue, c'est Sence Publique, votre rendez-vous quotidien de débat, chronique et reportage. Et voici le sommaire de ce 16 juillet.

Les critiques pleuvent sur François Bairou depuis son moment de vérité. Hier, le Rassemblement national, la France insoumise et même le Parti socialiste menace de faire tomber son gouvernement. pourra-t-il échapper à la censure ?

Que peut-il négocier sans renoncer aux 44 milliards d'économie annoncé ? Qui prendra le risque politique de priver la France de budget ? On en débat dans une minute et puis dans la seconde partie de notre émission, gros plan sur ce que l'on appelle la diplomatie des otages en Iran et en Algérie.

Des Français sont détenus parfois depuis des années et utilisés comme moyen de pression par les pouvoirs en place comme à Teran où Cécile Colère et Jacques Paris risquent désormais la peine de mort. Si les chefs d'accusation qui ont été évoqués étaient confirmés, et bien nous les considérerions comme totalement injustifié et infondés. Nous exigeons la libération immédiate inconditionnelle de Cécile Collè Jacques Paris.

Comment libérer les Français détenus en Iran et en Algérie ? Quelles sont leurs conditions de détention ? La stratégie du silence souvent privilégiée par le KO est-elle la bonne.

Ne ratez pas l'analyse de nos experts sur ce thème. Ce sera dans tr quart d'heure. Mais d'abord les réactions politiques après les annonces du premier ministre.

Réaction choisie et décortiquée par Clémentine Louise. C'est notre moment de vérité. Le rendez-vous s'annonçait douloureux et sacrément périlleux.

Sans grande surprise, François Bairrou aura fait bondir toute la classe politique. Pour espérer faire 44 milliards d'euros d'économie dans le budget 2026, le premier ministre a présenté plusieurs mesures d'austérité. Année blanche, jour férier travaillé, suppression de postes de fonctionnaires, médicaments moins remboursés et même un effort demandé au retraités.

Quand monsieur Bairou explique "Ah, vous comprenez les Français ils se soignent trop, ils vont deux fois chez le médecin pour le prix d'un C'est les gens pour des abrutis que de leur expliquer que c'est de leur fa qu'il consomment mal les services publics alors qu'ils n'ont en fait plus assez accès et plus comme avant pendant que les 10 premières fortunes de France ont multiplié leur fortune par 24 en 30." La colère gronde aussi au rassemblement national surtout quand il s'agit de supprimer de jours fériers. Ce qui n'est inacceptable euh après comment dire 7 ans de macronisme, qu'il soit tellement incapable de se réformer et de couper dans les mauvaises dépenses qu'il n'a rien d'autre à proposer que de faire travailler encore plus ceux qui travaillent dur.

Au milieu d'un mécontentement général, les plus enclins au compromis, ce sont les républicains et les centristes. Le plan qui a été présenté hier par François Beou a au moins le mérite de chercher des solutions. Ce que je constate depuis hier, c'est la somme des réactions irresponsables de tous ceux qui rejettent tout en bloc.

Et la conviction de la droite républicaine, c'est que ça n'est pas comme ça qu'on sortira le pays de l'impasse. Pour apaiser l'ébullition en cours, plusieurs ministres ont tour à tour pris la parole pour défendre ces mesures budgétaires. Bien, nous devons retrouver des marges de manœuvre budgétaire et nous proposons, vous le voyez, un effort assez inédit.

Inédit dans son volume mais inédit aussi dans sa répartition. Ce qui pourrait être encore plus inédit dans l'histoire de la 5e République, ce serait une nouvelle censure du gouvernement. À gauche, comme à l'extrême droite, on l'assure, si le Premier ministre ne revoit pas sa copie, ce sera la fin de l'herbe François Bairou a-t-il tapé trop fort ?

Voilà la question principale de notre débat. J'accueille Christine Lavarde. Bonsoir, bienvenue.

Vous êtes sénatrice à l'air des hautes scèes, membre de la commission des des finances et de la commission des affaires européennes ici au Sénat. Thba Müer, bonsoir et bienvenue d'être constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université Paris Nantaire. Valérie Locable.

Bonsoir Valérie. Bonsoir Thomas. Bienvenue.

Vous êtes éditorialiste politique pour le site le journal.info et Tam Tranoui. Bonsoir Tam.

Bienvenue éditorialiste politique. Alors on vient d'entendre plusieurs réactions politiques. Il y a aussi celle de Bruno Retaillot par exemple qui dit "Il faut changer de train de vie.

Est-ce qu'il y a pas assez d'économie sur le budget de l'État ? Finalement, Christine Lavarde, c'est l'une des critiques qui est qui est exprimée. Alors, il y a quand même beaucoup d'économies sur le budget de l'État parce qu'il faut quand même se souvenir que jusqu'à présent, les quelques économies qui ont été faites dans les dernières lois de finance, elles ont quasiment toutes été portées par le budget de l'État.

Et il faut aussi avoir bien en tête que le budget de l'État à l'intérieur de la dépense publique, ce n'est qu'une toute petite partie pour faire simple, entre 15 et 20 %. Donc on peut pas faire porter sur une petite partie tous les efforts et notamment les 44 milliards qu'il faut trouver. Donc cette fois-ci encore, le budget de l'État prend largement sa part euh de l'effort.

Aujourd'hui, il faut quand même qu'on regarde notre dépense publique à plus à quasiment 55 %. Elle relève de la sphère sociale. Donc on commence à faire des efforts sur la sphère sociale mais il va falloir aller beaucoup plus loin puisque c'est là qu'on a les véritables marges de manœuvre.

Parce que quand on dit on fait des efforts sur l'État, en fait, il faut se dire que ce sont des politiques publiques qu'on arrête. Ouais. Effectivement, avec cette question des efforts sur la sphère sociale et de des effets de l'impact de ces de ces efforts notamment sur les les Français les plus en difficulté, ça fait partie des critiques exprimées.

On pourra ici en en débattre. Thbo Mulier, est-ce que c'est un un plan ambitieux ? C'est le sentiment que François Baou a voulu donner hier.

Est-ce que c'est du bricolage ? Comment vous l'analysez vous ? Euh du bricola, je me prononcerai pas sur le terme, je note que il y a il y a il y a d'un point de vue institutionnel quelque chose de très intéressant.

C'est un moment de vérité avec des constats quand même qui sont assez anciens pour un équipe gouvernementale ou un socle commun qui vient euh se présenter comme voilà, on vous dit enfin la vérité mais avec 8 ans d'exercice du pouvoir derrière. H donc ça c'est assez Non mais c'est assez intéressant le socle commun n'a pas 8 ans d'exercice. Non non je sais mais bon n'oublions pas les LR à la du socle commun mais LR aussi change d'avis.

Là on peut discuter sur et bien la non indexation enfin le gel finalement alors que l'an dernier c'était quelque chose de d'assez différent. Et il y a des il y a il y avait il y avait il y avait aussi des choses ambitieux quand même parce que le constat le constat alors on peut peut-être le le trouver euh exagérément dramatisé par par le premier. Ça faisait partie ça faisait partie de la stratégie mais quand même il y a un constat il y a un endettement français qu'on peut pas nier.

Il y a des efforts à faire que personne ne peut nier. Donc est-ce que c'est à la hauteur finalement de l'enjeu pour vous ? À la hauteur de l'enjeu je sais pas parce que je je j'ai une question.

Alors, ça ferait peut-être très Édouard Philippe parce que je l'ai lu il y a il y a une il y a quelques heures, mais il y a il y a beaucoup de mesures qui ne sont pas structurelles. Par exemple, le gel euh enfin l'anédite blanche, c'est finalement quelque chose qui est un one shot. Alors, est-ce que ça va être quelque chose qui va être pérénisé dans le temps un peu comme le gel du crédit des des fonctionnaires ?

Bon, il il y a une forme d'ambition, mais il y a des choses qui sont quand même qui ne sont pas des nouveautés. Par exemple, le gel encore une fois du barême de l'impôt sauf erreur, c'est quelque chose qui a eu lieu en 2012, en 2013, mais sur les volumes, oui, ça paraît ambitieux mais en même temps, c'est une question de cadrage et en comptabilité, il y a aussi des effets de comment on présente les choses. Par exemple, les 43 et quelques milliards annoncés, c'est pas par rapport à l'année 2025, mais c'est par rapport à si on ne fait rien, fait 202, c'est tout à fait intéressant.

Il y a quand même 20 ou 25 milliards, je me rappelle plus du du 23 milliards qui qui montrent quand même qu'il y a des besoins. Mais c'est une façon de présenter les choses. C'est un peu comme les retraites des fonctionnaires.

Elles sont comptabilisées enfin présentées dans la dépense publique à la fois dans les dépenses en matière de retraite et aussi dans chacun des postes ministériel. Est-ce qu'on peut dire Valérie Locable que au moins le premier ministre se débarrasse ou s'est débarrassé hier de des accusations d'immobilisme qui lui qui lui collaient aux chaussures ? Ah bah ça je trouve que oui, on peut tout à fait le dire parce que qu'on l'aime ou qu'on l'aime pas, ce projet de budget a une espèce de cohérence.

Enfin, on voit qu'ils ont travaillé avec une méthode qui a été d'abord dès le mois de mars, ils ont commencé à faire de la pédagogie auprès de l'opinion publique avec le grand Raout à Séure dans la même configuration qu'aujourd'hui en donnant les chiffres et l'État de la France où est-ce qu'ils en étaient. Ensuite, ils ont passé le temps jusqu'à maintenant pour lancer des ballons d'essai pour voir ceci, cela. Il y a pas mal de choses qui ont été retenues d'ailleurs.

À part les jours fériers, à peu près la plupart des sujets, on en avait déjà entendu parler. On savait pas s'ils allaient les garder, pas les garder, mais on en avait déjà entendu parler. Ça veut dire que c'était des propositions pardon interrom qui venaient de différents bords politiques ou ou de partenaires sociaux.

En fait, apparemment, il s'est quand même entouré de d'une garde rapprochée de conseillers en qu'il avait extrêmement confiance, d'Éric Lombard et d'Amélie de Montchalin qui ont énormément travaillé là-dessus et qui au cours de rencontrre par exemple, je sais qu'un soir Amélie de Monchalin dîner au siècle et qu'elle a parlé à sa voisine de cette année blanche don qu'on ne connaissait pas encore. Voilà et tout d'un coup cette histoire a commencé à sortir. Alors ça ça a été retenu. la TVA sociale n'a pas été retenue par exemple.

Donc donc cette espèce de test de voir qu'est-ce qui allait passé puis après ils ont mis comme ça tout ensemble. Alors aujourd'hui ce qui est intéressant c'est que pour François, il y a deux stratégies possibles et on ne sait pas exactement où il se situe. Ce qu'on sait, c'est qu'il a voulu taper fort et que quit à risque à prendre le risque pardon de sauter sur une motion de censure.

Et bien c'est comme Mindè, ça va être de façon chevelleresque et pour de bonnes raisons parce que effectivement 44 milliards d'euros c'est un gros paquet. C'est pas des mesurettes. La gauche dit 25 suffisait mais 25 ça aurait pas été suffisant peut-être.

Et l'autre possibilité c'est que ce soit une posture de négociation là où tout va changer. Est-ce que finalement c'est une phase de négociation qui est en train de la question on se pose aujourd'h ça avait été soutenu massivement alors que là Oui mais là il y a là il y a un climat politique effectivement qui est compliqué. Alors il il y a énormément de mesures.

Euh celle qui est évidemment sans doute la plus spectaculaire mais peut-être c'est celle aussi qui va disparaître assez vite. Qui sait ? On verra bien ce la suppression des deux jours fériers.

Ce matin, la ministre chargée des des comptes publics, Améline Monchalin a relativisé l'effort demandé aux Français. Le temps de travail en France, vous savez, c'est 1607 he par an. Et quand on regarde dans l'ensemble de notre pays, le temps de travail par habitant, nous travaillons en France 100h de moins par habitant qu'en Allemagne.

Et donc on voit bien qu'on a un enjeu si on veut rétablir notre écart de PIB et de PIB par habitant par rapport à nos voisins qui est un enjeu de travailler plus nombreux. C'est l'enjeu du taux d'emploi des jeunes et des seniors, mais c'est aussi l'enjeu de travailler davantage. Si on fait un petit calcul entre nous, 2 jours sur 365, ça revient à peu près à 0,5 % d'activité en plus.

Bon, il y a pas mal de choses à dire sur ces chiffres, mais vous vouliez prendre la parole Tam, donc je vous la je vous la conf. Oui, ben je bon déjà, il y a effectivement un sujet sur la façon dont Améie Monchalin a fait son calcul et c'est plus que discutable. Euh il y a il y a un autre sujet, c'est quand même le sujet du du symbole avec les jours fériers, mais il y en a un autre enfin, c'est le fait que quand même c'était une proposition qu'avait faite le Sénat, la suppression d'un jour férier, que ça avait été euh retoqué par Michel Barnier parce qu'on sait quand même que c'est euh un risque euh politique extrêmement fort.

Donc est-ce que bah ces jours fériers, c'est pas avant tout une forme de provocation pour vous ? Alors, votre avis et peut-être un retour sur les les les statistiques que donne le problème, c'est que pour vendre ça au français, on divise par le nombre d'habitants. Sauf qu'en fait, le sujet n'est pas ça.

Il faudrait déjà calculer le nombre de travaillers par rapport aux actifs, c'est-à-dire ceux qui travaillent. Et si on fait ça, on se rend compte qu'aujourd'hui les Français qui travaillent travaillent comme la moyenne des pays de l'OC2. Donc le sujet n'est pas de mettre au travail ceux qui sont déjà un emploi.

Si on travaille aussi peu, c'est parce qu'il y en a trop d'inactifs, qu'on a un âge de départ à la retraite qui est trop précoce, qu'on a un âge d'entrée dans la vie active qui est quand même assez tardif par rapport à d'autres pays de l'Union européenne et qu'on a un nombre de personnes aussi qui sont sans emploi alors pour au chômage pour des raisons aussi particulières importantes. Donc en fait le sujet donc c'est pas la suppression de jours ferrier qui qui réglera la question. Est-ce que c'est je reprends la question de Tam pardon vous interromp est-ce que c'est une provocation pour vous ?

Je pense que c'est pour mettre le sujet sur la table et ça permet de de parler de discuter de la question du volume de travail et aujourd'hui un le deux il y a deux pans hein dans ce que nous a présenté le premier ministre hier. Stop la dette et oui la production. Et ben si c'est vraiment oui la production ce momentlà c'est pas de faire travailler de jours férier gratuitement en plus c'est de vraiment inciter les gens à aller au travail et à continuer de travailler à entrer dans la c'est quoi c'est réformes de l'assurance chômage c'est réformes de l'assurance chômage c'est poursuite du du travail plus tard ce qui aura aussi des incidents sur l'équilibre de notre système de retraite c'est favoriser aussi la conciliation vie familiale vie professionnelle parce qu'il faut aussi qu'on se pose ces questions là pourquoi est-ce qu'on a un taux d'emploi chez les femmes qui pourrai va être amélioré et ça ouvre tout un tas d'autres sujets sur lesquels il est intéressant de discuter mais en tant que tel là les de jours fériers c'est une mauvaise réponse à un vrai problème.

Est-ce que c'est une provocation ? Je vous pose la même question Valérie Locable ou le point de départ du négociation pour reprendre pour reprendre le la démon par rapport à ce que je viens de vous dire c'est que c'est la seule mesure dont on n'avait pas trop entendu parler effectivement depuis Michel Barnier ce n'était pas revenu ça a été une surprise. Alors, il y a des gens qui se disent "Oui, mais comme Emmanuel Macron a rajouté 3 milliards et demi pour la défense, il fallait bien trouver quelque chose en plus." Donc, ils ont sorti ça de leur chapeau au dernier moment.

Peut-être, on nen sait trop rien. En tout cas, est-ce que c'est une provocation ? Moi, sur le fond, je suis assez favorable à supprimer un jour férier, deux, je sais pas, ça fait peut-être un peu beaucoup.

Euh mais parce que je trouve que le 8 mai 45 en dehors du fait qu'il faut absolument garder la commémoration, que c'est la fin de la lutte contre le nazisme, que on le célèbre dans les villages de France et que c'est un moment important, je pense que ça mettrait un petit peu fin effectivement à ce que François Baou a évoqué, c'est-à-dire ce fameux gruyère du mois de mai où en prenant 3 jours de vous déposez 3 jours de congé, vous en avez 15 quasiment avec ces ponts absolument infernaux qui font que dans toutes les entreprises au mois de mai comme en plus c'est le moment où il faut solder s congé la vie est complètement désorganisée donc c'est si on fait un petit rappel historique le 8 mai au sortir de la seconde guerre mondiale il est commémoré mais le dimanche suivant donc c'est pas un jour férier ensuite de de go quand il revient au pouvoir il annule le jour férier et c'est qui exctement et c'était un signe de réconciliation je crois avec l'Allemagne queon l'a remis que François Mitteran l'a remis donc ce n'est pas indispensable et c'est vrai qu'au mois de ma c'est quand même entre l'ascension la Pente-côte le 1er mai machin c'est infernal bon je suis assez d'accord avec vous là-dessus sur le sur les ponts du du mois de mai. Réaction de du président de la République il y a il y a quelques minutes, il était en visite à Lourde. Si d'autres ont des idées plus intelligentes, François Bairou les recevra.

Ce que j'entends là Tho Mulier, c'est aussi l'ouverture de ces négociations dont on parle et finalement les deux jours fériers, bah c'est un levier de négociation. Ça semble aussi simple que ça, non ? Oui, ça ça semble être un lev de négociation, mais en sociologie de l'action publique, on on étudie souvent le fait de créer des problèmes publics.

Et là, on crée une forme de problème. Est-ce qu'il y a trop ou pas assez de jours fériers ? Et ça occulte un peu les sujets plus structurels.

Enfin, ça a été dit la question de la production par exemple, c'est ou même des niveaux de salaires, c'est quelque chose qui permet d'éviter le sujet. On va se focaliser sur cette question des des jours des jours fériers. de manière générale, sur la remarque qu'a fait Emmanuel Macron, mais aussi sur ce que je crois euh euh François Bairrou dit en fin de conférence, euh c'est finalement on a des objectifs, on on est enfin on on est ouvert à la discussion mais on peut pas remettre en cause les objectifs.

Et euh Emmanuel Macron qui dit c'est la même enveloppe de 44 milliards à trouver quoi. C'est ça. Grosso modo qui est encore une fois un cadrage euh mais euh ce qui est intéressant c'est que euh finalement enfin c'était assez lunaire entre guillemets d'un point de vue institutionnel la conférence de presse de monsieur Baou et à la fin il était retourné dans la réalité puisqu'il rappelle qu'il n'a pas de majorité donc il risque une censure.

Mais ce qui ce qui est assez intéressant c'est qu'on a toujours la même méthode c'est on on transfère la responsabilité politique de la gestion de des affaires publiques. enfin des affaires politiques euh finalement aux oppositions. Alors là, c'est concentré sur les députés.

Les sénateurs ont été plutôt félicités de leur travail, mais c'est vrai que c'était des rapport plutôt intéressant. Mais euh c'est tout à fait c'est tout à fait notable parce que sous la 5e République, même dans cette configuration là, on dispose pour adopter un budget de dispositifs largement pas autoritaires mais en tout cas qui permettent de contraindre très fortement pas les sénateurs parce que là ils pèsent beaucoup moins mais les députés. Et pourtant, on fait on transfère une part de la responsabilité d'une politique à mener sur les autres.

Et honnêtement, les oppositions, elles peuvent beaucoup parler, elles peuvent obstruer, mais elles ne disposent pas d'outils constitutionnels pour peser. Alors, on on alors voilà, justement, on reviendra là-dessus et sur le risque de censure, évidemment, ce sera un chapitre important de notre débat, mais je voudrais revenir sur une autre euh proposition alors qui qui elle a été balayée puisque la gauche réclame depuis longtemps cette taxe Zucman sur les plus hauts patrimoines. Elle est un peu dans le nan smalland parlementaire puisquelle a été votée à l'assemblée, retoquée au Sénat et on attend la date d'une commission mixte paritaire si j'ai bien compris.

Bref, c'est pas pour tout de suite. En tout cas, la porte-parole du gouvernement, elle a balayé cette idée ce matin en sortie du conseil des ministres. Nous devons renforcer notre attractivité pour attirer davantage d'industrie et préserver celles qui existent.

Cela implique de ne pas augmenter de manière unilatérale et massive les taxes sur le patrimoine productif, ce qui est le cas de la taxe Zucman. Cette taxe impliquerait en effet pour beaucoup d'entrepreneurs de devoir vendre toute ou partie de leur entreprise pour s'acquitter de l'impôt. C'est une fragilisation de notre système économique et c'est également très injuste.

Bon, vous me disiez Christine même y avoir une seconde lecture hein. Ah oui, on est on est dans un texte porté par un groupe d'opposition. Effectivement, le Sénat l'a rejeté pour les arguments que viendrappeler Sophie Prima à savoir que Mais est-ce que ça fragiliserait tant que ça notre économie une taxe ?

On vient inclure un patrimoine qui plus haut plus haut pratiquement. Oui, mais c'est un patrimoine qui n'est pas liquide. Donc c'estàdire que pour payer un niveau d'impôts qui pourrait être quand même substantiel, si les biens ne sont pas liquides, on peut il faut on peut les vendre et donc on en arriverait parfois des incohérences.

C'est-à-dire que les mêmes qui nous appellent pour des raisons de souveraineté à faire attention que les entreprises restent françaises pour être amené à devoir les vendre à des Américains, à des Chinois, à des Indiens, à des gens qui ont cap pour payer cette taxe, il faudrait qu'il vendent une partie de leurs entreprises. C'est ce que je comprends. C'est ça.

Ça peut être ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a des gens qui effectivement ont un patrimoine très important mais qui est matérialisé dans des outils de production. C'est-à-dire qu'ils ont pas sur leur compte en banque le patrimoine qu'on leur impose.

Et François Berou là propose quand même deux impôts justement un peu la poursuite de ce qui existe déjà, la contribution sur les haut revenus et à côté de ça une contribution dont on connaît pas très bien le la définition justement sur le patrimoine mais qui viendrait exclure le patrimoine productif. Donc est-à dire qu'on va avoir un retour de l'ISF ancienne formule ? Je ne sais pas parce qu'on a quand même toujours l'IFI.

Valérie Lucas, votre avis ? Parce qu'il y a là un symbole qui semble important parce que les premières réactions peut-être qu'elles sont exagérées ou injustifiées, c'est que François Baou demande plus d'efforts aux Français qui travaillent et plus d'efforts peut-être aux catégories les plus ou à fragiliser encore plus les catégories les plus fragiles. Non, mais c'est tout à fait exact.

Ce qu'il fait, c'est qu'il demande un effort à tout le monde. Donc, il y a une forme de cohérence. Mais quand on demande un effort à tout le monde, il a les calculs ont été faits.

Euh les plus modestes euh la contribution des plus modestes en pourcentage de ce qu'ils possèdent ou de leur revenu est plus important que celui euh qui ont davantage de revenus ou de Et simplement ce sujet, il est absolument crucial. Je vais vous dire pourquoi il est crucial. parce que c'est en fonction de ce que va contenir ces 4,4 milliards qui sont prévus au nom de l'efficacité l'équité pardon l'équité fiscale, pas l'efficacité l'équité fiscale que va dépendre ou non le sort du gouvernement de François Béo choix du Parti socialiste.

Je vous le dis, c'est-à-dire que si le Parti socialiste n'obtient pas dans cette enveloppe de 4,4 milliards quelque chose de symbolique et de plus puissant vis-à-vis des des des Français les plus riches et de clair vis-à-vis des haut revenus ou de ce qu'ils appellent le patrimoine inactif, c'est-à-dire le patrimoine qui n'est pas investi dans une entreprise parce qu'il y a des tas d'autres choses dans un patrimoine que ce qui est dans une entreprise et on peut tout à fait le détailler. Je veux dire qu'il s'agisse de propriétés de de tas de choses qui sont inactives, qui ne sont pas incluses. S'ils n'obtiennent pas ça, c'est pas qu'ils voudront voter la censure, c'est qu'ils seront obligés de le faire.

Parce que ce qu'il faut que le gouvernement Bérou comprenne, c'est que s'il n'y a aucune victoire politique pour la gauche à l'automne, ils vont voter la censure parce que pourquoi ? parce qu'il y a les élections municipales juste après et queils ne voudront certainement pas donner le sentiment d'avoir participé à un budget qui certes est courageux mais qui est injuste sur des tas de points de détail dont on pourrait parler mais c'est pas là le sujet. Donc ils attendent là une réelle une réelle compensation si vous voulez.

Et d'ailleurs, moi je suis assez optimiste parce que la façon dont François Berou l'a présenté et il a dit que ça serait des mesures de justice fiscale et maintenant qu'on commence à le connaître un petit peu, il est resté volontairement un peu flou. C'est bah pour moi c'est exprès c'est-à-dire que c'est pour laisser le dialogue et la possibilité de s'ajuster en fonction. Faudra juste qu'on fasse attention à ce qu'on fait sur la fiscalité de l'immobilier parce que aujourd'hui on le voit bien, on a quand même un marché de l'immobilier extrêmement tendu.

Il y a tout un tas d'articles là en ce moment qui montre que sur le marché de la location, on a plus du tout assez de bien, que il y a une demande qui excède largement l'offre. Si on continue à imposer très fortement cet actif qui est l'actif le plus taxé, hein, c'est l'actif avec beaucoup plus taxé que les actions que les placements boursiers, il va quand même falloir qu'on fasse attention à ne pas déstabiliser encore plus ce marché. Al c'est la raison pour laquelle nous chaque année on dépose des amendements pour changer la définition de l'IFI impô sur la fortune immobilière pour vraiment faire impô sur la fortune4 milliard c'est ce qui manque par rapport à l'ISF en tout cas je suis assez d'accord c'est ce sera l'un des leviers de négociation et peut-être falloir une victoire symbolique pour la gauche au milie il faudra une victoire symbolique pour le parti je reprends la main du je reprends la main pardon Christine Pour vous citer un autre propos du président de la République, c'était en conseil des ministres ce matin.

Voilà ce que dit Emmanuel Macron, le budget présenté par François Baou à la vertu du courage de l'audace et la lucidité de regarder les objectifs d'investissement auquels la nation doit faire face. Ce qu'on peut dire Tam, c'est que le premier ministre n'y est pas allé de main morte avec cette proposition de budget. Non. travailler plus pour gagner moins, pour dépenser moins et aussi pour financer les forts de défense.

C'est austère, ça ne fait pas plaisir. C'est la ligne directrice du plan présenté hier par François Baïou avec à la clé un certain nombre de propositions plus urtiquantes les unes que les autres pour les oppositions. On en a déjà parlé pour certaines de l'année blanche à la nouvelle RGPP qui prévoit le non remplacement d'un fonctionnaire parti à la retraite sur 3 en passant par donc la fameuse suppression des deux jours fériers.

Oui, François Bairrou n'y est pas allé de main morte. Tantitez si bien qu'on peut se demander si ce n'est pas le début d'une partie de poker menteur où le premier ministre bluffe un peu ou plus simplement un marchandage où on commence par et c'est logique son offre la plus basse et puis ensuite on négocie. C'est classique mais c'est ni très fin ni subtil et d'ailleurs c'est d'une certaine façon on peut dire que c'est ouvertement annoncé.

Oui. Tout le gouvernement depuis ce matin est passé et même depuis hier soir en mode service à prévente. C'est ce qu'on comprend quand on écoute le premier cercle budgétaire.

Amélie Monchalin, l'une des gardiennes du temple de Bercil, la ministre des comptes publics. Ce matin, elle a tout d'abord cherché à nous montrer le verre à moitié plein. Non, ce budget n'est pas un texte d'austérité, mais c'est je la cite, un projet de liberté et de souveraineté.

Vous avez l'impression qu'on nous fait pas des vessis pour des lanternes ou des moulins avant pour des géants ? Oui, il y a un peu de don quichotte dans l'argumentation d'Améie Deonchal qui appelle à donner du temps au temps. Elle qui ce matin a bien assumé que l'on est seulement dans la phase de la présentation et après viendra le temps du compromis.

Alors, c'est vrai que les discussions parlementaires sont d'autant plus pour plus tard qu'elles ne peuvent pas avoir lieu maintenant. François Baïou a choisi le lendemain de la fin de session pour parler à un moment où il est donc intouchable. Il est perché François Baïou.

Et oui, le parlement ne siège plus même s'il bosse encore puisqu'Améline Monchalin a d'ailleurs passé une bonne partie de l'après-midi face aux parlementaires et c'est pas terminé d'ailleurs. Et donc la trêve estivale va passer par là. Et de quoi va-t-elle accoucher cette trêve hein ?

Les esprits se seront-ils calmés ou se seront-ils échauffés ? Est-ce qu'en jouant son vat tout François Bairrou risque leakiri ? Car je prends un autre bouchon qu'il a quand même poussé très loin aussi celui des collectivités.

Le premier ministre leur demande 5,3 milliards d'euros d'efforts, là où le Sénat proposait 2 milliards d'économie dans les pistes qu'il avait remise la semaine dernière au Premier ministre. Le Sénat qui François Baotou a a tressé des louanges hier à plusieurs reprises en saluant les contributions de Gérard Larchet, celle des rapporteurs généraux des finances, du budget de la CQ dont les travaux en commission d'enquête, les votes par exemple Christine Lavard serviront de base à certaines économies. Et bien le Sénat n'a pas été ravi de voir sa copie ainsi durci.

Or, c'est bien la seule chambre sur laquelle François Bairrou arrive à s'appuyer en ce moment. Alors, risque-t-il de perdre un atout dans sa manche avec ce type de sortie ? Le rapporteur général du budget au Sénat en tout cas déjà qualifié la proposition d'efforts de collectivité de provocation infamante.

Alors même avec ses partenaires pour François Bairrou, c'est difficile mais c'est comme d'habitude finalement. Oui, effectivement Thiba Muli, il faut pas oublier qu'il y a des élections municipales dans quoi ? dans dans 9 mois, ça va forcément rentrer dans l'équation et des discussions des des tractations qui vont avoir lieu à la rentrée là à partir de à partir du début septembre.

Oui, j'ai pas notamment dans l'attitude du Parti socialiste je crois que pour celles et ceux qui sont ouverts à la négociation et je crois que les socialistes même s'ils sont très critiques, n'ont pas fermé la porte à des négociations ou à des discussions, je crois que ça va entrer dans la balance. Mais le au-delà du timing, enfin c'est intéressant, c'est en lendemain de session extraordinaire, mais la contrainte surtout c'est que on adopte un budget dans un délai très contraint et de fait pas moins contraint que celui de Michel Barnier à l'époque quand même. Oui, mais on est on est quand même sur 70 jours délai constitutionnel et ce qui fait que quand même le le temps est assez compressé.

Est-ce qu'il y aura une session extraordinaire au mois de septembre ? Je ne crois pas que ce soit la volonté. La volonté.

Oui, mais en faire une plus longue pour permettre plus de débat, ça ça va ça va enfin ça paraît quand même ça va être d'ailleurs tiens si on fait un peu de calendrier, c'est quoi les voà ? C'est une sorte de près près projet de loi de finance parce que bon, il doit être encore il y a il y a d'autres états puis il y a un passage en conseil des ministres avec un avis du ha au conseil mais c'est le premier jour au vrai d'octobre. Euh le début de la session ordinaire coïncide en normalement, sauf s'il y a un précédent euh comme l'an dernier, normalement il est lié à il est il est ils le feront ils le feront le premier jour ouvré de d'octobre, mais les délais vont quand même être assez contraints sur beaucoup de thématiques.

Oui, mais enfin, je suis assez d'accord là avec ça fait moins pire que d'habitude mais encore une fois ça choque pas. Enfin, c'est on peut avoir deux interprétations. Soit on évite la censure et il est perché, il évite toute censure en le présentant dans ce timing.

Soit à l'inverse et bien on le présente tôt, très tôt hein. C'est assez notable. D'habitude c'est les commissions, mais là il y a une publicisation quand même du préprojet loi de finance.

Deux interprétations sont possibles. Il n'en demeure pas moins qu'il y a pas de délibération. Pendant ce temps-là, il y a des contrôles en commission, enfin, il y a des auditions en commission, il y a un contrôle information, il y a une colè, il y a des réflexions mais il y a pas de délibération démocratique.

Et donc encore une fois, enfin le on on on va utiliser présenter ça au moment on peut plus en s là là aujourd'hui il y a pas de débat à l'assemblée au sénat. On va utiliser des ressorts On va utiliser des ressorts constitutionnels, enfin je vous le donne en 1000 au moment de l'automne budgétaire pour encore une fois et bien dire c'est c'est ça ou le le chaos et c'est le jeu. Mais encore une fois, ils n'ont pas franchement le le gouvernement Bou a été nommé le 23 décembre si je me trompe pas de mémoire et ils ont négocié ça au téléphone euh pendant euh pendant Noël le jour de l'an et euh et ils se sont mis d'accord en passant des coups de fil très rapidement.

C'est pas obligé d'avoir peut adopter on peut adopter des choses très rapidement. Covid l' montré que le problème c'est que c'est c'est pas les c'est pas les règles constitutionnelles qui m'inquiètent, c'est la légitimité tout ça. Oui, le budget est un acte politique.

Le budget est un acte politique par excellence. Sincèrement, non mais le problème, pardon, je finis juste sur ça, mais le cadrage médiatique qui n'est pas choqué de la légitimité démocratique à un moment ou un autre ça peut poser des difficultés. Si vous voulez, je voulais juste peut-être Valérie Locap d'abord et ensuite jeevensase.

Ouais. Donc en fait, je pense que soit il y a une volonté politique euh de François de faire adopter ce budget 2026 euh et ils vont trouver des solutions. Leur envoqué a déjà donné des contrepropositions.

Les contrepropositions de la gauche, on les connaît, elles sont sur la table. Euh la seule chose, c'est que la gauche dit c'était pas 44 milliards, c'était 25 milliards le bon chiffre parce que il y a 100 milliards à trouver en 5 ans. Donc pourquoi est-ce qu'on accélère ?

Pourquoi est-ce qu'on met ce coup de bambou directement avec un petit risque économique ? Casser la croissance c'est dangereux on peut casser la croissance et donne ça ça donne une marge de manœuvre à François si veut reculer sur certaines mesures pour le faire parce qu'en fait il est pas obligé d'aller au 44 il peut aller moins loin comme il a une du temps. Elle a récupéré un milliard 6 améli manchalin apparemment auprès de la Commission européenne là aujourd'hui sur la contribution européenne.

Enfin bon, peu importe. Mais donc soit il a une volonté politique d'arrivée, soit il veut se mettre sur le mur, sortir et dire je vous avais proposé de sauver la France, vous avez pas voulu m'entendre et se présenter en 2027. Alors il nous reste pas mal de thèmes.

On va parler notamment des efforts demandés au retraités. Dans un instant, ce sera un chapitre complet de de ce débat, mais voulu lie prendre la parole et donc je vous la donne. Oui.

Oui. Je voulais juste dire que avoir un processus démocratique normal et parlementaire normal, ce sera aussi de la responsabilité des députés à l'Assemblée nationale de députés de tout bord. He l'année dernière, ils ont pas pu voter la première partie parce que la première partie ne ressemblait strictement à rien puisque le bloc central n'avait pas été assez présent. et je leur tire jette pas la pierre parce que quand on a des milliers d'amendements déposés avec une enfin c'est pas de l'obstruction, le droit d'amendement et existe, il est constitutionnel mais qu'à la fin on a un texte qui ne représente rien et on préfère voter contre.

Et donc effectivement le budget dans son intégralité c'est fait au Sénat. Mais si les députés savent être raisonnables des deux côtés de de l'hémicycle, on peut avoir un processus comme on l'a eu jusqu'à l'année dernière où l'assemblée vote son budget qui est ensuite transmis au Sénat. Alors, sauf qu'il y a déjà eu des des des pressions notamment au sein de la gauche sur le Parti socialiste venant de qui ?

Bah évidemment de la France insoumise. Écoutons le député euh Éric Cocrel qui est également président de la commission des finances de euh l'Assemblée qui s'adresse directement euh au Parti socialiste. Aujourd'hui dans l'État, on voit pas très bien ce qui est à trouver comme compromis avec le gouvernement, ce qui est à rentrer en discussion avec le gouvernement.

Manifestement, ils veulent des discussions. J'espère que les socialistes n'iront pas. Et c'est pour cette raison que nous disons que euh en tout état de cause, il faudra censurer au plus vite ce budget et nous attendons évidemment les socialiste au rendez-vous là-dessus.

Tho Mulier, le Parti socialiste joue joue quoi ? Son son image, son histoire de parti de gouvernement, c'est entre responsabilité d'un côté ou de devoir assumer un budget trop dur pour une partie des Français. C'est c'est pas si simple comme choix.

D'ailleurs, c'est pas si simple mais euh enfin là je dites-moi si je me trompe, mais l'an dernier finalement notamment quand Barnier euh Michel Barnier est censuré et quand le nouveau gouvernement est là, il y a plutôt dans ceux celles et ceux qui votent pour le PS une volonté de d'avoir un budget, de donner un budget à la France, enfin selon la formule dédiée. Ils sont dans un rôle pivot. C'est pas étonnant qu'une partie au moins de son électorat, à voir si ça se confirme, mais une partie de son électorat en fait soit plus ouvert au compromis.

Et donc que et bien le Parti socialiste doit jouer un peu sur deux jambes contradictoires. D'une part, j'ai une partie au moins de mon électorat qui veut que je paraisse raisonnable parce que c'est le terme qui est utilisé souvent et un autre bah qui est dans une opposition plus frontale, peut-être plus proche de LFI et des ver mais qui permettent aussi de dire bah nous on s'oppose frontalement à Emmanuel Macron et à à François Baou mais il peut utiliser aussi pour un groupe numériquement bon assez assez faible seul en tout cas il peut quand même et bien être important pour jouer le pivot et éviter la censure. C'est pas c'est pas inintéressant sur du point de vue de la tactique politique.

Après, encore une fois, j'entends à tout ce qui a été dit, mais là on on présente un budget qui a une prétention assez austéritaire, quoi qu'on en dise, et en tout cas assez enfin qui est assez moins disante notamment pour un certain nombre de classes sociales et je pense au gel, certains ne payent pas l'impôt sur le revenu et vont le payer. Est-ce que et le risque de présenter ça si tôt, c'est que ça infuse dans l'opinion et que malgré des discussions ou des cadrages médiatiques qui se feront et bien ce soit mal compris ou en tout cas mal appréhend qu'on veuille quelque chose de table rave et ça bah les il y a les municipales d'accord mais si c'est pas accepté il y aura une censure et là avec certains syndicats la CGT pour pour ne pas le le nommer qui appellent déjà à la mobilisation à la rentrée comme promis on vous parle des mesures, des efforts demandés au retraités tout de suite avec Quentin Calmet. Bonsoir Quentin, bienvenue à vous.

Alors, on va détailler. Il y a les retraités concernés par quoi ? Deux mesures principalement.

Exactement. Il y a deux mesures. Les retraités qui vont être impactés par l'année blanche et par la suppression de l'abattement fiscal de 10 % dont ils bénéficient lors du calcul de leur impôt sur le revenu.

Commençons par l'année blanche. Il s'agit du gel des prestations sociales, des budgets des ministères ou encore donc du niveau des pensions de retraite. Au lieu de suivre le niveau de l'inflation, les pensions de retraite vont rester au niveau de cette année.

Thomas et et d'ailleurs par le passé cette mesure, elle a déjà été prise épisodiquement. Oui, en 2014, sous François Hollande, les pensions avaient été gelées, sauf pour les très petites pensions ne dépassant pas 1200 €. Les retraités avaient alors reçu un versement exceptionnel de 40 €.

En 2019, sous- Éédouard Philippe, elles avaient été revalorisées moins vite que l'inflation. Cette mesure est acceptable cette année selon le premier ministre car l'inflation est faible. En France seulement 1 %.

La hausse des prix est donc contenue. Le gel pourrait donc moins dur à vivre pour les retraités selon François Bayon. Oui.

Et puis alors donc il y a cette autre mesure la suppression de la fin de l'abattement de 10 % sur les pensions. Voilà, cette mesure est en vigueur depuis 1978. Elle permet aux retraités de réduire leur impôt leur revenu imposable et donc le niveau de leur impôt sur le modèle d'ailleurs de la déduction forfaitaire des actifs avec les frais professionnels.

Cette mesure pèse chaque année 5 milliards d'euros dans le budget. Elle ne va pas disparaître complètement. Écoutez le ministre de l'économie faire des précisions hier au 20h de France 2.

On va transformer la déduction de 10 % des revenus en une déduction de 2000 € pour tout le monde. Alors ça c'est un montant que vous nous donnez ce soir. Le prem l'avait pas dit.

Le premier ministre a omis de le dire dans dans son discours. Donc je je le dis ce soir. La déduction ce sera plus 10 % ce sera 2000 € 2000 €.

Donc pour tous les retraités qui sont au début de l'échelle des impôts et qui ont donc une déduction modeste, cette déduction va être de 2000 € et donc leur fiscalité va baisser et effectivement en compensation la fiscalité des retraités qui gagnent plus de 20000 € par an sera légèrement augmentée. Ça c'est une mesure de justice sociale. Voilà le ministre qui n'a pas pu préciser hier le nombre de retraités concernés.

Exactement et attention, je voulais finir en rappelant que c'est sur la question des retraite que Michel Barnier a été censuré l'année dernière. L'ex-premier ministre à l'automne dernier qui a colisé les oppositions contre lui en refusant de lâcher la non revalorisation des retraites. Le sujet est donc particulièrement sensible politiquement.

On le sait. Effectivement. Merci beaucoup Quentin Valéri Locable.

Est-ce que c'est effectivement courageux politiquement de s'attaquer au retraité ? Je trouve que c'est très malin pour deux raisons. D'abord, la situation n'est pas du tout la même que celle de Michel Barnier puisque Michel Barnier avait ciblé particulièrement les retraités.

Là tout le monde est touché. Toutes les catégories sociales, les fonctionnaires, les salariés et cetera. Il leur a été quand même incroyable que seuls les retraités échappent à l'effort.

Donc c'était bien le moins de leur demander de participer à l'effort collectif. Donc ce gel s'applique à eux comme à tout le monde et c'est tout à fait logique et je pense pas que ça puisse être très contestable. Ensuite, on a beaucoup parlé de l'abattement de 10 % qui effectivement pouvait créer des désagréments et en particulier pour les petites retraites.

Et je trouve que cette idée d'avoir trouvé cette forfaitisation est intelligente parce queen fait ça veut dire que vraiment toutes les petites retraites vont pouvoir toucher 2000 € quoi qu'il en soit. Ce qui donc ça veut dire que pour certaines ça sera une valorisation. D'accord. les petites retraites qui ne pouvaient pas 10 % de pas beaucoup ça fait pas beaucoup 2000 € c'est plus que 10 % de très peu.

Donc ces petites retraites là elles vont pouvoir toucher plus donc effectivement ça ne s'adresse qu'au retraités qui sont au-delà de ce seuil. Donc effectivement on n pas le chiffre parce que le ministre de l'économie nous l'a pas donné. Mais apparemment si ce qu'on a entendu dire n'est pas faux euh quand même euh mais madame va nous le confirmer.

Il y aura quand même pas mal de retraités qui pour lesquels les conséquences ne seraient pas dramatiques. Le problème c'est que sur cette mesure on manque beaucoup enfin on manque d'information parce que les petits retraités n'étaient pas imposables. Donc de toute façon il y a pas ce sujet de savoir si on leur redonne du pouvoir d'achat et ils les avaient pas mais ils étaient pas imposables.

Donc le sujet se pose pas et là on n pas dit que c'était un crédit d'impôt. Mais non mais on n pas dit que c'était une c'est pas un crédit d'impôt. On dit on donne un forfait.

Donc on va pas leur rendre de l'argent parce qu'ils sont pas imposables. Donc ceux qui sont pas imposables, ça ne va rien changer pour eux. Sauf rentrent dans l'imposition et après dans l'abattement des 10 % qui existait, il y avait un plafond, c'était jusqu'à 4500 €.

Donc de toute façon, les retraités déjà très aisés. Il continuent à payer de l'impôt à plein au-delà du plafond. Donc et là où le diable se niche dans les détails, c'est que là la mesure avant on était sur une mesure qui était par couple.

J'entends que cette fois-ci c'est par personne. Hier, j'ai entendu la ministre expliquer que c'était pour faire un transfert des retraités aisés seul vers les retraités en couple. Là, je dis attention puisqu'on sait bien qu'un retraité seul a plus de charge de fonctionnement qu'un retraité en couple.

Il est seul à payer son loyer, ses factures, ses abonnements. Donc je voilà ce plafond de 2017 Oui, mais sur le principe c'est quand même ce que dis le câ assez juste. On va pas exonérer les retraités de de l'effort collectif.

à titre personnel, j'ai absolument aucune difficulté puisque l'année dernière, j'avais déposé un amendement que j'ai défendu dans l'hémicycle justement pour revenir sur cet abattement de 10 % et venir abaisser le plafond de 4500 à 2500 pour que justement les retraités moyens, c'est-à-dire ceux qui payent de l'impôt mais sans avoir un niveau de retraite très élevé, ne soit pas touché par l'évolution du dispositif et qu'on appelle juste à une contribution les retraités les plus aisés. Partant du constat qu'aujourd'hui on a un taux de remplacement des retraités actuels qui est très important pour un eurocotisé leur heureux de pension est beaucoup plus important que ce qui sera demain et encore plus là ce qu'ils ont fait ça ressemble un petit peu à votre proposition même attendons attendons d'avoir attendons d' d'en savoir plus j'ai bien compris j'ai bien compris table vou intervenir oui parce que je depuis le début madame Lavarde vous avez quand même un certain nombre de de choses à dire et de de critiques vis-à-vis des des du budget qui nous a été présenté hier et c'est vrai qu'on se fait quand même la réflexion de savoir bah quel partenaire est LR dans tout ça parce que bon sur l'année blanche on avait vu bah tous les débats qu'il y a eu en interne c'est le Sénat qui a quand même proposé l'année blanche. On a vu de Mad Nasrou à Agnè Sevren dire bah ça permet pas des réformes structurelles là aujourd'hui on a la voix de Laurent Voquet qui dit quelque chose celle de Bruno Rotaillo aussi alors on sait pas très bien comment vous situez et encore à nouveau avec ce que vous nous dites alors nous on sera responsable donc c'est-à-dire que sur cette question de l'année blanche effectivement c'est la réponse la plus simple mais qui fait du conjoncturel et absolument pas du structurel nous on plaide pour des réformes structurelles.

Si je reprends celui que je connais bien qui est celui des agences de l'État aujourd'hui quand le ministre nous enfin le premier ministre a dit je vais faire 5 milliards d'économies il faut il va pas faire 5 milliards d'économies sur du structurel il va faire 5 milliards de subvention en moins et peut-être que dans ces 5 milliards parler de fusion et de suppression en fait pour avoir travaillé sur globalement il y a 500 millions d'économies de il y a pas 5 milliards à trouver il a dit qu'il avait supprimé des agences et en fusion oui mais supprimer des agences si on et supprime soit on supprime la politique publique qui va avec et donc là on fait des économies de subvention et un peu de fonctionnement vous entendu recentralise et ça il y a des économies structurelles à faire je les ai estimé à 500 millions mais elles vont pas se faire au 1er janvier 202 entendu à une émission l'autre jour effectivement discuté de ça et je me suis posé la question toutes ces administrations centrales qui sont il s'avère que j'ai été directrice d'administration centrale donc j'ai vu comment ça fonctionnait qui sont absolument plétoriques dans lesquels il y a des gens qui sont extrêmement qualifiés extrêmement Bon, extrêmement enfin sincèrement comme une vraie connaissance des choses, on ne comprend pas pourquoi ils sont obligés de demander à des agences un boulot qui pourrait faire eux-mêmes en fait en vérité. Ah mais alors si les agences extérieures vous les dit hein des agences de particip des agences d'état opérateurs agences d'état au sein de l'administration centrale. Clair un dernier mot ce sera la conclus.

Voilà c'est justement ce qu'on écrit dans le rapport. C'est-à-dire qu'il faut bien dissocier les missions qu'on a confié aux agences par exemple dans le cas d'une agence ministère de la justice qui s'occupe de vendre aux enchères. Une administration centrale c'est impossible dans sa comptabilité d'aller vendre aux enchères.

Ça ça une raison. administration central font des appels d'offre toute la journée mais justement mais regardez dans le rapport c'est ce qu'on a préconisé c'est de recentraliser les appels d'offre les études tout ça au niveau de l'administration centrale et de ne plus laisser qu'aux agences une démission de terrain très spécifique mobilisation des acteurs. Mais c'est c'est ce qu'on a écrit ils vont peut-être les trouver les 5 milliards du coup non les 5 milliards c'est des subventions.

Regardez les budgets de ces agences arrê de relancer c'est la fin du débat. Merci beaucoup merci à tous d'y avoir participé c'était passionnant. Je vous dis à très bientôt sur sur Public Sena. [Musique] Ah.