"Réformer oui, fracturer non", l'intégralité du discours du député LR Olivier Marleix
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
jamais à présidente madame la Première ministre mes chers collègues oui nous assumons la nécessité d'une réforme pour sauvegarder notre système de retraite et défendre le pouvoir d'achat des retraités le respect du travail c'est aussi le droit à une retraite décente après une vie de travail oui nous assumons d'avoir tempéré cette réforme 63 ans à la fin du quinquennat plutôt que 65 ans oui nous assumons d'en redistribuer tout de suite le bénéfice pour 1,8 millions de retraités aux carrières complètes mais aux pensions les plus modestes pour leur permettre d'avoir 670 euros de plus en moyenne chaque année non nous ne nous associerons pas à ceux qui ont pour funeste slogan tout cramé ou révolution nous ne ventrons donc pas l'émotion de censure nous ne nous laisserons pas entraîner par une extrême gauche qui est assume de vouloir détruire les institutions de la Cinquième République nous ne serons pas les témoins de ces noces barbares entre ceux qui assument vouloir mettre le chaos et ceux qui silencieux n'ont aucune proposition pour sauver les retraites mais espère tirer profit de ce chaos soyons clairs le problème aujourd'hui ce n'est pas la réforme des retraites c'est le président de la République cette nécessaire réforme des retraites payent 6 années d'un exercice isolé parfois narcissique et souvent arrogant du pouvoir comme insensible à la vie des Françaises et des Français d'un pouvoir qui a soit reclus à l'Élysée soit des milliers de kilomètres le jour où je recevais les syndicats d'EDF qui m'exprimaient leur dépit face à l'absence de dialogue du gouvernement le président Macron était dans un bar de nuit à Kinshasa quel décalage nous regrettons cette méthode qui confond volonté politique et absence de dialogue social réel et sincère avec les partenaires sociaux une méthode qui laisse place un temps de revirement et d'incohérence ne vous étonnez pas que des Français n'adhèrent pas à votre réforme puisque le président Macron lui-même il y a trois ans la critiquait avec virulence le président de la République n'a-t-il rien retenu de la crise des gilets jaunes sans respect des Français décor intermédiaires des partenaires sociaux rien n'est possible le bras d'honneur madame la Première ministre n'est pas une méthode de gouvernement ce que n'importe quel élu local de notre pays c'est du devoir d'écoute ou de respect des Français le chef de l'État semble ne l'avoir toujours pas appris la crise que nous traversons c'est le produit de 6 années de fracturation de notre pays on ne gouverne pas pendant 6 ans en poussant par stratégie électorale les électeurs de gauche dans les bras de l'extrême gauche et les électeurs de droite dans les bras de Marine Le Pen sans que cela ne de conséquence délétères sur l'état du pays une France fracturée une France radicalisée une France désabusée une France profondément déprimée une nation en lambeaux dans ce paysage dévasté elle est fit et le RN ne sont que les jumeaux infernaux d'Emmanuel Macron jouant chacun à merveille sa partie de la pièce et lui donnant la réplique espérée je le dis très sincèrement l'idée de rassembler dans ce pays les patriotes de bonne volonté ceux qui aiment la France et qui veulent la reconstruire au-delà des clivages pourraient être un projet pour l'après Macron oui je fais partie de ceux qui croient que notre pays méritera de retrouver un jour vraiment l'esprit du Conseil National de la Résistance qui a su unir de façon certes éphémère mais tellement décisive des gens aussi différents que les communistes et les gaullistes les socialistes et les démocrates chrétiens mais qui avaient tous en partage d'être républicain ce projet ceux qui ont signé cette notion de censure ensemble sont incapables de la voir ensemble pour répondre au défi de notre pays que feriez-vous sur l'immigration vous pensez l'exacte contraire les uns et les autres que feriez-vous sur le rétablissement de notre souveraineté industrielle ou agricole s'il vous plaît que feriez-vous pour redresser les finances publiques et les services publics d'un pays au bord de la faillite que feriez-vous vous qui avez en commun d'être incapable d'assumer la moindre réforme pour contester il suffit d'être virulent pour reconstruire il faut être responsable courageux et cohérent vous êtes tous en train de tirer le pays vers le fond sans proposer de le redresser car le seul sujet au fond c'est le déclin de la France désormais au 25e rang mondial seulement de richesse par habitant année après année notre pays s'appauvrit et les Français s'appauvrissent la compétition économique mondiale sans règles qui a tant fait s'ouvrir qui a tant fait souffrir notre industrie et désormais nos services et notre agriculture à sa part de responsabilité elle tire les salaires vers le bas et affaiblit nos entreprises mais le poids de nos prélèvements et nos pesanteurs normatifs en sont aussi la cause dans cette France moins prospère les Français regardent avec nostalgie ce qui était la vie de leurs parents ou le progrès social l'amélioration du niveau de vie semblait promis à ceux qui travaillaient ce n'est plus le cas aujourd'hui l'effort est mal récompensé et la solidarité trop souvent injustement distribué voilà ce qui mine le pays la politique d'Emmanuel Macron résolument mondialiste d'une part et utilisant l'argent public à tour de bras pour tenter d'acheter la paix sociale d'autre part n'a fait qu'aggraver se déclin ne trompons pas les Français leur redressement demandera du courage et du travail oui oui la France a besoin d'unité nationale mais vous n'en êtes pas le chemin vous n'êtes que celui de la facilité le président de la République entre les mains de nombreux outils constitutionnels il peut changer de gouvernement il peut recourir au référendum il peut dissoudre [Musique] soyons clairs il n'y a aucune offre de notre part juste une demande le voir exercer différemment son mandat à lui d'entendre les avertissements y compris le nôtre s'il veut aller au bout de son quinquennat réformer oui fracturé non je vous remercie monsieur le président
Alain Marleix