Autoroutes : "Je souhaite des péages qui augmentent moins", affirme le ministre des Transports
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Bonjour Philippe Tabarro, nous sommes en plein début de grand week-end de départ en vacances, le deuxième de la saison j'allais dire, puisque ce vendredi est classé rouge par bison futé pour toute la France. Qu'est-ce que vous dites ce matin à ceux qui s'apprêtent à prendre la route ou peut-être même qui sont déjà sur la route ?
Je leur dis soyez prudents, respectez les limitations de vitesse, ne conduisez pas sous l'effet d'alcool ou de stupéfiants et puis soyez vigilants avec les agents des routes qui travaillent pour vous, qui travaillent pour nous.
Vous avez lancé une campagne de sensibilisation sur ce sujet, les agents des routes qui travaillent sur la bande d'urgence et qui risquent leur vie.
9000 agents qui risquent leur vie au quotidien, 800000 interventions par an, malheureusement 14 décès depuis quelques années dont 2 ces 6 derniers mois où j'ai l'occasion de me rendre sur place, des situations familiales, professionnelles dramatiques. Ces agents, on le sait, sont mis en difficulté par la vitesse, par l'utilisation du téléphone bien souvent et on passe très rapidement à côté d'eux sans se rendre compte du travail qu'ils font et on met quelquefois leur vie en péril. Donc j'aimerais profiter de cette matinée, je sais qu'il y a beaucoup d'automobilistes qui vous écoutent pour ralentir et s'écarter quand ils voient une signalisation particulière.
Justement, on a tous l'image de ces camions patrouilleurs qui sont parfois d'ailleurs exposés, accidentés au bord des autoroutes. Est-ce qu'il y a des solutions pour renforcer leur sécurité ? Ça paraît quand même illusoire.
Alors il y a des solutions techniques, à la fois l'utilisation, comme on dit, du bleu au niveau d'un certain nombre de gyrophares, à la fois du matériel qui soit plus solide avec des procédures qui peuvent être revues. Mais la principale prévention, c'est ralentir, c'est ne pas utiliser son téléphone, c'est ne pas être sous l'emprise d'alcool ou de produits stupéfiants. C'est les automobilistes qui, avant tout, doivent être responsables sur ces sujets. Il n'y a malheureusement pas de solution miracle, mais il faut protéger ces agents qui travaillent beaucoup et au péril de leur vie, bien souvent.
Philippe Tabarro qui dit vacances dit potentiel grève. Vous avez mis en cause, il y a quelques jours, en plein mouvement des contrôleurs aériens, 272 personnes qui impactent le bien-être de plus de 500 000 personnes. Plus de 1000 vols ont été annulés. On était à la veille des départs en vacances. Ça va forcément se reproduire, cette situation ?
Écoutez, il n'y a pas de nouveau préavis qui a été déposé par les contrôleurs du ciel et je m'en réjouis parce que le mouvement qui vient de s'achever a laissé beaucoup de traces. A laissé des traces auprès de centaines de milliers d'usagers. Certaines personnes qui ont économisé toute l'année, qui n'ont pas pu retrouver leur famille. Également au niveau des compagnies aériennes, on chiffre à probablement plus de plusieurs dizaines de millions d'euros de pertes pour ces compagnies par rapport aux annulations. Et pour des raisons qui paraissent pourtant évidentes, je n'ai pas souhaité céder à leurs revendications.
Nous avons un plan de sécurité pour le contrôle aérien dans notre pays aujourd'hui.
Oui, ils protestent contre une réforme qui vise à instaurer un pointage. Pourquoi faudrait-il qu'ils pointent ?
Pour la bonne et simple raison que l'on s'est aperçu après un drame qui a été évité de justesse sur l'aéroport de Bordeaux-Mérignac le 31 décembre 2022, que sur six contrôleurs qui devaient être présents à leur poste de travail, il n'y en avait que trois. Il y a une espèce d'autogestion au sein des tours de contrôle qui est particulièrement périlleuse pour la sécurité des passagers. Moi, c'est la priorité des priorités.
Donc vous iriez au bout de cette réforme ?
J'irais au bout de cette réforme parce qu'il en va de la sécurité des personnes qui prennent l'avion, il en va de la sécurité des compagnies aériennes. Et véritablement, je pense que les conditions de travail ne sont pas aussi catastrophiques qu'ils peuvent le prétendre. Il y a des recrutements qui sont prévus également supplémentaires. Encore faut-il que ceux qui travaillent soient sur leur lieu de travail.
S'agissant du train, Philippe Tabarro, un préavis de grève a été déposé début juin par le syndicat Sudrail. Préavis qui couvre toute la période estivale et qui concerne cette fois les contrôleurs SNCF. Qu'est-ce qui va se passer concrètement ? Est-ce que ça va être l'enfer ?
Je ne suis pas en mesure de vous le dire aujourd'hui. C'est le problème de ces préavis dormants. Vous avez aujourd'hui la possibilité de déposer des préavis qui peuvent dormir pendant des mois, voire des années, sans qu'ils soient déclenchés. Donc tout cela pour ne pas permettre aux opérateurs de prévoir un plan de transport adapté au niveau de la grève. Ce que je sais, c'est que peut-être pour la première fois, il y a un ministre des Transports qui dit à l'entreprise SNCF « Menez les négociations que vous souhaitez, mais nous n'allons pas vous imposer de trouver un accord coûte que coûte.
» Alors qu'on discute de différents sujets, de la formation professionnelle, par contre déjà les questions de rémunération hors négociation annuelle obligatoire, c'est impensable. Il y a eu des augmentations également dans ce secteur, comme pour les contrôleurs aériens significatifs ces dernières années. Et puis le gouvernement ne souhaite pas mettre la pression pour trouver un accord coûte que coûte. Je pense que...
Vous dire qu'il y a un serrage de vis ?
Non, ça a été fait probablement dans un bon esprit par un certain nombre de mes prédécesseurs ou de précédents premiers ministres. Et au final, il y a l'utilisation de ce chantage à la grève en permanence, qui est totalement inadmissible et que les Français ne supportent plus.
Vous étiez exprimé en faveur de la limitation du droit de grève dans les transports en période de départ en vacances notamment. Il y a eu des lois, des propositions de lois qui ont été faites. Où est-ce qu'on en est ?
Oui, moi j'ai été rapporteur d'une loi au Sénat sur ce sujet, d'un texte porté par le sénateur Marseille et le sénateur Retailleau à l'époque. Et bien sûr, nous y étions favorables. Je le suis toujours dans certaines situations, et notamment par rapport à ce que j'ai dit à l'instant. On ne peut pas garder des préavis dormants en permanence, des grèves perlées de 59 minutes qui désorganisent le service. Moi, ce que je veux, c'est qu'il y ait de la lisibilité pour les opérateurs.
Mais ce texte ne sera jamais adopté, Philippe Tabarro ?
Écoutez, le contexte politique peut-être aujourd'hui à l'Assemblée. Il a été voté et adopté au Sénat, je vous le rappelle. Il n'a pas complètement la même composition politique que l'Assemblée. Je l'avais remarqué également, tout comme vous.
Et c'était il y a un an.
Et c'était il y a un an. Mais je sens que les mentalités évoluent beaucoup sur ce sujet. En tout cas, si on continue au niveau du gouvernement, et je continuerai à avoir une politique ferme, claire, le dialogue social, oui, le chantage, non. Je pense qu'on pourra avoir un certain nombre d'avancées. En tout cas, moi, je n'exclus rien par rapport à l'évolution future sur ces sujets, et notamment la question de sanctuariser peut-être un certain nombre de jours dans l'année, des jours qui sont utilisés par certains, et je dis bien à chaque fois, certains cheminots, certains contrôleurs aériens, parce qu'une majorité ne le font pas.
Mais on a vu aussi qu'au niveau de la SNCF, les choses avaient bien évolué tout récemment avec les grèves. Il y a eu presque 60% de contrôleurs qui ont fait grève. 95% du service a été assuré par des volontaires qui ont bien fonctionné et bien travaillé pendant cette période.
Ce qui évolue peut-être moins bien du côté de la SNCF, ce sont les prix, avec des prix parfois en cette période de vacances, qui sont tout à fait exorbitants. J'ai vu, par exemple, passer il y a quelques jours un aller-retour du sud vers la Bretagne pour trois personnes. C'était 900 euros. Donc, ça fait 300 euros par personne, 150 euros l'aller simple. Est-ce que vous comprenez que les billets soient si chers ?
Écoutez, les billets sont en moyenne assez chers, mais il y a des périodes où ils sont en vente. Alors, c'est quelques mois avant où il y a des mises en vente.
C'est ce qu'on appelle, on le rappelle, le yield management, le billet théoriquement s'adapte à l'offre et à la demande. La réalité, c'est qu'on voit aussi que la SNCF peut choisir d'augmenter ou de baisser les prix elle-même. Ça ne se fait pas automatiquement.
Alors, c'est vrai que la SNCF a beaucoup d'obligations, des obligations de services publics, des obligations de fonds de concours, de financer en partie également le réseau ferroviaire. Pour autant, je pense qu'il y a une très bonne chose qui permet de faire baisser les prix sur le train et sur le ferroviaire dans notre pays. C'est l'ouverture à la concurrence qui commence à faire apporter ses premiers fruits. On le voit notamment sur une des lignes en France où la ligne la plus fréquentée, la ligne Paris-Lyon, et maintenant Paris-Lyon-Marseille. Les billets ne sont pas particulièrement donnés ?
Ils sont en train de baisser grâce notamment à l'arrivée de Tranitalia qui a boosté un petit peu la SNCF sur le dynamisme de sa politique tarifaire. Et j'ai bon espoir qu'avec l'ouverture à la concurrence et avec les différents investissements qui vont être faits en dehors de la SNCF sur les infrastructures, on pourra avoir des tarifs qui soient plus raisonnables. Et vous avez toute la partie WeGo également qui reste très accessible avec une qualité de service qui est quand même au rendez-vous.
Sauf que sur la concurrence, les concurrents ne veulent pas, semble-t-il, s'installer sur les lignes moins rentables, sur les lignes de dessert du territoire. Qu'est-ce que vous leur dites ?
J'ai demandé à l'ART qui régule... L'autorité de régulation des transports. Tout à fait, qui régule nos transports, de réfléchir à la possibilité de faire porter un certain nombre d'obligations également. Alors probablement pas à la hauteur de la SNCF, mais de dessert de certaines lignes, de participer à des fonds de concours également sur les infrastructures. Encore faut-il que ces entreprises puissent trouver leur modèle économique. Une entreprise comme un train Italia aujourd'hui perdent de l'argent depuis un certain nombre d'années.
Quand ils trouveront leur modèle économique, quand ils seront bien installés sur notre territoire, qu'ils aient un certain nombre d'obligations financières ou de dessert de territoire comme la SNCF, ça me semble normal.
L'avion est souvent bien moins cher que le train parce qu'il bénéficie encore d'exonérations fiscales importantes. C'est dans le viseur de Bercy, en vue du budget 2026. Notamment une taxe sur le kérosène pour aligner la fiscalité du kérosène sur les autres carburants. On parle des vols intérieurs. Est-ce que vous y êtes favorable ?
Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'on taxe de nouveau l'avion parce que l'avion a été taxé ces deux dernières années de manière assez significative. A la fois une taxe sur les équipements, donc sur les aéroports, également une taxe sur les billets d'avion qui font que les compagnies commencent à quitter notre pays, qu'il y a moins...
Il y a un risque de décrochage du patrimoine français.
Il y a un risque de décrochage. Aujourd'hui, on est dans des chiffres qui sont assez stables d'une année à une autre, alors que les pays concurrents, je dirais néanmoins amis, du sud de l'Europe, comme l'Espagne, comme le Portugal, comme l'Italie, ont des augmentations de 6 à 7 % dans leur trafic aérien. Donc vous avez entendu l'appel du patron d'Air France, par exemple ? Oui, de tout l'écosystème de l'aéronautique, bien sûr. On voit que la TSBA, la taxe sur les billets d'avion, de l'an dernier, a probablement ralenti un petit peu l'attractivité de notre pays.
La France est le seul pays européen à ne pas avoir retrouvé son niveau de trafic d'avant Covid. Exactement.
Donc il faut vraiment être vigilant. Je veux bien comprendre, à la fois, je fais partie d'un gouvernement qui cherche 40 milliards, comme vous le savez. Philippe Tabarro, pardon. Mais voilà, ça doit être par des taxes qui vont être contre-productives et qui vont ralentir l'activité économique de notre pays. Pour être très clair,
vous demandez au Premier ministre de ne pas toucher au secteur aérien, ni taxes sur le kérosène, ni hausse de la TVA. C'était les deux principales pistes.
Moi, je souhaite qu'il y ait une pause sur le secteur de l'aérien et je souhaite surtout, on en parlera peut-être, c'était dans le cadre de la conférence de financement, que quand il y a une taxe qui est prise sur le secteur des transports, elle revienne au secteur des transports pour financer les autres modes de transport et ça, malheureusement, jusqu'à présent, mais ça va changer, le fléchage ne se fait pas automatiquement et ça me paraît être la moindre des choses pour financer nos infrastructures de transport qui en ont besoin.
Le 830 France Info, Adrien Bec, Agathe Lambret. Toujours avec Philippe Tabarro, ministre des Transports, il y a le budget, on en parlait, il y a, vous en parliez, la modernisation du réseau, les routes, le réseau ferroviaire, parfois dans un état déplorable, la situation s'aggrave. Vous avez peut-être une solution, changer le modèle de concession des autoroutes qui arrive à sa fin en 2031. Vous voulez des autoroutes, des concessions plus restreintes, plus courtes, un système d'encadrement de la responsabilité. Qu'est-ce que ça signifie concrètement ? Cette manne des autoroutes, c'est l'État qui va la récupérer demain ?
Conférence de financement lancée le 5 mai dernier par le Premier ministre, 10 semaines de travail avec une cinquantaine d'experts, des élus, des personnes de l'écosystème, là aussi, comme on l'appelle, des transports qui ont travaillé, qui ont beaucoup travaillé sous l'égide de l'ancien ministre Dominique Bussereau et qui m'ont fait un certain nombre de propositions. J'ai retenu dans ce catalogue de propositions un certain nombre de points qui me paraissent indispensables. On a aujourd'hui des autoroutes à environ 10 000 kilomètres d'autoroutes, on a 21 000 kilomètres de routes nationales, 27 kilomètres de voies ferrées.
C'est notre patrimoine mais on s'aperçoit que ce patrimoine moins sur les autoroutes mais plus sur les routes nationales, les ponts et le ferroviaire se dégrade, vieillit. Celles qui sont entretenues par l'État en fait. A besoin, quelque part, a besoin d'investissements indispensables. Les investissements ont augmenté ces dernières années mais pas au niveau d'éviter ce qui est une dette grise, c'est-à-dire moins on investit rapidement, plus la facture sera importante dans les années futures. Donc il faut probablement un milliard cinq supplémentaires pour pouvoir investir aujourd'hui.
Mais en changeant les règles, vous aurez beaucoup de candidats pour faire ça ?
Je le pense. Ce qui est proposé, c'est que peut-être pour la première fois et c'est assez historique dans notre pays, il y ait un fléchage direct d'un mode de transport vers les autres modes de transport que les autoroutes qui génèrent un certain nombre de profits puissent servir à s'entretenir, à se décarboner comme elles le sont aujourd'hui, mais à financer d'autres modes de transport et notamment les infrastructures ferroviaires, les infrastructures des routes nationales, des ponts, éventuellement départementales et communales. Je pense que c'est des recettes qui peuvent être pérennes, qui peuvent être stables et qui sont indispensables à mener dans notre pays.
Alors effectivement, recettes pérennes, recettes stables et recettes qui sont dues au péage. 4,7% d'augmentation en 2023. 3% en 2024. Valeur moyenne, ça veut dire que parce qu'il faut financer d'autres projets, même après la fin des concessions, même avec d'autres concessions, les Français qui prennent la route vont continuer à payer leur péage de plus en plus cher.
Non, ils vont continuer à payer leur péage. Alors après, les augmentations sont le fruit des conventions qui avaient été signées il y a quelques années. Moi, je ne souhaite pas le même système.
Vous voulez des augmentations
moindres ? Tout à fait. je pense que le système concessif est une bonne chose mais tel qu'il a été négocié précédemment ne me convient pas. On a eu notamment un débat que vous avez relaté très régulièrement qui était la question des super profits. Qu'est-ce qui se passe ? Je souhaite une clause de revoyure tous les 5 ans, des concessions qui soient plus réduites avec un périmètre qui soit plus pertinent. Et des péages
qui augmentent moins donc on retient ça.
Et des péages qui augmentent moins et qui puissent permettre tout de même de dégager environ 2 milliards et demi par an qui puissent aller directement sur le financement des autres modes de transport. Ça me paraît équilibré, juste, solidaire.
Philippe Tabarou, la députée insoumise, Mathilde Panot a déposé hier une loi pour mettre fin aux autoroutes à flux libre. Pas de péage physique, pas de caméra, ou des caméras plutôt qui repèrent les voitures. Je ne souhaite pas
de caméras dans les villes ni d'armer les policiers municipaux. Par contre, des caméras sur l'autoroute.
Justement, ça la dérange aussi. Elle parle de raquette sociale qui doit cesser. Est-ce que vous soutiendrez sa proposition de loi ?
Certainement pas. Déjà, tout ce qui vient d'elle, je ne le soutiens pas. Deuxièmement... Ah bon, vous êtes comme ça ? Je suis un peu comme ça. Ça, c'est le membre
des Républicains qui parle.
Peut-être, peut-être. Et puis, de comportements que je vois, j'étais, vous le savez, sénateur avant mes responsabilités ministérielles et ce que je vois à l'Assemblée notamment du groupe de la France Insoumise me dit que je ne souhaite vraiment pas avoir à travailler avec des personnes qui se comportent ainsi sur tous les sujets d'ailleurs. Mais peut-être qu'ils peuvent
avoir des bonnes idées sur le fond,
même si vous désapprouvez la méthode. concernant Mme Pannot, je crois qu'il y a un débat derrière la question du flux libre. Le flux libre se fait dans pratiquement tous les pays européens, se fait déjà dans d'autres autoroutes. La 79 depuis deux ans, ça a commencé avec la 13, ça a continué avec la 13, la 14. Il y a encore quelques petits dysfonctionnements que la SANEF en l'occurrence est en train de régler. Par contre, ça sécurise, ça permet moins de démissions parce que arrêter, redémarrer sur l'autoroute, c'est un sujet. Et puis, je pense que le débat derrière Mme Pannot, c'est la gratuité des autoroutes. La gratuité des autoroutes, elle est impossible.
Elle s'est faite dans d'autres pays européens. C'est un fiasco et notamment l'Espagne. Et puis, ça engendre un trafic routier dans notre pays, notamment un transit étranger qu'il faudra bien taxer. Je ne pense pas qu'elle souhaite qu'on ne taxe pas les camions étrangers. Ça va favoriser la route et l'autoroute plutôt que le train dont on parlait tout à l'heure qui est le mode de transport le plus décarboné. Donc, je pense que cette proposition de loi, je l'espère, n'aboutira pas et que Mme Pannot n'aura pas gain de cause sur ce sujet comme sur tous les autres.
Merci à vous, Philippe Tabarro, vous êtes ministre des Transports et on l'a également compris, même si je le rappelle, membre du parti Les Républicains. Merci, Égate Lambret et je vous dis à bientôt. Vous restez, bien sûr, sur France Info.
Philippe Tabarot