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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 7 octobre 2026 18 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Crise des lycéens : "Emmanuel Macron apparaît plus faible que jamais" (Richard Werly)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Fait
    « Il y a on lui posait la question s'il y a un risque d'embrasement national et il répondait oui, je le crains évidemment. »
  • 5:23Fait
    « Emmanuel Macron avait introduit l'apprentissage. Il l'avait pas introduit, ça existait, mais il l'avait dopé avec davantage argent. Il a tout détricoté. »
  • 15:07Fait
    « Marine Le Pen a dit dans la présentation de son budget qu'elle couperait, elle a confirmé qu'elle coupera dans le but de la contribution française à l'Union européenne quasiment de moitié. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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On va écouter justement, je voudrais que vous réagissiez à cela. Ce que disait Philippe Baptiste, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche était avant-hier. Il disait "Il y a on lui posait la question s'il y a un risque d'embrasement national et il répondait oui, je le crains évidemment. C'était chez nos confrères de Sud Radio. Ça lui a été beaucoup reproché au gouvernement. J'imagine explication en coulisse. On n'est pas censé, quand on est ministre, on n'est pas censé accréditer l'idée que ce que tout le monde craint euh dans sa dans sa tête soit réel. C'est bizarre de la part d'un gouvernement de lui-même dire oui euh oui on va vers une on va vers un climat doit pas y avoir beaucoup de gens qui descend dans la rue parce qu'ils ont entendu Philippe Baptiste.

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Non non mais cru comprendre qu'au gouvernement on n'avait pas beaucoup apprécié on avait pas beaucoup apprécié cette déclaration. Richard Berly euh vous qui êtes suisse franco-suisse vrai que depuis quelques jours, on nous regarde et on nous regarde plutôt en mal. Les images des casseurs ont fait le tour du monde en marge de ce mouvement des lycéens. On va regarder les unes de la presse américaine, notamment le Wall Street Journal. Après des années d'argent magique, la bombe à retardement de la dette avec un éditorial cinglant le bûchet des inepsies de la France. Regardez toutes ces unes. La colère des lycéens qui fait aussi la une du Washington Post, qui fait aussi la une du The Independent. Il y a même les

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Grecs qui s'intéressent à nous. Ils nous connaissent quand même les Français. Ils savent qu'on on a le mouvement social un peu facile malgré tout. On descend dans la rue. Euh mais là on a l'impression qu'effectivement ils nous disent qu'on est en train de dérailler, de sortir du jeu européen, économique notamment. Bon, vu de l'étranger, ce qui fait peur à la fois aux observateurs et aux marchés financiers, c'est-à-dire à tous ceux qui prêtent à la France, c'est la convergence des crises. C'est ça. C'est-à-dire que vient s'ajouter à la crise sociale, carburant et cetera, une crise des lycées qui est mal gérée ou qui risque d'être mal gérée et par ailleurs, une crise politique avec la montée des deux extrêmes très fortes comme le prouvent les sondages. C'est

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cette convergence des crises qui inquiète véritablement et surtout le fait qu'au milieu de tout ça Emmanuel Macron qui est quand même en gros l'interlocuteur par définition, c'est le président de la République qui est la phase visible de la France à l'étranger. Il apparaît plus faible que jamais et surtout presque hors du coût en ce qui concerne les crises intérieures. Je crois que c'est ça qui fait cette inquiétude du moment après sur la question spécifique des lycées, j'étais juste avant de venir justement, j'ai voulu appeler un enseignant en Suisse pour savoir ce que c'est lycéen dans son lycée en Suisse penser des lycéens français. Globalement, ils approuvent. Alors, ils ont pas les mêmes problèmes. Donc, il y a pas de lycée bloqué parce qu'il y a pas les problèmes de bâtiment

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délabrés, d'emploi du temps ou en tout cas, il y a pas des problèmes dans les même proportion qui justifie aux élèves de bloquer leur lycée. Mais la manifestation, la mobilisation lycéenne française, elle a un bon écho. Elle a un écho parce qu'en Suisse, il y a des difficultés aussi. Elle a un é parce que ce que me disait cette enseignant c'est que ses élèves lui disent ils ont raison il dénoncent l'impasse de l'avenir qui est la nôtre. C'est au fond génération c'est cette génération qui est au fond confrontée à toutes ces crises n'arrive plus à se projeter. Mais c'est exactement ça et c'est pour ça que Sébastien le Cornu quand il parle de l'avenir alors Gill Banchin il nous souligner il a une manière de le faire qui effectivement il a pas dit mais si on pourrait y arriver c'était plutôt

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résigné. Alors là, je comprends effectivement que ce soit assez surprenant dans sa communication, mais en même temps, il ne fait pas de fausses promesses parce que vraisemblablement les racines de la cause sont ailleurs. Et le trouble générationnel, on en parlait avec Richard Verli et vous me rappeliez justement tout à l'heure qu'il y a eu des manifestations à Madagascar, il y en a eu en Indonésie, c'est une génération qui d'un se face au défi climatique face à l'intelligence 15 et 18 ans. Mais justement ce trouble là et quand vous regardez il y a eu le Covid, le Covid a aussi eu des impacts en terme de santé mentale. Quand vous regardez les études qui ont été faites par l'UNICEF, les études qui ont été faites en France aussi, il y a tout ça en racine souterraine et ça il est

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difficile d'y répondre uniquement par la question des plafonds, des professeurs, des emplois du temps ou de parcours supération aussi. Je voulais juste vous entendre sur parcours sup euh parce que on sait qu'en Suisse, en Allemagne aussi que vous connaissez bien, pas du tout ce il y a beaucoup moins ce problème là en tout cas notamment parce que l'enseignement professionnel par exemple, l'apprentissage est beaucoup plus valorisé. Disons les choses. Si vous êtes élève en Si vous êtes élève en Allemagne ou en Suisse, à un moment donné, l'équivalent du passage dans le secondaire en France, si vos résultats ne sont pas jugés suffisants pour poursuivre unement général, vous allez obliquer vers l'enseignement professionnel. Et franchement, le fait d'obliquer n'est

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pas bien vécu. C'est fait sans mépris, mais disons-le, toutes les familles ne sont pas très heureuses quand même, il faut bien le dire. Il y a un choix qui est fait par le système scolaire. euh eu égard aux besoins. C'est quoi ce qui guide ? Et ça, moi je l'entends beaucoup quand je vais en Suisse ou en Allemagne, c'est l'idée que le système scolaire doit être adapté au marché du travail. Un système scolaire est fait pour répondre aux besoins du marché du travail. On va dire que c'est quand même le cas plutôt dans le monde entier. Écoutez, je crois pas que ce soit le cas en France. Je dis pas en France, je dis ailleurs dans le monde entier. Alors, est-ce que c'est bien vécu ? C'est pas toujours bien vécu par les élèves, c'est pas toujours bien vécu par

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les familles, mais le fait qu'il y ait cet apprentissage, c'est-à-dire que très vite les apprentis sont rémunérés, bien évidemment ça vient mettre de l'huile dans les rouages. Une chose que j'ai moi-même constaté, j'ai fait un papier là-dessus, c'est que regardez, Emmanuel Macron avait introduit l'apprentissage. Il l'avait pas introduit, ça existait, mais il l'avait dopé avec davantage argent. Il a tout détricoté. Et donc l'apprentissage, l'essai qui a été fait dans l'apprentissage et bien au bout de 10 ans, il est quasi abandonné. ont été diminué sur cette génération dite sacrifiée. Euh est-ce qu'on peut utiliser cette expression là ? Et le fait qu'elle s'exprime n'est-elle pas n'est-il pas justement un sursaut positif pour dire non, nous refusons de l'être.

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Oui, ça le fait que des jeunes se mobilisent effectivement c'est toujours bien mais sur cette génération sacrifiée, sur le fait que se joue autre chose que les plafond qui s'effondre, les toilettes bouchées et le manque de professeur à la sortie du plateau, je discutais avec Sophie Vénétitet et Carole Zerbip que vous avez eu tout à l'heure. Je dis "Mais vous avez vu venir quelque chose ?" Toutes les deux, elles m'ont dit rien du tout. 2 jours avant, elles n'ont rien vu venir du tout. manière de dire que vraiment c'est effectivement ça, c'est quelque chose d'au-delà ou de plus que les moyens qui euh certainement s'exprime et encore un mot de politique parce qu'on parlait de la réponse. Moi, j'ai j'ai rarement vu enfin vraiment le roi est, j'ai rarement

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vu un gouvernement aussi désemparé face à une crise. Quand il y a un objet à la révolte comme le CPE, on peut l'enlever au moment d'Égypte. Donc on enlève, on enlève pas le CPE mais ça permet une sortie de crise quand il y a de l'argent comme pendant les gilets jaunes ou quand on pense encore qu'on a de l'argent ben on peut en distribuer. Les gilets jaunes, il y avait la taxe carbone et il y avait ces 10 à 15 milliards d'euros qui ont été mis sur le marché. Là on sent parce que Sébastien le Cornu, il a beau, il a peut-être pas toutes les qualités mais il comprend très bien la politique. Tout ce qu'on est en train de dire, tout ce qu'on est en train de dire à mon avis il le sait qu'aujourd'hui il n'a pas prononcé les mots pour la sortie de crise, c'est un choix. Pourquoi ? Pourquoi ?

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Parce qu'ils n'ont plus rien. Justement question ils n'ont plus rien. On parlait de la coagulation des crises potentielles. Est-ce que première question, il peut y avoir cette coagulation, ce point de bascule de l'ensemble de la société française, les lycéens mais évidemment tous les autres, est-ce que ça va se télescoper avec peut-être la crise de la dette ? On dit toujours attention le mur arrive. Est-ce qu'on commence pas à être dans le mur ? le renfl sur le sur le mouvement social. On a vu la le calendrier là tout à l'heure. Euh il y a plein de dates différentes avec des publics différents. Est-ce que tous ces publics peuvent se trouver une date commune ? Ah, ils peuvent avoir une date commune. La la coagulation, j'y crois pas. Je crois plutôt à des mouvements

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parallèles. Je crois que des mondes sociaux aussi divers, des des écarts générationnels aussi grands, le fait que pour les entre des gens qui sont au travail, d'autres qui sont à l'école, euh il faut pas on est dans le fantasme je pense. Après, c'est le même moment, c'est il y a voilà donc ça peut être parallèle, ça peut être parallèle et il peut y avoir évidemment des convergences y compris les convergences intérêt ce qu'on a vu les lycéens, les gilets jaunes, vous voyez ça converger ? Pas du tout. Ce que je vois surtout c'est parce que c'est ça ce qui arrive hein le 8 les gun vous avez un syndical lycéen proche de les filles qui réutilise ces codes qui ne et après vous avez un mouvement lycéen complètement protéiforme divers gazeux et cetera donc comment voulez-vous donc voilà c'est une

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idée qui plaît parce que c'est de la c'est on est dans les réseaux sociaux on est à une époque de communication mais après vous avez vous croyez pas la convergen mais il y a des collégiens qui vont avoir des mêmes sur le 17 octobre ça va être la 3ème guerre mondial C'est une histoire de de collégien même avec une intersyndicale qui organiserait structure non mais une intersyndicale n'a aucun intérêt à ce qu'on soit dans la logique qui était à un moment donné malheureusement violente des gilets jaunes par contre et donc qui ait une partie des lycéens qui soient dans une logique violente qui est débande. On sait qu'il y a eu des moments où c'était violent donc qui peuvent vouloir mais ça reste minoritaire et heureusement je voulais quand même dire que parce que

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n'exagérons rien oui il y a des mesures qui sont faisables. C'est pour ça qu'on peut répondre d'abord, il y a des mesures d'argent, on va donner de l'argent à d'autres catégories. Enfin, donc on verra bien. Monsieur Lecnu a annoncé hier qu'il y avait une possibilité, il faudrait quand même qu'il soit concret. Deuxièmement, parcours suponcer non pas juste une commission en l'air, mais dire on réunit un certain nombre de personnes, on leur donne des objectifs, c'est-à-dire qu'on donne quelque chose de concret, pas simplement on va y réfléchir, on ouvre des chantiers. Si l'an prochain c'est rendez-vous dans dans un mois, il y a quand même ce rendez-vous avec des solutions sur la base de la du temps, on peut le faire sans un mois d'arrêter qui est trou dans ça emplois du temps

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parce que c'est lié à la réforme, c'est lié à l'individualisation des parcours coûte moins cher qu'embaucher des profs changer les emplois du temps des personne n'a fait des emplois du temps délibérément encore moins avec l'intence artificielle qu'il y a à les faire aujourd'hui c'est parce qu'il n'y a pas de solution concrètement a une solution c'est revenir sur la réforme blancaire sétien finissé et on va parler du mur de la Moi moi je pense que la stratégie de Sébastien lecornu, elle paraît étrange effectivement mais je pense qu'il fait de sa faiblesse une force et c'est ce qu'il fait depuis qu'il est arrivé à mettre plus exactement il tente parce que il est pas au bout de son histoire, il tente de faire de sa faiblesse une force, il met les autres parties au pied

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de leur responsabilité parce que c'est bien gentil que de descendre dans la rue disons on défend notre jeunesse, mais il va y avoir un débat budgétaire, il va falloir faire des arbitrages budgétaires. Et regardez, hier soir, on nous faisait savoir un article du Parisan que le président était quand même en colère, que quand même son premier métier de premier ministre était de faire un 20h. Quel choix a-til fait ce soir ? Pas un 20h, il a fait le choix de cette allocution assez plate, il faut bien le dire. Et pourquoi pas ? Parce que il est incapable de faire un 20h. Il est capable de faire un 20h. D'ailleurs, quand il en avait fait un, il avait fait d'excellentes audiences l'année dernière si je me souviens bien sur France 2. Il joue il joue la mise en scène jusque

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à Matignon de son impuissance. Paradoxalement, plus il s'expose et plus il essaie d'être politique et plus il va devenir une cible. Comme il n'a pas de carte à jouer, il essae alors je dis pas que il a raison de le faire mais je pense que c'est ça qu'il est en train de Alors justement vous avez dit Jean-Sébastien, il a plus de carte à jouer. On a l'impression que de toute façon il y a pas de porte de sortie. On parle du mur de la dette. La la France emprunte de plus en plus cher. On a vu aujourd'hui ses voisins, mais quand même c'était impressionnant le le une première commission au Parlement étudiait juste un un un abaissement euh sur les sur les sur l'abattement pour les pensions de retraite. Quasiment tout le monde a refusé. Pas présenté comme ça. Tout le monde a refusé.

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Enfin, vous présentez vous, c'est un tabou de la vie politique française sans prendre. Je vous dis pas que je suis pour ou que je suis contre, mais c'est bien de ma question. Est-ce que ça veut dire que c'est irréformable et qu'on va se prendre effectivement un mur qui va peut-être venir bouleverser tout ce dont on est en train de parler depuis début. On crois que encore une fois, il veut absolument éviter la multiplication des foyers de crise que les marchés regardent, que les investisseurs regardent parce que effectivement on a absolument pas le choix. Et vous le disiez, cet après-midi en commission des finances, les les députés ont commencé à étudier le budget et ils ont absolument annulé toutes les économies. Alors sur

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les retraités, cet abattement fiscal que le le gouvernement veut réduire, il y a déjà plus de 4 milliards d'euros. Enfin 4 milliards, faut quand même Oui, mais parce que c'est vrai qu'au bout d'un moment, tous ces milliards, ça donne le tourni, on n'arrive plus à mesurer le risque. Euh s'il n'y a pas de budget, si on va à la crise politique, quelle conséquence sur notre économie ? Une crise financière avant une crise financière, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que le FMI va nous mettre sous tutelle, la Banque centrale européenne va arriver en regardant nos comptes, en nous obligeant directement, sinon c'est quoi la sortie de l'Europe ? Qu'est-ce qu'on risque vraiment ? C'est ce qu'il se dit, c'est que à un moment si vous si vos créanciers refusent, si les taux augmentent tellement que et

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bien on narrive plus à emprunter et bien il y a toujours des gens qui arrivent à vous prêter de l'argent mais qui vous dictent d'accord je vous prête de l'argent, d'accord, j'assure vos fins de mois mais à telle et telle condition. Ça veut dire que ça peut arriver à tout moment, on a frôé les 5% de taux d'empr ce qu'il faut bien comprendre, c'est que nous sommes en train de vivre ce que vit l'Italie. L'Italie est en excédent primaire depuis pas loin de 25 ans, peut-être même 30. En excédent primaire, ça veut dire que si vous faites abstraction de la dette, chaque année, le budget italien, il est excédentaire. Mais pourquoi ils sont malgré tout déficitaires et pourquoi ils continuent à accumuler de la dette ? Parce qu'ils continuent à payer les années 60, 70 et 80. Et c'est ce qui est

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en train de vivre en France, c'est que là nous sommes en train de nous enfermer, nous sommes dans la dernière minute avant de nous enfermer dans 30 ans ou 40 ans de spirale de la dette. C'est ça qui est en train de nous arriver et c'est ça que les marchés réagir Richard, le monde extérieur, l'Europe, elle nous regarde comment ? L'Europe, elle regarde la France de toute façon avec je dirais le elle en a besoin de la France. C'est ça qu'il faut pas oublier. C'est-à-dire que l'Union européenne aujourd'hui et a commencé par l'Allemagne qui est dans la situation politique compliquée que vous savez avec un chancelier Mertz très affaibli, elle a besoin de la France et c'est là où ça change tout par rapport à l'Italie parce que je dis pas qu'on avait pas besoin de

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l'Italie mais le poids politique de la France au sein de l'Union européenne pour le moment la préserve quand même d'une crise financière. Non, c'est pas ce que je pense parce qu'il y a une parce qu'il y a une option au milieu. To big to fail, ça veut dire qu'elle est trop grande pour faire faillite en quelque sorte à la grecque. Mais il y a une option au milieu, ce serait que à un moment donné, si les taux d'intérêt s'emballent trop, là, je parle sous votre contrôle, la BCE intervient, rachète de la dette. Mais c'est-à-dire que il y a pas de plan d'austérité, il y a pas de plan de rigueur imposé à la France. Non, de toute manière, moi à mon avis, ce qui préserve encore la France, surtout à la veille d'une élection présidentielle, n'oubliez pas, imaginez un plan

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d'austérité FMI troica version la Grèce. Mais ça n'arrivera pas. Qui sera élu, à votre avis, qui sera élu au bout du compte ? Donc, les décideurs européens le savent. Ils n'ont pas intérêt à ce que les extrêmes l'emportent en France. Marine Le Pen serait élu et que l'Europe n'en veut pas. Je rappelle quand même que Marine Le Pen a dit dans la présentation de son budget qu'elle couperait, elle a confirmé qu'elle coupera dans le but de la contribution française à l'Union européenne quasiment de moitié. Donc voilà. Ouais, elle a dit aussi qu'elle ferait beaucoup d'économie, plus de 100 milliards à voir comment Isabelle Fisec, il y a d'autres premier ministres qui ont essayé d'alerter sur la dette. On pense tous à à François Bairou, attention, c'est la dernière

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citation avant la falaise et cetera. Qu'est-ce qui se passe en France pour que ces alertes ne percollent pas ? Qu'est-ce qui se passe en France pour que au fond à un moment c'est jamais le bon moment de faire des efforts, des sacrifices ? Est-ce que c'est parce qu'on manque d'un Churchill français du sang et des larmes ou c'est parce qu'au fond on n pas envie jamais envie nous français de faire le moindre sacrifice ? toujours pour le voisin. C'est vrai. Oui, c'est effectivement c'est le problème. Il manque peut-être un peu de culture économique aussi. Et puis ça fait des années, c'est vrai, François Fillon alertait, je suis à la tête d'un état en faillite, il s'est rien passé. Donc les Français s'inquiètent de plus en plus et en même temps ils se disent

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toujours encore un petit peu de temps, monsieur le bourreau, euh il y a un jour, c'est vrai qu'il faut pas dramatiser et que la France tout big to fail. Mais je reviens à la question du mur. On dit toujours attention on va se prendre le mur. Le mur il est à quelle distance de nous aujourd'hui ? Là la question c'est pas tout big tout fel. La question c'est à partir de quel moment votre taux le taux d'intérêt sur la dette est très au-dessus le taux d'intérêt réel est très au-dessus de votre taux de croissance parce que quand vous êtes enfermé dans une dans une ben oui, on y est déjà. Donc ça veut dire que vous ne faites que continuer à vous endetter plus pour rembourser votre dette. Mais rembourser votre dette pour payer les récoltes de l'année prochaine, pour payer les semences de l'année

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prochaine, ça a du sens. rembourser les dépenses de fonctionnement de l'année d'avant, ça n'en a pas. C'est ça la situation française. La situation française dans laquelle ça n'est pas dramatisé. Quand je vous disais qu'on était dans le cas de l'Italie, ça n'a rien à voir. Effectivement, les marchés, ils ont sorti Silio Berlusconi sans passer par la case élection. tout le monde l'a oublié et l'Europe a fait ça euh bien qu'elle se revendique très démocratique, nous ne sommes pas dans cette situation-là parce que effectivement la France a un autre poids politique. En revanche, nous sommes dans une situation où nous pourrions partir dans pas une décennie perdue mais une double décennie les 30 piteuses qui sera encore pire que celle qu'on vient de vivre. Est-ce que possible vous demandez

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il y a pas vous dites à partir de quand le mur c'est quand ? C'est compliqué de vous dire, c'est là les taux sont plus ou moins à 5 %, c'est compliqué de vous dire voilà à 5,8 % avant 5,8 % ça va après c'est une attaque sur les marchés ça prévient pas c'est ça et puis c'est pas binaire c'estàdire qui gagnou on rentre dans une situation et où comme l'a dit Jean-Sébastien, on prend le risque pendant les 10 20 30 40 ans qui viennent de passer notre temps à rembourser la dette. Yeah.