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InterviewManon Aubry· 4 juillet 2024 16 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & électionsEurope & international

AVEC LE NOUVEAU FRONT POPULAIRE, ON ABROGERA LA RÉFORME DES RETRAITES !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous avez été tête de liste pour le Nouveau Front Populaire aux européennes. Comment gérez-vous les divisions internes, notamment avec François Ruffin ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Sans majorité absolue, comment appliquerez-vous votre programme, notamment l'abrogation de la réforme des retraites ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    40 % des Français estiment que le RN est plus attaché aux valeurs démocratiques que la gauche. Comment l'expliquez-vous ?

  • 6:00RelanceRéponse partielle

    Face à la gravité de la situation, ne faut-il pas envisager des compromis avec d'autres forces politiques ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Quel gouvernement seriez-vous prête à accepter si le NFP n'est pas en tête ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:00Manon AubryFait
    « Je pense que ça crée un chemin d'espoir pour l'ensemble de la gauche dans notre pays, pour l'ensemble d'un camp politique qui est sans doute aujourd'hui un peu la boule au ventre. »
  • 9:00Manon AubryFait
    « On peut pas dès le lendemain du 7 juillet dire bah en fait ce pourquoi vous avez voté on le met à la poubelle. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et soyez la bienvenue. Installez-vous, vous étiez tête de liste pour votre partie au cours de cette élection européenne. Alors, je vous accueille avec une citation d'un de vos camarade de gauche, elle vient d'intervenir.

C'est François Ruffin qui dit chez nos confrères d' RTL "Si je suis réélu, ma place ne sera pas dans le groupe La France insoumise." Je le regrette. Vous savez, moi j'ai toujours été unitaire pour 5, pour 10, pour 15, pour 20 pour la France insoumise et pour le camp du Nouveau Front Populaire aussi.

Moi, je pense que l'unité qu'on a créé par ailleurs au-delà de la France insoumise du Nouveau Front Populaire, excusez-moi du terme, mais je pense que ça devrait pas être un coup d'un soir. Je pense que ça crée un chemin d'espoir pour l'ensemble de la gauche dans notre pays, pour l'ensemble d'un camp politique qui est sans doute aujourd'hui un peu la boule au ventre dans l'attente des résultats de ce dimanche. Et l'enjeu c'est comment on bat le Rassemblement national et comment le projet qu'on a construit collectivement on se donne les moyens de l'appliquer ou alors de résister si jamais on perd.

Et c'est ça qu'il faudra. Ça semble ça semble être une étape supplémentaire de ce qu'on a vu par exemple dans la rentrée parlementaire. Alors il y a eu une trentaine d'élus de gauche qui ont été ouais dès le premier tour qui ont été élus.

Donc bah le lendemain ils sont retournés au boulot. Ils sont retourné à l'Assemblée nationale. Bon, il y a pas eu de photo, il y a pas eu de photo commune.

Il y a eu LFI, quelques écologistes et puis il y a eu des socialistes, d'autres écologistes. Enfin bon, il y a déjà des grandes difficultés à l'intérieur de votre nouveau Front populaire. Vous savez au moment où on a créé la NUPES, on nous avait dit aussi euh ça va fracturer et cetera.

À la fin, l'essentiel reste en terme de projet politique quand il s'agira de voter pour augmenter le SMIC, pour bloquer les prix des produits de première nécessité, pour rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune, la gauche parlera d'une voix unique parce que on a un contrat en commun, mais pas parce que c'est juste un contrat, parce que c'est un projet auquel on croit, parce que partager les richesses, c'est nécessaire dans notre pays quand on a prête des millions de pauvres, parce qu'il va falloir faire la planification écologique. Et pour moi, c'est ça l'enjeu. J'ai j'ai peut-être je serai la dernière avec mon drapeau du nouveau Front populaire, mais j'y crois sincèrement parce qu'il n'y a pas d'autres chemin.

Il n'y a pas d'autres chemin. Arithmectiquement, vous ne pouvez pas avoir la majorité absolue à l'assemblée. On pe avoir une majorité relative.

Mais qu'est-ce qui va qu'est-ce qui va se passer ? Vous allez être obligé de discuter de toute façon avec des macronistes, al peut-être que des macronistes de gauche mais qui auront pas le même programme que vous. Est-ce qu'il faudra pas accepter de remettre le programme sur le métier pour trouver des solutions ?

Moi j'ai moi j'ai fait j'ai fait campagne par exemple pour abroger la réforme des retraites. Est-ce que vous pensez qu'on va gouverner avec des gens qui ont fait la réforme des retraites qui poussent des millions de françaises et de Français à travailler 2 ans supplémentaires ? Ils ont fait un premier pas avec l'assurance chômage.

Oui, mais vous voyez bien que c'est pas suffisant un premier pas avec l'assurance chômage. On fait campagne sur un projet. On peut pas dès le lendemain du 7 juillet dire bah en fait ce pourquoi vous avez voté on le met à la poubelle.

Donc s'il y a la possibilité de faire avancer les choses de manière concrète sur la base de notre programme, évidemment comprendra. Évidemment comprendra et peut-être ce sera projet par projet. Mais aujourd'hui, pensez sérieusement qu'on va former un gouvernement avec celles et ceux qui sont à l'origine du chaos social dans lequel on est.

Je crois que c'est pas crédit. En fait, ce que ce que ce que vous dit Swis pour prolonger son raisonnement, c'est que sans majorité absolue, vous ne pouvez pas appliquer votre programme à la lettre tel que le dit Emmanuel Bonpard encore hier. ce sera notre programme où ça ne sera rien.

Donc est-ce que ça veut dire en gros que vous dites on gouvernera pas, on le sait et pour compléter l'élection Jean-Baptiste pardon ça complète en deux principaux responsables de votre campire générale des des verts et François Ruffin pensent qu'il faut trouver des nouvelles manières de gouverner des nouveaux accords. Donc qu'est-ce qu'est-ce que vous leur dites à eux sur cette question précise Si je peux me permettre, je suis pas la porte-parole de Marine Tondelier, mais elle a précisé dans un tweet à la suite de son interview de libération et elle dit ce que je dis aussi c'est que là on est juste on dédie toute notre énergie à se battre pour dimanche et on fera le bilan dimanche. Et moi, je [raclement de gorge] n'ai pas abandonné l'idée qu'on soit en tête dimanche.

Et si on est en tête dimanche, alors ça se composera autour de nous. Et c'est ça l'objectif. Parce que aujourd'hui, l'enjeu, c'est quoi ?

Il est double. C'est un faire en sorte que le Rassemblement national n'est pas une majorité absolue dans notre pays. Ce qui serait une déflagration politique qui aurait un impact concret pour des millions de françaises et français pour les 3,2 millions de binationaux qui ne pourraient plus euh atteindre des positions à responsabilité.

Pour les personnes [raclement de gorge] dont la couleur de peau, l'origine, la religion ne satisfait pas à ce parti dont on voit très bien que chaque jour, c'est un peu un festival mais sans les confettis. Chaque jour, vous avez une nouvelle révélation de leur discours raciste et antisémite de la candidate qui a euh une casquette avec un [raclement de gorge] enseigne nazi à une prise d'otage armé à pas plus tard que ce matin un candidat qui a dit que le détail de l'histoire ce n'est pas antisémite. Pardon mais c'est un danger il vous ils vous répondent nous on a fait le ménage chez nous on les a tiré.

Non mais attendez je je suis pas le porte-parole moi non plus de qui que ce soit. Mais ils vous disent à vous, bah vous vous avez toujours des fichiers, vous soutenez des gens contenus des propos. C'est pas madame Aubri, vous comprenez ce que je vous dis, c'est pas moi qui le dit.

On vous répond ça. Oui. Oui, je comprends que vous repreniez les paroles du Rassemblement national, mais pardon, pardon contesté.

Nous n'avons [raclement de gorge] aucune personne qui est poursuivie ni qui a été condamnée pour racisme ou antisémitisme sur euh euh dans nos liste et dans qui tiennent des propos qui ont été qualifiés comme tel et et qui peuvent être compris comme pardon les les anathèmes politiques, ce n'est pas la justice. Quand vous avez un candidat par exemple monsieur Becaletti dans le Var candidat du Rassemblement national qui a tenu une librairie négationniste qui a été condamné pour port d'armes et violence mais il vous pensez que les violences sont du côté de la France insoumise et du nouveau franç c'est ce qu'ils disent c'est ce qu'ils disent mais je je vous pouvez reprendre avec beaucoup d'abnégation je vous répond vous pouvez reprendre avec beaucoup d'abnégations les paroles du Rassemblement national je pense si vous le permettez Excuse-moi que ce débat que ce débat soit non mais justement que je pense pas que Pascal Pernégation, il reprend simplement les propos son travail, il fait son travail de journalist comme un journaliste, vous devez poser les questions par reprendre ce que dit, [rires] j'ai une question de fond à vous poser et j'attends une réponse de fond dans un sondageop qui est sorti hier soir pour LCI à la question suivante posée aux Français. qui est le plus attaché aux valeurs démocratiques 40 % pour le RN, 24 % pour les filles.

Comment vous expliquez ce gap entre le entre le RN 40 % attaché au valeur démocratique et lesfill 26 % ? Ça me semble très inquiétant comme sondage parce qu'il y a eu une intoxication. une intoxication et pourtant on sait que partout là où l'extrême droite arrive au pouvoir, ils remettent en question les droits fondamentaux et je vous le dis aussi en tant que député européenne, on est finalement dans une forme d'observatoire en Europe de ce que fait l'extrême royal quand elle arrivé au pouvoir.

C'est le premier ministre Victor Orban qui remet en question l'indépendance de la justice. C'est Georgia Méloni en Italie qui remet en question le droit à l'avortement. Je peux vous faire une liste et elle est très longue et elle est très inquiétante et elle est très dangereuse.

Les défenseurs de la démocratie mais aussi de l'unité de du pays. C'est bien aujourd'hui le nouveau Front populaire. Vous savez, au premier tour, on a fait l'unité de la gauche.

Là, l'enjeu au second tour, c'est de défendre l'unité du pays qui se retrouverait fracturé si le rassemblement l'emporte parce qu'ils veulent trier les Françaises et les Français en fonction de leur couleur de peau de leur en même temps. Pas en même temps, pas en même temps. s'il vous plaît Françes questions mais une par est-ce que devant la gravité de ce que vous voyez de ce que vous observez et de ce qui pourrait éventuellement se passer dans le pays est-ce que vous ne vous ne comprenez pas que d'autres partenaires de votre mouvement et d'autres j'allais dire adversaires opposants, il y ait pas une nécessité de poser sur la table et de faire des compromis.

J'ai l'impression pour l'instant que c'est impossible de faire des compromis. Ça a été compliqué pour vous d'avoir un accord avec les socialistes et les écologistes. Vous l'avez fini par l'avir, mais qu'est-ce qui empêche de continuer ce travail, d'aboutir, de dialoguer et de parvenir à des compromis ?

Parce que le pays, il a besoin de ça en ce moment, des solutions. D'ord. D'abord, l'accord a pas été si difficile que ça.

Je sais que c'était le paris d'Emmanuel Macron qu'onarrive pas à s'unir. Et moi, je crois que ce qui unit la gauche est 1000 fois plus fort, 1000 fois plus puissant que ce qui nous divise. Et vous m'avez vu pendant la campagne des élections européennes déjà sur les plateaux télé, je venais avec mon programme de la NUPES en disant "Moi, c'est ce que je défense, c'est ce qui nous a uni, c'est ce qui aurait dû nous unir pour ces élections européennes et pardon mais il y a une partie de moi qui garde le regret qu'on ait pas eu la capacité de s'unir pour les élections européennes parce que l'histoire aurait été sans doute différente.

Après, je fais pas de la politique fiction et je fais pas de la politique avec les S." pour la suite. Moi d'abord je me bat pour dimanche.

La question c'est comment ça va se passer dans les plus de 200 circonscriptions où le nouveau Front populaire est au second tour où souvent il y a eu des retraits d'autres candidats et on est front contre front, front populaire contre le Front national et dans beaucoup de circonscriptions, on sait que ça va jouer à 50, 100 voix, 150 voix, 200 voix près et l'enjeu, c'est que il y ait une mobilisation massive. J'ai entendu que vous parliez de la participation juste avant. Pourquoi pas une plus élevée pour ce tour pour qu'il a une mobilisation du pays pour dire est-ce que oui ou non on veut d'un pouvoir qui est raciste xénophobe et climatique.

Je poursuis je poursuis le raisonnement de de François Clémançois à l'instant. Est-ce que ça n'est pas un message porteur pour les électeurs de leur dire face au ce que vous décrivez comme un péril à l'instant nous trouverons une voie raisonnable quoi qu'il advienne quoi qu'il advienne nous trouverons une voix raisonnable. C'est un peu le sens de la question de de François qui en plus fait souvent allusion à ce que vous connaissez par cœur ici, c'est-à-dire l'Europe et je donnais ce chiffre tout à l'heure, 23 pays de l'Union sont gouvernés par une coalition.

Nous sommes une exception. Et c'est intéressant de vous parlerz de l'Europe parce que je vais vous donner un exemple sur comment fonctionne le Parlement européen. Le Parlement européen fonctionne en effet avec une coalition qui est menée par Ursula Van Derleen et par les trois principaux euh partis du Parlement européen que sont la droite, les centristes et euh le Parti euh socialiste.

Le groupe que je préside au Parlement européen, le groupe de la gauche, refuse de participer à cette coalition parce que nous ne partageons pas l'orientation globale, c'est-à-dire l'austérité budgétaire qui sacrifie nos services publics, les accords de libre échange et cetera. Et donc l'orientation politique, si elle n'est pas la nous par nous n'y participons pas. Mais pour autant ça n'empêche pas de prendre des initiatives politiques, de participer à créer des majorités où les députés de mon groupe vont faire la différence pour obtenir des avancées pour les européennes et les Européens. par exemple une directive sur les travailleurs des plateformes.

Donc là, vous ouvrez une porte madame Au non, je dis juste que vous dites que vous allez avec des projets à Paris comme à Strasbourg et à Bruxelles, à chaque fois qu'un projet de loi ira dans la direction qui est celle qu'on a défendu dans notre campagne politique, évidemment que nous le voterons. Au Parlement européen, je vote en faveur de beaucoup de textes, mais je ne participe pas à une coalition dont je ne partage pas l'orientation politique. qui est assez clair et pour reprendre dans un cadre morcelé aussi en français.

Mais là, il y a la question gouvernementale, c'est-à-dire que la question c'est quel gouvernement tiendra face au Parlement par le biais de motion de censure ou pas ? Quel gouvernement serait aujourd'hui acceptable à vos yeux ? En sachant, vous l'avez dit tout à l'heure, il y a 200 candidats au second tour, vous en avez eu 30 au premier, la majorité absolue.

C'est impossible pour le Nouveau Front populaire, on le sait tous ici. C'est quoi le gouvernement acceptable ? un gouvernement technique, c'est un gouvernement avec un premier ministre social-démocrate.

C'est quoi la réponse ? C'est un gouvernement qui s'organise autour du bloc du Nouveau Front populaire. C'est pour ça que la question qui nous est posée, c'est quel bloc est en tête ?

Si dimanche le bloc du Nouveau Front populaire est en tête, alors on organise autour du nouveau Front populaire et alors dans ce cas la question se posable, il n'est pas en tête. C'est le plus probable quand même qu'il ne soit pas en tête. S'il n'est pas en tête, pardon, mais c'est le Rassemblement national qui est en tête.

C'est eux ou nous. Et si le Rassemblement national est en tête, excusez-moi, je vais pas créer une majorité [raclement de gorge] autour du Rassemblement national. Pour le coup, j'ai mérite de la peir.

Mais ça veut dire qu'il y a il n'y a pas de contre majorité, c'est-à-dire que vous ne pouvez pas vous allier. Mais je vais pas m'allier avec les républicains dont je ne partage rien de l'orientation en matière de politique économique, sociale et le bloc. Attendez, l'élection n'est pas arrivée et vous nous dites le nouveau Front populaire ne peut pas être un bloc qui organise la vie politique.

Excusez-moi de faire campagne avec MRI. Non, c'est pas impossible que le nouveau Front populaire soit le bloc qui soit en tête et en capacité d'organiser autour de lui. S'il est en capacité d'organiser autour de lui, alors nous allons mettre un contrat de législature sur la table autour de ce que je viens de dire, c'est-à-dire rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune, augmentation du salaire minimum, abrogation que des macronismes rejoignent ce qui est pas. il y a un accord sur ce sur ces pointsl évidemment qu'on sera en capacité de gouverner le pays.

Moi, j'ai pas renoncé à gouverner le pays, mais j'ai pas renoncé non plus à l'ambition et au cap en matière de politique économique et sociale en particulier parce que je pense que c'est l'urgence du moment. Quand on a des gens qui suffoquent face à l'augmentation des prix, c'est ce à quoi un gouvernement, tel qu'il soit doit répondre dans les heures, les jours et les semaines à venir. Je laisse de côté mais techniquement les revenus ont augmenté plus vite que les prix.

Bon voilà en moyenne discut on peut discuter par exemple du Get du point d'indice des fonctionnaires quand euh euh les prix augmentent. Donc non le salaire des fonctionnaires par exemple des facto a baissé puisque ça n'a pas suivi l'inflation. C'est pas ce que disent les les éléments mais qu'importe.

Bon est-ce que vous mettz dans l'économie donc on peut en discuter dans le détail mais moi aussi pendant 40 ans et je pense que les gens qui nous écoutent ressentent bien l'augmentation du Non non mais que soit ressenti de façon différente. Je partage votre avis dans ce bloc. Vous mettrez monsieur Corbière, madame Autin, madame Simonet, monsieur Ruffin.

Oui, bien sûr. Bien sûr. Parce que tout à l'heure vous parler d'un coup d'un soir.

Vous savez justement monsieur R dit ce matin qu'il ne veut pas en être. Alors c'est ça qui est compliqué pour les gens à suivre. François Ruffin, il se reconnaît du nouveau Front populaire.

Non, il a pas dit l'inverse ce matin. Et si demain mais il se reconnaî pas dans LI dans la France insoumise parce que vous savez qu'il y a eu un acte de rupture qui a été posé et que moi je regrette et que moi je regrette. Mais vous l'avez toujours dit ça donc il y a pas de souci.

Voilà. J'ai été cohérente et moi je j'ai essayé de travailler à l'unité de ma propre famille politique et à l'unité de la gauche. Je vous l'accorde, c'est pas tous les jours facile, je vous l'accorde.

Et c'est une famille et dans une famille dans un repas du dimanche, vous pouvez vous engueuler mais votre oncle et votre tante ça restera votre oncle et votre tente. Donc j'ess Mais en fait mais en fait madame Aubri enfin pardon de revenir un peu à ma question initiale mais ce qui est compliqué à percevoir pour les gens c'est ce qui peut paraître ce qui peut paraître comme un jusqu'au bouthisme. En gros, c'est soit nous, rien que nous, notre programme est que ce qu'on veut, soit rien du tout.

C'est ce que dit monsieur Bonpard hier. C'est ce que vous dites, mais vous l'amendez un peu ce matin. Donc quel est quelle est la voix ?

En fait, c'est normal que quand on fait de la politique, on fait de la politique pour défendre nos idées. Vous pouvez pas nous enveler ça. Ce serait pas très cohérent.

Non, mais je vous oppose un principe de réalité. Non, mais que je fasse campagne pour dire pour abroger la réforme des retraites en disant c'est une de mes priorités et puis que j'abandonne cette proposition. Ce qu'ils vont nous dire les électeurs, ils vont nous dire "Vous avez trahi." Et la gauche, elle a trahi dans son histoire.

On a mis des années à se faire relever la gauche qui a tellement déçu ces dernières années, qui pour ma génération, j'ai pas véritablement connu la gauche au pouvoir. Donc si la gauche doit arriver au pouvoir, elle doit fixer un cap. J'ai bien conscience de la réalité que vous posez sur la table, du fait que bien sûr ce sera compliqué, on aura pas la majorité absolue et l'objectif, c'est d'avoir une majorité relative.

Et c'est pour ça que je me bats et aujourd'hui comme demain, je vais aller voir plusieurs candidats, je vais aller faire campagne et je vais essayer d'aller chercher un à un les électeurs pour leur dire que en fait c'est pas une fatalité d'avoir l'extrême droite au pouvoir. C'est encore possible. Il y a encore un chemin qui est ouvert.

On peut se revoir la semaine prochaine. On fera le bilan du rapport de force exact. Et moi, je continuerai à œuvrer à l'unité de la famille politique de gauche pour essayer de nous retrouver autour de ce programme et j'espère changer la vie des des gens. voir mad plaisir.

Avec plaisir. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.