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Discours / meetingGénération·s· 20 novembre 2025 2 minAutoproduitFond programmatiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleLogementTravail & emploi

« Il faut qu’on pense l’école au prisme des plus fragiles »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Fait
    « Comment un mom que je vois dans les bras de son père ou de sa mère à 6 mois n'est pas condamné au même destin que ses grands frères, grandes sœurs ou euh les jeunes qui grandissent au pied de l'immeuble dans le quartier ? »
  • 0:34Fait
    « Mon fils va traîner dans les rues et je ne suis pas capable de m'assurer puisque je travaille à Carrefour décalé à gérer la caisse, je ne peux pas m'assurer que mon gamin ne traîne pas dans les rues »
  • 1:09Fait
    « Il faut qu'on pense le monde et donc la collectivité et donc le rôle de l'école au prisme des plus fragiles. pas au prisme de l'élite que nous avons à fabriquer, pas non plus au prisme de de l'environnement moyen de ceux qui se débrouilleront par leurs propres moyens, mais bien au prisme des plus vulnérables, des plus fragiles, de ceux qu'on oublie, de ceux qu'on méprise, de ceux qu'on humilie et de ceux chez qui on nourrit le ressentiment. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Ali Rabeh

Comment un mom que je vois dans les bras de son père ou de sa mère à 6 mois n'est pas condamné au même destin que ses grands frères, grandes sœurs ou euh les jeunes qui grandissent au pied de l'immeuble dans le quartier ? Comment on évite la reproduction de ces inégalités ? Comment on casse ces logiques de mimétisme d'une génération à l'autre ? Des mamans qui viennent me voir pour me dire "Monsieur le maire, en élémentaire jusqu'en CM2, les enfants sont pris en charge au soutien scolaire par la collectivité publique. C'est une bonne nouvelle. Il rentre en 6e, il sort de l'école du collège parfois à 15h30.

Mon fils va traîner dans les rues et je ne suis pas capable de m'assurer puisque je travaille à Carrefour décalé à gérer la caisse, je ne peux pas m'assurer que mon gamin ne traîne pas dans les rues, ne soit pas récupéré par des entrepreneurs communautaires pour certains ou par des entrepreneurs qui organisent le deal sur le territoire et qui leur proposent des perspectives de réussite plus prometteuses que celles que l'éducation nationale promet. Et bien à un moment donné, plutôt que d'accabler les parents et en particulier les mamans, ne peut-on pas dans cette société considérer que ces enfants sont nos pupilles ?

C'est le rôle du maire ou du préfet que d'identifier toutes ces familles qui ont d'immenses fragilité et dont on sait qu'il faudra régler les problèmes de logement spécifique qui les touchent, les problèmes d'emploi qui les touchent et nous avons les moyens de le faire. Nous avons des leviers pour le faire. On a les moyens de mettre le paquet absolu et de tenter de contrarier ces destins prédestinés à la naissance pour ceux qui ont le plus besoin de l'étage de la République. Il faut qu'on pense le monde et donc la collectivité et donc le rôle de l'école au prisme des plus fragiles.

pas au prisme de l'élite que nous avons à fabriquer, pas non plus au prisme de de l'environnement moyen de ceux qui se débrouilleront par leurs propres moyens, mais bien au prisme des plus vulnérables, des plus fragiles, de ceux qu'on oublie, de ceux qu'on méprise, de ceux qu'on humilie et de ceux chez qui on nourrit le ressentiment. C'est