Vatican : l’heure du conclave - C à Vous l’intégrale - 07/05/2025
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Questions et réponses
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- 2:01OuverteRéponse directe
Le conclave en chiffres, c'est L'Edito de Patrick. Je vous en supplie, dites-nous tout!
- 4:00OuverteRéponse directe
Ce mode de scrutin avec cette succession de votes oblige les cardinaux à chercher le compromis?
- 6:00OuverteRéponse directe
A partir de combien de temps ce serait un mauvais signe?
- 8:01OuverteRéponse directe
Ce conflit semble loin de nous. Pourtant, il pourrait s'avérer beaucoup plus dangereux.
- 15:01OuverteRéponse directe
C'est une campagne montée de toutes pièces par des agents russes. Ils ont décidé de s'en prendre à la première dame.
- 20:00OuverteRéponse directe
Pourquoi la France ne le fait pas? Pourquoi on ne crée pas des trolls pour faire à la Russie ce qu'elle nous fait?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00P.CohenChiffre
« Presque tous novices. 108 participent à leur 1er conclave. »
- 4:00J.-F.ColosimoFait
« Le pape doit être élu quasi unanimement. Il ne peut pas être élu à 50 % plus 1 voix. »
- 5:00J.-F.ColosimoFait
« Si, après 3 jours, c'est-à-dire vendredi soir, il n'y a pas de pape élu, le samedi devient une journée blanche. »
- 8:01M.BouhafsiFait
« L'Inde et le Pakistan sont au bord de la guerre autour de la région contestée du Cachemire. 2 pays au bord de la guerre qui ont la bombe atomique. »
- 15:01E.Tran NguyenFait
« Un groupe connu sous le nom de Storm-1516, responsable de plusieurs opérations numériques de déstabilisation en France et en Europe. »
- 20:00J.-F.ColosimoFait
« On est en guerre avec la Russie. Ce n'est pas des tanks contre des tanks. Cette cyberguerre est quotidienne. »
- 35:01L.SénéchalFait
« Il n'a pas de mots assez durs pour celui à qui il a dû remettre les clés de la Maison-Blanche, D.Trump. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Emilie? - E.Tran Nguyen: La première dame, B.Macron, de nouveau la cible d'une campagne de déstabilisation.
Un ancien élève l'accuse de l'avoir agressé sexuellement. Tout est faux. Derrière cette campagne, il y aurait des agents russes. - A.-E.Lemoine: On en parle avec la journaliste L.Poupon, qui a retrouvé l'homme dont l'identité a été usurpée.
Elle sera aux côtés du réalisateur du documentaire "La Vengeance de Poutine", diffusé dimanche prochain. - M.Bouhafsi: L'Inde et le Pakistan sont au bord de la guerre autour de la région contestée du Cachemire. 2 pays au bord de la guerre qui ont la bombe atomique. - P.Cohen: Le conclave en chiffres. - A.-E.Lemoine: C'est votre veste très mal mise qui me gêne. - P.Cohen: Sinon, le conclave... - A.-E.Lemoine: Voilà!
La forme et le fond, Patrick! - P.Cohen: Dieu et Dieu font 4! - A.-E.Lemoine: Une veste mise correctement et le jeu de mots qu'il faut.
Le conclave...
Les portes de la chapelle Sixtine se sont refermées il y a une heure sur les 133 cardinaux qui devront choisir un nouveau pape. Le 1er vote doit se dérouler ce soir. On en parle avec le théologien J.-F.Colosimo.
Merci de votre présence. Vous êtes l'éditeur du cardinal J.-M.Aveline, archevêque de Marseille, votre favori.
Il est aussi cité parmi les favoris. - L.Sénéchal: La version américaine de "un président ne devrait pas dire ça".
J.Biden a donné sa 1re interview depuis son départ de la Maison-Blanche. - P.Lescure: Un très grand photographe belge installé à Paris depuis 60 ans.
Il a parcouru le monde avec une science inouïe de la couleur. Si vous le connaissez, vous serez ravi de le retrouver dans ma rubrique. Sinon, la découverte devrait vous ravir. - A.-E.Lemoine: Nos invités après 20h...
T.Ardisson publie ses mémoires. C'est un mélange de fiction et de souvenirs.
Il imagine qu'il anime sa dernière émission de télé et qu'il reçoit Jésus, J.Lennon et Marie-Antoinette. C.Célarié évoque sa passion pour le théâtre, ce feu qui la brûle dans un ouvrage.
Ils seront sur le plateau après 20h pour déguster le dîner préparé par Esteban Salazar, chef du château de Theil. - B.Chameroy: Il vient de me dire qu'il avait gagné "Top Chef"!
C'est faux mais ça fera de la reprise. Pas de fumée blanche mais au menu, ce soir? - E.Salazar: Un pressé de porc avec de l'ail des ours. - B.Chameroy: Merci.
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure pour le dîner. 133 cardinaux coupés du monde jusqu'au moment où ils auront choisi à la majorité des 2/3 le nouveau pape. Tous ont prêté serment cet après-midi sur la Bible de ne jamais rendre publics leurs échanges sous peine d'excommunication.
Le 1er vote est en train de se dérouler dans le plus beau bureau de vote du monde, la chapelle Sixtine, qui inspire comme jamais "Libération". ... - Il ferme les portes... - A.-E.Lemoine: Le conclave en chiffres, c'est L'Edito de Patrick.
Je vous en supplie, dites-nous tout! - P.Cohen: C'est un événement fascinant et mystérieux qui mêle des hommes et des dieux et qui conduira l'un des 133 participants à se présenter au monde habillé de blanc. "La Croix" consacre un grand dossier à l'événement.
Ce choix sera inspiré par l'Esprit Saint. Il raconte sur 3 pages les conversations secrètes, les manoeuvres, les groupes de pression de ces jours derniers, qui doivent beaucoup aux hommes et assez peu à l'Esprit Saint. Quel est le poids du décor?
C'est bien plus qu'un décor. Un chef-d'oeuvre absolu signé Michel-Ange, le sommet de l'art de la Renaissance au-dessus de la tête des cardinaux. En face, la fresque imposante du Jugement dernier.
Je ne sais pas si, enfermé dans une telle pièce, il est possible de détacher son regard d'un tel trésor et de regarder son vis-à-vis dans le blanc des yeux. A l'image, l'intérieur de la chapelle Sixtine. Des images diffusées par le Vatican.
Une double rangée de tables. Des places nominatives pour chaque cardinal, indiquées par un chevalet garni de sous-main d'un rabat rouge frappé des armes du Saint-Siège. Le matériel de vote doit être brûlé au fur et à mesure du scrutin. - A.-E.Lemoine: Ils sont donc 133. - P.Cohen: Presque tous novices. 108 participent à leur 1er conclave. 80 % d'entre eux ont été nommés par François.
Ils se connaissent peu ou pas du tout. Ce sera la 1re étape du conclave: faire connaissance. Ils viennent de 70 pays différents. 39 % des cardinaux sont européens.
Les Européens dominent encore, mais pour combien de temps? On ne compte plus que 17 cardinaux d'origine italienne. Ils étaient 28 en 2013, lors de l'élection de François.
A Rome, il se dit qu'après 47 ans de pontificats exercés par des étrangers, c'est la dernière chance de retrouver un pape italien. Un groupe pousse en faveur de monseigneur Parolin, qui était très près de François. - A.-E.Lemoine: On y reviendra.
Vous en avez fini? - P.Cohen: Presque. 4 votes par jour.
A partir de demain, les cardinaux voteront 2 fois le matin et 2 fois l'après-midi. Ils votent ce soir pour un 1er vote indicatif jusqu'à ce qu'un nom obtienne 89 voix. Les 2 derniers conclaves ont duré 2 jours.
François a été élu après seulement 5 tours de scrutin. Un dernier mot sur cette cérémonie archaïque, avec un rituel forgé au Moyen Age qui frappe par sa modernité politique. Un historien souligne cela dans les colonnes du "Monde".
Le secret du vote, la délibération et la majorité qualifiée aux 2/3 nous paraissent banales mais dans la société médiévale, c'était des nouveautés radicales. Un Premier ministre s'empare du conclave pour réduire une question insoluble. F.Bayrou à propos des retraites. - A.-E.Lemoine: C'est un exercice démocratique.
Vous allez avoir plein de choses à ajouter. Ce mode de scrutin avec cette succession de votes oblige les cardinaux à chercher le compromis? - J.-F.Colosimo: Le pape doit être élu quasi unanimement.
Il ne peut pas être élu à 50 % plus 1 voix. Il a une forme de magistère. La 2e chose, c'est qu'il faut qu'il soit élu assez vite.
Là aussi, c'est une mauvaise élection que d'être désigné après 8 ou 10 jours. Ca montrerait une hésitation. - A.-E.Lemoine: A partir de combien de temps ce serait un mauvais signe? - J.-F.Colosimo: Si, après 3 jours, c'est-à-dire vendredi soir, il n'y a pas de pape élu, le samedi devient une journée blanche, sans vote, où il y a des méditations, des prières et des échanges.
C'est très important. A partir de 3 jours, les blocs sont formés. Il va y avoir un bloc ultraconservateur, un bloc conservateur modéré, un bloc réformiste et un groupe ultraréformiste.
Il faut arriver à 88. Il faut qu'un groupe accepte de céder et de laisser passer l'autre. S'il y a blocage, dans ce cas, advient cette journée où on rebat les cartes.
Les "papabili" disparaissent. Parce qu'on est dans l'impasse, on va aller chercher un 3e homme, un tiers. C'était le cas de Jean-Paul, en 1978.
Il a été élu au bout de 8 jours. 2 Italiens s'opposaient sans solution possible. Dans ce cas, il y a des noms qui sont annoncés...
Des gens sont apparus importants lors des fameuses congrégations, ces journées où il y a des discours et où les uns et les autres apprennent à se connaître. - A.-E.Lemoine: Le fait que beaucoup de cardinaux soient novices, ça peut accélérer le processus ou au contraire le bloquer?
On a appris que beaucoup de ces cardinaux novices avaient regardé le film "Conclave" pour se préparer et imaginer ce à quoi ressemblerait cette élection particulière. - J.-F.Colosimo: Ils n'ont pas eu le temps de le regarder.
C'est un film très exact, en tout cas sur le déroulement d'un conclave. La vérité, c'est que les cardinaux expérimentés, reconnus, ceux qui connaissent le plus de cardinaux parmi ces cardinaux novices, vont jouer un rôle déterminant. Encore une fois, il s'agit d'élire le meilleur pape pour le temps donné.
On sort d'un pontificat assez agité, controversé, très militant de François. Il faut Absorber et parachever les chantiers qu'il a lancés et n'a pas achevés. On est dans un temps de conflits mondiaux.
On est dans un temps d'interrogation de l'Eglise sur elle-même. Le rôle du scandale des abus sexuels est énorme. Les cardinaux vont vouloir quelqu'un qui sera implacable sur cette question et la réglera. - A.-E.Lemoine: Ils ne peuvent plus parler sous peine d'excommunication.
Personne n'a jamais parlé? - J.-F.Colosimo: Non...
Le pape François a fait état d'anecdotes sans jamais révéler de secret. Ils n'ont pas de téléphone portable, d'ordinateur portable. Ils vivent dans une hôtellerie construite pour ça.
Le conclave, c'est une atmosphère particulière. - A.-E.Lemoine: Ils ne savent pas ce qui se passe dans le reste du monde? - J.-F.Colosimo: Non.
Il y a, dans un conclave, un événement que ses acteurs ne maîtrisent pas totalement. Ces tours de vote...
Ils nous amènent à voir que des gens qui partent très fort, d'un coup, ne seront jamais pape. Et des gens qu'on n'attendait pas vont être élus. Il y a un registre du ressort mystérieux, qui échappe complètement aux tractations et aux conversations préalables.
On ne peut pas savoir qui sera l'élu. - A.-E.Lemoine: Mais c'est l'un des 133.
Ils sont isolés du monde et tenus au secret. Jusqu'aux dernières heures avant le conclave, ils ont été pourchassés par les journalistes. - Un conclave n'a jamais été aussi utile que maintenant qu'il y a la presse, les réseaux sociaux, qu'on est addict à nos téléphones.
S'il y a un moment où le conclave est utile, c'est au XXIe siècle. - A.-E.Lemoine: Officiellement, on ne dit rien.
Officieusement, les tractations ont commencé. Ils sont rentrés dans la chapelle Sixtine avec une idée de pour qui ils voteraient ce soir. - J.-F.Colosimo: Il y a eu...
On parlait de Pietro Parolin, qui est le secrétaire d'Etat, un papabile très en pointe. S'il y avait un pape italien, ce devrait être lui. La presse italienne a révélé que le cardinal Erdo de Budapest aurait déjà, en quelque sorte, tracté avec Parolin.
Le cardinal de Budapest a protesté. C'est un spécialiste de la loi de l'Eglise. Il a dit "jamais de la vie".
Parolin a été attaqué par le cardinal Becciu. Il n'a pas le droit d'être au conclave car il a détourné de l'argent. Becciu ne s'est pas gêné pour dire que Parolin était peut-être mêlé à ces affaires.
Il y a tout ça...
Les lobbies conservateurs américains essayent de dézinguer les candidats qu'ils trouvent trop progressistes. Vous avez aussi des millions de dollars aux Etats-Unis, en Allemagne, de Paris...
Il y a toute une agitation autour. On se fait enfermer. C'est une mesure sanitaire. - E.Tran Nguyen: Parolin est le favori italien.
Il a été numéro 2 du Saint-Siège pendant tout le temps du pape François. Diplomate de carrière, il est aussi assez engagé. Il y a moins d'un an, il plaidait pour la paix au Proche-Orient. - P.Parolin: Le Saint-Siège entretient des rapports diplomatiques avec l'Etat de Palestine aussi bien qu'avec l'Etat d'Israël.
Il demande que soient accueillies les propositions de paix afin que cessent les armes de chaque côté, que les otages à Gaza soient relâchés, que les aides nécessaires arrivent sans obstacle à la population palestinienne. - E.Tran Nguyen: C'est un des favoris parce qu'il est italien.
Il y a eu plusieurs coups pour l'écarter. - J.-F.Colosimo: C'était lui, le haut fonctionnaire. - E.Tran Nguyen: Il représente peut-être un peu trop la continuité du pape François.
D'un autre côté, il est italien. - J.-F.Colosimo: C'est vous qui dites qu'il est italien.
Il est vénitien. Vu de Naples...
Marseille est plus proche...
C'est un Italien froid. C'est un Italien haut fonctionnaire, sans fantaisie aucune. Il n'a jamais été évêque.
Il est évêque en titre mais n'a jamais eu d'activité diocésaine. Il y a des choses qu'on lui reproche, dont certaines qui ne sont pas vérifiables et vraisemblables, à savoir qu'il aurait bloqué des dossiers d'abus. Il a été l'artisan, à la demande de François, de l'accord avec la Chine.
Le Parti communiste et l'Eglise catholique nomment ensemble les évêques en Chine. Ca a été un vrai drame au Vatican. Ca lui est parfois reproché.
Maintenant, les Italiens sont divisés. Ca ne veut pas dire que le cardinal Aveline sera le prochain pape, mais certains Italiens trouvent qu'il leur correspond mieux. Les Italiens ont pour particularité de se diviser. - P.Lescure: Vous êtes un peu de parti pris!
Vous êtes l'éditeur de monseigneur Aveline. Avez-vous déjà mis en réimpression son dernier ouvrage? - J.-F.Colosimo: Nous attendons que le Saint-Esprit fasse marcher les rotatives!
Aveline, c'est un personnage. Dans chaque rédaction, il y a quelqu'un qui ne fait que le Vatican. C'est un vaticaniste.
Tous les vaticanistes l'ont classé parmi les papabili. C'est un signe très important. - P.Lescure: Il pourrait être le candidat d'un compromis fort? - J.-F.Colosimo: C'est un homme de médiation.
Il est connu pour être affable, ce que n'est pas, par exemple, le patriarche de Jérusalem. Il est connu pour être un homme de dialogue. Il est connu aussi pour marquer beaucoup d'attention à ceux qui sont en marge.
C'est un homme qui vise l'unité. C'est ce dont l'Eglise catholique a besoin aujourd'hui, de quelqu'un qui fasse le pont entre les gens qui sont dans une logique centrifuge... - P.Lescure: Dimanche, à Rome, c'est en italien que monseigneur Aveline a fait son homélie. - P.Lescure: Au-delà de cette homélie, il s'est montré très discret, ces jours-ci.
C'est une bonne chose quand on fait partie... - J.-F.Colosimo: Du petit cercle des papabili.
On a intérêt à avoir l'air impassible. Son talon d'Achille, c'était qu'il ne parlait pas italien. C'est un grand communicant.
Il a rempli le Vélodrome. Il a démontré que son italien, ça va. - A.-E.Lemoine: Merci, J.-F.Colosimo, théologien, directeur des éditions du Cerf et peut-être éditeur du futur pape. - J.-F.Colosimo: Il n'y en a pas eu depuis 7 siècles. - A.-E.Lemoine: C'est pire que l'Eurovision!
Restez avec nous. Tout de suite, la Story de M.Bouhafsi.
Bombardements. - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'une rivalité qui prend de plus en plus les traits d'une guerre.
Un conflit entre l'Inde et le Pakistan, 2 pays dotés de l'arme nucléaire. Une attaque terroriste a fait 26 morts dans la partie indienne du Cachemire. L'Inde a accusé dans la foulée son voisin pakistanais, même s'il a formellement démenti sa participation.
Regardez la stupeur de cette journaliste britannique... - M.Bouhafsi: Ce matin, tout au long de la frontière contestée du Cachemire, les affrontements ont été intenses.
L'Inde assure avoir tiré sur des infrastructures terroristes. Selon le Pakistan, 30 personnes ont été tuées, dont une enfant. A la frontière, l'effroi règne. - M.Bouhafsi: Depuis plusieurs mois en Inde, la propagande antimusulman et anti-Pakistan porte ses fruits.
Le Premier ministre reste silencieux après plusieurs pogroms qui ont touché des musulmans indiens. Les tensions sont dirigées par le pays frontalier. A la télévision indienne, les reporters exultent, le tout dans un décor belliqueux qui flirte avec les codes totalitaires. - M.Bouhafsi: 5 avions indiens ont été abattus cette nuit.
Parmi eux, les fameux Rafale français. Des tirs D'artillerie ont visé la partie indienne du Cachemire. Le Premier ministre a suspendu sa participation à un traité de partage des eaux vieux de 65 ans. - M.Bouhafsi: Le monde assiste aux violences les plus importantes entre les 2 pays depuis de longues années.
Aujourd'hui, c'est le feu de la bombe nucléaire qui couve. - On est face à 2 puissances nucléaires qui n'ont pas peur d'utiliser l'arme nucléaire, l'arme suprême très vite au nom de leurs intérêts nationaux. Le Pakistan pense à sa survie.
Une prochaine guerre indo-pakistanaise avec une Inde aussi forte pourrait signifier la fin de leur Etat de leur point de vue. Du côté indien, on voit le Pakistan comme un ennemi irréconciliable. Il faudrait une implication de la communauté internationale.
Le Cachemire est l'Alsace-Lorraine de l'Inde et du Pakistan. - M.Bouhafsi: Cette nuit, M.Rubio a échangé en urgence avec les dirigeants des 2 pays.
La plupart des grands dirigeants du monde se sont exprimés ces dernières heures. - M.Bouhafsi: J.-F.Colosimo, ce conflit semble loin de nous.
Pourtant, il pourrait s'avérer beaucoup plus dangereux. On parle de 2 pays qui ont la bombe nucléaire. - J.-F.Colosimo: Mais pas seulement.
Le religieux enflamme le politique et est facteur de guerre partout dans le monde. Le Pakistan, c'est l'arrière-pays des talibans en Afghanistan. L'Inde est le pays de la radicalisation de l'hindouisme, qui devient une idéologie belliciste, un espèce de mythe de la pureté.
C'est la théorie du Premier ministre indien. Selon lui, il faut "réhindouiser" les Indiens. En Birmanie, des villages musulmans sont brûlés.
En Europe, V.Poutine met en avant le patriarche Cyrille. Même l'Europe n'est plus épargnée.
Il nous faut prendre la mesure...
Le défunt pape parlait d'une 3e Guerre mondiale que nous vivons en fragments. Ce n'est pas bloc à bloc. Pour l'instant, nous restons assez préservés.
Mais se pose la question de savoir comment on va résister à ces entreprises de destruction. Pas simplement pour nous-mêmes, mais aussi pour les peuples concernés, tous ceux qui veulent vivre autrement. - A.-E.Lemoine: C'est une campagne montée de toutes pièces par des agents russes.
Un groupe connu sous le nom de Storm-1516, responsable de plusieurs opérations numériques de déstabilisation en France et en Europe. Ils ont décidé de s'en prendre à la première dame en diffusant sur les réseaux sociaux un faux témoignage trafiqué à l'aide de l'IA. Un prétendu ancien élève de B.Macron l'accuse dans une vidéo vue plus de 10 millions de fois. ... - J'avais fait mes études au collège où l'épouse du président français enseignait. ... - Elle a pris ma main et l'a mise sur son visage.
Elle a mis son autre bras autour de mon cou. Elle s'est penchée près de mon visage et m'a embrassé. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, L.Poupon.
C'est vous qui avez retrouvé pour le journal de 20h de France 2 l'homme dont l'identité et l'histoire ont été détournées dans cette vidéo devenue virale, épinglée par Viginum. A vos côtés, A.Vitkine, réalisateur de "La Vengeance de Poutine" diffusé sur France 5 dimanche 11 mai.
Ca se voit que c'est un faux témoignage, et pourtant, il a énormément circulé. 10 millions de vues...
Ce n'est pas dû au hasard. Ce ne sont pas des êtres humains qui ont partagé une info qui les a étonnés. - L.Poupon: Dans un premier temps, vous, vous avez identifié que c'était un fake.
Vous avez un regard affûté, vous êtes journaliste. Beaucoup de gens n'ont pas cette éducation. Ces millions de vues, c'est le résultat d'une stratégie de communication assez claire: des comptes Twitter qui ont relayé cette vidéo avec un timing anticipé, dans le but qu'elle soit vue un maximum de fois. - A.-E.Lemoine: C'est coordonné, orchestré.
Ca répond à une attente? Ils visent juste, car ça va parler à une frange complotiste. - A.Vitkine: Les Russes l'ont bien compris.
On pourrait remonter à 1917. Ils ont compris que leur avantage par rapport à leur ennemi, les démocraties occidentales, c'était de pouvoir utiliser les opinions publiques, en ayant compris que c'était le talon d'Achille des démocraties libérales contre lesquelles ils luttaient. Parce qu'il y a des opinions publiques, il y a au sein des opinions publiques des fractures, des gens en attente de tel ou tel type d'information, en l'occurrence de théories du complot.
Ca ne date pas d'aujourd'hui. Lorsque les Soviétiques, dans les années 80, font courir le bruit que le sida a été inventé par les Etats-Unis, ça marche. Ca se diffuse dans des journaux.
Aujourd'hui, on a les réseaux sociaux. Techniquement, ça change beaucoup de choses. Dans les deux cas, ça fonctionne car il y a des attentes et car les Russes agissent sur des fractures préexistantes dans les sociétés. - A.-E.Lemoine: C'est signé par un groupe appelé Storm-1516.
Il y a énormément d'acteurs qui interviennent à différentes étapes. Ils ne sont pas tous russes. - L.Poupon: C'est une galaxie avec un Américain, John Mark Dougan.
Il est passé du côté russe. RT lui a consacré un portrait où il le glorifie. - A.-E.Lemoine: Il est à la tête d'un réseau capable de générer jusqu'à 90 000 articles par mois.
C'est un ancien shérif. Il assume ses méthodes. - L.Poupon: Il en a parlé lors d'une table ronde en janvier à Moscou.
Il se moque des Occidentaux, des journalistes. "Depuis chez moi, avec mon serveur, je peux tous vous doubler." - P.Cohen: Ce qui m'a surpris lorsque j'ai vu votre sujet hier soir, c'est la sophistication du truc.
Ils sont allés chercher un véritable élève, un véritable nom d'élève de B.Macron. Ce n'est pas donné à tout le monde. - L.Poupon: Il faut le retrouver. - A.-E.Lemoine: Ils ont une connaissance assez fine des pays ciblés. - L.Poupon: C'est le cas pour la France, l'Allemagne, l'Ukraine, les Etats-Unis.
En France, ils vont parler beaucoup du couple Macron, de la guerre en Ukraine, du conflit à Gaza. Ils ont compris que c'étaient des thématiques qui enflammaient le débat public. Le but, c'est de créer des fractures. - A.-E.Lemoine: Créer le trouble en mettant du vrai dans beaucoup de faux.
Ca circule vite, ça sème le doute. 150 millions de vues pour l'ensemble des campagnes qui ont ciblé la France. C'est le nombre qui fait la force? - A.Vitkine: Oui.
Les Russes ont une manière de faire qui est valable dans la guerre de l'information comme dans la guerre: taper fort pour faire mal puis réfléchir à des stratégies sophistiquées. Il y a cet objectif d'affaiblir, faire parler, semer le doute, pousser les gens à se demander ce qui est vrai et faux. Lorsqu'on évoquait la sophistication, toute relative...
Le deepfake n'est pas parfait. Dans l'esprit un peu tordu des gens à l'initiative, ça soulève un doute général. Ca permet de dire: "Regardez ce que les Russes font en matière d'information." Ca peut pousser des gens à se demander...
Lorsqu'on sera confronté à une vidéo parfaitement vraie, se demander si ce n'est pas un coup des Russes. Semer la confusion, c'est quelque chose d'assez majeur. Pour les Russes, ce n'est pas une affaire de geeks dans leur garage.
Cette guerre de l'information, notamment en Europe, en Ukraine, c'est le champ de bataille principal. Pour ça, ils allouent les moyens qui vont avec. Découvrir que telle ou telle personne a été élève de B.Macron, c'est peut-être le travail de gens qui sont des agents de renseignements sur notre sol ou depuis la Russie.
C'est un travail sérieux pour eux. On a encore du mal à prendre ça au sérieux. - A.-E.Lemoine: Des budgets alloués à la rémunération de certains qui vont relayer ces fausses informations.
Viginum dit qu'il y a une rémunération. Elle aurait pu concerner certains influenceurs français? - L.Poupon: Il y a des influenceurs impliqués.
Ils ne sont pas nombreux à l'assumer. C'est comme quand un influenceur fait une pub pour une marque de cosmétiques, il n'aime pas en parler. Là, c'est la même chose.
Il y a un homme qui est sorti pour des faits concernant les Etats-Unis. On est rentrés en contact avec lui. Il prétend qu'il ne savait pas qu'il participait à cette campagne Storm-1516.
Quand il a compris que c'était faux, il a tout supprimé. Il y a des relais en France, des comptes qui relayent quasi systématiquement ces fakes. Il y a des timings assez suspicieux.
La vidéo est postée à 15h. A 15h03, ils l'ont tous partagée. Ce sont des gens qu'il faudra suivre dans ces prochains mois. - E.Tran Nguyen: Face à cette guerre prise au sérieux en Russie, vous dites qu'on ne la prend pas au sérieux...
On a pu voir qu'il y a un changement stratégique de la part de la France. C'est la première fois que l'Etat français a accusé la Russie d'être derrière les piratages de la campagne d'E.Macron en 2017. - En 2017, en France, se déroule une élection présidentielle décisive.
Le favori, E.Macron, candidat moins favorable à Moscou est soudain attaqué. Des ordinateurs sont hackés, des fake news relayées par les réseaux russes, comme celle d'un compte offshore. - F.Hollande: Je dis à V.Poutine au téléphone que nous ne tolérerons rien.
Il m'a dit qu'ils ne faisaient rien. - E.Tran Nguyen: Extrait de votre documentaire que l'on va découvrir dimanche sur France 5.
L'objectif de ces fausses informations, c'est de déstabiliser nos démocraties. Ils essayent d'influencer sur le vote des élections? - A.Vitkine: Ils font tout ça à la fois.
Quelqu'un a dit à propos des renseignements russes que c'étaient des grandes institutions avec une forte stupidité bureaucratique et, parfois, des coups de génie. Avec les Russes, c'est souvent les deux. Dans ce cas-là, le but est de déstabiliser, mais également favoriser 1 des 2 candidats.
Je vous rappelle que la candidate opposée à E.Macron en 2017, sur le plateau du débat télévisé, évoque l'existence potentielle d'un compte offshore. - P.Cohen: M.Le Pen. - A.Vitkine: Ca faisait partie de ce narratif russe.
Il y a aussi autre chose qu'il ne faut pas sous-estimer: la dimension intérieure de cette guerre de l'information. Pour V.Poutine, c'est une manière de dire à son opinion publique: "Ce n'est pas mieux ailleurs.
Arrêtez de rêver à l'Europe libérale. Regardez ce qui se passe chez eux." C'est ce que me disait une ancienne journaliste à Russia Today Etats-Unis.
Elle me disait d'essayer de mettre en avant chacune des fractures, des mouvements sociaux. Ils ont choisi cette stratégie avec les "gilets jaunes". - E.Tran Nguyen: L'Etat français publie ce rapport qui montre du doigt, pour la première fois, les Russes.
On sait que le compte Twitter de l'Elysée répond depuis quelques semaines à toutes les fausses informations. C'est ce qu'il faut faire? - J.-F.Colosimo: Il faut se battre.
C'est une guerre. On est en guerre avec la Russie. Ce n'est pas des tanks contre des tanks.
Cette cyberguerre est quotidienne. Mener une guerre, ça demande de la lucidité et du courage. Cette guerre, ils la mènent contre l'idée même de vérité.
Les gens se disent: "Même si ce n'est pas vrai, il y a 1/4 de vérité." C'est ce qu'ils cherchent, créer une vacuité. En fait, il faut répliquer. - A.-E.Lemoine: Pourquoi la France ne le fait pas? - L.Poupon: Il y a un manque clair de collaboration de la part des plateformes.
Le canal de diffusion de ces fake news, c'est Twitter. Dans d'autres campagnes, ça va être TikTok, Instagram...
Les Gafam sont au courant de ce qui se passe. Ils voient la diffusion en direct. En Europe, on s'est dotés d'un règlement.
Il y a des sanctions qui existent, jusqu'à 6 % du chiffre d'affaires mondial des plateformes. Théoriquement, ça pourrait être énorme. - A.-E.Lemoine: Pourquoi on ne crée pas des trolls pour faire à la Russie ce qu'elle nous fait? - A.Vitkine: C'est un gros débat.
Ce qui est atteint, c'est la vérité. C'est ce que cherchent à faire les Russes. Est-ce qu'il faut réagir de la même manière?
Sachant que notre force, c'est d'être du côté de la vérité. Dire au monde, à nos citoyens et aux citoyens russes qu'on ne joue pas avec ça. Une démocratie qui fonctionne bien, on est capable de débattre à partir de faits établis et consensuels.
C'est l'inverse que les Russes essayent de promouvoir dans une logique totalitaire. Et aujourd'hui, l'administration Trump est sur ce registre. - P.Cohen: Elle débranche tous les canaux d'information américains à l'étranger... - A.Vitkine: La situation est inquiétante.
Est-ce qu'il faut réagir de la même manière? Je ne sais pas. La tendance est plutôt de ne pas faire la même chose pour que notre parole pèse.
Si on jouait à ça, la société russe fait également l'objet de divisions. Ca pourrait faire très mal à V.Poutine.
C'est ouvrir sans doute la boîte de Pandore. - A.-E.Lemoine: "La Vengeance de Poutine", c'est dimanche prochain sur France 5.
Il faut revoir L'OEil du 20h. C'est disponible sur tous les sites de replay. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
La disparition de l'académicien Angelo Rinaldi. - L.Sénéchal: Il est né en Corse en 1940 dans une famille de bergers, de résistants.
Plus qu'un écrivain, c'est un journaliste, d'abord reporter à "Nice-Matin", puis critique littéraire. On va l'entendre dans ses oeuvres. Ecoutez-le en 1986.
Dans son viseur, le Nouveau Roman et son fer de lance, A.Robbe-Grillet. - Ca me donne la nausée.
C'est l'archétype même de l'imposture. Je considère ces gens-là comme des farceurs. D'une certaine manière, ça m'amuse.
Ce sont les dupes qui me font rire. - L.Sénéchal: "J'ai toujours écrit ce que je pensais.
Je ne dis pas que j'ai toujours eu raison. Il faut choisir entre son métier et sa carrière. Si vous écrivez ce qui enchantera l'auteur, vous ferez carrière mais vous ne faites pas votre métier de critique littéraire." C'est assez clair. - A.-E.Lemoine: A bon entendeur.
Le président syrien reçu à l'Elysée. - L.Sénéchal: A.Al-Charaa, l'homme fort de la Syrie depuis la chute de B.Al-Assad.
La France est le premier pays occidental à l'accueillir. C'est dire l'importance de cette visite. Il tente de présenter un visage tolérant pour que les sanctions soient levées.
Une vidéo d'hier où il joue au basket. Son passé de djihadiste suscite de la méfiance, surtout après les massacres perpétrés par des islamistes au mois de mars. 1700 civils tués, quasiment tous de la minorité alaouite. ... - L.Sénéchal: Ces derniers jours, des combats avec une autre minorité, les Druzes, ont réveillé les craintes d'un pouvoir qui serait débordé par les islamistes les plus extrémistes.
En France, des voix s'élèvent, surtout à droite et à l'extrême droite, pour critiquer la venue du président syrien. - Chacun en a bien conscience, il ne s'agit pas de la visite de n'importe quel chef d'Etat. C'est un ancien membre d'Al Qaïda et de Daech. - Sous son règne, des communautés entières ont été écrasées sous le poids de la terreur et de la charia. - Il distribue des passeports syriens à tous les djihadistes.
Faire l'honneur au président syrien d'être reçu à l'Elysée plonge les Français dans un abîme de perplexité. - L.Sénéchal: M.Le Pen soutenait B.Al-Assad seule contre tous.
L'exécutif français martèle un message de fermeté envers ce nouveau régime syrien. Le but est bien de le soutenir. Il y a un pari diplomatique.
En Syrie, la page B.Al-Assad est tournée. L'ancien dictateur est tourné en dérision.
Regardez les produits dérivés vendus au marché de Damas. B.Al-Assad est toujours réfugié à Moscou.
Il est visé par un mandat d'arrêt de la justice française, notamment. - A.-E.Lemoine: La 1re interview de J.Biden depuis son départ de la Maison-Blanche. - L.Sénéchal: Il a choisi la BBC pour sa 1re interview depuis qu'il est à la retraite.
Il n'a pas de mots assez durs pour celui à qui il a dû remettre les clés de la Maison-Blanche, D.Trump. ... - L.Sénéchal: D.Trump recevait son voisin du Nord, le Premier ministre M.Carney, vainqueur des législatives, surtout grâce à D.Trump.
La rencontre promettait de faire des étincelles. - L.Sénéchal: Regardez M.Carney au moment où Trump dit: "Ne jamais dire jamais". "Jamais, jamais", il le murmure.
Trump minimise les échanges commerciaux entre les Etats-Unis et le Canada, alors que chaque pays est le premier partenaire de l'autre. ... - L.Sénéchal: Finalement, ça a été un premier échange à fleurets mouchetés.
Ca n'a pas débordé. Ce n'a pas été le D.Trump brutal et humiliant comme avec V.Zelensky.
Il était plutôt doux comme un agneau. Il est parodié en ligne par ses détracteurs. D.Trump a aussi reçu B.Arnault, qui était déjà présent à sa cérémonie d'ouverture. - L.Sénéchal: LVMH possède Tiffany's, une boîte américaine.
Il a sans doute été question de droits de douane dans ce meeting. - A.-E.Lemoine: Pour leurs congés, les Français plébiscitent la France. - L.Sénéchal: Sondage Ipsos.
On anticipe déjà...
Avec un impératif: le pouvoir d'achat. 1 Français sur 2 prévoit de partir au moins une semaine. Le budget moyen est de 1800 euros pour les vacances d'été.
Moins de 1000 euros pour un tiers des Français. On a demandé aux Parisiens de se souvenir des vacances qui leur ont coûté le moins cher. - La pire anecdote que j'ai en termes de voyage pas cher, c'était en Chine.
On voulait aller assez loin mais pas cher. On a pris un train de nuit qui faisait 24 heures. C'est le pire voyage que j'ai fait.
On n'avait pas de toilettes. Les draps étaient tachés. Je me suis dit qu'on allait revenir avec la gale. - On voulait partir en Corse.
On n'avait pas d'argent. On a acheté une brioche pour manger. Là, on est poursuivis par des cochons sauvages.
Ils ont mangé notre brioche. On n'avait plus rien à manger. - L.Sénéchal: Ce sondage m'a donné envie d'un quiz "C à vous".
Qu'ont répondu les Français à la question: "Si vous avez un budget illimité, où iriez-vous?" - E.Tran Nguyen: Aux Maldives. - L.Sénéchal: C'est plutôt une bonne réponse. 28 % ont répondu "une plage paradisiaque". - E.Tran Nguyen: Japon? - A.-E.Lemoine: Non...
Pleine nature... - L.Sénéchal: 20 % en croisière autour du monde. 3 % ont répondu "chez Mamie car sa cuisine vaut tous les 5 étoiles".
Quels sont les pires cauchemars des vacanciers? - M.Bouhafsi: Oublier son passeport. - A.-E.Lemoine: L'arnaque... - L.Sénéchal: L'arnaque, oui.
Bravo, Babeth. 41 % pour "l'hébergement n'existe pas." - A.-E.Lemoine: Tomber malade en vacances... - J.-F.Colosimo: La pluie... - L.Sénéchal: Exactement. 35 %. "Tomber malade loin de chez soi".
Le pire, c'est le vol. Se faire voler son argent, ses papiers. - A.-E.Lemoine: Il était bien, ce quiz "C à vous".
On finit par une image. Une manifestation sur l'eau en Espagne. - L.Sénéchal: Une centaine de canoës et de kayaks qui descendent ensemble la rivière Ulla.
C'est près de la Corogne. C'est une manifestation contre un projet d'usine de pâte à papier. Ce n'est pas comme place de la République.
C'est contre une usine qui risquait de polluer ce beau fleuve. Les opposants vont manifester demain sur la terre ferme devant le Congrès des députés espagnols. - A.-E.Lemoine: Ca s'appelle un tour du monde.
Merci. Merci beaucoup. "La Vengeance de Poutine", dimanche sur France 5.
Jean-François, revenez si votre candidat est élu!