En Martinique, avec Frédéric Buval
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:57Fait
« La pêche côtière n'est plus autorisée par rapport au problème de la chlore décone. »
- 7:38Fait
« Il faut expliquer parce que quand on explique, les gens sont plus rassurés parce qu'on dit qu'il y en a partout. Partout, ce n'est pas vrai. »
Temps de parole
- ?99 %
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[musique]
C'est un caillou, c'est un rocher, c'est un solitaire puisque c'est un diamant. Ce diamant, il ordne la côte sud-ouest de l'île de la Martinique que nous allons visiter ensemble aujourd'hui en compagnie du sénateur Frédéric [musique] Buval du groupe RDPI. Croyez-moi, un tour de cette île vaut tous les voyages.
[musique]
Ah, je le vois. Bonjour, monsieur le sénateur. Bonjour. Comment allez-vous ? Vous étiez absorbé dans la contemplation [musique] de votre mère ? Oui, mais je pense que c'est une mère que tous les Martiniqu adorent. Et alors, c'est au moment où je vous parle là, on prend toute l'ode là, les embrins dans le nez. Et bien ces embrou là, cette yode là, ça vient du marché au poissons de la fité. Ah c'est l'odeur du marché au poisson. Ah oui, tout à fait. Si vous voulez bien, je vous emmène tout de suite. Ah mais carrément. Vous vous avez été maire d'ici de la Trinité pendant combien de temps ? Alors, j'ai d'abord été élu conseiller municipal en 1983. D'accord. Ça c'était le début de l'aventure.
Le début de l'aventure politique. Mais vous veniez d'un milieu d'agriculteur et de travail de la terre ici. Alors j'ai été pendant 5 ans agriculteur puisque après mes études à Hexagone, j'ai terminé ma carrière comme enseignant. On arrive au marché au poisson. Là, j'entends déjà la poissonnière et surtout le bruit du côtel. On a marché pour venir ici. Vous avez croisé 20 personnes. Vous avez fait la bise à tout le monde. Vous connaissez tout le monde ici. Je connais tout le monde parce que je suis élu depuis 1983 la Trinity. 83 ? 83. D'abord avec le maire Casimir Gramidor et en 89 avec le maire Mcour qui était député national député européen.
Et j'ai pris sa succession en tant que maire en 2014. jusqu'en 2023, je suis élu sénature sénateur en 2023. Donc vous êtes un jeune sénateur. Un jeune sénateur tout près sorti de l'école des sénateur. Exactement. [rires] C'est de la pêche côtière. De la pêche au large au large au large. Pourquoi ? Parce que la pêche côtière n'est plus autorisée par rapport au problème de la chlore décone. Ah bon ? Pourquoi ? Il y a du ruissellement de chlor depuis les plantations de bananes. Depuis des plantations de bananes et après des tests et des essais s'est rendu compte que les poissons étaient cléconnés.
Monsieur Sénateur, au cours de vos mandats, euh vous êtes passé du Parti socialiste euh vers les RDP qui est un parti plus centriste, parce que c'est le groupe le plus important d'ultramarin au Sénat et RDPI, j'ai la totale liberté de mes mouvements, de mes pensées politiques, de mes votes au Sénat, mais je suis toujours socialiste de cœur. Est-ce que aujourd'hui euh le fait d'être à Paris fait que vos administrés ils pensent vous avoir euh perdu quand le cordon Bédical a été coupé quand j'étais hallucinateur ? Ça a été difficile et pour eux et pour moi. Ils vous l'ont dit ? Ils me l'ont dit.
Mais euh arrivé au Sénat, on se on se retrouve dans une situation euh administrative et politique qui fait que c'est l'endroit où il faut défendre les territoires. Est-ce que vous avez la même voix que ceux qui viennent des départements de métropole ? La majorité des sénateurs euh de l'hexagone, ils sont à 8000 km des problèmes de la Martinique, de la Guadeloupe, dans la nouvelle et plus loin encore la Nouvelle-Calédonie. Il faut que nous soyons toujours dans l'explication de ce qui se passe sur territoire. Quand on a des ministres qui changent là tous les 6 mois comme ministre des outères, ça nous pose des problèmes.
Il faut laisser le temps au ministre de se s'imprayer de ce territoire très vaste ultramarin. Je suis optimiste parce que on met en place les tout ce qu'il faut mettre en place pour accompagner la population. En parcourant les sentiers de l'île aux fleurs comme on la surnomme, nous rencontrerons la future génération des chefs [musique] et maître d'hôtel Martiniicais au lycée hôtelier Nordcaraï. Puis direction [musique] la cabane du pêcheur de Ludovic au trois îilet avant de se poser à la plantation de Roseline pour prendre un cacao. Et comme en Martinique, [musique] tout commence par le sucre et s'achève par le RH. Direction les champs de canne à sucre de la famille Hardy.
Mais d'abord, rendons visite à Émile [musique] Rosalie à la ferme Hrivla. Plus qu'un arboriculteur, c'est une véritable star de la botanique tropicale qui adore [musique] transmettre ses secrets aux visiteurs. Allez, on y va.
[musique]
Bonjour Émile. Bienvenue. Il y a des [musique] moutons ici ou quoi ? Je crois que vous êtes au milieu de la laine. Non, pas du tout. C'est leager qui est dans sa période de [musique] florison et autant autant n'importe le vent. Voilà. Et quand ça part, voilà, ça retombe autant n'importe le vent et quand il pleut, comme il y a déjà le coton humidifié, ça germe. Rentrer au paradis au jardin d'Eden d'Émil.
[musique]
Voilà, ça c'est une liane famille des fous de la passion. Aïe ! Des passif. Bah tiens tiens voilà tu peux ? Ouais bon vi le goûter hein. Voilà c'est goûter. Ah c'est incroyable. Mais oui ça a un goût totalement inconnu pour moi. Ah c'est vraiment un goût autre. C'est incroyable. Alors c'est comment s'appelle ? Pomien mais on glisse tout ce qu'il a à l'intérieur dans un VR à penche, on met le ponche dessus, on touille et puis c'est délicieux ça ça ressemble à une recette du bonheur ça tiens. C'est la crocette du bonheur effectivement. Et ces feuilles là sont précieux. Je vais partir avec quelques feuilles parce que ça c'est dormir. Ah oui, on fait des infusions des de pomion de feuilles.
Ouais. De pommelian. C'est un jardin pédagogique ou est-ce que c'est un jardin qui a une vertu de production ? Et moi, vu ma longébité, j'ai appliqué aux gens mes recettes. Je suis pédagogue mais je suis aussi pratiquant. C'estàd que je ne parle pas de chos que je ne connais pas. Vous êtes un peu un naturopathe. Mon ne cherche pas à détruire l'autre. Il il cherche à lui apporter du bien-être. Est-ce que ici ou vous avez des bananes ? Si. Sûr. Vous pouvez m'emmener les voir ? Oui.
[musique]
Donc ces bananes, c'est quoi ? Ah, c'est la banane on appelle cacambou. Gros femme, grosse femme. Émile, le chlore des connes, on en parle ou pas ? Non, il faut expliquer parce que quand on explique, les gens sont plus rassurés parce qu'on dit qu'il y en a partout. Partout, ce n'est pas vrai. Il y a des solds qui ne l'ont pas reçu du tout. Oui, mais il a été interdit beaucoup plus tôt par exemple aux États-Unis. Mais ceci étant dit, il avait déjà distribué en Inde en Chine partout nous n'étions pas au courant le clud nous ne sommes pas les seuls à porter le cette histoire. Nous sommes par contre les seuls à le dénoncer c'est pratiquement ça.
Mais sûr que en Belgique et partout tout le monde se tait et ça ben bien sûr dans les pommes de terre partout il y a ça dans les sols et tout le monde sait. Vous vous avez été alerté donc le clone a été interdit en Martinique donc les sols vont se régénérer avec beaucoup de temps. Oui. En revanche, il y a des pays où on continue à faire de la banane en utilisant du chloré. Mais bien sûr, tous les pays Costa Rica partout. Même si on le retire ou qu'on l'utilise plus. Oui. Les sols ont été impactés. Bien sûr. Alors, combien de temps pour cette régénération que de que que disent les scientifiques ?
Au départ, on sait que si on n'intervient pas scientifiquement pour euh faire diluer le dans les sols, c'est pour les siècles. Donc c'est vraiment important ça. C'est c'est une calamité euh pour la santé des Martiniica et tous ceux tous les territoir tous ceux qui achètent de la banane ou euh il vaut mieux manger de la banane martiniicaise où les choses sont faites de manière à éradiquer plutôt que de prendre l'équatorienne ou de la costaricienne. Vous avez tout dit.
Euh vous ici, pas de pesticidé formé avec les pesticides des herbons toutes ces choses là et depuis de nombreuses années, on a arrêté et là on fait zéro traitement et ce qu'on a remarqué que ça change ça ne change rien au fond Émile, c'est comme si un jardin c'était comme l'alimentation, il faut diversifier au maximum son alimentation. Dans le jardin c'est pareil, il faut diversifier au maximum. C'est ça le secret du salut. La nourriture, c'est un soin du corps et donc chaque personne doit connaître son besoin par rapport à la journée qu'il aura à développer. Chaque légume a un rôle dans le corps. Ça c'est important. Ce lieu apporte du bien-être. Voilà.
Donc il faut travailler pour comme je redis encore quand jeinstalle ma production, je pense d'abord à mes clients et à leur bien-être. Ça c'est fondamental. C'est dans la forêt que se trouve la vie.
[musique]
Monsieur le sénateur, on est remonté du sud profond de l'île et on a suivi la côte Caraïbe et là on est au nord tout à fait nord- Caraïbe et nous sommes sur le lycée Nord-Caraïbe à Pelle Fontaine et c'est le seul lycée hôtelier de la Martinique. Ah c'est le seul. Et nous avons le directeur qui nous attend. Bonjour. Bonjour Vincent. Bonjour.
[musique]
Bonjour. Bonjour. Bonjour. Merci de nous accueillir dans votre cuisine. Ça sent bon déjà. Alors expliquez-moi qui est qui. Ludovic. Deux profs d'organisation et production culinaire donc qui est avec une classe de seconde et avec une classe de première bac pro. Vous formez à quoi exactement ? Ben, on forme les jeunes pour qu'ils puissent avoir leur bac et ensuite aller en niveau supérieur en BTS ou alors aller sur le marché du travail directement. Directement sur le marché de travail en sortant du lycée. Oui. Voilà. Alors, combien d'élèves par classe ? Alors, dans une classe, il y a 24 élèves divisés en deux groupes. Un groupe cuisine, un groupe sale.
Ceux qui arrivent ici en seconde, est-ce qu'ils ont déjà Alors, le goût certainement, mais un savoir-faire ? Alors, je dirais que c'est un peu la page blanche. Ils ont quelques prérequis, ils connaissent les épices, les goûts quand même, mais dans la culture, mais il faut quand même faut quand même tout revoir quoi. Est-ce qu'on leur apprend à faire le marché ? On va plutôt réaliser des sorties, on va aller voir des producteurs locaux et là au moins, ils vont pouvoir comprendre d'où vient le produit.
On va faire plutôt des sorties pédagogiques et euh emmener les élèves sur le marché, c'est aussi important de les amener sur l'exploitation agricole parce que dans les marchés, nous avons les mamis qui vendent et ces mamis-là, ce sont des trésors culinaires. Euh est-ce que ici vous êtes soumis euh à la loi égalim euh dans vos achats, dans vos dans vos approvisionnements ? On utilise principalement des produits locaux et eux-mêmes ça leur permet de voir un petit peu la différence des produits qu'il y a entre l'Europe et la Caraïbe puisque en 3 ans de formation, ils partent quand même au moins une fois en stage en métropole. Hm.
Monsieur le sénateur, je sais pas si ça vous a ouvert l'appétit mais moi sacrément. Merci beaucoup. Merci.
[musique]
Merci, merci bien. C'est très bon. J'ai mis les doigts, hein. C'est de la street food hein. Bonjour. Bonjour. Bonjour. [musique] Salut Vincent. Ludovic, cher ami. Bonjour Ludovic. Frédéic. Bonjour, Ludovic maré pêcheur. On est sur la côte Caribbe au sud de Lance face à Fort de France au trois îilet. C'est ça ou oui, c'est bien ça. Oui, oui, oui, oui. Donc ici, quelles sont les conditions ? Vous avez moins de vent que sur l'autre côté de Voilà. Oui oui oui oui. Ici c'est plus calme. C'est un peu abrité quoi. Voilà. Comment ça va la pêche en Martinique ? C'est dur non ? Oui, c'est dur. C'est dur comme tout type de métier mais il faut il fait il faut aimer pour faire.
Faut aimer pour faire vous rentrez là, vous avez fait une mauvaise pêche. Vous avez pris qu'un poisson Mathil dit ? Oui oui, on a pris qu'un poisson. Une dorade. Une dorade corpen elle faisait à peine à peine 2 kg. Mais là c'est une catastrophe parce que vous là vous avec le le carburant de de votre bateau, vous mangez votre affaire. C'est une journée de perdu hein. [grognement] Il y a il y a les frais d'essence, il y a les frais de glace, il y a de quoi manger à bord. Ouais. Et si on emmène quelqu'un, on dit quoi la personne après ? C'est fréquent ça. Ça arrive, ça arrive. Oui, ça arrive. Ça fait partie du du métier. Ouais, parce que c'est un peu une chasse au trésor à chaque fois.
Voilà, c'est le seul métier où on dépense déjà beaucoup et on ne sait pas encore si on va faire la journée. Tous les autres métiers, c'est c'est autrement. Mais la pêche, il faut déjà mettre 200 à 300 € d'essence, la glace, les vives et tout. et on ne sait pas encore si on va faire la journée. Alors, c'est vrai que côté Caribe, on est moins touché euh que côté Atlantique, mais il y a ce problème des sargass de ces algues. Ça doit être terrible pour beaucoup d'entre vous pêcheurs. Oui, même pour les pêcheurs, même pour les les gens qui habitent aussi. Hm hm. Même pour les pêcheurs, c'est on a un autre matériel qui se casse. On a tout ce qui est moteur.
Si on est dans un parce que si vous le prenez dans un ban de sargass, c'est voilà. Ça c'est la partie euh navigation mais la partie où on est stagné, je pense au port de pêche où il y a des les sargass qui se reposent. Hm hm. Et euh les moteurs sont bouffés par rapport au sargass, le métal. Ah ouais. La corrosion. Voilà, c'est un beau impact sous le métier. Est-ce que ça vous oblige peut-être à augmenter vos prix pour amortir le matériel qui souffre plus ou Oui, mais si on augmente les prix, comment le la population va faire pour acheter du poisson ? Hm hm. Il faut penser aussi à la population. Mais c'est saisonnier la sargace ? Non, c'était saisonnier avant.
On savait que il y avait 3 4 mois de sgas et là maintenant c'est 12 mois. 12 mois sur 12. Oui. 12 mois sur 12. calmie mais et puis après ça reprend mais c'est 12/ 12. Ça veut dire que il y a des secteurs de l'île qui ont entièrement perdu l'activité de pêche par exemple à cause de ça. Je dirais que l'activité de pêche a diminué diminué diminué par rapport au s grass mais on pas perdu justement il y a des aides qui vont qui vont être données au marin pêcheur ou oui pour de bateau et tout combien de batailles ? [raclement de gorge] Ah on a bataille. On a bataille. Ah oui beaucoup
[musique]
Frédéric. Ça grimpe ici hein. On est dans le nord de l'île. Oui oui c'est c'est le grenor ça. Il y a la montagne pelée juste derrière nous. Et on va où là au grimpon ? Et bien on va voir une exploitation de cacaro et de café à chez Charles et Roseline. Bonjour Charles. Bonjour Roseline. Bonjour Vincent. Rosine, je vous voyais comme absorbé par l'amour de votre de votre cabosse de cacao là. Je pense que là c'est une une hybride. Notre plantation ce qui fait vraiment la force c'est cette diversité de fruits et c'est prouvé que en les mélangeant on arrive à avoir un cacao quand même assez excellent. C'est quasi de la grosforesterie ici Charles. Tout à fait.
On on cherche à intégrer euh la plante dans son environnement naturel et euh on on on le taille très tardivement, on le laisse évoluer. Quand il va grandir, il faut couper. Ah ouais. Pour avoir de la lumière. Pour avoir de la lumière, il faut soulever la plante pour savoir ce qu'il a besoin et quel arbre le gêne. Un cacaoouillé quand il est à maturité, ça va donner combien de cabos sur un sur un arbre environ ? Roseline, au bout de 10 ans, considère qu'il est adulte. Il peut donner 50 cabos même plus. Hm hm. Euh est-ce que l'arbre est endémique ici ou est-ce qu'il a été apporté ?
En fait euh on pense qu'il est endémique quand on regarde la position de l'île par rapport justement et la lattitude et la proximité avec le Mexique quoi. Exactement. Et euh surtout que nous avons des cacahouillers vraiment centenaires sur la plantation. Mais comment avez-vous appris à planter du cacaoé ? Est-ce que ça se faisait déjà chez votre père, votre grand-père ? Je ne sais pas. Mon père était agriculteur. C'est c'est c'est son domaine ici. Il en faisait déjà. Il il y a des arbres que lui il a planté et puis nous étions dans une association et tous les membres de l'association s'est mis à faire leur plan. On faisait des échanges et ça a marché.
Quo Rosine, vous avez été un peu à l'origine ici de du retour en force du cacao sur l'île de la Martinique. Tout à fait. Oui oui déjà insufflé par ma fille qui vivait à Londres qui souhaitait rentrer au pays pour développer une activité pour faire du chocolat quand même. Pour faire du chocolat parce que à l'origine le chocolat tel qu'on le consomme aujourd'hui c'estàdire en tablette avec du sucre et du beurre de cacao c'est pas comme ça qu'on le faisait à la Martinique. Le chocolat était réservé au festin premère communion aux grandes occasions et on prenait le bâton caco qu'on que les mamies et les grands-mamans en quelque faisait une poudre.
Ouais, pour faire du chocolat chocolat pays beau caco euh ce sont deux marchés extrêmement porteurs à l'échelon mondial, le café et le cacao. Ce sont deux cultures patrimoniales de la Martinique, faut pas oublier. C'est important de pas laisser partir le train du commerce de ces matières premières essentielles. Je dirais que le train est déjà parti, mais il faut que nous à Martinique qu'on accélère à le processus pour rattraper le train. Ah, j'adore cette sensation et alors c'est une odeur tellement particulière. Ah oui. Et donc notre cacao va nous donner un cacao 100 % et un cacao à 70 %. Très bien. Je vais le 100 %. On commence par le plus hard. Voilà, il faut commencer par le plus hard.
Oui. Oui. Voilà. Donc c'est un un on va dire un chocolat fermier. Exactement. De tiroir. Je risque de rester chez toi ce soir. Ah [rires] dis donc Frédéric. Oui. Vous avez décidé de me faire crapauter dans les champs de canne à sucre. Comme nous sommes à Tartane à la Trinité, il y a une exploitation de Jean Pascal [musique] de Gael audiale. D'accord, j'ai compris. Vous êtes [musique] ici, il faut goûter du R autant que ça soit à la fin de la journée. Bonjour. Bonjour. Bonjour. Alors Jean-Pascal, le particularisme de la Martinique, c'est le RH agricole. Oui, absolument. La Martinique comme la Guadeloupe et la Guyane font du RH agricole, c'est-à-dire du RH qui est issu du pur jus de canne.
À la différence des autres romes dans tout le monde et dans la Caraïbe qu'on appelle les romes de mélace, les rôes de sucrerie qui sont faits avec la distillation de la médrière, le résidu du sucre qu'on appelle la mélace qu'on disyle et ça c'est réservé à quasiment 95 % de la consommation mondiale du Rome. Et la Martinique a la particularité de faire du RH agricole mais qui plus est c'est le seul RH au monde qui a l'appellation d'origine contrôlée. Ce qui en fait un R d'excellence reconnu parmi tous les expérience. D'ailleurs, heureusement puisqueon a une période de production qui n'est que de 6 mois dans l'année. Ah ouais ? Ouais.
Donc là par exemple, nos cannes viennent d'être coupées et comme ça on peut ensuite disyer notre homme dans la distillerie la plus proche qui est à 10 minutes d'ici. Alors vous faites distyer, vous n'avez pas votre propre distylerie. On avait on avait notre propre distri jusqu'en 1994 hein. On est la 5e génération de ce Rome. C'est une vieille histoire de plus de 150 ans. Mon oncle qui avait repris l'affaire familiale a eu la bonne idée de sous-traiter avec Saint parce que financièrement ça n'a pas de sens. Sur quel terrain se bat le Rome aujourd'hui pour reconquérir des parts de marché ? Il faut vraiment réserver notre homme à des sélections de haut de gamme.
Il faut faire du haut de gamme, il faut faire de l'excellence. Il faut faut on n'est pas là pour bricoler. Nous on est là pour viser l'excellence dans le monde. Et c'est la marque de fabrique des Romes de Martinique avec notamment la Martinique a fait le choix de la de l'appellation d'origine contrôlée et les Guadeloupéens non. Comment est-ce qu'on peut expliquer ce choix ? et la Guadeloupe et la Martinique, oui, il y a une petite compétition comme il y a une compétition à l'intérieur même des Romes de Martinique. Simplement, il y a un pact de non agression, on va dire ça comme ça, entre la Guadaloupe et la Martinique sur les deux territoires.
C'est-à-dire que vous allez quasiment jamais trouver dans les grandes surfaces en Martinique des Romes Guadeloupéens et à l'inveillance en Guadeloupe, dans les grandes surfaces, vous ne trouverez quasiment jamais de Rome Martiniquais. Frédéric, les le Rome c'est dans l'âme martiniicaise. Le Rome c'est un élément de convivialité et de fraternité quand on reçoit à la maison. La première chose qu'on propose, c'est un ponche. Et une fois qu'on a pris le ponche, on se lâche, on est assis, on est dans une convivialité, on est bien. On est bien. [musique] Vous êtes habitué, moi j'y vais molo, hein. Merci beaucoup. Merci. Merci d'être venu. Merci. Merci.
[musique] [musique]
Ah merci. C'est quoi gingembre citron ? C'est ça citron gingembre. Merci beaucoup cher Frédéric Buval. Il est temps de se pencher un petit peu sur notre périple de la journée. Le sucre issu de la canne représente que 0,5 % de la production de sucre française en Martinique. Comment est-ce qu'on le vit ici alors que le sucre a été un peu le moteur de l'économie agricole ? Au fil des années, la culture de la banane a grignoté sur les terres agricoles plantées en canne à sucre. Et bon, quand il y a un moist can à sucre, forcément il y a un mois de sucre. Pourtant euh dans les habitudes de consommation des Martiniquet, moi j'ai été frappé toute la journée de voir que on mange très sucré.
Oui, parce que c'est historique. C'est culturel. C'est culturel. On est né avec ce goût de sucre et ça pose des problèmes de santé d'ailleurs. La Mortinique des problèmes de santé par rapport à l'obésité qui vient de la consommation excessive de sucre. Obésité, diabète. Diabète qui va avec bien sûr, bien sûr. Diabète. Donc euh partout vous retrouvez du sucre en excès dans l'agroalimentaire, en excès euh dans les boissons euh nationales internationales que l'on connaît, il su beaucoup plus. Autre problème euh que je me dois de mettre en avant, c'est ce problème des sargas.
Donc ça prolifère à vitesse grand V, c'est exponentiel et ça suit les courants de de la Caraïbe et ça arrive dans toutes les îles de la Caraïbe. Maintenant euh ça fait plus de 15 ans que nous avons euh ce problème là sur le territoire et euh on s'est rendu compte que euh ça pose des problèmes de santé parce qu'on ne savait pas faire. Les élus ne savaient pas faire une évasion massive de SGA sur les plages. Euh c'est inquiétant. Alors qu'est-ce qu'on fait ? Alors qu'est-ce qu'on fait là maintenant ? On a trouvé le moyens de mettre des barges qui récupèrent la salgace en mer. La barge va boyer la sgasse et ira loin mais je vous dis très loin pour envoyer les résidus de Sargace.
Quels sont les atouts à mettre en avant pour continuer à avoir un tourisme florissant ici ? Vous avez un concentré de la gastronomie mondiale et ultramarine à la Martinique. Alors c'est une bonne chose de venir à la Martinique pour déjà goûter tout cela. français, ultramarin, Martiniquetis, [musique] dans quel ordre pour vous ? Vous me demandez quelque chose de difficile mais je vous dirai il faut les mettre sur le même plan. D'accord ? [musique] Et on les met sur le même plan parce que partout où je suis, je suis Martiniicain, je suis caribéen, je suis européen et je suis français. Donc je peux pas dissocier l'un de l'autre. Je vous souhaite de venir passer de belles vacances en Martinique.
[musique] Vous vous sentirez à l'autre bout du monde mais quand même chez vous. C'est ça qui est merveilleux. En tout cas, on se retrouve rapidement sur publicsena.fr
[musique]
ou directement sur la chaîne Public Sena. À bientôt. Comment est-ce qu'on dit qu' trin en créole ? Pleas [musique] Force. Pleas Force. Plece. Ah.