François Asselineau et Charles Sannat : 2027 - Ils ont peur que je sois élu | Interview Politique
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Vous voyez comment ça marche, la démocratie en France ? Et ça, c'est vraiment fondamental. – C'est le pouvoir médiatique, on comprend. – Voilà, mais ce qu'il faut bien comprendre, c'est que les gens qui vont dire « moi je vote utile parce que je vote Bardella » ou « je vote utile parce que je vote, je ne sais pas quoi, Retailleau », en fait, ils votent utile, c'est ce que souhaitent les milliardaires qui ont mis la main sur les grands médias français. Et pas seulement les milliardaires, disons la caste européiste qui est en train de détruire notre pays.
– C'est un moment géopolitique, économique et politique d'une intensité rare. Le monde se fracture, les rapports de force se durcissent et les démocraties occidentales semblent prises en étau entre l'état de droit, les contraintes économiques et la tentation du retour à la souveraineté. Aux États-Unis, la Cour suprême américaine vient de bloquer des décisions économiques prises au nom de l'intérêt national, une victoire du droit ou une limite à la puissance politique. La souveraineté économique est-elle encore réelle ? Pendant ce temps, la Chine cherche à affirmer sa puissance sous temps restant dépendante du commerce mondial.
Et en Europe, la croissance ralentit et l'Allemagne accélère son réarmement qui demain pilotera réellement la sécurité et l'avenir économique du continent. Berlin, Paris, Washington et en France. L'ascension fulgurante de Sarah Knafo intrigue et interroge. Simple effet médiatique ou symptôme d'une recomposition profonde du paysage politique. On peut éventuellement y voir un parallèle avec Emmanuel Macron qui place ses proches à la tête des principales institutions pour contrôler le système face à la montée du Rassemblement national. Une stratégie qui illustre les limites de la souveraineté politique et pose une question cruciale, essentielle et centrale.
La démocratie est-elle encore pleinement capable de refléter la volonté des citoyens ? Et pour en débattre ce matin, deux voix, deux esprits aux analyses tranchées. François Asselineau, haut fonctionnaire et président de l'UPR, défenseur d'une souveraineté nationale intégrale. Et Charles Sanna, éditorialiste et fondateur du site Le Grenier de l'écho, anciennement insolentiani.com. Ensemble, ils vont croiser leur regard pour répondre à une question qui nous concerne tous.
La recomposition mondiale s'accompagne-t-elle d'un simple ajustement ou la convergence des crises internationales et des tensions politiques en France annonce-t-elle un véritable basculement du monde tel que nous le connaissons ? Messieurs, bonjour. Monsieur Asselineau, bonjour. Bonjour, merci de me recevoir et bonjour à tous vos auditeurs. Écoutez, ils vous entendent, ils vous souhaitent également la bienvenue de nouveau chez nous et merci beaucoup pour votre fidélité sur notre plateau, le plateau de téléfinance. Charles Sanna, bonjour. Bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation de débattre avec François Asselineau.
Vous êtes un habitué de notre plateau et pour ça, je vous en remercie beaucoup. Messieurs, on va commencer à parler souverainisme et état de droit. Monsieur Asselineau, quand la Cour suprême bloque des droits de douane décidés au nom de l'intérêt national, est-ce une victoire de l'état de droit ou une défaite du souverainisme économique ?
Je pense que d'une certaine façon, c'est une défaite de la démocratie parce que la démocratie, étymologiquement, c'est démos le peuple, kratos le pouvoir, le pouvoir du peuple.
Et ce qui se passe aux États-Unis, on le voit également en France, c'est que de plus en plus, ce qu'on appelait les démocraties occidentales sont sur un chemin où tous les grands choix stratégiques, même tactiques, ont été petit à petit retirés au peuple, soit par des organisations internationales, des transferts à des organisations supranationales, comme c'est le cas pour l'Union européenne, soit, et ce qui n'est pas exclusif l'un de l'autre, à des Sénats que le juridique, il y a un véritable vol de pouvoir, en France on le voit ô combien, sur toute une série de sujets, soit par le Conseil d'État, soit par le Conseil constitutionnel, qui décident à la place des peuples ce qu'ils veulent.
Alors voilà, les États-Unis, ils ont leur propre tradition, donc moi je n'ai pas beaucoup à commenter les États-Unis. Ce qui est sûr, c'est que Trump n'y est pas allé de main morte. Je pense qu'il a quand même, il s'est un peu cru le viceroi, et de prendre des décisions comme ça, en mettant un petit peu tout le monde devant le fait accompli. Et puis il a des postures qui ne favorisent pas le consensus.
Il joue, c'est un gambler, c'est quelqu'un qui, mais il applique son bouquin qu'il a écrit au début des années 2000, qui s'appelait « L'art du deal », c'est-à-dire qu'il fait, il lance des trucs, rappelez-vous ce qui s'était passé, il avait présenté la liste de tous les pourcentages d'augmentation des droits de douane qu'il avait imposés. Et puis après ça, quelques semaines après, il avait fait, en fait c'était pour entrer en négociation, sur le thème « Demander, demandez toujours, il en restera quelque chose ». Alors c'est vrai que c'est, il faudrait regarder ça d'un petit peu plus près, mais du point de vue purement juridique, c'est peut-être pas très conforme aux institutions.
Mais en tout cas, s'agissant de la France, on a quand même dans notre Constitution un article qui doit être dans l'article 2 ou 3, c'est que la souveraineté appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants ou par l'exercice du référendum. Nul individu, nul groupe d'individus ne peut s'en attribuer l'exercice. Or je suis désolé, quand vous avez des prises de position qui sont éminemment politiques, qui sont prises par le Conseil constitutionnel ou le Conseil d'État, il y a par moments un vrai sujet.
Par exemple, je vois qu'il y a des gens qui expliquent que bientôt on ne pourra pas faire de référendum en France sur la sortie de l'Union Européenne parce que le Conseil constitutionnel, on estimerait que ça n'est pas possible. C'est quoi ? Ça ne va plus. Donc il y a une vraie tendance, je pense, dans le monde occidental à en fait déposséder les peuples de leur pouvoir souverain.
On en reviendra à la spécificité, au cas français dans le cours de cette intervention. Charles, est-ce que cette décision montre que la souveraineté économique est devenue largement théorique dans les grandes démocraties occidentales ? Complètement. Et c'est une décision politiquement à une portée absolument fondamentale. D'abord pour la politique de se souhaiter mettre en œuvre de Donald Trump.
Alors on peut être d'accord ou pas d'accord avec cette politique-là mais l'objectif de Donald Trump consistait bien à mettre en place des droits de douane différenciés en fonction des différents pays pour pouvoir contrer notamment au hasard la puissance émergente chinoise qui devient une menace pour la sécurité nationale américaine et quelque part aussi pour une partie du monde occidental dont nous faisons partie. Si demain vous avez une domination de l'intelligence artificielle chinoise ça va poser quelques petits problèmes pour les industries européennes. On voit très bien ce que donne l'industrie automobile chinoise qui a pris des avancées absolument considérables.
Donc à un moment donné, il faut pouvoir éventuellement envisager de faire pas forcément que du protectionnisme bête et méchant mais en tout cas réagencer et rééquilibrer les déficits, rééquilibrer les échanges internationaux, rééquilibrer les industrialisations, rééquilibrer les phénomènes de délocalisation, rééquilibrer les dépendances pour aller vers plus d'indépendance notamment sur certaines productions en critique, avec au hasard les médicaments que nous ne produisons plus du tout. Donc tout ça, une politique de droit de douane relativement agressive, c'est incontestable, est évidemment un outil incontournable pour permettre ça.
Et là aujourd'hui, Donald Trump, on lui a, à la Cour suprême des États-Unis, lui a supprimé cette possibilité-là sur des fondements juridiques qui s'entendent parfaitement. C'est-à-dire que la Cour suprême, pardon, Scottius n'interdit pas à Donald Trump de mettre des droits de douane. Simplement, les fondements juridiques sur lesquels il s'était appuyé pour le faire, la sécurité nationale, ce n'est pas valable. Ça pourrait être valable si le Congrès américain, c'est-à-dire le législateur, autorisait l'exécutif et le pouvoir présidentiel à prendre ce type de mesures de manière expresse. Bon, ça n'a pas été fait, donc ça a été retoqué.
À noter que la Cour suprême des États-Unis n'empêche pas Donald Trump de le faire sur d'autres fondements juridiques, notamment l'article 122, et que la Cour suprême ne demande pas le remboursement des droits de douane qui auraient été jusqu'à présent perçus. Donc on est dans un espèce d'imbroglio qui est quand même surprenant, qui met les États-Unis dans une situation inconfortable, et qui surtout remet profondément en cause la politique souverainiste et de démondialisation que souhaitait initier Donald Trump, puisque, encore une fois, l'idée de droit de douane momentanée, 150 jours, 15%, pour tout le monde, ce n'est pas du tout le sujet.
Si on veut démondialiser, c'est vis-à-vis de la Chine. Si on veut démondialiser, c'est en passant des deals, comme le disait M. Asselineau, c'est l'art du deal, donc ce sont des accords bilatéraux et pas multilatéraux. Et donc c'est du traitement différencié. Mais là, aujourd'hui, Donald Trump est pour le moment obligé de le constater dans l'impossibilité de poursuivre cette politique. – Et cette politique qui était annoncée dans son programme électoral. Donc par la force des choses, je le rappelle, les États-Unis sont une démocratie. Vous l'avez rappelé, M. Asselineau, la démocratie, c'est le pouvoir pour le peuple, c'est le peuple au pouvoir.
Donc on peut supposer que Donald Trump aurait dû être en mesure, peut-être, d'appliquer son programme. Donc par la force des choses, est-ce que la justice américaine protège le commerce mondial contre la volonté démocratique des électeurs ?
– Je dirais, je dirais, je redis ce que j'ai dit tout à l'heure, ce qu'a confirmé d'ailleurs Charles Sanna, c'est qu'il y a quand même l'art et la manière. C'est-à-dire que ce qui est reproché, c'est qu'il a fait ça en violation des règles de droit internes aux États-Unis d'Amérique. Il n'est quand même pas le vice-roi, il ne peut pas faire n'importe quoi, décider. En effet, il y a quand même des procédures à suivre. Si vous voulez, par exemple, imaginons, je change complètement de sujet, mais imaginons que dans quelques jours, je crois qu'il y a Macron qui nous explique qu'il a décidé de donner l'armement nucléaire de la France à l'Allemagne.
s'il était censuré par le Conseil constitutionnel, je ne sais pas quelle autorité, ça serait quand même assez justifié parce qu'il n'a pas le droit de le faire, si vous voulez, d'autant qu'il n'a pas été élu pour ça en plus. Donc il y a quand même, même s'il a été élu en effet pour essayer de réindustrialiser les États-Unis, essayer de pratiquer un début de démondialisation, il n'a quand même pas non plus le droit de piétiner absolument toutes les règles. Mais le problème qu'il y a aux États-Unis, vous savez ce que c'est, c'est que les démondations sont extrêmement courts.
Le problème de Trump, et ça se voit sur les droits de douane, ça se voit sur l'affaire iranienne, ça se voit sur l'affaire ukrainienne, c'est qu'il a les élections de mid-terme qui arrivent, il est à peine élu, il a pris ses fonctions le 20 janvier de l'année dernière, là au mois de novembre, il y a de nouvelles élections, et s'il n'a pas réglé la question iranienne, s'il n'est pas entré en guerre contre l'Iran, soyons précis, et s'il n'a pas réglé la guerre en Ukraine, et si maintenant les droits de douane tombent, il va se ramasser, à mon avis, des très mauvaises élections, or il entrera dans la deuxième partie de son deuxième mandat, qui déjà est réputé pour être ce qu'on appelle le lame-dac aux États-Unis, le canard boiteux qui n'a plus beaucoup de pouvoir, mais aussi en plus il perd la majorité à Washington, à la Chambre des représentants et au Sénat, sa fin de mandat sera difficile.
Donc c'est pour ça aussi que c'est un homme pressé, qui est obligé de faire... Là on touche du doigt, à mon avis, le caractère déraisonnablement court des mandats aux États-Unis, avec ses mandats de 4 ans pour le président, et de 2 ans, tous les 2 ans, il faut revoter pour les représentants. Et je note d'ailleurs au passage, j'élargi un petit peu le débat, mais ça me trouve toujours assez sidérant qu'en France, on ait fait passer le mandat du président de la République de 7 ans à 5 ans, au motif que Paris-Dil s'était moderne, alors que le président de la BCE, lui, est de 8 ans, au motif qu'il faut qu'il ait l'indépendance nécessaire pour voir loin.
Voilà l'état d'esprit dans lequel on a mis les Français. Il est vrai, mais là j'ouvre beaucoup de fenêtres, que Mme Lagarde trouve que c'est un peu trop long, puisqu'il paraît-il qu'elle va s'en aller.
– Et le texte mort à la fin de son mandat, qui est en juin 2027, et pour une raison qui semble être... Dont on parlera, monsieur Asselineau, – Non, on parlera tout à l'heure. – Vous dévolez toute l'émission, c'est insuvantable. On parlera effectivement de cette montée. – Vous devriez faire des émissions de 3 heures. – Écoute, c'est normal. Tout le monde a envie de vous entendre, monsieur Asselineau. – Et Charles aussi. – Et Charles aussi, exactement. Voilà, c'est pour ça que cette émission va durer un peu de temps, je m'en excuse, et on n'aura même pas le temps en plus de voir tous les sujets qui doivent être vus. On reste en géopolitique, on va parler de la Chine très rapidement.
La Chine qui a publié des bonnes statistiques, on attend tous que la Chine se réveille, réveille sa consommation intérieure. C'est de cette façon qu'elle arrivera peut-être changer le virage de son modèle économique. qui est aujourd'hui mercantiliste, c'est-à-dire basé sur les exportations. Ceci étant, Charles, est-ce que la Chine peut sortir d'un modèle économique mondialisé façonné par les États-Unis ou est-ce qu'elle en est devenue totalement prisonnière ? – C'est nous qui sommes prisonniers, ce n'est pas du tout la Chine.
Vous savez, aujourd'hui, la supériorité va à celui qui produit et celui qui les tient, pas à celui qui fait qu'acheter des bidules dont il n'a pas besoin avec de l'argent qu'il n'a pas en se surembêtant, en déplaçant ça à travers la planète et en conduisant et en disant que c'est quand même vachement bien de rouler en trottinette à Paris, mais il ne tient pas. Donc non, non, la Chine n'a aucun problème, c'est nous qui avons un problème. Est-ce que la Chine est prisonnière de ce modèle mercantiliste ?
On va dire que la Chine est capable parce que c'est à la fois une immense civilisation, un peuple extrêmement homogène, extrêmement collectif, parce que c'est un pays qui est soumis à un dirigisme à la fois très important et avec, parce que c'est de l'ambiguïté chinoise et ça a fait la force de son modèle économique, on va dire que c'est une dictature politique accompagnée d'une relative liberté de marché. Et donc c'est du capitalisme, c'est du capitalisme sans pluralisme politique. Donc c'est un modèle qui fonctionne très très bien et donc d'un point de vue économique... Qui fonctionne un peu moins bien ces dernières années. Non, non, non, ça fonctionne extrêmement bien.
Je vais aller voir la gare dans cette quatrième catégorie en Chine. C'est une gare avec des TGV, haute vitesse, enfin bon, c'est incroyable. La Chine nous renvoie complètement à notre tiermondisation. Donc non, il faut être très très extrêmement lucide sur la puissance industrielle chinoise aujourd'hui, sur la domination chinoise d'aujourd'hui et sur la relégation en deuxième division aussi bien des pays européens que des États-Unis d'Amérique. Et ce n'est pas pour rien justement que dans cette volonté de maintien du leadership américain, les États-Unis désignent la Chine comme étant justement l'ennemi numéro un et la plus grande menace pour le leadership américain.
D'où cette bataille immense autour de l'intelligence artificielle et l'investissement considérable de la Silicon Valley et des États-Unis sur l'intelligence artificielle qui est une prochaine révolution économique et industrielle pour prendre un avantage décisif sur la Chine mais sur le reste du monde évidemment. Non, la Chine n'a aucun problème. Et si la Chine doit permuter, si la Chine doit prendre un virage, elle saura le faire, elle le fait déjà. Aujourd'hui, la consommation interne chinoise est en forte progression. D'ailleurs, il faut bien scinder la consommation de services et la consommation de biens.
Il est assez logique qu'une fois qu'on a à peu près tous les bigouilles dont on a besoin, on n'en achète pas plus. Les Chinois arrivent globalement aujourd'hui au point où ils sont largement aussi bien équipés que nous. Pour ne pas dire, n'allez pas voir comment ils sont mieux équipés que nous quand on est à Shanghai, quand on est à Pékin, quand on est dans les grandes villes chinoises. Je vous assure qu'on est extrêmement mal équipés par rapport à ce qu'ils ont. On a un taux de détention de véhicules électriques qui est bien inférieur à ce qu'ils ont en Chine. Les voitures électriques en Chine, elles se gardent toutes seules. On fait encore les prénoms.
Attention, n'ayons pas de condescendance vis-à-vis de la Chine. La Chine s'est définitivement réveillée, alors que nous, on est définitivement en train de s'assoublier. Il faut vraiment avoir cette conscience-là très très élevé. Charles, je vous coupe un instant. J'ai entendu dire au début de la guerre commerciale que l'objectif américain était de faire basculer la Chine d'un modèle économique mercantiliste, c'est-à-dire tourné vers les exportations, un modèle économique tourné vers la consommation intérieure. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire que Trump a perdu la guerre commerciale ? Complètement, non, mais il y en a l'heure d'en.
À un moment donné, il faut juste dire les choses telles qu'elles sont. Quel que soit le magasin, aujourd'hui, où vous rentrez en France, vous achetez des produits qui viennent de Chine, de ce qu'il y a de plus bas de gamme à ce qu'il y a de plus haut de gamme. Les Chinois sont capables de vous envoyer des fusées dans l'espace, ils sont capables de vous faire des puces électroniques, ils maîtrisent, ils ont intégré les chaînes entières en termes industrielles qui vont de l'extraction de terres rares à leur traitement, jusqu'à, évidemment, la fabrication de la batterie qui va dans votre voiture électrique, qui vous vendez en main, et qu'on est capables de vous porter.
La puissance industrielle chinoise, les Juifs, dans certains secteurs, c'est 400 fois la puissance industrielle américaine. Donc vous devez comprendre cette suprématie industrielle absolument écrasante de la Chine. Donc le problème aujourd'hui, la Chine n'a pas de problème. Ça, on dit juste ça pour nous rassurer. La réalité, c'est que c'est nous qui avons un problème. Et le problème, M. Asselineau, c'est quoi ? C'est qu'on a loupé le virage industriel au début des années 90, à la fin des années 90 ?
Oh, le problème vient de plus loin. C'est comme dit, comme Phèdre dans Racine, mon mal vient de plus loin. Si on pouvait résumer l'histoire du XXe siècle, on pourrait dire que la meilleure stratégie pour lutter contre les Chinois, c'était de leur avoir exporté le marxisme-lénisme. Lorsque les Chinois ont embrassé le marxisme-lénisme en 1949, ils ont végété dans une situation de paupérisation absolument épouvantable, componctuée de drames historiques considérables. L'un des pires ayant été le grand bond en avant, qu'ils aient quand même soldé par 50 à 60 millions de morts. Le génial Mao Tse-tung avait décidé que dans tous les villages, il allait falloir faire des petits fourneaux.
Ça a donné de l'acier qui était inutilisable. Et pendant ce temps-là, il a retiré les masses des rizières où il végétait. Moi, je suis allé en Chine avec ma femme, sac à dos, en 1988. C'était un des pays les plus pauvres du monde. Mais vraiment, quand on allait en Mongolie intérieure, du côté de Daatong, déjà entre Pékin et Daatong, il fallait 12 heures de train pour y aller. Et quand on arrivait, on avait des masses zébétées. Ma femme est blanche, il venait à toucher comme dans Tintin, vous savez, le lotus bleu. C'était ça la Chine en 1988. Bon, il s'est passé quoi ?
Il s'est passé qu'il y a eu l'Organisation mondiale du commerce, avec la fin du cycle de l'Urguet, l'effondrement de l'URSS, du camp socialiste. Et il y a eu cette idéologie mondialiste qui a consisté à dire « Nous, les Occidentaux, les Blancs, on est super intelligents, donc on va fourguer tout le sale boulot au peuple de couleur, notamment aux Chinois. Et eux, ils vont faire le petit boulot comme ça. » Moi, je me rappelle, j'étais à l'époque petit haut fonctionnaire. Là, je trouvais ce raisonnement un peu bizarre, parce que la Chine, c'est comme l'Inde. D'ailleurs, on pourrait parler aussi de l'Inde, on ne parle pas assez de l'Inde.
Mais la Chine comme l'Inde, c'est quand même des civilisations, comme le disait Charles, qui sont extraordinaires, qui remontent à la première dynastie chinoise. La dynastie Chang, c'est moins de 2000 avant Jésus-Christ, c'est quasiment l'époque des pyramides. C'est d'ailleurs la Chine le seul pays au monde à avoir la même civilisation continue depuis l'époque des pyramides. Alors qu'en Égypte, il n'y a plus de pharaons, ils ne marchent plus comme ça, les gens. Donc, il s'est passé quoi ? Il s'est passé qu'on a sous-estimé le potentiel de ce que donnerait le réveil chinois.
J'étais allé avec Hervé de Charette quand j'étais aux Affaires étrangères, et elle a été reçue par Li Kuan Yeo, qui était le père fondateur de la cité de Singapour, qui avait fait de Singapour, vous savez, cette cité-État, qui était une success story extraordinaire, qui nous avait expliqué que lorsque Deng Xiaoping avait... Il y a eu la banque des cadres qui avait été liquidée, etc. Et il y avait eu les libiés de trois gros phènes. Et puis après, il y a Deng Xiaoping qui était revenu au pouvoir. Et Deng avait fait venir à Pékin Li Kuan Yeo, qui était considéré comme vraiment l'un des plus intelligents de tous les Chinois overseas, d'outre-mer, et qui pourra lui donner des conseils.
Et c'est vraiment intéressant ce qu'il nous avait dit, c'est que Li Kuan Yeo avait conseillé à Deng de surtout pas faire ce qu'a fait Gorbatchev. Gorbatchev, lui, pour sortir de l'utopie communiste, il a posé les termes en termes de principe. La restreuse, la perestroïka, c'est-à-dire la restructuration, la glastence et la transparence, tout déballait, etc. Il a abouti à l'effondrement de tout. Alors que c'est pas du tout ce qu'avait conseillé Li Kuan Yeo, il avait conseillé de faire le développement, de faire des mini-Hong Kong, de garder, et officiellement, en ce moment, la République populaire de Chine est un régime communiste.
Mais en fait, c'est l'application d'un stratagème chinois, si vous voulez, c'est un petit peu on change tout, mais on garde l'essentiel. Donc, officiellement, c'est un régime communiste, mais on a créé de l'autre côté de Hong Kong la zone économique spéciale de Shenzhen, de l'autre côté de Macau la zone économique spéciale de Zhuhai, et puis on a vu ce que ça a donné. Et moi, j'avais vécu cette période, j'étais allé souvent en Chine à cette époque, aussitôt que vous avez donné aux Chinois la capacité de faire du commerce et du business, mais c'est incroyable. En l'espace de cinq ans, d'un seul coup, vous aviez des villes champignons qui avaient poussé.
Et petit à petit, toute la Chine est devenue une espèce de zone économique spéciale, mais en gardant une férule sévère, puisque les Chinois, comme d'ailleurs Poutine, ont eu à cœur de garder toujours le pouvoir de l'État contre la montée en puissance des oligarques. Régulièrement, vous avez en Chine des milliardaires qui disparaissent, puis ils sont allés au Laogai pendant 4-5 ans pour aller réfléchir sur la nécessité de respecter le Tian Tzu, le Fils du Ciel. Et résultat des courses, on a donné en fait... Moi, je me rappelle, il faut voir ce que c'était lorsque la France allait vendre des Airbus. J'avais accompagné Chirac. Les Chinois, c'est des gens qui sont extrêmement intelligents.
D'accord, vous voulez des Airbus, c'est d'accord pour le TGV, mais à condition toujours qu'il y ait le transfert de technologie. Et il y avait donc une course entre Boeing et entre Airbus, donc on leur a donné tout ça. Donc il ne fallait pas s'étonner. Moi, je me rappelle très bien, mais les gens en étaient d'ailleurs conscients d'Airbus. Ils disaient « On va souffrir dans 20 ou 30 ans ». Il y a eu une espèce de réflexe d'immédiateté, le profit immédiat. Et en fait, on a opéré les générations futures. Aujourd'hui, on a un pays qui est fait 1,5 milliard d'habitants. Alors ça me fait rigoler quand on parle de la consommation intérieure. C'est trois fois l'Union européenne.
Les consommateurs, ils peuvent se développer en interne déjà. C'est le pays, après, ils viennent de passer par là, mais c'est l'un des deux pays les plus importants du monde. En plus, vous savez, la Chine en chinois, ça dit « chong-cro », c'est-à-dire le pays du centre, le pays au centre du monde. Donc de toute façon, ils sont au centre du monde dans leur tête, et ils ont trois fois le marché européen. Et la conséquence aussi, c'est qu'on a un changement de civilisation.
On a une Chine en plein redressement, en plein renouveau, illustrant la prophétie de De Gaulle quand il avait reconnu la Chine populaire en 1964 en disant en Conseil des ministres et n'est pas exclu qu'au XXIe siècle, la Chine redevienne ce qu'elle a toujours été. C'est d'ailleurs la première puissance de l'univers. Aujourd'hui, en Chine, vous avez chaque année à peu près quelque chose comme 1,5 million de nouveaux ingénieurs. Il y a 30 millions d'habitants. 1,5 million de nouveaux ingénieurs, à peu près. Aux États-Unis, c'est 300 000. En France, c'est 60 000. Donc le MISA-ITA-S, c'est-à-dire qu'ils ont pris une avance. Je ne vois pas comment on pourra les rattraper.
Honnêtement, je ne sais pas. Parce qu'il suffit effectivement, comme le dit Charles tout à fait justement, quand vous allez en Chine, il y a un effet… Et moi, j'ai eu la chance. C'est des faits « waouh ». Moi, je me rappelle ce que j'ai eu en 88. Ce n'est pas le Pleistocène. Je ne suis pas un dinosaure. C'est en 88. C'était en l'espace d'une génération. Ils ont… C'est très noué. Que ce soit l'IA, que ce soit la robotique, que ce soit l'intelligence artificielle, dans tous les domaines, l'exploration spatiale, etc. L'inventivité, c'est… Face à ça, qu'est-ce que vous voulez ? D'ailleurs, ça se traduit aussi en termes architectures, artistiques, etc.
Parce que c'est comme toute l'histoire du monde. C'est ça, si vous voulez. La Renaissance est née dans la Florence des Médicis, qui était d'abord et avant tout des commerçants, qui avait fait un développement économique. Donc tout va à l'avenir. Et nous, malheureusement, l'Occident entier, qui a en fait, comme aurait dit l'Élile, on a vendu l'accord pour être pendu. Alors maintenant, Trump, il essaie de ramer, il essaie de faire ce qu'il peut. Ça a un petit effet quand même, ses droits de douane, même si ça a un petit effet de début de réindustrialisation. Mais le problème, c'est que tout le savoir-faire a été parti.
Comme je le disais, maintenant, vous avez une Chine qui produit cinq fois plus d'ingénieurs que les Américains, avec une homogénéité civilisationnelle absolument considérable, avec un maintien de l'ordre, etc. Les États-Unis, c'est quand même un coup de gorge. Vous avez des mass shootings tous les jours aux États-Unis. C'est quand même un pays qui est dans un état de délabrement moral. L'affaire Epstein en est un des symptômes. Si vous voulez, le problème, c'est comment ? Vous ne pouvez pas refaire. Les savoir-faire ont été perdus.
Donc moi, je pense, s'agissant de la France, puisque nous, on devrait, à mon avis, si on continue comme on est parti, c'est-à-dire avec l'Union européenne qui fait des accords de libre-échange tous azimuts, c'est vraiment, on est dans un processus, je pèse mes mots, de suicide.
C'est un suicide. Donc l'Europe qui patine et la France qui patine économiquement, en fait, ce n'est pas conjoncturel, c'est totalement structurel, Charles. C'est complètement structurel, c'est complètement volontaire. Effectivement, l'Union européenne s'est construite sur un modèle... Alors, tu as si nous, on n'est pas trop les choses, il sera d'accord, personne n'est pas européen sur le bateau. Tous pour une Europe, simplement. Il y a plein de formes... Je crois que M. Noé... Il y a plein de formes d'Europe différentes. Il y a l'Europe géographique. À la chinoise, vous voulez dire. Il y a l'Europe géographique. Il y a l'Europe continent, il y a l'Europe historique, il y a l'Europe...
Donc, quelle forme d'Europe veut-on ? Une Europe supranationale ou une Europe des coopérations souhaitées par des États-nations ? Ça n'a rien à voir. Bon, alors, résumé, l'Europe des nations, à la De Gaulle, ou l'Europe fédérale qui écrase, évidemment, chacune des nations et chacun des pays. Ce qui est évident, c'est que l'Europe est restée profondément ancrée sur un logiciel mondialiste, un logiciel libre-écheciste, avec, pour pouvoir bien comprendre ça d'un point de vue historique, et je pense que ça rendra bien plus clair ce qui se passe dans l'esprit d'un des gens qui sont en train de nous écouter. Comment vous créez une nation ? Regardez l'histoire.
Et on va commencer par simplement l'histoire de notre pays. Vous créez une nation et vous créez la nation française par les indications des identités locales, régionales. que vous ne pouvez pas créer France en tant qu'État-nation de France si vous n'avez pas éradiqué les duchés, les comtés, les baronis, et j'en passe et des meilleurs. Si vous n'avez pas éradiqué les langues régionales, les identités régionales. À un moment donné, vous n'avez plus d'une langue, vous n'avez plus de français, plus d'un État, l'État français, et plus des baronis, des potes d'intérêts. Ce que vous voulez dire, Charles, c'est finalement... L'Union européenne...
L'Union européenne va faire mourir la civilisation française. C'est une nécessité. Les gens doivent comprendre historiquement tous ceux qui défendent aujourd'hui un projet d'Europe fédérale. Peu importe qu'ils aient raison ou tort, peu importe qu'ils pensent faire le bien ou qu'ils fassent le mal. Ce n'est pas le sujet. D'un point de vue purement historique, à partir du moment où vous faites l'Europe fédérale et où c'est votre projet, il ne peut pas y avoir coexistence. L'existence d'États-nations et d'une Europe fédérale. Ce n'est pas possible. Donc... Non, mais je termine... Pour faire émerger une réelle Europe fédérale, vous devez démanteler les États-nations.
Vous avez deux manières de le faire. La France s'est créée dans un bain de sang. L'éradication des identités régionales, la disparition des langues locales, ça s'est fait par des violences qui ont duré des siècles, petit à petit, etc. Et y compris la violence exercée à l'encontre des gamins qui parlaient le patois il y a encore un siècle, la violence de l'éducation nationale et de l'instruction politique de l'époque. Donc, c'est comme ça que ça s'est passé.
Vous avez exactement le même phénomène aujourd'hui sur l'Europe fédérale qui est en train de détruire, mais de manière pacifique les nations par un détricotage, par la suppression des souverainetés, par la suppression de ce qui fait notre autonomie, notre capacité de décision. Donc, nous ne pouvons plus décider de la paix ni de la guerre. Nous pouvons y en Ukraine, c'est l'Europe qui décidait dès l'Ukraine. Nous n'avons plus la capacité de battre mon nez. C'est la BCE qui bat mon nez. Nous n'avons plus la capacité d'écrire nos lois. C'est la Commission européenne qui édicte des directives. Donc, vos États-nations sont petit à petit dissous.
Ce sont des contrats ou des accords de libre-échange qui s'appliquent à toute l'Union européenne dans lesquelles nous n'avons plus notre point de dire. C'est aussi l'immigration qui est utilisée comme dilution des identités nationales pour faire un espèce de peuple qui ne ressemble plus vraiment à rien et qui n'est pas encore tout à fait n'importe quoi en voulant faire émerger à terme une espèce de conscience européenne. C'est ça qui est en train de se passer. Ça doit être dit. C'est assez surprenant, je pense, pour ceux qui ne l'avaient pas vu sous cet angle-là. Mais ce qui est en train de se jouer, c'est ça. C'est la disparition miette à miette de tout ce qui fait un État-nation.
Et si vous regardez ce qu'a fait le président Macron, qu'on soit pour ou qu'on soit contre, lui, c'est un européiste qui a un projet européen qui veut faire émerger l'Europe fédérale. Et tout ce qu'il a fait est extrêmement cohérent. Et M. Assino pourra revenir dessus parce qu'il en connaît plus que moi là-dessus. Mais c'est le démantèlement de tout ce qui architecturait la haute fonction publique. Le corps préfectoral, le corps diplomatique. Et M. Assino, qui a été haut fonctionnaire, pourra revenir là-dessus et le détailler. M. Assino, Charles, je pense que vous êtes également pour une Europe fédérale.
Non, non, non, moi je suis contre le principe même de l'Europe. Évidemment, je ne suis pas contre le continent européen. D'ailleurs, je pense que personne ici n'est contre l'Afrique ou contre l'Asie. Bon, de quoi parle-t-on ? Parle-t-on du concept géographique ? Je suis contre parce que je pense que c'est un principe qui est faux à Binitio, qui prouve qu'il est faux, qui ne marche pas depuis maintenant 68 ans après le traité de Rome, qui marche de moins en moins bien. Et il y a une tentation effectivement de forcer le destin. Peut-être, d'ailleurs, c'est ce qui rentre à l'esprit certaines personnes, Macron notamment, en voulant nous entraîner dans une guerre contre la Russie.
C'est une espèce de guerre fédératrice qui permettrait de... Mais le problème, c'est que pour reprendre... Alors, sur l'histoire de France, je suis assez d'accord. Il y aurait quand même pas mal de bémols à apporter. Il ne faut pas non plus exagérer. Mais c'est vrai, il y a eu aussi par l'extension du domaine royal, c'est fait aussi par des mariages. Ça s'est fait aussi, par exemple, avec la Bretagne. Ça s'est fait, en effet, par des guerres. Et puis, il s'agissait d'être dans une zone qui était avec des frontières naturelles. La seule frontière naturelle en France, c'est le nord-est. Tout le reste, c'est soit la mer, soit des montagnes, les Pyrénées, les Alpes. Bref.
Le problème, c'est qu'on n'est plus au Moyen-Âge, du âge classique. On est au XXIe siècle. Le problème, c'est qu'il y a plus de Français qui vivent en Chine qu'en Estonie, si vous voulez. Que nous avons des liens beaucoup plus étroits avec l'Algérie, le Maroc, qu'avec Chypre ou la Slovaquie. Donc, on est dans un monde qui n'a plus rien à voir. C'est-à-dire que pourquoi... Moi, je me rappelle très bien, quand j'ai fait mon service national, j'étais au Japon. Il y avait... L'ambassadeur, c'était déjà, à l'époque, devait se rassembler avec les pays membres de ce qui était encore le marché commun. Mais il n'avait rien à leur dire.
Nos principaux grands commerciaux au Japon ou en Chine, c'était les Allemands, ou c'était pour les voitures, ou les Italiens. Donc, on est face à un problème qui est un problème, au fond, ce qui se cache derrière la construction européenne et le principe de l'Europe. Vous savez ce que c'est ? En fait, c'est du racisme. C'est un racialisme. C'est l'Europe blanche centre du monde, qui est le monde chrétien, qui doit dominer l'univers. C'est ça. Et donc, l'idée... D'ailleurs, c'est en mode mineur. Regardez l'affiche du Parti Socialiste, en 1992, pour le traité de Maastricht. C'était... Faire l'Europe, c'est faire le poids.
Et on voyait le monde qui était dominé par un joueur de catch américain et il y avait un lutteur de sumo japonais. On n'était pas loin du péril jaune. Et quand j'entends les commentateurs sur la Chine, je vois souvent se pointer en mode mineur. C'est de façon implicite le péril jaune. Mais moi, je suis... Excusez-moi, ce qu'on aurait dû faire, c'est d'ailleurs ce que l'on faisait. C'est au lieu de donner des dizaines de milliards d'euros à l'Ukraine, ou au lieu de filer notre argent à la Pologne, 15 milliards d'euros pour que la Pologne achète du matériel militaire américain et que devienne, avec l'Allemagne, une des premières puissances militaires d'Europe.
Nous aurions dû développer, continuer à développer des relations étroites avec la Chine. On avait en matière, par exemple, électronucléaire. Moi, j'avais participé à la vente de la centrale, le Daiabé 2, une centrale électronucléaire en Chine. C'est ce qui faisait d'ailleurs de Framatome, le premier électricien nucléaire du monde devant Westinghouse. On avait d'excellentes relations avec la Chine. Donc, au lieu de rester collé à la Chine ou au Japon, etc., au lieu d'avoir des coopérations internationales, que de toute façon, on est obligé d'avoir par ailleurs, mais on a un discours qui surplombe le tout en disant, enfin, on ne sait plus ce qu'on veut.
On veut faire l'Europe, mais au même moment, vous avez Macron qui va faire un partenariat stratégique avec l'Inde ou avec la Chine. En fait, c'était De Gaulle qui disait ça, ils ne savent pas ce qu'ils veulent, ils ne veulent pas ce qu'ils savent. On est face à un véritable problème, c'est que les élites, les dirigeants européistes ne savent plus où ils vont. Et par ailleurs, moi, je voudrais bien, je veux bien admettre qu'on est dans un processus de création d'un État-continent qui broie les souverainetés, sauf qu'il y en a qui sont plus broyés que d'autres.
Parce que nous, en France, on a un cinglé qui est à l'Élysée, qui est désapprouvé par 85% de la population, qui maintenant est très prêt à brader notre siège au Conseil de sécurité et notre force nucléaire, et qui n'obéit pas aux Français, mais qui a obéi aux gens qui l'ont placé là, en manipulant les médias et en manipulant les instituts de sondage. Et c'est ce qui va se passer en 2025, puisque les mêmes processus sont à l'œuvre pour que les Français élisent de nouveau, comme des zombies, quelqu'un qui va faire la même politique que Macron. On pourra peut-être en parler. Mais au même moment, si vous voulez, les Polonais, ils ne font pas la même chose.
Les Allemands, ils ne font pas la même chose. Les Néerlandais ne font pas la même chose. C'est-à-dire qu'eux, ils restent de plus en plus. Et tous les pays de l'Est, ils ont soupé de l'URSS. Ils ne veulent plus d'un truc comme ça. C'est-à-dire que la France est en train de se suicider
pour rien, en fait, pour le profit des autres. Justement, M. Assino, c'est comme vous le dites. S'il y a bien un pays en Europe qui sait ce qu'il veut, c'est l'Allemagne. L'Allemagne qui veut être la première puissance militaire européenne, la deuxième puissance militaire mondiale, est-ce que c'est une nécessité stratégique ou est-ce que c'est un tournant historique inquiétant ?
Écoutez, ce que j'apprends, moi, j'ouvre les journaux, c'est que M. Metz a décidé de faire un plan de 90 milliards d'euros. C'est absolument gigantesque, de réarmement allemand. Et pour le réarmement allemand, le SCAF, vous voulez un truc français ? Voilà, les Allemands, c'est uniquement...
C'était l'avion furtile.
Les Allemands achètent Allemands. C'est uniquement... Mais Serschmitt, ils ne font que des fournisseurs allemands. Peu importe les marchés, comment dirais-je, les appels d'offres européens, etc. Non, ils s'arment, ils font Allemagne. Et ce que je sais, moi, parce que je suis un petit peu bête, j'ai étudié l'histoire, c'est lorsque l'Allemagne se réarme, ça ne sent pas bon pour la France. Voilà. Charles ?
Je vais avoir du mal à dire le contraire. C'est-à-dire que, historiquement, une Allemagne avec beaucoup de Panzer, ce n'est jamais une bonne idée. Donc, évidemment, c'est à regarder avec une infinie prudence. Alors, souvenez-vous tout de même, parce que tout ça, ça part de très très loin aussi. Souvenez-vous François Mitterrand, la réunification allemande. Et souvenez-vous surtout de la réaction de François Mitterrand. Moi, je m'en souviens très très très bien. J'étais très jeune à l'époque. Mais le mur de Berlin tombe. Et François Mitterrand, évidemment, fait une allocution. Il était très surpris de la chute du mur de Berlin. Il ne s'y attendait pas vraiment.
Et la chute du mur de Berlin, il le vit dans cette allocution comme étant quelque chose de grave, d'un instant grave et d'un moment inquiétant. Alors, on peut être... Si ce n'est pas Mitterrandi, ce n'est pas le sujet. Il a déjà conscience du danger que va représenter une Allemagne réunifiée. Et donc, une Allemagne retrouvant sa puissance au plein cœur de l'Europe. Il va avoir une stratégie, François Mitterrand. C'est la stratégie de Maastricht. C'est la stratégie de l'euro. Et l'idée, c'est évidemment d'arrimer le destin de la France à celui de l'Allemagne ou d'arrimer celui de l'Allemagne à la France. Et en gros, on s'encorde, on s'attache. Et s'il y en a un qui tombe, il entraîne.
Oui, parce qu'on a cette image en tête de François Mitterrand qui prend la main d'Elmoultol. Oui, oui, oui. Bon, non, mais ça, c'est pour amuser la galerie. Mais la réalité, c'est qu'il était parfaitement conscient du danger et qu'il ne voit pas d'autre moyen que d'arrimer le destin de nos deux pays. C'est la fameuse idée de l'accélération du couple franco-allemand et de la mise en place de l'euro. Avec tous les effets compliqués et secondaires que l'on connaît aujourd'hui au bout de 25 ans d'euro, 26 ans d'euro. Et c'est effectivement compliqué pour la France, bien plus favorable pour l'Allemagne.
Et donc, on est dans cette situation où finalement, à la fois, on est arrimé, mais, comme le disait très justement M. Asselineau, on a beau être arrimé, beaucoup de pays ne jouent pas le jeu de la construction de l'Europe fédérale. Donc la France accepte de se dissoudre et de se démanteler pour jouer le jeu de cette utopie de l'Europe fédérale. L'Allemagne ne joue pas du tout cette partition. Elle joue la partition de sa domination dans l'Union européenne. Une domination qui est évidemment facilitée par sa situation économique et financière et notamment par son faible endettement comparée à la gestion calamiteuse des finances françaises.
Et ça nous amène à ce que disait François tout à l'heure sur le fait de brader notre siège au Conseil de sécurité de l'ONU ou évidemment notre dissuasion nucléaire.
C'est que quand on a 3500 milliards d'euros de dettes et qu'on s'est mis dans une situation de dépendance totale vis-à-vis de la Banque centrale européenne et qu'on est soumis à nos partenaires et à leur bon vouloir parce qu'en fait on est incapable politiquement de se faire un petit peu mal et de faire les efforts et de prendre les décisions économiques qu'il faudrait pour mettre un peu d'ordre dans nos finances publiques et en arrêtant de faire des dettes et des dettes et bien évidemment on est soumis à nos partenaires et donc on s'est mis dans des situations de dépendance complètement invraisemblables.
C'est certainement la raison pour laquelle Emmanuel Macron milite pour l'Union des marchés des capitaux européens. Oui et puis qui milite pour les eurobondes et en gros à chaque fois qu'on a plus d'argent on invente un nouveau machin à qui on donne une petite ressource ce qui lui permet de lever de la dette alors on a déjà fait ça en France on a créé les intercos vous savez le millefeuille administratif on ne luttera jamais contre le millefeuille administratif on en crée au contraire pourquoi ?
Parce qu'à chaque fois que vous créez les communes elles se sont endettées mais une fois qu'elles sont trop endettées on crée les intercos les intercos on leur donne une petite ressource elles peuvent s'endetter à leur tour et puis maintenant on atteint le nouveau machin c'est l'Europe fédérale ça serait bien de créer l'Europe fédérale pour qu'elle ait un petit impôt européen et puis comme ça elle pourrait emprunter et puis le tour est joué et on recommence et on continue et on tient encore 10 ans de plus En tout cas c'est une réalité l'Allemagne n'est pas trop endettée 70% de son PIB c'est rien relativement en tout cas à la situation française l'Allemagne veut se réarmer c'est une réalité l'Allemagne va se réarmer dès lors qui va commander la défense européenne demain c'est Berlin Paris ou Paris ?
Alors il y a un pays dont on n'en parle pas beaucoup c'est la Pologne parce que la Pologne elle a comme objectif d'être la première armée d'Europe donc il y a une concurrence entre la Pologne et l'Allemagne je rappelle que la Pologne elle est bénéficiaire nette de 15 milliards d'euros de fonds dits européens alors que la France c'est à peu près ce que verse la France donc on peut dire même si c'est un peu plus compliqué que ça qu'en fait chaque année les Français sont tendus de 15 milliards d'euros qui vont à la Pologne les Polonais ont dit récemment que leur objectif c'était d'être désormais la première puis une des premières puissances de l'Europe ils sont devenus d'ailleurs plus écoutés plus puissants que la France je ne sais pas si vous vous rendez compte du truc ils ont des réserves d'or absolument colossales ils ont un Varsovie c'est un des taux de croissance fabuleux et alors on vient voir les Français en disant regardez regardez comment vous êtes mauvais regardez l'état de la France regardez la Pologne vous faire une mide vous inspirez la Pologne évidemment c'est comme si vous aviez dans une chambre d'hôpital quelqu'un qui à qui on pique du sang pour le donner aux voisins et le voisin se porte de façon florissante et puis vous avez un moribond et vous avez un moribond regardez comment ça fait que vous soyez moribond ben oui on est en permanence mais il faut que les Français le comprennent c'est pas rien 15 milliards d'euros chaque année qui sont prélevés sur la France et en plus de ça c'est de l'argent complètement perdu parce qu'il y a des gens qui disent il faut diminuer les dépenses de l'État les dépenses sociales etc.
je suis d'accord bien sûr qu'il faut diminuer les dépenses mais au moins quand on paye des gens au RSA ils investissent ça dans l'économie française tandis que les 15 milliards d'euros qu'on donne à la Pologne la Pologne elle achète des avions américains donc c'est absolument complètement perdu bon alors je voudrais revenir sur un petit point je suis pas tout à fait d'accord avec ce qu'a dit Charles même s'il a repris en fait c'est un peu l'historiographie officielle l'idée que Mitterrand voyant un projet de réunification allemande a voulu rattacher etc.
je me rappelle je ne sais plus qui avait dit ça c'était André Moroy qui avait dit jadis qu'il aimait tellement l'Allemagne qu'il préférait qu'il y en ait deux vous savez toute la stratégie de la France depuis la guerre de 30 ans depuis c'est l'action continue qui a été celle de Richelieu notamment pour ça d'ailleurs que les Allemands nous en ont tout en voulu c'était de morceler l'Allemagne la France est devenue la première puissance d'Europe parce qu'à l'issue des traités d'Ostinbrück et de Minster ce qu'on appelle les traités de Westphalie la France était un pays unifié alors que l'Allemagne c'était les Allemands il y avait vous savez des principautés il y avait des royaumes des duchés etc.
des électeurs du Saint-Empire enfin plus les villes libres plus personne n'y comprenait rien et tout ceci ça avait été la politique française du diviser pour régner sur l'Allemagne ce que Bismarck a voulu remédier il y avait une dent de Bismarck contre la France lorsqu'il y a eu le projet d'unification allemande excusez-moi mais je pense que Mitterrand c'est pas vrai c'est pas lui ceux qui ont décidé ce sont les Etats-Unis je vais vous assurer que Washington avait beaucoup plus son mot à dire puisque déjà ils ont leur base militaire en Allemagne avec des dizaines de milliers de soldats c'était eux qui ont décidé et on a fait le coup aux français comme on leur a fait le coup de la construction européenne vous savez on a expliqué aux français que c'était une ambition française c'est même le titre d'un livre d'Alain Duhamel mais pas du tout la déclaration Schumann vous savez la fameuse déclaration Schumann elle a été rédigée dans les services de Daniel Edgeson au secrétariat d'Etat américain et là les français on leur a dit tiens on va faire croire que c'est les français qui ont fait accepter l'euro à l'Allemagne ce sont les américains qui ont imposé ça mais les allemands ils ont eu leur mot à dire les allemands ils ont dit nous on ne fera jamais la même monnaie on n'emprènera jamais les mêmes dettes que ceux que les allemands appellent les gypsies vous savez ou les pigs les pigs ça veut dire les cochons en anglais mais ça veut dire pour Portugal Italie Greece Spain gypsy ça veut dire les romanichels vous y ajoutez l'Irlande ils ne disent pas la France mais ils nous pensent très fort c'est à dire que l'architecture de l'euro a été adoptée de la banque centrale européenne je rappelle que normalement s'il y avait une vraie monnaie unique les français d'ailleurs se leur disent on ne sait pas une monnaie unique s'il y avait une monnaie unique il n'y aurait plus de banque centrale nationale il n'y aurait plus de banque de France M.
Villeroy de Gallo serait parti chez les apprentis d'Auteuil depuis plusieurs années bon il n'y aurait plus de banque de Grèce on aurait seulement la banque centrale européenne et tout le monde serait solidaire de toutes les dettes de tout le monde c'est justement ce que les allemands n'ont pas voulu nous avons tous gardé notre banque centrale nationale pour que le processus soit facilement réversible et la banque centrale européenne n'est que le bilan de la BCE c'est à peu près seulement 8% du bilan cumulé de toutes les banques centrales nationales donc les allemands ont fait ça et je souhaite bien du plaisir si j'ose dire à Macron parce que les allemands ne veulent plus entendre parler d'ailleurs tous les peuples du nord de l'impérissie des pays du sud et tout particulièrement de la France voilà quand on me dit moi je vois des gens qui disent ça y est madame Lagarde j'y reviens madame Lagarde va partir avant c'est la fraude que c'est la grosse stratégie de Macron c'est le bobard qu'a raconté madame Le Pen hier je crois ou avant-hier c'est la stratégie de Macron pour placer des gens pour empêcher mais non mais Macron vous vous rendez compte c'est pas Macron qui va décider du prochain président de la BCE
mais c'est Macron qui a décidé du prochain président de la banque centrale française Ville-Droit de Gallo a démissionné justement pour essayer de contrer cette montée du RL
mais ça c'est ce qu'on nous raconte c'est ce que j'ai lu dans les journaux c'est ce qu'on nous dit dans les journaux moi je ne sais pas j'ai un doute j'ai un doute parce que je ne vois pas moi ce que je pense si vous voulez c'est que François Ville-Droit de Gallo je le connais c'est quelqu'un je ne partage pas du tout ses opinions il est pro-européen etc mais c'est quelqu'un de rigoureux de droit je ne vois pas pourquoi il part un an à l'avance et je ne vois pas du tout la banque de France il me semble quand même que tout le monde est d'accord sur le fait que c'est une institution indépendante donc normalement je ne vois pas Macron n'a plus aucun crédit nulle part dans tous les sens du mot crédit tout le monde se ricane je ne vois pas que Macron passe un coup de fil à Ville-Droit de Gallo en disant cher ami vous devriez partir un an avant et en vertu de quoi non moi ce que je pense c'est que François Ville-Droit de Gallo en tout cas c'est mon interprétation il sent qu'il y a des choses mauvaises qui arrivent il préfère prendre la tangente avant
en vertu du copinage
à la française j'y crois c'est pareil pour madame Lagarde de toute façon le prochain président de la BCE ça ne sera pas un français c'est le tour de bête et de toute façon on sait que presque tout le monde est d'accord semble-t-il pour que ce soit le néerlandais qui a été la tête de la banque de l'Allemagne lui c'est le perte à de dur parce que les pays non mais ils ne veulent plus avoir un français à la tête d'un truc pareil en plus madame Lagarde était réputée pour son immense incompétence elle se ramassait 740 000 euros de rémunération annuelle vous avez vu ça parce qu'en plus elle gratte non seulement le salaire de la BCE mais le salaire de la BRI et du conseil d'administration de la banque des règlements internationaux ça fait scandale la dame elle va être prie de dégager moi ce que je pense c'est qu'il est enfin je ne sais pas c'est un jeu hasard de ça c'est qu'on sait que la situation financière de la France est extrêmement préoccupante elle est même catastrophique et que peut-être va-t-on vers des décisions imposées par la BCE qui feront grinser des dents du style les emprunts forcés etc.
pour le budget c'est une calamité le budget de la France vu des pays du nord de l'Europe le budget de la France est une calamité voilà vu de l'intérieur aussi vu de l'intérieur aussi alors il y a un point je suis tout à fait d'accord on a un goût pour l'endettement en France mais c'est pas nouveau rappelez-vous rappelez-vous Necker calonne 1787 788 etc.
la France elle est comme ça c'est un pays qui est comme ça c'est un pays où il y a un fort dissensus social c'est un pays où il y a des prélèvements obligatoires qui sont supérieurs au reste du monde en 1900 les prélèvements obligatoires en France étaient de 18% ils étaient de 3 ou 4% aux Etats-Unis donc si vous voulez il faut voir d'où on vient et qui on est le drame de tout ce qui se passe c'est que l'on a mis la France dans des contraintes notamment avec la même monnaie que l'Allemagne c'est pas une monnaie unique mais c'est une monnaie avec un taux de change fixe ce sont des monnaies homonymes puisque chaque monnaie est en fait une créance sur la Banque Centrale Nationale mais elles s'appellent toutes euro et elles sont liées par un PEC de l'impôt à partir de l'entrée dans la zone euro mais tout ça ça va finir un jour par exploser et le problème c'est que pendant que ça n'explose pas on a quoi ?
On a que l'euro est coté c'est une cote mal taillée entre le florin la Marca finlandaise le franc luxembourgeois et le Deutschmark qui sont les pays créditeurs dans Target 2 dans un solde des paiements courants à l'intérieur de la zone euro et puis les pays du sud avec la drachme grec avec la peseta espagnole la liée italienne et le franc français voilà et on sait donc que cette monnaie elle est pro-cyclique c'est affreux c'est-à-dire qu'elle est trop bon marché pour l'économie allemande ce qui a permis à l'Allemagne c'est un peu moins vrai depuis l'affaire de Nord Stream mais ça a permis à l'Allemagne de dégager pendant des années des excédents commerciaux géants presque supérieurs à ceux de la Chine parce que la puissance économique et industrielle allemande bénéficiait d'une monnaie qui était sous-évaluée par rapport à la compétitivité de l'économie allemande mais nous c'est l'inverse on a une monnaie qui est sur-évaluée par rapport à l'économie intrinsèque à la compétitivité intrinsèque de l'économie française je rappelle que pendant les 30 glorieuses le franc n'a pas arrêté de perdre de la valeur par rapport au mark le mark a été les américains ont redonné la souveraineté monétaire à l'Allemagne en 1949 les allemands ont créé le Deutschmark à l'époque on avait à peu près un franc c'était enfin c'était il y a eu le changement de franc après on est passé au nouveau franc enfin en gros c'était un Deutschmark c'était 80 centimes de franc à peu près de nouveau franc si je peux dire c'était en 141 donc le franc était plus fort que le Deutschmark plus fort j'aime pas trop cette formule il était coté plus il était plus fort voilà et donc en 1949 en 1999 avec l'entrée dans l'euro la fin du Deutschmark la fin des monnaies nationales on avait un Deutschmark qui égale 3 francs 53 c'est à dire qu'en 50 ans d'un demi-siècle on était passé d'un Deutschmark qui était 80 centimes de francs à 3,53 mais est-ce que ça veut dire que la France s'était appauvrie par rapport à l'Allemagne ?
pas du tout c'était la période des 30 glorieuses et ça c'est effectivement un sujet qui est très compliqué enfin pas très compliqué mais qui n'est pas intuitif qui n'est pas facile à comprendre c'est que la valeur externe de la monnaie n'a pas de rapport avec la bonne tenue de l'économie il se trouve qu'en France comme je le disais tout à l'heure on a un dissensus social important et donc on a structurellement une espèce d'inflation sous-jacente qui traduit la lutte pour l'appropriation de la valeur ajoutée qui traduit je ne sais pas j'enfonce des portes ouvertes mais les Allemands sont un peu plus disciplinés ils ont un tissu de très grosse PME que nous n'avons pas ils sont très forts en matière industrielle et ci et ça et par rapport à cette compétitivité de l'économie allemande il était sain d'avoir un franc qui se dépréciait parce que petit à petit ça permettait de maintenir à flot la compétitivité française lorsqu'il y a eu les accords de Grenelle en mai 1968 avec plus 22 ou 23% sur le SMIG comme on appelait à l'époque on a eu une augmentation des salaires des ouvriers mais de proche en proche des agents de maîtrise des cadres moyens des cadres supérieurs des employés donc on a eu une augmentation considérable de la masse salariale en France qui s'est traduite un an après en août 69 par la dépréciation du franc français De Gaulle qui pour le coup ne comprenait rien à ça il ne voulait pas déprécier le franc mais lorsqu'on a déprécié le franc on a dévalué mais on était dans une période de change fixe et c'était les états qui pouvaient décider de ça lorsque la France a déprécié en août 69 le franc de 11,6% suivi quelques semaines après d'une augmentation du Deutschmark ça a ouvert quoi ?
ça a ouvert la voie aux années 70 71 72 73 Herman Kahn de l'Institut de futurologie américain disait la France troisième grand en 72 on a eu 5,2% de taux de croissance c'est-à-dire que d'un seul coup on avait fait sans s'en rendre compte une relance keynésienne en redonnant du pouvoir d'achat aux français qui en avaient besoin et on avait en plus on maîtrisait notre commerce extérieur donc ce surcroît de pouvoir d'achat s'investissait dans l'économie française et on avait la possibilité grâce à la dépréciation monétaire de rendre l'économie française compétitive aujourd'hui on n'a plus tout ça aujourd'hui on est dépourvu on est obligé d'avoir la même monnaie que l'Allemagne en taux de change donc si on reste dans ce système c'est ce qui se passe d'ailleurs la France
est en train de détruire il suffit de regarder ce qu'a publié l'INSEE ce matin pour 2025 c'est la croissance française c'est 0,9% en 2025
ça c'est 0,9% l'INSEE on verra ce que ça va donner mais ce qui me fait un peu rigoler c'est qu'au même moment on nous explique que c'est la catastrophe en Russie parce qu'ils sont passés de 4,5% de croissance à 1,2% donc on dit regardez Poutine c'est l'affaire des haricots nous on espère avoir 0,9% des économistes sérieux c'est quand on est à 0,5% c'est l'effet sur du trait et puis il y a des effets d'annonce et les vieux de la vie qui connaissent oui oui puis on va dire 0,9% et puis après on dira maintenant finalement c'était 0,5% et puis après il y aura des recorrections 6 mois après quand plus personne n'en parlera maintenant en fait c'était plus 0,2% c'est comme ça Charles un mot
rapide alors deux mots deux sujets parce qu'il y a énormément de choses à voir ce que François a évoqué là c'est la notion d'ajustement monétaire c'est à dire qu'à un moment donné un pays quand il fait des bêtises qu'on soit dans un régime fixe ou dans un régime flottant donc dans un régime fixe on va faire une dévaluation décidée décrété et dans un régime de change flottant c'est le marché qui à un moment donné oui tu fais n'importe quoi avec tes dettes et donc je vais vendre tes dettes je vais donc la devise locale est un peu le reflet quand même et donc la devise locale la devise locale permet un ajustement monétaire et donc si vous augmentez trop vos salaires si vous faites trop d'endettement à un moment donné les gens veulent moins de votre monnaie votre monnaie se déprécie il faut plus de votre monnaie pour acheter la même quantité de choses ça crée de l'inflation et donc tous ces mécanismes là sont des mécanismes d'ajustement monétaire qui permettent à l'économie d'être toujours en phase avec la réalité et ce qu'empêche l'euro c'est cet ajustement monétaire une monnaie individualisée permet un ajustement monétaire individualisé la Grèce a connu ce problème avant nous la Grèce ayant fait n'importe quoi et ça ne pouvait pas avoir un ajustement monétaire alors évidemment vous le payez par de l'inflation c'est évident vous le payez par de l'inflation mais vous le payez tout de suite et vous le payez progressivement au fil de l'eau là ce qui se passe c'est que pendant des années vous mettez la poussière sous le tapis et tout d'un coup vous vous retrouvez dans la situation à la grecque et là on vous met une cure de testérité vous ne pouvez pas avoir l'ajustement dans une situation à la grecque complètement vous ne pouvez pas avoir d'ajustement monétaire donc l'ajustement se fait uniquement par le budgétaire et donc vous devez réduire vos dépenses vous ne pouvez pas utiliser la monétisation la planche à billets la dévaluation redonner de la compétitivité à vos industries tout à l'heure François Asselineau parlait des entreprises des ETI en Allemagne il y en a 12 500 en Allemagne il y en a 4 000 en France vous avez un autre sujet qui est le sujet de l'héritage et des transmissions on est en bon pays un socialo-communiste on adore taxer les méchants riches résultat on a 4 000 ETI ils en ont 12 500 voilà il y a 0% en Allemagne sur les transmissions d'entreprises en France il y a un pacte de butaille etc.
mais enfin bon on aime quand même taxer et puis après on se... deuxième élément c'est concernant juste ça m'a échappé François vous avez terminé sur quoi tout à l'heure ?
sur quoi ai-je terminé ? il va falloir
il va falloir repasser la bande la deuxième idée m'échappe c'est pas bien grave c'est le budget de 2026 ah oui non c'était sur la croissance c'était sur la croissance François disait 0,9% de croissance 0,1, 0,2, 0,3 bon mais en réalité c'est pas une croissance quel que soit le chiffre définitif tous ceux qui nous écoutent doivent savoir qu'on est en récession et c'est assez simple à calculer quand pour faire 0,9% partons même du principe que allez la croissance va être minorée parce que l'État était trop prévoyant et donc il prévoit 0,9% mais en fait on va faire 1% de croissance ça sera plus facile pour mon calcul parce que dans le même temps on va faire au moins 5% de déficit dans le budget donc s'il faut faire s'il faut dépenser 5 euros qu'on n'a pas pour faire 1 euro de croissance ça veut dire qu'en réalité on en a perdu 4 je ne vous prends même pas en compte l'inflation donc par rapport à ce qu'on aura dépensé sur notre budget versus ce qu'on va créer en termes de richesse on va perdre au moins 4 cette année et puis l'année dernière c'était pareil puis l'année d'avant c'était pareil donc en réalité notre pays est en croissance en brut en facial quand on l'annonce 1% de croissance 0,9% c'est extraordinaire mais en net si on raisonne dépalquer des dettes qu'on crée pour créer cette fausse croissance on est en récession de moins 4 on aura dépensé 4 euros de plus au moins que la création de richesse ce n'est pas tenable c'est complètement démentiel et donc est-ce qu'on est dans une situation à la grecque évidemment qu'on est dans une situation à la grecque et à un moment donné il va y avoir un ajustement alors François disait tout à l'heure que il y aurait des décisions pas très agréables à prendre et que c'était peut-être pour ça que monsieur Villeroy de Gallo partait ou que Christine Lagarde annonçait également son départ moi je pense pas je pense que c'est vraiment une volonté de l'establishment européen et de l'Union Européenne qui en réalité a vraiment son mot à dire partout et donc de sécuriser effectivement des contre-pouvoirs en cas d'arrivée d'arrivée d'un parti un peu moins Euro-BA et Euro-BA à défaut d'être profondément anti-européen donc on a tous compris c'est le
ils anticipent que je vais être élu c'est c'est c'est c'est c'est le non mais ils ont très très peur ils ont
trop très peur que l'UPR arrive au pouvoir justement on va parler politique intérieure en 2027 les municipales c'est dans c'est dans 15 jours c'est dans 3 semaines vous présentez des candidats
non non non on ne présente pas des candidats pour toute une série de raisons d'abord parce qu'on n'est pas on n'a pas les reins assez solides pour se présenter partout nous on se focalise sur les grandes échéances qui sont celles les présidentielles les législatives deuxièmement parce que c'est un problème tout simplement de comment dirais-je de très concret voilà vous savez moi quand j'ai j'ai été candidat aux élections municipales en 2001 j'avais rejoint Charles Pasquois sur les questions de souveraineté nationale quand j'avais vu qu'il avait créé une liste pour protester contre le traité d'Amsterdam j'ai été dit moi j'étais devenu j'avais déjà dès 99 le même discours et les mêmes analyses que maintenant donc j'étais allé rejoindre Charles Pasquois et puis il m'avait demandé comme ça tout à trac de me présenter aux élections municipales à Paris en 2001 j'étais allé sur les questions de l'Europe de l'euro etc de la souveraineté nationale et on m'envoie dans le 19ème je n'avais rien demandé je vais dans le 19ème et puis ça c'est vraiment une anecdote vous savez on apprend à tous les âges j'avais une quarantaine d'années en 2001 et donc je voilà je prépare des petits tracts très rapidement j'avais que trois semaines et puis je vais sur le terrain rue de Crimée et puis je commence à aborder de toute façon vous allez rire à mon détriment mais tant pis c'est la vie qui est comme ça il faut reconnaître que c'est que des échecs et puis j'ai commencé à distribuer des tracts où j'expliquais aux gens tous les méfaits de l'euro et de la construction en paix et je me rappelle il y avait une dame qui était là avec un cabas avec un poireau sortant du cabas qui me regarde avec des yeux ronds et qui me dit mais monsieur qu'est-ce que vous allez faire pour les crottes de chiens et là je me suis là j'ai effectivement je suis complètement à côté de la plaque c'est-à-dire que les municipales ce sont des sujets municipaux c'est ça le maire c'est celui qui règle les problèmes et donc vous ne pouvez pas imaginer je prends une autre métaphore imaginer qu'il y a eu des élections municipales en 1942 et on demanderait à De Gaulle est-ce que vous allez présenter des listes France Libre dans les mairies mais non parce que c'est pas le sujet vous comprenez donc c'est pour ça que nous en plus il y a la gestapo ça va être compliqué donc c'est pas le sujet donc nous on se concentre sur les municipales sur les parrainages monsieur alors le sujet fondamental c'est l'élection présidentielle de 2027 parce que je pense qu'elle va avoir vraiment un rôle tout à fait décisif c'est-à-dire que si d'abord il faut espérer qu'elle va se tenir et se tenir dans de bonnes conditions parce que lorsque je vois que monsieur Jean-Noël Barraud explique que pour 2027 il va falloir mettre ou pas les réseaux sociaux c'est l'expression qu'il a tenue parce que si j'ai bien compris le discours que je tiens c'est forcément que j'ai des valoches de Poutine et de Xi Jinping qui me finance pour être financé par l'étranger monsieur Assino bien sûr on sait que non normalement si vous voulez si vous tenez un des propos qui sont contraires à le doxa dominante c'est forcément qu'il y a des ingérences étrangères regardez ce qui s'est passé en Roumanie avec Georges Céscou Georges Céscou qui était d'ailleurs je le signale qui est un haut fonctionnaire roumain qui avait été ambassadeur de Roumanie aux Nations Unies qui tient un discours qui est assez proche de celui que je tiens il était donné à 1% dans les sondages quelques 2-3 mois avant l'élection présidentielle il a terminé premier à 22% au premier tour je le signale ici pour tous ceux qui pensent que je n'arriverai à rien je pense que la France elle est grosse comme on dit d'une vache qui est grosse d'un enfantement elle est grosse de très gros de très gros problèmes politiques majeurs et donc si d'aventure j'espère que si d'aventure on avait une forte croissance notamment grâce aux réseaux sociaux regardez ce qui s'est passé en Roumanie Georges Céscou on a dit c'était les Russes qui avaient agi sur TikTok ce qui était absolument faux ça a été en fait une ingérence française en Roumanie dénoncée récemment d'ailleurs par les Américains vous avez vu que c'est pas le champ des représentants une commission qui a dénoncé les ingérences des pays européens à l'intérieur de l'Union Européenne ce qui s'est passé en Roumanie est absolument scandaleux donc moi ce que j'espère c'est que l'élection présidentielle de 2027 qui va avoir un rôle vraiment décisif va être tenue dans des conditions qui sont à peu près correctes c'est mal parti puisque d'ores et déjà je suis totalement invisibilisé dans les grands médias merci de m'inviter
je vous en prie avec plaisir là je s'affuse alors excusez-moi je vais rester sur la thématique présidentielle si vous voulez bien Charles je suis vraiment prêt de m'excuser ce qui vous a manqué la première fois que je vous ai rencontré c'était au lendemain des élections présidentielles de 2022 et malheureusement pour vous vous n'aviez pas eu vos parrainages mais je les avais en 2010 et vous aviez en 2017 mais vous n'aviez pas eu en 2022 la question la problématique va se reposer pour 2027 c'est sûr comment allez-vous vous y prendre pour essayer
vous voulez quoi aussi vous voulez que je vous donne mes coordonnées bancaires et compagnie non je ne vais pas vous dire tout mais évidemment
en tout cas vous l'avez en tête évidemment
il faut bien comprendre que le système actuel de la présidentielle française il est assez dément il repose sur des parrainages qui ne sont en fait déjà les gens ne comprennent pas ce que c'est en fait le terme exact c'est présentation d'un candidat c'est-à-dire que le conseil constitutionnel il l'émet ça arrive 5 ou 6 semaines 6 semaines je crois avant le premier tour de l'élection il envoie à chaque détenteur du pouvoir de parrainage un papier comme ça bordé bleu blanc rouge un papier épais les maires je crois il y a 42 000 personnes en gros qui ont le pouvoir de parrainage en France c'est-à-dire ce sont les députés les sénateurs les eurodéputés les conseillers régionaux les conseillers départementaux et les maires plus un certain nombre de cas particuliers voilà c'est ça en fait les gens qui ont le pouvoir de parrainage sur ces 32 000 personnes sur ces 42 000 personnes vous avez 34 000 maires donc le gros c'est quand même les autres voilà c'est comme ça et sur ces 42 000 personnes en 2022 il n'y en a plus que 13 500 qui exercent leur pouvoir parce que grâce à M.
Jospin puis à M.
Hollande ça s'est fait en deux temps désormais les parrainages sont rendus publics ce qui fait que dans beaucoup de petits villages tout ça s'est fait délibérément pour intimider les maires de petits villages qui ne parrainent pas des gens inappropriés c'est-à-dire que je rappelle que l'élection présidentielle au suffrage universel a été inventée par De Gaulle a été proposée par De Gaulle en 1962 par référendum il a été inventé par De Gaulle pour permettre aux Français de court-circuiter les partis politiques dans la pensée gaullienne les partis politiques le régime des partis c'est ça qui avait mené au désastre de 1940 à la fin de la Troisième République au désastre de 1958 à la fin de la Quatrième République et donc il fallait permettre aux Français de se saisir de l'élection présidentielle pour court-circuiter les partis politiques depuis lors tous les partis n'ont pas arrêté d'essayer de récupérer à leur profit cette élection par toute une série de processus notamment les parrainages les parrainages de Gaulle n'en voulaient pas il avait transigé en 1965 sur 100 parrainages et puis sous Giscard on est passé à 500 500 ça devient très très lourd et aujourd'hui on est dans un système c'est que les maires on revient sur les municipales vous savez que au moment où les Français élisent leur maire dans les petits villages ils élisent le maire c'est souvent ça fait 4, 5, 6 mandats qu'il est là c'est parfois des dynasties de maires c'est le fils du maire précédent etc ça donne une prime extraordinaire aux partis installés en particulier LR ex-UMP ex-RPR qui garde une assise qui garde un fonds de commerce si j'ose dire local et pareil pour le parti socialiste qui est le lointain successeur du parti socialiste du congrès des pieds de 71 ça fait donc qu'on a cette situation inouïe où en 2022 les partis que je viens de nommer ils essaient de siphonner le maximum de parrainages à leur profit ce qui est contraire totalement à l'esprit puisqu'il ne s'agit pas d'empêcher les autres il s'agit de donner une validation ça devrait d'ailleurs être interdit d'avoir plus de 800 parrainages mais pas du tout les autres dans la mesure où maintenant il y a plus de 13 000 personnes qui acceptent de parrainer si vous avez des partis qui siphonnent le maximum de milliers de parrainages à leur profit elle ne reste plus pour les autres on a eu en 2022 madame madame Hidalgo qui a fait le brillant résultat que vous connaissez 1,7 mais elle a eu je ne sais pas 1800 ou 2000 parrainages parce qu'elle bénéficiait de l'ancrage local de l'assise du PS madame Pécresse qui a fait ce score mirobolant de 4,6 ou 4,7 pareil à L2 elles avaient plus de 4000 parrainages elles ont fait à L2 le même score que Zemmour qui lui a eu les pires difficultés pour avoir les parrainages voilà un petit peu le système dans lequel on est aujourd'hui alors les journalistes ne font pas du tout leur métier aujourd'hui tous les jours on apprend tiens il y a un tel qui est candidat alors c'est Dominique de Villepin c'est Philippe de Villiers c'est François Ruffin c'est Delphine Bateau c'est Patrick Sébastien c'est Francis là mais je peux vous dire qu'aucune des personnes que je viens de citer ne sera candidate parce qu'elles n'auront pas les 500 parrainages et c'est en fait
les quelques parrainages qu'ils auront ce seront
alors les parrainages vous avez ceux qui les ont immédiatement c'est à dire ceux qui ont en interne les parrainages la nouveauté de 2027 c'est que le Rassemblement National maintenant en interne il a les 500 parrainages entre les députés les sénateurs les conseillers départementaux il les a donc que ce soit Mme Le Pen ou que ce soit et ça sera très probablement Bardella il aura ses parrainages le président de LR a ses parrainages c'est pour ça que Retaillot il ne veut pas de primaire parce que lui c'est cette fois-ci ou jamais et il est le président de LR donc il a ses parrainages Lysnard il a un tout petit parti il s'appelle Nouvelle Énergie mais il est à la tête de l'association des maires de France donc il est à la tête il est bien placé il est bien placé pour avoir les parrainages donc il les aura très probablement Édouard Philippe en interne il devrait les avoir Gabriel Attal en interne par renaissance les avoir donc ça va faire beaucoup de monde à droite si tout le monde je parle uniquement de ceux qui sont sûrs de les avoir et à gauche sont sûrs de les avoir vous avez donc là il y en a 5 vous avez Mélenchon LFI qui est sûr de les avoir le PCF parce que là aussi c'est comme ils ont des élus locaux le PCF donc le PCF Roussel les aura l'EPS est sûr de les avoir et l'EELV est sûr de les avoir mais peut-être qu'ils feront une fonction puisqu'il était question donc vous avez déjà 9 9 personnes qui seront en place non si vous regardez un petit peu l'historique si vous réfléchissez si vous faites des simulations mathématiques en gros on peut avoir 11 à 12 ou 13 candidats maximum en vrai moi quand en 2017 on était 11 en 2022 ils en étaient 12 ça veut donc dire qu'il y aura à part les 9 que je viens de citer il y en aura 2 ou 3 en plus voilà c'est tout et donc ce sont des gens qui alors qui il y a madame Nathalie Arthaud qui cherche ses parrainages donc elle sera eux ils ont une très longue expérience lutte ouvrière c'est très très particulier il faudrait faire une émission spéciale lutte ouvrière parce que c'est vraiment intéressant je rappelle que le traité de Maastricht c'est lutte ouvrière qui l'a fait passer puisque madame Laguillet s'est abstenue si elle avait appelé à voter non il n'y avait pas de traité de Maastricht il n'y avait pas d'euros il n'y avait pas le démantèlement de tout le droit social des Français etc.
c'est très très fort lutte ouvrière donc il y aura lutte ouvrière et alors il reste est-ce que Dupont-Aignan ira est-ce qu'il va y aller actuellement il ment sur tous les plateaux de télévision où il est invité en disant qu'il les a déjà c'est faux puis personne ne les a puisque le formulaire il est envoyé au mois de février 2027 actuellement on cherche éventuellement des promesses de parrainage quand on fait partie de ce qu'on appelle les petits candidats donc je suis un petit candidat mais bon et est-ce que Francis pardon pas Francis est-ce que Jean Lassalle pardon est-ce que je le confonds un peu parce que maintenant Jean Lassalle vous savez faire des one man show mais est-ce que Jean Lassalle ira mais pour les autres je suis désolé les journalistes ne font pas leur métier ou plus exactement ils le font très bien puis excusez-moi je vais me taire après non non mais je vais me taire non non mais il faut que les gens comprennent ce que je dis c'est vraiment il n'y a que moi qui peut dire c'est le dessous des cas vous savez ce qui s'est passé en 2017 en 2017 la stratégie c'était surtout pas ce qu'ils n'ont jamais jamais pourquoi parce que je propose non seulement le flexible mais je propose de rétablir le contrôle des mouvements de capitaux c'est fondamental c'est-à-dire que je propose de casser ce qui est à l'origine des délocalisations industrielles je propose de casser ce qui est à l'origine des fortunes mirobolantes de Bolloré si Bolloré il achète des médias c'est que justement il ne faut jamais revenir là-dessus et si en ce moment sur la sphère Bolloré on met en avant Philippe de Villiers parce que et une autre pour la municipale c'est que Mme de Villiers ne propose jamais le Frexit quoique M.
de Villiers depuis trois semaines il y a la claironne qui veut le Frexit mais ce qui est absolument faux il ne le paraît d'ailleurs s'il l'avait voulu en 2017 il aurait dû appeler à voter pour moi plutôt que pour Macron bon donc Philippe de Villiers il est là c'est un leurre en réalité l'un des grands secrets de la politique française c'est qu'on ne doit pas donner la parole à quelqu'un qui propose la sortie de l'Union Européenne a fortiori s'il propose profitant de la sortie de l'UE de rétablir le contrôle des mouvements de capitaux parce que c'est à l'origine des fortunes exponentielles des milliardaires qui ont mis la main sur les médias il est là là c'est le cœur même du problème de la France donc en 2017 pendant toute l'année 2016 les grands médias ont donné la parole à Montebourg je ne sais pas si vous vous rappelez il a eu 5% du temps de parole et c'était le souverainiste et si et ça ils voulaient réindustrialiser on est au cœur de notre sujet moi je voyais des journalistes en 2016 je me disais mais attendez Montebourg on est sur le terrain nous on cherche des parrainages ils ne les cherchent pas il ne sera pas candidat ah oui mais non mais nous bon très bien ils avaient ordre de donner la parole à Montebourg résultat et moi jamais résultat quand on est arrivé qu'il y a eu la liste publiée par le Conseil constitutionnel Montebourg il avait 20 parrainages et moi j'en ai eu 587 bon j'ai eu droit donc à 4 semaines pour me faire connaître et encore j'ai eu droit à 0,8% du temps de parole alors qu'il y avait 11 candidats et que l'égalité aurait dû me donner 9% du temps de parole j'ai eu droit à 0,8% et Macron a eu 25% du temps de parole c'est comme ça qu'on manipule l'élection présidentielle en France et pour 2027 là je fais du divulgachage c'est le mot québécois pour spoiling en France aujourd'hui c'est pareil c'est que pour 2026 on va nous mettre en avant Mme Cnafot M.
De Villiers M. Si M. ça etc qui ne seront pas candidats en tout cas je ne sais pas que Mme Cnafot qui semble-t-il est en train de se débarrasser à son mari pour les présidentielles on ne sait pas mais en attendant toutes ces personnes-là ne veulent pas sortir de l'Union Européenne ni de l'Euro ni de l'OTAN ils ont le droit ils ont parfaitement le droit mais qu'il y a une espèce de brouillard qui est fait pour que jamais au grand jamais il y a un nom qui ne doit jamais être prononcé
c'est M. François Asselineau
voilà j'ai reçu récemment une journaliste d'un des très grands médias français qui voulait me voir j'ai dit pardon j'ai cru que ça tout était arrivé c'était il y a quelques jours non ?
parce que je pense avoir vu les politiques sur vos réseaux sociaux l'invitation non non j'en ai pas parlé j'en ai parlé avec Aude Lancevin hier soir mais j'ai cru je n'en revenais pas je me suis dit qu'est-ce qu'on va me proposer donc je suis allé brûler un siège à Saint-Rita la patronne des causes désespérées et en fait elle m'a dit donc je ne sais pas ni la personne ni le média mais c'est un très grand média elle m'a dit ils avaient une réunion de direction pour justement la préparation de la résidentielle ils savent très bien qui je suis ils savent très bien ce que je fais et donc vérifier que j'étais bien candidat et c'est ça voilà et je dis mais alors et puis et puis c'est tout c'est-à-dire que je ne serais pas invité avec avant avant le conseil constitutionnel alors la meilleure preuve que tout ça est absolument scandaleux qu'on n'est absolument pas en démocratie c'est qu'en fait on me baillonne alors Mme Le Pen a fait une déclaration vous l'avez vu c'était avant-hier elle a dit que le 7 juillet il va y avoir la décision de la cour d'appel la concernant et elle a dit que si le 7 juillet il ait confirmé les réquisitions du parquet pour la cour d'appel c'est-à-dire qu'elle est condamnée à porter un bracelet électronique et surtout qu'elle est inéligible elle ne sera pas candidate et si elle est inéligible alors ce qu'il pourrait faire c'est déclarer une inéligibilité de deux ans auquel cas elle redeviendrait éligible au mois de janvier 2027 et elle a dit que ça serait trop tard pour faire une campagne et tout le monde dit oui tout à fait c'est trop tard donc Mme Le Pen considère que si elle pouvait faire une campagne à partir de janvier ça serait trop tard pour le mois d'avril alors que tout le monde la connaît mais Asselineau qui est encore très très largement inconnue nous c'est très bien que j'ai le droit qu'à trois semaines pour faire campagne vous voyez comment ça marche la démocratie en France et ça c'est vraiment fondamental ce qu'il faut bien comprendre c'est que les gens qui vont dire moi je vote utile parce que je vote Bardella ou je vote utile parce que je vote je ne sais pas quoi Retailleau en fait ils votent utile c'est ce que souhaitent les milliardaires qui ont mis la main sur les grands médias français et pas seulement les milliardaires disons la caste européiste qui est en train de détruire notre pays voilà il fallait que ce soit dit
c'est dit merci de me l'avoir dit je vous en prie monsieur Asselineau on arrive à toute fin de cette ah bah non on peut donner un peu la parole à Charles évidemment toute fin ne veut pas dire la fin Charles un mot alors sur sur ce que vous voulez on dit sur moi j'avais une question à vous poser Charles autant effectivement monsieur Asselineau est un animal politique plus pour les présidentielles on comprend qu'effectivement même si ça n'a rien à voir avec cette anecdote sur les crottes de chien mais vous les municipales c'est pas quelque chose que vous avez tenté ou qui vous tenterait ?
moi j'y suis au municipal ah bah voilà vous me présentez dans ma petite ville de Bernay en Normandie dans l'heure
et vous êtes candidat tête de liste ? non
je suis en troisième position ah ok avec étiquette sans étiquette ? sans étiquette
ok
et le maire est sympathique ?
le maire est très sympathique et puis ce sera ce sera ce sera un bon gestionnaire et monsieur Asselineau nous verrons pour votre parrainage vous serez obligés de venir boire un coup de cidre et un petit poulet à la Normande et bah écoutez sur ces bonnes paroles messieurs si je puis me permettre on va s'arrêter là parce que ça fait 1h20 et je sais que vous avez quelque chose à faire dans pas longtemps un mot quand même Charles celui que vous voulez sur le sujet que vous voulez il y a tellement de dossiers qu'on n'a pas eu j'aurais mis qu'on rebondit sur Epstein mais je ne veux pas vous lancer messieurs là-dessus quand même on ne vous lance pas on reviendra sur Epstein ce qu'a dit monsieur Asselineau sur évidemment la liberté de parole le fait qu'il y ait un véritable pluralisme politique débattre ce n'est pas que débattre avec des gens avec qui on est d'accord et donc le véritable pluralisme politique c'est que nous devrions donner la parole effectivement à des gens qui sont pour l'Europe ça il n'y a pas de problème on doit donner la parole à des gens qui sont contre l'Union Européenne telle qu'elle est conçue aujourd'hui on doit également donner la parole sans tout de suite invectiver en disant vous êtes pro-Russe vous êtes pro-Poutine à des gens qui ont un discours beaucoup plus nuancé sur la réalité du conflit ukrainien ou sur la géopolitique au sein même de l'Europe je le rappelle quand même c'est tout de même édifiant qu'il a été démontré que le Nord Stream a été sauté non pas par Poutine mais par les ukrainiens eux-mêmes donc si vous voulez à un moment donné il faut quand même dire les choses telles qu'elles sont nous avons un problème de pluralisme sur l'expression de pensées différentes et ça sur tous les sujets aujourd'hui vous ne pouvez pas parler de l'immigration sans que ce soit tout de suite mis ou estampillé fasciste donc tout ça c'est un véritable problème François a parlé tout à l'heure des ingérences sur les réseaux sociaux vous devez vous rendre compte que c'est dupliqué y compris au niveau local c'est à dire que nous nous avons eu sur notre liste l'encontre de notre liste une attaque de follower bombing où on nous a balancé des faux followers envoyés de Chine pour après nous accuser d'acheter des votes pour après nous retrouver avec une dénonciation auprès du procureur de la République soi-disant pour des choses des irrégularités évidemment on n'a pas le droit d'acheter les votes vous imaginez bien quand vous vous présentez à Bernay un électeur chinois ça a à peu près pas beaucoup de sens comme disait François tout à l'heure l'essentiel c'est comment on gère les crottes de chien comment on gère les bouchons comment on gère le stationnement les problématiques qui sont vraiment locales et qui concernent les gens plus près donc ce sont des méthodes qui sont déclinées à tous les niveaux nous avons un véritable problème à la fois de pluralisme sur différentes thématiques fondamentales et nous avons un problème d'exercice même de la démocratie je vous passe les pressions qui sont à m'effectuer sur des candidats Monsieur c'est le mot de la fin
Monsieur Asselineau Oui je suis d'accord avec ce qu'il vient dire le problème du pluralisme il n'a pas dit mais il est essentiel les gens qui veulent sortir de l'Union Européenne ça c'est interdit alors que d'après les instituts de sondage il y a entre 35 et 50% des français qui le voudraient et même je rappelle que Macron lorsqu'il avait été en 2018 il va au Royaume-Uni il a été élu en 2017 il va au Royaume-Uni en janvier il a été interrogé par la BBC et s'il y avait un référendum sur le Frexit en France qu'est-ce qui se passerait et Macron a dit probablement les partisans du Frexit l'emporteraient depuis la vidéo a été extrêmement difficile à trouver nous on en a gardé un exemplaire mais Macron lui-même a reconnu ça or si vous regardez la parole qui est autorisée sur les médias mainstream les 12 médias suivis par le CSA devenu l'ARCOM la parole donnée aux gens qui sont en faveur du Frexit est égale à peu près à 0,0% et on saisit l'ARCOM et circuler il n'y a rien à voir on saisit ensuite le Conseil d'État les gens de l'ARCOM venant du Conseil d'État tout le monde se connaît le Conseil d'État circuler il n'y a rien à voir on est dans une dictature totalitaire européiste c'est à dire que ceux qui sont contre l'idée de faire disparaître un État qui a 1500 ans d'âge comme l'a dit Charles de toute façon tout à l'heure en détruisant tout ce qu'a été la France dans un État continent qui en fait est au service d'une espèce d'Europe germano-américaine ceux qui sont contre n'ont plus le droit à la parole et on appelle ça la démocratie française
exactement si vous voulez retrouver ce que viennent de dire M. Asselineau et Charles Sanna BFM BFM 22 janvier 2018 pour Macron la France aurait probablement voté pour une sortie de l'Union Européenne en cas de vote sur le...
Vous l'avez retrouvé 22 janvier 2018
c'est 0% sur le temps de parole c'est quand même inouï Messieurs merci beaucoup d'avoir été avec nous merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation merci beaucoup d'avoir accepté de débattre et de parler l'un en face de l'autre François Asselineau président de l'UPR Charles Sanna éditorialiste et fondateur du site anciennement insolentiae.com désormais le grenier de l'écho plus facile à dire qu'insolentiae.com ah le latin il ne faut pas l'oublier non plus il ne faut pas l'oublier merci beaucoup d'avoir été avec nous à très bientôt et à très bientôt sur Téléfinance au revoir
François Asselineau