Bruno Retailleau, invité du JT de 20H d'Anne-Claire Coudray|TF1 INFO
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Bonsoir Bruno Retaillot. Bonsoir Annecloudré. Alors vous êtes ministre de l'intérieur mais depuis quelques minutes, vous êtes aussi le nouveau président du parti Les Républicains. Les 120000 adhérents se sont exprimés ce weekend et ils vous ont largement désigné avec un taux de 74 % face à Laurent Voquier. Il y a un an, Brenau Rota votre partie a failli disparaître après le séisme du départ d'Éric Ric Sioti chez Marine Le Pen. Est-ce que vous avez réglé les querelles de famille une bonne fois pour toutes ? Écoutez, en tout cas, c'est une étape étape importante et vous savez la plus grande fierté de ma campagne, de cette campagne, c'est que je voulais faire revenir à nous des gens qui nous avaient quittés et ils sont revenus. Donc ce que l'on peut faire avec des militants, je
suis sûr que demain dans une autre étape, on pourra le faire avec des électeurs que la droite trop souvent malheureusement a déçu. Déçu parce que la droite n'a pas tenu ses engagements. Et je pense que précisément, on pourra les faire revenir à la condition qui est une ligne politique claire, qu'on arrête de s'excuser et que on travaille qu'on travaille d'arrache-pied pour proposer aux françaises, aux Français une perspective et surtout une rupture pour que demain la France puisse se relever. Justement, vous parlez de ligne politique, on va écouter votre concurrent euh votre concurrent euh Laurent Voquier qui s'est exprimé, il vous félicite mais il vous met aussi en garde. Écoutez, ma conviction reste la même. Il faut rassembler toute la droite
et il faut porter un procès de rupture et nous ne pourrons le faire si nous sommes dilués dans le macronisme. Bruno Rotaillot, est-ce que vous allez vous diluer dans le macronisme et d'ailleurs, est-ce que vous restez au gouvernement ? Cette question, elle est tranchée. Est-ce qu'on peut faire 74 % dans un cercle de militantisme ? C'est-à-dire ce sont nos adhérents qui ont tranché à 75 %. La question, je considère que si il ne voulait pas que je sois au gouvernement, alors ça aurait été un desésaveux. Laurent a fait largement sa campagne sur ce sujet-là. Vous savez un mot, si nous sommes au gouvernement aujourd'hui, c'était simplement pour éviter le pire. Parce que si on avait dit non collégialement d'ailleurs notre famille politique au président de la
République, il n'aurait pas eu d'autre choix que de donner les clés du gouvernement de la France à la gauche mélanchonisé. Et le pire, c'est une France au bord du chaos que nous aurions trouvé il y a quelques mois. Donc oui, on n pas les mains libres puisque on n pas de majorité au parlement mais moi je me bats, j'essaie d'être utile. J'ai pris un certain nombre d'orientations que la droite aurait rêvé prendre il y a bien longtemps. On a pris désormais des circulaires pour rendre plus difficile la régularisation, la naturalisation. J'assume le terme d'assimilation pour ceux qui veulent entrer dans la communauté nationale et cetera et on a déjà des résultats. Alors, vous allez rester au gouvernement mais est-ce que cette victoire fait de vous le candidat
naturel de votre parti pour 2027 ? J'ai cessé de répondre pendant toute la campagne que on pouvait pas se projeter sur les présidentiels aujourd'hui. Pourquoi ? D'abord parce qu'il y a les municipales et moi demain, je veux que on puisse faire se lever en France une vague bleue. J'ai senti qu'on avait fait se lever déjà une sorte de fierté. Beaucoup beaucoup de nos électeurs qui nous avaient quittés ont retrouvé cette fierté d'être de droite. Euh, on a pu leur parler et on était crédible. Et puis il y a aussi un autre point qui est fondamental, c'est de travailler. Moi, ce que je veux, c'est que on puisse rebâtir des nouvelles propositions pour les Françaises, pour les Français. Moi, je veux porter euh les aspirations de cette France, la France des honnêtes
gens. Voyez plus, vous avez tout de même vous avez tout de même beaucoup régressé ces dernières élections au niveau de votre parti. Édouard Philippe a appelé ce weekend, c'était hier à Marseille, à la création d'un grand bloc républicain et démocrate. Est-ce que face à la force du Rassemblement national qui lui augmente dans les élections, vous n'aurez guère le choix, il faudra trouver des alliés. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette ligne ? Écoutez, moi je n'ai jamais cru aux accords d'appareil. Moi je pense que la vie politique ce qui la structure précisément ce sont les convictions. Et si on impose une ligne claire prêt à rejoindre d'autres familles politiques. Non mais moi je veux travailler parce que je pense que notre famille politique euh elle est euh à même aujourd'hui de
porter notre projet pour la présidentielle et je serai un artisan justement de ce succès, en tout cas de ce travail. J'essayonné la France. Croyez-moi, la France, elle ne penche pas à gauche, elle penche à droite. Les Français veulent, beaucoup de Français veulent justement nos solutions, nos propositions et nous les porterons. Justement, il y a une situation qui soulligne combien les forces de l'ordre sont impuissantes ces dernières semaines, c'est la question des rodéos urbains. Hier, un gendarme a été percuté la semaine dernière, c'est un pompier qui était entre la vie et la mort. Qu'est-ce que l'on peut faire face à ces véhicules que l'on ne peut concrètement pas arrêter de la veu des forces de l'ordre ? deux choses. D'abord, depuis que je suis arrivé, on a euh à Beaufa
euh on a augmenté de plus de 55 % la saisie des véhicules utilisé par ceux qui font les rodéos et dans quelques jours euh dans même 48 he j'enverrai à toutes nos forces de l'ordre une nouvelle instruction qui va leur permettre précisément de poursuivre celles et ceux qui font ces rodéos et qui mettent en vie la vie de beaucoup de français, en cause la vie de beaucoup de françaises et de français. Question sur la prison euh proposée par Gérald Arrmanin en Guyane pour les narcotrafiquants et les détenus les plus euh radicalisés. Est-ce que c'est une bonne idée de les éloigner de milliers de kilomètres de la métropole ? Excellente idée. J'applaudis à cette idée. Vous savez que ce texte narcotrafic, je l'ai préparé depuis
longtemps au Sénat. Il y a plus de 2 ans. Nous avions lancé la commission d'enquête. On a travaillé au coude à coude avec Gérald Armanin pour faire en sorte que ce fléo qui est un fléo qui est la cause racine de l'hyperviolence en France, vous savez que désormais ces criminels, ces narcotrafiquants utilisent entre guillemets des gamins, ils les recrutent comme tu ragages, ils ont 14 ans, ils ont 15 ans. Euh on le voit bien, ceux qui sont tués sont de plus en plus jeunes. Ceux qui tuent sont de plus en plus jeunes. Je vais vous dire, il faut être implacable parce que c'est désormais une menace existentielle sur la nation. comme le terrorisme. Voilà, c'est la raison pour laquelle on a emprunté beaucoup d'idées qui ont réussi pour le terrorisme, mais on va les traiter comme on a traité les
terroristes en France et on les poursuivra jusque où ils pourront se réfugier. Amra, vous savez, on l'a cherché et on on l'a récupéré, on l'a interpellé. Il était à Bucarest et l'un de on a fait plusieurs dizaines d'interpellations, l'un de ses complices, on est allé le chercher, écoutez-moi bien, en Thaïlande. Donc ça mettra à chaque fois le temps que ça mettra, mais à chaque fois on les aura, on les poursuivra et ils doivent savoir que euh malgré leur méfet et bien euh le force restera la loi. On les retrouvera où qu'ils soient, où qu'ils soi dans le monde, pas seulement en France. Merci beaucoup Bruno Rotaillot de nous avoir réservé votre première intervention après votre élection à la tête du parti les Républicains. Merci beaucoup.
Bruno Retailleau