Mélenchon avance vers la victoire !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous voyez que on joue à fond cette campagne présidentielle, ce début. Vous êtes député la France insoumise de Lesesson.
- 2:00OuverteRéponse partielle
Édouard Philippe propose que Jean-Luc Mélenchon vienne à Mayotte. Il va y aller ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Vous dites que la territorialisation du titre de séjour à Mayotte est un problème. Pouvez-vous expliquer ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Edouard Philippe va à Mayotte pour faire la propagande du Rassemblement national ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous dites qu'Edouard Philippe propose la suppression du droit du sol. Qu'en pensez-vous ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Vous dites qu'il y a deux manières de traiter Mayotte : républicaine ou fasciste. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00MélenchonFait
« On ne fait jamais la grandeur de la France en diminuant la taille de la République. »
- 10:00MélenchonFait
« Je considère que Marine Le Pen est fasciste. »
- 16:00MélenchonChiffre
« Les 500 plus grandes fortunes de France sous Emmanuel Macron ont vu leur fortune doubler. »
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Bonjour euh Antoine Léoman. Euh vous voyez que on on joue à fond cette campagne présidentielle, ce début. Vous êtes député la France insoumise de Lesesson.
Vous participez justement à cette rentrée de la France insoumise. Bon, vous avez entendu, euh, j'allais dire presque l'invitation ou la proposition d'Edouard Philippe que Jean-Luc Mélenchon vienne à Mayotte. Il va y aller.
Je ne sais pas. On va voir ce qu'on va faire dans l'agenda de la campagne, mais il est évident que nous allons couvrir l'intégralité du territoire et que ce soit Jean-Luc Mélenchon ou que ce soit l'un ou l'autre d'entre nous, nous irons probablement à un moment donné à Mayotte. Mais je veux dire à Édouard Philippe et au députés du Rassemblement national qu'il y a une demande qui est faite par les Maoré sur la question de l'immigration.
Euh c'est nous qui l'avions défendu à l'Assemblée nationale. Ce sont les députés du Rassemblement national qui s'y étaient opposés à l'exception de la députée euh Rassemblement national de Mayotte. C'est la dterritorialisation du titre de séjour.
Car il faut savoir qu'à Mayotte, il y a une exception dans la loi française qui est qu'il y a une territorialisation du titre de séjour. Autrement dit, quand un étranger reçoit un titre de séjour à Mayotte, il est bloqué à Mayotte. Il a pas le droit de sortir de Mayotte.
Autrement dit, on fait reposer cette situation sur les maorises et les Maoréis. il demande euh cette déterritorialisation du titre de séjour. Nous sommes les seuls à la défendre et ça c'est une réponse très concrète sur les questions d'immigration, c'est-à-dire une prise en charge par l'ensemble de la nation euh de la question migratoire à Mayotte qui il est vrai est très particulière.
Et puis par ailleurs, il y a une autre question, c'est la question des services publics. Enfin, je veux dire, nous avons prêché seul dans le désert sur la question de l'eau, sur la question des services publics, sur la question de l'école. Et aujourd'hui, monsieur Édouard Philippe va à Mayotte pas pour dire qu'il va faire travailler tout le monde jusqu'à 67 ans.
Ça, il va pas le dire à Mayotte. C'est pas ça qu'il va dire à Mayotte. Il va à Mayotte pour faire la propagande du Rassemblement national.
Et encore une fois, on ne combat pas le Rassemblement national en reprenant ses idées. On combat le Rassemblement national en combattant ces idées. Et voilà ce que je viens de faire en vous expliquant que sur cette question migratoire, aucun des responsables politiques de la droite n'a défendu la demande des Maoris sur la question de l'immigration.
Il faut voter la France insoumise aussi sur ce sujet-là. Antoine Léoman. dernière présidentielle si j'ai bien les les chiffres en tout cas l'ordre d'arrivée en tête au second tour Marine Le Pen est largement en tête à Mayotte et au premier tour elle est largement première suivie derrière de de de Jean-Luc Mélenchon donc là avec un Édouard Philippe j'allais dire certes vous dites qu'il va sur les terres du Rassemblement national mais il essaie aussi peut-être d'aller sur votre propre terrain euh j'en sais rien c'est c'est Édouard Philippe qui décide de son agenda de campagne Et personnellement, je m'en fiche un petit peu, voyez-vous, de l'agenda de campagne d'Edouard Philippe.
Mais euh ce que nous nous faisons, c'est que nous allons proposer un programme qui permet de répondre à l'ensemble des aspirations du peuple français. Mais je dis à Édouard Philippe, la chose suivante : on ne fait jamais la grandeur de la France en diminuant la taille de la République. Or, c'est ce qu'il est en train de faire avec ce déplacement à Mayotte en proposant la suppression du droit du sol.
La le droit du sol, la question du droit du sol, c'est une question fondamentale de l'identité républicaine de la France. C'est ce qui différencie l'idée qu'on fait une nation ethnique ou une nation politique. Nous en France, nous disons que nous avons une nation politique.
Toutes celles et ceux qui sont d'accord pour dire liberté, égalité, fraternité, bienvenue chez nous et vive la France. Mais je dis à vos téléspectatrices et à vos téléspectateurs, regardez dans votre propre histoire. Combien parmi vous ont un grand-parent, un arrière-grand-parent qui était belge, italien, portugais, malien, algérien, ce que vous voulez.
La France c'est faite et c'est construite dans sa grandeur y compris avec et par l'immigration. Ça suffit sans arrêt de mettre sur le dos des personnes immigré tous les problèmes. Oui, il y a un sujet d'immigration qui est posé à Mayotte.
C'est une question centrale. Mais on reconnaissez qu'il y a un problème sur l'archipel et queedard Philippe fait des propositions certes que que un certain nombre d'opposants et vous en premier contest mais il faut faire des choses. Vous vous voulez qu'on parle de l'effectivité de la suppression du droit du sol ? ne sert à rien.
Ça ne sert à rien. C'est juste une mesure raciste. C'est juste à ça que ça sert.
Ça sert à dire en fait le problème c'est d'avoir fait une nation politique. Ça sert juste à dire en fait le problème à la fin des fins c'est la déclaration des droits de l'homme et du citoyen qui dit que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droit. Pas les Français les hommes.
Ça veut dire que ce qui fait la grandeur de la France c'est justement d'être la patrie qui fait respecter les droits de l'homme et du citoyen. Il y a une situation particulière. Oui.
OK. D'accord. Tout le monde sera d'accord pour vous le dire.
Mais il y a deux manières de la traiter. Il y a une manière républicaine, c'est la nôtre. Et il y a la manière fasciste, c'est celle malheureusement qui a décider de reprendre Édouard Philippe.
Je suis désolé mais c'est pas comme ça que ça fonctionne si on veut faire un beau pays. Et moi ce que j'aimerais c'est que on interroge Édouard Philippe non pas sur son plan de bataille, c'est-à-dire sur l'immigration, mais qu'est-ce qu'il compte faire sur la retraite ? 67 ans.
Est-ce qu'il veut augmenter les salaires ? Est-ce qu'il veut mettre en place des services publics qui sont à la hauteur de des promesses de la République à Mayotte ou pas ? C'est ça les vraies questions qui sont posées au maor et au maor et au mois doute, je ne sais pas si j'ai bien entendu ce que vous avez dit.
Édouard Philippe fasciste. Non, j'ai dit qu'il allait sur le terrain du et il faut pas résumer les choses à ça que je vous demande peut-être de répéter clairement ce Non, je vous ai dit il y a deux manières de répondre. Il y a une manière républicaine et il y a une manière fasciste.
Pardon mais moi je considère que Marine Le Pen est fasciste. Donc si Édouard Philippe reprend des mesures qui sont issues du programme des fascistes, ça ne va pas dans la bonne direction. Vous êtes d'accord avec ça ou pas ?
Moi en tout cas je pense que il y a un problème quand on est en train, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, on fait jamais la grandeur de la France en diminuant la taille de la République. Donc ce qui fait je pense les meilleures choses pour notre pays, c'est la question de l'augmentation des salaires et notamment du SMIC. C'est la question de la retraite, non pas à 67 ans comme le propose Édouard Philippe, mais à 60 ans.
C'est la question de la 6e République et justement de euh la place des outresemes dans cette 6e République. Ça c'est des vraies questions, c'est des questions centrales. La question des Maoris, c'est l'accès à l'éducation, à l'école publique, c'est l'accès à la santé, c'est la question des maladies qui sont posées, y compris avec les maladies associées au moustiques.
Ça c'est des questions qui sont centrales dans la vie des maores et des maoris. Oui, il y a aussi des questions de sécurité et d'immigration qui sont posées spécifiquement à Mayotte, mais en allant à Mayotte, en prenant le thème de l'immigration, ce que essaie de faire Édouard Philippe, c'est pas seulement de parler à Mayotte, c'est d'envoyer un signal à l'ensemble euh de du territoire national en disant "Bon ben voilà, moi je suis comme le Rassemblement national sur les questions d'immigration, passez pas à la hauteur du débat." On a effectivement vu, vous répondez à Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon le fera je le rappelle, à 13h dans le journal de TF1 interrogé par Audre Crespoara.
On a un économiste en plateau avec nous, Antoine Léoman Alexandre Catèb. Il y a eu cette proposition, cette déclaration. Alors, j'allais dire elle est pas nouvelle puisque Jean-Luc Mélenchon l'a déjà mise sur la table il y a de cela quelques mois voire quelques années sur mettre la dette au frigo.
Alors, certains se disent bah dans coup de baguette magique, est-ce qu'on pourrait effacer un pourcentage de cette dette ? Votre réponse et puis en plateau Alexandre Catb. Bien sûr qu'on peut.
Et euh il y a même aujourd'hui une tribune qui est signée euh par une cinquantaine d'économistes dans l'OPS pour dire que c'est une bonne mesure et que précisément ça permettrait de faire baisser le poids de la dette dans notre pays. Mais euh je dis tout de suite et ben on fait ça dans une négociation et dans un affrontement avec les règles actuelles de l'Union européenne et en essayant de rassembler sur le continent européen et à l'intérieur de l'Union européenne sur cette position là. Ça c'est une position qui pourrait être extrêmement utile pour de nombreux pays qui sont dans la même situation que nous.
Et c'est un rapport de force à mener au niveau européen bien sûr, mais dans ce rapport de force, nous avons la possibilité si jamais euh nous changeons le pouvoir en l'année prochaine en en mai 2027, nous avons la possibilité, nous d'essayer d'entraîner le reste des responsables politiques européens sur cette positionlà. Alexandre Catb, économiste, faisable, possible euh utopie, sa coince. Donc ça dépend de ce qu'on met derrière en fait.
Évidemment, on est dans un cadre monétaire aujourd'hui intégré dans le cadre européen, dans l'euro et on peut pas prendre des mesures unilatérales qui n'engageraient pas le reste de nos partenaires. Premièrement, il y a le principe d'indépendance de de la banque centrale. Donc, on peut pas toucher à l'indépendance de la Banque centrale européenne et lui imposer des dictats politiques.
Ça, je crois que c'est très clair. Il faut que ça soit maintenu. Deuxièmement, sur le fait que la la banque centrale puisse avoir une action sur les taux d'intérêt.
Ça ça s'est déjà fait, ça s'est déjà vu lors des crises précédentes en 2008 et en 2020 puisque la Banque centrale européenne a acheté massivement des titres d'état et c'est grâce à cette action que elle a permis de réduire la la pression sur le budget et la pression sur l'endettement. Mais elle peut pas aller jusqu'au point où elle effacerait complètement cette cette dette en euros. Donc la dette des différents gouvernements qu'elle détient parce que cela ça se traduirait par des pertes comptables pour la Banque centrale européenne elle-même qu'il faudrait renflouer et deuxièmement ça ça se traduirait par une perte de crédibilité de l'euro au niveau international avec toutes les conséquences qu'on peut imaginer.
Antoine Léumand. Bien sûr, c'est précisément pour ça qu'on parle de gel de la dette, c'est-à-dire euh de faire quand Jean-Luc Mélenchon dit euh la mettre au frigo, c'est-à-dire euh échelonner le remboursement et dire qu'on rembourse cette partie-là de la dette. Plus tardivement, la Banque centrale européenne est pas censée être une institution qui va disparaître du jour au lendemain.
Et on voit bien que sur ces sujets de dette publique, c'est un enjeu. Mais je le dis en particulier, c'est un enjeu car souvent la question de la dette est utilisée pour réduire les droits sociaux. On va dire, il faut travailler davantage.
D'ailleurs, c'est ce que dit Édouard Philippe, hein, pour continuer le le cheminement là-dessus et dit "Ah bah, on peut pas, il y a plus d'argent, il va falloir travailler jusqu'à 67 ans." Pardon, mais il y a une autre manière à la fois de répondre à la question de la retraite et de la dette, c'est d'augmenter les salaires, d'augmenter le SMIC et avec l'augmentation du SMIC de de provoquer une augmentation générale des salaires. Parce que généralement tous ceux qui sont entre euh le l'ancien SMIC et le nouveau disent "Bah attendez, moi j'ai été payé plus que le SMIC, maintenant je suis au niveau du SMIC, je demande des augmentations de salaires." En général, quand on augmente les salaires les plus bas, ça provoque une augmentation générale des salaires.
Mais attendez, c'est pas fini. Ça renflou les caisses de l'État. Parce qu'en augmentant le salaire brut, ce qui se passe c'est que la part du salaire qui va euh dans les finances publiques et bien euh finance le système social, que ça soit la sécurité sociale, le système de retraite, l'assurance chômage ou bien euh les caisses de l'État lui-même.
Et puis par ailleurs sur cette question de la dette, il est temps d'aller chercher l'argent dans les poches de ceux qui en ont beaucoup car dans les dernières années, les 500 plus grandes fortunes de France sous Emmanuel Macron ont vu leur fortune doubler. Je pense que si on interrogeait vos téléspectatrices et téléspectateurs, ils ne sont pas dans cette situation là. La fortune des Françaises et des Français n'a pas doublé seulement celle des 500 plus grandes fortunes.
Il est temps qu'il mette la main à la poche. Je crois je pense que dans un pays qui a proclamé l'égalité devant l'impôt, il faut que ceux qui ont le plus participent davantage. Ça sera effectivement un un un sujet apre de cette campagne.
Juste deux dernières questions Antoine Léoman et un mot si possible pour pour chacune. Vous allez voir qu'est-ce que vous dites à Marine Tondelier en un mot aujourd'hui, vu que vous avez accueilli notamment Cyel Châtelin, la patronne des verrs et Marine Tondelier qui tient aussi ses universités de rentrée. Vous lui dites quoi ?
Viens, viens, viens nous aider. et et à Monique Barbu, la ministre et c'était très bien et la ministre de la transition écologique Monique Barbu qui avait loué, j'allais dire les propositions, le programme écologique en tout cas que c'était un une matière travaillée par Jean-Luc Mélenchon dans le journal Libération euh invitation par Manuel Bompart. Elle a dit non, vous lui dites quoi déjà ?
Je lui dis euh merci d'avoir dit que nous avions intégré l'écologie dans notre programme et je dis aujourd'hui l'écologie la première force écologique de France c'est la France insoumise c'est la candidature de Jean-Luc Mélenchon et vous pouvez la rejoindre en signant sur mélancon 2027.fr. Bah voilà, c'est dit.
Merci beaucoup Antoine Léoman, député la France insoumise deesson d'avoir été avec
Antoine Léaument