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InterviewRMC — Apolline Matin (sur Podcast)· 26 août 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesÉducation & rechercheSécuritéJustice

Apolline Matin du 26 août - 8h/9h

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 37 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 8:45OuverteRéponse directe

    Vous nous appelez parce que vous vouliez réagir à ces propositions sur la taxation des héritages ?

  • 9:15OuverteRéponse directe

    Comment ça s'est passé ?

  • 9:44ComplaisanteRéponse directe

    Vous avez fait un vrai débat politique avec votre notaire.

  • 10:18FerméeRéponse partielle

    Est-ce qu'on pourrait taxer dès le premier euro ?

  • 11:03ComplaisanteRéponse directe

    Vous avez raison dans ce que vous dites, Didier. Parce que quand on pense au modèle social...

  • 11:24OuverteRéponse directe

    Le sujet, c'est est-ce que des gens vont être obligés de vendre des entreprises pour payer ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurFait
    « Le ministre a promis que tout serait remis sur pied dans les prochaines heures »
  • 2:13InvitéFait
    « On ne peut pas finaliser les emplois du temps des professeurs. »
  • 2:35InvitéChiffre
    « Les pompiers assurent, chiffre à l'appui, qu'il y a toujours eu plus de moyens au Porsche qu'à Leiche durant les 48 premières heures de ce feu qui a finalement ravagé 42 000 hectares. »
  • 3:11InvitéChiffre
    « Le préjudice s'élève aux alentours de 20 000 euros »
  • 5:45InvitéChiffre
    « Depuis plus d'un an, l'agence de sécurité du médicament a reçu 500 signalements »
  • 6:37PrésentateurChiffre
    « Plus de 33 000 d'entre eux ont perdu leur emploi au premier semestre. C'est 7% de plus que l'an dernier »
  • 23:37InvitéChiffre
    « 8% de taux de chômage. »
  • 23:43InvitéFait
    « Un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid, ni début de la guerre en Ukraine. »
  • 23:49InvitéFait
    « Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024 »
  • 26:43PrésentateurChiffre
    « Pire. 1300 milliards d'euros de dettes. »
  • 27:17InvitéChiffre
    « Les taux d'intérêt explosent. 3,9, 4, 4,1%. Peut-être bientôt 4,5, voire 5% de taux d'intérêt. »
  • 31:43InvitéFait
    « Un vrai sujet sur les héritages, c'est les classes moyennes qui payent trop de droits de succession. »
  • 38:10PrésentateurFait
    « Gabriel Attal le dit, par exemple, il faut que le travail paye. »
  • 38:50InvitéFait
    « J'ai proposé une réforme totale de l'organisation du pays. »
  • 38:58InvitéPromesse
    « 10 ministres, pas un de plus, la réduction du nombre de parlementaires, la suppression du 49-3. »
  • 42:35InvitéFait
    « La réforme de la fiscalité, l'allègement de la fiscalité sur les entreprises, la manière dont on a protégé face au Covid, la relance de l'apprentissage, la création d'emplois, la réindustrialisation que j'ai portée pendant sept ans qui a donné des résultats. »
  • 42:57InvitéFait
    « Ce qui a manqué, c'est qu'on n'a pas transformé la structure. »
  • 43:20InvitéFait
    « Si vous continuez autant de fric à la fin du mois, si bien qu'ils n'arrivent pas à s'y retrouver. »

Temps de parole

  • Présentateur47 %
  • Invité39 %
  • Invité 26 %
  • Invité 32 %

≈ 5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC. 8h passé de 1 minute, très belle journée à l'écoute RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Victor Pochet, bonjour Victor. Bonjour Apolline et bonjour à tous. Des classes bien rangées, ça oui, mais un système informatique sans dessus-dessous. A moins d'une semaine de la rentrée scolaire, le corps enseignant alerte. Les conséquences de la récente cyberattaque ne sont pas réglées. Bien trop proche de l'original, les consommateurs de CBD se substituent du cannabis, qui s'inquiètent de molécules qui provoquent malaise, intoxication et addiction. Et en foot, déjà le tournant de la saison pour l'Olympique lyonnais. Barrage, retour de Ligue des champions.

Un match contre les Turcs de Fenerbahce sous haute surveillance. La rentrée scolaire, pas encore commencée, mais déjà perturbée.

0:47
Invité

Oui, par les conséquences en cascade de la cyberattaque de l'été contre l'éducation nationale.

0:52
Présentateur

Fuite massive de données qu'il a fallu bloquer. Et même si le ministre a promis que tout serait remis sur pied dans les prochaines heures, ce n'est pas du tout le constat du personnel, Romain Houg. Les promesses du ministre sont loin de rassurer Gérard Hines, proviseur à Cholet, et pour cause.

1:08
Invité

On ne peut pas finaliser les emplois du temps des professeurs. On n'a pas accès à la base élète, donc on ne sait pas quelle est l'actualisation de nos compositions de classe. En attendant, on n'a pas non plus accès à notre messagerie, donc on est à l'aveugle.

1:20
Présentateur

Pas d'accès non plus au logiciel, ce qui oblige à revenir à l'ancienne, explique Samira Marques, directrice d'école en Essonne.

1:26
Invité

On va écrire à la main les derniers inscrits, reprendre les fiches d'inscription une par une, faire à la main les radiations. C'est lorsqu'un élève change d'école.

1:35
Présentateur

On fera le job, se résine-t-elle, en espérant que tout revienne très vite à la normale, partout, sauf, précise le ministre, à Toulouse où Pierre Prioret est professeur de mathématiques. Ça ne sera pas une rentrée comme les autres.

1:47
Invité

La situation de l'Académie Toulouse est manifestement extrêmement sérieuse. Pour l'instant, nous n'avons pas de calendrier communiqué par le rectorat.

1:54
Présentateur

On espère avoir très rapidement de la visibilité. Car si la situation dure, il le craint, les équipes seront tentées par des outils de communication externe, ce qui pourrait engendrer de nouvelles fuites de données. Romain Haugue avec Solène Leroux. Sur l'autre cyberattaque, celle qui a touché les impôts, un collectif de victimes va déposer une action en justice contre l'État. Elles sont un millier à se joindre à cette action, indique ce matin dans le Morning RMC, leur avocat. Mise au point du patron des pompiers de Gironde. Hier, non, le Porsche n'a pas été abandonné au profit du village plus cossu du Leiche-Cap-Ferré. C'était l'accusation des habitants du Porsche.

Les pompiers assurent, chiffre à l'appui, qu'il y a toujours eu plus de moyens au Porsche qu'à Leiche durant les 48 premières heures de ce feu qui a finalement ravagé 42 000 hectares. La préfète de Gironde est attendue sur place aujourd'hui. Des pompiers héros de l'été, mais aussi cibles des voleurs séries de cambriolages de casernes. Cinq ce mois-ci, du Rhône à l'Isère et à chaque fois, Julie Brault. C'est du matériel de désincarcération qui disparaît et qui peut servir pour de futurs vols.

2:58
Invité

C'est au petit matin, lors de l'inventaire quotidien du matériel, que le sapeur-pompier Fabien Flyol constate le vol de deux pinces de désincarcération. Des outils capables de découper la tôle des voitures pour secourir des victimes de graves accidents de la route. Le préjudice s'élève aux alentours de 20 000 euros, donc il y a un vrai coût. Après, c'est un coût moral, parce qu'on ne s'imagine pas être la cible d'un cambriolage pour voler du matériel qui sert justement à porter secours aux gens. Donc c'est moralement inacceptable. Dans le département voisin du Rhône, quatre autres casernes ont été cambriolées entre le 7 et le 18 août.

Du matériel similaire a là aussi été dérobé, déplore le secrétaire général CGT du SDIS de l'Isère. C'est sûr que quand on a un appareil qui permet de soulever des charges importantes ou de découper toutes sortes d'autos, oui, on comprend que ça peut intéresser les personnes malveillantes. Selon nos informations, l'une des hypothèses des enquêteurs est que les pinces dérobées puissent servir à des cambrioleurs pour entrer par effraction dans des habitations. Les autorités ont depuis renforcé la surveillance autour des casernes de la région.

3:59
Présentateur

Julie Brodu, service police-justice de RMC. Une enquête ouverte et deux versions qui s'opposent. Le député insoumis de Marseille, Sébastien Delogu, porte plainte pour violences volontaires, tandis que trois policiers l'ont fait, eux, pour outrage à agents. Après une altercation dans le hall de l'immeuble de l'élu, les policiers y recherchaient le suspect du vol d'une montre de luxe. 8h05 sur RMC, on en vient à ce substitut au cannabis légal, mais devenu trop fort et trop addictif. Les consommateurs de CBD eux-mêmes alertent sur les réseaux sociaux. Le problème, ce sont des molécules de synthèse ajoutées dans certains produits avec à la clé des malaises, des intoxications et de l'addiction.

Louise Salé, vous avez mené l'enquête pour RMC. C'est légal, mais ça peut aussi être dangereux.

4:46
Invité

Oui, des anciens fumeurs de cannabis illégal m'ont confié à avoir acheté en magasin des fleurs de CBD sur lesquelles avaient été pulvérisés en laboratoire des molécules chimiques qui imitent les effets du cannabis. C'est un ajout tout à fait légal que les venteurs mettent d'ailleurs en avant, mais ces consommateurs ont été surpris par la puissance de ces substances. Ça a monté beaucoup plus vite au crâne, d'une manière assez forte, et je savais que j'allais être sur mon canon de pays et que je n'allais plus bouger.

5:12
Auditeur

Je l'ai pris et j'ai commencé à avoir très mal au cou et très très très très mal au dos. Je sentais mon cœur battre partout. Et là, le trou noir, je ne voyais plus rien. Et je ne sais pas ce qui s'est passé, je me suis réveillée dans une mort de vomi dans mon salon. J'ai eu très très très peur.

5:25
Invité

Sur huit boutiques spécialisées dans lesquelles je me suis rendue au hasard dans Paris, six proposaient du CBD contenant ces molécules aux effets psychotropes, c'est-à-dire euphorisants, planants. C'est dans ces termes que les vendeurs m'ont décrit leurs produits, alors que le CBD est censé être simplement relaxant.

5:42
Présentateur

Et donc avec des conséquences graves sur la santé.

5:45
Invité

Oui, depuis plus d'un an, l'agence de sécurité du médicament a reçu 500 signalements, une hausse préoccupante d'intoxication liée à ces molécules appelées cannabinoïdes de synthèse. Nicolas Hautier est psychiatre et pharmacologue. C'est ce qui est observé par les urgences aussi des hôpitaux qui voient arriver des consommateurs de cannabinoïdes de synthèse dans des états d'angoisse majeurs, des palpitations qui ne s'arrêtent pas, parfois avec une paranoïa très importante alors qu'ils ne sont pas du tout schizophrènes. Et on voit encore plus de complications qu'avec le cannabis naturel. Et pourquoi ces produits ne sont pas illégaux ?

Et bien parce qu'à chaque fois qu'une molécule est interdite, une nouvelle est inventée et finie en toute légalité dans les magasins de CBD.

6:25
Présentateur

Le choix de la rédaction signé ce matin, Louis Salé pour RMC. C'est la rentrée des patrons aujourd'hui, ouverture des rencontres des entrepreneurs de France à Roland-Garros, alors que RMC vous dévoile ce chiffre ce matin. Plus de 33 000 d'entre eux ont perdu leur emploi au premier semestre. C'est 7% de plus que l'an dernier, étude menée par l'association GSC et la société Altares. Et d'ailleurs Bruno Le Maire sera mon invité, notez-le, à 8h30 dans le face-à-face. En football, Lyon n'a pas le droit à l'erreur ce soir. 21h, barrage retour d'accession à la Ligue des Champions contre Fenerbahce. Il y avait eu un partout au match allé. Ce sera cette fois à Lyon.

Et les autorités craignent des débordements avec les supporters turcs Nicolas Pelletier. Oui, le premier match de la saison classé à haut risque par les autorités. Plusieurs unités de force mobile sont déployées depuis hier soir dans les rues de Lyon pour éviter des affrontements entre supporters. Des policiers et gendarmes seront aussi visibles tout au long de la journée dans la ville et autour du groupe Amastadium où 2200 supporters turcs sont attendus dans un déplacement officiel et encadré. Mais la crainte des autorités, ce sont les fans en dehors de ce déplacement. Le club lyonnais a déjà bloqué 400 places disponibles à la revente.

Ce soir, toute personne en dehors du parquage qui célèbre un but du Fenerbahce sera exfiltrée par le service d'ordre. L'OL veut à tout prix éviter les incidents qui avaient pu se produire en 2017 et en 2024 face au club turc du Besiktas. Écoute, envoie, 21h à suivre sur RMC. Puis les Etats-Unis à l'unisson et c'est rare pour rendre hommage à une légende de la country. La chanteuse Dolly Parton est morte des suites d'un cancer à 80 ans. Des tubes comme Jolene que vous entendez. Apolline, je sais que vous n'êtes pas la seule. Ça me donne une émotion. Non mais je vous jure, je trouve que cette chanson est sublime. Mais vous êtes comme qui on sait, figurez-vous. Apolline, vous ne savez qui ça.

Je l'ai toujours su. Une artiste talentueuse et déterminée. Tout comme Taylor Swift aussi qui, elle, décrit une artiste éternellement généreuse. Donald Trump, lui, a décrété la mise en berne des drapeaux dans le pays pendant une semaine. Oh là là, il faut ça. Il faut ça. Joli. Merci beaucoup Victor. Il est 8h09. Et bien sûr qu'il y a de l'émotion. Mais on repasse au sérieux. Il y a Didier qui est avec nous au 32 16. Bonjour Didier. Bonjour. Comment ça va Didier ? Vous nous appelez parce que vous vouliez réagir vous aussi à ces propositions. Je rappelle le contexte depuis hier. Chacun parle de ces propositions sur la taxation des héritages.

Mathilde Panot a mon micro qui disait à partir de 12 millions, on prend tout. Il y a la CFDT, Marie-Élise Léon, qui dit qu'il faut taxer dès le premier euro. Alors qu'aujourd'hui, la barre, c'est 100 000 euros. Vous en pensez quoi, vous Didier ? Moi, personnellement, je viens d'hériter. Ah. Félicitations, j'ai envie de dire. Même si c'est toujours mêlé de tristesse, j'imagine. Didier, comment ça s'est passé ? Ça s'est bien passé. Et je vais payer 12% en gros de taxes sur l'héritage. C'est une somme à laquelle je n'avais pas idée d'avoir. Quand le notaire m'a dit, vous vous rendez compte, vous allez payer autant ?

Je lui dis, oui, mais si c'est pour le bien social, si c'est pour notre système social, moi, ça ne me dérange pas. Et le notaire m'a dit, oui, mais si ça se trouve, l'argent sera mal dépensé. Je lui dis, ça, c'est autre chose. Si l'argent est mal dépensé, c'est autre chose. Vous avez fait un vrai débat politique avec votre notaire. J'aime bien. Vous avez fait un vrai débat politique. Donc, je paye 12% de frais de succession. Ça veut dire 12%, pardon, Didier, mais je me permets de rentrer un peu dans les chiffres. Ça veut dire que c'est plus qu'effectivement les 100 000 euros.

Mais ce n'est pas non plus les héritages les plus importants où ça peut aller jusqu'à 40%, voire 60% si ce n'est pas en transmission directe.

10:06
Invité

C'est ça. C'est ça. Non, non, moi, c'est un petit héritage de ce qu'on se trouve.

10:12
Présentateur

Mais c'est bien. Non, mais je trouve, Didier, votre approche, c'est-à-dire, en gros, vous vous dites, il faut taxer proportionnellement. Et est-ce qu'on pourrait taxer dès le premier euro ?

10:21
Invité

Alors, dès le premier euro, je trouverais ça dur. Parce qu'en fait, je vois mon père, moi, il est hérité de sa mère.

10:27
Présentateur

Il a touché 5 000 euros. Enfin, il y avait 5 000 euros d'héritage en tout. Donc, je trouverais dur d'avoir pris ça à mon père. Après toute une vie ? Après toute une vie.

10:38
Invité

Moi, je trouve que 100 000 euros, c'est une bonne approche.

10:42
Présentateur

Ça permet à des gens qui n'ont pas d'argent, moins de 100 000 euros, ils ont 100 000 euros qui viennent directement chez eux. Ça peut permettre aussi de changer une vie, de payer une maison, de rembourser des traits. Voilà. Et au-delà de 100 000 euros, ça commence quand même à... Enfin, on peut laisser une partie. Je trouve intéressant de me dire que vous avez dit à votre notaire, bah non, finalement, je les paye volontiers. Arthur ? Eh oui, vous avez raison dans ce que vous dites, Didier. Parce que quand on pense au modèle social, le modèle social, il a aussi permis à des gens de faire fortune et de gagner de l'argent. Oui, mais tant qu'il marche. C'est exactement ça qu'il faut.

Oui, tant qu'il marche. Donc je dis bien sûr qu'il ne faut pas taxer dès le premier euro. Enfin, tout ça paraît extravagant. Mais le modèle social, il permet aussi d'aménager sa vie et de la gagner. Enfin, ça existe aussi, quoi. Non, mais sur les plus grosses transmissions, parce que c'est ça le sujet.

11:25
Invité

Bien sûr. Le sujet, c'est est-ce que des gens vont être obligés de vendre des entreprises, finalement, pour pouvoir payer ? Il y a un dada, Emmanuel, ce matin. Non, mais c'est ça le seul sujet. C'est ça le seul sujet. Et après, l'autre sujet, c'est comment on fait, effectivement, pour dynamiser tout ça et inciter le plus possible à transmettre son patrimoine à ses enfants, voire petits-enfants, pour qu'ils fassent tourner l'économie française.

11:44
Présentateur

Didier, je précise d'ailleurs que vous avez 58 ans que vous nous appeliez de Dijon. Et 58 ans, on le disait, en moyenne, les Français héritent aux alentours de 50 ans. Merci pour votre témoignage, Didier. 8h13 sur RMC. Dans un instant, on va parler climat, parce que 63% des Français estiment qu'à l'aube de cette année très politique, les politiques n'ont pas de réponse concrète et crédible sur le climat. Et après cet été particulièrement inquiétant, pourtant, la politique du climat, ça passionne les Français. François Gemmène est en direct avec nous. Dans un instant, bonjour.

12:17
Invité

Bonjour. Bonjour à tous les auditeurs.

12:19
Présentateur

Spécialiste du Climat, membre du GIEC. Les politiques considèrent ce sujet comme secondaire. Voilà ce que vous regrettez, vous nous le dites dans un instant. 8h13. RMC. Jusqu'à 9h. Apolline Matin.

12:32
Invité

Apolline de Malherbe.

12:33
Présentateur

Il est 8h16. Très belle journée sur RMC et RMC Story. 63% des Français considèrent qu'aucun parti politique, aucun candidat n'a de proposition vraiment crédible face aux changements climatiques. Bonjour François Gemmène. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes spécialiste du climat, membre du GIEC. Finalement, est-ce que ça veut dire que les Français sont en avance sur la classe politique ?

12:55
Invité

Depuis longtemps. Je dirais que sur le sujet du climat, ça fait longtemps que la société française dans son ensemble est quand même en avance sur la classe politique, qui donne quand même l'impression d'être un peu à la remorque de la société et d'être sans cesse prise au dépourvu face aux impacts du changement climatique. Alors ceci, je trouve les Français peut-être un peu sévère. On ne peut pas dire qu'il n'y ait rien du tout. Mais on a l'impression qu'il y a des propositions éparses un peu de ci, de là. Un grand plan clim, un congé climatique, un ministère de l'eau. Tout ça est sans doute intéressant, mais n'est pas très structuré dans un programme.

Et je crois qu'en fait, ces mesures ne deviennent surtout des marqueurs idéologiques pour distinguer la gauche de la droite et donc deviennent en quelque sorte des épouvantails pour l'autre camp.

13:33
Présentateur

Vous voulez sortir l'écologie de l'idéologie. C'est d'ailleurs ce que souhaite aussi Jean-Marc Jancovici, autre spécialiste du climat et de l'énergie. Il annonce qu'il va créer une sorte d'assemblée citoyenne pour interpeller les politiques sur des propositions très, très concrètes. Est-ce que vous pensez que c'est nécessaire, effectivement, d'engager ce débat ?

13:55
Invité

Pourquoi pas ? En tout cas, je pense qu'il est nécessaire d'engager le débat. Et effectivement, il est absolument nécessaire de donner une forme de continuité à la transition écologique, que ce soit pour les questions de décarbonation, de réduction de nos émissions ou que ce soit pour les questions d'adaptation. Le problème, c'est que si ce sujet devient une sorte de totem idéologique de la gauche ou de la droite, dans une démocratie qui est caractérisée par l'alternance politique, le risque, c'est qu'un gouvernement ne défasse systématiquement ce que l'autre a fait pour des raisons strictement idéologiques.

On voit bien à quel point l'idéologie a plombé la mise en place de toute une série de mesures pragmatiques sur la climatisation, sur le nucléaire, sur d'autres sujets. Il faut absolument tracer une véritable continuité. Et donc, effectivement, ça implique de sortir de l'idéologie pour regarder les solutions qui fonctionnent.

14:43
Présentateur

Oui, François, on disait il y a quelques années, l'écologie, ce ne sera pas un parti vert, mais ce sera un peu de vert dans tous les partis. C'est quand même ce qu'on voit aujourd'hui. Moi, ce qui m'inquiète, c'est est-ce que plutôt le déficit n'est pas au niveau des propositions qui soient emballantes, qui soient séduisantes ?

15:00
Invité

C'est-à-dire que, est-ce que finalement, tout ce qu'on nous propose ne relève pas de la contrainte de l'écologie punitive, en fait ? Bien sûr, c'est pour ça qu'en fait, ce n'est pas très vendeur politiquement dans une campagne. Alors, effectivement, un point positif, je crois, c'est que tous les partis aujourd'hui se saisissent un peu de ce sujet. Et évidemment, aucun candidat à la présidentielle ne pourra faire l'économie, je pense, d'en parler. Ça va être un peu une figure imposée.

Par contre, le problème, c'est que c'est souvent, peut-être pas toujours, mais souvent, présenté en termes de contraintes, d'efforts à fournir, de coûts supplémentaires, de sacrifices auxquels consentir, c'est-à-dire des trucs qui ne font pas rêver les Français, des trucs dont personne n'a envie. L'enjeu, c'est de présenter comme un vrai projet économique, un vrai projet de société pour le XXIe siècle.

15:42
Présentateur

Et ça, le débat est lancé. Vous viendrez en studio nous en parler. Merci, François Gemmène, d'avoir répondu, effectivement, à cette inquiétude des Français. Je le rappelle, 63% des Français considèrent que, sur ces questions cruciales, les politiques n'ont pas de réponse à la hauteur. François Gemmène, spécialiste du climat et membre du GIEC. Il est 8h19, c'est l'heure d'Arnaud de Manche.

16:00
Invité

RMC, Apolline Matin. C'est tous les jours de Manche.

16:06
Présentateur

Bonjour à tous. Accident de micro. Bonjour Apolline. Bonjour les amis. Alors, c'est la rentrée cette semaine sur RMC, c'est la rentrée sur BFM, mais c'est aussi la rentrée sur BFM Business. On l'oublie souvent, mais l'actualité économique, c'est là-bas que ça se passe. Grâce aux analyses pointues du couple Edwige Chevrillon et Manuel Lechypre, qui reviennent après des vacances à deux bien méritées. Ça, il fallait les voir au karaoké de Francfort. Allez, moumoune. 3, 4. Dans la... Oh oui, moumoune, moumoune, moumoune, moumoune. Oh oui ! Très, très belles vacances. Donc, bref ! Les banquières, bonjour ! C'est la rentrée sur BFM Business.

Emmanuel Lechypre, l'essence est toujours à 2,20 euros le litre. Et oui, moumoune, comme le rosé du petit resto près de la banque centrale de Düsseldorf. Oh, oh, oh, oh, Düsseldorf ! Bon, c'est fini les vacances, tous les deux ! Ça suffit ! Ça suffit ! Alors, c'est vrai que l'essence reste chère, car le détroit d'Hormuz est toujours bloqué. Oui. Ça n'en finit pas, cette histoire. Oh là là ! Oh là là ! Quelle histoire ! Ça, le détroit. Des fois, il est ouvert, et puis des fois, il est fermé. En ce moment, il est ? Fermé. Fermé, vous l'avez eu. Si vous avez loupé l'actu Hormuz en juillet et août, je vous résume. Alors, on a eu fermé, ouvert, fermé, ouvert, ouvert, fermé, fermé, ouvert, fermé.

Voilà ! Deux mois d'actu en quatre secondes, et pan ! Alain Duhamel, il vient de se prendre mon expertise dans les dents qui lui restent. Oh non, c'est pas correct ! Oh mon Dieu ! Donald Trump menace de frapper les Iraniens, de mettre en place un péage. Les Iraniens menacent de couler les bateaux. Il faut une nouvelle réunion avec des médiateurs. Les Pakistanais et l'ONU, ça n'a pas marché. Non, pas bien. Je propose Hamza Ladouane. Mais bien sûr ! Vous savez, le gamin avec un pistolet à eau qui faisait payer les gens qui allaient se baigner au canal Saint-Martin. Voilà, Trump et Hamza Ladouane, ils sont faits pour s'entendre. Ils aiment bien jouer avec les droits de douane.

C'est bien vu, ça ! Et quand on n'est pas d'accord avec eux, ils tirent dessus. Donc, ils sont parfaits. Les Canada Saint-Martin, des droits d'Ormousse, c'est pas... Allez, prends ça Alain Duhamel. J'aime beaucoup. Donc, Hamza Ladouane, il a d'ailleurs été interpellé dans un McDo à Paris il y a quelques jours. Oui, parce que Hamza Ladouane, il voulait plus de frites dans son Happy Meal. C'est véridique. Comme braquage, c'est une vraie histoire. C'était des frites, sinon il jetait que la mousse. Tremble, Jacques Messrine ! Non, en vrai, pas sûr que Netflix fachète les droits. Parce que là, la caissière était paniquée. Allô, j'ai son pistolet avec de la mayonnaise ! Et là, les flics arrivent.

Hamza, fais pas le camp ! Pose ce pistolet à haut par terre ! Nos voitures ont des essuie-glaces, t'as aucune chance ! Si tu te tiens à carreau à tes 18 ans, on t'embauche et tu conduiras le blindé avec le canon à haut. Jamais, je vais vous tirer dessus avec la mayonnaise ! Et là, t'as Manu Le Chypre qui arrive et qui fait « Oh ! » Pour attraper la mayonnaise. Vous faites très bien le bruit de la mayonnaise, Arnaud ! Voilà, c'est encore un peu les vacances. Bali Bagayoko, le maire de Saint-Denis, visé par une enquête pour détournement de fonds publics au sujet de son ancien poste à la RATP. Oui, on est tous tombés des nues avec ça. À la RATP, il y a des emplois qui ne sont pas fictifs.

Il y a vraiment des gens qui sont censés travailler là-bas. Quand tu vois la gueule du métro parisien, ce n'est pas évident. Bref, Bali s'est fait choper. Bali, c'est ballot. Nous, le vendait comme le Barack Obama français. Finalement, c'est juste le François Fillon du 9-3. Et alors, chez les Républicains et WN, ça y est, on a enfin changé d'opinion sur Bali Bagayoko. Maintenant, on le respecte. Il est des nôtres, il a détourné comme les autres. Et c'est l'occasion, Apolline, du premier quiz de la saison. Ce politique a-t-il exercé cette profession ? Attention, c'est parti. C'est un très beau goût. Avant d'être ministre, Monique Barbu était imam. Non. Emmanuel Macron a été banquier.

On ne dirait pas, et pourtant c'est vrai. Xavier Bertrand était assureur. Oui, il est assureur du... Non, pas du Poitou. Éric Zemmour a tenu une chicha au Berguet. Mais non, c'est faux. Eh bien, c'est vrai. Éric Ciotti a été borne kilométrique sur la Nage de la Clouse. La Sarkozy a été fleuriste chez Hermès à Neuilly. Si, c'est vrai. C'est vrai, c'est pendant ses études. C'est authentique. DSK, lui, travaillait chez Herpes à Neuilly aussi. Ça, c'est faux. Gérard Larcher était vétérinaire. Oui, il est toujours bien. Puis après, il s'est recyclé en gériatrie au Sénat. Oui, c'est ça. Avant d'être ministre, Gabriel Attal était un fœtus.

21:15
Invité

Eh bien, c'est vrai.

21:18
Présentateur

Jack Lang a été DRH pour une société minière. Non, c'est une des calomnies. Calomnies. Je n'ai jamais recruté de mineurs. C'est le genre de mensonges que l'on entend chez Apolline de Malherbe dans des rubriques de persiflage prétendument humoristique. J'en parlais avec mon ami Jeffrey qui me disait un véritable humoriste. C'est Woody Allen. Ben oui, j'ai tout à apprendre. Son ami Woody. Sur RMC et BFM TV, mon invité, c'est Bruno Le Maire, l'ancien ministre de l'économie. Mais il n'a pas vraiment envie d'en rester là. Vous allez voir, à tout de suite. Il est 8h30, tout de suite sur RMC. C'est le face-à-face avec Bruno Le Maire, ancien ministre de l'économie.

22:05
Invité

RMC jusqu'à 9h.

22:07
Présentateur

Apolline Matin.

22:10
Invité

Face à face.

22:12
Présentateur

Apolline de Malherbe. Il est 8h29 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Bruno Le Maire.

22:18
Invité

Bonjour Apolline de Malherbe.

22:19
Présentateur

Merci d'être avec moi pour répondre à mes questions ce matin. Vous êtes l'ancien ministre de l'économie, évidemment. Vous êtes aussi auteur. Votre dernier livre, c'est Le temps d'une décision. Et puis désormais, vous êtes auteur aussi d'un manifeste. Vous venez de le publier. Ça s'appelle Pour une autre France. En préparant cette interview, pour tout vous dire, j'oscillais entre, d'un côté, une interview très sérieuse parce que vous êtes un homme sérieux, que vous avez fait des propositions très sérieuses, très travaillées, assez révolutionnaires pour certaines. Et en même temps, à chaque fois que j'écrivais une question, je me disais, mais pourquoi lui ?

C'est-à-dire, pourquoi est-ce que Bruno Le Maire, qui a quand même été à la tête des finances de l'État pendant 7 ans, serait crédible pour faire la leçon et dire on change tout ?

22:57
Invité

D'abord, je m'en voudrais de vous créer des mots de tête. Vous inquiétez pas. Je vais essayer de répondre très clairement à votre question. Ça fait 30 ans que je suis dans la vie publique. J'occupais plein de fonctions, le ministère de l'Agriculture, le ministère des Finances. Et puis, j'ai pris ma liberté. Je travaille pour ASML, le géant des semi-conducteurs. Je travaille pour l'aide sociale à l'enfance, côté Signe Gréco, qui est une chef de service exceptionnelle à l'hôpital Necker. Et j'ai du temps pour réfléchir et regarder où en est la France. Et je suis obligé de me dire, voilà, ça fait 30 ans que je me suis engagé dans la vie publique. Et fin 2026, on en est où ?

8% de taux de chômage. On en est au bord du Pays-Pays-Pays. On n'en est pas là où on devrait être. 8% de taux de chômage. Un déficit qui continue de progresser alors qu'il n'y a plus ni Covid, ni début de la guerre en Ukraine. Une désindustrialisation qui a repris depuis 2024, alors que si j'ai une fierté, c'est qu'on avait engagé la réindustrialisation du pays. Donc nous n'en sommes pas là où nous devrions être, nous les Français. Donc je prends toute ma liberté pour dire, des mesures ne suffiront pas. Un catalogue de propositions ne suffira pas. Il faut une nouvelle vision pour le pays, ce que j'appelle une autre France, qui nous permet de basculer du vieux modèle, qui a échoué.

Et j'ai participé à ça, j'ai voulu, j'ai essayé.

24:18
Présentateur

Vous dites qu'il faut faire comme en 1958.

24:19
Invité

Il faut faire comme en 1958. Il faut recréer un nouveau modèle dans un nouveau monde. Vous avez un monde qui est marqué par quoi ? Le retour de la brutalité sur la géopolitique. La transformation climatique qui nous prend tous deux coups, elle va beaucoup plus vite que prévu. Et une accélération technologique. Je suis aux premières loges en travaillant pour le premier producteur de semi-conducteurs en Europe et le seul géant technologique en Europe. On ne peut pas garder le vieux modèle. Il est en échec. Vous avez trois grandes priorités.

24:47
Présentateur

Vous avez trois grandes priorités, on va y revenir. L'autorité, la prospérité, la souveraineté. La dette, c'est le mot. Il y a deux questions en particulier en ce début, en cette rentrée politique. C'est la question du rapport à la dette et aussi la question du rapport à l'héritage. Sur la dette d'abord, Jean-Luc Mélenchon d'un côté qui dit qu'il faut brûler la dette. Alors une partie, il parle de celle qui est détenue par la BCE ou par la Banque de France. Et puis de l'autre côté, ceux qui disent qu'il faut coûte que coûte revenir dans la trajectoire. Vous vous dites, attention, on est carrément au bord d'un moment où il y a une crise de souveraineté.

La France pourrait peut-être être mise sous tutelle. Est-ce que vous vous inquiétez de ça ?

25:26
Invité

Est-ce que c'est réaliste ? C'est bien sûr que je m'inquiète de ça. Les propositions de Jean-Luc Mélenchon. Qu'il aille au bout de son raisonnement. Qu'il courage d'assumer ses positions. Déchirer la dette française comme il le propose. Brûler les titres de dette. C'est foutre le feu au pays. Et c'est sortir de la zone euro. Donc ça, c'est un choix. Ça a le mérite de la clarté. Mais faisons preuve de clarté. Un moment qui est si grave dans l'histoire de notre nation. C'est une sortie de l'Europe. Regardez ce qu'a donné le Brexit pour la Grande-Bretagne. Ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu européen. Et ça a écarté la Grande-Bretagne du jeu international. Et ça a appauvri la Grande-Bretagne.

Si on veut la même chose pour la France. On suit les recommandations de M. Mélenchon. On annule les dettes françaises. Et on sort de la zone euro. Parce qu'il est évident que nos partenaires de la zone euro ne sont bien gentils. Ils ne remboursent pas leurs dettes. Ils sortent du club. Enfin la dette, vous y avez eu beaucoup de recours. Ils ne sortent plus. Ils ne participent plus à la zone euro.

26:23
Présentateur

Est-ce que là-dessus, vous avez été ministre de l'économie ? La dette n'a jamais été aussi énorme que l'heure.

26:29
Invité

J'ai dit à de multiples reprises que j'assumais mes responsabilités. Maintenant j'aimerais qu'on regarde devant. Et qu'on regarde aussi, si je peux me permettre, on s'est débarrassé du ministre des Finances de l'époque. C'est lui le problème. C'est lui les 1000 milliards d'euros de dettes. On en est où aujourd'hui ?

26:43
Présentateur

Pire.

26:43
Invité

1300 milliards d'euros de dettes. Pire. Je ne peux pas dire mieux que vous. Pire. Est-ce qu'il y a quelque chose qui justifie ?

26:48
Présentateur

Vous avez l'impression d'avoir été un peu le fusible confortable pour Emmanuel Macron ?

26:52
Invité

Il y a un très bon philosophe français qui s'appelle René Girard qui disait que lorsque quelqu'un veut résoudre le problème et que les gens ne sont pas d'accord pour résoudre ce problème, on l'élimine. Ça s'appelle le sacrifice réconciliateur. Donc la personne est éliminée, mais le problème reste entier. Vous avez été le bouc émissaire. Moi, mon sujet, c'est de régler le problème de finances publiques du pays. Quelques remarques là-dessus. D'abord, le sujet prioritaire, ce n'est pas la dette. C'est le déficit. C'est le déficit qu'il faut maîtriser.

Parce que quand les marchés, nos prêteurs, voient que nous ne maîtrisons pas notre dépense publique et que les déficits augmentent, comme c'est le cas aujourd'hui, alors qu'il n'y a aucune raison pour le faire, eh bien, ils nous font payer plus cher. Donc les taux d'intérêt explosent. 3,9, 4, 4, 1%. Peut-être bientôt 4,5, voire 5% de taux d'intérêt. Ça pèse sur la charge de la dette. Donc c'est autant d'argent en moins pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les collèges. Et puis ça pèse ensuite sur votre capacité d'emprunt quand vous voulez acheter un logement.

27:48
Présentateur

Comment on fait pour réduire ce déficit ?

27:50
Invité

Regardez ce que j'ai écrit.

27:51
Présentateur

Vous proposez, vous, des mesures d'urgence, des indexations de taux,

27:54
Invité

il faut activer le frein d'urgence,

27:56
Présentateur

aide sociale, barème de l'impôt sur le revenu, ça revient en quelque sorte à une année blanche ?

28:00
Invité

Il faut une règle, un frein d'urgence et une méthode. La règle a été proposée par Thierry Breton, je le rejoins parfaitement. Il faut une règle d'or sur l'équilibre des comptes publics de niveau constitutionnel. Pour qu'elle s'impose à tous les partis politiques, je le redis, j'en étais le témoin. Si vous n'avez pas cette règle constitutionnelle, de toute façon les partis politiques ne veulent pas le rétablissement des comptes. Donc il faut leur imposer par la constitution. C'est la règle d'or. Deuxième chose, il faut une méthode.

La méthode c'est d'avoir un ministre des Finances, je l'ai proposé dans mon texte, qui est un droit de veto sur toutes les propositions de dépense des ministres, qui veulent toujours faire une annonce le matin pour dire qu'ils ont dépensé tant, ici ou là. Il faut réduire le pouvoir d'amendement des parlementaires. J'ai fait 7 budgets. A 7 budgets, les parlementaires vont proposer des dépenses supplémentaires. Donc réduisons la capacité.

28:48
Présentateur

La possibilité même de faire des propositions de dépense supplémentaires interdites.

28:50
Invité

Bien sûr, c'est toujours des propositions de dépense supplémentaires. C'est ce qui se passe en Grande-Bretagne. On limite le droit d'amendement des parlementaires pour éviter les dépenses. Et puis, il faut activer le frein d'urgence. Et ce frein d'urgence, il doit être efficace, et juste, équitable. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que oui, il faut désindexer les pensions de retraite. Les minima sociaux.

29:12
Présentateur

Petites, grandes ?

29:13
Invité

Le barème de l'impôt sur le revenu. Préservez, évidemment, les petites retraites. OK. Il suffit...

29:17
Présentateur

C'est pas les petites retraites, ça s'arrête où ?

29:18
Invité

Mais les petites retraites, quand vous avez touché 1 200, 1 300 euros par mois de retraite, il est évident que désindexer votre pension peut vous mettre dans une situation extraordinairement difficile.

29:27
Présentateur

Donc on préserve celle-là, mais pour les autres ?

29:29
Invité

Je laisse ça aux spécialistes, qu'il y ait une discussion, un dialogue. Mais le seul frein d'urgence qui est à disposition du gouvernement pour nous permettre d'éviter d'aller dans le mur dans lequel nous allons tout droit en klaxodant, c'est la désindexation. Y compris du barème de l'impôt. Du barème de l'impôt sur le revenu et des pensions de retraite. C'est revoir toutes les allocations qui sont aujourd'hui accordées aux étrangers en situation illégale, pour lesquelles nous payons aujourd'hui des montants qui peuvent être extraordinairement élevés. Là aussi, c'est une question de justice.

Vous ne pouvez pas dire aux retraités français, attendez, on va faire un effort, vous allez payer pour cet effort, mais en matière de politique migratoire, d'aide aux étrangers en situation illégale, attention, on ne touche rien. Il faut là aussi que l'on révise l'intégralité des prestations qui sont accordées.

30:12
Présentateur

Vous voulez aussi bouger l'âge de la retraite ? 65 ans et introduire de la capitalisation.

30:17
Invité

Je rajoute juste une troisième chose sur le frein d'urgence, parce que c'est très important en matière d'équité. Et je rassure votre éditorialiste, je n'ai jamais été socialiste et je n'ai pas vocation à devenir socialiste, mais je pense qu'il est très important qu'on demande aux plus grosses fortunes une contribution. Et que cette contribution, ça puisse être pour le financement, par exemple, de nouveaux services d'urgence dans les hôpitaux, ou d'écoles, ou de rénovation des universités.

30:41
Présentateur

D'une forme de mécénat ?

30:42
Invité

Par exemple, c'est ce qui a été fait pour Notre-Dame. Beaucoup de très grandes fortunes ont contribué. Qu'est-ce que ça donnera ? Ça donnera ce sentiment très profond que toute la collectivité française, toute la nation, a compris la gravité du moment, refuse de mettre son destin dans les mains de ses créanciers, et dit tous ensemble, nous allons redresser nos comptes pour retrouver notre liberté. Et chacun en tirera un bénéfice, puisque ça vous permettra ensuite de retrouver des marges de manœuvre pour investir dans les nouvelles technologies, dans la lutte contre le réchauffement climatique, et dans les services publics prioritaires qui sont l'hôpital et l'école.

31:17
Présentateur

Pour relancer aussi la société, il y a la question de l'héritage. Est-ce qu'il faut ? Mathilde Panot, hier un matin, disait à partir de 12 millions, on prend tout. Marie-Lise Léon, la CDT, elle dit qu'il faut taxer dès le premier euro de la succession. Qu'est-ce que vous en pensez ?

31:32
Invité

C'est étonnant cette manière qu'on a dans le débat public français de poser les mauvaises questions et donc d'apporter les mauvaises réponses.

31:38
Présentateur

Pour vous, ce n'est pas la question de la succession ?

31:40
Invité

Oui, il y a un vrai sujet sur les héritages. Un vrai sujet sur les héritages, c'est les classes moyennes qui payent trop de droits de succession. C'est ça le vrai sujet. Le vrai sujet, c'est quand vous avez gagné correctement votre vie, mais vous n'êtes pas millionnaire, et que vous arrivez à la retraite, que vous avez un certain pécule, une maison, un appartement, et qu'il faut transmettre à vos enfants, vous ne pouvez pas le faire. Ou alors, lorsque vous le ferez après votre décès, les droits de succession vont être très élevés. Les droits de succession en France sont parmi les plus élevés en part de la fiscalité de tous les pays européens.

Donc moi, mon vrai sujet, ce n'est pas à nouveau d'aller dire « on va aller taxer les riches, si cela, pour récupérer un milliard ou deux, alors même qu'aujourd'hui, on a 160 milliards de déficit à trouver. » Mon vrai sujet, c'est de l'efficacité pour lutter contre la dérive des comptes, et de la justice pour tous ceux qui bossent, qui travaillent et qui n'en peuvent plus, au moment de l'héritage, les classes moyennes, qu'on leur demande un effort encore plus important. Je propose par exemple, ça me paraît plus intéressant, de regarder comment est-ce que vous pouvez transmettre de votre vivant davantage d'argent.

À vos enfants, à vos neveux, à vos nièces, libre de droit, libre de taxes, libre de frais.

32:51
Présentateur

Vous en avez parlé avec Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau. Est-ce que vous travaillez ensemble ? Est-ce que vous vous dites, tiens, il y a une idée même peut-être d'une grande primaire du centre ? Est-ce que vous travaillez sur ces questions avec eux ?

33:03
Invité

Ou est-ce que vous travaillez dans votre coin ? Je ne travaille pas du tout dans mon coin, mais je travaille d'abord avec les gens que j'ai rencontrés, avec les Français, pas avec les partis politiques. Ensuite, c'est quoi les conditions d'une victoire pour nous tous collectivement ? La première condition, c'est l'offensive. Moi, je suis à l'offensive matin, midi et soir pour proposer une vision nouvelle du modèle français. Il est en situation d'échec. Il faut le refonder.

33:26
Présentateur

Ça ne peut pas dire qu'ils ne le sont pas aussi. C'est-à-dire qu'ils sont tous sur le terrain. Chaque jour, il y a des propositions. Aujourd'hui, Édouard Philippe et Gabriel Attal font des propositions sur l'école.

33:32
Invité

Mais c'est très bien, je dis simplement que nous devons être beaucoup plus radicales, beaucoup plus offensifs et présenter surtout une vision globale. Une présidentielle, ce n'est pas prendre le sujet éducation, puis le sujet finances publiques, puis le sujet défense, et à chaque fois apporter ses propositions sur tel ou tel sujet. C'est-à-dire, c'est quoi notre vision globale du pays ? Quand je dis les trois priorités, c'est la prospérité, l'autorité et l'intégration européenne. Sur la prospérité, c'est quoi le problème ? On le voit tous, il est très simple. Tous ceux qui travaillent payent tout.

Et ceux qui bossent n'en peuvent plus de payer en charge, en cotisation, en impôts des sommes qui sont de plus en plus importantes. Dans les années 70, quand vous gagnez 100 euros, vous en gardiez 70. Aujourd'hui, quand vous gagnez 100 euros, au niveau du salaire moyen, vous en gagnez à peu près 50. Vous en gardez à peu près 50. 54 très exactement. Qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire que dans les années 70, en une génération, vous pouviez doubler votre niveau de vie. Aujourd'hui, il faut attendre les calendres grecs pour arriver à améliorer votre niveau de vie.

Donc le vrai sujet de fond, sur ce premier thème de la prospérité, c'est de dire, désormais, notre modèle social ne sera plus financé par le travail.

34:49
Présentateur

Ça va servir à quoi ? Est-ce que vous voulez être influenceur de ces présidentielles ou est-ce que vous voulez être candidat ?

34:54
Invité

Je n'ai vocation ni à être socialiste, ni à être influenceur. Je suis engagé dans le débat politique, mais ma singularité, c'est que je mets le pays, la France, avant ma personne. Ma personne, elle ne compte pas beaucoup dans cette histoire. Non, non, je ne dis pas tout, je ne suis pas candidat. Ce n'est pas du tout mon calendrier. Ce n'est pas du tout mon calendrier. Et je dis simplement que nous sommes dans une élection grave. C'est une question de calendrier, et c'est une question d'écoute des Français. Les Français ne sont pas dans la campagne présidentielle. Vous y êtes. Les restos politiques y sont, c'est normal. C'est légitime. Je pense qu'ils commencent à regarder progressivement.

Mais nous n'avons aucune chance de desserrer l'étau entre le Rassemblement National et la France Insoumise si notre proposition se résume à un combat de coq entre les personnes. Et c'est le cas ? Aucune chance. Et c'est le cas ? Donc il est urgent de revenir un débat collectif entre nous sur ce que nous voulons pour le pays.

35:53
Présentateur

Je viens de vous demander si vous baissiez ensemble. Vous avez dit normalement à ce que vous faites avec les Français.

35:55
Invité

Non mais, quand vous préparez quelque chose, quand vous réfléchissez, que vous avez 30 années d'espense derrière vous, c'est du silence, c'est du retrait. C'est réfléchir à ce que vous voulez dire pour les Français. Et ça donne le manifeste que j'ai publié, qui est consultable sur mon site internet, www.uneautrefrance.fr. Je le dis pour tous ceux qui voudraient le lire.

36:14
Présentateur

Uneautrefrance.fr ?

36:15
Invité

Uneautrefrance.fr. Mais je le redis, la seule façon pour nous d'écarter le spectre d'un deuxième tour entre le Rassemblement National et les filles, ce n'est pas d'être contre, c'est d'être pour. C'est de montrer qu'on a envie. On a envie vraiment de proposer quelque chose de radicalement différent. On ne va pas se contenter d'une mesure ici ou là. Vous trouvez que là,

36:35
Présentateur

chacun desserre ou resserre les boulons ? Ce n'est pas à la hauteur à vos yeux.

36:40
Invité

Pour le moment, on a du temps encore devant nous. Je veux dire, s'il y a un candidat qui émerge à la fin de l'année...

36:45
Présentateur

Vous vous dites, d'ici la fin de l'année, d'ici quoi ? D'ici Noël, il faut que l'un de nous, c'est-à-dire le centre, ait vraiment réussi à sortir du plomb. Bien sûr.

36:54
Invité

Et ça formera une équipe. Personne ne pense une seconde. Je l'espère que tout le monde a suffisamment de lucidité pour comprendre qu'il n'y aura pas de sauveur. Que c'est une équipe qui sauvera le pays. Et par conséquent, ce qui compte, ce n'est pas de se mettre soi-même en avant, c'est de dire, voilà la vision que je propose. Mais pourquoi vous ne faites pas une primaire ? A partir de là.

37:13
Présentateur

David Lissnard dit, faisons une grande primaire. C'est la responsabilité.

37:16
Invité

Oui, c'est la responsabilité des partis. Je ne suis pas chef de parti. Vous leur poserez la question. Si nous avons une vision qui est claire, on s'y retrouve tous. Puisque vous le voyez bien,

37:27
Présentateur

Gabriel Attal est dans un parti, Edouard Philippe est dans un autre, Bruno Retailleau encore un autre, alors qu'en réalité, ils ont pas mal en commun, vous aussi.

37:34
Invité

Mais bien sûr. Mais regardons chacune des visions qu'on propose. Non mais donc,

37:37
Présentateur

si vous laissez les partis décidés, ça ne marchera jamais.

37:39
Invité

Mais je reviens au fond, parce que je pense que ces histoires de partis, d'arrière-cuisine, quand vous allez au restaurant, on n'a pas envie de voir ce qui se passe dans la cuisine. On a envie de voir ce qu'il y a dans votre assiette. Qu'est-ce que vous mettez dans l'assiette des Français ? Moi, je leur dis, un, nous allons financer le modèle social par la taxation de la consommation, la taxation des importations, la taxation des géants du numérique. Et du coup, on va pouvoir alléger massivement les charges qui pèsent sur les salaires pour qu'à la fin du mois, vous ayez un salaire net plus élevé et que le travail, enfin, paye dans le pays. Est-on d'accord ? Oui ou non ?

Pour le moment, je n'ai vu personne.

38:10
Présentateur

Gabriel Attal le dit, par exemple, il faut que le travail paye.

38:14
Invité

Je crois que Edouard Philippe le dit aussi. Je suis d'accord,

38:16
Présentateur

mais je pense que Bruno Rotaillou également.

38:17
Invité

Apolline de Malherbe, comment ? L'argent, il ne tombe pas du ciel.

38:23
Présentateur

C'est là que c'est difficile, Bruno. Oui, mais

38:26
Invité

comment est-ce que vous allez faire pour sortir de l'image

38:30
Présentateur

de celui qui a quand même dilapidé une partie de l'argent public ?

38:32
Invité

Comment le faites-vous pour basculer d'un financement sur le travail au financement sur une autre base pour que le travail paye dans notre pays ? Je fais ma proposition. je mets carte sur table. Que chacun mette carte sur table et ensuite, on regardera tous entre nous ce qui convainc le plus les Français. Même chose sur l'autorité de l'État. J'ai proposé une réforme totale de l'organisation du pays. État, région, bloc communal, les départements qui fusionnent avec les régions, 10 ministres, pas un de plus, la réduction du nombre de parlementaires, la suppression du 49-3 pour éviter de donner un sentiment de brutalité aux Français quand on adopte une loi.

Un Premier ministre qui est chef d'équipe, même des finances, qui a un droit de veto, je le redis, sur les dépenses publiques. C'est un programme ? Mais ce n'est pas une question de programme, c'est une vision pour le pays qui doit permettre au pays d'être plus efficace, qu'on se dise qui est responsable de quoi.

39:23
Présentateur

pourquoi vous ne l'assumez pas ?

39:26
Invité

Pourquoi je n'assume pas quoi ?

39:27
Présentateur

En réalité, quand vous dites on verra lequel d'entre nous convainc le mieux, ça veut bien dire qu'en réalité vous êtes dans la course.

39:32
Invité

Mais ce n'est pas du tout une course. Enfin, un pigne de malherme.

39:36
Présentateur

Non mais ne faisons pas les hypocrites. Ce n'est pas une course au sens où effectivement ce n'est pas une course de petits chevaux. Mais malgré tout, c'est une élection. Vous êtes un homme politique suffisamment aguerri pour savoir qu'en réalité ce qui se joue, et c'est du débat des idées, je ne dis pas que ce n'est pas un débat des idées, mais c'est un débat d'idées et celui qui aura les idées les plus convaincantes pour son camp les portera. Bien sûr. Je ne disais pas ce que je dis à une histoire de course de petits chevaux. Ce n'est pas du tout le cas. Ce que je veux simplement dire c'est que vous vous mettez des propositions très concrètes, très solides.

Chacun peut être d'accord, pas d'accord, mais comme hier avec Patrick Pano, vous avez des idées claires.

40:13
Invité

Ces propositions, elles sont là pour défendre une vision de long terme du pays. Et je le redis, faire basculer le pays d'un vieux modèle qui a échoué jusqu'à un nouveau modèle. La deuxième chose qui me paraît totalement essentielle, ce n'est pas une élection comme les autres. J'aimerais juste qu'on mette un peu de gravité là-dedans. Et vous n'allez pas me faire dire tiens, je vais réfléchir, je vais être candidat. C'est trop grave. Qu'est-ce qui se passe actuellement à Pôtre de Malherbe dans notre pays ?

Ce qui se passe dans notre pays, c'est que nous sommes à deux doigts d'avoir une élection où vont se confronter pour la première fois depuis 1958 des visions de la société qui sont irréconciliables. On n'est même pas en 1981 où il s'agissait de savoir si on allait taxer un peu plus les uns, taxer un peu moins les autres, quel modèle économique.

40:57
Présentateur

C'est-à-dire que c'était quand même considéré qu'à Pôtre de Malherbe.

41:00
Invité

Apolline de Malherbe, c'est des visions de la société qui sont totalement incompatibles. La vision de la France insoumise, c'est une vision communautariste, haineuse du pays, qui va susciter l'hostilité entre les Français. Le Rassemblement national, c'est une vision de la République étriquée où les libertés publiques sont réduites. Donc les gens ont peur, ils sont inquiets. Donc nous, notre devoir, les partis de gouvernement, c'est d'abord de faire émerger une autre vision de la société dans laquelle on montre aux Français que ce XXIe siècle qui commence, mais ça tombe bien. On a tout pour y réussir. C'est un siècle de nouvelles technologies.

On n'a jamais été aussi bons sur l'intelligence artificielle, les nouvelles technologies, les technologies de rupture que la France. C'est un siècle où on va avoir besoin d'énergie décarbonée. La France a le nucléaire. C'est un siècle où on va avoir besoin de créateurs et de gens inventifs. Il n'y a pas un peuple plus imaginatif et créatif que les Français. Il faut simplement que nous changions notre modèle institutionnel, politique, économique, social, comme je le propose dans mon texte, pour que tous ces atouts français soient valorisés. Vous aviez cru au macronisme.

42:06
Présentateur

Le macronisme proposait une révolution. Le macronisme proposait une révolution.

42:11
Invité

Il promettait une révolution. Oui, bien sûr. Je n'emploie pas ce terme de révolution. Je ne pense pas qu'il soit approprié.

42:18
Présentateur

On allait très loin dans l'idée d'un nouveau modèle.

42:20
Invité

Mais je pense que nous ne sommes pas allés assez loin dans la reconstitution de ce modèle, la refondation de ce modèle. Et c'est l'expérience que je dis, c'est la question que vous me posez qui est une question extrêmement importante. On a fait des bonnes choses. La réforme de la fiscalité, l'allègement de la fiscalité sur les entreprises, la manière dont on a protégé face au Covid, la relance de l'apprentissage, la création d'emplois, la réindustrialisation que j'ai portée pendant sept ans qui a donné des résultats. On a ouvert des usines de batteries électriques, on a réduit les impôts de production, tout ça allait dans la bonne direction. Qu'est-ce qui a manqué ?

C'est une question que je me pose depuis deux ans. Ce qui a manqué, c'est qu'on n'a pas transformé la structure. Et donc, si vous gardez la même structure de décision, si vous gardez les gouvernements pléthoriques, si vous gardez un État dans lequel il y a un ministre, une agence, une autorité administrative indépendante, tout le monde fait la même chose, personne ne sait qui est responsable de quoi, personne ne sait qui décide.

Si vous continuez autant de fric à la fin du mois, si bien qu'ils n'arrivent pas à s'y retrouver, si vous continuez à avoir un pays dans lequel, lorsque vous roulez à 10 km heure au-dessus de la limite, vous êtes immédiatement sanctionné, il y a un radar et la monde arrive tout de suite, mais vous pouvez être un violeur et rester en liberté pendant six mois et vous n'êtes même pas placé en garde à vue. Ça ne peut pas marcher.

43:38
Présentateur

Nous ne sommes pas allés

43:39
Invité

à la racine du problème français qui est un modèle obsolète.

43:45
Présentateur

Merci Bruno Le Maire. Un modèle obsolète, vous proposez une autre France et on peut retrouver votre manifeste donc sur votre site. Merci à vous. Il est 8h51 sur RMC BFM TV. Apolline Matin,

43:57
Locuteur

c'est terminé. Dans un instant, les GG et nous, on se retrouve demain dès 6h50 sur RMC et RMC Story. A demain.