Budget : le NFP est-il mort ? - C à vous : l’intégrale - 06/02/2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Vous faites allusion à un visuel diffusé sur les réseaux sociaux.
- 12:00RelanceRéponse directe
Pourquoi c'est vous qui jugeriez de la fidélité du PS envers les engagements du NFP?
- 14:00FerméeRéponse directe
Donc publier ce visuel était une erreur?
- 16:00OuverteRéponse directe
Pourquoi ce visuel? Pourquoi l'avoir supprimé?
- 18:00RelanceRéponse directe
Hier, vous avez répété que le PS et le gouvernement, c'était la même chose.
- 20:00RelanceRéponse directe
C'est vous qui avez décrété ça.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 14:00M.BompardFait
« Le PS a interrompu le Nouveau Front populaire par sa décision. »
- 16:00M.BompardFait
« Si vous voyez une différence entre la politique d'E.Macron et celle de F.Bayrou, vous avez de l'imagination. »
- 18:00M.BompardFait
« Le PS a rejoint, temporairement, je l'espère, le camp du gouvernement. »
- 20:00M.BompardFait
« Quand il y a un 49-3 sur un budget, la seule façon de s'y opposer, c'est la censure. »
- 22:00M.BompardChiffre
« Dans le budget de la Sécurité sociale, il y a 3 milliards d'euros de coupes dans les dépenses de santé. »
- 22:00M.BompardChiffre
« Les apprentis, qui gagnent moins que le Smic, n'étaient pas soumis à la CSG. Ils vont l'être. Ils gagnent 1040 euros par mois et vous allez leur demander de contribuer à hauteur d'une trentaine d'euros par mois. »
- 24:00M.BompardFait
« Le PS a interrompu le Nouveau Front populaire par sa décision. »
- 26:00M.BompardFait
« Je ne suis pas dans une querelle. Je ne règle pas des comptes personnels. »
- 28:00M.BompardFait
« Pour construire une proposition politique alternative au macronisme et qui empêche l'extrême droite d'arriver au pouvoir, il vous faut une proposition clairement identifiée. »
- 30:00M.BompardFait
« Si vous ne votez pas la motion de censure, vous laissez passer le budget. »
- 34:00A.-E.LemoineChiffre
« La France dispose d'un budget pour 2025. Côté recettes, 12 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires, dont 8 milliards générés sur une surtaxe d'impôt sur les sociétés qui concerne 440 groupes dont le chiffre d'affaires dépasse 2 milliards d'euros. »
- 34:00D.SchelcherChiffre
« Le taux de prélèvements obligatoires sur les entreprises en France est le plus élevé d'Europe. »
- 38:00D.SchelcherChiffre
« Tous les derniers magasins qu'on a lancés, il faut 10 ans. »
- 40:00D.SchelcherChiffre
« 80 % des Français se restreignent actuellement. »
- 44:00D.SchelcherFait
« Chez nous, l'IA porte sur l'amélioration des commandes, la lutte contre le gaspillage. »
- 48:00M.BarsacqFait
« Ce budget trouve sa place dans un contexte politique très particulier et très contraint, notamment par l'impact de la censure. »
- 50:00M.BompardFait
« Si elle avait convaincu ses amis de voter la censure, la baisse aurait été de zéro euro. »
- 52:00M.BompardFait
« Ce qui me choque, c'est l'absence de réaction à la hauteur de la France. Si la France peut avoir une réaction à la hauteur du caractère irresponsable des propos de Trump, ce serait le moment de décider de la reconnaissance officielle par la France de l'Etat de Palestine. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Heureuse de vous retrouver. On est en direct jusqu'à 21h avec l'équipe. Bonsoir.
Emilie? - E.Tran Nguyen: Etre un grand patron en France et être heureux, c'est possible, avec D.Schelcher qui n'est pas contre une surtaxe des entreprises françaises, mais à certaines conditions. - A.-E.Lemoine: D.Schelcher signe cet abécédaire: "Le bonheur est dans l'action.
Des clés pour réussir de A à Z". Il sera sur notre plateau. Mohamed? - M.Bouhafsi: La consommation d'alcool et de drogue serait de plus en plus importante au sein de l'Hémicycle.
On s'est rendus à l'Assemblée nationale pour interroger les députés. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: La gauche se déchire, s'invective, s'engueule après le vote de non-censure du PS contre le gouvernement Bayrou.
La question est de savoir si on a le PS contre le reste de la gauche ou LFI contre le reste du NFP. - A.-E.Lemoine: On pose la question au coordinateur national de LFI et député des Bouches-du-Rhône, M.Bompard.
Merci d'être là. Lorrain? - L.Sénéchal: On revient sur la disparition de P.-L.Sulitzer.
Plus jeune chef d'entreprise de France, auteur à succès dans les années 80, avec ses détracteurs, dont A.Souchon. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Robespierre, Proudhon, Martin Luther King, vous connaissez.
Mais les femmes, c'est moins sûr pour tout le monde. Je vous présenterai un bouquin qui dresse le portrait de beaucoup de femmes qui, durant les 2 derniers siècles, ont changé le monde. - A.-E.Lemoine: 2 femmes invitées après 20h.
Amel Bent, qui signe un single très fort pour dénoncer la charge mentale que subissent les femmes. Ca s'appelle "Décharge mentale" et c'est une liste interminable de toutes ces pressions et injonctions que les femmes subissent. Elle chantera pour nous.
E.Lucet, elle, signe un nouveau numéro de "Cash Investigation" consacrée à la famille Mulliez, à la tête d'un empire bâti sur 6 générations. Et on vous présentera le Docteur Love de l'humour, Nordine Ganso, qui fera un spectacle le soir de la Saint-Valentin pour nous réconcilier avec l'amour.
En cuisine, V.Régine nous réconcilie avec la cuisine italienne. Il est avec P.-A.Damecour. - P.-A.Damecour: Bonsoir.
On va parler cuisine végétale à base de grenades et de café. Qu'est-ce qu'on mange? - V.Regine: On fait un mariage entre les légumes de notre potager.
Du céleri-rave en steak infusé à l'arabica et à la grenade. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. Tout de suite, L'Edito de Patrick. Le PS a-t-il trahi la gauche? - P.Cohen: C'est ce qu'affirment les insoumis.
Les socialistes n'ont pas suivi dans la censure du gouvernement Bayrou. On connaît les arguments du PS: stabilité, responsabilité. "Il fallait un budget à la France et celui-ci est moins nocif grâce aux concessions que nous avons arrachées au gouvernement". "Nous restons dans l'opposition", dit le PS.
Côté LFI, ne pas voter la censure reviendrait à acter un ralliement au gouvernement et donc à sortir du NFP. Une rupture qui, comme souvent à gauche, s'accompagne de menaces et d'invectives. Un député LFI a pris le chemin de Lénine en dénonçant les socialistes comme des traîtres à la nation et au pays tout entier.
Hier, J.-L.Mélenchon a ajouté des noms d'oiseaux, au sens propre.
Il a traité les socialistes de chauve-souris. - J.-L.Mélenchon: Opposition de pacotille.
Les socialistes sont prévenus. Il y a 3 votes devant. Qu'ils prennent leurs responsabilités.
F.Hollande, sors de ton bois. Assume.
Si vous décidez de rompre avec nous, dites-le. Ne faites pas semblant que la rupture vous est imposée. C'est vous qui avez rompu.
Nous ne voulons pas être confondus avec eux. Nous sommes des gens honnêtes. Nous tenons notre parole.
Nous souffrons. Nous ne voulons pas être confondus avec ces trafiquants, ces menteurs. - P.Cohen: Quelques heures plus tôt, à la tribune de l'Assemblée nationale, le socialiste E.Grégoire avait anticipé ces critiques, sous les huées des députés insoumis. - E.Grégoire: J'entends une petite voix sur ma gauche qui me rappelle la haute pureté de la vertu, comme le disait Saint-Just.
Je veux leur dire amicalement que ce n'est ni dans l'outrance des mots, du verbe et des actes que se forge le chemin de la crédibilité de la conviction. Je le dis: le bruit et la fureur fragilisent les combats, nos combats, ceux de la gauche. - P.Cohen: On n'entend pas les cris des insoumis, mais vous y étiez, M.Bompard, même si je ne crois pas que vous criiez. - M.Bompard: Ca ne criait pas beaucoup, mais on va y revenir. - P.Cohen: On va y revenir.
C'est dans le compte rendu de l'Assemblée. Parlons d'une "interpellation"...
Il y a quelque temps, O.Faure défendait la motion de censure au nom de toute la gauche après la déclaration de politique générale de M.Barnier.
Contrairement à la Nupes, il n'y a pas d'intergroupe NFP à l'Assemblée. En revanche, il y a une sorte de pacte de non-agression dont peut dire qu'il a bien volé en éclats. On peut se demander si cet engagement a été réellement respecté. - A.-E.Lemoine: Vous faites allusion à un visuel diffusé sur les réseaux sociaux. - P.Cohen: Le voici.
Il est signé LFI et met sur le même plan M.Le Pen et O.Faure.
En titre: "Les nouvelles alliances". Image rapidement supprimée par LFI, mais qui a fait le tour des réseaux et de la gauche, jugée scandaleuse par tous vos partenaires, M.Bompard.
Vous avez fait le pari de l'isolement du PS, mais par ce seul visuel, vous avez ressoudé contre vous. F.Roussel dit que les divergences ne justifient ni les outrances ni les insultes.
Une tribune a été publiée sur le site de Mediapart. Certains jugent l'attitude de votre groupe paralysante pour 2027. S.Binet parle d'une "faute grave qui banalise l'extrême droite".
La question qui vous est posée par vos partenaires est si vous ne menez pas une stratégie perdante, dont l'échec aurait été montré par vos derniers résultats électoraux. - M.Bompard: Vous avez une présentation des choses un peu partiale.
Un exemple: vous avez montré le contrat de législature du Nouveau Front populaire. Vous avez montré un extrait. - A.-E.Lemoine: Les principes qui bannissent la calomnie. - M.Bompard: Vous n'avez pas montré le 1er paragraphe.
C'aurait été intéressant. "Le Nouveau Front populaire rassemble des formations politiques avec un objectif: la rupture avec le macronisme." Ce n'est pas la continuité des gouvernements d'E.Macron.
Vous ne pouvez pas dire que les insoumis ne respectent pas le contrat. Le contrat qu'on a défendu devant les électeurs est de se rassembler pour porter un programme. Je ne mène pas une guerre personnelle contre le PS.
Ce n'est pas mon sujet. Je ne suis pas là pour régler des comptes. J'essaie d'être fidèle aux engagements que j'ai pris devant les électeurs... - P.Cohen: Pourquoi c'est vous qui jugeriez de la fidélité du PS envers les engagements du NFP? - M.Bompard: Dans notre programme, on défendait des investissements plus importants qu'aujourd'hui dans la transition écologique.
Le budget que le PS vient de laisser passer coupe 2,5 milliards d'euros dans le budget de l'écologie. - A.-E.Lemoine: Le PS répète que ce budget n'est pas bon.
Ils ont voté contre. C'est la censure, qu'ils n'ont pas votée. - M.Bompard: Vous avez raison, factuellement.
Mais O.Faure qui montait à la tribune de l'Assemblée nationale pour défendre une motion de censure il y a 4 mois...
Il disait à l'époque que cette motion de censure avait l'intérêt de voir ceux qui étaient dans la majorité et ceux qui étaient dans l'opposition. Les socialistes ont pris une décision qui contribue à laisser passer ce budget. - A.-E.Lemoine: Au nom de la stabilité.
Vous n'êtes pas d'accord qu'il faut un budget et de la stabilité à la France? - M.Bompard: Ca été le grand mensonge de ces derniers jours: qu'il fallait accepter ce budget, même s'il était mauvais, parce que sinon, ça créerait de l'instabilité.
Ce n'est pas en raison de l'absence de budget que le pass Culture a été gelé. C'est en raison de 2 circulaires prises par M.Barnier au moment de son départ.
Il existait déjà un budget. La loi spéciale nous a permis de reconduire le budget précédent. Il n'y avait aucune obligation à geler le pass Culture ou empêcher les contrats aidés.
C'était une décision gouvernementale pour faire du chantage aux parlementaires. Quand il y a 1,5 milliard d'euros de coupes dans le budget de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ce n'est pas compatible avec le programme qu'on a défendu. Quand 10 millions de personnes vont voir le prix de l'électricité augmenter, ce n'est pas compatible avec nos décisions.
Le problème n'est pas si le PS est gentil ou non. C'est si oui ou non, en laissant passer ce budget, on protège les Français. Je pense que non.
C'est pour ça qu'on a voulu le bloquer. Il est important maintenant de dire pourquoi il est passé. Il y a la décision du PS de ne pas le censurer et la même décision du RN.
Dire cela revient-il à dire que le PS et le RN sont la même chose? Non. - A.-E.Lemoine: Donc publier ce visuel était une erreur? - M.Bompard: L'erreur consiste à interpréter ce visuel comme une façon de mettre sur le même plan 2 formations politiques qui n'ont rien à voir.
Si je pensais une minute que le RN et le PS, c'était la même chose, vous imaginez bien que je n'aurais pas fait le Nouveau Front populaire ni ne me serais allié avec le PS. - A.-E.Lemoine: Pourquoi ce visuel?
Pourquoi l'avoir supprimé? - M.Bompard: D'abord, ce n'est pas ce visuel qui a été publié.
Il s'agissait de dire qui étaient les formations politiques qui n'avaient pas voté la censure et qui, par leur décision... - A.-E.Lemoine: Sont des alliées.
C'est ce que je lis. - M.Bompard: S'allient avec le gouvernement. - A.-E.Lemoine: Avec E.Macron, qui n'est pas le chef du gouvernement. - M.Bompard: Si vous voyez une différence entre la politique d'E.Macron et celle de F.Bayrou, vous avez de l'imagination.
Si le gouvernement de F.Bayrou est toujours en place, c'est parce que le PS et le RN l'ont laissé en place. C'est assez factuel, de dire ça.
Est-ce que ça revient à dire que le PS et le RN, c'est la même chose? Evidemment, non. - P.Cohen: Hier, vous avez répété que le PS et le gouvernement, c'était la même chose.
Qu'ils s'étaient alliés. - M.Bompard: Ca ne veut pas dire que c'est la même chose.
Ca veut dire que le PS a rejoint, temporairement, je l'espère, le camp du gouvernement. Si vous êtes contre un budget, vous votez la censure. Sinon, vous êtes responsable de tout ce qu'il contient. - P.Cohen: C'est vous qui avez décrété ça. - M.Bompard: Ce n'est pas moi.
Ce n'est pas une interprétation. Soit le budget passe et il est mis en oeuvre, soit il ne passe pas. - P.Cohen: Si le budget ne passait pas, le gouvernement tombe et ça ouvre une nouvelle crise politique.
Vous souhaitez qu'il y ait une crise politique d'ampleur, puisque ce serait le 2e gouvernement en 3 mois. Ce n'est pas simplement s'opposer à un budget, c'est faire tomber un gouvernement. - M.Bompard: Quand il y a un 49-3 sur un budget, la seule façon de s'y opposer, c'est la censure. - A.-E.Lemoine: C'est définitif, pour vous, la situation du PS dans la majorité?
Vous ne lui laissez pas une chance la semaine prochaine? Il compte déposer une nouvelle motion de censure contre la trumpisation du gouvernement Bayrou après ses propos sur le sentiment de submersion. - M.Bompard: Ca ne dépend pas de moi.
Il y aura encore des 49-3. Il y en a eu un mercredi soir. Une nouvelle motion de censure aura lieu lundi sur la Sécurité sociale.
Il y en aura encore une autre jeudi. Dans le budget de la Sécurité sociale, il y a 3 milliards d'euros de coupes dans les dépenses de santé. Une mesure dont personne n'a parlé, c'est le fait que les apprentis, qui gagnent moins que le Smic, n'étaient pas soumis à la CSG.
Ils vont l'être. Ils gagnent 1040 euros par mois et vous allez leur demander de contribuer à hauteur d'une trentaine d'euros par mois. C'est important.
Les gens qui ne censurent pas le budget de la Sécurité sociale laissent passer ces mesures. Je souhaite que le PS revienne à la raison, dans l'opposition, et censure le gouvernement à cette occasion. La motion de censure présentée par le PS après, tout le monde sait que c'est un pistolet à eau.
F.Hollande lui-même, sur votre antenne, hier soir, disait: "Si on voit que cette motion a une chance d'être adoptée, on prendra nos responsabilités et on la retirera." Ce n'est pas sérieux.
Je ne suis même pas sûr que le PS déposera cette motion de censure. Il y a une semaine, le PS disait que s'il n'y avait pas d'abrogation de la réforme des retraites, il censurerait le gouvernement. 3 jours plus tard, que si F.Bayrou ne s'excusait pas après les propos sur la submersion migratoire, ils censureraient.
Il n'y a eu ni abrogation ni excuses et ils n'ont pas censuré. - E.Tran Nguyen: Le PS fait toujours partie du NFP?
Vous êtes toujours ensemble? - M.Bompard: Le PS a interrompu le Nouveau Front populaire par sa décision. - E.Tran Nguyen: Donc c'est vous qui décidez que le PS ne fait plus partie du NFP. "Aucun parti n'est propriétaire du NFP", ont répondu Les Ecologistes. - M.Tondelier: Je ne pense pas qu'il y a un tribunal qui décide.
Soit on se flagelle toute la journée, on dit qu'on ne peut plus se les voir et qu'on ne leur parlera plus, ou alors, on se met sur la ligne écologique et on se dit que c'est surmontable. Le Nouveau Front populaire, si on enlève des gens, on perd. On condamne la France et les électeurs de gauche à ne jamais connaître ces moments. - E.Tran Nguyen: Que répondez-vous aux électeurs de gauche qui doivent se désespérer de voir que le Nouveau Front populaire ne tient pas? - M.Bompard: J'ai essayé d'en faire la démonstration.
Je ne suis pas dans une querelle. Je ne règle pas des comptes personnels. J'essaie de produire une proposition politique qui a une forme de respect de la parole donnée, de sincérité dans son engagement.
Voilà ce que je réponds à M.Tondelier. Elle a raison de parler de volonté commune.
Je ne prétends pas que le Nouveau Front populaire appartient à qui que ce soit. Mais pour construire une proposition politique alternative au macronisme et qui empêche l'extrême droite d'arriver au pouvoir, il vous faut une proposition clairement identifiée. - E.Tran Nguyen: Il va y avoir des désaccords? - M.Bompard: Ca doit être identifié dans le rapport d'E.Macron.
Si vous avez l'impression que les décisions du gouvernement de F.Bayrou peuvent être mises en place parce que le Nouveau Front populaire a une responsabilité, parce qu'il a laissé passer...
Vous imaginez bien qu'à la prochaine législative, la prochaine présidentielle, je vais arriver dans un débat et je dirai que je ne suis pas d'accord avec ce qu'a fait F.Bayrou pour couper dans le budget de l'écologie. On pourra me dire en face: "Oui, mais certains de vos alliés l'ont laissé passer." Je ne serai pas convaincant.
Vous ne pouvez pas avoir dans une même coalition des gens qui sont dans la majorité et des gens qui sont dans l'opposition. Sinon, il y a un problème de lisibilité. - E.Tran Nguyen: Ils ne sont pas dans la majorité. - P.Cohen: Voter contre, c'est voter pour? - M.Bompard: C'est vous qui le dites. - P.Cohen: Ils votent contre ce budget et vous dites qu'ils votent pour... - M.Bompard: Ils l'ont laissé passer ou non? - P.Cohen: Ils refusent de voter la motion de censure. - M.Bompard: Ma question est assez simple.
Si vous ne votez pas la motion de censure, vous laissez passer le budget. C'est ce qu'a fait le PS. Il aurait pu faire autrement et on aurait pu faire tomber le budget. - P.Cohen: Vous dites que vous n'êtes pas dans la querelle ni dans l'invective. "Des trafiquants, menteurs, traitres, vendus pour un plat de lentilles", ça soude le groupe, ça contribue... - M.Bompard: S'il vous plaît, n'ayez pas une indignation à géométrie variable.
Depuis des jours, des socialistes viennent en plateau pour dire qu'il y a une gauche qui travaille et une gauche qui braille. J.Guedj dit: "Les insoumis aboient et la caravane passe." Normalement, c'est "les chiens aboient".
Ce n'est pas très sympa. Les gens qui nous écoutent, la problématique, ce n'est pas de savoir qui est gentil et qui est méchant. C'est de savoir comment ils vont finir le mois, si les services publics fonctionneront demain, si dans le monde dans lequel on vit, dans des décennies, la vie humaine sera encore possible après l'urgence climatique.
Pardon d'essayer de répondre sur le fond. - A.-E.Lemoine: C'est l'heure de la story de M.Bouhafsi. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire d'un plan qui tombe à point nommé.
Le ministère de l'Intérieur dévoile sa nouvelle campagne de sensibilisation contre la consommation de stupéfiants. Le maire de Grenoble fait une proposition choc: tester tous les députés. - En faisant ça de façon anonyme, pour ne pas stigmatiser untel ou untel, l'idée est de montrer l'hypocrisie de cette pub contre le narcotrafic et la pénétration de ce trafic dans toute la société.
Les policiers qui surveillent les points de deal voient défiler toute la société. - M.Bouhafsi: Une enquête est parue sur la consommation de stupéfiants à l'Assemblée nationale par les députés et assistants parlementaires.
Plusieurs collaborateurs confient anonymement cet usage. - On retrouve ce genre de cas à l'Assemblée nationale et en dehors, lors de soirées festives. Un ancien député me parlait d'une soirée de 2018 où il a vu des cachetons circuler.
Au sein de l'Assemblée nationale, un député encore en poste me dit qu'il lui arrive de fumer du cannabis dans son bureau à l'Assemblée nationale pour se déstresser. Un collaborateur m'a dit avoir entendu un député pas de son camp se faire un rail de coke aux toilettes de l'Assemblée nationale. - M.Bouhafsi: Une nouvelle drogue de synthèse serait à la mode dans l'Hémicycle: la 3-MMC, sorte de nouvelle cocaïne, beaucoup plus addictive et moins chère.
Certains la consomment pour tenir le coup. Les députés sont-ils conscients du phénomène? - Il n'y a pas de raison que ce problème de santé publique qui touche une large part de la population ne touche pas aussi des personnes qui travaillent dans cette Assemblée. - On a un risque dysfonctionnel. - 5h du matin debout en commençant à 9h... - Ce qui est plus détectable, c'est l'alcoolisme.
On a augmenté le prix de l'alcool pour éviter ces abus, à la buvette. - On fait une motion de censure par semaine... - M.Bouhafsi: Un député insoumis avait été arrêté dans le métro alors qu'il achetait de la 3-MMC.
Il a annoncé suivre un programme spécifique. Il y a eu des ruptures de stock à la buvette de l'Assemblée nationale, notamment... - J'ai pu constater à certains moments et à certains endroits de la consommation de drogues et d'alcool.
De la cocaïne, de la drogue de synthèse...
Vous passez votre semaine à l'Assemblée sans voir votre famille, vous avez des séances de nuit qui s'étirent. Forcément, vous pouvez avoir des temps où vous allez consommer de l'alcool avec des collègues, où vous allez célébrer une victoire politique...
Ca devient votre lieu de vie. - M.Bouhafsi: La plupart des élus et des assistants parlementaires évoquent les mêmes maux qui entraînent ces attitudes.
Attitudes fallacieuses, pour cet addictologue. - On a des députés en consultation. Ce n'est pas la politique qui les a choisis.
Ils ont choisi la politique. Ils savent comment les choses se passent. Je suis toujours gêné par le déterminisme professionnel qui pourrait sélectionner les consommateurs.
Dans ce cas, tous les médecins qui font des gardes depuis 40 ans seraient cocaïnomanes. Tous ceux qui font des travaux pénibles le seraient. C'est une évolution de la société, une forme d'impunité et un renouvellement du personnel politique.
On a des gens plus jeunes, avec des milieux différents. Tout ça peut peut-être expliquer l'arrivée d'une nouvelle génération avec une nouvelle façon de faire et une banalisation de la consommation de drogue. - M.Bouhafsi: L'omerta règne, mais de plus en plus de voix se font entendre pour mettre fin au fléau, dont celle de G.Darmanin. - G.Darmanin: Il y a des cercles de pouvoir, de richesse, qui utilisent de la drogue.
J'ai vu les scooters TMAX de La Défense venir dans les tours de Pablo-Picasso à Nanterre. La drogue, c'est aussi des avocats d'affaires, des cadres, des journalistes, des politiques...
La question de la consommation n'est pas qu'une question de jeunes de quartier issus de l'immigration. - M.Bouhafsi: Comment exiger la fin de la consommation de drogues par les Français alors qu'elle se propage au sein de l'Assemblée nationale? - M.Bompard: Vous avez raison de mettre l'accent sur un fléau qui existe au sein de la société dans son ensemble et sans aucun doute au sein de l'Assemblée nationale.
La question qui nous est posée...
Rien ne sert de focaliser...
Evidemment que la question de l'Assemblée pose une difficulté. C'est la question de comment on lutte contre ces addictions. Si vous voulez faire face à cette problématique des addictions, vous devez le traiter par une politique de santé publique, pas uniquement une vision répressive. - A.-E.Lemoine: C'était surtout sur les narcotrafiquants, que c'est coercitif. - M.Bompard: Le vocabulaire utilisé depuis des années qui identifie ça par un volet répressif, ça ne fonctionne pas.
Un criminologue disait à peu près la même chose que moi. Il faut prendre à bras-le-corps cette question de lutte contre les addictions et la traiter comme une problématique de santé publique. Les gens qui sont tombés dans ces addictions sont malades.
Il faut les soigner. Il faut les accompagner. - E.Tran Nguyen: G.Darmanin dit la même chose. - M.Bompard: Je n'ai jamais vu de député consommer la même chose.
Il y a des problèmes d'alcool et de drogue. Je ne pense pas que le stress le justifie. Il y a plein de professions où on est confronté au stress... - A.-E.Lemoine: Notamment les chauffeurs de cars scolaires. - M.Bouhafsi: 49 de ces chauffeurs ont été contrôlés positifs aux stupéfiants et à l'alcool depuis lundi.
Ces contrôles ont eu lieu suite à la mort d'une adolescente, la semaine dernière. Des voix appellent à interdire à vie ces chauffeurs de conduire après un contrôle positif. - M.Bompard: Je comprends qu'on arrive à dire des choses comme ça, mais il faut soigner une personne malade.
Il faut penser accompagnement et soins. Les parlementaires confrontés aux problèmes d'addiction doivent être accompagnés pour s'en sortir. Etre uniquement dans la culpabilisation ne facilite pas le parcours de soins.
Je le dis au nom de l'efficacité, pas par angélisme ou pour ne pas voir le problème. Si vous voulez résoudre le problème, il faut accompagner les personnes pour les sortir de leur addiction. Sur ce sujet, on est toujours dans une logique de pénalisation qui ne fonctionne pas. - P.Lescure: Je reste dans la sécurité routière. 80 % des automobilistes reconnaissent utiliser leur téléphone en conduisant.
Un chiffre qui grimpe à 97 % pour les conducteurs de véhicules de société. Il y a des risques accrus d'accidents. La sécurité routière a décidé de lancer ce spot de prévention. ... - P.Lescure: Des statistiques disent qu'un SMS au volant multiplie par 3 le risque d'accident.
On n'est pas dans la répression, on est dans la prévention et l'éducation. - M.Bompard: Evidemment.
N'utilisez pas votre téléphone au volant. C'est dangereux. Vous vous mettez en danger.
Vous mettez les autres en danger. - A.-E.Lemoine: Depuis hier, la France dispose d'un budget pour 2025.
Côté recettes, 12 milliards d'euros de prélèvements supplémentaires, dont 8 milliards générés sur une surtaxe d'impôt sur les sociétés qui concerne 440 groupes dont le chiffre d'affaires dépasse 2 milliards d'euros. Une surtaxe qui pénalise le made in France et pousse à la délocalisation pour les uns, quand les autres dénoncent un chantage... - Je sens la colère monter.
L'incompréhension tourne à la colère. Ceux qui peuvent partir partent, ils ont raison. Il y a une rationalité économique.
Les entrepreneurs, on est là pour innover, embaucher... - Je pense que tous les chefs d'entreprise...
On vient des champs, du terroir, on sait d'où on vient. Aucun d'entre nous ne ferait un chantage comme ça. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, D.Schelcher.
Vous êtes directeur général de Système U. Dans "Le bonheur est dans l'action. Des clés pour réussir de A à Z", vous livrez vos conseils d'entrepreneur.
Un abécédaire où à la lettre I, T ou S, on ne trouve ni impôts, ni taxes, ni surtaxe. Pourtant, cet effort demandé aux groupes français provoque un débat enflammé avec des pour et des contre. Votre fonctionnement coopératif vous permet d'échapper à cette surtaxe.
Dans l'esprit, vous n'êtes pas contre... - D.Schelcher: Je suis à la tête d'une coopérative de 1800 entreprises indépendantes, qui par leur fonctionnement sont des PME qui ont chacune leur fiscalité.
La coopérative, dans son ensemble, ne sera pas soumise. Le taux de prélèvements obligatoires sur les entreprises en France est le plus élevé d'Europe. Le principe général, c'est qu'il faut arrêter de taxer.
Ceci dit, en tant que citoyen, ça ne me choque pas, qu'à un moment, il y a une contribution d'entreprises puissantes qui ont les moyens. Mais à une condition, que derrière, on enclenche la baisse des dépenses publiques. C'est ce qu'attendent les chefs d'entreprise. - A.-E.Lemoine: La France surtaxe alors que l'Amérique de Trump baisse l'impôt des sociétés.
Ca peut donner le sentiment aux sociétés françaises qu'elles perdent du terrain par rapport à leurs concurrents américains. - D.Schelcher: On est dans les territoires de France.
Les magasins sont à 50 % dans des communes de moins de 5000 habitants. On est non délocalisables. J'entends que ceux qui sont sur les marchés internationaux, qui voient dans toute l'Asie et aux Etats-Unis...
Ils se disent que leur compétitivité...
Qu'il faut faire attention. - A.-E.Lemoine: Ils ont dit aussi qu'il y avait une surréglementation. - D.Schelcher: C'est le point qui, dans ce débat, me concerne directement et me préoccupe, sur lequel je suis prêt à m'impliquer.
Bercy a dit: "La sur-administration et la paperasserie en France font perdre 60 milliards d'euros par an." Attaquons-nous déjà à ça. Il y a une loi de simplification qui est en cours avec des pistes intéressantes.
Une piste intéressante serait que chaque nouveau texte qui touche les entreprises soit testé au préalable par des chefs d'entreprise pour voir si c'est possible de bien le mettre en oeuvre. C'est une bonne idée. - A.-E.Lemoine: Vous avez un exemple très concret sur cette surréglementation.
Pour lancer un nouveau magasin, il faut compter 10 ans? - D.Schelcher: Oui.
Tous les derniers magasins qu'on a lancés, il faut 10 ans. Les derniers ouverts en début d'année, c'est 10 ans de travail. On perd du temps.
Perdre du temps dans l'économie, c'est perdre de la compétitivité, de l'activité, de la croissance. Ce qui se passe aujourd'hui...
En France, on est empêchés. Qui l'a dit le premier, ces derniers temps, avant les chefs d'entreprise? Ce sont les agriculteurs.
Ils sont empêchés dans plein de domaines dans leur territoire. C'est ce mouvement-là, d'être empêché, qui est exprimé. - A.-E.Lemoine: A la lettre B, il y a "blues".
Vous décrivez le fait qu'un chef d'entreprise peut passer des moments de doute, des moments difficiles. Ca vous file un coup de blues, le bras de fer annuel des négociations commerciales avec les grandes marques qui réclament encore des hausses de prix? - D.Schelcher: Pour les Français, ça me donne un coup de blues.
L'objectif de ce travail mené, c'est d'obtenir le meilleur prix pour les Français. Après 6 années d'inflation, obtenir des prix en baisse...
Quand on vient nous voir avec des demandes de hausse, parfois disproportionnées...
Je ne mets pas tout le monde dans la même position. Certains sont raisonnables, notamment les PME, avec qui on travaille beaucoup et avec qui on a signé beaucoup d'accords. Certaines grandes entreprises exagèrent.
On est parfois en blocage. - A.-E.Lemoine: Vous dites que parfois, elles mentent quand elles parlent de hausse de coût des matières premières? - D.Schelcher: Certaines.
Nos acheteurs, on les équipe, on les informe. Ils ont toutes les données d'évolution du coût des matières premières. Certaines baissent.
Quand on vient nous donner des chiffres décalés, ce n'est pas possible. Comment peut-on expliquer qu'une biscuiterie, PME traditionnelle, fait avec une demande de hausse de 4 % quand, sur le même créneau, une grande entreprise demande une hausse à 2 chiffres, avec les mêmes matières premières. On ne comprend pas.
On fait notre travail, on discute, on veut accompagner les Français. - A.-E.Lemoine: Qu'un budget ait été validé, ça assure une certaine stabilité.
Ca vous rassure? - D.Schelcher: L'incertitude n'est pas bonne pour les entreprises.
Depuis la dissolution, il y avait beaucoup d'attentisme, des reports d'investissement. Elle n'est pas bonne pour les Français non plus. Les Français n'ont pas le moral.
Ca été dit dans l'émission précédente, "C dans l'air". 80 % des Français se restreignent actuellement. C'est la réalité des Français dans les campagnes actuellement.
L'incertitude n'était pas bonne. A force d'avoir de la visibilité, même si tout n'est pas parfait, mon voisin n'est pas d'accord...
Tout n'est pas parfait, mais il y a de la stabilité et de la clarté pour un certain temps. C'est important. Ce qui compte maintenant, c'est de préparer le budget de 2026. - A.-E.Lemoine: Ca ne nuance pas un peu votre position? - M.Bompard: J'aimerais beaucoup être d'accord, vous dire que c'est super, qu'on va régler le problème.
Si on regarde les prévisions économiques, le budget de monsieur Bayrou est pire que le budget de monsieur Barnier en termes de compression de la dépense publique. Les prévisions de l'OFCE, c'est 0,8 point. Comme tout le monde, je souhaite que les gens aient de la visibilité.
Je n'ai aucun problème avec ça. Si vous comprimez la dépense publique...
Prenons le secteur du bâtiment, si vous coupez dans les aides, comme c'est le cas dans le budget, si vous coupez dans les aides à la rénovation énergétique...
On coupe des centaines de millions d'euros. A la fin, le secteur du bâtiment sera en difficulté. J'aimerais vous dire que je suis content car il y a un budget, mais je pense que ce budget est très mauvais.
Sur l'autre point abordé, on s'était déjà vus dans le cadre d'un travail parlementaire initié quand il y avait une inflation très importante. On avait fait la démonstration qu'il y avait eu une inflation importante, que les prix payés aux agriculteurs avaient baissé et que les marges des grandes entreprises de l'industrie agroalimentaire avaient progressé. On a un problème de transparence sur les marges. - D.Schelcher: Je vous rejoins totalement. - M.Bompard: On avait proposé un observatoire pour savoir comment étaient calculés les prix.
Il faut un encadrement dans les marges. On ne peut pas avoir au milieu des acteurs dans la chaîne qui s'en mettent plein les poches pendant que les producteurs souffrent, que les consommateurs souffrent. - D.Schelcher: On a un point de convergence.
Oui, la transparence est insuffisante. Les distributeurs la font. Ils donnent tous leurs éléments à l'observatoire.
Les industriels devraient faire la même chose. - M.Bompard: Il faut que cet observatoire ait plus de moyens.
Cette proposition a été rejetée quelques fois. - E.Tran Nguyen: A partir d'aujourd'hui et jusqu'à mardi, la France accueille le sommet sur l'action pour l'IA.
L'IA s'invite dans nos supermarchés, notamment pour lutter contre le vol. De plus en plus d'enseignes s'équipent de caméras intelligentes. Elles peuvent repérer les clients en flagrant délit. - Des petites caméras juste au-dessus des caisses.
Cette dame a laissé son sac sur la tablette. Un message lui est envoyé. Cet autre client a gardé un article sans le scanner.
Il est tout de suite repéré. - On lui explique qu'il s'est trompé, qu'il a fait une mauvaise manipulation. - Au Havre, ce robot parcourt les rayons.
Ses yeux sont directement liés au poste de sécurité. - Il nous envoie des notifications quand il y a la constatation d'un flagrant délit. A partir de là, on interpelle la personne. - E.Tran Nguyen: Vous êtes équipé de tels dispositifs dans vos magasins? - D.Schelcher: Non, pas encore.
Chez nous, l'IA porte sur l'amélioration des commandes, la lutte contre le gaspillage. On vient de lancer une tablette pour les gens qui commandent des fruits et légumes, pour avoir les bonnes quantités pour le client et jeter le moins possible. - E.Tran Nguyen: L'IA peut bouleverser de nombreux métiers, elle peut faire peur, notamment à la caisse...
Ca ne va pas réduire les emplois? - D.Schelcher: Dans notre métier, je ne crois pas.
Je crois que ça va faciliter le travail des gens. Demain, ça va faciliter la bureautique, écrire un mail...
Une réponse à un client...
Dans notre milieu, je ne vois pas un danger majeur sur l'emploi. - A.-E.Lemoine: Merci, D.Schelcher: "Le bonheur est dans l'action.
Des clés pour réussir de A à Z", ça s'adresse aussi aux jeunes, pour leur donner l'envie d'entreprendre. Vous les incitez à rédiger des commentaires à votre adresse mail. - D.Schelcher: C'est un livre positif dans une période anxiogène. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous pour le 5/5 de L.Sénéchal.
On a appris aujourd'hui la disparition de P.-L.Sulitzer. - L.Sénéchal: Lui qui à 21 ans se revendiquait le plus jeune chef d'entreprise de France.
Il a fait fortune dans la vente de gadgets. - Regardez bien ce monsieur à l'air innocent. Ne vous fiez pas à son air, il est coupable.
Coupable de l'envahissement dans notre vie par les gadgets. Peut-il allumer sa cigarette au téléphone? Rien de plus facile.
La soif le tenaille? Voici un shaker-verseur. - L.Sénéchal: La sortie de ses romans a fait décoller P.-L.Sulitzer.
Le premier "Money" est paru en 1980. - On peut parler de ce que l'on connaît. Mon cas personnel, c'est ce domaine, la finance.
Ce livre est un voyage à travers le monde de la finance. En même temps qu'un roman, qu'une aventure...
Presque un western financier. Aujourd'hui, la finance internationale, c'est l'exportation, les marchés financiers. Des gens qui se déplacent à la vitesse de l'éclair, qui vont gratter l'or là où il se trouve. - L.Sénéchal: Il devient un membre de la jet-set.
Les stars comme Johnny Hallyday ou L.Renaud assistent à son 3e mariage. C'est à la mairie de Paris, tenue à l'époque par Jacques Chirac.
P.-L.Sulitzer a été accusé d'avoir recours à des prête-plumes.
Il a toujours nié. - On nous P.-L.Sulitzer... - L.Sénéchal: Cette chanson où A.Souchon le critiquait... - Ce sont 2 personnages qui représentent le vide du monde dans lequel on vit.
Une beauté froide, la richesse, si ce n'est qu'être beau et riche, c'est un peu triste, le monde. - L.Sénéchal: Il est parti à 78 ans.
Il était malade depuis un AVC en 2004. Sa fortune était dilapidée. Il ne touchait plus qu'une petite retraite. - A.-E.Lemoine: Opération sous-marine de la ministre des Sports pour doper ses budgets. - L.Sénéchal: Le ministère a fait face à une fronde ces derniers mois. 450 athlètes ont signé une tribune dans "L'Equipe" pour protester contre la baisse du budget des sports de 33 %.
Tous contestent ce coup de rabot. Un coup de rabot défendu devant les sénateurs par M.Barsacq. - M.Barsacq: Ce budget trouve sa place dans un contexte politique très particulier et très contraint, notamment par l'impact de la censure.
Il est aussi le premier, après cette magnifique réussite que furent les Jeux de Paris 2024. Je me battrai pour que cet héritage ne soit pas sacrifié. Si on observe l'évolution des crédits, vous êtes nombreux à avoir relevé ce soir qu'il était en baisse significative, pour contribuer au redressement des comptes publics auquel, je vous sais attaché. - L.Sénéchal: Franceinfo nous apprend que M.Barsacq, ce jour-là, elle fait du cinéma.
Pendant qu'à la tribune, elle défend un budget en baisse de 30 %, c'est elle-même qui a discrètement mis sur les rails la mobilisation des sportifs qui recevront le soutien du président de la République. Et cela fera plier le gouvernement. Dans le budget initial, la baisse était de 188 millions d'euros.
Finalement, c'est 108 millions d'euros. Elle a donc sauvé 80 millions d'euros avec son opération sous-marine. - M.Bompard: Si elle avait convaincu ses amis de voter la censure, la baisse aurait été de zéro euro.
C'est factuel. - P.Cohen: En fait, vous êtes obsédé par la censure. - M.Bompard: Je suis obsédé par le budget.
Comment peut-on comprendre qu'après les Jeux olympiques...
Tout le monde a dit que c'était génial. Si, après, les clubs sportifs n'ont plus les moyens de fonctionner, ça va revenir comme avant. Elle peut être contente d'avoir gagné quelques millions, mais je pense qu'il ne fallait pas de coupe dans le budget des sports.
Pour cela, il fallait faire tomber le budget. Ce n'est pas une obsession. - A.-E.Lemoine: C'est un raisonnement. - M.Bompard: Assez factuel.
Difficile de le contrer. - A.-E.Lemoine: D.Trump rétropédale sur Gaza. - L.Sénéchal: Il martèle que son plan n'implique pas le déploiement de troupes américaines à Gaza.
Le territoire serait remis aux Etats-Unis par Israël à la fin des combats. Son idée folle a fait bondir jusque dans son camp. Depuis hier soir, tout l'entourage de D.Trump tente de minimiser les propos du président. ... - L.Sénéchal: L'idée de D.Trump fait son chemin au sein du gouvernement israélien.
Le ministre de la Défense ordonne à l'armée israélienne de préparer un plan d'évacuation volontaire des Palestiniens de Gaza. Au Moyen-Orient, Trump fait hurler. La chaîne Al-Jazeera diffuse la réaction choc d'une petite fille gazaouie. ... - L.Sénéchal: Pas de réponse de Trump.
Lui aussi sait se mettre en scène avec des enfants, quand il signe un autre décret controversé, celui qui interdit aux femmes trans de participer à des compétitions sportives féminines. ... - L.Sénéchal: A chaque jour son décret.
Trump suit l'adage de son ancien conseiller, S.Bannon, pour qui les médias sont la vraie opposition. Il le confirme dans une interview au "Wall Street Journal".
Le monde de Trump sera électrique. ... - L.Sénéchal: Je laisse le mot de la fin sur ce sujet au satiriste S.Colbert.
Comme souvent, il résume parfaitement bien la situation. ... - L.Sénéchal: Vous voulez réagir? - M.Bompard: Sur Gaza, dire que les propos de Trump sont inacceptables.
Ce qui me choque, c'est l'absence de réaction à la hauteur de la France. Si la France peut avoir une réaction à la hauteur du caractère irresponsable des propos de Trump, ce serait le moment de décider de la reconnaissance officielle par la France de l'Etat de Palestine pour envoyer un message. "Nous la France, on ne laissera pas faire ça." - A.-E.Lemoine: On termine avec la Coupe de France de football.
Nice a été battu par un club de 4e division. - L.Sénéchal: Le stade briochin, qui revendique 120 ans d'histoire...
Regardez la joie des joueurs dans les vestiaires. Le capitaine est un éducateur sportif...
Hugo Boudin travaille dans l'immobilier. Ils étaient menés 1 à 0. Les Bretons retournent les Niçois.
La victoire du Petit Poucet. C'est ce qui fait le sens de la Coupe de France. Ils sont qualifiés pour les quarts de finale. - A.-E.Lemoine: Merci, M.Bompard.
Merci, D.Schelcher. "Le bonheur est dans l'action.
Des clés pour réussir de A à Z". Merci à tous les 2.
Manuel Bompard