Amelia Lakrafi - 2 juillet 2025 - Commission des Affaires étrangères
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« la France pourtant n'a pas aménagé ses efforts pour promouvoir la paix. En témoigne l'organisation du forum de paix pour la paix pardon au Prochrient centré sur la relance de la solution à deux états »
- 3:34Invité politiqueFait
« toute tout nouvel effort qui est demandé au ministère nous conduit à des à des sacrifices s'agissant de la francophonie et de ses crédits »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« L'année dernière, nous avons mobilisé 12 millions d'euros en appui au livrable du sommet de Villaire Côter »
- 5:03Invité politiqueFait
« La France a été la première à mobiliser la communauté internationale pour Gaza le 9 novembre 2023, pour le Liban l'année dernière »
- 6:30Invité politiqueFait
« le poids de la France à l'étranger dépend de sa force intérieure, de notre force militaire pour dissuader les menaces, de notre force économique »
Temps de parole
- Amélia Lakrafi100 %
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Merci beaucoup pour ensemble pour la République, madame Amélia Laacrafi, la parole pour 2 minutes 30. Merci beaucoup monsieur le président, mes chers collègues, monsieur le ministre, je souhaite vous interroger sur deux sujets qui touchent au rôle et à la crédibilité de la France sur la scène internationale. D'abord au ProchOrient, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer la marginalisation croissante des Européens dans une région où les États-Unis ont réaffirmé leur influence ou, devrais-je dire, leur toutepuissance, notamment au côté d'Israël. La France pourtant n'a pas aménagé ses efforts pour promouvoir la paix.
En témoigne l'organisation du forum de paix pour la paix pardon au Prochrient centré sur la relance de la solution à deux états et pour lequel je regrette une très très faible couverture médiatique. On préfère médiatiser la guerre que médiatiser la volonté de paix même quand il y a des généraux israéliens qui la demandent. Ce forum devait préparer une conférence à l'ONU coinitiée par la France et l'Arabie Saoudite qui aurait pu marquer une étape historique à avec cette reconnaissance par notre pays de l'État de Palestine et donner un peu d'espoir au Gazaoui et et à tous les Palestines d'ailleurs.
J'ai personnellement soutenu cette orientation en déposant une proposition de résolution en ce sens. Or, la conférence est reportée comme vous l'avez dit et plusieurs collègues l'ont rappelé aussi. Euh et je me demande aussi si si c'est un report réel ou si vraiment nous devons craindre qu'il est totalement enterré. Et et je me demande si ce renoncement porterait pas atteinte à notre capacité d'influence et à notre engagement pour la paix juste et durable dans cette région. Deuxème sujet, la francophonie. Autre pilier de notre stratégie d'influence. à quelques jours de la 50e plinière de l'Assemblée parlementaire de la francophonie que la France accueille, l'Assemblée nationale et le Sénat.
Et une semaine après avoir présenté ici même mon rapport d'information sur son avenir de cette francophonie, je ne peux que relayer l'inquiétude grandissante des opérateurs et partenaires francophones. les coupes budgétaires, notamment celles qui touchent l'AUF et les programmes structurants comme le PIMF, euh sorte de euh de comment dire possibilité de mobilité pour dans le monde francophone pour les étudiants et les chercheurs contredisent directement les engagements pris lors du sommet de Villerre Côery. Comment comprendre que la France qui préside encore le sommet de la francophonie et en accueil les principales institutions se dégage ainsi de ses responsabilités ?
Monsieur le ministre, dans un monde où les batailles d'influence sont plus vives que jamais, comment la France peut-elle continuer à faire rayonner ses valeurs et son projet francophone sans moyen à la hauteur de ses ambitions ? Merci. Merci. Merci beaucoup madame la députée déléguée général de l'Assemblée parlementaire de la francophonie qui reprend les interrogations déjà été l'objet et qui sont réellement très très inquiétantes. Ouais, je je comprends mesdames et messieurs députés mais je une nouvelle fois je je je le le ministère des affaires étrangères est un ministère régalien qui mérite dans la période que nous traversons d'être réarmé.
Je constate que par rapport aux autres ministères régaliens, lorsque nous avons les discussions budgétaires, on voit apparaître beaucoup plus de d'amendements de réduction de crédit pour ce ministère que d'autres ministères égaliens. Je vous invite vraiment à soutenir parce que moi je peux prendre chaque ligne les unes après les autres et et je vois bien étant donné les efforts que nous avons fait déjà l'année dernière, à quel point toute tout nouvel effort qui est demandé au ministère nous conduit à des à des sacrifices. s'agissant de la francophonie et de ses crédits. L'année dernière, nous avons mobilisé 12 millions d'euros en appui au livrable du sommet de Villaire Côter.
Argenté dont une grande partie au bénéfice de projet mis en œuvre par l'AUF. Nous travaillons en étroite concertation avec le recteur de laf pour identifier ensemble des pistes de transformation de diversification des ressources qui permettront sur le moyen et sur le long terme de rendre cette organisation plus robuste. Plus généralement, on est on essaie de trouver des solutions mais dans un contexte qui est extrêmement contrainte. Tout ce je vous invite à nous aider à desserrer la contrainte.
Ensuite, sur le le deuxième point que vous avez soulevé, je suis tout à fait d'accord avec vous, la rencontre des sociétés civiles à laquelle vous avez participé et je vous en remercie était un moment majeur de dialogue entre deux peuples que tout oppose aujourd'hui dans dans une dans la poursuite d'une d'une guerre qui a fait tant de victimes de chaque côté.
cette capacité des sociétés civiles à à montrer du doigt le chemin vers une solution politique et vers la paix est essentiel et nous ne renonçons en rien à à notre objectif de reconnaissance de l'État de Paï à la tenue de cette conférence et nous allons veiller avec les co-organisateurs, le co-organisateur à trouver une date le plus tôt possible. Ensuite sur la marginalisation, la marginalisation, l'affaiblissement de la France et cetera. Première remarque, je crois qu'il faut cesser de nous autoflageller. Tout le monde le sait, tout le monde le voit.
La France a été la première à mobiliser la communauté internationale pour Gaza le 9 novembre 2023, pour le Liban l'année dernière avec une conférence internationale à laquelle vous avez participé également pour la Syrie, pour le Soudan, c'est la France qui est en première. Alors, on nous dit oui, tout cela l'humanitaire et l'humanitaire c'est moins important. Non, l'humanitaire c'est très important. Il y a aujourd'hui dans le monde des dizaines de millions de personnes qui sont déplacées, qui souffrent de sous-alimentation, de risque de famine. Et la responsabilité de la France, c'est aussi d'apporter une réponse à cette détresse.
Mais ça ne ça ne la le rôle de la France ne se limite pas à l'humanitaire. Au Liban, comme pour l'Iran aujourd'hui, c'est la France qui a ouvert la la voie la première à des négociations permettant d'entrevoir les conditions d'une paix. durable. Ensuite, nous vivons aujourd'hui dans un monde où par rapport il y a 80 ans quand la charte des Nations- Unies était signée à San Francisco, d'autres grandes puissances ont émergé avec lesquelles nous devons désormais composer. Alors, faut-il se résigner à l'inaction ? Non.
Mais clairement, le poids de la France à l'étranger dépend de sa force intérieure, de notre force militaire pour dissuader les menaces, de notre force économique pour n'avoir pas à dépendre des autres et notre force morale pourrait affirmer nos valeurs. Et c'est pourquoi les discussions sur le conclave, c'est pourquoi les discussions budgétaires que nous avons ne sont pas totalement étrangères à à la force de notre action internationale. En réalité, elle la conditionne.
Amélia Lakrafi