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ChroniqueBLAST (sur YouTube)· 22 septembre 2025 20 minAutoproduitActualité / polémiqueImmigration & asileJusticeEurope & internationalInstitutions & élections

RECONNAISSANCE DE LA PALESTINE : "CELA NE SERA DÉTERMINANT QUE SI ON SANCTIONNE ISRAËL"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Bertrand BadiPromesse
    « Je crois à la nécessité d'unir nos voies à Paris, à Londres et partout ailleurs pour reconnaître un état de Palestine et initier cette dynamique politique. »
  • 0:15Bertrand BadiPromesse
    « Tout ceci ne sera véritablement déterminant que si on franchit l'étape de décider de sanctionner Israël. »
  • 0:35Bertrand BadiFait
    « Genocide is occurring in Gaza. We named the three individuals that we felt responsible: minister, the president and third for minister of defense. »
  • 1:00Bertrand BadiChiffre
    « Il y a aujourd'hui avant la reconnaissance par la France et d'autres pays, déjà 148 États qui ont reconnu l'état de Palestine. »
  • 2:00Bertrand BadiFait
    « La reconnaissance par l'autre c'est le point de départ réel de l'histoire d'un état. »
  • 3:00Bertrand BadiFait
    « Reconnaître l'État de Palestine, c'est un acte juridique, mais c'est aussi un acte humain. »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je crois à la nécessité d'unir nos voies à Paris, à Londres et partout ailleurs pour reconnaître un état de Palestine et initier cette dynamique politique. Tout ceci ne sera véritablement déterminant que si on franchit l'étape de décider de sanctionner Israël. [Musique] Ça intensifie ses frappes ces dernières heures.

Gaza brûle, déclare ce matin le ministre israélien de la défense. Ce qui est préoccupant dans le comportement des gouvernements israéliens, c'est qu'il n'y a pas de plan B. Genocide is occurring in Gaza.

We named the three individuals that we felt responsible. minister, the president and third for minister of defense. Il y a une internationale de la souffrance qui est en train de se constituer et ce qui me rend optimiste, c'est que cette international de la Soufance, cette conscientisation du monde, elle vient rejoindre euh la réflexion multilatérale.

Bertrand Badi, retraité de la fonction publique et disons professeur émérite des université à ScienceP, piéton de la mondialisation. Alors, ça veut dire énormément de choses du symbolique au matériel. Bien sûr que la dimension symbolique est celle qui apparaît de la manière la plus nette.

Et du coup de la symbolique à la cosmétique, il y a pas grande distance et on peut considérer que pour le quotidien des gazaouis qui sont sous les bombes depuis maintenant presque 2 ans, l'effet sera bien moindre qu'un cesser le feu ou que un projet sérieux de paix. Mais euh derrière cette symbolique, il y a tant de choses que je crois que cette décision ne doit pas être prise à la légère et peut enclencher un certain nombre d'événements, de décisions, de choix qui vont transformer la face du proche Orient. [Musique] D'abord, vous savez que le jeu international, tel qu'il s'est constitué il y a déjà plusieurs siècle au moment de la Renaissance, repose sur les États.

Seul vrai sujet de droit. Quand vous êtes un état, vous existez. Quand vous n'êtes pas un état, vous n'existez pas.

Donc si le système international est un système d'état, il est essentiel que les États se reconnaissent les uns les autres. D'où l'importance en droite internationale mais aussi en relation internationale de la reconnaissance. La reconnaissance par l'autre c'est le point de départ réel de l'histoire d'un état.

Donc effectivement il n'est pas négligeable déjà d'être reconnu comme tel. Mais derrière la reconnaissance juvidique, il y a d'autres reconnaissances et qui fondent non seulement les relations internationales, mais la paix, c'est-à-dire, il y a la valorisation. Euh, et ça, je voudrais quand même insister sur ce point.

Reconnaître l'État de Palestine, c'est un acte juridique, mais c'est aussi un acte humain. C'est-à-dire le fait que bah oui, les Palestinien existent. Et le fond même du conflit israélo-palestinien qui a 3/4 de siècle plus même d'âge, c'est que Israël n'a jamais voulu admettre le droit des Palestiniens à s'ériger en communauté politique, c'est-à-dire le droit à être.

Et ce le message que l'on fait passer, c'est les Palestiniens ont le droit d'exister en tant que tel. Exister en tant qu'état, ça veut dire exister en tant que tel. Ils ont ce droit et ça c'est quelque chose d'extraordinairement important.

Vous savez, il y a un politiste israélien qui s'appelle Kimerling qui a forgé un concept très intéressant de politicide. C'est le politicide, c'est l'acte par lequel on empêche un peuple de se construire en communauté politique, de se construire en état. Et c'est ce que fait effectivement Israël dans les faits.

C'est ce qui est rappelé par Nathania lui-même il y a encore quelques jours, c'est-à-dire il y aura jamais d'État palestinien. Nous ne reconnaissons pas à cette catégorie d'humain le droit d'exister comme ordre politique, c'est-à-dire d'exister tout court dans le monde. Si vous n'êtes pas, vous ne pouvez pas exister comme ordre politique, ça veut dire que vous n'existez pas.

Vous êtes des soumis ou vous êtes des parias ou vous êtes des marginaux. Donc il y a quand même quelque chose de très fort. 2e élément, c'est ce que j'appellerai la pression systémique.

Il y a aujourd'hui avant la reconnaissance par la France et d'autres pays, déjà 148 États qui ont reconnu l'état de Palestine. Avec cette nouvelle vague de reconnaissance, on va atteindre les presque les 160. C'est-à-dire que euh dans ce monde tellement interdépendant, il y a une pression collective de plus en plus forte à laquelle il sera difficile à l'État d'Israël et même aux États-Unis de résister.

Pourquoi croyez-vous que les dirigeants israéliens soient tellement en colère ? Pourquoi croyez-vous que Trump, le président des États-Unis, menace les pays qui veulent reconnaître la Palestine ? parce que ils sentent que cette pression systémique qui s'exerce de plus en plus sur Israël risque un jour de devenir insupportable.

Et puis je crois qu'il y a un troisème élément, c'est que à partir du moment où il entre dans les normes et dans les faits cette existence de l'état de palestinien, même si c'est pour l'instant un état de papier, cela veut dire que tout l'ordre régional va devoir se redessiner. il va falloir redéfinir le statut de l'autorité palestinienne. L'autorité palestinienne qui accepterait, dit-on euh de procéder à de nouvelles élections.

Mais s'il y a de nouvelles élections et si on transforme l'autorité palestinienne, si elle se réinstitutionnalise sous cet effet, bah il faudra bien qu'Israël laisse faire. Et euh ces colonisations que Israël de manière cynique ne cesse de développer en 6 Jordanie, elles vont devenir euh non pas seulement des actes illégaux, ce qu'elles sont depuis bien longtemps, mais des actes qui seront clairement contraires à toute la communauté, au vœux de sinon toute la communauté, moins une bonne partie de la communauté internationale. Donc tout ça compte quand même.

Maintenant, je terminerai par la phrase peut-être la plus importante. Tout ceci ne sera véritablement déterminant que si on franchit l'étape de décider de sanctionner Israël pour ses manquements au droit international, c'est-à-dire pour des crimes de génocide, pour des crimes contre l'humanité, pour des crimes de guerre. tel que la Cour internationale de justice l'avait déjà profilé mais tel que la Cour pénale internationale en a juger bon à travers les mandats d'arrêt délivré contre Nathaniaou et contre Galand son ancien ministre de la défense.

Évidemment là ça va être un tournant. Est-ce que les États européens, les États occidentaux pourront d'une même main reconnaître l'État de Palestine et ne pas sanctionner les politicides, c'est-à-dire ceux qui veulent à tout prix tuer dans l'œuf l'État palestinien. Là, il faut voir [Musique] première remarque introductive.

Il n'est pas sûr que les bombardements l'attaque israélienne sura n'est pas até la décision des États occidentaux de reconnaître l'État de Palestine parce qu'il fallait quand même démontrer à l'opinion publique dans le monde arabe, dans le sud global, mais surtout montrer aux dirigeants du golfe qu'on cherche à ménager, avec lesquels on veut euh établir de bonnes relations que les occidentaux ne sont pas à ce point livré point et lié euh aux autorités israéliennes et qu'elle garde une capacité de jugement et de critique. Euh je pense que le gouvernement israélien accumule des erreurs dans cette radicalité. Euh ça a été une faute de bombarder d'OA, une double faute puisqu'en plus ça n'a rien donné des objectifs qui étaient fixés.

Ça a probablement contribué à dresser euh l'opinion publique, c'est évident, mais même les gouvernements occidentaux contre l'extrémisme de la ligne Lioud, de la ligne Nathaniaou, de même que l'offensive sur Gaza. Je pense que ce processus de reconnaissance de l'État de Palestine n'aurait pas été si clairement mené s'il n'y avait pas eu ses excès abominables à Gaza. Il y a encore quelques temps, le ministre de la défense, monsieur Israël Catz, s'est réjoui en disant "Gaza brûle." Mais imaginez imaginez que un responsable du Hamas et dit à l'opinion publique internationale à la face du monde Israël brûle.

Vous imaginez la réaction qu'il aurait eu dans le monde et en particulier dans le monde occidental si un leader palestinien avait dit Israël brûle. Bon euh avoir fait ce paris stupide de la radicalité absolue à Gaza et maintenant l'extension à différents pays, la Syrie, le Liban, l'Iran, le Qatar et je pense qu'on ne s'arrêtera pas là. Tout ceci a probablement précipité la décision de reconnaissance de l'État de Palestine.

C'est une sorte, je dirais, de freinage doux venant de la part des pays occidentaux. C'est les sanctions ou la reconnaissance. Les sanctions, ça fait mal. les sanctions, ça risque effectivement de créer une crise profonde euh dans les relations avec Israël, ne serait-ce que parce que Israël a besoin du commerce avec l'Europe.

Euh la part de l'Europe dans le commerce international d'Israël est extrêmement importante. Donc des sanctions de nature commerciale auraient probablement porté un coût très fort. C'est ce que je disais tout à l'heure à l'État d'Israël.

Ce qui est préoccupant dans le comportement des gouvernements israéliens, c'est qu'il n'y a pas de plan B. Or, l'usage de la puissance, il n'y a pas de solution diplomatique qui soit sérieusement envisagé puisque ça a été dit, on ne veut pas d'État palestinien. Donc effectivement, on assiste à une escalade de la puissance.

Et l'autre raison qu'il y a derrière tout cela, c'est quand même, et c'est préoccupant, une vision sinon du monde, du moins de la région. C'est-à-dire cette négation profonde d'abord de l'existence même du peuple palestinien et son droit à s'organiser en tant qu'état. Et ça vous savez dans le jeu international cette vision absolue de négation de l'autre a toujours abouti à des drames et des catastrophes.

Tant qu'il n'y aura pas de définition d'une vraie coexistence entre palestinien et israélien, on sera dans des situations de guerre en chaîne. [Musique] Notre vieille grammaire des relations internationales repose uniquement sur les rapports de puissance et sur les rapports interétatiques. Et effectivement, quand on regarde les rapports interétatiques, le jeu de puissance, les affrontements et les confrontations, bah on n'est pas très optimiste et on constate que on est dans des logiques de destruction sans cesse plus affirmée, mais qui ne débouchent véritablement sur rien.

Quand on regarde l'ONU dans sa face la plus je dirais négative, c'est-à-dire le Conseil de sécurité qui encore tout récemment s'est traduit par un véau des États-Unis à une résolution demandant la cessation des hostilités à Gaza. On n'est pas optimiste non plus. Mais je pense qu'il faut regarder dans la bonne direction.

Nous sommes dans un monde de visibilité. C'est ce qui nous distingue, je dirais, de l'aventure humaine telle qu'elle s'est déroulée jusqu'à il y a 30 ou 40 ans et en tous les casement avant la Seconde Guerre mondiale. C'est nous sommes dans un monde où tout se voit.

Nous sommes dans un monde où l'image où l'événement frappe frappe les consciences. Et donc nous sommes dans un temps où l'humanité se reconstitue dans sa globalité et où il est de plus en plus difficile d'être indifférent à l'événement extérieur même lointain. Alors, on peut l'aide dès lors qu'on n'est pas informé.

On est tellement peu informé sur ce qui se passe au Soudan, voire au Congo que l'on n'en parle pas beaucoup. Mais ce qui se passe en Ukraine, ce qui se passe euh aux Proches-Orient, ce qui se passe aussi euh euh au Sahel par exemple, euh tout ceci est en train de toucher l'humanité et enclenche un processus qui va devenir l'une des bases fondamentales des nouvelles relations internationales que j'appellerai l'empathie. Nous sommes entrés dans ce temps que le grand Victor Hugo avait préfiguré. qui était le temps de la sympathie des âmes où on ne peut pas rester indifférent à la souffrance totale, à la souffrance absolu et vous avez des leaders de cette mobilisation, vous avez des acteurs qui se dépensent dans cette mobilisation.

Le travail formidable des ONG sur le conflit israélo-palestinien, Amnestie Internationale, Human Rights Watch, Betselem, l'ONG euh israélienne, mais la Fédération internationale des droits de l'homme font un travail absolument extraordinaire, non seulement d'information, mais de plaidoyer. Et puis vous avez des médias qui s'engagent. Moi, je dois dire, c'est toujours avec beaucoup d'émotions que j'écoute les reportages de Rami Aboujamous depuis Gaza.

Et puis vous avez des humains qui considèrent que ce deux poids de mesure, que cette indifférence cynique à l'égard du sort des Palestiniens n'est plus acceptable. Et là, vous avez une catégorie de la population qui a joué depuis 2 ans un rôle moteur et essentiel et déterminant, c'est les étudiants. Les étudiants se sont mobilisés dans les campus universitaires aux États-Unis, en Europe.

Et ces étudiants, ils se mobilisent pourquoi ? pour des revendications catégorielles. Non, c'est pas leur affaire au sens, je dirais vulgaire du terme.

Ils se mobilisent parce que ils sont jeunes. Ils se sentent comme étant jeune dans un monde total, dans un monde global et ils ne peuvent pas rester indifférents à tout ce qui s'y passe. Et bien, croyez-moi, cette mobilisation des ONG, des médias, des intellectuels, des différents experts de toute lanceur d'alerte et des étudiants et de l'opinion publique internationale a conduit à la naissance progressive d'un système international humain qui revendique d'arrêter.

Regardez ce qui s'est passé dans la VELDA, le Tour d'Espagne cycliste, toutes toutes ces manifestations. Euh l'autre jour, il y a quelques temps déjà, je je voyais un cortège de gilets jaunes et une brave dame qui portait un drapeau palestinien. Je lui demande pourquoi.

Elle me dit "Ah bah parce que de ce qu'on m'en a dit, ces gens-là aussi ils souffrent." Il y a une internationale de la souffrance qui est en train de se constituer. Et ce qui me rend optimiste, c'est que cette international de la Soufance, cette conscientisation du monde, elle vient rejoindre euh la réflexion multilatérale.

C'est-à-dire euh vous savez qu'on dit toujours il n'y a pas de droit sans base sociale à ce droit. Bah, le droit international est en train de trouver sa base sociale dans cette conscience humaine qui est en train de s'éveiller et qui donc a des effets sur les Nations-Unies. Les Nations- Unies sont très sensibles à tout cela. il y a pas une semaine sans une commission, une réunion d'experts ou des dirigeants, le secrétaire général ou le directeur de du haut commissariat au réfugiés ou au commissariat des droits de l'homme viennent dire le droit.

Et justement, vous parliez du droit international. Le droit international n'est pas respecté. Il a jamais été respecté.

Pourquoi ? Parce que contrairement au droit national, il y a pas de sanction possible. Oui, mais tout ce que je viens de vous dire débouche sur une revalorisation de l'énonciation du droit, c'est-à-dire la parole du droit qui s'exprime dans ce contexte d'empathie, dans ce contexte de sensibilisation.

Cette parole du droit, elle devient audible. On j'ai jamais entendu autant de commentaires sur l'ordonnance de la Cour internationale de justice parlant de risque génocidaire. Je n'ai jamais euh entendu autant de commentaires sur les mandats d'arrêt dont je parlais tout à l'heure qui frappe Netaniaou et Galante.

Pourquoi ? Parce que le droit est en train de rencontrer cette sensibilité globale, cette conscience globale qui est en train de se former. [Musique]