Marine Tondelier sur les violences policières : "La sécurité de nos enfants est menacée"
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Chapitres
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« des armes des grenades de désencerclement des LBD qui sont utilisées en France alors qu'elles sont interdites partout ailleurs en Europe sur le maintien de l'ordre. »
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« on a un ministre de l'intérieur qui refuse de s'excuser, qui refuse d'appeler à la retenue les forces de l'ordre »
- 0:58Invité politiqueFait
« la force de l'ordre doit être proportionné, qu'elle doit être encore plus proportionnée quand il s'agit de mineur évidemment. »
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« il faut qu'il démissionnent. À un moment, la question se pose vraiment fort et en tout cas pas à nous mais à eux. »
- 2:46Invité politiquePromesse
« j'ai appelé hier dans mon communiqué la démission du ministre de l'intérieur »
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« les écologistes, on a toujours été pour la non violence. Toujours. On a toujours condamné les violences. d'où qu'elles viennent. »
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« plus de 6000 interpellations depuis le début du mouvement, en tout cas le début des des violences »
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« plus de 5000 garde à vue, une très grande majorité pour des mineurs, 13 % de majeurs. »
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« il y a effectivement un certain nombre euh de manifestants qui ont été blessés par les forces de l'ordre. Ça a donné lieu à 10 ouvertures d'enquête »
Temps de parole
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des écologistes se pass dans l'esprit et on s'inquiétait pas pour notre santé et notre sécurité. Et donc quand j'ai vu ces images à lance, j'étais infurieuse de voir qu'il y a des armes des grenades de désencerclement des LBD qui sont utilisées en France alors qu'elles sont interdites partout ailleurs en Europe sur le maintien de l'ordre. Deuxièmement, que euh on a un ministre de l'intérieur qui refuse de s'excuser, qui refuse d'appeler à la retenue les forces de l'ordre alors que enfin, excusez-moi, n'importe lequel d'entre vous, vous seriez ministre de l'intérieur.
Un truc comme ça arrive, que ce soit ce qui est arrivé à lance ou la mâchoire arrachée ou le jeune homme qui a perdu son œil, vous seriez décomposé, mortifié, en train de vous confondre en excuse, de dire que vous alliez prendre des menusures fortes pour que ça n'arrive plus. Et là, on a une décontraction au sommet de l'État. never explain, never comprend alors que never complain alors que c'est la sécurité de nos enfants qui est en jeu. Et donc je trouve ça si dérusage de la force de l'ordre doit être proportionné, qu'elle doit être encore plus proportionnée quand il s'agit de mineur évidemment.
Et donc je ne sais pas ce qui s'est passé dans ce pays pour que les images qu'on voit défiler sur les réseaux sociaux ne suscitent pas d'excuses chez les représentants ministériel de l'éducation ou à l'intérieur. Et c'est enfin c'est une faute politique lourde mais c'est aussi un manque cruel d'humanité. Et je le dis, on a aujourd'hui un pouvoir macroniste qui peut même pas dire "Je retire ma réforme" puisque ces manivres sont pas comme à l'époque elles étaient sur une réforme où il suffisait quelque part de retirer la réforme pour que le calme revienne. Là c'est pour toute leur œuvre.
Donc c'est compliqué et c'est compliqué aussi de se dire qu'un pouvoir macroniste est dans une telle inertie par rapport au dérapage qu'on est en train de vivre et la sécurité de nos enfants qui est menacé. Et on se dit mais si en 2027 l'extrême droite gagne, ça va être quoi les manifestations dans ce pays ? Donc le sens de notre présence ici, c'est un soutien total et revendication des lycéens. C'est aussi évidemment un cri d'alerte sur la manière dont est organisé le maintien de l'ordre dans ce pays. Maintien de l'ordre, les mots ont un sens he et je pense pas que c'est ce qui est fait aujourd'hui.
Le rôle du ministre de l'intérieur, c'est qu'on puisse exercer notre droit manifesté et qu'on puisse le faire en sécurité. Et puis en réalité, s'ils sont pas capables de comprendre tout ça, et ben il faut qu'il démissionnent. À un moment, la question se pose vraiment fort et en tout cas pas à nous mais à eux. Donc voilà le sens de notre présence aujourd'hui et aussi je pense une présence qui vise à à apaiser les choses, à s'assurer que les choses se passent bien comme on l'a fait dans plein d'autres manifestations.
On lancera tout à l'heure l'initiative d'Aron daron et l'initiative de Pouriamir Shai qui est député écologiste de Paris où des adultes, des parents, des mamans avec des casques blancs, des brassards blancs, des vêtements blancs vont assurer une présence dans ces cortèges qui vise à sécuriser en fait la présence de tout le monde. Marineeli, vous dites la question se pose. Vous appelez à la démission d'Edouard Jeffrey, le ministre de l'éducation nationale et de Laurent Nèz, le ministre de l'intérieur. Ben moi, j'ai appelé hier dans mon communiqué la démission du ministre de l'intérieur en disant que vraiment le le fait de refuser d'appeler à la retenue, c'est quand même complètement lunaire.
Enfin, il y a 25 ans, franchement, un fait pareil sera arrivé, je parle même pas de 2 3 4 5 parce que ça déferme tous les jours. Vous vous auriez dit ben évidemment, il doit s'excuser et s'il est pas capable de comprendre ce qui se passe, il doit démissionner évidemment. Moi, je regarde sur les réseaux sociaux, les manifes un peu partout en France, enfin les les les vidéos qui circulent, on voit des choses illégales dans ces manifes. Et donc, je rappelle que ce qui est illégal est illégal, que obéir à une consigne illégale est illégal et je ne comprends pas que ça alerte pas plus et je trouve que c'est géré vraiment dans une demi-mesure la plus totale.
On a vu aussi des images de lycée brûlé de professeurs agressés. Est-ce que c'est aussi un appel au calme que vous lancez à l'encontre des lycées en fait ? Mais vous savez, les écologistes, on a toujours été pour la non violence. Toujours. On a toujours condamné les violences. d'où qu'elles viennent. Donc il y a pas de problème là-dessus. Mais je trouve que le traitement médiatique qui vise chez certains à être omnubilé par chaque poubelle qui brûle et pas être choqué par les enfants qui ont des mutilisations irréversibles, il y a un truc que je comprends pas.
C'est que là on parle de nos enfants et de dans quel état ils vont venir de manifes qui sont légitimes, qui sont légales et légitimes. Donc voilà, après il y a des casseurs comme dans tout mouvement social dont le but n'est pas forcément le bien-être des lycéens, ça c'est certain. Mais je trouve qu'il y a parfois un amalgame entre dire "Ah mais les lycéens ils brûlent" et cetera. Il y a les casseurs d'un côté, il y a les lycéens qui manifestent de l'autre, il y a nous qui essayons de faire que ça se passe le mieux voilà ici aussi. Mais c'est pas la même chose. Voilà.
Et en fait, j'aimerais qu'on puisse se concentrer sur le fond des revendications qui encore une fois sont importantes pour l'avenir de nos jeunes et on a du mal à parler de ça. Du coup, Mélenchon, vous dénoncer une répression policière. Les mots de Marine Tondelier, candidate à l'élection présidentielle pour les écologistes, patronne des écologistes, qui a suspendu son congé maternité pour participer à différentes mobilisations. C'est ce qu'elle a déclaré hier. Ce matin, elle était à lance. Là, elle est désormais à Paris.
On va revenir dans un instant sur ses propos qu'elle a tenu place de la République à Paris où nous suivrons aussi dans quelques instants, dans moins d'une heure, donc le départ de la mobilisation manifestation parisienne à Paris pour entendre les lycéens, leurs parents, des syndicats aussi à Lille également où France Info est au cœur depuis ce matin de la de la mobilisation dans le nord. Donc tout ça bien sûr pour parler des revendications, pour parler des questions de violence aussi qui sont dans le débat et c'est ce qu'a abordé Marine Tondelier devant les journalistes en parlant et je la cite d'une décontraction au sommet de de l'État alors que la sécurité de nos enfants est en jeu.
Elle dénonce donc cela. apelle à la démission de Laurent Nou Serge Chimino. Oui, c'est ce qu'on peut retenir de cette intervention sur cette partie-là où elle dit qu'elle regrette que le ministre de l'intérieur n'est pas appelé à la retenue et en expliquant que ce n'était pas les consignes qu'il donnaient.
Mais ce qui est aussi intéressant au-delà de cette condamnation par Marine Tondelier, de la réponse policière, c'est aussi la manière qu'elle a de parler de la nature de ce mouvement parce que je déroule mon fil depuis ce matin sur la difficulté qu'a gouvernement pour résoudre cette mobilisation, c'est que on n'est pas [raclement de gorge] effectivement dans le cadre du CP à l'époque d'Édouard Baladur contrat d'instruction professionnelle ou du CPE contrat première embauche de monsieur Villepin ou de monsieur Devaqué en 86. On demande pas le retrait euh d'un projet gouvernemental.
Euh il y a plusieurs revendications parce qu'à la limite quand les gouvernements ont reculé, que ce soit pour euh monsieur Devaqué, monsieur Baladiur ou ou monsieur Villepin, euh ils ont retiré les projets. Donc c'est un moyen tout de suite d'arrêter un mouvement là. On verra en fonction des revendications qui seront euh euh obtenues ou pas euh si le gouvernement peut se retirer. Donc ça c'est un élément important quant à la nature de la difficulté qu'ura le gouvernement à résoudre cela.
Et c'est aussi pour cela que Marine Tondelier réagit sur ces deux éléments-là à la fois en demandant une fois de plus parce qu'elle l'a fait hier la démission de monsieur Nunes, ministre de l'intérieur mais aussi en en demandant au gouvernement de bien penser aux revendications. Il répondra pas à toutes mais en tout cas de ne pas les perdre de vue par rapport au maintien de l'ordre qui est quand même une nécessité. Après c'est l'échelle et la proportion qui est mise en question. Oui, c'est ce qui est questionné par Marine Tondelier mais pas seulement. On avait hier en direct avec nous la Ligue des droits de l'homme. C'était aussi une question euh que posait la la Ligue des droits de l'homme.
Noémie spécialiste police justice pour France Info. Noéi Schulz, j'aimerais qu'on fasse un point peut-être sur les éléments qu'on a sur les questions des violences, des interpellations, des enquêtes qui sont en cours. Alors euh on sait qu'il y a eu plus de 6000 interpellations depuis le début du mouvement, en tout cas le début des des violences parce qu'on rappelle le mouvement a débuté dans dans le calme, c'était dans le dans le Val de Marne. plus de 5000 garde à vue, une très grande majorité pour des mineurs, 13 % de majeurs. Sur les sur un bilan plus de blessés, que ce soit du côté des forces de l'ordre, il y a eu plus de 700 policiers et gendarmes blessés.
Du côté des personnels enseignants éducatifs, c'est 85 personnels éducatifs blessés, donc 34 chefs d'établissement ou adjoint. Et du côté des lycéens, donc des manifestants, 215 élèves blessés. On précise que dans la très grande majorité, ils ont été blessés dans des accidents ou par des individus extérieurs. Mais il y a effectivement un certain nombre euh de manifestants qui ont été blessés par les forces de l'ordre. Ça a donné lieu à 10 ouvertures d'enquête, peut-être même une 11e puisqu'on a appris tout à l'heure qu'une enquête avait été ouverte à messe après l'interpellation d'une jeune fille par un policier policier soupçonné d'agression sexuelle.
Donc une enquête a été ouverte par l'IGPN. Donc là, on est sur encore une autre forme de violence. Mais sinon 10 enquêtes ouvertes. On pense notamment à celle concernant le jeune Eden, 14 ans, qui a été blessé au visage par un tir de de lance-grenade à Saint-Touin Lom Lomone pardon, un lycéen gravement blessé à l'œil à Argenteuil ou encore le l'adolescent de 15 ans qui hier a vu sa main arracher par une grenade, c'était à lance dans le le pas de calet. À chaque fois bien sûr, la police des polices qui va tenter de comprendre ce qui s'est passé. Dans quel cadre par exemple un policier a fait usage de son lanceur de balles de défense ?
Est-ce que il a respecté les règles puisque vous savez l'usage de ces armes intermédiaires répond à des règles très strictes et puis comprendre par exemple dans le cas du lycéen à lance si cette grenade si cette pardon euh grenade pardon c'est ça cette grenade soit de cerclements soit assourdissante il l'a ramassé par terre ce qui change un peu la la donne ou si elle est arrivée sur lui et lui a arraché la main au moment où elle a explosé donc tout ça bien sûr ce sont les enquêtes qui devront déterminer les conditions dans lesquelles tout cela s'est déroulé et une affaire aussi dont on parle ce matin qui concerne Noisy le grand et je vous laisse nous donner les informations qu'on a Noé.
Alors, c'est une vidéo parce qu'encore une fois ce ce mouvement a cette particularité que des images tournent en permanence sur les réseaux sociaux avec encore une fois cette difficulté à chaque fois d'interpréter ce que l'on voit. Mais effectivement aux abords ce matin du lycée Noisy le Grand on on peut voir sur des images un jeune visiblement en train de convulser et être emporté emmené par les pompiers pour aller à l'hôpital. Euh donc ce qu'on peut lire sur des réseaux sociaux, c'est qu'il grièvement blessé et qu'il convulse euh de sources policières.
On explique que ce jeune a été interpellé à la suite de tir de mortier, qu'il a été fortement incommodé et transporté en milieu hospitalier par les pompiers. Euh et une source syndicale, donc un syndicat de de police, nous indique qu'il aurait été incommodé, qu'il aurait très mal réagi au gaz de lacrymogène lancé par les policiers, ben en réponse au tir de mortiers qu'il avait lancé dans leur dans leur direction. À ce stade, encore une fois, on a assez peu d'éléments. On sait que ce jeûne a été transporté à l'hôpital.
On verra si là encore euh une enquête est ouverte pour comprendre ce qui s'est passé et la nature exacte des blessures aussi, et c'est assez impressionnant s'il convulse mais s'il n'a pas de d'autres blessures en dehors de cela. Yeah.
Marine Tondelier