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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 juillet 2026 57 min

Jean-Philippe Tanguy : "Si le RN devait s'embourgeoiser, ce serait fini"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Dans les yeux d'Agath, Georphilippe Tangy. Bonjour et bienvenue Jean-Philippe Tangi. Bonjour madame Lambret.

Merci beaucoup d'avoir accepté de de participer à ce podcast. Vous êtes député de la Somme dans les Haut-E, vous êtes membre du Rassemblement national. Euh vous êtes arrivé au RM sur le TAR en 2020 et euh 2 ans plus tard, vous êtes propulsé en 2022 directeur adjoint de la campagne euh de Marine Le Pen.

Euh vous vous revendiquez euh du gaolisme dans un parti euh foncièrement antigoliste euh à l'origine. Vous assumez votre homosexualité, vous êtes bardé de diplôme, vous êtes devenu très vite le monsieur économie du RN dans un parti qui manque de crédibilité sur ces sujets-là. Est-ce que vous avez euh conscience d'incarner la vitrine du Rassemblement national ?

Non, j'ai beaucoup plus de de modestie. Je pense que la normalisation euh du RN, c'est Marine Le Pen elle-même, sincèrement, je pense que c'est elle qui incarne ce mouvement, ses choix. Moi mon petit niveau, je symbolise plutôt le l'élargissement de la stratégie de Marine Le Pen.

Moi, je venais du mouvement de Nicolas du Poignan, mouvement gauliste debout la France et donc cet élargissement permanent qu' que Marine Le Pen qu'elle a eu du mal à faire, qu'elle a pas vraiment réussi à faire. Mais vous pensez que c'est pour ça que vous avez été mis mise en avant très vite euh parce que vous veniez pas du Front National. Bah je pense qu'au début effectivement ça donne une peut-être une une petite aide parce qu'on veut valoriser les gens qui arrivent.

C'est d'ailleurs, c'est pas forcément facile à gérer en interne parce que ça peut créer aussi des incompréhensions, des gens qui sont là depuis longtemps qui ont peut-être l'impression qu'on qu'on leur passe devant. Mais bon, c'est surtout qu'avec Marine Le Pen, elle nous donne une très grande liberté en fait hein. Je pense que ce qui s'incarde le mieux, c'est l'émergence de de Jordan.

Euh [grognement] et en fait, on a fait nos preuves. On a fait nos preuves. Très une grande liberté en même temps, c'est quand même un parti qui incarne un peu la la culture du chef.

Oui, mais alors c'est c'est vrai que c'est un paradoxe intéressant parce qu'en fait comme justement il y a cette légitimité très forte de la chef de notre famille politique K Marine Le Pen, la liberté qu'on a autour d'elle et est beaucoup plus naturelle parce que comme elle ne se sent pas du tout menacée, qu'elle est pas du tout paranoïque et qu'elle n'a pas peur, comment dire, des initiatives ou de gens qui peuvent apporter quelque chose, elle est suffisamment puissante. une femme puissante comme dans cette maison parfois on a pu le dire elle laisse les gens travailler en fait et tant que sont pas par Jordan Bardella. Non, je crois pas sincèrement je crois pas.

C'est non mais c'est une question qui aurait pu se poser d'ailleurs, c'est légitime de la poser puisque dans les sondages Jordan Bardella a très vite monté à la aujourd'hui en moyenne les sondages de Jordan Bardella sont un peu meilleurs que les sondages de Marine Le Pen et parfois dans les meetings, les militants scandent plutôt Jordan Bardella président en ce moment. Oui, ça dépend des meetings. Il y a des meetings où c'est l'inverse sincèrement hein, mais ça peut dépendre de l'ambiance.

Ça dépend aussi un meeting c'est comment dire c'est une masse vivante. Donc vous avez aussi des moments d'enthousiasme, parfois des discours étaient un peu longs. Il y a plein de critères qui peuvent jouer.

Il des moments où Jordan Bardella est très applaudi, des moments où Marine Le Pen est très applaudi. Mais ce sujet parce que je vais pas l'éviter parce qu' il est intéressant que vous avez soulevé madame Lambré, c'est un peu paradoxal justement quand vous êtes la chef d'une famille politique de gérer euh le président du parti Jordan Bardella qui effectivement de peut avoir de meilleurs sondages que vous. On en a discuté en interne de manière totalement rationnelle et dépassionnée et Marine Le Pen n'a jamais été gênée.

Vous avez une grande expérience de la politique objectivement, quoi qu'on pense des idées du programme du Rassemblant national, c'est assez rare qu'une personnalité de premier plan ne soit pas gênée ou ne cherche pas à saboter la carrière d'un d'une personnalité dans son même force politique qui peut avoir des meilleurs sondages. C'est pas ça la politique, c'est aussi beaucoup de de de guerres fratricid et vous vous avez le sentiment que il y a pas cette guerre entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Non, justement je pense que là c'est une force et c'est une force par d'autant plus difficile une fois plus moi je me on se cache pas derrière notre petit doigt qui a le procès évidemment il y a le procès de de Marine Le Pen un procès difficile queon estime particulièrement injuste et c'est sûr que Marine Le Pen a mis beaucoup d'énergie dans ce procès et ça aurait pu lui être préjudiciable.

Elle aurait pu comment dire prendre la mouche que Jordan Bardella parallèlement réussisse son émergence et au contraire elle l'a vu comme une force présenté comme une force et elle n'a pas cherché à l'affaiblir. Vous dites que Marine Le Pen ne craint pas Jordan Bardella et en même temps la relation Marine Le Pen Jordan Bardella, elle est extrêmement opaque. Oui, c'est vra Mme pour les gens du Rassemblement national.

Non, en fait vous vous savez pas vraiment ce qu'ils pensent, ce qu'ils se disent. Oui, c'est une une relation particulière. C'est une relation de confiance telle qu'effectivement il ne raconte pas aux autres membres du Rassembl national leurs échanges que qu'il y a une grande confidentialité, une grande confiance entre eux.

C'est vrai que Marine Le Pen faut se mettre dans le contexte hein. Jordan Bardella à l'époque je n'étais pas au Rassemblée national, je voyais ça de l'extérieur mais j'ai pu constater que cette analyse était vraie. sort d'une campagne de 2017 où Marine Le Pen se qualifie pour le second tour face Emmanuel Macron mais sort de cette campagne avec un salon de de difficultés, un des changements de programmes importants notamment sur la construction européenne et Marine Le Pen fait le choix dans un moment qui n'est pas facile pour les européennes de 2019 de faire confiance à une personnalité jeune vierge de toute campagne électorale nationale et c'était un paris.

Alors, c'est toujours pareil parce que euh quand le Paris a réussi, en l'occurrence avec Jordan Bardella, il a il a réussi au-delà de toutes les espérances qu'aurait pu avoir euh la famille patriote, euh on a l'impression que c'est naturel et que bon, tout le monde savait que ça allait réussir. Ben non, c'est c'était un paris euh que Marine a fait, elle a vraiment une intelligence et un sens politique vraiment. Moi, vous savez, parfois vous travaillez avec des gens euh vous vous êtes déçu, hein.

Ça nous est tous arrivé. Ça vous est arrivé à vous d'ailleurs ? Et puis vous travaillez avec d'autres gens et vous avez l'impression tous les jours de de vous enrichir.

Et pourtant euh Marine Le Pen ne sera peut-être pas candidate. On va en reparler mais euh juste pour comprendre d'où vous venez Jean-Philippe Tangy euh euh parce que les gens ne vous connaissent pas forcément très bien. De la chance.

On va on va voir ça. Vous avez un parcours il y en a pas beaucoup au Rassemblement national qui ont fait autant de diplômes et de bonnes écoles que vous. Vous avez fait Henri après Science Po après Lesc une grande école. de commerce.

Est-ce que vous étiez programmé ? Enfin, vous étiez une bête de concours ou pas du tout ? Et c'est le hasard de la vie qui a fait que vous vous êtes retrouvé dans ces écolesl ?

Non, je je suis un peu un un survivant de la méritocratie républicaine. Alors, c'est pas très modeste de le dire, mais c'est factuel, hein. Un survivant, bah c'est-à-dire le le je je je ne sais pas si aujourd'hui avec euh comment dire une représent une une réplication une répétition sociale qui s'est aggravée avec euh des difficultés pour les classes populaires ou les classes émergences de de de de réussir au sein de de l'école républicaine.

Je ne sais pas si aujourd'hui si j'étais né en 2000 et pas en 1986, est-ce que j'aurais réussi à avoir le même parcours en faisant les mêmes efforts ? Je ne suis pas sûr. Parce que vous venez d'un milieu populaire.

Milieu populaire classe moyenne. Votre père était secrétaire ? Secrétaire.

Mon père dirigeait des petits des petites usines, une usine de meuble en Bourgogne. Il ne la possédait pas. Il était il était gestionnaire.

J'étais divorcé donc bon par ailleurs, on vivait avec on vivait avec ma mère en région parisienne. Et vous êtes né à Boulogne sur Mer mais après vous êtes à Burivette. Ouais.

Mes parents ont déménagé à à Burivette. clé effectivement à Boulogne et bon c'était un c'était pas la misère loin de là, on vivait normalement classe moyenne quoi. Et puis mais par contre mes parents ont pas fait spécialement d'études, ils m'ont pas encouragé à faire des études.

C'est un certain nombre de rencontres ma prof de piano à l'époque qui m'a encouragé à faire des études et puis qui m'a beaucoup aidé personnellement à avoir confiance en moi sur un certain nombre de sujets que vous avez déjà évoqué. Euh mon meilleur ami de l'époque qui est toujours mon meilleur ami qui on s'est encouragé, on s dit "Allez, on y va, on va monter en R4AT." C'est avec lui que vous avez fait Henry 4AT ?

Oui, c'estàd que le temple de l'excellence des lycées parisiens quoi. Un des meilleurs lycées de France derrière le pantthéon. Et puis on a eu du bol parce qu'à l'époque le le proviseur de l'époque avait décidé d'ouvrir Henricat justement à la banlieu.

Moi j'étais à B sur Yvette, j'étais à 1 heure de R dansicat le prendre le matin, le prendre le soir. Bon, pour faire ses devoirs, c'est quand tu tu arrives de 1hure du ROR, quand ça se passe mal, c'est il faut se remotiver. Et mais c'était pas du tout naturel.

Mais si ce proviseur n'avait pas ouvert les portes de récat à la banlieu bah j'aurais pas été en récat, vous voyez. Donc la vie ça a pris aussi la modestie, c'estàd il y a le travail, il a un vrai travail hein, parce que sincèrement c'était c'était difficile. Euh il y a un peu de folie parce qu'on dit bah tiens, je vais je vais partir, pourquoi pas moi ?

Et puis euh il y a un peu de hasard. Voilà et ça c'est quelque chose que j'ai essayé de garder en tête. Euh il y a des gens qui sortent de ce parcours d'avoir fait des grandes écoles en estimant que ça y est, ils ont prouvé et qu'ils sont mieux que les autres.

Moi, j'ai j'ai totalement conscience qu'il y a une forme de hasard euh là-dedans et qu'il y a des gens qui ont pas eu de bol. Il y a des gens qui ont pas fait les bonnes rencontres. Euh rater un concours, parfois ça se joue à rien du tout.

Et donc faut faut garder un peu les pieds sur terre. Vous dites qu'il y a des rencontres, une prof de piano, un ami qui vont aider qui vous ont aidé à avoir confiance en vous. Pourquoi ?

Parce que vous aviez quoi ? Un sentiment d'illégitimité ou euh Ah non, c'était beaucoup plus basique hein. Quand j'étais jeune ou ados, bah vous auriez parlé de ma sexualité.

Bon, c'est quand même une période, les choses ont beaucoup changé très rapidement. Euh moi j'ai vécu le pax Pax au collège. Il y avait c'était pas de le faut pas réécrire aussi trop de manière trop tragique.

C'était pas une homophobie violente mais c'était une homophobie latente des moqueries. Bon, dès le collège. Ah oui oui parce que vous et encore moi j'avais réussi à me protéger parce que je faisais déjà de la politique et j'avais fait alliance avec c'est pas très glorieux mais avec les plus belles filles du collège et donc vous êtes habéis avec les plus belles filles du collège bah les mecs il vo étiez intouchable du coup pas intouchable mais en tout cas ça [rires] ça me protégeait d'une certaine sorte et je protégeais les autres aussi je tiens à le dire parce que j'avais inclus ce nombre de gens qui aurait pu être touché aussi par cette cette homophobie ses moqueries et j'essayé de protéger aussi ce que je pouvais.

Voilà, il y avait une forme de solidarité quand même déjà et puis vous l'entendez encore aujourd'hui, j'ai des problèmes d'élocution. À l'époque, ils étaient très prononcés, très forts. Vous avez un léger chintement un chointement et oui, mais c'était beaucoup plus fort à l'époque et puis je bégayis aussi un peu.

Donc là aussi, c'est beaucoup travail. Voilà. Et ça c'est tout ce qui est tous ceux qui nous écoutent et ça me fait plaisir parce que quand j'ai commencé ma ma carrière politique, j'ai j'en ai parlé tout de suite et j'ai beaucoup de jeunes qui m'ont qui m'ont écrit disant bah c'est important de savoir qu'on peut progresser, qu'on peut dépasser ce handicap verbal.

Vous avez fait comment ? Est-ce que vous avez fait des exercices ? C'est des heures et des heures d'exercice de concentration et ça peut encore m'arriver hein de de bégayer.

Oui oui, c'est ça demande beaucoup de travail et puis pareil c'est c'est une école d'humilité parce que vous comprenez très tôt que pour vous faire comprendre pas spontané, c'est pas naturel. Donc faut travailler dessus, faut essayer de jouer dessus et puis faut avoir un peu de dérision sur soi aussi parce que si vous prenez tout au premier degré au tragique, c'est pas facile. Moi, je juge pas ceux qui n'y arrivent pas.

Euh bah vous vous tenez pas, c'est vous subissez, vous prenez la méchanceté et les attaques contre vous hein. D'ailleurs, j'en subis encore aujourd'hui. Ce serait faux de dire que parfois parfois il y a des moqueries sur votre façon de parler ou Oui.

Oui. Bon, ce serait faux de dire que ça me touche pas. C'est pas vrai que ça ne touche pas.

Mais vous avez quand même en partie surmonté ça et ça va mieux de ce point de vue là. Mais je vais pas vous mentir, quand euh j'arrive à susciter un certain intérêt par mes prises de parole à l'assemblée que euh excusez-moi, c'est pas vous allez dire que c'est prétentieux, mais bon, si je le dis, personne va le dire. Je suis reconnu comme plutôt un bon orateur de de l'Assemblée nationale ou en tout cas à savoir exprimer un certain nombre de choses.

Bah ça me fait plaisir pour ceux qui se cherchent. Et vous avez fait aussi l'école militaire de Saint-Cire. Vous avez eu le concours ?

Mais c'est des concours assez difficiles. Oui, c'est un concours difficile. Je l'ai eu pour une mauvaise raison.

Et pourquoi ? Euh en fait j'avais dit à des amis tiens ça m'intéresse peut-être de faire sacr et tout le monde se moquait de moi en disant tu auras jamais les épreuves sportives. Et j'ai eu des très bonnes notes aux épreuves sportives sauf à la corde.

Je me suis brûlé les mains et ça m'a fait nager très vite après. Tellement mal aux mains que j'ai nagé très vite quand je suis allé dans l'eau tellement étaient abîmée. Donc vous avez surperformé en natation.

Vous avez la mais au bout d'une semaine. C'était pas pour moi. J'ai juste réalisé qu'en fait voyez la fierté m' placée, l'orgueil m'a placé et en fait je suis parti euh euh j'aurais pu rester plus longtemps pour réfléchir mais en fait je suis parti le dernier jour où je pouvais être remplacé par quelqu'un d'autre et en fait c'était un ami de prépa qui était voyez encore les hasards de la vie c'était un ami de prépa qui était derrière moi et lui c'était son rêve.

Je me suis dit "Attends là, tu es pas bien, tu as rien à faire là. Euh, tu as un copain, enfin un copain, un camarade qui est comment dire ? C'est son rêve, laisse-il le son rêve.

Et et c'est quoi la la raison pour laquelle vous vouliez pas finalement faire cette école ? B en fait, c'est une culture, il y a une culture militaire. Moi, j'ai arrivé, j'ai ma famille alors là est à 200 lieux de l'armée.

Euh, j'avais un arrière grand-père résistant, mais il était résistant civil. Il était capitaine au long court dans la marine marchande et il s'occupait de ravitailler la la résistance dans la manche. Mais il était pas militaire.

Il y avait aucune culture militaire dans dans ma famille. En fait, il y a quand même une culture, moi j'ai aucune discipline. Moi le matin disait euh fallait mettre son lit, fallait ranger son lit en bataillon là, je sais plus comment ça s'appelle.

Euh j'étais incapable de faire ça. Moi, je vous verrez chez moi, ma chambre c'est Hiroshima. J'avais aucune discipline.

J'ai C'est c'est la catastrophe. Ou c'était pas pour vous quoi. Ah non, pas du tout.

Vous aviez un grand-père qui était résistant. Arri grand-père. Ouis.

Tangi et vous vous êtes posé des questions quand vous avez intégré le Rassemblement national, il y a eu des réactions dans votre famille ou parce que vous vous à la base Jean-Philippe Tangi, le Front National de Jean-Marie Le Pen, c'était pas trop votre truc. Vous avez dit d'ailleurs que les positions sur l'homosexualité, sur l'immigration aussi guerre mondiale ou ne ne vous correspondait pas. Ah oui.

Non mais c'est de toute façon c'était très simple. Donc on était avec Nicolas Dupignan et on ne pensait pas en fait que Marine Le Pen rom avec son père. Bon, on a eu on avait des réunions stratégiques où en fait toute la stratégie de Debout la République puis Debout la France était fondée sur une base non négociable à savoir que Marine Le Pen et Jean-Marie Le Pen seraient toujours ensemble et qu'il y aurait jamais de rupture.

Et puis un jour, elle a rompu euh avec lui, elle l'a exclu euh de son rôle de président d'honneur et du parti et ça a bouleversé effectivement nos préjugés sur même la personne de Marine Le Pen qui finalement était une femme d'État. Vous vous êtes dit, elle rond avec son père, elle excuse. Son père du parti.

Ça c'était en 2015. Jean-Marie Pen et donc l'alliance avec debout la France en 2017 2017 c'est vraiment ça qui qui changé c'est à partir de 2015 les contacts entre le FN à l'époque et Debout la France deviennent possible et sont fructueux notamment via Florient Philippo et via surtout Philippe Olivier le beau-frère de Marine Le Pen qui en fait est voisin physiquement de de du poignant à hier il est à travailler et [grognement] pourtant donc effectivement vous œuvrez au enfin au rapprochement avec le Rassemblement national enfin qui est encore Front national à l'époque en 2017 qui devient Rassemblement national en 2018 mais ensuite vous lâchez Nicolas Dupontan pourquoi est-ce que c'était de l'opportunisme certains qui ont vu de l'opportunisme avec Nicolas Dupoignant vous aviez du mal à exister lui-même c'est pas du faire insulte que de dire qu'il a jamais vraiment percé alors que le parti de Marine Le Pen était en pleine expansion vous vouliez Oui. Alors sincèrement ça m'a d'ailleurs j'essayie d'être sincère ça m'a plutôt fait plaisir.

J'ai pas trop eu de procès d'opportunisme parce que bon, je suis rentré à Debou la République en 2012, Nicolas Dupignon venait faire 1,5 %. Bon, je suis quand même resté 8 ans. Bon, vous avez vous l'avez vous avez la gentillesse de le souligner.

J'ai mon parcours, j'ai mes diplômes. Si j'avais voulu faire carrière dans un parti qui faisait 20 %, je l'aurais fait carrière dans un parti qui faisait 20 %. Voilà.

Bon non, c'était mes convictions. C'est juste qu'en fait à partir du moment où on avait fait l'alliance en 2017, je ne comprenais plus l'isolement de Nicolas que je respecte toujours. Moi j'ai pas de conflit personnel avec Nicolas Dupignan et ça n'avait aucun sens.

Et d'ailleurs, c'est pas moi qui suis parti, c'est 60 % du parti qui a rejoint Mar. Oui, vous êtes parti avec vos troupes. Oui.

Bah, c'est pas les miennes, hein. C'était un mouvement en tout cas accompagné. Oui, oui, tout à fait.

Bah, avec Tom Aménager, Alexandre Loué, Anne Sophie Frigou, des gens d'ailleurs qu'on qui ont aussi réussi au sein du R national. Je pense qu'on a apporté quelque chose mais c'est surtout aussi que Marine Le Pen et Jordan Bardeda nous ont donné notre chance. Oui, vous êtes imposé très vite auprès de Marine Le Pen.

En an, vous devenez directeur adjoint de sa campagne. C'est vous qui poussez aussi la la baisse de la TVA sur les produits sur l'essence, sur le gaz et et ça c'était en 2021 je crois. Oui, tout à fait.

Oui. Oui. Un an après votre arrivée.

Oui. Bah c'est-à-dire que c'est vraiment cette question de confiance he Marine Le Pen vous fait confiance et puis soit vous proposez des choses, vous êtes proactif, soit bah vous savez rien quoi. Donc vous savez en plus on fait souvent des campagnes commando.

Marine Le Pen, elle est ça lui est reconnu par les commentateurs. Elle a un sens politique et aiguisé. Elle a une doctrine évidemment qu'elle a qu'elle a constitué et peut-être qu'on y reviendra parce que je trouve que ça lui est pas beaucoup accordé.

Mais euh elle a fait une campagne commando, elle fait toujours des campagnes, c'est pas des grandes cathédrales ou c'est pas des des projets prévu euh longtemps à l'avance qui sont très rigides. Marine Le Pen fait toujours des campagnes qui sont très mobiles, efficaces, offensives, euh ce qui lui permet de surprendre ses adversaires, c'estàd à l'instinct à l'anticipation. Oui, mais parce qu'elle dit mais c'est en fait c'est parce qu'elle anticipe ce qui est une campagne et encore une campagne n'est pas anticipable.

C'est pour ça d'ailleurs que vous aussi, je pense que vous aimez bien votre métier sans vous parler à votre place, mais la politique est pleine de surprise, elle est pleine d'imprévu. Euh une campagne ça vit, une campagne présidentielle, ça vit encore plus que les autres. Donc si vous vous êtes mis dans un plan euh qui est trop rigide euh sur des rails vraiment euh au sens physique du terme, bah vous déraillez paradoxalement.

Alors que si vous vous êtes préparé à être mobile, à être capable d'agir, de changer de ligne, de de vous adapter, là vous pouvez percer. Mais c'est ce qu'elle fait en ce moment pour 2027 parce que c'est bien n'a pas vraiment commencé mais et puis on attend, vous savez bien, vous l'avez dit vous-même qu'on attend le le 7 juillet, la décision de justice évidment. Donc il y a pas de plan en attendant.

Il y a des plans mais ils sont mobiles. Je disais vous êtes un peu la vitrine du Rassemblement national, vous êtes l'un de ceux qui faitent le plus d'interview de plateau. Vous êtes venu sur France info un peu avant les municipales et on vous avait interrogé sur un tweet d'un candidat au municipal Renn qui avait comptabilisé les noms à consonance étrangère de Bfort et il disait à la fin et encore j'ai pas comptabilisé Ellie et Samuel d'origine hébraïque.

Donc on vous avait dit ce que vous on vous avait demandé ce que vous pensiez de ce tweet et vous aviez dit il est ni raciste ni antisémite en soi. Et pas longtemps après cette personne on lui a retiré son investiture au Rassemblement national. Ma question c'est est-ce que ce jour-là vous avez dit ce que vous pensiez vraiment ?

C'est dire que il y avait rien de problématique dans ce tweet rien d'antisémite ou de raciste en soi parce que c'était ce que vous pensiez ou c'était pour ne pas nuire à votre partie ? C'est-à-dire qu' c'était en investigation. D'ailleurs, c'est moi qui suis allé à Bellefort pour à une réunion où cette investiture a été retirée.

Et donc l'investigation a montrer que c'était pas assez clair pour lui faire confiance sur ce sujet-là et qui devait travailler et qui devait démontrer par son engagement plus poussé qu'il y avait pas de il y avait pas de difficulté à lire ce tweet comme il ne devait pas être lu. Mais sur le moment, le tweet en lui-même, ça dépend de Bah le tweet pour vous, il parlait pas de lui-même ce tweet. Mais moi, j'aurais jamais écrit un un truc pareil.

De toute façon, si j'ai lancé une investi elle était lancée avant que que je vienne sur votre plateau hein. Surtout qu'il se trouve que le député de Bfort, Guillaume Bigot, est un ami que je connais depuis très longtemps qui vient de la gauche. Euh et donc en fait, il a nous avons on fait une enquête sérieuse en fait et donc on s'est rendu compte qu'on avait pas les éléments pour juger dans un sens ou dans l'autre.

Et donc quand on avait pas les éléments, bah il a été il a été on a retiré parce que justement le tweet était suffisamment grave pour ne pas laisser souffrir de d'ambiguïé. Ça pose quand même la question des breux galeuses au sein du Rassemblement national. C'est Jordan Bardella lui-même qui avait parlé des breux galeuses.

Comment vous expliquez qu'il y ait autant de de polémiques au RN ? Il y avait une femme une militante Renne qui avait tenu des propos horribles sur les noirs les comparant à des singes. Oui, ça c'était en 2013 des propos extrêmement choquants.

Insupportable ignoble. Il y a de il y a deux catégories. c'est que malheureusement le racisme en France il existe.

Il existe. Il y a des Français malheureusement une minorité je le crois sincèrement qui sont racistes, antisémite homophobe, misogyrophobes, enfin toutes les haines possibles imaginables. Euh mais le le RN n'a pas une part de responsabilité.

Sincèrement, je je ne crois pas. Moi en tout cas, j'ai constaté qu'à chaque fois que j'identifie une personne problématique, que l'effet identifie une personne problématique, elle est immédiatement euh virée. Et [grognement] c'est vrai que vous vous avez c'est vrai que dans le dans le discours, on peut pas nier que vous tenez ce discours-là, mais est-ce que euh peut-être que c'est aussi le le discours politique de Marine Le Pen sur la préférence nationale a insisté tout le temps sur la différence entre les étrangers et les Français qui peut aussi attirer ce genre de profil ?

Je ne crois pas parce que l'étranger est un peu celui qui prend au français, celui qui prend son argent, celui qui prend son travail, celui qui prend les aides, celui qui prend son appartement. Vous voyez, il y a c'est ça ça nourrit quand même un un terreau. Je ne crois pas.

C'est c'est un terrain, il faut faire attention, il faut veiller finalement à ne pas se laisser emporter vers des zones d'ombre. Mais la nationalité, elle existe. Vous avez des droits, vous avez des devoirs et vous devez en tirer un certain nombre de conséquences.

Le droit de la nationalité ne conduit pas au rejet de l'autre. C'est juste qu'il y a des nationaux et puis des gens qui ne sont pas nationaux. Vous savez par exemple que Marine Le Pen est fortement combattu euh par l'extrêmeur notamment sur ses déclarations sur l'islam ayant déclaré de nombreuses reprises de façon réitérée que l'islam n'était pas incompatible avec la République même là qu'elle était compatible que l'islam était même compatible avec la République. avec Eric Zemot notamment a pensé pouvoir prendre l'ascendant euh sur Marine Le Pen en 2022, notamment sur l'islamophobie et euh ce qui est enfin c'est pas le bon terme isslamophobie sur le rejet des musulmans et de l'islam et du fait que l'islam était forcément lié à l'islamisme et inversement.

Mais c'est assez intéressant politiquement ce qui s'est passé parce que je vais être honnête avec vous. En théorie, en France, vous avez deux grandes familles souverainistes. Vous avez une famille souveraino gauliste, mariniste qui est très claire sur la compatibilité, la tolérance religieuse, sur contre le racisme, contre toute forme de haine.

Puis vous avez oui, une extrême droite en France qui est beaucoup moins claire, voir clair dans le sens inverse sur ces sujets-là. Et en fait, elle ne s'était jamais affronté électoralement et j'ai trouvé ça intéressant en 2022. Jamais affronté électoralement.

Il y avait des ça existait, c'était mélangé, ça pouvait raller, mais il y avait de la porosité. Et d'ailleurs, on a retrouvé aussi dans les rends du RN chez les collaborateurs parlementaires des membres de groupuscules d'extrême droite. Tout à fait malheureusement.

Mais je vais répondre juste pour finir sur 2022. C'est intéressant parce que bah on les a battu et on les a pas battu comme je sais pas Baladur Chirac 15 18, on les a battu 22 contre 7. Euh et c'est quand même très important.

Euh et pour ce qui est des collaborateurs dont vous parlez, euh nous avons beaucoup de peine en fait à les identifier euh parce qu'ils font ce que j'appelle de la takia. D'ailleurs, j'utilise donc la takia, c'est la dissimulation des islamistes pour faire croire que ce sont des gens normaux et corrects alors qu'en fait ce sont des extrémistes dangereux. Euh et j'utilise siamment ce terme euh parce qu'évidemment ça les mecs d'extrême droite ou les femmes d'extrême droite euh fachau supportent pas qu'on les assimile au aux islamistes.

Donc je l'utilise siamment parce que ça les énerve et souvent ça les fait se découvrir. Et vous voulez dire qu'il se cachent avec des pseudos ? Il ils vous disent pas d'où ils viennent.

H ah mais il cach tout souvent ils ont des pseudonymes effectivement et puis nous si vous voulez moi il y a un truc que je trouve très injuste sincèrement euh moi je suis pas la police donc moi j'ai pas des services de renseignement je n'ai pas le droit de tenir des fiches he je vous rappelle heureusement que c'est interdit je peux pas tenir un fichier recensant les fachot ou les dingues. Euh donc on essaie de de de de les identifier signaux et des comportements on commence un peu à les comprendre euh mais parfois ils sont très efficaces dans la Takia. Pourquoi ? parce que bah c'est leur gagne pas aussi hein.

Quand ils cachent qu'ils sont, bah ils arrivent à vivre de leur salaire. Jean-Pil Tangi, vous parliez de votre homosexualité tout à l'heure et vous disiez que au collège, ça n'a pas été évident. Vous vous avez toujours su que vous étiez homosexuel ou ?

Ah pas du tout. C'est que je tombé amoureux. Donc votre révélation c'est au collège parce que vous tombez amoureux d'un garçon.

Mais après, j'étais tombé amoureux de fille. D'accord. Ouais.

C'est Et et est-ce que ça a été difficile à accepter ? Est-ce que vous dites non ? C'est c'est très enfin j'ai évidemment on discute avec d'autres hommes ou femmes qui ont connu la même expérience de vie.

Il y en a effectivement c'est douloureux, moi je le respecte. Moi c'était totalement évident. Alors que c'était pas la même époque et que euh oui, c'était effectivement la phase des années 90 début des années 2000.

Mais alors c'est un peu paradoxal cette époque parce qu'effectivement on avait très peu de droit. On sortait aussi des années meurtrières du sida. décid euh mais paradoxalement euh il y avait une forme de de de liberté.

C'était c'était le début de l'émancipation et c'était une période aussi assez excitante humainement à vivre parce que cet effet de libération de comment ça existait dans les arts, dans les séries, dans les films, c'est une période que je suis content d'avoir vécu quand même. Et ça a pas été difficile dans votre milieu social, dans votre famille ? J'ai aucune difficulté par non mais ce qui est difficile c'est des choses plus basiques.

C'està-dire que euh bon bah c'est-à-dire que par exemple ma mère avait peur de pas avoir de petits enfants. Alors d'ailleurs elle en a toujours pas la pauvre je l'embrasse chez frère mais bon elle se dit bah l'aîné il va pas en avoir à l'époque en tout cas quand elle se projette elle se dit qu'on peut pas en avoir parce que c'est avant le mariage pour tous avant l'adoption et autres. Vous avez culpabilisé vis-à-vis de votre voilà non mais on se dit bah oui la pauvre elle va pasir petits enfants puis moi aussi d'ailleurs au passage ça c'est dur par exemple de se dire bah j'aurais peut-être pas d'enfant.

Ben c'est pour ça que je vous demandais si ça avait pas été Oui, mais c'est pas accepté parce que c'est tout ce que ça implique aussi. Tout à fait. Mais il y a quand même beaucoup de gens, moi une fois plus je je juge personne, j'essaie de comprendre qui ont même eux-mêmes du mal à accepter le fait d'aimer un garçon ou une femme quand vous êtes une femme.

Ça, moi j'ai pas du tout une difficulté particulière. Voilà. Bon, c'est aussi que moi j'ai un des goûts et une formation d'historien et littéraire.

J'ai baigné dans la littérature, dans le goût pour la Renaissance, pour le Moyen-Âge, pour l'antiquité. Et donc, j'avais cette vision aussi que la sexualité à travers le temps était beaucoup plus ouverte, euh que vous aviez euh des gens extraordinaires de la Renaissance, de l'antiquité qui était homosexuel et ça posait pas de problème. Par mon livre de chevet, c'est la mémoire d'Adrien de Yursenard.

Alors, je l'ai pas lu au collège, hein, rassurez-vous, mais euh je l'ai lu au Quand vous êtes accompagné par Yoursenard, vous vivez vous vivez la liberté sexuelle comme une bénédiction. [grognement] Vous avez accepté aujourd'hui le fait que vous n'auriez pas d'enfant ou n'aiez pas accepté. Et est-ce que vous culpabilisez toujours ?

Non, je culpabilise pas mais c'est une c'est c'est très douloureux. Et parce qu'il y a un débat en ce moment sur la GPA, la gestation pour Oui, mais moi à tête personnel, je je suis contre la GPA, je je ne juge pas les gens qui sont trop cours. Euh il faut que les enfants soient élevés de manière normale.

Donc l'État d' pas rentrer en guerriia contre des enfants qui ne sont pour rien. Donc vous vous êtes qu'on facilite ensuite Non mais le aujourd'hui ce qui existe aujourd'hui pour moi est la limite. Par contre, pour moi, le le le recours à la GP est une forme de de de réfication du corps des femmes.

Je sais qu'il existe quelques exemples de GPA éthique, mais c'est une minorité. La plupart du temps, c'est quand même des femmes modestes ou en tout cas pas favorisé qui qui ont besoin d'argent et voilà et qui proposent qui proposent cette aide. Ça peut d'ailleurs être fait dans de avec sincérité, mais constate que socialement euh c'est quand même une forme de lutte des classes.

Donc vous n'aurez pas recours à la GPA, même si c'est difficile. Euh non mais j'ai je non je peut-être qu'un jour j'endrai vous voir et j'y auraai recours parce que la j'essaie de pas de pas être dans l'absolu parce que moi aujourd'hui j'y suis j'y suis opposé mais est-ce qu'un jour la le besoin d'avoir un enfant sera supérieur à mes convictions politiques ? Ça c'est une question où je trouve que ce serait bien prétentieux de y répondre.

C'est dommage je tombe amoureux de quelqu'un qui que j'aime passionnément et qui veut absolument un enfant et l'absence d'enfant est une souffrance. Comment j'arbitrerai entre la politique et mon amour pour cette personne ? Alors là que si je vous disais oui, ce serait monstrueux, ce serait inhumain.

Et l'adoption par des couples homosexuels ? Ah oui ! Non mais ça c'est très bien, c'est très bien.

C'est c'est possible. C'est c'est totalement possible. Mais il faut trouver la bonne personne.

Une fois plus. Moi, ceux qui ont qui font de l'adoption ou qui ont un enfant seul, je ne juge absolument personne. Mais moi, je me sens pas la force d'élever un enfant seul.

Marine Le Pen, c'est s'était opposé à titre personnel, en tout cas à la à l'ouverture de la PMA pour toute à l'époque. Oui, oui, tout à fait. Oui.

Alors, on a une liberté sur les questions sociétales dans certaines limites, mais il y avait une liberté. Si on avait été un groupe parlementaire au moment de la PMA, il y aurait une liberté de vote comme il y a une liberté de vote sur l'aide à mourir. Vous vous y étiez pas voir ?

J'ai voté pour l'aide à mourir. J'étais pour la PMA si l'enfant peut connaître ses origines euh son père biologique, enfin son géniteur euh à quand il le souhaite. J'avais entendu que vous aviez dit un jour que c'était plus difficile pour les femmes d'être homosexuel et notamment en politique que pour les hommes.

Pourquoi vous pensez ça ? Ben, c'est-à-dire, c'est pas tant que je pense que je le constate, c'est-à-dire, je constate euh que nous sommes bon assez nombreux euh euh d'hommes homosexuel investi en politique élu en politique capable enfin capable euh apte à en parler ou en tout cas qui se sentant suffisamment en confiance et protégé par la République et la tolérance des Français euh pour le faire. Je le constate et je pense dans votre métier, vous voyez bien ce que vous recevez, qu'il y a très peu, il y en a il y en a évidemment de de femmes homosexuelles ou bisexuelles d'ailleurs qui euh qui sont à la fois élu et qui peuvent en parler.

Euh et j'essaie de comprendre donc j'essaie de parler avec des camarades, des amis et c'est c'est encore aujourd'hui je pense assez difficile euh euh pour les femmes parce que comme elles sont elles-mêmes déjà victimes de la misogénie si vous voulez c'est un peu la double ça peut être la double doubleation la double discrimination tout à fait hein et donc la volont on doit toujours prouver voilà moi c'est parfois c'est d'ailleurs un désaccord que j'ai en interne parce que dans notre famille politique parfois c'est quand même il y a pas d'homophobie du tout mais il y a un côté en fait la doctrine historique de ma famille politique C'est le droit à l'indifférence, c'est-à-dire chacun vit et puis il faut pas trop en faire. Bah la doctrine historique, pardon, mais c'est Jean-Marie Le Pen qui disait que l'homosexualité était une anomalie biologique. Oui, mais ça reste quand même ce qui était le Rassemblement national il y a quelques années.

J'ai une forme de cohérence madame Lombré. Quand je parle de ma famille politique, il c'est celle de Marie Le Pen. Voilà, il n'y a pas Jean-Marie Le Pen dans ma famille politique.

Je le respecte comme personne ne pai à son âme parce que il est décédé, il n'est pas là pour régler des comptes. Ça n'a aucun sens. Mais ce n'est pas ma famille politique en gros.

Soit Gem et Ttoi même dans le rassemblement de national de Marine Le Pen au début vous c'est ça que vous avez ressenti ? Non pas pas ttoi c'est pas pas ttoi mais c'està-dire que c'est pas de vague voilà c'est on s'inclut dans la société française. Or évidemment qu'il y a des discriminations et quand vous êtes quand vous êtes une femme il faut faire deux fois plus.

Si vous venez d'une catégorie populaire vous venez de la vous montez à Paris entre guillemets. Faut faire deux fois plus. Voilà.

Il y a tout un tas de discriminations en France. les nier et et et est absurde. D'ailleurs, Marine Le Pen ne l'ign parce qu'elle-même, elle l'avait expliqué très de manière très touchante d'ailleurs et sincère aux dernières présidentielles.

Elle a elle-même vécu à son échelle comme fille de Jean-Marie Le Pen. Bon, vous avez des gens bienveillants et puis vous avez un certain nombre d'enseignants, d'adultes, d'enfants qui ont jugé Marine Le Pen parce que c'est une enfant mais parce que elle était la fille de quelqu'un qui n'aimait pas. Et donc elle sait ce que c'est les discriminations.

C'est que l'électorat d'ailleurs homo et met le RN en tête et Marine Le Pen en particulier en tête. La personne de Marine Le Pen en tête d'un certain nombre de sondages [grognement] parce que 30 % environ des homosexuels votent RN notamment selon un dernier sondage de têtu. Il y a aussi quoi un tiers des députés rassemblement national qui sont homosexuels.

Quelqu'un les avait comptabilisé un peu difficile de On va pas faire des fiches mais Oui oui il y a en tout cas il y a un vote RN chez les homosexuels. Oui oui mais ça vous l'expliquez comment vous pensez que c'est la personnalité de Marine Pen crois que les il y a une solidarité de gens qu'on bavé que Marine Le Pen que vous avez comparé à Mian Farma. Oui, parce que je pense que justement moqué de moi mais j'assume à tout 100 %.

Ben oui, je m'en fous, j'assume totalement. Milen Ferm n'a rien à voir avec le RN, hein. C'est une artiste qui qui vise sa vie brillante évidemment.

Mais euh le le le je parlais de le de la de de la reconnaissance, c'est-à-dire que comme on se reconnaît, beaucoup d'entre nous se reconnaissent dans les textes de Milan Farmer, je pense que beaucoup d'entre nous se reconnaissent dans les dans les failles, dans le la sensibilité qu'exprime Marine Le Pen. Mais pas Jordan Bardella du coup. Ah bah c'est pas du tout la même vie.

Non bah c'est pas du tout la même vie. D'ailleurs, Jordan Bardella, je pense là-dessus ne revendiquera pas ce ne revendique pas cette particularité. Parfois, on peut avoir le sentiment que le Rassemblement national se pose en bouclier des homosexuels, mais euh peut-être pour mieux cibler les autres minorités.

Est-ce que vous trouvez qu'il y a pas un deux poids de mesure au au RM ? Bah c'est un risque. Il faut pas que ce soit ça.

Non, c'est évidemment c'est un risque. Il faut pas que déjà il ne faut pas qu'on parle des droits des minorité et des homosexuels uniquement parce que il y a des a il peut y avoir des des agressions évidemment qui viennent de de culture ou de pseudoculture ou de revendication culturelle qui peuvent être homophobes de tout Acabi. Euh il y a pas que ça dans la vie.

Et puis il faut pas opposer les Français aux uns aux autres. Donc je pense que Marine Le Pen et Jordan Bardan ne le font pas mais il faut veiller évidemment à ce que ne soit pas caricaturé que certains le comprennent comme ça. Oui quand même.

Jean Philippe Tangi, il y a un truc qui me qui m'intrigue mais je sais pas si vous pouvez être totalement sincère, c'est assez paradoxal parce que j'entends très bien ce que vous dites votre discours sur les homosexuels et Marine Le Pen et en même temps Marine Le Pen, elle soutient ostensiblement Victor Orban qui a fait interdire la marche des fiertés. Comment vous le vivez ça ? Enfin, la cohérence, est-ce que ce serait pas de rompre avec ce type de personnalité ?

Bon, on avait pas on avait contesté le fait qu'il interdise la marge des fierté, hein. Oui, mais tout en s'affichant avec lui pour le Oui, mais c'est-à-dire que vous faites la la politique avec les les États qui tels qu'ils sont. Mais c'est c'est pas un état là, c'est une personne.

Bah, il était premier ministre d'un état qui était là qui était la Hongrie qui l'avait réélu quatre fois. Bon, le nouveau, je suis pas sûr qu'il soit spécialement un grand progestiste ou Ouais, mais ça vous a jamais mis mal à l'aise quand vous voyez Marine Le Pen s'afficher avec Victor Orban en tant qu'homosexuel, vous vous dites pas il y a des milliers d'homosexuels qui souffrent en Hongrie, qui ont été victimes de discrimination, notamment du fait de la politique de Victor Orban, premier ministre. Ça vous dérange pas ?

Pour pas dire que ce soit les meilleurs moments de ma vie. Et on parlait de la différence entre Jordan Bardella et Marine Pen. Jordan Bardella au Parlement européen, il a pas du tout eu des votes en faveur des homosexuels.

Au contraire, il a pas voté l'interdiction des thérapies de conversion. Oui, alors c'est pour une autre raison. Ça c'est parce que on l'a voté, on a voté l'interdiction des thérapies de conversion en France évidemment.

Euh c'est-à-dire qu'on ne considère que c'est pas à l'Europe de s'en occuper. Et ça parfois c'est un mauvais procès qui nous est fait. C'est parce que l'Europe veut se mêler de tout.

Nous, on est souverainiste. On considère que euh les questions de société relèvent des peuples et des États et pas de l'Union européenne. Et donc, on ne veut pas déléguer de pouvoir à l'Union européenne.

Bon, enfin, ça tout le monde le sait. Je veux dire, c'est la doctrine de base. Ça c'est votre argument.

C'est pas un argument, c'est notre doctrine madame Lambré. Je veux dire, c'est c'est la base du souverainisme. C'est qu'il y a des p il y a des choses déjà qu'on était pas fan.

Vous parlez vous parlez des questions de société donc et pourtant vous vous opposez aussi à certaines résolutions du Parlement européen en faveur de l'Ukraine, ce qui est pas une question de société. Voà, c'est la diplomatie. C'est encore pire.

Et en même temps, vous vous approuvez dès demain le vote sur le règlement retour du Parlement européen. Ça c'est le contrôle des frontières extérieures. Non mais vous voyez bien qu' que parfois vous êtes d'accord, parfois vous êtes pas d'accord.

C'estàd que on a créé et les Français en 92 ont voté pour Mastri. Bon, ils ont soutenu euh le contrôle des frontières extérieures communes, la politique économique commune, la monnaie commune. Moi, j'aurais fait campagne en 92, j'aurais été contre Massich.

Ma première campagne c'est 2005. On a gagné. Bon, on a gagné mais on a perdu puisque malheureusement ça a été imposé par la suite.

Donc il y a des sujets où on considère que l'action de l'Union européenne est malheureusement légitime. Les frontières, la politique commerciale puisque les Français l'ur ont donné et puis il y a des sujets que les Français leur ont pas donné, les questions de société, la diplomatie. Donc ça reste en France.

Jeanfil Tangi, je pense que l'Assemblée raisonne encore de votre Tony Truant silence pour la France. J'avais regardé les visages des des députés de gauche dans l'hémicycle. Je crois que certains n'avaient pas pu s'empêcher de sourire, pas tous hein, mais [grognement] on voyait qu'ils étaient pas très à l'aise.

Euh, parfois vous surprenez, certains disent que vous êtes un exalté. Vous avez quand même qualifié Michel Barnier, l'ancien premier ministre de fossile. C'est Je vois que vous avez un petit sourire.

C'est bizarre, non ? Bah, parfois je fais parfois je me laisse emporter. Vous avez du mal un peu à vous contrôler ?

Non, c'est que sur le moment, je pensais que c'était drôle. Mais celle sur monsieur Barni, je me suis excusé dans la journée même. Ouais, vous êtes excusé mais vous spontanément il y a des gens qui ont besoin parfois Marine elle avait pas besoin de m'engueuler.

J'ai vu compris qu'elle était pas qu'elle était pas d'accord. Elle a pas eu besoin de me elle a pas eu besoin de me rattraper. Ceux qui la connaissent savent que quand Marine est dans tes accords vraiment c'est le silence plus que le tonner qui tombe.

H donc quand vous avez le silence, vous savez que vous avez fait une bêtise. Elle a raison. Elle a vraiment souvent raison.

Donc je me suis excusé. J'ai bien fait de m'excuser parce que euh dans ma circonscription euh les gens étaient pas contents sur Barnier. Ah oui, ils vous en ont voulu.

Oui, les gens trouvaient ça pas correct. Donc ça l' été. Je me suis excusé.

Vous dites que vous avez du mal parfois à vous conseiller. Présenter mes excuses parce que il faut que il faut que la personne l'accepte. Exactement.

On présente ses excuses. Euh vous vous dites que vous avez du mal à vous contrôler parfois et j'ai lu étiez stoïen. Ouais, c'est vrai ça.

Oui, c'est paradoxal parce que le stoïisme c'est plutôt l'acceptation. Absolument. destin des événements.

Alors c'est oui, les épicuriens sont dans l'acceptation totale et les stoïs estiment qu'on a une liberté d'action. On doit quand même essayer d'agir sur les événements notamment par la politique mais qu'il faut rester très humble effectivement et qu'il faut accepter les choses sur lesquelles on peut pas agir et agir sur les choses sur lesquelles on peut avoir une action positive et non vaine. Euh oui mais je vous jure que par rapport à ma nature je suis vraiment très dans le contrôle si je disais tout ce que je pensais.

Et oui [rires] d'accord. On n pas tout vu. Alors, mais c'est une forme de religion pour vous le stoïisme.

C'est ma philosophie de vie. Vous croyez pas en Dieu ? Non.

Vous vous n'avez pas grandi dans un dans J'étais baptisée, j'ai fait mes mon petit catéchisme, je suis allé à l'église, j'ai tout écouté, j'ai essayé de tout comprendre et j'en ai tiré la conclusion que la culture chrétienne m'allait très bien mais je l'avais pas la foi. Bon, le stoïisme a joué un grand rôle aussi dans la consolidation de la chrétienté catholique, hein. Donc c'est des philosophies qui évidemment la foi mise à part, c'est des cultures siamoises.

Jean-Philippe Tangi, on m'a dit que vous aviez pleuré après le jugement de première instance qui a condamné Marine Le Pen. Est-ce que c'est vrai ? C'est possible.

C'est possible ? Comment vous voulez ? Mais ça m'étonne parce que je je vois pas comment vous avez pu le savoir.

Vraiment, ça m'étonne vraiment. [rires] Oui, je me renseigne. Ça a été quoi ?

Ça a été une la fin d'un rêve d'un compagnonnage. Ah non, j'ai trouvé ça d'une injustice. Pourtant ce qu'on reproche à Marine Le Pen, c'est c'est grave aussi.

J'ai j'ai pas compris mais bon mais j'ai trouvé ça très injuste mais c'est mon avis personnel hein. C'est mon ressenti en l'occurrence. Est-ce que comment vous vivez cette attente et comment vous anticipez la l'arrêt de la cour d'appel du 7 juillet qui va euh dire si Marine Le Pen peut-être candidatre ou non ?

Bah, j'ai confiance dans dans la justice et j'ai confiance surtout dans l'innocence de de Marine Le Pen. Donc je je suis plutôt confiant. Évidemment, c'est pas c'est pas difficile d'avoir Jordan Bardella qui prend quand même de plus en plus de place, qui affirme de plus en plus sa ligne.

Avant, il y avait qu'une ligne he c'était celle de Marine Le Pen. On a remarqué quand même depuis plusieurs mois que parfois celui qui a une ligne différente, c'est Jordane Bardella. C'est c'est plus Marine Le Pen qui décide seul de la ligne.

Non, je trouve que c'est très exagéré par les journalistes. Donc ce soit pas des clones, heureusement que il soit pas d'accord sur tout. ce serait inquiétant parce que ce serait complètement inhumain et absurde.

On n'est pas une secte. Euh mais je trouve que vraiment ces différents sont très exagérées, très exacerbé. Euh alors nous on a un peu un défaut parfois aussi dans l'assemble nationale, c'est que euh on répond sans doute sans doute pas assez parfois aux questions des journalistes.

On n'explique pas assez un certain nombre de choses. Donc parfois il y a des incompréhensions que que les journalistes de bonne foi montent un peu en épingle parce qu'on répond pas. Voilà.

Donc bon, on a une part de responsabilité là-dedans et sincèrement euh pour travailler finalement avec les deux c'est très exagéré. Et puis vous avez présenté les choses. Heureusement qu'on a Jordan Bardella.

C'est vraiment une chance. Enfin et Marine Le Pen le le le vit comme ça. C'est-à-dire le fait que notre famille politique et deux figures aussi populaires avec autant d'influence et la confiance de nos électeurs.

C'est une chance. C'est une chance qu'on doit à à Marine qui comme je vous l'ai expliqué enfin j'ai tenté de vous l'expliquer au début à cette faculté de ne pas avoir peur de gens qui ont du talent autour d'elle et et aussi par le le le le génie propre de de Jordan Barda qui est quand même c'est quand même un surdoué de la politique. C'est son émergence.

Je dis moi un surdoué de la politique. Mais oui moi vous savez que j'ai des adversaires. Je respecte mes adversaires politiques.

Je je dis pas c'est mon adversaire c'est c'est un nul. Je je regrette que nos adversaires vraiment parce que c'est nationale ne reconnaissent jamais de qualité. Ne pas voir les qualités de Jordan Bardella, je je trouve ça absurde.

Alors d'un côté ça les empêche de nous combattre parce que comme ils sont aveugles sur nous, c'est c'est pas toujours brillant. Mais mais je trouve que c'est absurde. Moi, j'ai aucune difficulté à reconnaître les qualités de personnalité du centre de gauche.

Bon de LR, il y en a pas beaucoup. Mais vous êtes quand même mariniste à la base. Si jamais c'est aussi est mariniste.

Si c'est Jordan Bardella le candidat, vous n'aurez aucun état d'âme et euh Ah mais aucun et vous le suivrez. Vous avez pas peur d'être purgé ? Je je crois pas.

Enfin en tant que mariniste, mais il y a des tensions quand même au Ren les les bardellistes et les marinistes parce que maintenant le bardisme c'est c'est très exagéré de l'humainement c'est c'està-dire c'est une organisation humaine. Donc vous avez des gens qui ont peu s'engueuler, vous avez des organisations, il fait chaud donc il peut y avoir des mots, peut avoir moi j'ai à mon caractère hein, je veux dire peut vous engueuler et puis après tout va bien hein. C'est c'est un peu exagéré.

Voilà. Et puis comme il y a le 16 juillet qui arrive, mais c'est cette bonne guerre, voilà, il y a des commentateurs qui exagèrent tout parce que il y a aussi le commentaire autour du 7 juillet. Il y a une forme de théâtre dans la dans la politique.

Les journalistes ont leur rôle, les hommes politiques euh ont leur rôle et leur faute et parfois tout ça est très exagéré et je pense que d'ailleurs les Français ils font le tri hein. Non mais vous voyez bien que Jordan Bardella c'est pas tout à fait la même ligne que Marine Le Pen. On veut on veut pas refaire le débat ici mais sur les retraites.

Elle insiste sur l'âge légal à 60 ou 62 ans. Lui dit on pourrait supprimer l'âge légal. Sur l'Allemagne c'est un virage pour le RN.

Jordan Bardella dit qu'il faut un couple franco-allemand fort et plus de d'associations avec l'Allemagne alors que Marine Le Pen a toujours un peu méprisé le couple franco-allemand enfin sur différents sujets comme ça sur l'Europe aussi alors que Marine Le Pen a eu des mots très très durs sur l'Europe W qui était W selon elle encore il y a pas si longtemps Jordan Bardella lui il essaie plutôt d'utiliser l'Europe il y a quand même des différences de sensibilité ça sera pas le même programme ça sera pas le même le même parti si c'est Jordan Bardella ça Ça c'est difficile de le nier. Non. Ah mais je je le je ne le nie pas et c'est c'est Et vous serez à l'aise vous avec ça ?

Oui mais c'est-à-dire que comment vous dire ? Moi, on s'est pas engé dans une secte. Marine Le Penourou, c'est une chef politique.

Elle a une doctrine, elle a une vie. La doctrine rencontre la vie, la vie rencontre la doctrine. Jordan Bardella a sa vie et et donc forcément c'est des choses différentes.

Mais Jordan Bardella s'est engagé pour Marine Le Pen. Marine elle est elle est présidente du groupe parlementaire à l'Assemblée nationale. Jordan Bartela, il est président du groupe au niveau européen.

Donc forcément, il a une vision des institutions, de la pratique qui est différente. Il avait une mission aussi avant d'être président et peut-être candidat si Marine Le Pen est empêché. Il avait une mission donnée par Marine Le Pen qui était d'élargir notre spectre politique vers une sensibilité plus à droite.

Il avait la mission comment dire de de de d'embourgeoiser le le parti embourgeoisé ce serait la dérive de cela. La bonne ligne. La bonne ligne c'est d'élargir.

L'embourgeoisement c'est le la perversion d'une bonne idée. Ben c'est la question que certains se posent mais ça je l'ai dit publiquement. Moi je ma ligne publique, c'est le si le RN malheureusement un jour devait s'embourgeoiser, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui évidemment euh ce serait fini parce que tous les partiz si c'était c'est très simple.

Je sais pas vous rester à sa place. Moi je mais tout le monde se fout que je reste où je parte. Ce que je veux dire par là c'est que moi je suis gauliste.

En tout cas je revendique les gens jugeront. Euh c'est ça qui a tué le gaulisme c'est l'embourgeoisement. C'est Pompidou.

Voilà. Pompidou venant de la banque en bourgeoise euh le gaulisme ne voit pas du tout l'aspect révolutionnaire du gaulisme, le dépassement de la lutte des classes le et et Pompidou tue le golisme par son embourgeoisement épouvantable. Vous pensez que tout le monde s'en fout comme vous dites que vous quittiez le RN, vous êtes pas censé être le ministre de l'économie peut-être du futur.

Mais moi je vous savez je les cimetières sont plein de gens qui s'est estimé irremplaçable. Voilà. Donc le jour où vous pensez que sans vous euh c'est la fin des haricots, vous êtes bon pour les Ricots.

Vous avez eu des déceptions pour penser ça ou ? Ah non mais c'est bah c'est le stoï c'est le stoïisme. Moi les gens qui ont un melon.

Enfin peut-être que j'en ai parce que gens qui nous regardent disent ce mec est épouvantable, un gros con. Moi j'ai j'ai j'essaie de de garder les pieds sur terre de pas me prendre pour pas de de moi je fais 1,70. J'ai l'impression que je passe encore entre les portes.

Voilà. Vous dites vous dites que Jordan Bardella enfin que l'embourgeoisement en tout cas c'est la limite quand Jordan Bardella est vu au Grand Prix de Monaco et qui pose avec un verre et Maria Carolina de Bourbondé de Sicile, est-ce que ça c'est pas une image qui pourrait selon vous peut-être heurter vos électeurs qui sont issus de classe populaire ou est-ce que c'est pas justement un symbole d'embourgeoisement ? Moi, je pense pas parce que l'embourgeoisement c'est c'est pas comment dire à être dans un bel endroit ou dans un événement mondin, c'est de d'oublier le peuple, c'est de le mépriser.

C'est-à-dire c'est pour y être, faut trahir le peuple. Bon non, il faut servir le peuple. L'embourgeoisement, c'est quand vous vous trahissez votre vous trahissez vos engagements, vous trahissez le dépassement des classes sociales, vous trahissez l'intérêt national, vous vous petit confort.

Voilà, pas parce que vous êtes avec la femme que vous aimez dans un bel ordroit que que vous oubliez le peuple français. Non, mais la question c'est quand même qu'on se pose, c'est parce que Marine Le Pen est tellement identifiée sur ces sujets-là, euh est-ce que Jordan Bardella, lui, il pourrait incarner cette ligne sociale du RN comme le fait Marine Le Pen ? Ah mais je crois pour une raison simple, c'est que lui-même connaît les difficultés du milieu populaires, il en est issu comme moi.

On a un parcours assez bon moi je viens pas d'une famille d'origine italienne donc ça encore plus dur pour Jordin Bardella parce qu'il avait pas comment dire cet héritage culturel qui m'a sans doute facilité la tâ sur certaines choses mais mais il a vécu les difficultés il a vécu avec sa mère célibataire àsè je veux dire bon je connaissais pas le salaire euh de madame Bardella mais enfin on va être plus proche du SMIC euh que que d'autres choses et il a connu ces difficultés je pense que Jordan a parfaitement conscience de de ce que vaut 1 Mais aujourd'hui, il se rapproche plutôt des patrons et il va au grand prix de Monaco le jour de la marche blanche pour Liana. D'ailleurs pour ce Mais mais vraiment moi je pense si vous voulez le le le populisme parce que moi je me revendique populiste, c'est de défendre le peuple y compris en fréquentant les élites parce que les élites que vous agonisez de d'un jeu quand elles se détournent ce que j'appelle le système le système c'est les élites corrompuses. Euh on a le Charles de Gaul était une élite.

Moi je suis une Vous avez donné mon parcours factuellement je suis devenu par mon parcours une élite. La question c'est est-ce que vous trahissez ceux qui vous ont permis d'être ce que vous êtes ? C'est tout.

Moi, j'ai l'impression de pas trahir. Peut-être que je l'ai trahi d'ailleurs, mais j'ai pas l'impression. Jordan Bardella n'a pas trahi.

Donc, est-ce que vous avez conscience du milieu d'où vous venez pour changer la vie des gens ? Pour changer la vie des gens, il faut travailler avec les gens qui dirigent la France et qui dirigent les entreprises. Sinon, vous pouvez pas changer la vie des gens.

Et juste quand il dit que des marches blanches, il y en a tous les jours pour justifier qui était à Monaco, ça ça a fait un peu des remous au sein du Rassemblement national ? Non, ça peut faire de remou mais je pense que c'est c'est pas la la phrase a été interprétée ou la phrase elle-même ne voulait pas dire ce que voulait dire Jordan. Jordan Bardella euh déplorer le fait que la violence euh est telle que le les familles qui déplorent leurs enfants sont malheureusement innombrables.

Il a pas voulu euh évidemment euh quo une maladresse. Ça peut arriver. Oui.

Voilà. Mais je pense que sur le moment pour en avoir parlé avec lui, Jordan Bardella est évidemment solidaire de la tragédie qu'a vécu cette famille. Enfin, d'abord cet enfant, la famille, ses proches et puis tous les Français qui sont sentidaires avec cette famille meurtrique.

D'ailleurs, la France est quand même un pays où où la solidarité vraiment, la fraternité c'est c'est ça existe. Jean-Philippe Tangui, Marine Le Pen a dit que que ce serait compliqué de faire campagne si elle était condamnée au port d'un bracelet électronique. Ça dépend du juge qui décide si on peut sortir le soir, sortir le weekend.

Dans l'hypothèse où son bracelet électronique ne l'empêchait pas de sortir pour faire campagne, est-ce que vous souhaiteriez qu'elle soit quand même candidate ? Elle a été très claire et elle refuse d'être candidate si elle a embrassé parce qu'il y a il y avait une rumeur ces dernières semaines selon laquelle Marine Le Pen évolué un peu. Euh non, je pense que c'est malheureusement enfin cette rumeur est fausse.

Vous en avez parlé avec elle ? Bon je ne donne pas mes conversations mais en tout cas elle a été très claire aussi bien en réunion large qu'en petit comité que c'était hors de question pour elle. Et parfois vous lui dites "J'aimerais bien que tu sois candidate." Alors déjà, je la vous vois.

Ah vous mais les conseils que je lui donne, les modeste conseil, je garde pour moi. D'un point de vue politique, c'est compliqué pour vous de faire campagne avec un bras électronique. Oui, elle a raison.

C'est sûr que c'est compliqué. Mais c'est pas du tout elle. Marine, c'est une femme libre.

Voilà, c'est pour ça que les gens l'aiment d'ailleurs. Femme Lim, c'est une femme qui qui ne peut pas effectivement incarner ce qu'elle est avec avec un bracelet. Ouais, c'est vrai que ce ne serait plus elle.

Ce ne serait plus vraiment elle temporairement. Et si elle est condamnée tout court, c'est impossible pour vous qu'elle soit même si elle est pas condamnée à l'inligibilité, mais si elle est condamnée, est-ce que ça l'empêche d'être candidate ou pas ? Bah, c'est elle qui décidera.

Et moi je pense que si la justice supermé de candidate, c'est la candidate naturelle de notre famille politique. Condamnation ou permet en tout cas. Ah c'est elle qui décidera évidemment.

Et moi je me demande mon avis si la justice lui permet et j'espère qu'elle en tira les conséquences favorables. Si elle était pas votre candidate, ça changera votre horizon ? Oh non enfin ça change mon horizon.

Bah oui, mon horizon c'est Marine Le Pen à l'Élysée mais je veux dire le combat continue. Marine d'ailleurs est très clair. Marine Le Pen dit que le combat continuera pour elle.

On a la chance d'avoir Jordan Bardella qui est identifié et qui est prêt pour cette mission mais évidemment que avec Jordan Bardela, ce sera une autre campagne. Mais je veux dire, c'est très étrange parce que dire cela, ce qui est une évidence nécessaire, on a certains commentateurs l'interprètent comme une défiance envers Jan Bella. Au contraire, c'est parce que parce que j'apprécie, je respecte et j'ai une confiance immense dans dans dans Jordan Bardella que j'envisage enfin en tout cas si on me demande mon avis, sa campagne sera forcément très différente parce que si c'était la même campagne, ça fonctionnerait pas.

Une campagne présidentielle, c'est forcément lié à une vie, un parcours, une personnalité, une relation entre cette personnalité et les Français, une dynamique de groupe autour, euh des thèmes de prédilection. Euh donc si si on fait la même campagne, c'est fini. Si on faisait si on faisait la campagne de Marine pour Jordane ou inversement, c'est c'est c'est mélanchant l'Élysée, hein.

Merci du cadeau. Il paraît que Marine Le Pen est fasciné par la machine de guerre LFI. Alors bien sûr, pas sur le fond des idées qu'elle partage pas, mais en papier dans le monde qui raconte qu'elle est souvent assez élogieuse sur la France insoumise, son fonctionnement et les certaines qualités de Jean-Luc Mélenchon.

Est-ce que c'est vrai ? Il se trouve que pour la petite histoire, j'ai été avec elle quand elle a découvert Lu Papier. Ah oui !

Alors tu es pas contente du tout. Je non pas du tout de cette fascination. Il y a des gens il y a des gens dans le parti qui peuvent avoir comment dire un regardement et qui constatent que monsieur Mélenchon a des capacités autour de lui d'organisation qui sont effectivement remarquables.

C'est pas une fascination. Nous, si vous voulez la la particularité c'est que on essaie en tout cas à votre serviteur d'analyser l'adversaire pour ce qu'il est et de pas partir en disant c'est un con, c'est des nuls. Jeessie [grognement] de connaître de comprendre l'adversaire.

Voilà. Et j'essaie de comprendre la machine des insoumis. Je prétends pas l'avoir comprise mais en tout cas je pars pas avec des préjugé.

Et vous savez, vous avez dit que j'étais avec Nicolas Dupignan. Euh à Nicolas Dupignan, il a fait ce qu'il a pu. Il a quand même fait 5 % en 2017.

J'ai construit la machine avec à ses côtés. Je sais ce que c'est de construire un parti à partir de rien. Bon, monsieur Lancenchamp, il l'a fait.

Je vois ce qu'il en a fait. Donc je constate, c'est pas une fascination. Par contre, je sais le travail qu'il a fait.

Donc constatant le travail qu'il a fait et la réussite de mon point de vue hélas de la machine qu'il a construite, je dois j'essaie de la combattre avec intelligence. Jean-Philippe Tangi, c'est le moment de la question, la série de questions, questions courtes, réponse courtes. Est-ce que vous avez un mot préféré ? [raclement de gorge] Ça se pas spontanément.

Non, mais des mots que vous aimez bien. Pignouf. Pignouf.

Si vous deviez changer quelque chose dans votre vie, ce serait quoi ? Dormir. Vous n'arrivez pas à dormir ?

Ça se doit. Non, vous n'en seriez pas arrivé là si ? C'est mon meilleur ami.

Est-ce que vous êtes heureux ? Malheureusement les stoïs, on n'y croit pas trop à au bonheur. On croit à l'absence de malheur.

Que dirait le petit Jean-Philippe du grand Jean-Philippe Tangué assis en face de moi ? On a bien rigolé. Est-ce que vous avez peur de la mort Jean-Pilippe Tangy ?

Non. Vous avez pas peur de la mort ? Qu'auriez-vous aimé que votre mère vous dise et qu'elle ne vous a jamais dit ?

Ah, je dirais elle. Vous voulez pas le dire ? Non, on n pas très bavard dans la famille. [rires] Et votre père, qu'auriez-vous aimé qu'il vous dit encore moins bavard ?

Ils sont fiers de votre parcours ? J'espère. Ils vous l'ont peine si quand même sont pas non plus bué [rires] mais par contre dès que je dis une bêtise je le sais hein.

C'est une vigie. C'est une vigie ma famille. Merci beaucoup d'avoir accepté de participer.

Merci à vous et bonne continuation dans votre podcast. Merci. Il va continuer.

Jean-Philippe Tanguy : "Si le RN devait s'embourgeoiser, ce serait fini" — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote