MACRON N'OBTIENDRA PAS LA COLLABORATION DES UNIVERSITÉS
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 70 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Vous êtes professeur de littérature italienne à l'université Paris-Nanterre et vous participez aux mouvements d'opposition contre la réforme de l'enseignement supérieur. Quand avez-vous rejoint le mouvement et pourquoi ?
- 2:00FerméeRéponse directe
Vos revendications sont-elles le retrait pur et dur de la loi Vidal ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Le président de l'université Paris-Nanterre a fait intervenir la police pour déloger les grévistes. Qu'en pensez-vous ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelle est la suite de la mobilisation ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Chiffre
« le tirage au sort à coups berné une part infime des étudiants je crois que c'est à peu près 0 44 % des étudiants qui n'ont pas eu au bout du compte une filière qu'ils avaient demandé avec parcours sup »
- 5:00Chiffre
« 800 mille étudiants en france chaque étudiant fait dix demandes ça fait 8 millions de demandes à instruire »
- 9:00Fait
« aucun des enseignants chercheurs présents ne les ont vu aucun des étudiants et bizarrement ils ont réussi à passer entre les mailles du filet des crs »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
pour en parler on est avec christophe mileschi qu'on soir bonsoir alors merci d'être là déjà donc la première question c'est donc vous êtes professeur de littérature italienne on va quand même vous présentait donc à l'université paris-x disent donc à l'université de nanterre et vous participez donc aux mouvements d'opposition qui a lieu dans l'université contre la réforme de l'enseignement supérieur alors la toute première question quand est-ce que vous avez rejoint le mouvement et pourquoi du coup alors on peut pas dire qu'ils aient un mouvement d'emblée quand là quand la réforme commence à pointer son nez ça a mis un petit peu de temps à partir il ya comme toujours ce sont les étudiants qui comprennent il faut bien le dire avant les enseignants chercheurs de quoi il s'agit donc il ya quelques étudiants dans beaucoup d'universités qui ont compris l'enjeu de cette réforme moi c'est vers le mois de décembre certains des partis plus tôt vers le mois de novembre déjà dans certaines universités comme toulouse j'étais déjà mobilisés pour d'autres raisons ils ont poursuivi dans cette direction là parce qu'ils avaient déjà une conscience de ce qui est en train de se passer pour l'université française et je dirais que personnellement je me suis greffé sur les mouvement naissant vers le mois de janvier février je trouvais que ça avait un petit peu de mal à démarrer en tout cas à paris-x nanterre et c'est depuis depuis quelques semaines et en particulier depuis quelques jours que je sens qu'un essor nouveau est en train de venir la raison pour laquelle je suis mobilisé c'est tout simplement que la loi d'orientation réussite étudiants et le dispositif parcours sud qui est requis maintenant pour que les étudiants enfin les bacheliers puisse candidater pour un poste à l'université pour une place en première université est une destruction du de l'esprit même de ce qu est l université française depuis très très très très longtemps c'est on ne mesure pas à quel point c'est un changement radical de l'esprit même de l'université et on nous a vendus ça avec des mensonges des mensonges extraordinaire en nous disant que ça allait être très bien parce que le dispositif tirage au sort était évidemment inique lors spontanément on se dit bah oui tirés au sort c'est n'importe quoi sauf que le tirage au sort à coups berné une part infime des étudiants je crois que c'est à peu près 0 44 % des étudiants qui n'ont pas eu au bout du compte une filière qu'ils avaient demandé avec parcours sup on va sous prétexte de dire qu'on va sélectionner les gens au mérite on va en réalité vers un tirage au sort puissance 1000 où tous les étudiants ont passé dans cette moulinette vos revendications c'est le retrait de la loi vidal alors notre revendication c'est évidemment le retrait de cette loi qui il faut le souligner quand même est dans les tuyaux des universités depuis le mois de décembre dernier alors qu'elle n'a été rendu légal si j'ose dire que le 8 mars par ordonnance présidentielle le 8 mars alors que nous on travaille dessus depuis le mois de décembre dans les conseils d'ufr je suis membre d'un conseil d'ufr dans nos conseils d'ufr depuis le mois de décembre nous dit comment il va falloir procéder pour quelque chose qui n'est pas une oie légal quand j'entends le porte parole du gouvernement qui nous dit vous les enseignants vous devez appliquer la loi vous devez obéir et être les exécutants de cette loi alors que cette loi a été inégal pendant des mois et qu'on applique ou qu'on essaie de l'appliquer tant bien que mal depuis des mois j'ai envie de lui dire porte parole du gouvernement commencent par représenter des lois qui sont réellement légal on peut pas faire une loi qui modifie en profondeur d'université en catastrophe à la hussarde en ne prévenant personnes en ne consultant personnes certes le président de la république avait annoncé dans son programme qu'il allait réformer l'université il n'a pas 18 exactement comment est il peut pas prétendre à la collaboration bennett des personnels des universités ne l'obtiendra pas d'accord du coup vous c'est une un retrait pur et dur sans négociable il ya plusieurs registres il ya le retrait qui est peut-être compliqué dans les délais qui sont à partie il ya aujourd'hui une assemblée générale à nanterre qui a parlé de neutralisation de la loi autrement dit un système qui pour l'instant ne nous est pas possible qui permet de neutraliser autrement dit de ne pas classer les candidatures de décréter que tous les candidats sont ex-aequo actuellement ça n'est pas possible pour des raisons informatiques logiciels des décisions parce qu'on nous a dit vous allez regarder lettre de motivation sur le papier c'est très beau vous regardez les motivations des gens vous décider à lui un tel il va être bien vous regardez ses notes en réalité pour une je prends un chiffre pas tout à fait au hasard dix ont une une filière qui a mille places mille personnes en capacité d'accueil mille étudiants potentiels va recevoir 8000 9000 dix mille candidatures qui sont les gens qui ont été dévolus à la mission de regarder dix mille dossiers de candidatures pour sélectionner les 1000 meilleurs où sont ils c'est nous il ya 800 mille étudiants en france chaque étudiant fait dix demandes ça fait 8 millions de demandes à instruire 8 millions de demandes et 8 millions en moyenne si vous les répartir sur le nombre des enseignants chercheurs ça fait des milliers de demandes par enseignant chercheur on va faire ça quand on va faire ça avec quels moyens alors ça quel argent alors les ministères c'est bien sûr aperçu peut-être mamans ont peut-être en cours de route que ça marchait pas alors ils ont pondu un logiciel des décisions c'est-à-dire un algorithme exactement comme apb qui au lieu de concerner 0 44 % d'étudiants concerne 100 % des étudiants d'accord du coup c'est aussi ce qui explique donc cette charge en plus de travail qu'on évoque peu quand on parle de cette loi qui fait qu'il ya autant aussi de professeurs qui sont qui sont aussi mobilisés il ya 400 signataires on a 400 signataires qui ont signé en moins de deux jours ça a été extrêmement rapide et très facile de trouver 400 personnes de france et de navarre qui signe une tribune où ils disent ça n'est absolument pas possible ce n'est pas raisonnable vous avez travaillé n'importe comment quel que soit je dirais l'opinion qu'on assure la sélection ou pas à l'entrée de l'université ça c'est un autre débat et on peut en parler mais si on a une position qui dit non c'est bien la sélection on se rend compte que c'est une usine à gaz et qu'il n'y a pas les moyens de la faire fonctionner et même logiciel de la décision il est mal foutu vous voulez aller voir la note d'anglais ou dit bon je vais je vais coefficient t la note d'anglais parce que c'est important d une filière d'anglais donc je mette un coefficient important sur les notes en anglais en première et en terminale je peux pondéré d'ailleurs la première compte moins que la terminale où ça compte pareil bon jeu qu'au efficiente une fois pour toutes en principe je les fais une fois pour toute et mes dix mille candidats ils vont passer là dedans sauf que là le d'anglais elle remonte pas tout seul pour chaque candidat il faut aller la chercher il faut cliquer trois quatre cinq fois alors c'est pas long trois quatre cinq fois pour un candidat sauf s'il y en a trois mines ça fait quinze mythique juste pour la note d'anglais si vous voulez aussi et il faut la saisir à la main dans le logiciel donc ça ne marche pas je ne sais pas comment le gouvernement va s'en sortir il nous dise madame vidal nous dit les examens auront lieu madame bill haley les gentils mais si c'est elle qui va corriger toutes les copies de toutes ses diversités de france ou ne serait-ce que les universités où les gens ne veulent pas faire passer les examens et rendre les notes elle a du travail en perspective madame vidal il faut qu'elle soit compétente en anthropologie sociologie endroit en physique nucléaire en physique atomique en mathématiques en italien en anglais en portugais et en littérature moderne et c'est donc ça ne lui appartient pas de dire que les examens auront lieu n'a pas les moyens de garantir que les examens ont lieu d'accord donc alors on rappelle aussi donc le président de l'université paris-x nanterre où vous enseignez a fait intervenir la police pour déloger les grévistes alors qu'est ce que vous en pensez est-ce que c'était la première fois que vous voyez cela en tant qu'enseignant alors j'ai déjà vu des policiers dans l'est sur les campus j'ai déjà vu dans une autre université dans une autre vie à grenoble au moment de la mobilisation de 2007-2008 des étudiants contre la loi lru j'ai déjà vu des déblocages de nuit d'amphi occupés et c'était plus d'ailleurs qu'à mon fils était une aile entière d'un bâtiment qui était occupé par des des étudiants et sans doute pas que des étudiants voire en revanche 100 150 200 c'est dur à savoir fa beaucoup beaucoup de crs en casque armée et boucliers entrer dans les locaux d'une université où le président les a fait entrer puisque vous le savez légalement le président est le seul habilité à faire entrer des forces de l'ordre sur le campus et a fortiori dans les bâtiments de l'université 1 c'est ce qu'on appelle la franchise universitaire et sur une petite parenthèse ça n'a pas été pensé pour rien l'idée c'est que l'université est une sorte d' enclave protégée l'intérêt de la société et qu'elle doit être un lieu de débats de discussions d'échangés critique libéré de la menace d'une intervention policière d'une intervention étatique c'est très simple ainsi des gens ont pensé à ça dans le passé nos ancêtres législateur il ya certainement une raison bien donc il ya une infraction de ce principe fondamental qui peut justifier lorsque vous avez une alerte à la bombe dans l'université bon vous appelez les démineurs et vous les fait rentrer mais lorsque vous avez une assemblée générale d'étudiants mobilisés que je connais que je connais personnellement puisque je les ai vus dans plusieurs assemblées générales je les connais de vue je les connais parfois de noms qui sont en train de se réunir pour débattre et qui ne font absolument rien de répréhensible c'est absolument monstrueux et je n'ai jamais vu ça le président nous a dit oui il y avait des intrus des des gens un filtre et c'est là dessus qu'ils communiquent dans les médias et en communication interne ce qui est bizarre c'est que ces 30 ou 20 ça dépend de ses déclarations il est contradictoire ces vingt ou trente infiltrés et bien aucun des enseignants chercheurs présents ne les ont vu aucun des étudiants et bizarrement ils ont réussi à passer entre les mailles du filet des crs si on avait pourtant une centaine aucun des gens qui ont été arrêtés mais extérieures à l'université on arrêtait interpellé sept personnes mises en garde à vue 24 heures aucune de ses sept personnes nées extérieur diversité il ya une personne qui n'est pas étudiantes qui est quelqu'un qui donne des cours aux sans-papiers à nanterre depuis des années vous savez qu'à nanterre il ya des cours de français pour les sans papiers c'est parfaitement reconnu légal légitime le président n'a rien contre donc où sont ces personnes comment ont-elles fait part au sont elles passées elles se sont envolées elles se sont enfoncés dans le sol les crs qui n'ont pas attrapé alors soit on a une très mauvaise police je crois qu'elle est plutôt efficace quand elle s'y met on le voit bien à notre dame des landes soit ces vingt ou trente intrus n'existe que dans la tête du président et ne servait qu'à justifier l'intervention qui d'aucune intervention contre une assemblée générale d'étudiants contre la liberté d'expression et de pensée s'extraire extrêmement grave et donc mais çà et là c'est la dernière question mais effectivement c'est un vrai un vrai gros sujets non le suit depuis un moment sur le média donc on sait qu'aujourd'hui parce que je crains que pas mal d'autres médias ne fassent pas ce même travail ils ont un point de vue qui ressemble plus à celui de mon président en tout cas nous on essaye et donc on sait que vous avez vous été donc en majorité le blocage de l'université jusqu'à demain la suite très brièvement c'est quoi la suite c'est une motion qui a été voté aujourd'hui par les personnels une assemblée générale de 150 personnes ça paraît peu mais pour les personnels 100 étudiants c'est très considérable et c'est représentatif d'une sensibilité beaucoup plus larges comme toujours qui demande la démission du président de l'université paris-x nanterre monsieur jean françois baldé nous ne sommes pas sûrs d'obtenir mais nous sommes sûrs de la demande et de la redemander jusqu'à ce que nous obtenions c'est un premier pas bien sûr le point de mire c'est l'abolition le retrait la neutralisation de cette loi merci christophe mileschi et bon courage pour la suite vous restez avec nous on va évidemment garder un oeil sur la mobilisation