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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 3 septembre 2021 26 min

Un plan pour Marseille, trafic de drogues, évacuation d'Afghanistan... Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Alexis Corbière. Bonjour. 1,5 milliard d'euros des annonces sur les transports, sur l'école, sur le logement, sur la culture, il faut rêver grand à Marseille, a dit hier Emmanuel Macron en dévoilant son plan pour la ville. Est-ce qu'il vous a fait rêver vous aussi ?

0:13
Alexis Corbière

Non mais bon, il ne faut pas rêver, il faut être dans des choses concrètes. Déjà, commençons, on va rentrer dans le détail parce qu'il faut rentrer dans le détail sinon on en reste à l'exercice de communication. D'abord, c'est quand même, observons qu'on est à 8 mois d'une élection présidentielle et même avec un bon esprit, et je suis de bonne humeur content d'être là, c'est quand même une opération de campagne électorale où en gros le message subliminal qu'envoie le Président de la République c'est revotez pour moi et vous verrez ce que vous verrez.

0:39
Présentateur

Puis-je vous interrompre un instant ? Je vous en prie. Il se trouve que cette question a été posée sur ce même plateau ici même par vos serviteurs, à Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. Qui a un point de vue objectif sur la question. Par avance, la réponse qu'il vous a apportée. Je vous en prie.

0:51
Locuteur 3

Est-ce que vous avez déjà entendu Jean-Luc Mélenchon tenir des propos constructifs sur l'action qui est menée par le gouvernement ? Et si j'en crois à ce qu'il dit, si j'écoute ce qu'il dit, ça veut dire que si Jean-Luc Mélenchon était Président de la République, il considérait qu'un an avant l'élection présidentielle, il faut s'arrêter d'agir, il ne faut plus rien faire. Bah écoutez, nous ce n'est pas notre conception des choses, surtout dans un moment de crise comme on le connaît. Donc moi je veux bien que M. Mélenchon explique que ça ne sert à rien, etc.

En même temps je ne crois pas qu'il soit très présent à Marseille où il est élu, il s'est rendu là parce qu'il y a le déplacement du Président de la République. Ce qui est important c'est de faire avec ceux qui ont envie de faire avec nous. Et c'est le cas de beaucoup d'élus sur place.

1:20
Présentateur

S'il bouge, il est candidat, s'il reste à l'Élysée, il ne fait plus rien, c'est un roi fainéant.

1:24
Alexis Corbière

Non, ce n'est pas le sujet. Pour le moment, bon, je veux dire, merci d'avoir consacré une minute et demie à la parole de vous. 30 secondes. 30 secondes. Non mais je veux dire, c'est tous les mantras qu'on entend de M. Attal qui est très arrogant, Mélenchon ne fait rien. Je rappelle juste que Mélenchon est intervenu plusieurs fois sur la question de Marseille à l'Assemblée nationale. Et si M. Attal ne tapotait pas sur son téléphone, il aurait déjà entendu plusieurs fois Jean-Luc Mélenchon interpeller sur la situation dramatique à Marseille. Que ce soit le délabrement des logements, l'eau qui est insalubre dans certains quartiers de Marseille, les punaises de lits.

Je ne fais pas la liste de toutes les interventions que Jean-Luc Mélenchon fait régulièrement sur Marseille. D'accord ? Au-delà du fait que Jean-Luc Mélenchon est un député de la Nation et que tout en étant élu de Marseille, précisément comme tout député... Mais il n'a pas pour autant le monopole de Marseille. Ça, il ne l'a jamais revendiqué. Mais je vous dis que M. Attal, j'ai entendu ça hier à une émission de télé. Oui, Mélenchon, en gros, il ne parle pas de Marseille. Oui, M. Attal, il parle... M. Mélenchon parle de Marseille. Ouvrez vos oreilles et arrêtez chaque fois d'être dans cette manière un peu regrettable d'aborder les choses. On avance sur les propositions. Non, mais on avance.

Deuxièmement, on a le droit d'avoir un regard, comme j'ai dit tout à l'heure, ce n'est pas une réponse qu'à huit mois d'une élection. Venir dire d'un seul coup qu'il découvre en quelque sorte la situation marseillaise. Là, je parle d'Emmanuel Macron, qui date depuis longtemps. Reprenant exactement les mêmes figures politiques qui ont été déjà faites avant lui. M. Héros est venu sur place. M. Manuel Valls, quand il a été...

2:44
Locuteur 2

Mais ça, il l'a intégré, Emmanuel Macron, quand il fait son discours hier. Il dit, je sais bien, j'entends la critique de plusieurs ministres.

2:50
Alexis Corbière

Même lui, comme ministre, est venu avec Manuel Valls. Lui, Emmanuel Macron, chaque fois la même technique. On annonce des grands chiffres et à l'arrivée, on ne sait pas trop ce que ça donne, voire même les chiffres ne sont pas respectés. D'accord ? Et je le dis en plus comme élu de Seine-Saint-Denis, où j'ai eu le droit à Édouard Philippe, qui nous a annoncé il y a quelque temps, des grands chiffres dont on n'a toujours pas vu un an et demi, deux ans plus tard, la matérialisation concrète.

3:10
Présentateur

On laisse les chiffres de côté ?

3:12
Alexis Corbière

Non, mais cela, je vous parle, c'est à peine des chiffres. Et on va sur les annonces ou les promesses. Mais je peux dire comment ça se fait que c'est le président de la République, pas le Premier ministre, même pas, qui met sous tutelle la ville. À Marseille, on a vu en quelque temps, on a eu Gaudin-Mère, après Rubirola, après Bruno Pagnon, Benoît Pagnon, maintenant on a Emmanuel Macron. C'est-à-dire que je ne sais pas où a été décidé ce qu'il a annoncé hier.

3:30
Locuteur 2

Il dit que ça a été fait en lien avec les élus locaux.

3:32
Alexis Corbière

D'accord. Mais non, mais pour quelle raison il y a besoin de ce barnum pour venir dire des choses qui, par ailleurs, ne répondent pas aux attentes ? Il y a 300 écoles délabrées, lui dit, qui ne font réparer que 174. Les chiffres qu'il annonce sur la police sont exactement les mêmes que ceux annoncés par M. Darmanin il y a un an. Rien de nouveau. Les chiffres sur l'hôpital, de la reprise de la dette, notamment à l'hôpital de la Timone, avaient été exactement annoncés par Mme Buzyn quand elle était venue sur la santé.

3:54
Présentateur

Ce qui est nouveau, semble-t-il, Alexis Corbière, c'est le financement des transports. Un milliard d'euros d'argent public, d'argent qui vient de l'État, pour prolonger, améliorer les lignes de métro. Il n'y en a que deux à Marseille. Le tramway et le bus.

4:09
Alexis Corbière

Par notamment Val, je crois que le métro a augmenté de 900 mètres. 900 mètres depuis les années où Val s'était venu. Donc si des choses se font, pour Marseille, moi j'adore cette ville. Les Marseillais sont des gens fantastiques, il y a une énergie dans cette ville. J'adore le fait qu'il y a ce mélange des quartiers populaires au cœur de la ville avec une créativité. J'ai des liens personnels, je ne rentre pas dans le détail de membres de ma famille, j'y vais régulièrement. Bon, Marseille a besoin, Marseille est délabrée indiscutablement, c'est incroyable. De quelle manière il y a eu l'abandon, il y a eu des maisons qui se sont effondrées.

A l'occasion de ces manifestations, il y a d'ailleurs même une dame qui a pris un tir dans le visage et sur lequel monsieur...

4:42
Locuteur 2

Alors du coup, il ne fallait pas qu'il vienne hier.

4:44
Alexis Corbière

Non mais qui vient, je veux dire, il est bienvenu partout, c'est le président de la République, ce n'est pas ça mon sujet.

4:49
Locuteur 2

On ne comprend pas ce que vous voulez dire ce matin. Ah bon, vous ne comprenez pas ? Oui, il y a des problèmes à Marseille, mais en même temps, le président de la République, ce n'est pas son rôle de venir. On ne sait pas ce que vous voulez dire.

4:56
Alexis Corbière

Mais je dis qu'il y a des moyens publics qui soient mis en place, parce que des élus tirent la sonnette d'alarme, dont notamment monsieur Mélenchon depuis longtemps. Oui, sauf que ce qui a eu lieu hier est très particulier, c'est dans une rentrée politique, où non seulement le président de la République, c'est le rôle de la 5ème République. Prends la main, on ne sait pas, pour annoncer des choses qui, parfois, sont la répétition de choses désannoncées. Bon, il y a quelque chose qui... Vous m'avez plusieurs fois interpellé, parce que vous êtes rigoureux sur du fact-check-in, comme on dit. Oui, ça ne marche pas. Allez-y. Non, mais pourquoi ? Je vous dis...

Non, mais sur le fait que les Français qui nous écoutent, est-ce que c'est normal que le président de la République vienne annoncer des chiffres tonitruants sur la police qui soient exactement la répétition ?

5:30
Présentateur

Ça a été dit, si vous avez écouté et regardé l'antenne de France Info, il a été précisé que... Donc vous n'êtes pas insoumis à la rédaction, mais vous notez la même chose que moi. La précision, c'est important, Alexis Corbière. Emmanuel Macron a annoncé, c'était avant-hier, à Marseille, que le renfort de 100 policiers est déjà arrivé. Ça, on le savait déjà. Il y en a 200 autres qui devaient arriver en 2022 et 2023. Ce qu'il a annoncé, laissez-moi terminer si vous voulez bien, c'est qu'ils arriveraient finalement tous en 2022. Sinon, on a avancé simplement la date des renforts. Ça a été dit plus que clairement.

Puis, je vous interroge sur un propos d'Emmanuel Macron hier, qui souhaite qu'on expérimente à Marseille, dans les écoles des quartiers les plus difficiles, la liberté pour les directeurs d'école de choisir le personnel éducatif. C'est quelque chose qui ne se fait pas aujourd'hui dans l'éducation nationale. Ce que dit le chef de l'État, c'est que dans ces quartiers difficiles, il faut mettre les professeurs les plus expérimentés, ce qui n'est pas toujours le cas avec le système actuel. Est-ce que vous dites, banco, on y va, on essaye et on regarde ensuite si ça marche ?

6:20
Alexis Corbière

Dossier très important. Je suis rigoureusement contre cette proposition. Pourquoi ? Parce que c'est un éclatement du statut national de la fonction publique, d'accord ? Il y a un mouvement national. Les enseignants, actuellement, sont affectés. Ça n'est pas le directeur qui, tel un chef d'entreprise, choisit ses personnels. Le directeur a un regard, note parfois, notamment dans le second degré, les enseignants. Mais là, ce qui nous est proposé, c'est... D'accord, on parle du primaire. Marseille n'a pas besoin d'expérimentation. Marseille a besoin de l'égalité républicaine. C'est-à-dire que les professeurs soient remplacés.

Que après, je suis favorable à ça, parce que moi, j'ai 25 ans de maison éducation nationale, qu'on ne mette pas les profs qui viennent juste de passer le concours dans le quartier... Alors, comme on l'a fait, parce que mécaniquement, avec le système actuel... Mais il y a des systèmes, avec des systèmes de points, où vous pouvez, si vous passez quelques années dans un quartier difficile, avoir un mouvement plus important...

7:05
Présentateur

Oui, mais pour avoir des points, il faut avoir passé plusieurs années dans ces quartiers difficiles.

7:08
Alexis Corbière

Mais là, on peut avoir une rémunération plus importante qui amène à ce que les professeurs les plus expérimentés aillent dans les quartiers difficiles. Je suis favorable à tout ça. Tel que, d'ailleurs, beaucoup d'organisations syndicales sont favorables. Pourquoi ce n'est pas un métier attractif, aujourd'hui, enseignant ? Parce que c'est très mal rémunéré. Les mêmes le reconnaissent. Là, je parle du ministère de l'Éducation nationale. Nous sommes dans les pays de l'OCDE parmi les plus mal rémunérés. On m'expliquait qu'il y a des académies où il n'y a quasiment plus de personnes en termes de recrutement.

Donc, effectivement, ça peut amener à ce que ce soit des jeunes professeurs mal formés qui se retrouvent face aux classes les plus difficiles. Mais vous vivez, vous, en Seine-Saint-Denis. Je sais bien.

7:41
Locuteur 2

Vous n'avez pas envie d'avoir les meilleurs profs face aux élèves les plus difficiles ?

7:45
Alexis Corbière

Je suis en train de vous dire qu'aidons, notamment par, comment dirais-je, d'un point de vue financier, le fait qu'il est le plus intéressant de sa carrière de passer par là. Ne mettons pas les jeunes enseignants qui débarquent et n'ont aucune expérience dans les classes les plus difficiles. Dans ces écoles-là, mettons le paquet pour des dédoublements de classes, mettons des moyens supplémentaires. C'est déjà le cas, normalement, dans toutes les zones en répons, en répons plus. Non, oui, je veux dire, c'est totalement insuffisant. Ce n'est pas vrai aujourd'hui que vous pouvez considérer que dans ces écoles, on a un dispositif avec des enseignants formés où on dédouble les classes.

Globalement, on est d'accord. Et après, par ailleurs, ces écoles sont délabrées du point de vue des locaux. Mais je suis contre cette idée d'une espèce de séparment management mieux, avec, pardon, vous ne l'avez pas dit, en plus, c'est rajouté qu'il y a trop de grèves, en quelque sorte, à Marseille, que c'est aussi une des raisons pour lesquelles l'école publique se dégrade. Jean-Michel Blanquer m'avait fait le coup à la Sommée nationale.

8:34
Locuteur 2

Il y a des parents qui se sont plaints auprès du président de la République en disant « les profs ne sont pas remplacés parce qu'il y a trop de grèves ».

8:38
Alexis Corbière

Non, mais d'accord, mais le président de la République devrait arrêter ce discours qui m'a déjà été tenu par Jean-Michel Blanquer à l'Assemblée nationale, en disant « si l'école publique, parce que je lui rappelais qu'en Seine-Saint-Denis, il y a des problèmes, mais de manière générale, il m'a dit « c'est aussi la faute de vos amis, parce que vous êtes tout le temps en grève, et ça fait fuir les parents ». Je lui parlais notamment de la fuite vers le privé, en lui disant que la dégradation de l'école publique amène le mouvement vers le privé. Il m'a dit « c'est ma faute, parce que je soutiens les enseignants en grève ». Vous savez pourquoi ils se mettent en grève, les enseignants ?

Et quand ils sont en grève, ils perdent une journée de salaire. C'est pour défendre l'école publique, pour demander des dédoublements. Ils défendent, c'est des héros, un professeur qui travaille dans des conditions difficiles et qui en plus se met en grève. Que les parents soient agacés, je peux le comprendre, mais un président de la République, s'il n'est pas politicien, s'il ne vient pas expliquer un programme libéral, à l'époque je l'avais lu dans M. Alain Madelin, je ne sais pas si il a dit quelque chose, sur le fait que désormais, il n'y a plus de mouvement national, c'est le chef d'établissement qui recrute, et à l'école, il faut limiter quasiment le droit de grève des enseignants.

Sautis aussi, où Blanquer dit, en gros, l'allocation de rentrée, on donne trop d'argent aux pauvres. Tout ça, c'est des thèmes détestables, qui n'aident pas au débat public, et qui sont factuellement faux.

9:36
Présentateur

Alexis Corbière, député insoumis de Seine-Saint-Denis, et l'invité de Trans-Synfo, ce matin, 8h42, à Paris, à Toulouse, à Marseille, partout en métropole. Le filet à Freudian Ferchit, on se retrouve dans un instant.

9:49
Locuteur 1

L'état d'urgence décrété dans l'État de New York, après le passage de la tempête Ida, les pluies et les inondations dévastatrices ont fait 44 morts dans la région. Le président Joe Biden se rend aujourd'hui en Louisiane, premier état à avoir subi le passage d'Ida, des centaines de foyers y sont toujours privés d'électricité. Modernisation des transports, expérimentation dans 50 écoles, rénovation urbaine, le président de la République annonce une enveloppe d'un milliard et demi d'euros pour la ville de Marseille, et de la part de l'État, Emmanuel Macron, qui met la pression sur les collectivités locales marseillaises.

L'État ne vient pas investir pour que certains viennent prélever leur dîme, a-t-il lancé, fustigeant l'absentéisme et les grèves. La lutte contre les violences conjugales et le Premier ministre va annoncer la généralisation de deux dispositifs locaux pour mieux coordonner les différents acteurs sur le terrain et éviter ainsi les failles. Jean Castex se déplace dans la Manche à l'occasion des deux ans du lancement du Grenelle des violences conjugales. Le début de l'Euro 2 volet et les Français, champions olympiques, affrontent la Slovaquie ce soir pour le rentrer dans la compétition. Coup d'envoi à 19h à Tallinn en Estonie. France Info

10:55
Locuteur 7

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel.

11:01
Locuteur 2

Toujours avec Alexis Cordillard, député de la France Insoumise de Seine-Saint-Denis. La visite du président de la République a lieu après une série de règlements de comptes concernant les trafics de drogue. Emmanuel Macron, qui dans ce cadre s'intéresse particulièrement aux consommateurs, il a dit « On ne lâchera rien contre la drogue, les consommateurs sont complices de faits ». Il a raison de culpabiliser les consommateurs, Emmanuel Macron ?

11:24
Alexis Corbière

Ce n'est pas utile d'aborder des choses comme ça. Moi, j'aimerais que derrière le sujet de la drogue, c'est un sujet grave, on puisse un peu rentrer dans le détail. Héroïne, cocaïne, il faut combattre ça. Et en France, on a un sujet sur le cannabis, sur lequel je pense qu'on peut avoir une discussion tranquille, avec des arguments.

11:40
Présentateur

Vous savez que les vendeurs, parfois, ne font pas la même distinction que nous, en disant « À droite, il y a les drogues douces ». Non, mais moi, je parle déjà de ceux qui occupent beaucoup nos policiers,

11:49
Alexis Corbière

ceux qui occupent beaucoup notre police, qui nous mobilisent beaucoup, qui coûtent d'ailleurs fort cher. Souvent, ça coûte quasiment dix fois plus cher de mener des politiques de répression, notamment sur le cannabis, que des politiques de santé publique, et ça n'est pas efficace.

12:02
Locuteur 2

Alors, vous vous dites quoi ? Moi, je suis favorable.

12:03
Alexis Corbière

Je parle bien du cannabis, qui est un produit qui est dangereux, notamment au corps de l'adolescence. Ce n'est pas un produit innocent, notamment à des moments quand les enfants sont en pleine croissance, le fait qu'ils fument trop jeune peut avoir des dégâts sur le cerveau. Donc, je ne dis pas que c'est un produit comme ça, mais je dis, en même temps, aujourd'hui, on a une consommation de 7 millions de gens qui ont un cannabis récréatif, qui se généralisent, et que toutes les politiques de répression n'ont pas marché, et que, par ailleurs, aussi, les dégâts sur la santé ne sont pas, je parle des adultes, plus importants que l'alcool, notamment, qui est en mente libre.

Alors, il s'agit d'avoir des politiques de santé publique pour dire qu'il ne faut pas abuser, mais vous voyez ce que je veux dire. Donc, on peut rentrer là-dedans, dans un débat. Je suis favorable à une légalisation, dépénalisation, à ce que, désormais, il y a un contrôle public plus important sur ce produit-là. Face aux Pays-Bas. Pardon ? Face aux Pays-Bas. Face aux Pays-Bas, face aux certains États aux États-Unis. Moi, je ne suis pas pour le livrer au marché libéral, pour qu'il conclure monopole public sur le produit, etc.

12:56
Présentateur

Les fonctionnaires qui vendraient du cannabis. Fonctionnaires qui ont monopole public,

12:59
Alexis Corbière

enfin, je veux dire, un contrôle public du produit, etc. Parce que ça, ça aurait un effet sur la qualité même du produit. Parce qu'aujourd'hui, ce qui est fumé par beaucoup de jeunes et en plus, en raison de toutes les différentes substances qui y sont rajoutées, est dangereux pour la santé. Qu'on se comprenne bien. Je dis à ceux qui nous écoutent, moi, je ne fume pas et j'invite d'ailleurs à ne pas fumer du cannabis. Sauf que, si vous reviendrez... Non, mais...

13:16
Locuteur 2

Vous entendez bien les arguments du gouvernement qui sont contre, qui est contre la légalisation du cannabis en disant que ce n'est pas aussi simple que ça, ça ne va pas se résoudre d'un clin d'œil.

13:25
Alexis Corbière

Mais rien n'est simple. Mais je suis d'accord, Salia... Attendez, écoutez, pardon, parce que j'entends cet argument. Bien sûr que ce n'est pas simple. J'observe qu'il y a des politiques qui sont menées depuis des années de répression qui ne fonctionnent pas non plus. Donc, vu que rien n'est simple, on peut discuter tranquillement. J'évoquais tout à l'heure, par exemple, En Marche, il y a un député, M. Moreau, Jean-Baptiste Moreau, qui a fait un rapport très intéressant sur ces sujets-là. Donc, c'est trans-partisan. Discutons-en. Y compris, il y a peut-être des gens qui sont insoumis, qui se disent et qui m'écoutent.

13:49
Locuteur 2

La légalisation ne met pas fin au trafic. C'est ce que dit Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.

13:52
Alexis Corbière

J'ai bien compris.

13:52
Locuteur 4

On va écouter. Non mais attendez, on l'écoute, s'il vous plaît. Vous ne voyez pas l'insulte que ça peut être et la défaite morale que ça peut être qui est la légalisation de la drogue. D'abord, est-ce que vous pensez que quand des caïds, des voyous, vivent avec 100 000 euros d'argent liquide par jour, ils vont monter une petite échoppe, déclarer aux ursafs et aux impôts, payer des cotisations comme ça pour vendre le cannabis au coin de la rue sur le vieux port de Marseille. Ce n'est pas comme ça que ça se passe. D'abord, là où il y a du cannabis, il y a aussi de la cocaïne. On le sait tous. Vous n'avez pas légalisé la cocaïne.

14:22
Alexis Corbière

Non mais typiquement, il mène une discussion comme toujours avec Darmanin, c'est à la sulfateuse, la drogue. Moi, j'essaie de faire le détail.

14:31
Présentateur

Je vais tenter de plus lancé que Gérald Darmanin, si vous me permettez. Les Etats-Unis, vous l'avez rappelé, il y a quelques instants, plusieurs Etats en tout cas, on voit aujourd'hui que ça représente des sommes assez importantes aujourd'hui dans tous ces Etats. Ce qu'on voit aussi, c'est que les trafiquants, et là, je parle bien de cannabis, se sont reportés dans ces Etats parfois uniquement sur le marché des jeunes des moins de 21 ans. C'est souvent 21 ans aux Etats-Unis et qu'ils ont délaissé le marché des adultes puisque pour eux, ils peuvent tranquillement aller acheter leur herbe ou leur résine de cannabis.

Mais ils se sont concentrés et qu'on a constaté parfois dans ces Etats qu'il y avait encore plus de fumeurs mineurs.

15:08
Alexis Corbière

Oui, on a aussi au Portugal l'exemple d'une baisse de la consommation. Mais c'est un sujet sérieux sur lequel argument et contre-argument sont tout à fait respectables. Moi, ce que je souhaite, c'est qu'on soulage l'activité des policiers que je vois beaucoup qui sont souvent dans une activité assez peu intéressante du point de vue de l'ordre public, notamment sur les fumeurs au quotidien, d'accord ? Qui ne sont pas, selon moi, des gens qui troublent l'ordre public et qui se concentrent sur des drogues plus dures, plus dangereuses, sur vraiment des réseaux qui sont des vrais réseaux mafieux et un consommateur moyen qui achète son cannabis n'est pas vraiment un homme mafieux.

Par contre, dans le détail, il y a de la mafia, ce qu'on appelle la mafia, c'est des réseaux internationaux sur lesquels toute cette activité policière qui reprend des milliers d'heures pour être concentré. C'est ça, mon propos, d'accord ? Des politiques de santé publique et enfin aussi, peut-être, il y a certains États, on ne va pas les nommer à ce micro, mais qui participent à ce marché sur lequel, on le sait très bien et nous continuons à avoir des relations avec eux et sur lequel nous fermons. Parle du Maroc ? Et je parle notamment du Maroc.

Il y a quand même une vaste hypocrisie sur le sujet et qui serait tendre si on veut vraiment avoir perso-diplomatique, etc., avec des pays dont on sait qu'ils sont défabricants et qu'ils alimentent certains réseaux bandits.

16:16
Présentateur

Alexis Corbière, la totalité, arrêtez-moi si je me trompe, des députés insoumis à voter contre le pass sanitaire lors de l'examen du texte à l'Assemblée nationale. Est-ce qu'au vu de ce qui s'est passé depuis, c'est-à-dire la campagne massive de vaccination en France, vous regrettez d'avoir fait ça ?

16:30
Alexis Corbière

Non, parce que notre position, elle est claire. Moi, je suis favorable à la vaccination. Je suis vacciné. Je veux dire, le vaccin, c'est formidable. Il faut se vacciner.

16:37
Présentateur

Vous pensez, je vais vous poser la question différemment, sans le pass sanitaire, il y aurait eu autant de personnes vaccinées en France ?

16:41
Alexis Corbière

Je ne suis pas favorable à ce qu'il y ait cette espèce de système. Est-ce qu'on aurait eu autant ? Je pense qu'on aurait pu arriver par des politiques de santé publique si la parole publique ne s'était pas dégradée, si la parole de M. Macron, notamment,

16:52
Présentateur

qui disait qu'il n'y aurait pas... 85% des adultes vaccinés aujourd'hui en France. Si on nous avait dit ça, comme disait un ancien président d'une équipe de France,

17:01
Alexis Corbière

si on nous avait dit ça il y a 6 mois... Oui, mais pourquoi certains pays sont arrivés à des taux de vaccination identiques sans passer par là ? Parce qu'ils ne sont pas français ? Non, parce que peut-être... Parce qu'ils ne sont peut-être pas râleurs comme nous ? Ah bon, moi je ne pense pas que nous avons des gènes particuliers, d'accord ?

Je pense que la parole publique est extrêmement dégradée dans ce pays, notamment de la part de ce gouvernement, que quand le président de la République, son ministre de la Santé, les porte-parole ont dit tellement de choses et son contraire, que ça crée des passions, parfois des passions d'ailleurs que je condamne, des propos absurdes qui ont pu être tenus cet été dans certaines manifestations favorables à la vaccination. Dire notamment au public qui en ont besoin, il y a aujourd'hui, je ne sais plus combien, 300, 400 000 personnes âgées qu'il faut vacciner. Ces gens sont en danger. Si vous m'écoutez, messieurs, dames, allez vous vacciner.

Qu'il faut avoir des politiques publiques d'aller vers. Je suis élu de Saint-Saint-Denis dans la ville où j'habite et dont je suis député. Il n'y a toujours pas le centre de vaccination que m'avait promis le préfet le 15 janvier.

17:51
Locuteur 2

Mais en Saint-Saint-Denis, la vaccination, elle a bondi cet été suite à la prise de parole du président de la République.

17:56
Alexis Corbière

Évidemment, vous avez des gens par ailleurs qui se retournent dans une situation où ils n'ont pas envie de ne plus pouvoir sortir, etc. Mais ne prenons pas l'habitude qu'il y ait cette cassure entre nous de ne plus vivre dans les mêmes lieux de vie, de pouvoir, d'une espèce de contrôle permanent et ce qui a posé beaucoup de problèmes.

18:11
Présentateur

Pourquoi vivre dans les mêmes lieux de vie ?

18:11
Alexis Corbière

Pardon, mais il y a des gens, on ne peut plus fréquenter les mêmes établissements.

18:14
Présentateur

Vous parlez de quoi ?

18:16
Alexis Corbière

Des gens qui ne veulent pas se vacciner. Il y a les tests,

18:18
Présentateur

un pass sanitaire, qui vont devenir payants, dans un mois-midi, mais pour l'instant, ce que vous décrivez là, ça n'existe pas. Mais on va vers ça. Si je veux aller au cinéma avec vous, après cet entretien et que vous êtes vacciné par moi, je vais me faire... Oui, mais je ne souhaite pas de cette société de contrôle. Mais je ne souhaite pas... Mais l'argument de l'égalité,

18:35
Alexis Corbière

aujourd'hui, il ne tient pas. Celui du flicage, on peut en parler. Merci, mais ce n'est pas secondaire. Donc vous êtes d'accord avec moi que mettre ça en place plus annoncer qu'à partir de l'automne, le test PCR va être déramp... Je veux dire, va passer à 50 euros, amène une situation où on va avoir des cassures qui vont se produire dans la société. Le président de la République, lui-même, du point de vue de la conception qu'il a duit ensemble, avait, il me semble que c'était au mois d'avril, dit que jamais il n'y aura une situation où un pass sanitaire sera demandé. Dans beaucoup de pays, ça n'est pas mis en place.

19:03
Présentateur

Beaucoup de pays avaient dit la même chose, vous avez sans doute vu. L'Écosse vient d'y passer aussi après avoir dit... Ils y sont revenus. Ils viennent d'y passer, à l'instant. Là, c'est le Danemark qui a arrêté. Parce que je suis allé, moi, en Écosse cet été, je peux vous dire

19:14
Alexis Corbière

qu'en Écosse, ça n'est pas du tout la même situation. Le Danemark vient de l'arrêter

19:18
Présentateur

parce que ça a marché.

19:18
Alexis Corbière

Oui, c'est le Danemark. Parce qu'il l'avait mis en place avant nous. Oui, mais ça a été de manière très ciblée, mais quoi qu'il en soit. Mon point de vue, il a été entendu. Moi, je ne suis pas favorable à ce pass sanitaire. Je ne suis pas favorable à des politiques publiques, notamment ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin. Et enfin, pour terminer aussi, vu qu'on nous fait verser beaucoup de la part du gouvernement fait verser des grosses larmes sur notre hôpital public, je rappelle qu'il faut, quand on est solidaire des personnels de l'hôpital public, leur donner des moyens qu'ils réclament depuis longtemps, ouvrir des lits.

Et la théâtre de dégradation de notre hôpital public est aussi la caisse de résonance des problèmes autour du Covid. Et que notamment aussi, la carte de la vaccination représente peu ou prou la carte des inégalités sociales dans ce pays. Et que si on veut des politiques de santé publique efficaces, il faut se donner les moyens, j'en ai ciblé quelques-uns, d'aller vacciner ceux qui sont vraiment, qui en ont le plus besoin et pas uniquement faire peur à la jeunesse qui se vaccine parce qu'elle veut continuer à pouvoir vivre selon ses critères. Mais ça n'a pas de la même efficacité. On avance, pardon.

20:12
Présentateur

Non, non, pas du tout. Le fil info à 8h53 avec Diane Ferschit. Et on vous retrouve dans un instant, Alexis Corbière.

20:18
Locuteur 1

Une enveloppe d'un milliard et demi d'euros pour Marseille, annonce d'Emmanuel Macron pour la deuxième ville de France. Dans l'éducation, le chef de l'État propose une expérimentation pour permettre aux directeurs de 50 écoles de choisir leur équipe pédagogique. C'est une véritable provocation. On casse le statut de la fonction publique qui garantit l'égalité pour les usagers, dénonce sur France Info le syndicat d'enseignants SNUIPP-FSU. L'Agence nationale du médicament salue une avancée majeure pour les patients. Les laboratoires pharmaceutiques vont désormais devoir constituer un stock de deux mois pour tous les médicaments d'intérêt majeur.

Ce sont ces médicaments dont l'arrêt du traitement peut mettre la vie des patients en danger. Des Américains piégés dans leur voiture ou dans leur cave par une montée des eaux extrêmement rapides. La tempête Ida a tué 44 personnes dans la région de New York. Région placée cette nuit en état d'urgence. Deux nouvelles médailles françaises aux Jeux Paralympiques de Tokyo dont une en or en cyclisme en course sur route pour Kevin Lecunf. Les tricolores affichent ce matin 48 médailles au total. France Info

21:20
Locuteur 7

Toujours avec le député

21:26
Locuteur 2

La France Insoumise de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière C'est une grande leçon pour d'autres envahisseurs. C'est par ces mots que s'est félicité le principal porte-parole des talibans après le départ des troupes américaines cette semaine. Est-ce que c'est aussi une leçon pour nous qui sommes engagés au Mali ?

21:41
Alexis Corbière

Oui, c'est une défaite de cette stratégie mise en place depuis 20 ans. 83 milliards d'euros ont été investis par les Etats-Unis là-bas une énorme corruption le personnel politique choisi par les Etats-Unis était ultra corrompu à tel point que les talibans reviennent. Les talibans ont une force obscurantiste c'est affligeant mais il faut comprendre pour quelles raisons ils ont pu en l'espace qu'un château de cartes s'est effondré en raison là encore de cette manière dont...

22:07
Locuteur 2

Mais ce qui se passe en Afghanistan ce qui s'est passé en Afghanistan est-ce que c'est comparable à ce qu'on vit aujourd'hui au Mali ?

22:12
Alexis Corbière

Alors pour répondre à votre question depuis le début ce que nous disons au Mali c'est qu'il faut qu'il y ait un plan politique Moi je suis allé voir Barkhane comme député je fais partie de la commission de défense et armée j'ai vu les militares là-bas des gens très intelligents des officiers tout à fait compétents qui eux sur place ont un agenda militaire mais sont... Je veux dire on voit bien qu'il n'y a pas d'agenda politique à l'heure actuelle à tel point que les officiers que j'avais vus m'ont dit on est là-bas peut-être pour 20 ans donc c'est toujours...

22:34
Locuteur 2

Non parce qu'Emmanuel Macron a annoncé en juin que Barkhane allait être transformé en force de soutien en appui aux armées des pays environnants donc ça évolue

22:45
Alexis Corbière

Qu'est-ce qui évolue ?

Non mais je vous dirais On est plutôt sur le départ La mission est plus la même Ah oui non mais que nous on fasse le choix politique au bout d'un moment de dire on s'en va c'est une chose Ce que vous avez dit les militaires c'est que localement une présence militaire n'assure pas pour autant s'il n'y a pas de plan politique qui accompagne de quelle manière on a aujourd'hui l'aide à la reconstruction d'un état etc vous pouvez avoir une intervention militaire qui ne règle rien parce que je prends l'exemple de la première armée du monde des Etats-Unis qui est allée sur place et qui n'a strictement rien réglé voilà et on en est à la situation que nous avons connue Je profite de l'occasion parce que l'émission se termine Moi j'ai fait rédiger un rapport avec un autre député qui s'appelle Jean-Charles Larsonneur qui est un député en marche sur les personnels civils de la défense notamment où il y avait une vingtaine de pages consacrées à ce qu'on appelle les PCRL c'est nos auxiliaires afghans de l'armée française J'alerte depuis longtemps avec mon collègue Bastien Lacheux Jean-Luc Mélenchon on a fait différentes tribunes parce que nous avions le sentiment d'un abandon je ne dis pas d'une sous-estimation du danger qui arrivait c'était en avril à l'époque le ministère de la défense je ne veux pas être ironique considéré que la situation était stabilisée que ceux qui devaient être rapatriés l'avaient fait et que les autres étaient protégés bon on a vu à l'arrivée ce qui a eu lieu nous avons encore beaucoup de gens au moins 170 personnes je me réfère notamment aux chiffres de l'association des traducteurs afghans et de confrères à vous qui sont sur le terrain qui ont travaillé pour l'armée française qui sont objectivement en danger je sais que des efforts ont été faits dernièrement par les services de la France parce que la situation est confuse sur le terrain mais je demande à ce que nous puissions rapatrier notamment ces 170 personnes y compris des listes de gens

24:14
Présentateur

la question c'est de savoir comment l'aéroport de Kavoul il est aujourd'hui tenu par les talibans est-ce qu'on discute avec les talibans aujourd'hui ne serait-ce que pour permettre l'évacuation de ces 170

24:23
Alexis Corbière

on va discuter avec une force ça ne veut pas dire pour autant qu'on la reconnait dans ce qu'elle raconte la géopolitique c'est ça évidemment qu'il faut discuter avec les talibans il faut créer les conditions qu'on ne touche pas un cheveu notamment des gens que j'ai évoqués de certains militants aussi et militantes sur le terrain que nous puissions faire là-dedans notre rôle de ceux qui font appel à la France pour pouvoir s'en sortir donc je rappelle qu'il ne faut pas non plus souffler sur les braises de ce que j'entends dire ce n'est pas tous les afghans mais il y a des gens on sait qui sont objectivement en danger moi notamment il y en a un je crois que c'est le 22 juin parmi les gens de l'association des traducteurs afghans qui a été assassiné le 22 juin par moment enfin je veux dire on a de quoi avoir une certaine désolation de se dire qu'on a tiré je ne suis pas le seul le signal d'alarme et qu'on ne peut pas laisser ces gens qui sont quand même connus par les talibans et qui d'une manière ou d'une autre ne feront pas de pitié à ceux qui ont été à nos côtés donc je profite de ce micro pour dire voilà ce que nous avions dit les dispositifs légaux que nous avions proposés n'ont pas été tous mis en place j'ai encore eu au téléphone un de ces personnes qui a là aussi une bonne dizaine de personnes de sa famille sur place il était inquiet là dessus on a eu des échanges fin août avec les services de madame la ministre de la défense mais beaucoup de gens ne sont pas encore apatriés sous protection il faut continuer à agir même si la date du 31 août est tombée il faut continuer à agir par des réseaux à créer de partir vers certains pays frontaliers et mettre des gens sous protection la France tout de même peut créer des conditions que ce soit le cas ne les avanderons pas

25:49
Présentateur

merci Alexis Corbière député insoumite Saint-Denis invité ce matin de France Info merci

25:53
Alexis Corbière

merci de l'invitation merci de l'invitation

25:55
Locuteur

merci de l'invitation

Un plan pour Marseille, trafic de drogues, évacuation d'Afghanistan... Le "8h30 franceinfo" d'Alexis Corbière — Alexis Corbière · Pourquijevote