Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 28 septembre 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiÉconomie & entreprises

Grève des sapeurs-pompiers : "On a bon espoir que ça change", confie un syndicat

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Défensif 100 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:32OuverteÉludée

    Ça fait 20 jours que cette grève a commencé chez les pompiers. Vous n'avez pas l'impression qu'elle ne sert à rien ?

  • 0:42RelanceRéponse partielle

    Mais ça fait quand même 20 jours que vous avez porté vos réclamations au gouvernement. Monsieur Nunez vous y a répondu, et depuis rien.

  • 1:03RelanceRéponse directe

    Et vous en arrivez désormais à camper sous la tour Eiffel. D'autres pompiers vont défiler dans Paris aujourd'hui. Pour l'instant, je le disais, le gouvernement n'a absolument pas répondu à vos demandes. Vous pensez que ces nouvelles actions peuvent changer quelque chose ?

  • 1:47RelanceÉludée

    Vous demandez des moyens supplémentaires, des effectifs et des moyens financiers. Comment on finance toutes ces mesures alors que le gouvernement cherche 54 milliards d'euros d'économie pour l'année prochaine ?

  • 2:24FerméeRéponse partielle

    Il y a une crise de vocation chez les pompiers ?

  • 2:40FerméeRéponse directe

    Vous avez du mal à vivre au quotidien ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:53InvitéPromesse
    « On espère qu'en fait, avec les budgets qui ne vont pas tarder à se voter, donc fin septembre, début octobre, quelque chose puisse bouger. »
  • 3:06InvitéChiffre
    « On voit que cet été, il y a eu plus de 2050 hectares qui ont été brûlés avec quand même 950 pompiers par pic sur place »
  • 3:28InvitéFait
    « le feu a été vraiment considéré comme éteint à partir de fin août »
  • 5:50PrésentateurChiffre
    « Ou selon la CGT, vous êtes passé de 1200 à 1000 pompiers en 15 ans ? »

Temps de parole

  • Invité55 %
  • Présentateur30 %
  • ?9 %
  • Présentateur 25 %

≈ 37 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Ici Paris-Ile-de-France,

0:03
Locuteur

pour

0:05
Présentateur

bien commencer la journée, ici Matin. Il est 7h44, des pompiers, 24h sur 24, au pied de la Tour Eiffel à Paris, nouvelle action de la profession, pour crier le ras-le-bol des soldats du feu après déjà 20 jours de grève. On en parle, Valentine Letesse, avec l'invité d'Ici Matin. Bonjour Jean-Michel Dadi. Bonjour. Secrétaire général du SPAS, dit CFTC National. Ça fait 20 jours que cette grève a commencé chez les pompiers. Vous n'avez pas l'impression qu'elle ne sert à rien

0:35
Locuteur

? On

0:36
Invité

ne

0:36
Locuteur

pourra

0:36
Invité

pas dire qu'elle ne

0:37
Locuteur

sert

0:37
Invité

à rien, sinon on

0:38
Locuteur

ne

0:38
Invité

serait pas là aujourd'hui. On arrêterait tous les mouvements de grève, si on n'y croyait pas.

0:42
Présentateur

Mais ça fait quand même 20 jours que vous avez porté vos réclamations au gouvernement. Monsieur Nunez vous y a répondu, et depuis rien.

0:53
Locuteur

On

0:53
Invité

espère qu'en fait, avec les budgets qui ne vont pas tarder à se voter, donc fin septembre, début octobre, quelque chose puisse bouger. On va essayer de leur donner des clés pour

1:00
Locuteur

pouvoir

1:02
Invité

nous donner les moyens.

1:03
Présentateur

Et vous en arrivez désormais à camper sous la tour Eiffel. D'autres pompiers vont défiler dans Paris aujourd'hui. Pour l'instant, je le disais, le gouvernement n'a absolument pas répondu à vos demandes. Vous pensez que ces nouvelles actions peuvent changer quelque chose

1:15
Locuteur

? Comme

1:17
Invité

je dis, on a bon espoir que ça change. Si on n'y croyait pas, on ne serait pas là à essayer de manifester, à essayer de trouver des moyens. Et on est là justement pour en discuter.

1:26
Locuteur

Et

1:26
Invité

l'intersyndicale, en fait, avec la fonction publique mardi, va nous aider

1:31
Locuteur

justement. Vous allez

1:32
Présentateur

rejoindre la grève demain de toute la fonction publique.

1:34
Locuteur

C'est ça,

1:34
Invité

tout à fait. Donc au début, on voulait faire un cortès simplement avec nous, et ensuite avec la fonction publique complète, pour justement avoir plus de ploi global, pour pouvoir justement

1:44
Locuteur

avoir

1:46
Invité

un maximum de budget.

1:47
Locuteur

Vous

1:47
Présentateur

demandez des moyens supplémentaires, des effectifs et des moyens financiers. Comment on finance toutes ces mesures alors que le gouvernement cherche 54 milliards d'euros d'économie pour l'année prochaine

1:59
Locuteur

?

2:01
Invité

Comment ça ? Malheureusement, ce n

2:02
Locuteur

'est

2:02
Invité

pas moi qui suis un membre du gouvernement, donc je ne pourrais pas exactement vous répondre de comment. Nous, ce qu

2:07
Locuteur

'on

2:07
Invité

voit sur le terrain, simplement, c'est que plus ça va, plus on a un nombre d'interventions importants.

2:13
Locuteur

Il

2:14
Invité

y a de moins en moins d'engagement volontaire, de moins en moins une vocation où les pompiers professionnels veulent s'engager, ou du moins durent moins longtemps sur le terrain.

2:24
Présentateur

Il y

2:24
Locuteur

a

2:24
Présentateur

une crise de vocation chez les pompiers

2:26
Locuteur

? Est

2:27
Invité

-ce qu'on peut appeler ça une crise ? Je ne

2:28
Locuteur

suis

2:28
Invité

pas sûr qu'il y ait une crise. C'est-à-dire qu'en gros, les gens aujourd'hui se disent quel est l'intérêt

2:33
Locuteur

de

2:34
Invité

venir chez les pompiers si derrière,

2:35
Locuteur

on

2:36
Invité

n'est pas soutenus et on n

2:37
Locuteur

'a

2:37
Invité

pas les moyens de faire tout notre travail correctement.

2:39
Locuteur

Et

2:39
Présentateur

de vivre

2:40
Locuteur

? Vous

2:40
Présentateur

avez du mal à vivre au quotidien ?

2:43
Invité

C'est sûr qu'on fait attention à la fin de mois comme tout le monde,

2:45
Locuteur

je

2:45
Invité

pense, mais comme la plupart des Français. Il n

2:46
Locuteur

'y a

2:46
Invité

pas que les pompiers qui se sont touchés par rapport à ça.

2:49
Présentateur

Et vous dénoncez une logistique notamment défaillante pendant l'incendie de Fontainebleau dû à cette

2:54
Locuteur

crise

2:56
Présentateur

et ce manque de moyens. Vous parlez de quoi exactement

2:58
Locuteur

?

2:59
Invité

En fait, à Fontainebleau, ce n

3:01
Locuteur

'est

3:01
Invité

pas une crise défaillante.

3:01
Locuteur

C

3:01
Invité

'est qu'on sait que plus ça va, plus il va y avoir des grands feux de forêt qui vont arriver. On voit que cet été, il y a eu plus de 2050 hectares qui ont été brûlés avec quand même 950 pompiers par pic sur place et, comme je dis, des opérations qui durent des semaines. On a dit, parce que j'ai pris des notes, que le feu a été vraiment considéré comme éteint à partir de fin août.

3:30
Locuteur

C

3:31
Invité

'est quelque chose qui s'étale sur des mois

3:32
Locuteur

et

3:33
Invité

donc il va falloir adapter nos matériels et nos personnels à ces problématiques.

3:38
Présentateur

Et comment on fait alors

3:39
Locuteur

?

3:40
Invité

Plus de moyens, plus de personnel, plus de budget.

3:43
Présentateur

On a des nouvelles techniques qui coûtent plus cher ? On a des nouveaux outils aujourd'hui qui nous auraient permis de maîtriser cet incendie de

3:50
Locuteur

Fontainebleau plus vite ? Déjà, on essaie

3:50
Invité

de se moderniser sur nos matériels. Certains SIS, justement, achètent de nouveaux camions feux de forêt, de camions ruraux. Après, pour la campagne, justement, de feux de forêt à Fontainebleau, on a pu compter aussi énormément sur tout ce qu

4:05
Locuteur

'ils

4:05
Invité

vont être agriculteurs

4:06
Locuteur

avec

4:07
Invité

leur tonne à eau, où eux font du noyage de lisière,

4:10
Locuteur

qui

4:10
Invité

était un travail exceptionnel. Mais pourquoi pas, peut-être plus tard, les pompiers achetaient du matériel comme celui-ci. Alors,

4:17
Locuteur

je

4:17
Invité

ne

4:17
Locuteur

dis

4:17
Invité

pas que c'est la solution miracle,

4:19
Locuteur

mais

4:20
Invité

ça peut faire partie de certains moyens.

4:22
Locuteur

Et

4:22
Présentateur

pour avoir plus d'argent, est-ce qu'il faudrait privatiser les pompiers comme aux États-Unis

4:26
Locuteur

? Ça,

4:28
Invité

c'est une grande question, je ne pourrais pas vous dire. C

4:29
Locuteur

'est ce qui nous prend au

4:30
Présentateur

nez ?

4:30
Invité

Je vais défendre mon métier, donc moi, je vais dire non.

4:33
Locuteur

Mais vous pensez que c'est quelque chose qui

4:34
Présentateur

pourrait être envisageable à l'avenir, vu que l'État n'investit pas, selon vous ?

4:38
Invité

Aujourd'hui, on voit bien que les sapeurs-pompiers font du feux de forêt, du secours à personne, de l'incendie bâtimentaire. Les ambulances privées, aujourd'hui,

4:48
Locuteur

prennent

4:48
Invité

en charge les carences. Peut-être que demain, il y aura des entreprises qui feront de

4:53
Locuteur

l

4:53
Invité

'incendie pour aller sauver les maisons des personnes qui ont

4:55
Locuteur

peut-être

4:55
Invité

un petit peu plus d'argent ou autre, en fait. Mais ça,

4:58
Locuteur

je

4:59
Invité

ne pourrais pas vous confirmer.

5:01
Locuteur

Dans

5:01
Présentateur

son projet de loi pour moderniser la sécurité civile, justement, le gouvernement a proposé d'alléger vos missions sur le secours à personne.

5:12
Invité

Ce

5:12
Locuteur

n'est pas

5:12
Présentateur

suffisant

5:13
Locuteur

?

5:13
Invité

Le problème, c'est qu'en fait, c'est très aléatoire.

5:16
Locuteur

C

5:16
Invité

'est que lorsqu'il y a des grands incendies, par exemple, ou des interventions de grande ampleur comme celle-ci, on voit que, par exemple, le SAMU fait un stop carence, ça s'appelle. C'est-à-dire qu'on a beaucoup moins d'appels pour du secours à victimes.

5:28
Locuteur

Et

5:28
Invité

donc, en fait, ils arrivent à faire une régulation. Mais en fait, ce qui serait bien, c'est qu'ils arrivent à faire ça toute l'année. C'est-à-dire qu'on n'est pas à aller, par exemple, s'occuper malheureusement d'un enfant qui a simplement des piqûres de moustiques. Parce que c

5:40
Locuteur

'est

5:40
Invité

des interventions qui peuvent arriver. Donc, sinon,

5:45
Locuteur

s'ils arrivent à réguler... Et vous le voyez dans

5:46
Présentateur

votre quotidien dans l'Essonne ? Vous êtes basé vous-même dans l'Essonne ? Oui. Ou selon la CGT, vous êtes passé de 1200 à 1000 pompiers en 15 ans ? Comment vous faites au quotidien

5:55
Locuteur

? Eh

5:57
Invité

bien, on a des effectifs en mode des centres de secours. C'est-à-dire que, par exemple, je vais vous donner un centre de secours comme

6:01
Locuteur

il

6:03
Invité

peut y avoir dans toutes les zones. Un effectif théorique, ça va par exemple être 9 pompiers de garde la journée et 9 la nuit. Peut-être qu'ils vont se retrouver simplement à 7 voire 6 la journée et la nuit.

6:15
Locuteur

Donc,

6:15
Invité

le problème, c'est qu

6:16
Locuteur

'il

6:16
Invité

y

6:16
Locuteur

a

6:16
Invité

un manque d'effectifs. Donc, plus de redondance au niveau des interventions, plus de citations opérationnelles.

6:22
Locuteur

Donc, c'est quoi ? On envoie

6:22
Présentateur

des pompiers épuisés en intervention ?

6:24
Invité

Potentiellement, oui.

6:26
Présentateur

Très bien. Merci beaucoup

6:27
Locuteur

Jean-Michel Daly. Vous

6:29
Présentateur

êtes représentant des pompiers syndicalistes pour représenter les pompiers au SPACE 10 CFTC national et invité en direct d'ici matin. Je rappelle que les pompiers défilent dans Paris aujourd'hui et qu'ils participent demain à la grève de la fonction publique. Merci beaucoup. Tout à fait, merci à vous. Et retour de l'info à 8h sur ICI Paris-de-France. Merci.