"Dites-leur de ne pas se mettre en danger" : le message du recteur de l'académie Nantes aux parents de lycéens
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 0:11OuverteRéponse directe
Après une journée de jeudi marquée par les violences aux abords de plusieurs établissements nantais, comment se passe ce début de journée ?
- 0:37FerméeRéponse directe
Quand vous dites un certain nombre, c'est de quel ordre ?
- 0:59OuverteRéponse directe
Vous travaillez avec l'enseignement de Diocésain parce qu'il y a aussi des lycées privés qui sont touchés par la mobilisation ?
- 1:29RelanceRéponse directe
Est-ce que ça a été possible de mettre ça en place si rapidement ? Est-ce que ça va bien fonctionner ?
- 2:06OuverteRéponse directe
Pour combien de temps ? C'est cours à distance. Il y a une journée de mobilisation mardi qui est prévue au niveau national, journée de mobilisation des lycéens.
- 2:54OuverteRéponse directe
Je reviens à ces messages. Vous nous dites particulièrement inquiétants que vous avez pu identifier sur les réseaux sociaux qui concernent des établissements nantais, nazériens, ailleurs dans la région.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:14Invité politiqueFait
« a un certain nombre d'établissements qui ont basculé les cours en enseignement à distance. »
- 0:52Invité politiqueChiffre
« Le principe, c'est que les arrêtés du préfet correspondent aux établissements qui ont basculé en enseignement à distance, 19, public et privé. »
- 1:08Invité politiqueFait
« Le lycée du Sacré-Cœur, par exemple, le lycée de Talensac a eu sa façade incendiée. »
- 1:40Invité politiqueFait
« Les outils numériques sont progressivement revenus à la normale. Effectivement, la rentrée a été perturbée. »
- 3:57Invité politiqueFait
« Mais on a eu très vite et par certains endroits exclusivement des bandes de casseurs. »
- 4:37PrésentateurFait
« Il ne devrait pas pouvoir ouvrir avant au plus tôt la rentrée des vacances de la Toussaint. »
- 5:21PrésentateurChiffre
« Il y a 170 lycéens qui ont été blessés au niveau national. »
Temps de parole
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- ?3 %
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8h moins le
quart, l'invité
d'ici matin, Marion Fersing, c
'est
le recteur de l'Académie de Nantes. Bonjour Raphaël Muller.
Bonjour.
Après une journée de jeudi marquée par les violences aux abords de plusieurs établissements nantais, comment se passe ce début de journée
? On
a un certain nombre d'établissements qui ont basculé les cours en enseignement à distance.
Qui
sont donc fermés aujourd'hui
?
Qui sont donc fermés, mais le point important c'est que l'enseignement continu va continuer à distance. Et puis voilà, on a des petits mouvements ici et là, on surveille ça attentivement. On est à l'heure où effectivement les choses
commencent.
Oui, on n'est pas loin du début des cours, effectivement. Quand vous dites un certain nombre, c'est de quel ordre ? La préfecture a pris un arrêté pour interdire les rassemblements devant 19 établissements de Nantes et des communes voisines, Rosé, Bouguenay, Saint-Sébastien-sur-Loire, Orvaux. C'est ces établissements où les cours sont en distanciel
?
Exactement. Le principe, c'est que les arrêtés du préfet correspondent aux établissements qui ont basculé en enseignement à distance, 19, public et privé.
Vous travaillez avec l'enseignement de Diocésain parce qu'il y a aussi des lycées privés qui sont touchés par la mobilisation et qui ont été touchés par les violences en marge de cette mobilisation.
Tout à fait. Le lycée du Sacré-Cœur, par exemple, le lycée de Talensac a eu sa façade incendiée. Hier soir, on était avec le préfet, avec l'ensemble des proviseurs, chefs d'établissement des lycées qui ont été touchés hier.
Raphaël Muller, vous nous parlez des courants distanciels pour permettre qu'ils continuent et éviter de nouvelles violences aujourd'hui. Est-ce que ça a été possible de mettre ça en place si rapidement ? Est
-ce
que ça va bien fonctionner ? On a en tête, évidemment, la cyberattaque de cet été qui a compliqué l'utilisation des outils numériques depuis la rentrée.
Les
outils numériques sont progressivement revenus à la normale. Effectivement, la rentrée a été perturbée. Si on parle d'enseignement à distance, la référence, c'est plutôt ce qu'on a pu connaître à l'époque du Covid, il y a quelques années. Aujourd'hui, notre habitude, on a élevé finalement notre niveau de préparation. Je pense qu'il y
a
évidemment une mise en place aujourd'hui, mais ça devrait bien se passer.
Et
pour combien de temps ? C'est cours à distance. Il y
a
une journée de mobilisation mardi qui est prévue au niveau national, journée de mobilisation des lycéens. Il y a des craintes autour de cette journée ? Ça va continuer de se passer à distance, les cours pour les lycées où il y a peut-être le plus de risques de violence
?
Deux choses. D'abord, on va ajuster les choses au jour le jour parce que les menaces, les mobilisations,
elles
sont très évolutives. Si vous regardez les réseaux sociaux, il se passe des choses terribles, effroyables. Oui, et puis des messages particulièrement inquiétants. Il faut les qualifier, c'est la première chose. Deuxième chose, nous, on est des éducateurs. Notre métier, c'est évidemment de conduire les élèves vers l'âge adulte. Et ça, on est très attaché à ce que ça puisse se faire dans les établissements. Donc voilà, autant que possible, les établissements rouvriront, poursuivront. Mais à ce stade, la priorité, c'est la sécurité des élèves et des personnages.
Je reviens à ces messages. Vous nous dites particulièrement inquiétants que vous avez pu identifier sur les réseaux sociaux qui concernent des établissements nantais, nazériens, ailleurs dans la région.
Oui,
il
y
a des choses qui circulent sur l'ensemble de la région, comme partout en France. Encore une fois, la question, c'est qui est derrière ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est
-ce
que ça entraîne ? Moi, si j'ai un message à passer ce matin, c'est aux parents de leur dire de parler avec leurs enfants, de les inviter à ne pas se mettre en danger et finalement prendre de la distance par rapport à ce qu
'ils
peuvent voir en ligne.
Même si, Raphaël Muller, les lycéens qu'on a pu interroger, notamment devant le lycée Nelson Mandela, qui a été grandement endommagé avec un incendie hier matin, nous disent que ce n
'est
pas des élèves du lycée qui ont fait ça. Ils viennent d'ailleurs. C'est eux qui ont fait les dégâts les plus importants. Donc à ce niveau-là, peut-être que le message que vous venez de délivrer, il est difficile à faire passer
? Je
ne suis pas certain parce que précisément, on a des lycéens qui se sont exprimés, qui expriment des aspirations, des revendications, des préoccupations pour leur avenir. Et ça, c'est légitime, il faut l'entendre. Mais on a eu très vite et par certains endroits exclusivement des bandes de casseurs. Et donc ce que je dis, c'est précisément les lycéens qui manifestent des aspirations sincères, faire attention à ne pas s'exposer justement à ces groupes qui sont venus de l'extérieur comme à Mandela.
En gros, ne bloquez pas parce que ça peut attirer les casseurs, c'est ça le message ?
Non, ce n
'est
pas le message. Le message, c'est un message de responsabilité. Au vu des faits des derniers jours, il y a des risques, il y a des dangers à être devant les établissements. Et donc, je pense qu'il faut faire attention tout simplement.
Oui, parce qu'on l
'a
vu hier avec des violences et des dégâts dans neuf lycées. Il y a le cas de Nelson Mandela qui est particulièrement grave, puisque d'après les informations qu'on a, il ne devrait pas pouvoir ouvrir avant au plus tôt la rentrée des vacances de la Toussaint. Pour les autres établissements qui ont été touchés, notamment par des incendies, est-ce que là, il y a déjà un début de calendrier où pareil, ça va prendre du temps
? Il
faut apprécier au cas par cas. On a toutes les situations. L'enjeu, c'est le début de semaine. Encore une fois, moi, je souhaite qu'autant que possible, les cours puissent se dérouler au lycée. Le lycée, c'est un espace de sérénité, à la transmission, à l'épanouissement. Et ça, évidemment, c'est notre métier. C'est ce qu'on doit assurer sous réserve, encore une fois, de la sécurité des lycéens,
des
personnels. Je veux rendre hommage au chef d'établissement, aux proviseurs qui, depuis le début de la semaine, assurent ce travail et le font très, très bien.
Il y a 170 lycéens qui ont été blessés au niveau national. Est-ce qu'à votre connaissance, il y en a eu en Loire-Atlantique, en Vendée
? Je
n
'ai
pas connaissance de lycéens blessés. Par contre,
on
est évidemment en grande vigilance. On a eu des personnels qui ont été touchés. Et donc, encore une fois, prudence, vigilance dans ce contexte.
Peut-être des élèves agressés aussi, ça a été le cas ailleurs
? Il
y a des élèves, effectivement, qui peuvent être pris à partie dans des échauffourés.
D'où ce message ce matin que vous délivrez sur Ici Loire-Océan, Raphaël Muller, le recteur de l'Académie de Nantes. Donc, aux parents de dire à leurs enfants, faites attention et n'allez pas vous mettre en danger. Merci beaucoup d'avoir été notre invité sur Ici Loire-Océan.
Merci à vous,
merci de votre invitation.