Marine Le Pen vs. Justice - l'Actu de la semaine
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Questions et réponses
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- 1:06OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'il y a une différence entre la décision en première instance et les réquisitions du procès en appel ?
- 3:11OuverteRéponse partielle
Hier, France Info disait que le calendrier judiciaire était accéléré pour que la décision soit rendue avant la présidentielle. C'est vrai ?
- 9:51OuverteRéponse directe
Y a-t-il d'autres candidats à l'élection présidentielle qui ont rendez-vous avec la justice d'ici 2027 ?
- 12:07OuverteRéponse directe
C'est quoi la stratégie du RN pour les municipales ?
- 14:41OuverteRéponse directe
Imaginez-vous le 22 mars 2026, la gauche est sonnée. Paris-Lyon-Marseille basculent à droite. C'est possible ?
- 18:47OuverteRéponse directe
Lorraine, comment ça se passe chez toi ? Tu le sens aussi, cette ambiance de division de la gauche ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20InvitéFait
« La justice reproche à Marine Le Pen et au Rassemblement National, ainsi qu'à dix autres cadres du mouvement, d'avoir payé les salaires du parti avec de l'argent du Parlement européen qui aura dû servir à autre chose. »
- 0:40InvitéFait
« Marine Le Pen a déjà été condamnée en première instance le 31 mars dernier à 4 ans de prison et dont 2 fermes, 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100 000 euros d'amende. »
- 2:34InvitéFait
« Elle aurait prolongé un système mis en place à partir de 2004 par son père Jean-Marie Le Pen au Parlement européen. »
- 8:37InvitéFait
« Elle a dit que le règlement du Parlement européen était trop long. »
- 9:03InvitéFait
« « Mais vous êtes avocate, vous n'ignorez pas le droit. » »
- 10:22InvitéChiffre
« On parle, je crois, de deux ou trois contrats, pas plus. »
- 12:04InvitéFait
« On parle bien de Rachida Dati. »
- 12:28InvitéFait
« La stratégie, c'est de gagner les élections. »
- 35:14InvitéFait
« le Rassemblement National aura un groupe au Sénat à partir du mois de septembre »
- 35:17InvitéChiffre
« Ils en ont 3 actuellement »
- 35:42InvitéFait
« Depuis 2017, il est interdit d'être maire et sénateur en même temps »
Temps de parole
- Invité32 %
- Invité 227 %
- Invité 319 %
- Présentateur17 %
- ?4 %
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Alors
on va commencer avec le procès en appel du Rassemblement National. L'avenir politique de Marine Le Pen se joue en ce moment au tribunal. On est en plein procès des assistants parlementaires d'eurodéputés Front National. Procès en appel. La justice reproche à Marine Le Pen et au Rassemblement National, ainsi qu'à dix autres cadres du mouvement, d'avoir payé les salaires du parti avec de l'argent du Parlement européen qui aura dû servir à autre chose. Le préjudice s'élève à 3 millions d'euros, je crois. 3,2. 3,2 millions d'euros pour le Parlement européen.
Pour rappel, Marine Le Pen a déjà été condamnée en première instance le 31 mars dernier à 4 ans de prison et dont 2 fermes, 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire et 100 000 euros d'amende. Mardi dernier, le parquet a requis en appel une peine similaire contre Marine Le Pen. Il ne
s
'agit pas encore d'une condamnation, je vous le rappelle. Nous ne sommes qu'à l'étape des réquisitions du parquet. La décision finale de la Cour d'appel est attendue pour le mois de juin prochain. On peut déjà s'interroger sur les conséquences de tout ça. Emilio, est-ce qu'il y
a
une différence entre la décision en première instance et les réquisitions du procès en appel ? J 'ai dit que c'était similaire, mais c'est un peu différent. Il y
en
a une petite qui n'a pas énormément d'impact a priori, même s'il
y a
un débat de juristes, c'est qu'il n'y
a
pas d'exécution provisoire. C'est ça qui avait fait le débat lors de la première condamnation il y a un peu moins d'un an, c'est-à-dire qu'elle avait été condamnée à 5 ans d'inéligibilité avec exécution provisoire.
C
'est-à-dire que s'il y avait des élections qui avaient lieu 3 jours plus tard, elle ne pouvait pas concourir aux élections, à moins de faire un référé liberté devant le Conseil constitutionnel, qui lui permettent de le faire moins.
A
priori, là, on nous dit qu'il n'y en a pas. Alors les juristes ne
sont
pas tous d'accord sur est-ce que ça l'empêche de façon immédiate d'être candidate ou pas, parce qu'elle va se pourvoir, si jamais les juges suivent les réquisitions de l'accusation, elle va se pourvoir a priori en cassation. C'est la dernière étape pour contester le jugement. Et en l'occurrence, visiblement, le recours ne serait pas suspensif en cassation. Mais c
'est
la décision de première instance qui continue à s'appliquer ? Voilà. Et donc, pour l'instant, surtout, le parquet a requis la même chose finalement qu'en première instance, dans les faits en fait, puisque ça n'aurait pas changé grand-chose, basé sur les mêmes arguments, qu'à savoir qu'elle aurait prolongé un système mis en place à partir de 2004 par son père Jean-Marie Le Pen au Parlement européen. Lorsqu'elle a repris le parti en 2011, un système qui faisait en sorte que des assistants parlementaires travaillent pour l'ERN plutôt que pour l'eurodéputé, notamment Julien Odoul. À l'époque, parce que lui,
il
y a carrément un mail où il demande, est-ce que vous faites, excuse-moi Marine, je ne
veux
pas déranger, mais je peux essayer de rencontrer la députée européenne pour laquelle je travaille et accessoirement découvrir le Parlement européen. Donc, on en est là. Il y
a
aussi la question de la durée de l'inéligibilité qui va pouvoir jouer aussi. Très important.
Je voulais
ajouter sur
la
cassation. Hier,
j
'ai écouté France Info et en gros, ce qu
'ils
disaient, c'est qu'ils ont accéléré le calendrier judiciaire pour que même si elle se pourvoie en cassation, se soit rendue en gros avant la présidentielle.
D
'ici la fin de l'année, ils nous ont dit.
Du coup, il y a un monde où elle
arrive quand même à
s'en sortir.
C'est quand même un trou de souris parce que si l'avis du parquet, les réquisitions du parquet sont suivies, donc cinq ans d'inéligibilité, ça fait qu'elle ne pourra pas, a priori, être candidate. Elle ne le sera, c'est ce qu'elle avait dit elle-même d'ailleurs, que si l'inéligibilité est égale ou inférieure à deux ans, parce qu'en fait, ça courrait du 31 mars 2024, 25 pardon, jusqu'au 31 mars 2027, ce qui lui laisserait la possibilité d'être candidate puisque la présidentielle aura lieu, a priori, entre avril et mai.
Il
y
a
aussi la question de la peine de prison. Elle a été condamnée à deux ans ferme et deux ans avec sursis dans la première instance. Là, la réquisition, c'est un an ferme et trois ans avec sursis. Est-ce qu'on imagine une candidate à l'élection présidentielle avec un bracelet électronique au pied
?
Moi, pour la droite, tout est possible. C'est comme François Fillon qui disait, s'il était mis en examen, il ne
se
présenterait pas, etc. Au final, il a continué. On a eu des fans de Sarkozy qui lui crient, Sarkozy, je t'aime, même s'il va en prison. Moi, franchement, je me dis, elle serait quasiment prête à tout. Surtout que je ne la vois pas se présenter chaque année en 2032. Je ne suis pas à faire beaucoup de maths. Mais
moi,
je pense qu'elle serait capable. Est-ce que c'est matériellement
possible ? Parce que quand on... Je ne
sais
pas, c 'est une
vraie question.
Je n'ai pas la réponse. Comment tu fais un meeting à Marseille si tu dois être à Paris à 18h ?
Oui,
ça dépend des conditions du bracelet.
T'imagines ce que l'administration pénitentiaire va devoir gérer ? Elle-même y avait répondu. Pour bien connaître l'univers des journalistes politiques de l'extrême droite, Marine Le Pen avait fait quelques confidences. Elle avait dit que s'il y avait un bracelet électronique, a priori, elle ne serait pas candidate. Mais tout peut bouger. Oui,
c
'est ça. Parce qu'après, entre ce qu'il disait... Comme
François Fillon l'avait
déjà dit avant.
Mais
c'est surprenant. Encore une fois, à partir de maintenant, il n
'y a
que des spéculations. On attend la décision de la Cour d'appel qui interviendra en juin prochain.
Les gens, ils disent
avec un hologramme dans le...
Oui, voilà. Tu fais un
meeting en visio. Excusez-moi, je suis chez moi. En jogging en dessous et tout. Le RN et Marine Le Pen ont changé de stratégie pour ce procès en appel. Apparemment, ça a bougé.
Vous avez vu ça ? Oui, oui,
oui. En fait, en gros, en première instance, ce qu'il disait, c'est...
Mais
non, elle a dit littéralement à Marine Le Pen en sortant d'une audience, nous n'avons rien volé. J'ai bien retenu cette petite phrase. Et là, en fait, pour le procès... Enfin, pour la deuxième instance, du coup, il y
a
un de ses avocats qui dit... En gros, je vous la fais courte.
En
fait, ils n'avaient pas vraiment conscience de faire, de commettre un délit. Et en plus, le Parlement européen les a laissé faire alors qu'il savait qu'il le faisait. En gros, c'est ça ce qu'il a dit. Mais du coup, pour moi, il y a cette stratégie d'admettre à moitié. Parce que, vu que la peine a été extrêmement sévère et que là, elle joue, en fait...
Je
ne pense pas, en tout cas, qu'elle joue le fait d'être blanchie, innocentée. Mais qu'il faut juste qu'elle ait une peine moins sévère, y compris pas d'exécution provisoire. Surtout qu'en fait, un des éléments qui avait été dit en première instance, c'était qu'en fait, il y avait le fait qu'elle ne reconnaissait pas du tout les faits et du coup, qu'elle ne se rendait pas compte de la gravité. Donc là, je pense qu'il y
a
une petite stratégie pour se dire, bon, peut-être on l'a fait. On l'a même peut-être fait, en vrai. Mais ce n
'est
pas notre faute, c'est la faute du Parlement.
Parce qu'il conteste... En fait, il y a deux ressorts pour contester un délit. Il doit y avoir la matérialité des faits et l'intention. En
fait,
il n
'y
a pas d'intention de commettre un délit. De fait, le... C'est comme quand tu
es de bonne foi.
Voilà. Quand tu expliques à l'agent qui te contrôle que tu n'avais pas vu le feu ou que... En fait, c
'est
une bonne foi. Si
je
n
'ai
pas voulu faire un délit, je suis désolé. Exactement. Donc elle, elle dit... En fait, ça participe de sa défense pour effectivement réduire sa peine parce qu'elle doit démonter l'existence, a priori quand même, quand on a suivi un peu ce qui s
'est
écrit, les réquisitions, un système. C'est-à
-dire
qu'on parle de dizaines de personnes. J'ai une phrase, c'est le Figaro qui avait écrit ça décidément. Ce soir, je cite Rosine Bachelot et le Figaro.
Oh là là,
je ne comprends rien. Que se passe
-t-il
? Il pleut aujourd'hui, c'est pour ça.
Et c'est le Figaro qui avait écrit ça. Donc elle remet en cause le fait qu'il y
a
un système. Donc elle dit, je ne savais pas, on ne savait pas qu'on faisait un délit, donc on ne peut pas avoir mis en place un système. Mais sauf qu'il y a un truc qui est assez difficile pour elle à contrer. C'est-à-dire que ce système n'aurait pas existé, sauf à conclure que chaque prévenu avait dans son coin mis au point la même fraude présumée, avec le même mode opératoire et les mêmes protagonistes. Donc je souhaite bon courage à Marine Le Pen pour essayer de convaincre qu'il
n
'y avait pas d'intentionnalité à ce moment-là. Parce qu'à priori, en plus, il
y a
une réunion, c'est ce que dit un des participants, en juin 2014, où Marine Le Pen aurait donné pour consigne à chaque eurodéputé de ne garder qu'un seul assistant parlementaire, le reste allant servir à financer...
Elle a dit que
le règlement du Parlement européen était trop long. Elle a dit que c'était trop
long ? Elle a dit que c'était trop compliqué aussi.
Il
avait oublié parce
qu'il avait changé de femme,
il
avait changé de chien,
il
avait déménagé. Donc du coup, il ne se souvenait plus. Virilique. Oui,
mais
est-ce que tu as déjà changé de femme et de chien et d'appartement ? Ben non. Sachant que le règlement du Parlement européen est moins compliqué, moins long que celui du Parlement français.
Oui, c'est vrai. Donc je ne sais pas
ce qu'elle fait actuellement de ces assistants. Et
la
juge, lui, a répondu « Mais vous êtes avocate, vous n'ignorez pas le droit.
»
En effet. En tout cas, prendre un magistrat pour un con n'est pas une bonne stratégie de défense.
Je vous le
dis, ça ne vous réussira jamais en justice. Je vous conseille, parce qu'il y
a
quelqu
'un
qui a suivi le procès de bout en bout, c'est Laurent Valdiguier, qui est grand reporter spécialiste de justice chez Marianne. Il était sur le plateau de Quotidien hier soir. Si vous voulez prolonger, avoir un vrai spécialiste, parce que lui, il a suivi le premier procès. Et le deuxième. Et le second qui est en cours. Et il fait partie de ceux qui maîtrisent le mieux le dossier. Avec, évidemment, les autres urbricains, notamment ceux du Monde et de mon collègue, Florent Ledu, de l'UMA, qui le suit beaucoup aussi. Alors,
on
parle beaucoup de Marine Le Pen parce qu'elle est en tête dans les sondages et parce qu'elle a déjà été candidate et déjà deux fois au second tour de l'élection présidentielle. Y a-t-il d'autres candidats à
l
'élection présidentielle
? Trois
fois au second tour ? Non, deux fois au second tour.
Non, mais
trois fois candidate et deux fois au second
tour.
Oui, trois fois candidate. Y a-t-il d'autres candidats suspectés à l'élection présidentielle qui ont rendez-vous avec la justice
d
'ici à la présidentielle ? Je n
'ai
pas l'impression, non ?
Je crois que
Jean-Luc Mélenchon, il n'y
avait
pas l'histoire
de ces coups de campagne ?
Non, il
y a
une information judiciaire qui a été ouverte
pour
des faits, là aussi, des tournements de fonds publics du Parlement européen pour payer des assistance parlementaires, mais dans une ampleur qui n'a rien à voir avec ce qu'a fait Marine
Le Pen.
On parle, je crois, de deux ou trois contrats, pas plus, des dates litigieuses, des trucs comme ça. Ce
n
'est pas un système organisé par le parti. En tout cas, de ce qu
'on
en sait à ce stade. Après, peut-être que cette information judiciaire donnera lieu à l'ouverture d'une instruction. Après, Éric Zemmour a rendez-vous avec la justice tous les deux mois pour des problèmes d
'un jeu
racial. Mais je crois qu'encore récemment,
il
a
été
condamné. Bon, et ce n
'est
pas ça qui l'a empêché une première fois. Non,
parce que le
modem s'est réglé. François Bayrou, qui avait eu bien, en plus fictive, mais François Bayrou n'avait pas été condamné. Après, François Bayrou sera-t-il candidat à l'élection présidentielle ? On espère, on
espère, on
espère fort. Mais
sinon,
sinon non.
Il
y
a
quelqu'un dans le chat qui dit potentiellement Bardella. Oui, effectivement, on en parle peu, mais Bardella a réussi à échapper au coup de filet de la justice dans
ce procès Marine Le
Pen. Mais ce n
'est
pas tout à fait terminé pour lui parce que la justice continue à se pencher sur son cas à lui.
Vous
vous souvenez de l'affaire de l'agenda ? C
'est
une
révélation de libération.
Révélation de libération.
Donc,
pareil, est-ce que la justice va faire quelque chose entre aujourd'hui et la présidentielle ? L'affaire de l'agenda, c'est Jordan Bardella qui avait racheté a posteriori un agenda qu'il avait rempli pour, en gros, c'est ce que dit Libé, pour falsifier un document qui montrait qu'il était bien insistant parlementaire et qu'il avait bien travaillé
au parlementaire ? Oui, il a
rempli un agenda, enfin, de choses inventées. J'ai oublié ta question. Non, non, non, je demandais... Non, non, la question, c'était est-ce qu'il y
a
d'autres candidats qui vont
décider
la présidentielle avoir rendez-vous avec la justice ou avec des enquêteurs ? À ce stade, on n'en connaît pas d'autres et on verra,
on
suivra. À la mairie de Paris, il
y a
quelqu'un qui a peut-être un procès au mois de septembre. Alors,
une fois qu'elle aura été maire
de Paris, elle sera directement dans le bureau des enquêteurs en train de... C'est pas long. Directement au tribunal, pardon, parce que l'enquête est finie. On parle bien de Rachida Dati. Affaire à suivre. Tiens,
d
'ailleurs, parlons des élections municipales. Elles auront lieu les 15 et 22 mars prochains. On continue avec le RN, d'ailleurs, Emilio... Emilien, plutôt, excuse-moi. Oui,
on
a l'habitude. Pas facile. Emilien, c'est quoi la strata du Rassemblement national pour ces municipales ? Parce qu'ils en ont eu plusieurs par le passé des strata, ils ont tenté des trucs qui n'ont pas toujours réussi. C'est quoi la stratégie du RN ? La stratégie, c'est de gagner les élections. C'est-à-dire que le RN, c'est un parti qui,
de
tout temps presque, était très peu présent localement. Encore aujourd'hui, ils ont du mal à fixer des cadres localement, etc. En fait, là où ça marche... 10 et 15 communes aujourd'hui. Voilà. Là où ça marche, c'est, en fait, là où il
y
a des députés. Effectivement, il y
a
des endroits où ils commencent à engrainer des députés qui sont élus au premier tour maintenant. Enfin, voilà où ça se passerait bien. Ils aimeraient bien avoir des petites communes, finalement, derrière.
Donc, ils
visent...
Éric
Ciotti, ils visent Nice, ils visent Lens, c
'est
le papier de Mediapart qui est sorti hier, je crois, sur les espoirs de Bruno Clavet, qu
'on
appelle localement M. Slip, parce qu'il a fait des photos de Slip. Il était dans le Slip, mais voilà,
c
'est pour ça. Comme Julien Audoul, qui était en dehors du Slip, mais bon. Voilà, du coup, on ne
peut
pas l'appeler M. Voilà. Donc, un ancien mannequin qui a été après salarié de la mairie des Nimbomont, qui fonctionne un peu comme un genre de petit incubateur de notables ERN qui, en fait, après se sont envoyés dans la région,
dans
le bassin minier, pour devenir candidat. Et donc, il n'avait fait que ce Bruno Clavet, qui est maintenant député, que 20% avant. Mais maintenant, il y a vraiment un espoir pour lui de remporter cette mairie de Lens dans un contexte, évidemment, économique et politique assez compliqué. Et tout comme Laure Lavalette à Toulon. C'est Alexandra Masson à Menton. Ah oui, avec Masson contre Lofi Sarkozy. Donc, ils espèrent vraiment avoir, alors bon, évidemment, le but, c'est aussi d'obtenir, on en parlera peut-être après, des élus pour avoir des sénateurs. Mais le but, c'est vraiment, là, pour la première fois, ils envisagent un grand nombre de mairies.
Ils ont déjà plusieurs symboles, dont évidemment Perpignan, qui, a priori, continuera d'être pris par l'UALIO. Mais oui, là, il y a vraiment une idée d'implantation. Et surtout, ils envoient des députés.
Donc
là, vraiment, ils envoient des figures connues, locales, un peu expérimentées, pour faire campagne, en espérant que ça marche. On verra bien ce qui se passe. Y aura-t-il un front
républicain, y
compris au niveau municipal ? Ça, on ne le sait pas encore. C'est la grande question encore à ce stade. Puisqu'on parle de ces municipales, imaginez-vous le 22 mars 2026, au soir, la gauche est sonnée. Faute d'accords Paris-Lyon-Marseille ont basculé à droite. Les métropoles de la vague verte de 2020 ne sont plus écologistes. Il y a peu de conquêtes auxquelles se raccrocher. C'est ainsi que démarrait un très bon papier écrit dans l'UMA par Emilio Mellet.
Tu
peux nous expliquer ? Il n
'y
a pas l'air concerné. J'ai écrit ça, moi. Tu as écrit ça. C'est pas mal comme accroche d'article. J'ai bien aimé l'accroche de l'article. En vrai, c'est un scénario. C'est un scénar qu'on
peut très bien s
'imaginer. C'est une catastrophe pour la gauche, ces élections municipales. Paris-Lyon-Marseille ont basculé à droite. Le symbole est fort. La gauche a très peu conquis de nouvelles mairies. Est-ce que ce scénario peut se réaliser ? Le scénario est aujourd'hui clairement sur la table. C'est-à
-dire
qu'il
y
a les trois grandes villes, les trois plus grandes villes du pays qui sont aujourd'hui dirigées par la gauche. Paris-Lyon-Marseille ont un vrai risque de basculer à droite, voire à l'extrême droite pour le cas de Marseille. Par ailleurs, dans nombre de mairies où les écologistes étaient tête de liste de rassemblement de la gauche en 2020, c'est très compliqué. C'est le cas à Strasbourg, c'est le cas à Poitiers, c'est le cas à Lyon. Mais du coup, c'est déjà cité où Jean-Michel Aulas, effectivement, dans les sondages, en tout cas, le donne largement devant.
L'un des principaux enjeux de la gauche, c'est en fait un enjeu relativement défensif aujourd'hui, qui est celle d'essayer de conserver un maximum des grandes villes.
Il
y a aujourd'hui une majorité de ces grandes villes qui sont, à part Nice et Toulouse, grosso modo, toutes les grosses villes sont à gauche. Et le Havre, mais après,
c
'est des villes de Angers, des villes plus petites.
Donc,
pourquoi c'est possible ? Eh bien, parce que la gauche est divisée
et
que la gauche était déjà divisée en 2020, sauf que la France insoumise pesait beaucoup moins dans ses municipalités. Aujourd'hui, quand on regarde les sondages, dans à peu près tous les cas, elles dépassent
a
priori les 10 %, c'est-à
-dire
le seuil pour se maintenir dans un deuxième tour. Et donc, la question,
c
'est, par la suite, ces listes plutôt d'union de la gauche, souvent tirées par le PS, mais où il y a souvent les écologistes, les communistes et les socialistes, et d'un côté, les insoumis, je caricature, parce que dans beaucoup de cas, c'est relativement différent. Bref, mais est-ce qu'elles vont fusionner ? Parce que c'est possible de fusionner pour garder qu'une seule liste de gauche. Or, on a nombre de socialistes qui refusent les alliances avec la France insoumise. C'est le cas à Marseille, c'est le cas à Paris.
Et
donc... L'alliance n'est pas souhaitée des deux côtés ? Non,
non,
la France insoumise tend toujours la main. Ils sont plus malins. Du coup, ils laissent le mistiguerie de la désunion aux socialistes, qui disent, on ne travaillera pas avec les socialistes. Manuel Bompard a dit, partout où nous arriverons en tête, nous tendons la main. Et c'est-à-dire qu'ils attendent qu'on leur tende la main, là où ils sont arrivés, second. Et
ça, c'est les stratégies d'avant-premier tour.
C'est les stratégies d'avant-premier tour, évidemment. Pourquoi ils ont fait ça, les insoumis ? Pourquoi ils sont candidats partout, ou quasiment partout ? C'est déjà, un, parce que les socialistes ne voulaient pas d'eux sur les listes. Et la deuxième chose, c'est qu'eux-mêmes, lorsque c'était possible, par exemple, c'était le cas à Wavre, où la liste est menée par Jean-Paul Lecoq, un communiste. Ils auraient pu rejoindre la liste, mais c'est le cas ailleurs aussi. Parce qu'ils savent qu'ils vont se vendre plus cher au deuxième tour. C'est
-à-dire
qu'ils peuvent espérer avoir plus de postes pour fusionner, parce qu'ils savent que la liste en face a envie de gagner, ou ne pas perdre la ville. Et donc, ils peuvent obtenir davantage. Mais donc, ce qui fait qu'on est face à un scénario où on a peut-être la gauche la plus conne du monde,
et
qui fait qu'en fait, elle peut se faire des croche-pieds toute seule, comme à Marseille. Parce qu
'on
dit qu
'il
y
a
un risque de victoire à Marseille. Et donc, c
'est
Franck Alizio, l'ERN, qui menace de prendre la ville, parce qu'il est à touche-touche dans les sondages avec Benoît Payan, le socialiste, qui est maire sortant. Et bien,
en
fait, quand on fait le cumul gauche à Marseille, il n'y a aucune chance, en théorie, que l'extrême droite chope la ville. Ils sont au moins 15 points devant. Et pourtant, parce qu'ils pourraient ne pas arriver à s'entendre, c'est d'autres qui pourraient gagner. Donc, la droite et l'extrême droite vont peut-être emporter largement ces élections municipales, faute, à cause, pardon, ou plutôt grâce à la division de la gauche. Après, la gauche vise quand même des villes. Oui, oui, il
y en aura quelques-unes, on va en
parler. Lorraine, comment ça se passe chez toi ? Tu le sens aussi, cette ambiance de merde, de division de la gauche, ou pour vous, ça se passe bien
? Ben non, en fait, c'est totalement la division de la gauche, parce qu'en fait, à Bagnolet, il n
'y
a pas de liste de droite, en réalité. Bon, il y
a
une
liste
à partisane, bon,
je
ne
vais
pas juger, mais bon, pour moi, déjà, quand on ne s'identifie pas,
c
'est que, généralement, on est de droite. Mais, en fait, la configuration,
c
'est que, du coup, il n
'y a
pas de liste de droite, mais, du coup, il y
a
une liste à laquelle j'appartiens, qui est soutenue par l'Assemblée des quartiers, par les écolos, par la France insoumise, qui se présente face au maire sortant, qui est socialiste, qui a fait deux mandats, et qui a été rejoint, très récemment, par les communistes. Communistes qui étaient pourtant dans l'opposition. Donc, en fait, moi, je me mets à la place de gens qui ne suivent pas forcément les municipales de très près, et de quel accord, de je ne
sais
pas quoi, etc., parce que, bon, nous, on a la tête dedans.
Enfin,
voilà, donc, c'est à n'en plus rien comprendre. Mais, moi, ce que j'essaye de dire aux gens aussi, c'est qu'à l'échelle, bon, après, en vrai, aussi à l'échelle nationale, mais surtout à l'échelle locale,
il
y a beaucoup des questions de personnes et de pratiques du pouvoir. C'est-à-dire que, là, par exemple, on est face au maire sortant, c'est aussi parce qu'il y a eu un passif qui fait que on n'est pas d'accord avec la manière dont est gérée la mairie. Est-ce
que
ça veut dire qu'ils sont moins de gauche, etc.? On peut toujours se revendiquer plus de gauche, etc., mais il
y a
aussi une question de comment on pratique le pouvoir. Pour moi, il y a beaucoup, beaucoup ça dans pas mal de villes. Donc, après, les partis au niveau national essayent d'imposer leur vision. Mais, par exemple, nous, dans notre liste, la France insoumise, à l'heure actuelle,
en
tout cas, aujourd'hui, jeudi 5 février, n'est pas soutenu par la France insoumise nationale. Donc, le groupe local a décidé de s'allier. Ça, il n
'y a
pas de souci.
Ils ont besoin de l'autorisation
du national pour soutenir
? Pour
le logo, par exemple, ils ont l'obligation. Enfin,
il
faut qu'ils aient l'autorisation.
Paul
Vannier, il centralise tout et il décide un peu de la stratégie. Ah ouais ? Genre les groupes locaux de la France insoumise ne peuvent pas décider comme des grandes, qui y soutiennent, avec qui ils
s'alliennent ? Ils peuvent, dans
les
faits. À
Montpellier, le groupe local, il avait décidé que ce n'était pas Nathalie Oziol, la candidate. Et puis, au Nassio, ils ont décidé que ce serait elle. C'est eux qui détiennent, en tout cas, le droit d'utilisation du logo. C
'est ça, juridiquement.
Non,
mais c'est le cas dans d'autres parties au demeurant.
C
'est
déjà arrivé quand tu as
une fédé qui décide un truc. Oui, mais tu as souvent des maires qui ont fait des conneries, donc ils ne sont pas re-soutenus. Ils se présentent quand même, mais ils n
'ont
plus le logo.
Oui,
effectivement. Ok, ok, intéressant.
Mais en parlant de division, toujours, du coup, par exemple, là, je ne
sais
pas si vous avez vu, il y a eu... Enfin, les Insoumis, je pense, en trollant, disent qu'il
y a
eu une purge chez les écolos en ce moment.
Oui, c'est vrai. Ça y ressemble quand même.
Ils ont regardé des gens
qui ont suspendu jusqu'à la fin
des
municipales.
C
'est ça. Et en fait, en gros, si je vous résume... Attendez, je retrouve dans mes notes. Donc, il y a eu une tribune le 26 janvier qui s'appelait « Municipale 2026 à la sociale écologie. Préférons l'écologie de rupture
». Donc,
clairement, il y a eu plus de 500 cadres des écolos qui s'opposaient à une alliance nationale avec le Parti socialiste. Donc, après, il
y
en a qui disent « Oui, c'était forcément pour aller chez la France insoumise
».
Moi, j'ai envie de dire que ça dépend des contextes.
J'exprudence Claire Lejeune. Attends,
rappelle-le
à moi. Claire Lejeune, tu sais, notre
ancienne collègue. Oui, oui, ça joue ça, j'identifie. Elle était
chez les écolos.
Elle était chez les jeunes
écolos.
Oui, oui, effectivement.
Pour Miluche, juste ça.
Et du coup, clairement, suite à la signature de cette tribune, donc 500 personnes, je vous le rappelle, il y a eu un mail du bureau politique des écolos qui a été envoyé pour dire « Bon, en gros, c'est soit vous retirez votre signature, soit vous êtes suspendu ». Donc, il y en a, sur les 500,
il
n'y
en
a qu'une trentaine qui ont gardé.
Attends,
mais il n'y avait pas une
histoire comme quoi, sur les 500 signataires, il n'y
en
avait qu'une centaine qui étaient effectivement membres des écolos ? Oui,
il
n'y avait pas tout. Parmi les 500 signataires, il y
en
avait beaucoup plus. Il
n'y en a
qu'ils n
'ont jamais été
membres des écolos. Ce qui fait que, dans certains cas, les écolos soutiennent les socialistes, mais dans d'autres cas, je n
'ai
plus les villes en tête, ils soutiennent les insoumis. Si, par exemple, à Limoges, où c'est
Damien Maudet,
ils soutiennent un insoumis. C'était la négo impossible entre un parti qui laisse ses acteurs locaux décider pour eux-mêmes et un autre parti à côté qui, lui, décide à Paris de qu'ils soutiennent ville par ville.
Ils
ne parlent pas la même langue. Quand
on est
négo, c'est terrible.
Avec
l'amont, parce qu'il y a souvent un décalage entre ce qui se passe localement et décider sur son tableur Excel. Ok, nous, on a nos intérêts de parti, donc ceci, cela. Donc, voilà, pour
moi,
c
'est
un triste spectacle. Et je trouve que pour ça, on a un peu la gauche la plus conne du monde, parce que ça fout un peu la honte, quand même.
La gauche a quand même la capacité de faire basculer des villes.
Tu
étais à Lorient, Emilio, récemment. Ça
se
passe comment, là-bas ? Lorient, ça fait partie des villes, effectivement, que vise la gauche. Au même titre que Saint-Étienne, Auxerre, Mont-de-Marsan, Limoges, Nîmes, Beauvais, Le Havre, etc. Et Lorient, c'est particulier, parce qu'en fait, c
'est
une ville de gauche, Lorient. Et en fait, le scénario que
je
vous décrivais tout à l'heure, il est arrivé en 2020 à Lorient. C'est-à-dire qu'il y avait deux listes de gauche au deuxième tour.
Ce
qui fait que Damien Girard, qui était le mieux placé à gauche,
qui
est aujourd'hui député écolo, il avait perdu la ville à 342 voix. Parce qu'il y avait une autre liste de gauche avec laquelle il n'avait pas pu fusionner. Alors là, est-ce qu
'on
se retrouve dans le même scénario ? C'est un scénario, évidemment, de même nature, puisque là, il y a trois listes de gauche au premier tour, une liste du Parti Socialiste, une liste de la France Insoumise, et au milieu, un rassemblement de 11 formations, mené par Damien Girard et avec le Parti Communiste, avec Génération, l'Assemblée des quartiers, on en parlait du 56, qui les soutient. Et donc, l'enjeu à Lorient, maintenant,
que
Damien Girard, a priori, va sortir en tête de la gauche, il y a eu un seul sondage, mais il montre qu'il est largement favori parmi la gauche, c'est de ne pas recommencer le scénario de 2020. Et du coup, j'ai suivi une journée en campagne samedi avec Damien Girard, et c'est ce que disent énormément de gens, notamment sur les marchés, sur les tractages, mais arrêtez vos conneries, on ne
peut
pas refaire la même connerie, on n'en peut plus de la droite. C'est un maire UDI qui avait chopé la ville, Fabrice Lauer, qui a été éphémère ministre de la pêche et de la maire de Michel Barnier. De la maire
du
Gagnon-Barnier, il n
'était
pas ministre de la maire de Barnier
?
Oui, pardon. Et donc, l'idée,
c
'est qu'eux, ils axent beaucoup leur campagne sur le logement, parce que c'est un des sujets prioritaires sur ces municipales, sur le rapport à la mer et pas celle de Barnier,
c
'est le MER l'Atlantique, l'océan
en l'occurrence,
en tout cas sur la question des mobilités, et donc c'est un des points qu'il faudra surveiller sur la carte. Un truc qu'il faut rappeler et qui est important, les amis, c'est que les élections municipales sont un scrutin de
listes, et
que dans un scrutin de listes, en tout cas c'est le cas pour les élections municipales, il est possible de fusionner des listes au second tour,
y
compris, enfin, rien d'y compris d'ailleurs, mais à partir du moment où vous faites plus de 10% des voix, vous pouvez, si vous le voulez, vous maintenir au second tour. Mais ce n
'est
pas obligatoire. Vous pouvez, préférez, fusionner votre liste avec la liste du copain d'à côté pour former une nouvelle liste de candidats qui fera, on l'espère en tout cas, le cumul du nombre de voix des deux au premier tour. Deuxième chose qu'il faut que vous ayez en tête quand on parle des municipales, c'est très important. Il y a aux élections municipales une prime majoritaire.
Ça
veut dire que la liste arrivée en tête, qu'elle soit majoritaire, absolue ou pas, obtient automatiquement 25% des sièges du conseil municipal. Et ça, ça change tout ? Non, c'est 50%. J'ai dit quoi ? 25. Ah non,
25, c'est
la région. C'est aux élections régionales. Pardon, je confonds les collectivités territoriales. Tu te rends compte ? C'est 50% des sièges du conseil municipal. C'est énorme. En fait, ça garantit qu'il y
a
une majorité absolue à l'Assemblée nationale et donc les autres candidats...
À l'Albérie. Au conseil municipal ?
Mais c'est bon, on est tous crevés ce soir.
Mais il y a que toi. Un truc qui fait qu'en gros,
tu gagnes la mairie de deux voix,
et
bien tu as 50% des sièges quand même.
Exactement. Et après,
tu as la proportionnelle dans ce qui reste. Mais heureusement,
on
se comprend avec le chat.
Ils
ont compris ce que je voulais dire. Toujours est-il qu'il faut que vous ayez ces deux éléments en tête quand on parle des municipales. Ce n
'est
pas des présidentielles,
ce
n
'est
pas non plus des législatives. Les règles sont différentes. Et donc, là où je veux en venir, c'est que ça implique des comportements d'acteurs spécifiques. Il y a des listes
qui
estiment que même si ça fait un peu division, ça vaut quand même le coup de se présenter de manière autonome pour essayer d'arriver à plus de 10% des voix au second tour et ainsi peser dans une négo pour fusionner. Parce que ceux qui font moins de 10%, ils n'ont rien. Tu peux fusionner au droit de 5, mais personne n'a intérêt à fusionner avec ceux qui sont en dessous de liste. Oui,
c
'est vrai. Exactement. Donc, garder ça en tête. Tout ce qu'on est en train de dire,
et
là notamment nos discussions sur les divisions de la gauche, sont à lire avec ces règles du jeu-là qui font qu'il y a peut-être beaucoup de postures aujourd'hui, notamment des postures de gens qui jurent que jamais ils ne feront de fusion de liste, que jamais ils ne feront alliance avec machin et tout.
On
verra le soir du second tour. Parce que vous allez voir qu'il va se passer ce qui se passe à chaque fois. Le ton va changer. En fonction des résultats, on va voir des gens mettre de l'eau dans leur vin, expliquer que bon, ce serait quand même trop dommage que la ville bascule
dans
l'autre camp. Venez, on se parle entre adultes, on se téléphone, on se met autour d'une table, on discute, on fusionne nos listes. Ça, ça va avoir lieu dans beaucoup de mairies.
Il
va falloir être attentif à ça. Le rassemblement au second tour, c'est un truc qui arrivera. Je me permets de dire que tu n'avais pas tort pour Paris-Lion-Marseille, qui aurait eu la réforme du mode de scrutin. C'est 25 à Paris. Ces gens des trois villes-là vont élire à la fois leur maire d'arrondissement et leur maire de la ville. Ils auront deux bulletins. C'est 25% d'office qui fait qu'après, on se répartit. Il
est
75% d'essence.
Ce qui
veut dire que les personnes qui n'ont pas au moins 33% des voix n'ont pas nécessairement de majorité. Je me disais bien que je ne disais pas complètement une connerie. C'est parce que je suis un ancien de la mairie de Paris. Émilien, comment tu peux expliquer la très bonne implantation locale des Républicains
versus
sa relativement faible implantation nationale ? L'implantation, ça ne
veut
rien dire,
mais
tu vois ce que je veux dire ? Petit score au niveau national et grosse implantation locale. Comment
ça se fait ? J'ai envie
de le dire comme ça. C'est tout simplement l'inertie.
C
'est-à-dire qu'on partait d'une situation, on va dire, vers 2012, dans les années 2010, où les Républicains étaient un parti dominant à droite, etc. Ils avaient à la fois énormément de députés et énormément d'élus locaux. Les députés se sont effondrés, notamment avec la concurrence macroniste et celle du RN, sauf qu'au niveau local, on reconduit plus facilement les maires qu'on ne reconduit un président de la République. L'implantation locale à la fois d'ensemble, donc Renaissance et du RN, était quand même relativement faible, avec peu d'investissement. On
s
'est parti dans cette stratégie locale. Donc, on avait des maires qui n'avaient pas une énorme opposition à droite. En fait, ce qui fait que, tout comme ça a beaucoup joué pour beaucoup de mairies aujourd'hui, en 2020,
l
'opposition, c'était essentiellement gauche-droite. Il y avait des mairies, évidemment, ça s
'est
joué à Perpignan, etc. Mais souvent, en fait, on s'est retrouvé que des seconds tours, on avait la gauche contre la droite, notamment avec la droite alliée, souvent LREM plus LR. Et ce qui fait qu'on a aujourd'hui encore beaucoup de cadres locaux, sachant quand même qu'on peut noter qu'il y a quand même beaucoup de gens qui se sont barrés des Républicains au niveau local. Il y
a
beaucoup de gens qui ont préféré soit devenir d'hiver droite, le plus gros étant Jean-Luc Moudinck à Toulouse. Et puis, beaucoup de gens ont rejoint Horizon, Estrosi, Béchut à Angers, il y
a
même Arnaud Robinet, il y a même à Reims, Catherine, je ne sais plus.
C'était
la métropole. Oui, tout à fait. Ça veut dire, mais ce sera intéressant de regarder aussi comme résultat, c'est-à
-dire
que si Horizon ou si Renaissance se vante d'avoir gagné des mairies, il faudra peut-être regarder le nom du mec
qui a gagné, parce que si ça se trouve, c'est juste un ancien d
'LR et qu'il est toujours maire, c'est tout. Voilà, sachant que les gens qui reviennent après, qui sont candidats, finalement, quand vous avez des gens, même s'ils ont perdu la mairie, mais qui étaient pour beaucoup LR, ils peuvent le rester. Ce qui fait que les viviers de recrutement aujourd'hui sont aussi plus importants chez LR qu'ils peuvent l'être chez Renaissance. Et on voit que les listes, elles sont souvent menées, ces listes de coalition centre-droite, elles sont souvent menées par des gens qui sont soit LR, soit Horizon. et c'est eux qui vont être, je veux dire, pareil, Ola, ça a été plutôt approché par LR avant d'être approché par Renaissance. On file des investitures, pareil, il
y
a Louis Sarkozy, qui est plutôt, à Menton, qui est plutôt affilié à LR qu'à Ensemble. Donc c'est vrai que c'est ces gens-là qui sont recrutables. Et finalement, comme en fait, les élus locaux au sein de la Macronie, c'est les gens d'Horizon, globalement, c'est tous les gens qui sont agrégés au toit de Loire-Philippe, et bien, c'est vrai qu'ils n'ont pas beaucoup investi ça.
Il
n
'y a
pas beaucoup de députés par Renaissance qui restent, et puis qui vont après se porter candidat aux municipales. Antoine Armand-Annecy, mais sinon, c'est à peu près... Voilà, donc c'est très faible, contrairement à LFI ou RN, qui, eux, se sont dit, bon, là, c'est le moment, on y va, et on implante. Alors que finalement, quand on a des alliés à droite
qui
peuvent nous servir, en fait, de relais au niveau local, bon, ben, pourquoi se priver ?
C
'est très compliqué de parler des élections municipales
dans une émission comme
Backseat, parce qu'il y
a
36 000 communes en France,
il
y a 36 000 élections différentes, avec des dynamiques locales spécifiques, avec des passifs, avec, tu l'as dit tout à l'heure, dans ta carte blanche aussi, des ambiances locales qui expliquent parfois des dynamiques particulières. Mais il y a aussi un élément qui revient souvent,
et
je sais que le tchat le mentionne régulièrement, c'est la question du Sénat. La question du Sénat, parce que le Sénat, comme vous le savez, les sénateurs et les sénatrices sont élus par des grands électeurs, dont les maires sont le plus gros bataillon et de très, très loin. Les maires et les délégués du maire, c'est eux qui font le gros des élections, et c'est en ça, d'ailleurs, que le Sénat est représentatif des territoires, puisqu'il est élu par les élus des territoires.
Est
-ce qu'à ce stade, c'est encore trop tôt pour faire des projections vers les élections sénatoriales qui auront lieu en septembre dernier, d'ailleurs, je vous le rappelle, avant les présidentielles, avant la présidentielle
? Est
-ce que c'est encore tôt ? Est-ce que c'est déjà intéressant de se pencher dessus ? Ou est-ce qu'on s'en fout ? C'est tôt. Par contre, c'est vrai qu'on verra en réalité le vrai succès de certains partis uniquement au sénatorial. Notamment, on en parlait tout à
l
'heure, le Rassemblement national. Et la France insoumise aussi. Et la France insoumise. Mais surtout le RN, pourquoi ? Parce qu'ils vont présenter, je crois, 600 listes sur 36 000 communes, ce qui n
'est
pas anormal pour un parti de cette taille. Mais aussi,
ils
font une stratégie d'entrisme dans beaucoup de listes.
C
'est-à-dire qu'ils vous donnent une charte avec des gens, on leur dit non, non, mais on ne
va
pas vous mettre l'étiquette ERN. Par contre, filez-nous votre voix pour les sénatoriales. Ou sur votre liste, non, mais on ne
vous
réclame pas la tête de liste, on ne
vous
met personne en face. Mais prenez nos 3-4 gus sur votre liste. Et en gros, l'idée, c'est comme ça de gagner un nombre relativement important d'élus municipaux. Et donc, on aura la vérité des prix à la fin quand on saura à peu près les équilibres. Puisqu'après, ils votent par la circonscription au sénatorial, c'est l'échelle du département. Et par exemple, on avait eu une surprise au dernier sénatorial, je crois que c'est en Seine-et-Marne, où Aymeric Durox avait été élu, alors qu'il n'y a aucun maire du Rassemblement National là-bas. Donc, ça, on le
verra. Et
aujourd'hui, quand on discute avec les sénateurs,
qui
ne sont donc pas les RN, notamment les sénateurs de gauche, mais je crois l'entendre aussi chez les sénateurs de droite,
tout
le monde est à peu près persuadé que le Rassemblement National aura un groupe
au
Sénat à partir du mois de septembre. Je crois que c'est que 10 sénateurs pour faire un groupe. Ils en ont 3 actuellement.
Ils
en ont 3. Alors après, il y
a
aussi eu des sénateurs par le passé qui ont quitté le RN pour rejoindre Stéphane Ravier, pour rejoindre Conquête, peu importe.
Effectivement, peut-être que pour la
première fois depuis le XIXe siècle, on va avoir une extrême droite au Sénat. Qu'est-ce que je voulais dire ? On en reparlera sur le rôle du Sénat et tout. J'ai vu quelqu'un dans le chat a parlé de cumul des mandats.
Il
n
'y a
plus de cumul des mandats. Depuis 2017, il est interdit d'être maire et sénateur en même temps ou maire et député ou président de conseil départemental ou régional. Toute fonction exécutive au niveau local. Toute fonction exécutive
locale. On
ne pouvait être que conseiller. Parlons aussi de ces députés qui se présentent aux élections municipales.
Il
y en a un paquet. Le journal Le Monde a fait un constat intéressant dans un article que je vous invite à lire. Il a fait le constat que 90 députés vont tenter leur chance aux élections municipales. En 2020, il n'y
en
avait que 63. Qu'est-ce qui explique ça ? Qu'est-ce qui explique que des députés se disent que leur avenir se jouera peut-être plus au niveau local qu'au niveau national ?
Vous
en pensez quoi ? Alors moi, je ne pense pas que ce soit vraiment une fuite des députés. Je pense qu'il
y a
une vraie stratégie parce que finalement, qui alimente ces 90 députés ? C'est l'ERN avant tout et LFI. Et LFI, oui. Qui sont des partis peu implantés localement et qui profitent d'avoir des gens qui ont une assise électorale importante pour aller qui, le RN par exemple, dans le nord-est ou dans le sud-est, qui LFI en Seine-Saint-Denis ou aussi à Roubaix, David Niro, pour s'implanter ? Évidemment, pour eux, c'est sûr qu'être premier dans sa ville qu'on peut par ailleurs, une fois qu'on est implanté, garder pendant on ne sait combien de mandats sans avoir trop d'incertitudes, alors qu
'on
peut être déguéché n'importe quand quand on est député, c'est plus confortable, mais c'est quand même aussi une stratégie globale de dire qu'on va enfin se notabiliser. On sait que les deux partis en fait avaient beaucoup négligé ça. LFI pensait que c'était un parti national pour gagner l'élection présidentielle.
Même pas national, surtout présidentielle.
Présidentielle même particulièrement. Là, on commence à dévier en se disant bon, et puis les militants locaux aussi aimeraient bien avoir à un moment donné des villes, des élus pour les soutenir.
Ils
en ont actuellement très peu et donc oui, c'est une vraie stratégie de se dire enfin, est-ce que lFI pourrait gagner des villes ? Je crois qu'il
y a
une deuxième
chose.
Il y a une deuxième chose qui est, à mon sens, la conséquence de la dissolution de 2024. C'est-à-dire ? Pour éviter la bascule à l'extrême droite d'un certain nombre de circonscriptions, c'est des notables locaux, notamment des maires, qui ont décidé d'être candidats à l'élection et dont certains ont pu l'emporter. Ensuite, on a envie de mener la bataille de la municipale dans un premier temps, peut-être en étant que simple conseiller municipal et on sait par des tours de passe-passe comment ça peut se passer dans certaines communes. Du jour où il n
'est
plus député, hop, il redevient maire. Ok, c'est intéressant effectivement. Pour être précis,
en
l'occurrence, la France Insoumise en 2020 avait adopté une strata qui était un peu différente. On était deux ans après le mouvement des Gilets jaunes et ils avaient décidé d'apporter leur soutien à beaucoup de listes citoyennes, à participer à des dynamiques citoyennistes au niveau local. Ça avait clairement été un échec.
Cette stratégie n'avait pas fonctionné. Ils n'étaient plus
17 députés donc ils n
'avaient
pas beaucoup de gens. Ils n'étaient pas très nombreux mais nationalement, je te rappelle qu'ils pesaient quand même déjà
beaucoup. On
tutoyait les 20%, voire on les dépassait à la présidentielle. Donc voilà. Cette strata n
'avait
pas marché, clairement. Ça ne fonctionnait pas. Les électeurs n'avaient pas voté pour ces listes citoyennes. Et de toutes les façons, c'était assez assumé de la part de la France Insoumise à l'époque. Ils parlaient d'enjamber les municipales en disant notre élection,
c
'est la présidentielle de 2022, le reste.
Là, c'est différent.
Là, c'est différent. La France Insoumise a effectivement une stratégie. Alors, tu as raison, ils ont beaucoup plus de députés. Entre temps, il
y
a eu des alliances NUPES et NFP. La France Insoumise a décédé d'envoyer aussi des gros poissons, mine de rien, dans les élections. Et ça, ce n
'est
pas rien. Il y a Delogu, il y a Aroubet, on a parlé de David Guiraud, Sophia Chikirou à Paris.
C
'est intéressant.
Alors que le Rassemblement National
envoie des gens relativement méconnus
du
grand public, je veux dire. Non, mais c'est une question que je vous pose. Est-ce que ça marche d'envoyer des gens connus nationalement qui font des plateaux télé aux élections municipales ? Ça peut être variable parce qu
'on
sait que la notabilité nationale ne vaut pas parfois juste un bon maire qui est bien reconnu comme tel. Après, juste une petite chose sur la LFI, je pense qu'il
y a
aussi le fait qu
'ils
ont constaté au fil du temps, notamment depuis 2022, qu'il
y a
des endroits où en fait, ils sont giga dominants, notamment dans l'électorat de gauche. Donc là, c'est vraiment clair qu'en Seine-Saint-Denis, dans les cas populaires, c'est vraiment eux. Et donc, je pense qu'ils ont aussi le logique de se dire, bon ben finalement, puisqu'on est si dominants à gauche et qu
'on
voit bien que le PS est quasiment plus réunit national, pourquoi est-ce que ce ne serait pas nous ? Je
pense qu'il y a ça
qui peut jouer. Notamment pour déloger des maires de gauche, c'est le cas en Seine-Saint-Denis, où ils présentent quasiment des listes systématiques contre les maires sortants de gauche. Ce n
'est
pas le cas exactement partout. Édouard Philippe, lui, il lit son destin personnel à l'élection municipale au Havre.
Est
-ce qu'il peut perdre, Emilio ? Ce n'est pas totalement impossible. C'est mon petit pari des municipales. Ah ouais ? J'ai envie de prendre des risques. Édouard Philippe
peut perdre la mairie du Havre ?
Il avait gagné, c'est largement, on va le dire, en 2020, quasiment 20 points d'écart entre lui et Jean-Paul Lecoq qui est le député communiste.
Mais
il sortait de Matignon où il avait une cote de popularité, appelez-vous, assez gigantesque. On était en plein épisode Covid. Et donc, il avait cette aura-là. Et il y avait le Covid. Oui, le Covid, oui. Et on est 5 ans plus tard, 6 ans plus tard, pardon.
Et
la situation a un peu changé pour Édouard Philippe qui, là, promet au Havre qu'il va être maire du Havre. Mais en même temps, il leur dit, dans la minute où vous m'élisez, moi, j'ai une campagne présidentielle à faire.
Et
puis bon... Donc, je ne
suis
pas sûr que d'un point de vue local ce soit hyper accepté. Et ensuite, il y a une deuxième inconnue dans l'équation qui est celle du Rassemblement national. En 2020, c'était un duel entre Jean-Paul Lecoq et Édouard Philippe. Là, aujourd'hui, il est fort probable qu'au Havre, le Rassemblement national dépasse le seuil des 10% et soit qualifié au deuxième tour. Et donc, on ne sait pas dans quelle mesure Édouard Philippe va être renié par le vote d'extrême droite. Et donc, avec ces deux dynamiques,
je
me dis que ce n
'est
pas totalement impossible qu'Édouard Philippe perd cette mairie. Surtout qu'il
y a
peut-être des gens qui n'ont vraiment peut-être pas envie de le voir président de la République.
Il
se
dit,
c'est un bon maire, on a envie de le garder chez nous. Ou pas. J'ai beaucoup aimé ça. Il a présenté un genre d'affiche de campagne où
le
slogan, c'est Le Havre pour l'exclamation. Ouais, et alors, je vous encourage
à aller sur X pour voir la
tagline. Ce qu'il a mis ensuite, je ne
vais
pas le déformer, mais allez voir sur son X, je n
'ai
pas tout compris. Si vous y voyez plus clair le tchat, merci de nous en
parler.
Vous verrez que mes tripes ont un goût d'eau salée. Oui, c'est ça. Attends, qui a dit ça ? Édouard Philippe. Je vous avais
dit qu'il est au bord de la mer, donc
apparemment, ça lui remplit l'estomac.
Mais j'en fais
vouloir dire quoi, je ne comprends
pas.
C
'est
un gars du coin.
Peut
-être que c'est un appel à l'aide. Je ne
sais
pas.
C'est peut-être une expression qu'on dit dans les docs du Havre
et que nous,
on
n
'en
sait rien parce qu
'on vit ici. On n'a pas l'AREF en fait.
On n
'a
juste pas l'AREF, mais OK.
En
face, c'est Jean-Paul Lecoq, candidat d'union de la gauche. Sans LFI. Sans LFI. Qui présente une candidature ou pas
?
Oui,
il
présente une
candidature.
Il y
a eu une rumeur autour
de Médine. Mais bon, c'était un papier du point.
C
'est une info du point, oui. Une info du point.
Après, je pense que s
'il était candidat, 5
février,
il
l'aurait déjà dit.
Mais
lui, il a répondu,
il
a cité un des articles en disant je suis déjà maire du Havre.
En soi
? Je
ne veux pas
dire, mais c'est un peu vrai.
Et donc, a priori, Jean-Paul Lecoq sortira largement en tête.
Ce
sera après. Lecoq, c'est vraiment
l
'opposant local historique.
Oui, historique.
Qui est communiste, en l'occurrence. Pardon, je n
'ai
pas précisé, il est communiste. Est-ce que, selon vous, ces élections municipales vont être un test avant la présidentielle ou est-ce que vous pensez que c'est plus prudent de décorréler les élections locales des élections nationales
? Moi,
j'ai déjà expliqué mon point de vue au chat, dans mes streams, habituels. Mais vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
Moi, je n
'ai
pas vu ton stream, mais du coup, je
vais dire ce que j'en pense.
Moi, je pense que c'est un test parce que, de ce que je vois, en tout cas, dans les médias, je sais que c
'est
une élection qui est difficile à couvrir, etc. Mais là, on va en parler d'ailleurs avec les Montinotins tout à l'heure, tout le monde est en mode à fond présidentiel. C'est dans 15 mois, etc. Donc, je pense que, surtout les parties qui ne sont pas assez implantées dans les municipales, enfin, dans les villes, sont en train de jouer la carte. Voilà, on a de l'implantation locale. Regardez aussi ce qu'on fait dans ces villes parce que là, on voit que la France Insoumise a fait, en fait, un espèce de, je ne
sais
pas comment on appelait ça, une espèce de conférence. En gros, ils ont présenté un peu les mesures phares, la cantine gratuite, etc. Donc, je pense que peut-être, il y
a
une volonté de démontrer ce qu'ils peuvent faire au niveau local pour dire, voilà, ça, on peut le faire aussi au niveau national. national. Moi, je pense que c'est plutôt comme ça qu'ils le voient, mais
après,
je peux me tromper.
Emile, en t
'en
penses quoi ? Au-delà des résultats eux-mêmes qui, effectivement, on sait très bien qu'il y aura, ça sera décorrélé, effectivement, on aura beaucoup plus de votés LR ici qu'on n
'en
aura jamais dans les prochaines années au niveau national. pareil pour l'EPS après je pense que c'est avant tout un enjeu pour le récit médiatique qui se construira après effectivement tout ce qui sera gagné
par
LFI mais je pense surtout par le RN servira de vous voyez bien on voit bien le bataille qui a été fait autour de l'élection partielle d'Antoine Valentin qui est député maintenant UDR de Haute-Savoie qui a fait
ils en font un triomphe
et surtout les journaux je vois notamment les gens de droite en font un genre de nouveau héros en nous expliquant que ça ils ont dépassé enfin ils ont brisé le plafond des élections partielles donc ça y est le reste c'est déjà gagné quoi et je pense qu'il
y a
un récit comme ça imaginez qu'ils réussissent à avoir je sais pas moi Toulon ou quoi que ce soit ça serait déjà un signe que ça y est on est bon pour ça et donc il n
'y a
plus qu'à c'est certain effectivement tu as raison dans le récit c'est à dire que le soir des municipales à 20h on va avoir des partis politiques et des responsables politiques qui triomphent j'en peux plus d'avance non mais voilà après ils ont le droit à ce jeu c'est comme ça
ils se
félicitent des villes qu'ils ont gagnées ils ne disent pas un mot des villes qu'ils ont perdues ils disent encore moins de mots des villes qu'ils auraient pu gagner mais à cause des divisions
ils n'ont pas gagné
et puis par ailleurs le grand vainqueur c'est l'abstention ça serait l'abstention voilà
Emilio t'en penses quoi toi ? une
petite nuance quand même ils ne parlent pas des villes qu'ils ont perdues si la gauche demain perd Paris-Lyon-Marseille et d'autres villes je souhaite bon courage aux candidats de gauche pour y aller en 2027 parce que la petite musique ça va être effectivement les insoumis qui vont dire mais vous voyez sans nous vous ne pouvez pas gagner c'est bien la preuve qu'on est incontournable et les autres diront mais regardez la France insoumis c'est à cause d
'eux
qu'on a perdu parce qu'ils n
'ont
pas voulu ils n'ont pas voulu nous faire de la place donc en fait ça
va être sympa
non mais ça va être de toute façon quoi qu'il arrive ça va être assez l'ambiance à gauche en sortie de municipale va être assez dégueulasse mais on en parlera après avec Clémentine Autain d
'ailleurs
c'est pour ça que je n
'ai
pas compris pourquoi leur fameuse primaire ils ne la mettaient pas tout de suite après les municipales pour soit profiter de la vague et de pouvoir surfer dessus soit au pire ils mettent un stop parce
que c'est trop tôt parce que
c'est trop tôt
on en parlera
après mais sincèrement si tu perds Paris-Lyon-Marseille c'est même pas la peine d'aller à la présidentielle
ou
alors ça fait un électrochoc peut-être que c
'est
à un moment la gauche se dit mais si on n'est vraiment
pas j'en ai marre des électrochocs tous les jours c
'est plutôt pour faire de la réanimation qu'autre chose non
mais
là c'est bon non c'est intéressant j'ai toujours dit qu'on vivait dans un dans un espèce de monde politique un peu bizarre un peu décorrélé entre une situation locale où on a la persistance de partis historiques notamment PS et Les Républicains qui sont bien implantés qui ont des mairies qui font des alliances au niveau local pour se maintenir le PS avec les écolos et les communistes etc et puis on a des challengers on a des partis qui cartonnent au niveau national qui eux font littéralement la structure et l'architecture de la politique nationale la France Insoumise Renaissance le Rassemblement National qui ont du mal à s'implanter au niveau local mais qui marchent très bien dans les élections notamment présidentielles est-ce que pour autant est-ce que pour autant les élections municipales seront
enfin
est-ce qu'il sera impossible d'en tirer des conclusions générales je pense pas vous l'avez dit tous les trois je suis assez d'accord avec vous on débriefera tout ça évidemment sur le plateau de Brexit parce qu'on va suivre on va suivre tout ça Lorraine
ouais
non mais moi je voulais juste ajouter que là effectivement on parle de qu'est
-ce
que ça veut dire pour les partis etc parce que malheureusement en tout cas pour moi malheureusement c'est aussi beaucoup les partis et leurs intérêts qui régissent la vie politique en France mais il faut pas oublier qu'il faut enfin en tout cas en tant qu'électeur et électrice il faut regarder qu'est-ce qui se passe dans vos villes quels sont les bilans des maires qui sont en place actuellement regarder aussi en tout cas moi c'est pas mon cas dans le 93 mais là où il y a l'extrême droite parce qu'en fait on se rend pas compte mais au niveau municipal on a énormément de pouvoir ils peuvent j'en sais rien moi appliquer des arrêtés pour empêcher je sais pas les gens du voyage pour enfin voilà il y a énormément de choses qu'ils peuvent faire et en fait en plus c'est même pas 6 ans cette année ce sera 7 ans du coup pour les prochains mandats municipaux donc 7 ans au pouvoir c'est long 7 ans ils peuvent faire énormément de coups budgétaires pour soi-disant des associations aussi locales ils peuvent enfin voilà augmenter des tarifs pour certains trucs etc ils peuvent littéralement discriminer à l'échelle municipale donc vraiment renseignez-vous directement dans vos vides généralement là quasiment tout le monde est en campagne vous avez des tracts dans vos boîtes aux lettres regardez ce qui est dit regardez les réseaux sociaux il y a des commentaires souvent en dessous des des des des posts des différents candidats qui peuvent vous éclairer ou non d'ailleurs parce que des fois c'est juste des rageux regardez qui était au pouvoir dans vos villes ces dernières années ces 30-40 dernières années parfois regardez qui était dans l'opposition dans le dernier mandat municipal enfin voilà vraiment intéressez-vous à ce qui se passe clairement dans
vos villes parce que ça vaut le coup vraiment ça vaut le coup et c'est super intéressant il se passe plein de choses et tout vraiment plongez-vous là-dedans
à ce à ce Sous-titrage ST' 501