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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 4 décembre 2024 19 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

Le RN respecte les engagements pris envers ses électeurs ! - Franck Allisio (BFMTV)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Bonsoir Franck Alizio.

  • 0:04OuverteRéponse partielle

    Vous répondrez dans un instant au président d'un public qui qualifie tout cela de cynisme insoutenable du Rassemblement National.

  • 0:20OuverteRéponse partielle

    Je commence avec vous puisque vous êtes visé par le président Franck Alizio.

  • 1:25RelanceRéponse directe

    Mais sur le concours de la motion de censure que vous allez voter demain, je voudrais qu'on envoie un petit extrait avant de continuer effectivement à analyser et à commenter ce que vient de dire le président de la République.

  • 2:21OuverteRéponse partielle

    Etienne Gernel, Emmanuel Macron qui dit qu'il ne peut pas croire au vote de la censure du gouvernement Barnier. Ça c'est quoi ? C'est une façon de mettre la responsabilité sur les oppositions ?

  • 3:55OuverteRéponse partielle

    Prisca Thévenot, vous faites la transition pour la question que je voulais vous poser.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Invité politiqueFait
    « Ce que l'on fait demain, c'est justement l'exact inverse du cynisme. »
  • 0:49Invité politiqueFait
    « Nous sommes fidèles à un engagement que nous avons pris devant nos électeurs lors des dernières élections législatives. »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « Au cœur de cet engagement, il y avait la préservation de leur pouvoir d'achat. »
  • 1:00Invité politiqueFait
    « Cette décision, c'est de censurer. »
  • 1:10Invité politiqueFait
    « En matière de cynisme, franchement, avoir des leçons d'un grand maître comme M. Macron, ce n'est pas lui qui a poignardé dans le dos, François Hollande, ce n'est pas lui qui a dissous par caprice. »
  • 1:52Invité politiqueFait
    « On vote la censure, monsieur. »
  • 2:13Invité politiqueFait
    « Le seul moyen, si on ne vote pas cette censure, par définition, si on ne vote pas leur texte, il n'y aura pas de censure. »
  • 10:41Invité politiqueFait
    « Non, je ne pense pas. »
  • 10:43Invité politiqueFait
    « Il faudrait que le Premier ministre revienne sur la revalorisation des retraites et ce ne sera pas le cas. »
  • 16:57Invité politiqueFait
    « En parlant de cette dernière éventualité, c'est la dépréhension, c'est l'anticiper, une façon qu'on rappelait les règles de la Ve République. »
  • 17:04Invité politiqueFait
    « En aucun cas, vous avez entendu Marine Le Pen appeler à la démission du Président de la République. »
  • 17:20Invité politiqueFait
    « Ce qui va se passer dans l'immédiat, c'est un nouveau budget dans les mois à venir. »
  • 17:32Invité politiqueFait
    « On peut très bien voter une loi spéciale. »
  • 18:39Invité politiqueChiffre
    « 20 milliards, on a proposé 20 milliards de baisse. »
  • 18:47Invité politiqueFait
    « Et on a proposé 20 milliards, il n'a pas voulu. »

Temps de parole

  • Présentateur30 %
  • Franck Allisio16 %
  • Invité15 %
  • Invité 214 %
  • Invité 314 %
  • Invité 49 %
  • ?2 %

3,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Franck Alizio.

0:00
Franck Allisio

Bonsoir.

0:01
Présentateur

Merci d'être avec nous, député Rassemblement National des Bouches-du-Rhône. Vous répondrez dans un instant au président d'un public qui qualifie tout cela de cynisme insoutenable du Rassemblement National. Bonsoir Étienne Gernel. Bonsoir. Merci d'être avec nous, directeur de la publication du Point. Et bonsoir Mathieu Croissandeau. Bonsoir à tous. Éditoriste politique BFM TV, tous les matins dans première édition. Je commence avec vous puisque vous êtes visé par le président Franck Alizio. Le cynisme insoutenable du Rassemblement National. Vous êtes cynisme, c'est du cynisme demain de voter cette motion de censure.

Le président d'un public, il fait notamment référence au contenu de la motion de censure du nouveau Front Populaire qui de fait est à l'exact inverse des positions que vous défendez au quotidien.

0:39
Franck Allisio

Ce que l'on fait demain, c'est justement l'exact inverse du cynisme. Nous sommes fidèles à un engagement que nous avons pris devant nos électeurs lors des dernières élections législatives. Au cœur de cet engagement, il y avait la préservation de leur pouvoir d'achat. Depuis le début, nous avons été clairs sur ces lignes rouges. Ces lignes rouges ont été franchises. Nous, par définition, nous prenons une décision. Cette décision, c'est de censurer. Tout cela est clair depuis le début. De même que nous avons tendu la main depuis le début au gouvernement et à M. Barnier. En matière de cynisme, franchement, avoir des leçons d'un grand maître comme M.

Macron, ce n'est pas lui qui a poignardé dans le dos, François Hollande, ce n'est pas lui qui a dissous par caprice. Pas bien le rapport, là. Ce n'est pas lui qui a... On parlait de cynisme en réponse au cynisme.

1:25
Présentateur

Mais sur le concours de la motion de censure que vous allez voter demain, je voudrais qu'on envoie un petit extrait avant de continuer effectivement à analyser et à commenter ce que vient de dire le président de la République. Quand cette motion du nouveau Front populaire évoque les plus viles obsessions, les vôtres, avec une nouvelle loi immigration qui poursuivrait la faillite morale et politique de l'année dernière et une remise en cause de l'aide médicale d'État qui apporte humanité et dignité à ceux qui foulent notre sol et est une mesure essentielle pour tous de santé publique. Donc vous votez pour un texte qui critique vos plus viles obsessions.

1:52
Franck Allisio

On vote la censure, monsieur. On se trouve... Si vous n'avez pas compris que c'était la petite technique de la gauche pour empêcher au fond d'eux, est-ce qu'ils ont vraiment envie qu'on la vote, cette censure ? Puisque à force de provoquer comme ça, c'est de la communication, c'est pourquoi on en parle ce soir, on le sait. Bon, nous on a un texte, ce texte c'est celui de notre motion de censure. Ce sera notre texte, maintenant on veut voter la censure. Le seul moyen, si on ne vote pas cette censure, par définition, si on ne vote pas leur texte, il n'y aura pas de censure. Donc si on veut voter la censure, il faut voter, on vote la censure et pas un texte, bien évidemment.

2:21
Présentateur

Etienne Gernel, Emmanuel Macron qui dit qu'il ne peut pas croire au vote de la censure du gouvernement Barnier. Ça c'est quoi ? C'est une façon de mettre la responsabilité sur les oppositions ? Parce que la réalité, et là encore, Michel Barnier prendra la parole dans un peu plus d'une heure, pourrait très largement écouter l'interview du Premier ministre sur BFM TV, il n'y a plus aucun doute. Ou alors si, il y a encore un doute ?

2:42
Invité

En politique, on ne sait jamais, vous le savez. Il y a des coups de théâtre, vous attendiez, vous, la dissolution, je n'en sais rien. Il peut y avoir des coups de théâtre, on peut très bien imaginer, ce n'est pas une information du tout. Dans les scénarios, on peut très bien imaginer Barnier céder à la dernière minute, en disant que c'est l'intérêt supérieur du pays d'avoir encore un budget, et puis en le regrettant, en critiquant les uns et les autres, et puis en disant que je n'ai pas le choix dans l'intérêt du pays, il nous faut un budget, parce que le gouvernement, le budget, c'est plus important que le gouvernement. Il peut tout se passer.

D'ici au vote réel sur la censure, il peut tout se passer à 95%, on va dire, peut-être même un peu plus, le gouvernement Barnier va tomber. Et qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce qu'il y aura le même après ? Est-ce qu'il y en aura un autre ? Ce qui est sûr, c'est une crise extrêmement profonde, qui finalement est la conséquence de ce qu'on savait dès le soir de la dissolution. Et il y a eu cet épisode Barnier, qui a été une forme de parenthèse, je ne dis pas enchanté, parce qu'il ne faut pas exagérer, mais on a cru que peut-être qu'on arrivera à passer entre les gouttes, qu'on n'aurait pas de chaos, qu'on n'aurait pas d'effondrement, qu'on n'aurait pas de risque de crise financière majeure.

Cette hypothèse-là vient de tomber. Le gouvernement tombera ou pas, mais cette hypothèse-là vient de tomber, parce que dans tous les cas, c'est terrible.

3:55
Présentateur

Mais c'est intéressant, vous faites la transition pour la question que je voulais vous poser, Prisca Thévenot. Je vous ai bien entendu, vous les membres de ce qu'on appelle le bloc central, le socle commun, depuis plusieurs jours, alerté sur la tempête que susciterait la chute du gouvernement, tempête économique, financière, politique. Que dit le président de la République ? Il ne faut pas faire peur aux gens en évoquant un risque de crise financière. Allez donc, il vous prive d'un sacré argument, là, quand même, non ?

4:17
Invité

Non, mais il faut dire la vérité, en fait. Pas besoin de dramatiser pour dire la vérité. Quand on parle d'un budget pour l'année prochaine, et c'est de ça dont il est question, là, faire tomber le gouvernement, c'est privé, les Français, d'un budget. On parle aux agriculteurs qui réclament des aides supplémentaires, des améliorations extrêmement essentielles pour leur quotidien. Et oui, mais dire la vérité...

4:39
Présentateur

Mais donc, il n'y aura pas de crise financière, alors ?

4:40
Invité

Non, mais attendez, je suis en train de vous parler des Français, en fait. Celles et ceux qui nous regardent sûrement ce soir, et qui sont nombreux à nous demander que va-t-il se passer si le gouvernement Barnier tombe. Et je pense que c'est aussi important de pouvoir leur adresser un message. Il y a les agriculteurs, il y a les fonctionnaires, il y a les parents qui ont des enfants porteurs de handicap avec des EESH. Eh bien, la question, c'est, que va-t-on leur dire demain ? Il n'y aura pas de budget, il n'y aura pas cette capacité demain à répondre...

5:05
Présentateur

Emmanuel Macron dit qu'il ne faut pas faire peur aux gens. Donc, simplement, je constate une fois encore que ça ne correspond pas exactement à ce qu'on a entendu toute la journée, ce matin, dans les matinales. Mais vous pouvez... Et expliquer que c'était une sorte de cataclysme qui arrivait.

5:20
Invité

Je ne suis plus porte-parole du gouvernement, je suis parlementaire. Et je vous réponds en tant que parlementaire. Moi, j'étais ce week-end, dans ma circonscription, à Meudon et à Chaville. Et c'est exactement ce que les gens nous disent. Ils veulent de la stabilité. Ils veulent pouvoir, enfin, voir correctement ce qui va se passer l'année prochaine. Et là, on est en train de leur dire que, oui, pendant des semaines et un mois entier, on a travaillé sur un budget qui est certes pas parfait, mais qui est une proposition budgétaire pour l'année prochaine. Et là, on est en train de leur dire, circulez, il n'y a rien à voir. Marine Le Pen vient de sortir de son procès.

Elle commence à redécouvrir l'Assemblée nationale et elle veut passer à autre chose en termes de feuilleton médiatique. C'est ça qu'on est en train de leur dire. Et donc, ça, il faut pouvoir y apporter des réponses factuelles. Quelles sont les propositions apportées en faisant tomber ce budget pour le pouvoir d'achat des Français ? Eh bien, le Rassemblement national est incapable de répondre à cette solution.

6:06
Présentateur

Et on va bien évidemment évoquer les conséquences d'une éventuelle motion de censure. On sera dans un instant à Matignon, puisque je rappelle cette double actualité. Il y a les propos du président de l'Aplique. Mais Michel Barnier, ce soir, qui va jouer sa dernière carte pour tenter d'éviter cette motion de censure qui apparaît pourtant inéluctable. Juste avant d'aller à Matignon, Mathieu Croissando, la place du président dans tout ça. Il était silencieux. Là, il parle. Il répond sur les scénarios et les responsables politiques qui demandent sa démission en disant au fond, c'est de la politique fiction, on ne comptait pas sur moi pour démissionner.

Mais ça aide Michel Barnier ou pas ces quelques mots à la veille du vote de la motion de censure ?

6:40
Invité

Non, parce qu'il est déjà dans la phase d'après, Emmanuel Macron. Il dit que ça ne sera pas la crise financière. Il ne peut pas dire l'inverse. C'est le président de la République, chef de l'État. Il risque d'y avoir une motion de censure demain. Si jamais il disait, attention, si on vote la censure, il y aura une crise financière. Pour le coup, ça précipiterait le pays dans une forme de chaos sur les marchés internationaux. Après, il ne l'aide pas. La pression remonte à Emmanuel Macron. C'est effectivement l'objectif que cherchait Marine Le Pen en censurant. Parce qu'au final, cette histoire de censure, je crois tout à fait à votre ligne rouge sur le pouvoir d'achat.

Mais on en est là pour des tarifs de l'électricité qui auraient baissé quoi qu'il arrive, mais pas assez selon vous. Et des retraites qui auraient augmenté quoi qu'il arrive, mais pas assez vite selon vous. Donc est-ce qu'on fait chuter un gouvernement pour ça ? C'est votre choix et vous êtes tout à fait libre évidemment de le faire. Mais ça paraît complètement disproportionné. La volonté, c'était de faire remonter la pression jusqu'à Emmanuel Macron. On y est. Alors, il donne une réponse sur la démission parce que c'est quand même une petite musique qu'on peut entendre. Et pas seulement chez les extrêmes qui souhaitent accélérer le calendrier présidentiel.

On a entendu le fouiner la semaine dernière Jean-François Copé. On en a beaucoup parlé exactement. Votre même place. Charles de Courson. Voilà. Son esprit est dans le studio. Non, mais on a entendu plusieurs gens reprendre cette petite musique. Il y a un moment où Emmanuel Macron devait répondre aussi sur ce scénario-là, qui n'en est pas un selon lui. Donc la pression remonte. Il va devoir décider de la suite dans un contexte qui est particulièrement difficile. Je ne suis pas certain que la meilleure solution pour lui soit de commencer à assulter les uns et les autres à les traités de cyniques.

Parce qu'il va peut-être avoir besoin, je pense notamment aux socialistes, qui pourraient peut-être lui filer un coup de main.

8:15
Présentateur

Allons tout de suite retrouver Edgar Becquet, Edgar devant l'hôtel de Matignon, où le Premier ministre Michel Barnier est sans doute en train de se préparer à cette intervention à la télévision ce soir. Officiellement, du côté de Matignon, on n'est pas en train de faire ses cartons. Ça veut donc dire qu'on considère qu'il y a encore un espoir dans l'entourage de Michel Barnier ?

8:38
Invité

Oui, pas du tout. Au contraire. Alors sûrement, Benjamin, que les cartons sont en train d'être faits, qu'ils sont en train d'être préparés. Mais ce n'est pas vraiment ce que l'on nous dit. Demain, il y aura donc cette motion de censure. Demain, le gouvernement peut tomber. Il peut sauter. Et pourtant, l'entourage de Michel Barnier nous explique que le Premier ministre continue de travailler, qu'il continue à travailler pour servir le pays, comme si de rien n'était. À la question, est-ce que Michel Barnier se voit quitter l'hôtel de Matignon ? Est-ce qu'il se voit quitter ses fonctions de Premier ministre ? L'entourage de Michel Barnier nous répond. La question ne s'est absolument pas posée.

Pas de politique fiction. Le vote n'a même pas encore eu lieu. Justement, ce vote, cette motion de censure, elle a été largement évoquée aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Michel Barnier était présent pour les questions au gouvernement. Il a notamment été interpellé par André Chassaigne. André Chassaigne, c'est le patron des communistes à l'Assemblée nationale. Il a dit à Michel Barnier, si demain nous entrons en terre inconnue, c'est de votre responsabilité. Réponse du Premier ministre Michel Barnier, il y a une chose dont je suis sûr, c'est que la censure rendra tout plus difficile et tout plus grave.

Entendez par là, il y aura plus d'instabilité politique et plus d'instabilité financière. Le Premier ministre qui, justement, finalise son interview de ce soir au journaux télévisés. Interview qui va avoir lieu juste derrière moi, dans son bureau de l'hôtel de Matignon. Ce soir, il va appeler chacun à prendre ses responsabilités. L'heure n'est plus aux négociations. Il va en quelque sorte supplier les députés, les parlementaires de ne pas voter cette motion de censure. Car si la motion de censure est votée demain, son gouvernement aura été le plus court de la Ve République.

10:28
Présentateur

Edgar Becquet en direct de Matignon avec Annaëlle Le Teneux. Franck Alizio, est-ce qu'il y a encore un scénario où, ce soir, après l'intervention de Michel Barnier, vous vous retrouvez avec Marine Le Pen et vous vous dites en fait non, on a changé d'avis, on ne va pas voter cette motion de censure demain ? Non, je ne pense pas.

10:42
Franck Allisio

Je ne pense pas. Il faudrait que le Premier ministre revienne sur la revalorisation des retraites et ce ne sera pas le cas. Et il a déjà dit qu'il ne le ferait pas. Et il l'a dit. Donc à partir de là, il est cohérent, nous sommes cohérents. Je pense qu'il n'y a aucune chance. Donc il y aura demain une motion de censure et le gouvernement tombera et notre gouvernement sera nommé.

11:05
Présentateur

Mais donc Pris-Catevenot, au fond, on voit bien que politiquement, Michel Barnier veut essayer de prendre à témoin l'opinion, essayer de rappeler ce qu'il a déjà dit à l'Assemblée nationale, appeler à la responsabilité. Mais au fond, c'est joué. Mais il va tomber demain et au fond, on reviendra à la situation d'avant, du mois de juillet, l'instabilité politique, l'instabilité suscitée par la décision de dissoute du président de la République. Donc à quoi ça sert de prendre la parole ce soir ?

11:30
Invité

Je pense qu'on ne peut pas se résigner. On ne peut pas se résigner à ce qui est en train de se préparer avec l'alliance, effectivement, entre le NFP et le Rassemblement national. On n'a pas le droit de se résigner, en fait. Il ne faut pas oublier que si on a été élu, si on porte une écharpe aujourd'hui et qu'on siège à l'Assemblée nationale, ce n'est pas simplement pour faire plaisir à Marine Le Pen pour vous, à Jean-Luc Mélenchon pour d'autres. C'est pour travailler pour les Français. Et vous passez votre temps au Rassemblement national à parler des 10 millions de Français qui vous ont fait confiance en votant pour vous en juillet dernier.

Ils vous ont fait confiance pour changer leur vie au quotidien, pour agir tout de suite, maintenant, pour faire que les choses changent directement. Et ce pouvoir, je finis, monsieur, si vous permettez, et ce pouvoir, vous l'aviez entre les mains. Parce que là, ce qui va se passer, c'est qu'on va avoir des millions de Français qui vont voir leur impôt sur leur revenu augmenter parce qu'on n'aura pas pu revoir le barème au regard de l'inflation. On va avoir près de 400 000 personnes qui, avec le même revenu aujourd'hui, ne sont pas imposables, qui, dès le début de l'année 2025, vont l'être. Et là, quelque part, c'est du pouvoir d'achat directement que vous allez pouvoir prendre aux Français.

Et ça, c'est quelque chose dont vous aurez la responsabilité. Donc, moi, ce que j'aime bien, c'est entendre toute la journée le Rassemblement national nous dire matin, midi et soir qu'ils sont des patriotes. Mais on ne peut pas être patriote quand on est en train d'écrire le scénario du pire, du pire pour le quotidien des Français, avec les amis de Jean-Luc Mélenchon.

12:46
Présentateur

Etienne Gernel, sur ce, et vous répondrez dans un instant, Franck Alizio, à ce que vient de dire Prisquet-Evenot. Là encore, je pense à ceux qui nous regardent et qui ont le sentiment d'une forme de jeu de dupes, puisqu'il y a des responsables du Bloc central qui défilent en disant « non, non, mais en fait, on ne peut pas se résigner ». Le Rassemblement national qui, de toute façon, dit « on votera la censure ». Demain soir, on en sera où ? On sera dans une crise de régime ? On sera dans une sorte de chaos politique ? Une fois que les motions de censure auront été voté ?

13:13
Invité

Le problème, c'est qu'on est déjà sur la voie d'une crise financière grave. Et événement, Emmanuel Macron ne peut pas le dire. C'est ce qu'on appelle la prophétie autoréalisatrice. Ça déclenche la panique sur les marchés. Et vous remarquez attentivement la formulation utilisée par Sainte-Anne Poros, qui a maintenu la note de la France, et qui fait semblant de croire que le plan Barnier existe encore, son budget original, alors qu'il a été, il a fait des concessions. Il manque 10 milliards. Pareil pour la Commission européenne, qui fait semblant de croire que le budget Barnier existe encore, ce qui n'est pas vrai.

En réalité, on est déjà parti sur cette voie-là, et que le budget passe ou que le budget ne passe pas, même si le budget passe, si la motion de censure n'était pas votée, que le budget du PLFSS passait, le PLF passait derrière, on aurait quand même un énorme problème, parce qu'il y a des concessions. Déjà que ce budget, au départ, était franchement très mauvais, très très mauvais, fait dans les conditions d'urgence, mais quand même très très mauvais. Il n'a fait que s'aggraver. Et on ne voit pas comment aujourd'hui, dans les mois qui viennent, s'il n'y a pas une espèce de miracle, on évitera l'accident financier.

Évidemment que les politiques peuvent difficilement le dire, mais c'est une réalité.

14:23
Présentateur

Alors qu'effectivement, je rappelle cette phrase d'Emmanuel Macron, qui s'est entretenue avec des journalistes en Arabie Saoudite, il y a quelques instants, qui dit qu'il ne faut pas, je cite, faire peur aux gens en évoquant un risque de...

14:33
Invité

Mais c'est un mensonge, un mensonge nécessaire peut-être, mais t'as mis un mensonge.

14:36
Présentateur

– Ça peut arriver, les promesses n'engagent que ceux qui les croient.

14:39
Invité

– Oui, c'est ça.

14:40
Présentateur

– Mathieu Rassano, ce qui va se jouer demain soir, au fond, c'est une bataille sur à qui on imputera la responsabilité du bazar. Et je parle poliment. Vous allez avoir d'un côté le Rassassano qui va dire, c'est Emmanuel Macron, c'est lui, le responsable, qui avait dit sous. Vous avez pris ce qu'était Venot demain, si on l'invite, qui dira, regardez, une fois encore, les artisans du chaos.

14:58
Invité

– Vous savez quoi ? Invitez-les tous, parce qu'ils sont tous responsables. Emmanuel Macron, le premier, c'est lui qui appuie sur le bouton de la dissolution pour éviter, souvenez-vous, une chute de son gouvernement à l'occasion d'une censure au moment du débat budgétaire. Pim, c'est exactement ce qui se passe. Michel Barnier, responsable aussi, parce qu'il ne s'y est pas bien pris, on l'a accrédité de grands talents de négociateur, il chute deux mois après sa déclaration de politique générale.

Il est responsable aussi de la majorité, enfin ce qui reste de la majorité, le bloc central, qui a passé plus de temps à négocier des gestes et des cadeaux auprès de Michel Barnier, pour, oh si, vous l'avez vu, Laurent Wauquiez, Gabriel Attal, vous avez même agité des ministres qui étaient de votre propre parti, pour voter la CMP, vous lui avez fait perdre du temps à Michel Barnier qui n'a pas négocié. – Non, non, non, vous ne pouvez pas dire à un parlementaire qu'il ne doit pas faire son travail de parlementaire, franchement. – Je peux vous dire que la majorité a soutenu Michel Barnier comme l'accord de le pendu. – On participe à son gouvernement, ça ne s'est pas honnête de dire ça.

– La gauche, avec son attitude un peu bête et bestiale de « on votera la censure de façon systématique », elle s'est mise hors jeu, elle ne comptait plus, et puis le Rassemblement national, il est responsable aussi, parce que c'est lui qui appuie sur le bouton à la fin. Donc ils sont tous responsables. – Et ça a été un concours de démagogie quand même. Mais d'ailleurs, la campagne des législatives a été un concours de démagogie. Je pense qu'on a rarement vu autant de démagogie dans une campagne électorale depuis très très longtemps. C'est impressionnant.

16:20
Présentateur

– Pour essayer, Franck Alizio, de se projeter sur ce qui va advenir ensuite. Puisque le scénario le plus vraisemblable, c'est la chute du gouvernement Michel Barnier. Emmanuel Macron, journaliste en Arabie Saoudite, dit la chose suivante sur sa démission. « Si je suis devant vous, c'est que j'ai été élu deux fois par le peuple français. J'en suis extrêmement fier et j'honorerai cette confiance avec toute l'énergie qui est la mienne jusqu'à la dernière seconde pour être utile au pays.

» Ça veut dire que quand les responsables politiques du RN vont dans les médias en disant « à la fin, oui, une des dernières cartouches constitutionnelles qui lui restera, c'est de partir », il n'a pas l'air du tout, du tout d'être dans cet état d'esprit. Donc il va se passer quoi demain quand Michel Barnier aura été censuré ?

16:57
Franck Allisio

– En parlant de cette dernière éventualité, c'est la dépréhension, c'est l'anticiper, une façon qu'on rappelait les règles de la Ve République. En aucun cas, vous avez entendu Marine Le Pen appeler à la démission du Président de la République.

17:08
Présentateur

– Non, mais j'ai entendu un de vos porte-parole, Philippe Ballard, dire que ce serait une façon de régler le casse-tête institutionnel.

17:14
Franck Allisio

– On rappelle les règles de la Constitution de la Ve République. Ce qui va se passer dans l'immédiat, c'est un nouveau budget dans les mois à venir. Pour l'instant, c'est l'application du budget de l'an dernier. Ce budget de l'an dernier peut être corrigé à la marge par une loi spéciale, comme on dit, une loi spéciale dans laquelle on peut retrouver la revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu, ce qui permettrait de donner tort à Mme Thévenot qui explique qu'il va y avoir des gens qui vont entrer dans l'impôt alors qu'il ne veut pas. Et on peut très bien voter une loi spéciale.

17:43
Invité

– Et elle n'est pas faite pour ça, la loi spéciale ?

17:44
Franck Allisio

– C'est ce qu'on va faire, d'ailleurs. Mais oui, elle est faite pour ça. Ça a été fermé en 1979. – Mais ce n'est pas du tout le même contexte, c'est la même chose, mais c'est un mensonge.

17:51
Invité

– Alors, je peux en mettre.

17:52
Présentateur

– Si on fait un point sur cette sorte de loi spéciale, c'est que, selon les experts, il paraît difficile de mettre dans cette loi spéciale l'indexation du barème d'impôt sur le revenu, mais on peut faire en janvier un collectif budgétaire – Non, non, mais ça c'est juste pour être factuel, non.

18:08
Franck Allisio

– Donc, terminé, Franck Alizio. – Donc, il va avoir un budget, et puis voilà. Et puis, à partir de là, le président de la République dit ce qu'il veut. La situation telle qu'elle est aujourd'hui, évidemment que ce budget était très mauvais. Ce n'est pas comme si, aujourd'hui, la situation était une bonne situation. Nous sommes déjà dans la crise financière. L'idée, c'est d'avoir dans quelques mois un budget plus courageux, notamment en matière de baisse de dépenses et d'économies, de fins de gaspillage. C'est là que nous attendons un budget courageux. C'est vrai que ce budget était mauvais. – Et c'est vrai qu'il faut inviter de plus. – Et on vous réinvitera, Franck Alizio.

– 20 milliards, on a proposé 20 milliards de baisse. – Et on vous réinvitera, Franck Alizio. – Et on a proposé 20 milliards, il n'a pas voulu.

18:47
Présentateur

– C'est ce qu'on a proposé aussi, le gouvernement l'a pas rendu. – Et on vous réinvitera, Franck Alizio, pour que vous vous prononciez ou pas sur celui ou celle qui pourrait succéder à Michel Barnier. Merci Franck Alizio, merci Pris Cateno et merci Mathieu Croissandeau d'avoir été avec nous ce soir dans cette édition spéciale. – Merci refracions.

19:00
Locuteur

– Merci. Ça fait un bon quoi. On fait concrètement figure de plusses

Le RN respecte les engagements pris envers ses électeurs ! - Franck Allisio (BFMTV) — Franck Allisio · Pourquijevote