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InterviewRadio France (sur Site radio)· 16 octobre 2026 6 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôts

" Vous avez une opinion publique chauffée à blanc" note le politologue clermontois Benjamin Morel

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:11OuverteRéponse partielle

    Un retour des Gilets jaunes, convergence des luttes, quelle mobilisation, à quoi faut-il s'attendre ?

  • 0:33OuverteRéponse partielle

    250 actions envisagées demain partout en France, selon le ministère de l'Intérieur, à quoi doit-on s'attendre ?

  • 0:48OuverteRéponse partielle

    Des mouvements plutôt encadrés, dans le calme, ou à l'inverse, est-ce que disent les services de renseignement des risques de débordement et de violence ?

  • 1:34OuverteRéponse partielle

    Les Gilets jaunes, huit ans après, puisque c'est aussi très symbolique ce choix du 17 octobre, vous y croyez à ce retour ?

  • 3:30OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut assister quand même, malgré tout, à une forme de convergence des luttes, en tout cas de pression, justement, sur les politiques à six mois de cette élection ?

  • 4:39OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut s'attendre à une campagne douloureuse à tout le moins tendue, que ce soit dans la rue et même dans les débats politiques en eux-mêmes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:33PrésentateurChiffre
    « 250 actions envisagées demain partout en France, selon le ministère de l'Intérieur »
  • 1:41PrésentateurChiffre
    « aujourd'hui, l'essence est à plus de 2,20€, plus de 2,30€ le litre »
  • 1:46PrésentateurFait
    « À l'époque, c'était 1,50€ et c'est ça qui avait poussé les gens dans la rue »
  • 2:43PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron n'est pas responsable de la crise dans le Détroit d'Orgonde et il ne peut pas grand-chose »
  • 3:01PrésentateurFait
    « Le gouvernement n'arrive pas à faire passer un budget »
  • 4:55PrésentateurChiffre
    « On pense que le Rassemblement national a de sérieuses chances d'arriver au pouvoir »
  • 5:01PrésentateurFait
    « Il y a des divisions dans le bloc central »
  • 5:03PrésentateurFait
    « On a une poussée de Jean-Luc Mélenchon »
  • 5:16PrésentateurFait
    « Vous avez qui plus est une opinion chauffée à blanc »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Présentateur 229 %
  • ?6 %

≈ 50,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:04
Locuteur

L

0:04
Présentateur

'invité d'ici matin, ce matin avec vous Delphine Marion, on évoque cette grande journée de mobilisation de demain. Un retour des Gilets jaunes, convergence des luttes, quelle mobilisation, à quoi faust-il s'attendre ?

0:16
Locuteur

C

0:16
Présentateur

'est la question avec ces nombreux rassemblements prévus partout en France, en Auvergne aussi, dans nos quatre départements, dans plusieurs villes. On en parle avec le Clermontois Benjamin Morel, vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence et politologue. Bonjour. Bonjour. 250 actions envisagées demain partout en France, selon le ministère de l'Intérieur, à quoi doit-on s'attendre ? Des mouvements plutôt encadrés, dans le calme, ou à l'inverse, est-ce que disent les services de renseignement des risques de débordement et de violence

0:47
Locuteur

?

0:48
Présentateur

C'est évidemment très compliqué à dire, justement, parce qu'il est assez probable que ce soit des mouvements

0:53
Locuteur

assez

0:54
Présentateur

peu encadrés. On se souvient de la période des Gilets jaunes. Le gros problème, c'est que comme il n'y

0:58
Locuteur

avait

0:58
Présentateur

pas nécessairement d'interlocuteurs syndicaux, etc., eh bien, la possibilité d'encadrer, de construire ces mouvements était très limitée. Là, on a plutôt affaire à ça, avec dès lors la difficulté de savoir combien il n

1:13
Locuteur

'y

1:13
Présentateur

aura personne dans la rue. Parce que quand vous avez un syndicat où il peut y avoir une estimation, on connaît à peu près

1:18
Locuteur

qui

1:18
Présentateur

fait grève et qui viendra. Là, c'est

1:21
Locuteur

beaucoup, beaucoup

1:21
Présentateur

plus difficile à dire. On ne s'attend pas nécessairement à une reprise de feu extrêmement forte du mouvement social, même s'il y a évidemment beaucoup de mécontentement. Mais on n'est pas du tout à l'abri d'une surprise. Les Gilets jaunes, huit ans après, puisque c'est aussi très symbolique ce choix du 17 octobre, vous vous y croyez à ce retour ? Aujourd'hui, l'essence est à plus de 2,20€, plus de 2,30€ le litre. À l'époque, c'était 1,50€ et c'est ça qui avait poussé les gens dans la rue.

1:49
Locuteur

Je

1:50
Présentateur

crois que l'époque a quelque peu changé. On était au début du mandat Macron. Pour ceux qui s'opposaient à cette politique, au fond, l'avenir était encore long et difficile. Là, il y

2:02
Locuteur

a

2:02
Présentateur

un débouché politique bientôt avec les élections présidentielles.

2:05
Locuteur

Or,

2:05
Présentateur

on sait que les grands mouvements sociaux,

2:08
Locuteur

en

2:08
Présentateur

règle générale, se déroulent assez peu avant une élection, tout bêtement. Parce que l'élection, je dirais, représente une forme de débouché politique. Et donc, à partir de là,

2:18
Locuteur

de

2:18
Présentateur

solutions potentielles, ensuite, si on peut discuter, si elle peut en être une, mais aux crises qui traversent l'opinion. De l'autre côté, les gilets jaunes, on a un prix du carburant qui augmente, mais on a quelque chose qui est voulu. C'est-à-dire qu'il y a la taxe carbone, etc. Il y

2:36
Locuteur

a

2:36
Présentateur

une politique derrière.

2:37
Locuteur

Là,

2:38
Présentateur

on est face à quelque chose qui échappe en grande partie aux politiques. Emmanuel Macron n'est pas responsable de la crise dans le Détroit d'Orgonde et il ne peut pas grand-chose, même s'il veut montrer qu'à l'international, il intervient. Et donc, dans ce cadre-là,

2:53
Locuteur

ce type

2:54
Présentateur

de manifestation risque d'avoir un peu de mal à trouver ensuite une réponse politique.

3:00
Locuteur

Le

3:01
Présentateur

gouvernement n'arrive pas à faire passer un budget. Il est assez incapable, ne serait-ce que de survivre devant l'Assemblée.

3:06
Locuteur

Et

3:07
Présentateur

les causes de la crise du carburant échappent en grande partie au gouvernement national. Vous le disiez, la présidentielle, ça offre une débouchée. Mais le contexte dans lequel on est à six mois de la présidentielle, c'est peut-être aussi l'occasion pour chacun de poser ses revendications, de s'imposer dans le débat public auprès des candidats. On le voit, il y a les lycéens, il

3:28
Locuteur

y a

3:28
Présentateur

la question du carburant, mais pas que. Est-ce qu'on peut assister quand même, malgré tout, à une forme de convergence des luttes, en tout cas de pression, justement, sur les politiques à six mois de cette élection

3:37
Locuteur

? Ça

3:40
Présentateur

joue sur les élections, évidemment. C'est-à

3:42
Locuteur

-dire

3:42
Présentateur

que ça permet de mettre à l'agenda, pour les uns et les autres, des thématiques.

3:45
Locuteur

Ça

3:46
Présentateur

joue également, et peut-être d'abord, sur l'élaboration du budget qui a commencé à l'Assemblée nationale. Il y

3:52
Locuteur

a

3:52
Présentateur

des arbitrages, des arbitrages

3:54
Locuteur

qui vont

3:55
Présentateur

être très durs. On a un budget sous le regard des marchés, etc. Et donc, dans ce cadre-là, ça permet de réclamer

4:02
Locuteur

des

4:03
Présentateur

rallonges budgétaires, ou en tout cas, d'éviter que les budgets soient impactés. Enfin, ça peut être des mouvements qui, en effet,

4:12
Locuteur

poussent

4:12
Présentateur

à une forme de mobilisation. Mais aujourd'hui, on a des candidats qui sont déjà en place, qui ont déjà développé une partie de leur programme, qui reprennent, en règle générale, un certain nombre des revendications, dès lors qu'elles s'expriment,

4:27
Locuteur

pour

4:27
Présentateur

des raisons sincères ou électorales.

4:29
Locuteur

Dans

4:30
Présentateur

ce cadre-là,

4:31
Locuteur

il

4:31
Présentateur

est vrai qu'une mobilisation majeure envers la présidentielle,

4:35
Locuteur

ce

4:35
Présentateur

n

4:35
Locuteur

'est

4:35
Présentateur

pas nécessairement quelque chose, aujourd'hui, qui peut apparaître naturel.

4:38
Locuteur

Est-ce qu'en

4:39
Présentateur

revanche, pardon, mais est-ce qu'on peut s'attendre à une campagne ? C'est ma dernière question, mais douloureuse à tout le moins tendue, que ce soit dans la rue et même dans les débats politiques en eux-mêmes

4:50
Locuteur

? C

4:52
Présentateur

'est une campagne qui

4:53
Locuteur

est

4:54
Présentateur

assez exceptionnelle. On pense

4:55
Locuteur

que

4:56
Présentateur

le Rassemblement national a de sérieuses chances d'arriver au pouvoir.

5:00
Locuteur

Il

5:01
Présentateur

y a des divisions dans le bloc central. On a une poussée de Jean-Luc Mélenchon. Et donc, tout ça crée un climat qui est un climat de bascule. Et cette bascule-là, elle peut conduire, en effet, à des tensions. Vous rajoutez l'acte social, l'acte du pouvoir d'achat, etc. Vous avez qui plus est une opinion chauffée à blanc,

5:19
Locuteur

ce qui

5:19
Présentateur

ne pousse pas à l'alliance. Donc, il est en effet assez probable qu

5:23
Locuteur

'on

5:24
Présentateur

ait affaire à une campagne très tendue et assez hors

5:27
Locuteur

norme. Et

5:28
Présentateur

assez polarisée aussi. Merci beaucoup Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences et politologue. Merci d'avoir été avec nous ce matin et belle journée à vous. Merci à vous.

5:37
Locuteur

Merci

5:37
Présentateur

à

5:37
Locuteur

vous.