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interviewLCI (sur YouTube)· 19 juillet 2026 175 min

Le 22h Haddad du dimanche 19 juillet 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Mesdames, messieurs, bonsoir. La tension monte d'un cran du côté du proche Orient. Après deux soldats annoncés comme morts en Jordanie, un troisème n'est plus porté disparu, mais des restes de son cadavre devraient être [musique] identifiés par l'armée américaine ce soir.

L'armée américaine qui annonce aussi la mort d'un militaire dans le nord de l'Irak hier soir. On en parlera dans un instant, mais tout de suite l'actualité. Les incendies se multiplient dans le sud-est.

Plusieurs départs de feu sont en cours dans le VAR, notamment à Tarado où 5 hectares ont déjà brûlé. Plus de 200 pompiers épaulés par des moyens aérien sont mobilisés. Le département est placé en risque incendie très élevé sur fond de canicules et de vent.

On va prendre tout de suite la direction du terrain pour vous retrouver Eva U1. Vous êtes avec Zainaba Dialo et Charlotte Le Fété. Est-ce que les feux sont toujours en cours ?

Eva. Bonsoir. Oui, effectivement, vous l'avez dit, le feu s'est déclaré aux alentours de 15h30 sur la commune de Tarado.

Effectivement, les feux sont toujours en cours. Je ne sais pas si vous pouvez l'apercevoir derrière moi, mais on vient d'assister à plusieurs départs de feu sur la colline derrière moi. Donc le feu s'est déclaré sur la commune de Tarando, c'est très vite propagé he té par un vent très fort sur la commune des arcs où nous nous trouvons notamment sur de sur ce champ qui a été complètement ravagé par les flammes.

Et fort heureusement, il s'est arrêté juste devant ces maisons. Les habitants restent tout de même très inquiets. On vient de les rencontrer.

On les voit d'ailleurs sortir souvent avec des sodos pour tenter d'éteindre les braises encore fumantes. Donc vous l'avez compris, la situation reste encore critique. 615 pompiers seront mobilisés toute la nuit, même si il nous confie que les conditions météorologiques restent favorables, sont favorables à une baisse d'intensité du feu car le vent moins fort que cet après-midi.

Merci Eva Huin pour toutes ces précisions en direct du Tarn du Var pardon. Alexandra Guillet, bonsoir à vous. Guillaume Rocket, bonsoir.

On va faire un point notamment sur la situation avec vous Alexandra. Quelles sont les dernières informations dont vous disposez ? Oui, alors comme le disait notre correspondante à l'instant sur place, la bonne nouvelle pour l'instant c'est que le feu est circonscrit, qu'il baisse en intensité dès que l'évolution de la météo est favorable.

Donc on ils ont bon espoir que le ce cet incendie ne se propage pas plus. Il faut évidemment rester prudent. On le sait à quel point les conditions peuvent être compliquées, parfois attisées par le vent.

Mais pour l'instant, l'évolution météorologique a l'air assez favorable. On le note pour l'instant. Alors, on déplore aucune victime pour l'instant dans cet incendie, mais il y a eu quand même nécessité de procéder à plusieurs évacuations, hein, une centantaine 150 personnes environ qui ont dû être évacuées et installées dans des dans des salles de fête organisées par les communes par prévention, mais pas que par prévention puisqu'on a appris lors d'un dernier point presse du préfet du du Var tout à l'heure et bien qu'il y a des maisons qui ont effectivement été touchées, quatre ont été intégralement détruites. par les flammes et une dizaine impactée.

Anthony Chavau, vous êtes en direct avec nous, vous êtes sapeur pompier. Est-ce que vous savez s'il y a encore des zones dangereuses à l'heure actuelle ? Euh donc à l'heure actuelle, le feu comme vient de le vient d'être dit au plateau est circonscrit.

Euh maintenant, de par le les zones qu'il a atteintes, effectivement si jamais il reprenait de l'intensité, on ne serait pas à l'abri d'avoir d'autres sites sensibles qui pourraient touchés. Et quelles sont les difficultés justement face à ce type d'incendie ? Euh alors sur ce type d'incendie, et bien dès lors où il a pris cette ampleur, c'est que euh il devient difficilement maîtrisable puisque l'incendie en lui-même euh peut générer euh ses propres turbulences euh à savoir par exemple, il peut avoir des générer des sortes de tornades.

Il y a également des sautes de feu qui peuvent faire plusieurs dizaines de mètres et surtout quand c'est en feu de SIM comme ça, c'est toute la complexité pour les équipes sur place. Et puis là, on est sur des reliefs, donc on est sur des endroits escarpés et enfin la nuit est tombée sur le Var et du coup les moyens aériens de la sécurité civile ne peuvent plus intervenir. Donc là, seul le travail des troupes au sol ne pourrait pourrait être effectif pour la nuit.

Merci Anthony Chavau d'avoir été avec nous. On va prendre tout de suite en direct Philippe Drobrinski. Vous êtes climatologue, directeur de recherche au CNRS.

Est-ce qu'on observe une hausse des incendies ces derniers ces derniers mois ? Là, on est donc 3è canicule et je tiens d'ailleurs à préciser que effectivement la canicule c'est peut-être a peut-être disparu pour une grande partie du territoire mais elle est encore bien là bien présente dans le sud de la France et effectivement du coup après trois canicules et bien le le il y a une évaporation très forte, un asséchement très fort de la végétation et ça cumulé avec du vent donc sécheresse, canicule et vent et bien on a tous les ingrédients pour que les pour que les incendies se forment à la moindre étincelle. Donc euh on en a vu une très grande série qui se sont euh euh déclenchées sur tout quasiment tout le territoire, en tout cas jusqu'à du sud à la à la région francilienne.

Et donc on voit bien que maintenant il n'y a plus aucun aucun élément du territoire, aucune région du territoire qui n'est à l'abri euh des feux de forêt lors de ces euh phénomènes climatiques extrêmes qui vont amener à de toute façon à s'intensifier dans le dans le futur et et à devenir plus fréquent. Donc euh oui, enfin tout là, tous les ingrédients euh euh sont là pour que les les incendices puissent continuer à à se déclarer en tout cas dans le sud de la France. Oui, c'est un niveau record.

Alexandra Guillem. Oui, effectivement, pour répondir sur vos propos, euh selon la direction générale de la sécurité civile, à la mi-juillet, il y avait déjà 11000 feux qui avaient été déclarés euh pour cette année qui ont parcouru qui ont touché 35000 hactares. Le tour est parti sur une cinquantaine de départements.

C'est aussi une des spécificités cette année, c'est que ça va du nord au sud, de l'est à l'ouest, ça touche tout le territoire. Pour titre de comparaison, en 2025 pour toute la saison, pour toute l'année 2025, c'était 15000 feux, je viens de vous dire 11000 pour 2026, 15000 feux et 30000 hectares. Donc on a déjà dépassé à la mi-juillet euh l'ensemble de l'année 2025 qui était une année déjà très élevée en terme d'incendie.

Emmanuel Macron qui s'est déplacé récemment à Fontainebleau euh lors de cet incendie qu'on avait pas vu depuis plus de 20 ans hein dans la forêt de de Fontainebleau a eu cette phrase, il a dit il y a pas eu de précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ah oui, c'est fou. Et Guillaume Roquet, tout de même on sait qu'en France la majorité des incendies de forêt sont d'origine humaine en fait.

Oui. Alors, on sait pas du tout ce qui ce qui s'est passé dans le VAR, même si c'est vrai que le fait qu'il y ait à priori plusieurs départs de feu d'après les informations qu'on a peuvent être un indice, mais il est pas question de d'en dire davantage. Ce qui est certain pour reprendre le le cas de de l'incendie dans la forêt de Fontainebleau, il y a eu deux personnes qui ont reconnu deux jeunes gens qui ont reconnu avoir été à l'origine de de du départ des feux dont un pompier volontaire d'ailleurs.

Ce qui d'ailleurs est pas complètement inédit parce que il y a parfois chez des jeunes fascinés par le feu une volonté d'entrer chez les pompiers. souvent d'ailleurs, ceux-ci n'en veulent pas parce que ils ils détectent qu'ils ne sont pas euh euh qui ne sont pas suffisamment euh rigoureux et et crédibles. Ce qu'on peut dire aussi, c'est que euh la grande majorité des départs de feu sont d'origine humaine, mais pas forcément d'origine criminelle volontaire.

Pour reprendre le cas de l'incendie de la forêt de Fontainebleau qui a brûlé 2000 hactares et qui a duré 6 jours, euh il y a aussi eu un départ de feu à côté de l'autoroute à 6 par deux ouvriers qui étaient en train de travailler et qui ont déclenché un feu sans évidemment le vouloir. Philippe Drobrinski, vous vouliez réagir à cela parce que on parle d'origine humaine. C'est vrai que la responsabilité de chacun est est invoquée dans ces cas-là.

Oui. Alors justement sur je vais pas revenir sur l'origine humaine puisque effectivement elle est elle est largement elle est elle est largement prouvée et je rejoins complètement ce qui a été dit jusqu'à présent mais on a une séquence dont il faut pas oublier que il y a quelques jours nous avions aussi beaucoup d'orage et ça aussi c'est une suite en cascade de canicule sécheresse et et donc et et donc les orages qui se sont formés avec une légère modification du flux qui est arrivé donc qui maintenant nous ramène de l'humidité par l'Atlantique et et une zone de d'air froid en altitude. Et ça ça crée des orages et il faut pas oublier aussi que les orages sont source par la foudre donc de du déclenchement d'incendie et il y en a une il y en a par eu certains qui ont été déclenchés par les incendies mais effectivement ça reste minoritaire dans les dans les incendies qui sont déclarés.

Mais dans les prochaines heures aussi Philippe Drobinski la le vent va aussi être soit en faveur soit en défaveur de ces incendies. le le vent et et le l'ingrédient. Donc on en a en gros quatre ingrédients.

On a d'abord les fortes chaleurs, on a la sécheresse, on doit avoir un faible taux d'humidité et effectivement après le vent et là pour finalement permettre au feu de se propager. C'est-à-dire que les le les trois premiers éléments donnent les conditions favorables à ce que le le feu se forme, mais à ce qu'il se propage effectivement et bien là le vent est absolument nécessaire et toutes les mais là je je pense que les les sapeurs pompiers sont largement plus à même de de de bondir sur sur mon propos. Mais effectivement en fonction de de l'intensification, au contraire du ralentissement du vent et bien les conditions, j'imagine de pour maîtriser le feu seront différentes.

Guête, les moyens également déployés dans le Var sont très sont conséquents en fait. Oui, ils sont très importants puisque on nous parle de cinq Canadaes. Je vous rappelle que la totalité de la flotte de Canada en France, c'est 12 avions.

On doit nous en livrer deux en deux supplémentaires en 2028, deux supplémentaires en 2032, mais pour l'instant, on en a que 12. 5, c'est quasiment la moitié. Imaginez qu'il y ait euh plusieurs feux de cette importance qui se déclenche, on va avoir une difficulté.

D'autant que la la sécheresse, la chaleur, le vent euh c'est elle est présente dans d'autres pays d'Europe aussi et donc on peut pas forcément avoir l'aide de d'autres pays. De la même façon, euh il y a deux avions d'â qui sont qui sont qui sont sur place qui permettent aussi de lutter contre le feu et bientôt les A400M aussi qui m Oui, absolument. bientôt bientôt les A400M qui sont au départ des avions de de transport militaire mais qui ont été adaptés pour pouvoir pour pouvoir aider pour les incendies.

Le problème c'est que ils sont pas forcément aussi mobiles. Là l'incendie il se passe dans dans dans l'arrière-pays de de Saint- Tropé. On est près de la mer.

Donc le Canader va se recharger en eau très facilement et très rapidement. Alors que les avions d'â ils ont besoin de se poser sur une base aérienne pour pouvoir euh refaire le plein d'eau ou de retardant. Et donc si le pist est plus éloignées du sinistre, ça prend plus de temps.

Euh Alexandra, quelles sont les consignes euh aux citoyens du Var à l'heure actuelle ? Alors, dans ces cas de figure-là, en fait, il est demandé aux habitants euh qu'on n' pas évacué de rester généralement euh confiné euh chez eux, sauf instruction contraire du maire ou bien euh du préfet. Et quant aux autres, on leur demande d'éviter absolument le secteur pour ne pas gêner le travail euh des secours.

Et de toute façon, de nombreuses routes sont coupées. Euh on peut voir pour ceux que ça intéresse localement, très concrètement, la préfecture communique notamment sur les réseaux en listant la n les routes qui sont barrées et le train également. La SNCF a suspendu euh ces trains en la connexion entre Toulon et les Arcs dans les deux sens car des experts sont actuellement en train d'analyser les voies pour vérifier que les trains puissent circuler et en tout cas décider de quand ils pourront recirculer.

Merci Alexandra Aguy pronom le la direction de l'international le compte à rebour est lancé. Les États-Unis s'apprêtent-ils à frapper l'Iran pour la 9e nuit consécutive ? Laat monte encore après la mort de deux soldats américains en Jordanie.

Le troisème reste à être identifié tandis que l'armée américaine annonce aussi la mort d'un soldat en Irak. Hier soir, Washington affirme avoir déjà ciblé les responsables de l'attaque. On va prendre tout de suite la direction de Washington pour vous retrouver Sonia Dreddy.

Est-ce que Donald Trump va venger ses soldats ce soir ? Alors euh il est très possible que Donald Trump réagisse notamment après euh la finale de la Coupe du monde. Il est actuellement au stade à New York et il y a peu en effet le Cent a publié un message sur son réseau social X pour notamment dire qu'un troisè soldat donc un militaire américain avait été tué au combat dans le nord de l'Irak lors de la détonation contrôlée de munitions non explosées provenant d'un drone d'attaque iranien et Donald Trump avait déjà prévenu en juin qu'il ne compit contenait qui ne comptait pas reprendre prendre une opération massive à grande échelle en Iran, sauf si des soldats étaient tués.

Et donc, on apprend désormais qu'il y a trois soldats depuis hier, trois soldats américains qui ont été tués. Donc, on pourrait avoir une réaction bientôt de Donald Trump qui ce weekend s'est pas encore exprimé de façon officielle par communiqué ou sur ses réseaux sociaux sur la mort de ses soldats mais qui a notamment parlé à des journalistes en disant que c'était très triste, mais que ses soldats s'étaient battus pour que l'Iran ne soit pas doté d'une arme nucléaire. Il a aussi fait la comparaison avec le Vietnam en disant qu'il y avait eu beaucoup plus de soldats tués au Vietnam.

On le sent déterminé à continuer l'offensive, voire à l'élargir. On sait que cette semaine, il y a eu plusieurs réunions à la Maison Blanche où différentes options ont été évoquées, dont le bombardement de la montagne de la pioche ou le bombardement d'infrastructure comme les centrales électriques en Iran. Merci Sonia Dridi, on reviendra vous voir tout au long de cette édition.

Pour m'accompagner ce soir, Guillaume Rocket, bonsoir. Vous êtes resté en plateau avec moi. Sopia Mara, bonsoir à vous.

Euh le général Gill Beret, bonsoir. Galé Garfenwick, bonsoir à vous. Rina Bassiste, bonsoir.

Et Léa Londman, bonsoir à vous également. On va parler notamment de cette annonce de l'armée américaine qui dit qu'un soldat américain est mort en Irak donc hier soir en essayant de débrancher un une bombe on croit de de ce qu'on en croit désamorcer une bombe mais également c'estes deux soldats américains en Jordanie le troisième reste à être identifié ce soir Galaga ouais effectivement c'est un officiel américain qui s'exprime de manière anonyme qui explique et que à ce stade l'identification est quasiment complète et qu'il s'agit bien des restes du malheureux qui donc fait partie de ce bilan qui est extrêmement lourd en Jordanie avec trois soldats américains décédés, plusieurs qui ont été envoyés en soin également et à cela et vous le précisiez à l'instant s'ajoute cette autre mort. euh un soldat américain cette fois-ci dans le nord de l'Irak qui n'est pas un des mineurs professionnel mais qui était en train de traiter donc un un objet un drone d'attaque semble-t-il qu'il était en train d'essayer de de désamorcer et malheureusement et bien la la charge euh a explosé provoquant ainsi son sa mort.

Donald Trump s'est entretenu aujourd'hui avec le New York Post en justifiant la poursuite de cette guerre. Sopia Mara, est-ce qu'il peut se permettre de continuer cette guerre ? à plus que jamais euh parce que euh avec la perte de ces euh soldats, de ces militaires américains euh les premiers les deux premiers maintenant la le 3e c'est quasiment confirmé euh tombé au euh en Jordanie et puis ce nouveau euh la nouvelle qui vient tomber sur ce nouveau soldat américain tué dans le nord de l'Irak, il a il est son action désormais en tout cas vis-à-vis du public américain est plus que légitime et qu'il devait euh aller plus loin dans la confrontation vis-à-vis du Congrès américain, étant donné qu'il y a eu mort d'homme dans les rangs de l'armée US, de l'armée américaine, et bien il y a des dispositions qui voudraient qu'il puissent y aller sans sans attendre plus d'autorisation ou plus de formalité de la part du Sénat ou du Congrès américain. et à ce que ça nous dit surtout les quatre morts là en 2 jours, c'est que euh les États-Unis se sont mis dans une situation vulnérable en fait à travers le Moyen-Orient.

Euh le genre d'attaque qui tue de des soldats en fait au sol pratiquement euh regardez en Israël c'est très courant. C'est vraiment la méthode esbola. Et en fait en en tapant un peu partout au Moyen-Orient, l'Iran essaie de reproduire la même chose.

Ils ont même plus besoin des énormes missiles balistiques. C'est sûr que euh au niveau de l'armée de l'air, ils font pas le poids. Donc ils utilisent vraiment tout ce qu'ils peuvent.

Et là, ce qu'on voit surtout, ça révèle ce qu'on dit ici sur ces plateaux depuis depuis une semaine, c'est que la protection, elle est pas assez forte en fait. Et c'est la base de la base de la base de tout de tout de tout de tout ce qui va continuer à se passer maintenant entre les États-Unis et l'Iran. C'est vrai, général Aboret, que la réalité c'est que ces bases américaines en fait, on voit qu'il y a des vulnérabilités assez claires mais aucun système n'est invulnérable.

Le le concept de sanctuaire n'existe pas. On met en place des systèmes de défense solaire pour pour contrebattre les attaques de drone et de missile. Mais un système de défense, c'est un peu comme un filet, c'est-à-dire que vous pouvez serrer le filet autant que vous pouvez.

Il y a des trous. Et donc je prends le cas de la Jordanie, la base a été attaquée plusieurs fois. Un missile est passé.

En plus, c'est un missile qui opère avec une précision toute particulière. Et donc bien évidemment euh la frappe a occasionné des pertes lorsqu'on fait une guerre. Et surtout que dans ce cas, on est vraiment dans une guerre de dissymétrie, c'est-à-dire vous avez la puissance militaire américaine, mais en face la puissance iranienne, elle est moins forte technologiquement mais elle existe et elle a toute une gamme d'actions qu'elle peut utiliser contre les militaires américains sur les bases.

Mais écoutez ce que disait Donald Trump pas plus tard que le 4 juin dernier en parlant notamment de ce qu'il ferait s'il y avait des morts américains. Reprendrez-vous la guerre s'il rendant tue des militaires américains ? Ce serait une bonne raison.

Soyons honnête. S'il tuent des militaires américains, j'agirai très rapidement. Voilà une question très intéressante.

Mais depuis, on est rentré dans une nouvelle phase de la guerre, Guillaume Roquette. Oui, effectivement, on en est à 8 jours surtout 8 nuits surtout pour les frappes de de de bombardement ininterrompu sur l'Iran avec des riposts iraniennes sur presque maintenant l'ensemble des des des pays du golf, la Jordanie, le Kouwait, ça a été Bahrain il y a il y a quelques jours, les Émirats arabes unis. Et donc euh Donald Trump, il est un petit peu euh isolé parce que il veut euh faire pression sur les Iraniens, mais euh la Rost-iranien, elle est très forte.

À aucun moment les Iraniens disent "Bon bah d'accord, tu tapes fort, alors on va se montrer plus accommodant". Non, c'est exactement l'inverse qui se passe. Et et la mort des soldats américains, on est on est la preuve.

Et puis moi, je me souviens euh combien euh le le fait d'arrêter les guerres à l'extérieur était un un argument fort chez Donald Trump. Ça a été un dès 2016, même chez Joe Biden. Je Exactement.

Même chez Joe Biden. Et c'est Trump qui avait décidé le le retrait des troupes américaines d'Afghanistan. Et là, il disait plus de nouvelles guerres et et il est en train de d'en faire une nouvelle.

Je ne vois pas comment politiquement il va pouvoir expliquer ça aux au aux électeurs américains qui vont être forcément choqués par ces morts. On en est à à 10 morts de mort violente entre guillemets sur les sur les 17 morts au total américains depuis le début de cette guerre. Rien.

Oui, on est ça fait 8 jours on est dans une situation où chaque jour en fait les Américains il il augmentent. Il y a un euh escalade dans la l'ampleur euh des échanges de tir. On a commencé avec 80 90 cibles euh iranien par jour.

Maintenant, on est à 140 150 et on et là la question se pose. Les Américains, ils doivent décider comment ils continuent d'ici. Est-ce qu'il continue avec les mêmes genre de cibles ?

Ça veut dire selon le tout au long de de la côte, est-ce que ils élargent ? Et bien sûr avec les morts de des soldats, ils n'ont pas le choix. C'est inimaginable qu'à ce moment-là, souvement avec l'Iran qui continue à frapper qui continue à frapper non seulement le pays de Golf mais aussi loin que la Jordanie, donc presque Israël et non seulement les bases américaines dans les pays de Golf mais aussi euh de de des installations qui sont civiles.

Donc les Américains, le président américain il n'a pas le choix. Je peux pas dire tout simplement soudainment aujourd'hui je m'arrête, je capitule en fait et dans son son imaginaire aussi de de cette scène internationale, c'est impossible. Et donc bien sûr, je crois qu'on doit s'attendre à à des frappes plus forts de sa part.

Peut-être il cherche quelque chose symbolique aussi pour montrer que vraiment c'est les Américains qui gagnent et pas les Iraniens. Et après ça les bal sera dans la compte des Iraniens à décider s'ils veulent vraiment continuer dans sa direction. Ils opent pour la négociation.

On on parle beaucoup également de la possibilité d'une opération terrestre. Alors peut-être juste de force spéciales sur le territoire iranien. Écoutez puisque les forces spéciales iraniennes ont répondu ce soir à Donald Trump.

Il y a quelques jours, nous avons appris que le chien blond menaçait de lancer une invasion terrestre. Allez, ça fait des années que nous t'attendons avec impatience. Et [grognement] ça, c'est une rhtorique qui est reprise beaucoup par les Iraniens.

Ça fait un moment qu'on vous attend, venez. Et en fait, comme si c'était un piège. Sopia Marin, c'est à la fois un piège mais aussi une manifestation de leur crainte.

C'est de la communication, c'est la guerre des mots, la guerre des images. Donc on essaie de dissuader l'ennemi parce que les Iraniens n'ont pas envie de voir les Américains venir sur le territoire. Ça c'est cela va s'en dire parce que si les Américains mettaient vraiment les moyens au service des objectifs qu'ils annoncent petit à petit euh euh au compte goutte parce que les les objectifs n'ont jamais été clairs, mais on a dû les deviner euh et se les voir confirmés au gré des phrases lancées ici et là par le la l'administration américaine, il va s'en dire que les Iraniens n'ont pas du tout envie de voir les Américains débarquer parce qu'ils savent que c'est le seul moyen de faire tomber le régime si euh euh les il y avait suffisamment d'hommes sur le territoire iranien pour se faire et donc c'est une manifestation de crainte et d'impuissance.

C'est de la com. Mais en même temps, évidemment que peut-être que si Trump envoie des hommes mais pas suffisamment, par exemple une opération sur l'île de Cargle, là évidemment il y aura beaucoup de morts. C'est un piège, ça pourrait être un piège pour les forces US si elles n'étaient pas suffisante sur cette île qui est extrêmement difficile d'accès, qu'il est difficile de de garder, c'est-à-dire de rester sur le territoire suffisamment longtemps puisque ce sont des falaises qui sont très exposées par rapport au littoral iranien.

Général Boret, est-ce que vous croyez à cette opération terrestre ? Très honnêtement, aujourd'hui je n'y crois pas pour plusieurs raisons. Tout d'abord, on a du mal à mesurer les effets des frappes aériennes américaine parce que bien évidemment les Iraniens ne communiquent pas.

Évidemment, ces frappes ont des effets. Ils ont communiqué sur une centrale nucléaire en construction aujourd'hui et d'ailleurs la IEA l'a confirmé. Certes, mais en tout état de cause sur les frappes sur leur capacité de commandement, leur capacité opérationnelle, là ils ne communiquent pas combien ils ont de tuer à chaque fois qu'il y a des frappes.

Il communique peu et éventuellement il communique sur les pertes sur les pertes civiles. Donc pour l'instant, ces frappes permettent aux Américains de rester à distance, de traiter les objectifs sans s'engager au sol. Ensuite, pour s'engager au sol, il faut avoir un vrai intérêt car ça a été dit ici 24 km² des infrastructures, c'est un aspirateur à drone et à missile et à tout ce que vous voulez.

Les petites îles n'ont peu d'intérêt et puis ici, il s'agit de débarquer sur la presquise de Kechme qui fait quand même 137 km de long de tête, voir éventuellement au sud euh de la enfin au sud de la côte iranienne au niveau de bande arabas. Là, c'est une opération qui va mobiliser des capacités énormes parce que ce que l'on sait peu, c'est que pour faire débarquer 20 30000 hommes, ce qui est déjà extrêmement important, il faut mobiliser une force extrêmement conséquente et pour l'instant on ne voit pas une forte mobilisation et des transferts de capacité terrestre en direction du Moyen-Orient. Oui, parce que l'une des hypothèses, c'est d'avoir en fait des troupes de force spécial à bande d'Arabas, le long de la côte.

On va voir la carte où ça se situe exactement pour bloquer en fait le D3 d'ormous. Galaga B. Oui, si vous voulez que Donald Trump peut-être envisage une sorte d'opération de la de la dernière chance.

C'estàd qu'il faut sauver le D3 d'Ormouse. Donc il faut rappeler que sa fermeture, son blocage n'est pas une cause de la guerre mais une conséquence de la guerre. Et Donald Trump a du mal à avaler l'idée qu'il puisse quitter totalement ce théâtre sans avoir résolu cette situation. en se disant qu'il a dans l'esprit, il le verbalise de temps en temps la comparaison avec Herbert Hoover qui a aggravé la la crise, la grande dépression dans les années 30 parce que le choc énergétique est déjà là et il pourrait être amplifié par une implication des outils yéméénites qui pourraient parallèlement bloquer Babel Mandeb qui impacterait en plus du marché énergétique toute la mondialisation et donc Donald Trump se verrait taxer et à juste titre d'avoir déclenché une crise économique majeure qui impacte les États-Unis et le monde entier, ce qui serait encore plus dramatique que la situation ne l'est déjà.

Donc je crois, j'interviens par là Margaot qu'il y a ici en fait une sorte de nouveau plan. On peut se demander pourquoi est-ce qu'ils ne l'ont pas fait déjà ces ces 5 derniers mois. C'est pour ça que je parle du un plan de la lien les chances qui est une tentative peut-être de déconnexion euh militaire, géographique, politique de certains des nœuds donc des points nauda d'au de la côte à commencé par banderabas qui est matricielle pour l'économie iranienne mais aussi la maîtrise et la surveillance du D3 d'Ormous par le biais des frappes un peu comme celle des Ukrainiens sur la Crimée qui visent à couper la logistique, les moyens d'acheminement militaire, civil et cetera de là à ce que ça marche c'est une immense inconnue et et juste j'ai déjà trop parlé mais pour rebondir par rapport à ce que disait Sopia tout à l'heure, il faut aussi de manière un peu contreintuitive face à un président eratique se dire qu'on va forcément passer par une phase là d'hyper et d'ultra viiolence mais derrière laquelle Donald Trump peut tout à fait dire écoutez on a fait tout ce qu'on a pu on leur a réglé leur compte maintenant on récupère nos billes et on rentre à la maison c'est vrai que la la sémantique de Trump jusqu'alors c'était de dire on a détruit la marine iranienne et là on voit bien que ce n'est pas le cas les Alland.

Oui. En fait, un des gros problèmes depuis le début cette guerre de cette guerre, c'est la rhtorique de tout le monde. Euh les Iraniens, ils payent pas un prix pour leur rhtorique, mais euh Netaniaahu qui est censé avoir détruit euh toutes les les capacités euh du esbola et de l'Iran, Trump qui veut une guerre totale.

En fait, il y a pas d'adaptation entre les promesses et ce qui se passe sur le terrain. Alors que s'il y avait pas eu toutes ces grandes déclarations, quand on verra ce qui s'est passé en en Iran, parce que c'est sûr que les dégâts sont très importants. S'il y avait pas eu ces ces cette façon de parler tellement jusqu'en bouthiste, on aurait pu revoir cette guerre d'une de enfin en tout cas le narratif de la guerre différemment.

Et je pense qu'il y a encore deux choses très importantes. On on on pose toujours la question ce que ce que les États-Unis veulent faire, ce que Trump veut faire. Moi, je crois pas qu'on soit sur un coup de la dernière chance.

Je je de tout ce qu'on voit de Trump, c'est pas sa façon d'agir. Sa façon d'agir, c'est de dire euh comment j'avance encore un peu. L'idée, c'est pas de retourner dans une guerre totale, mais de faire un peu mal et de voir si ça débloque.

Je pense tout à fait que dans son esprit en fait l'idée c'était pas de rentrer en guerre. Guillaume, vous avez dit que que comment il va expliquer ça au MAGA ? Il pourra pas l'expliquer sauf de dire "Mon mon but était d'éviter une guerre après." Alors ça a provoqué la guerre.

Et juste un mot sur les images qu'on a vu de propag de propagande iranienne parce que les Iraniens sont hyper sophistiqués. Leur propagande est très sophistiquée. Là, ce qu'on voit, c'est une vidéo style Daesh.

C'est pas du tout sophistiqué. On voit des mecs avec leur leur revolver. Moi, je trouve ça très intéressant de de comprendre pourquoi on sort une vidéo comme ça.

Je pense pas que ça soit adressé à Trump. Je pense que c'est adressé à un public occidental ou arabe qui regarde TikTok, qui va associer dans sa tête ses histoires et qui va pouvoir s'identifier à cette propagande puisque une des audiences principales des Iraniens, c'est aussi l'audience occidentale, c'est-à-dire l'opinion publique. Et cette vidéo, elle fait tellement penser aux vidéos grand public de Daesh et compagnie que je me demande si ça s'inscrit pas un peu dans la même idée, c'està-dire pas officiellement contre Donald Trump.

Après euh les les Arabes qui regardent TikTok, quand on voit les pays du golf qui ont été lourdement frappés de cette manière, Sopia, on peut se demander si elles vont être vraiment réceptive à ce ce type de message. Tout à fait tout le monde arabe tout entier qui pendant des décennies cessé de dénoncer le rôle des stabilisateurs de l'Iran à une époque où l'Occident ne s'en inquiétait guerre euh euh aujourd'hui et il n'est pas sensible à ce genre de communication. Ensuite, détrompez-vous.

Ce ce ça peut faire de prime à bord, on a l'impression que c'est d'âge parce qu'il y a les cagoules, mais les SIT iakiens antiterroristes qui travaillent avec les néviciles américains, ils sont habillés exactement pareil hein. On les a suivi à Mossou dans la bataille. C'est c'est exactement leur leur tenue et on voit bien qu'ils ont le drapeau iranien.

Donc je ne pense pas. C'est vrai, vous avez raison de dire que la communication, la propagande ont lutté contre. Oui.

Oui. D'ailleurs, oui, mais voilà. Mais mais en tout cas, c'est sûr que la communication est faite pour attirer les foules, les masses du de ce qu'on appelle le sud global et cetera.

En tout cas, pour les pays arabes, il s'agisse du Moyen-Orient, Palestine, Israël, euh euh Jordanie, euh Syrie, ils n'ont que trop souffert et trop donné à cette à en tant que cher à canon, hein. C'est-à-dire qu'ils ont été utilisés, exploités par le les Passes d'Aran et par la République islamique. Et alors, les pays du Golfe, je vous explique même pas, c'est ils sont ils sont très remontés même s'ils le montrent pas et même s'ils continuent.

C'est ça qui est effarant [rires] hein. Aujourd'hui, par exemple la Jordanie après avoir été la cible des frappes qui ont coûté la vie apparemment à trois leader américain et aujourd'hui rebelote quatre missiles dont un a été intercepté d'ailleurs par les Israéliens. Un 4e est tombé dans le désert et deux ont quand même été interceptés par les Jordaniens ou et ou les Américains.

Et bien malgré ça, la Jordanie s'est simplement contentée de et bien convoquer l'ambassadeur d'Iran Aman en Jordanie. Ça vous prouve combien et bien les pays arabes sont à bout mais ils ne prennent pas de décisions ou de mesures importantes contre les agressions iranienne. Après du côté de l'opinion américaine, elle est tellement euh divisée en ce moment et notamment on parlait du prix à la pompe qui pourrait déchaîner les foules, mais là le pétrole n'augmente pas tant que ça en fait.

Guillaume alors effectivement c'est peut-être une des explications de cette espèce de jusqu'au bouhisme trumpien. le le le dernier cours du pétrole, le dernier cours du baril, c'est 88 dollars. Alors certes, c'est beaucoup plus qu'avant le début de la guerre, avant le 28 février, puisqu'on était à 70 dollars, mais ça fait une augmentation d'un peu plus de 20 %. par rapport à ce qu'on avait connu la fin du mois de mai où on était à 126 dollars, on a encore énormément de marges.

Or, c'est justement parce que le le pétrole pardon atteignait des sommets que Trump et et s'est mis dans une logique de négociation en expliquant que ce son obsession c'était d'ouvrir le détrit d'Ormos. Alors, qu'est-ce qui se passe ? Il y a une explication possible, c'est qu'en fait les pays de la région en train de chercher et peut-être de commencer à trouver des solutions intermédiaires pour ne plus avoir à passer par le trétroit d'ormouse.

Et il y en a deux principales. D'abord, c'est l'oléoduc qui existe déjà qui permet à l'Arabie Saoudite d'exporter une partie de son pétrole non pas vers le D3 d'Ormous mais vers la mer rouge. Donc en en en partant vers le sud-ouest.

Et puis il y a aussi quelque chose de nouveau, c'est un un un pipeline qui permet maintenant au pétrole émirati d'aller jusqu'à Om mais par la terre donc et de et pour ensuite être chargé dans dans des super tankers mais à l'est du D3 d'ormouse. Et j'ai vu une source américaine très sérieuse, rigoureuse qui dit que avec ces moyens de contournement, c'est presque la moitié des flux de pétrole qui arriveraient à sortir quand même de la région. Et peut-être que c'est ça, c'est qu'une hypothèse, mais le pari de Trump, c'est de dire finalement ben on ne fait que en en faisant ce bras de fer avec les Iraniens, on on ne fait qu'accélérer ce mouvement qui permet de de qui permettra dans l'avenir d'éviter le détroit d'ormouse.

Oui, je je suis d'accord avec vous. Et d'ailleurs le projet le projet le plus important pour contourner et retirer aux Iraniens cette cette arme économique et géopolitique et bien c'est le projet des quatre MAES. Il a été signé, il y a un accord qui a été signé à Washington sous la houlette des des autorités américaines entre irakiens et syrien pour remettre en marche l'oléoduc qui va et bien de Kirkou en Irak à Bagas en Syrie.

Et ce projet là qui a été nommé le projet des quatre mers, la Caspiade, la Méditerranée, la mer Noire et le Golf, c'est-à-dire qui permet de remonter le pétrole vers la Turquie, vers le bassin méditerranéen pour aller vers l'Europe et retirer aux Iraniens cette arme redoutable qui leur sert aujourd'hui de moyen de pression contre la communauté internationale. Renat. Oui.

Non, je suis d'accord avec Guillaume au fait que le le président américain, il a encore une marge de manœuvre parce que le le prix de de pétrole n'est pas vraiment à son sommer. Mais je suis dubitative pour la raison. Je pense pas parce que c'est ce genre de projet, le projet Iracoyrien, c'est un projet qui va prendre des années et non seulement ça et en fait tous les frappes iraniennes vers les pays de golf sur euh des sites pétrolières sur des usines des Allemands démontrent en fait la fragilité qu'on va voir pour ce genre de projet.

Vous imaginez des des des des milliers de kilomètres de pipeline qui sera exposé, ça sera impossible de de sécuriser tout ça. Donc c'est un projet qui a énormément de problèmes techniques. Moi, je pense qu'il s'agit plutôt de la fatigue d'une certaine façon du marché et et cette compréhension que peut-être on sera dans cette situation de de d'une guerre d'une intensité médium, pas la grande guerre d'encore, pendant quelques temps et c'est pour ça que le prix de pétrole n'est pas au sommet.

On marque une courte pause, juste une page de pub et on se retrouve dans un instant. À tout de suite. [musique] Le compte à rebour est lancé.

Les États-Unis s'apprêtent-ils à frapper l'Iran pour une 9e nuit consécutive ? La tension monte encore d'un cran. Surtout que deux soldats sont morts en Jordanie.

Le 3e reste à être identifié et également l'armée américaine [musique] annonce un soldat américain mort du côté de l'Irak hier soir en essayant de désamorcer une bombe. On va retrouver tout de suite Sonia Dridi du côté de Washington. Est-ce que Donald Trump est parti pour venger ses soldats ?

Sonia ? Alors, en tout cas, c'est le scénario euh un peu catastrophe, hein, pour Donald Trump qui avait prévenu euh en juin euh qu'il à la suite de la signature du mémorandum d'entendre qu'il n'y avait pas de raison euh il en avait parlé à des conseillers, il avait dit qu'il n'avait pas de raison qu'il reprennent euh une offensive à grande échelle, sauf si des soldats américains étaient tués. Et donc, on a appris il y a peu via le centrecom, le centre de commandement militaire américain au Moyen-Orient, qu'il y avait en effet un 3è soldat qui avait été tué hier dans le nord de l'Irak en en lors de la détonation contrôlée euh de munition en provenance d'un drone euh iranien.

Et le Centcom qui précise également qu'après des recherches, des membres des forces armées américaines ont découvert plutôt aujourd'hui des restes humains non identifiés en Jordanie. Et donc, il est euh très possible que le euh la mort du 3e soldat qui a été jusqu'à présent porté disparu soit bientôt euh annoncé euh par euh les Américains. Et donc c'est euh un moment très compliqué euh pour Donald Trump parce que il sait qu'il a la pression de son opinion publique.

Même si les sondages montrent que le Camp Maga le soutient encore largement dans cette guerre, l'opinion publique en majorité est contre cette intervention en Iran. Et euh depuis ce matin, il y a de nombreux élus démocrates qui s'exprimaient pour dire pour qui s'expriment pour dire euh "S'en est assez, il faut mettre fin euh à cette intervention euh en Iran, à cette guerre." Et euh d'ailleurs, même avant euh l'annonce de la mort de ses soldats euh ce weekend et bien Donald Trump pensait élargir les opérations en Iran car il est très frustré.

Il n'arrive pas à faire piller les Iraniens. Merci Sonid pour toutes ces précisions. On reviendra vous voir tout au long de cette édition.

Regardez ce soir en ce moment les images de Donald Trump qui assiste à la finale de la Coupe du monde entre l'Espagne et l'Argentine. Il est derrière des vitres blindées et on sait Galager qu'il y a un dispositif énorme ce soir pour protéger le président américain. Oui, absolument avec on pouvait s'y attendre différentes couches de de sécurité.

C'est le Secret Service qui a pris en charge la sécurité à l'intérieur du MT Life où se trouve actuellement quelques 82500 spectateurs pour un des événements les plus sportifs, les plus importants au monde. Il y a également la constitution d'une zone d'exclusion aérienne a autour du stade qui est mise en œuvre notamment mais pas seulement par des chasseurs F16. Interdiction bien évidemment de faire voler des drones.

Au-dessus et à proximité du stade, il y a Door eu dans les jours précédents des euh des des j'allais dire des appréhensions de de drones qui avaient été ben contrevenant donc à ces à ces règles et à ces à ces lois. Euh et en plus de ça, à l'intérieur même du stade, c'est euh les agents de la TSA euh qui sont ceux que l'on trouve habituellement dans les aéroport américains qui scann en fait les passagers, donc les faisant passer par des détecteurs de métau scannant évidemment qui on a demandé de venir 4h en avance. Oui, des heures mais de ce que je lis c'estàd que les personnes qui ont été interviewées par les différents journalistes qui se trouvent sur place n'exprimait pas, j'allais dire de de désarrois ou de frustration entre mesure.

Elles ont pu toutes rentrer à l'heure et il était relativement évident. Vous n'avez pas que Donald Trump, vous avez le roi Philippe d'Espagne, vous avez premier ministre canadien Marc Carnet, patron de la FIFA Jan Infantino, d'autres responsable politique et personnag de premier plan qui explique en partie un dispositif de sécurité complètement renorme. Je pense que la plupart des heureux et heureuses personnes qui avaient les moyens de se payer un billet savaient que ça allait prendre du temps pour rentrer afin de pouvoir assister à cette finale qui a démarré à 15h heure locale. général, la mobilisation d'un dispositif comme celui-ci avec notamment des F16, est-ce que c'est normal pour ce type d'événement ?

C'est tout à fait normal. Et lorsque nous avons assuré la protection du euh la réunion du G7 à Vian, nous avons procédé exactement de la même manière. Bon, si ce n'est qu'on l'annonce un petit on l'annonce pas de manière aussi aussi flamboyante, mais vous avez dans la posture permanente de sauvegarde aérienne des avions de chasse qui sont euh soit qui tournent lorsque la réunion est en cours, soit qu'ils sont en alerte immédiate, les pilotes sont auprès de leur avion pour décoller et pour neutraliser un drone, un avion qui pourrait sêtre dérouté volontairement ou involontairement.

Donc tout ce système de protection, nous avons exactement le même à partir du moment où nous avons des autorités sur place. Là où ça prend une dimension quand même un peu particulière avec monsieur Trump, n'oublions pas qu'il a fait l'objet d'attentat qui l'ont visé directement. Donc la situation internationale plus les mesures classiques plus une personnalité qui a déjà fait l'objet de cible et bien on arrive à un dispositif qui est extrêmement extrêmement complet, extrêmement resserré mais qui n'est pas particulièrement étonnant dans ces conditions.

Mais surtout qu'il y a des menaces réelles de l'Iran qui ont établi une cible très claire en le mettant en haut de la liste. Sopia, effectivement, ce qui a grave ce que vous disiez à l'instant général, en plus de ces trois tentatives d'assassinat, il y a ces menaces de mort. qui ont euh dont dont Donald Trump a fait [raclement de gorge] euh de la part des Iraniens en haut lieu, même le fils du du guide assassiné, son successeur.

Et donc, il est tout à fait normal que les mesures soient exceptionnelles. Et pour Trump, c'est aussi c'est aussi une manière de faire la guerre, d'être là pour dire "Je ne vous crains pas, l'Amérique est un grand pays. ce conflit périphérique que j'ai provoqué sans être sûr de moi et je suis en train de me planter pour ainsi dire par donner l'expression et bien ici en territoire américain la vie continue.

Une magnifique rencontre a lieu et je serai là pour remettre la coupe du monde devant des des des millions voire des milliards de téléspectateurs et et ça aussi c'est une manière d'envoyer un message aux Iraniens de la part de Donald Trump. Mais tout de même, il y a eu plusieurs failles de sécurité dans les dispositifs américains. Guillaume Roquet.

Oui, effectivement, on pense bien sûr à la à la tentative d'attentat contre contre Donald Trump pendant sa campagne présidentielle. Il y en a même il y en a même eu deux. Et euh les menaces iraniennes étaient extrêmement précises ces derniers jours euh contre lui.

Pour autant, j'ai du mal à imaginer que dans ce lieu qui est probablement le plus sécurisé du monde ce soir, il y ait vraiment des possibilités de de de d'attentat ou de ou de de vraiment de d'attaque possible contre les autorités américaines. Donc c'est un c'est un déploiement de sécurité qui est qui est logique, qui je dirais est presque une affaire de de standing pour les Américains. Ils doivent montrer que cette coupe du monde s'est bien passé et ce qui est vrai que ça a été le cas jusqu'à présent avec une organisation qui était globalement performant.

Léa Lman. Oui, encore une fois, c'est ça a l'air très impressionnant parce qu'on a tous ces dispositifs et que c'est les États-Unis et que c'est Trump et que c'est la guerre, mais en fait les États-Unis ont reçu des menaces très ciblées. Donc ils peuvent agir en fonction des menaces.

Et c'est vrai qu'il y a les menaces iraniennes, mais pas seulement. il y a des menaces de de la gauche radicale, de la droite radicale. C'est-à-dire qu'en fait, c'est vraiment si si je suis un terroriste aujourd'hui, c'est là que je veux être en fait.

Donc il y a pas vraiment le choix que de protéger et de créer tout ce dispositif qui à part ça, à part les F16 que j'avais jamais vu je crois avant dans le dans le ciel, les dispositifs, ils sont normaux. Les magnomètres qu'on fait passer 4 heures avant, ça me paraît tout à fait logique. C'est ce qui se fait de base dans n'importe quel grand événement.

Euh Xavid Stelman, vous êtes en direct avec nous parce que ces menaces pèsent mais également deux soldats euh américains ont été euh tués en Jordanie, peut-être un troisème qui reste à être identifié, un soldat également en Irak. Comment vous expliquez la vulnérabilité de ces bases américaines ? D'une manière générale, on l'a vu depuis le début de la guerre avec l'Iran, c'est que il y a une capacité de saturation.

C'est-à-dire que théoriquement quand les Américains et leurs alliés ont des systèmes de défense patriote à volonté, ils arrivent à intercepter plus de 90 % des missile balistique. Le problème aujourd'hui, c'est que ils on ont consommé plus de la moitié de ce qu'ils avaient en stock et donc leurs réserves sont passablement à moindri. Et quand vous avez beaucoup de tirs vers une zone en particulier et que quelle que soit cette on va dans un instant Xavier Tittelman différent.

Ah, on vous entend. C'est bon, on vous a retrouvé. Alors le je disais simplement que le problème des Américains, c'est qu'ils ont du matériel mais il est aujourd'hui réparti sur beaucoup trop de cibles potentielles et que même s'ils ont effectivement technologiquement la capacité d'intercepter ces missiles, ils ne peuvent pas protéger toutes les bases en même temps et qu'une saturation avec des dizaines de missiles qui seraient tirés en même temps sur une base laisse forcément passer quelques missiles à la fin.

On va vous reprendre dans un instant, on va essayer de régler la connexion XLman mais on va écouter les propos de notre correspondante au Qatar Elisa Cléch. Vous êtes sur place, il y a une réelle vulnérabilité de ces bases américaines et ça inquiète les pays du golf. Oui, c'est une inquiétude qui monte cette semaine pour les pays du golf parce qu'à l'origine, il se pensaiit protégés justement par la présence de ces bases américaines sur leur territoire et cette semaine, on le voit bien, c'est justement à cause de la présence de ces intérêts américains qu'ils sont particulièrement frappés, touchés, ciblés par la République islamique d'Iran.

Donc évidemment cela les rendulées et puis cela les rend vulnérable également parce que leurs infrastructures civiles sont également directement touchées. Aujourd'hui, on l'a vu, une usine de dessement d'eau a encore été touchée au Kouwait. C'est la troisème fois en 3 jours.

Donc ces pays sont de plus en plus inquiets et voit bien la vulnérabilité des systèmes de défense aérien des États-Unis qui n'ont pas réussi à intercepter tous ces projectiles en provenance de l'Iran. On le disait à l'instant en plateau, l'une des hypothèses, c'est justement l'utilisation de nouveaux missiles balistiques de la part de l'Iran, des missiles qui sont plus précis et qui sont capable de changer de trajectoire en cours de route, ce qui leur permet de surprendre euh ces systèmes de défense. Donc, certains pays se tournent vers d'autres alliés.

C'est justement le cas du Kuwait qui ces derniers jours a entretenu des discussions avec le Pakistan pour obtenir dans les prochaines années des avions, des drones, mais aussi et surtout des systèmes de défense aérien ainsi que des troupes supplémentaires sur leur territoire pour se prémunir face à la menace iranienne. Merci les ACLH pour toutes ces précisions. Écoutez notamment ce que disent les Iraniens.

Ils ont prévenu le Kuwait que ça allait être l'enfer sur la sur leur territoire. Écoutez, c'est pour que les cobétiens le sachent, tout comme les Émirati l'ont en quelque sorte compris. Les cohétiens recevront assurément sans aucun doute une leçon particulière dans cette guerre.

La raison c'est que ce pays a tiré depuis son territoire des missiles sol contre notre pays. Par conséquent, nous considérons cela comme une attaque directe de l'ennemi contre nous-même et les cohétiens devront donc certainement répondre. Général, vous voulez réagir ?

Oui, c'est c'est quand même assez étonnant avec tout ce narratif iranien. On ne sait plus à la fin qui est à l'origine des premières frappes et qui doit s'excuser auprès de auprès de qui. Moi ce que je constate quand même, c'est que le territoire cowéien a été pris à partie.

Lorsqu'on prend à partie les bases américaines, je dirais que on est dans une forme de cohérence entre les deux acteurs principaux. Lorsqu'on s'en prend, comme on l'a vu ici, à des usines de dessement ou des usines de production d'électricité, là on n'est plus du tout dans un conflit militaire mais là on frappe des capacités vitales et en particulier l'eau 12, la production d'eau 12 vitale d'un pays. Donc je trouve assez assez étonnant mais pas très surprenant quand même cette rhtorique iranienne.

Ça vient. Oui, de les Iraniens ont été clairs, ils ont dit que il il frapperaient les sites civils euh si eux-mêmes euh avaient leurs usines de dessement ou leur plutôt leur centrale électrique touchée. Et bien ça a été le cas.

Euh mais ça a pas été d'une grande ampleur. Là, il s'acharne contre le Kuwait et dans cette vidéo, on ne il ne reproche pas euh euh au euh euh il reproche au Kit d'avoir été une base de lancement pour les forces américaines. Or, ça a été le cas de plusieurs pays et en l'occurrence, le Kuwait n'a pas été particulièrement plus actif que les autres pays du Golf, c'est-à-dire les pays voisins du petit Émirat du Kuwait.

Là, on entend les sirènes hein en plein milieu sur le territoire du Katwait. euh pour prévenir la population euh qu'il va y avoir une attaque. Désàis Tittlemman, vous êtes de retour avec nous, on essaie une nouvelle fois.

Euh est-ce que vous savez justement euh quels sont euh les moyens utilisés par les Iraniens pour frapper notamment le Kuwait et d'autres pays du golf aujourd'hui ? Alors, on est toujours sur des missiles baladistiques. Maintenant, c'est vrai qu'il y a une vaste panoplie de système qui va être utilisé.

Il y en a qui sont les missiles baladistiques les plus simples, c'est-à-dire c'est des missiles scudes un peu améliorés qui avaient été à la base développés en commun avec les technologies qui leur venaient de Corée du Nord. Et donc ils ont développé ça de manière quand même relativement importante pour la masse. Mais on sait que dans les dernières années, ils ont beaucoup monté en capacité technologique pour pouvoir faire des missiles qui peuvent effectivement changer de trajectoire en vol.

Or, quand vous avez un missile qui va à plus de 5000 km/h, l'intercepteur lui, il va aller vers un point d'interception probable. il a pas forcément la possibilité de se remettre à jour pour changer de trajectoire. Donc c'est très difficile d'intercepter un missile qui va changer de direction et de destination une fois qu'il a déjà été lancé.

Et la deuxième catégorie c'est les fameux missiles qu'on appelle Mirv. C'est date dans lequel vous avez une tête de missile qui va lâcher jusqu'à 6 8 10 petites têtes qui vont chacune avoir une cible différente. Et finalement dans le domaine si c'est du terrorisme, ils ne visent pas une cible stratégique militaire très particulière.

Ils vont taper un environnement et s'ilsattent à 500 m à gauche, ça va toujours toucher une ville ou en tout cas toucher un aéroport même si ça vise relativement mal. Et ces deux technologies sont très difficiles à intercepter. Les Américains développaient le système qui s'appelle le TAD.

Les Israéliens ont également un équivalent qui permettent d'intercepter ces missiles avant qu'il n'atteignent la le la haute altitude avant qu'il se redescendent et qu'il changent de destination ou qu'il se divise. Malheureusement pour les Américains et ben les iraniens ont été capables avec des drones de basse altitude de détruire les radars qui permettaient de faire fonctionner ce système TAD. Et donc aujourd'hui, ils sont plus capables de les intercepter comme c'était prévu.

Rina Bassiste, on a entendu les pays du golf réagir à l'unisson en parlant de crimes de guerre, mais est-ce qu'ils peuvent réellement rentrer dans la danse ? Euh moi, je suis pas tout à fait sûr. Euh en fait, si on regarde, on a énormément parlé sur ce plateau, cette deal entre les Américains et les pays de golf, vous nous laissez mettre nos nos bases militaires chez vous.

En revanche, on vous assure une protection. Mais mais quand on regarde les choses en près, si ces pays ont vraiment euh se sentait qu'ils ont qu'ils avaient besoin d'une d'une protection, c'est clair que même s'il y a une présence d'une base américaine, ça euh ça garantit euh nulle part une protection complète de tous les pays. Ça ne peut pas, je veux dire tous ces pays-là, on connaît très bien les points faibles.

On n' pas n pas besoin d' Vous dites que les Américains ont un peu failli à leur mission Rina. Non, je je pense pas. Je crois qu'il y a il y avait la classe politique dans ce pays de golf qui ont fermé les yeux, qui ont dit à leurs citoyens, regardez, tout va bien.

On a des deal avec les Américains, ils sont présents dans notre sol. Sachant bien que si vraiment il y a une scénario catastrophe, ça va bien sûr aider qu'il y a les Américains, mais ça peut pas garanti 100 % qu'il aura pas de frappes parce que tous ces par exemple les usines des des Allemands, les sites pétrolières qui étaient visés dans d'autres guerres surtout les sites pétrolières, on a on a vu avec les les Saoudiens dans dans les passés et sont ce sont des sites fragiles. Et là si on voit pas de nos yeux qu'il y a tout autour soit des batteries de Tade ou d'autres ou d'autres Iron comme en Israël, c'est impossible de le protéger.

Donc il y avait une fermeture des yeux de la part de ces pays et maintenant les dirigeants, ils doivent expliquer justement à leurs citoyens pourquoi on se trouve dans cette situation où ils ont jamais investi soit les sauf les Émirates beaucoup dans leur armée et leurs moyens militaires. Là ils sont très en retard. essayer de rattraper ça, ça va prendre des années.

Donc s'attaquer à l'Iran, ça sera très compliqué pour ce pays. Oui. Général, vous vous chiz de la tête, c'est-à-dire que il y a eu la la volonté des Émirats de faire rentrer dans la danse Israël notamment pour protéger leur leur territoire.

On voit aussi que ça a fait des morts. C'estàd que du côté du Qatar, il y a eu des morts par exemple. Donc on en est plus juste à viser les infrastructures électriques.

Les centrales de dessement euh s'il n'y a plus d'eau, ce sera une guerre de l'eau en fait. Totalement. Absolument.

Mais là encore une fois, je je me permets d'insister, les sanctuaires, ça n'existe pas. C'est-à-dire que quand vous défendez un espace, queles que soient vos capacités technologiques, quels que soient vos moyens, et ça a été dit très justement, les Américains, on leur demande de couvrir en matière de défense solaire un espace extrêmement étendu, et bien forcément, on ne peut pas couvrir tous les espaces. D'autant que en Jordanie, si mes renseignements sont bons, le système TAD n'a pas très bien fonctionné parce que le radar avait été détruit préventivement.

Mais les Américains eux-mêmes à un moment sont limités en capacité. Et je reviens sur les États du golf parce que même s'ils ont beaucoup acheté d'équipements notamment d'équipements américains, ils ont un peu externalisé leur défense auprès de leur population en leur expliquant et je suis totalement en phase avec ce que dit Rina. De toute façon, les Américains vont vous garantir la défense absolue.

Mais la défense absolue, ça n'existe pas. Ça veut dire que il faut que chacun des pays s'investisse personnellement dans cette dans cette défense. Quels que soient les accords militaires qu'on puisse avoir.

Nous en avons nous-mêmes puisque nous avons une base aux Émirats Arabes Unis. Il faut que chacun des acteurs s'investissent. Mais on ne peut pas mettre un un missile solaire tous les 100 m euh le long de l'ensemble des côtes euh de des États du golf.

C'est forcément euh impossible et c'est justement l'objectif des iraniens que de saturer les capacités. Etman, euh oui, [raclement de gorge] ça c'est évident que tant qu'on a'ura pas les taux d'interception, on pourra pas savoir si la défense est bonne ou pas. Mais si on reprend l'idée de si on essaie de comprendre ce que fait l'Iran, par exemple, on prend le Coète parce que on voit quand même que les cibles iraniennes, elles sont particulières cette fois-ci depuis une semaine.

C'estàdire Akaba, la Jordanie, le cohète. Le coohète, c'est un c'est un des meilleurs points de pression que les Iraniens peuvent trouver de tout concentrer là maintenant sur le côète. un la présence militaire américaine, deuxièmement c'est hyper proche du de l'Iran et troisièmement toutes leurs infrastructures militaires, civil énergétique sont concentrées au même endroit.

Et en fait ce qui se passe un peu là, ce qu'on est en train de voir cette dernière semaine, c'est vraiment intéressant parce que tous ces pays du golf qui en fait ont essayé là depuis 3 mois de négocier bilatéralement avec l'Iran, c'està-dire qu'ils se sont dit "Nous, on va pas maintenant se mettre derrière les États pour acheter leur protection." Oui, les Émirats, ça a plutôt bien fonctionné parce que là, ils sont pas frappés pour l'instant. Non, ils sont pas frappés.

Mais la conclusion, c'est quoi ? C'est que si chaque pays individuellement négocie avec l'Iran ou essaie de trouver un deal ou de ou d'apaiser l'Iran, en fait ça ne marche pas. Il faudra que les pays du golf qui sont en tension interne en ce moment de toute façon mais réussissent à trouver un moyen de de coordonner leur réponse.

Parce que si le Qatar, le Cohè, les Émirats, Arabie Saoudite, tous font ça individuellement en se disant "Nous, on va aller voir les Iraniens, on va leur dire, on va leur promettre de plus laisser les Américains passer ou j'en sais rien de ce qu'il leur promettent." Mais à la fin, c'est aucune garantie parce que comme Iran n'a rien à perdre, là ils sont en mode "On va taper là où ça fait mal." Et là où ça fait mal, c'est les endroits comme le Coète.

Général Palomiros, que j'avais en grand en grand entretien tout à l'heure, euh disait très clairement il faudrait presque une coalition en fait de ces pays du golf. Est-ce que c'est possible selon vous, Guillaume Roquet ? Bah, je pense que c'est compliqué pour eux de rester dans cette espèce d'entre deux.

Je rappelle que les pays du aucun des pays du golf n'est officiellement en guerre avec l'Iran. Vous me direz même les même les États-Unis d'Amérique, le la nation, voilà, le caractère juridique de ce conflit reste reste un peu flou. Mais en tout cas, ils ont tous dit au début, on est neutre, on on veut pas s'en mêler.

Certes, il y a des bases américaines sur notre territoire, mais ça n'est pas notre guerre. Et d'ailleurs, au début, euh les les pays du Golf à commencé par l'Arabie Saoudite disaient "Ah non, on ne veut pas faciliter le passage des des des avions américains." Or, le résultat des courses, c'est quoi ?

C'est que ils ont été rattrapés par cette guerre. Et je pense que il faut revenir sur le terme que vous que vous rappeliez tout à l'heure de crime de guerre. Euh en l'occurrence quand il quand il frappe des usines de dessement d'eau, c'est pas la peine d'être un grand expert géopolitique pour comprendre à quel point euh c'est c'est essentiel dans une région comme celle-là de de pouvoir de de saler l'eau de mer.

Euh ce sont des crimes de guerre. C'est l'objectif de l'Iran, c'est de c'est de faire régner la peur dans toute la région. Est-ce qu'on croit vraiment que ces pays-là seront plus en sera plus en sécurité si les Américains s'en allaient ?

Non, je pense pas. effectivement euh une une coalition avec une coordination des forces serait peut-être un bon moyen de se défendre. Oui.

Euh écoutez, je pense que c'est vraiment très très improbable. Plusieurs raisons. Les pays du golf n'ont pas l'expérience de la guerre.

Ils ne savent pas se battre premièrement et ils ils n'ont pas d'appétence. Enfin, ils n'ont pas l'envie de se battre. Ensuite, ils ont toujours dit aux Américains qu'ils ne voulaient pas de cette guerre, pas par affiction pour la République islamique, loin sans faut, mais parce que ils savaient que les Iraniens sont sont comme ça.

Ils tirent sur ce qui fait mal aux Américains puisque l'Amérique est loin des frontières de l'Iran. Ensuite, pour être un même si c'est un peu cynique, pensez-vous vraiment que l'apport des pays du Golf apporterait quoi que ce soit à ce conflit et ferait gagner l'Amérique et derrière lui tout l'Occident ? Je ne le pense pas.

Même Israël est tenue de côté pour l'instant. Ça veut pas dire qu'elle ne rentrera pas dans le conflit parce que les Amériqu les Américains pensent qu'ils peuvent faire piller les Iraniens seuls et ils essayent d'y aller vraiment au pas à pas et ils n'y arrivent pas. Donc peut-être qu'ensuite Israël rentrera dans la danse mais je ne vois pas comment les pays qui sont divisés les pays du golf. les Émirats se sont retirés du conseil de ensuite vous avez le Qatar et et l'Arabie Saoudite qui ont été fâché pendant assez longtemps.

Donc même politiquement, ils ne sont pas très proches même si ce sont des voisins et qu'ils sont et bien leur leur sort est lié à cette région et avec comme comme ce ce voisin terrible qui l'Iran pour ces pays du golf. Mais excusez-moi, mais de ce que de ce qu'on entend, il y a pas de solution en fait pour ces pays du golf, c'està dire il y a pas de sécurité à 100 % et en plus de ça, avoir ou ne pas avoir les bases américaines, ça change rien en fait pour l'Iran. Rina, oui, mais il y a Sopia a bien touché au point, c'est quelque chose, ça fait maintenant de tr jours qu'on parle sur LCI, sur cette problématique et je reviens à cette notion de coalition.

Il y a un manque de solidarité parmi ces pays de golf. Et s'il y a pas de solidarité, comment on peut s'imaginer qu'il y aura une stratégie commune, qu'il y aura une coalition qui est même plus que juste stratégie ? On est très très loin de cette situation et c'est pas par hasard que après qu'on a terminé avec la guerre au Yémen, chaque pays a décidé de sa propre politique vis-à-vis l'Iran notamment et il y avait des investissements de certains pays dans l'Iran.

Il y avait des tentatives justement de réparer les relations mais c'était vraiment chaque pays pour soi, il y avait aucune solidarité et là on parle de Ket qui était frappé maintenant trois fois trois fois on a frappé une usine de dessement. Où sont les autres pays de golf ? Qu'est-ce qu'il propose ?

Est-ce qu'il propose je sais pas des ingénieurs ? Est-ce qu'il propose des camions avec de l'eau ? Qu'est-ce qu'il propose ?

Est-ce qu'il propose au Qu il disent vraiment vous êtes dans une situation catastrophique on va vous aider ? Je ne sais pas, on va aussi frapper l'Iran, rien de tout ça. Donc s'il y a pas de solidarité parmi ces pays, il y aura pas une stratégie commune et ça sera exactement pareil comme c'était après la guerre au Yémen.

Chaque pays va essayer de de discuter, d'arriver à un accord tout seul, bilatéral avec les Iraniens. Xavier, quelle est la meilleure protection à l'heure actuelle pour ces pays-là selon vous ? [grognement] se reposer sur les Américains est un échec.

Technologiquement, effectivement, les systèmes israéliens ont prouvé qu'ils étaient plus efficaces que les systèmes américains. Donc l'idée de de des Émirats de demander la protection technologique de d'Israël, évidemment, c'est positif. Le problème, c'est qu'un certain nombre du pays de la zone ne reconnaissent même pas l'existence de l'État d'Israël.

Donc ça va leur causer des problèmes de d'avoir des accords militaires avec Israël. Donc par contre, il y a une certitude. Si le couit accepte de se faire taper dessus sans répondre, si demain ils font pas décoller leurs avion de chasse pour taper eux-mêmes sur l'Iran, c'est porte ouvertes pour l'Iran pour continuer de la même manière pendant des semaines et des semaines.

Donc on se doute bien qu'il faudrait effectivement à défaut d'une coalition que au moins les pays visés ne laissent pas les Américains répondre à leur place. Il serait logique que le Kit demain ait des missions opérationnelles de bombardement sur le territoire iranien simplement pour dire qu'elle n'accepte pas de se faire bombarder librement. Mais les Alandman est-ce que ils sont en capacité de le faire ?

C'est la grande question. Alors ils peuvent être en capacité de le faire si il y a aussi une décision politique à avoir. Est-ce que maintenant là ce qu'on voit c'est que l'Iran va décider de l'appuyer du beau temps dans la région duam eternam si on décide pas que stop.

Ça veut dire que quand les Iraniens voudront pas avoir un accord entre certains pays, ils vont taper. Euh, ils peuvent taper des infrastructures. Ils ont tapé assez près de euh ce corridor qui est censé passer de l'Inde par les les le Moyen-Orient jusqu'à l'Europe.

Euh donc, si on laisse maintenant les Iraniens faire ce qu'ils veulent, c'est-à-dire détruire tout le développement qui se passait dans la région jusqu'à 3 ans, on est dans une mauvaise situation. Par contre, on peut aussi faire, on peut aussi décider que le moment est trop grave pour continuer avec l'hypocrisie ambiante. Pourquoi je parle d'hypocrisie ?

Tous les pays arabes coopèrent avec Israël, presque coopère avec Israël à travers donc c'est pas officiel. Deuxièmement, on sait très bien que les Israéliens ont vendu des armes au Qatar et aux saoudiens. Je parle même pas de business, je parle même pas de de business civil.

Donc ça veut dire que quand ces pays-là veulent coopérer, ils savent très bien le faire. Donc là, c'est que une question de d'ego et de positionnement des de de ces pays dans le Moyen-Orient. Ils arrivent pas à se libérer de leur politique au Moyen-Orient.

Vous souriez mais mais en vrai c'est je vois Sopia en total. Sûr je je laisse Sopia, je finis juste Sopia un mot en disant que à un moment à un moment cette région elle va devoir décider ce qu'elle veut. Le Liban par exemple a décidé qu'ils ne vont plus laisser se faire ils ne vont plus se laisser faire par des vieilles euh par des vieux dogmes et que l'Iran va sortir de leur négociation.

Ce qui se passe au Liban, entre le Liban et Israël, il n'y arrivent pas pour l'instant. Enfin, mais attendez, ça a commencé. C'est c'est incroyable.

Ah moi je sous-estime pas mais moi je sous-estime pas ce qui se passe au Liban. Le courage du Liban, on l'a pas vu depuis 40 ans un courage comme ça. Donc évidemment qu'ils ont besoin d'aide extérieure comme les Émirats ont comme le golf a besoin d'aide extérieur mais tous ces pays savent très bien coopérer militairement à travers Scom avec Israël.

Donc là, ça y est, c'est bon quoi. Oui. Non, je suis partiellement d'accord avec ce que vous dites, Léa, mais pour le reste beaucoup moins.

En réalité, on peut pas tout mettre dans un sac et dire et comparer les relations. Le esbola Israël, le Liban, c'est c'est un magma. Bon, le Liban est en train de se débarrasser de l'influence duboll et est en train de de procéder à des négociation très courageuse.

Le président aujourd'hui est arrivé à Washington, le président libanais Joseph Raun et il est en train de retirer aux Iraniens la carte libanaise. Et ça, c'est absolument une très bonne nouvelle pour les Libanais et pour que ce pays retrouve sa paix et sa stabilité. C'est un point point à la ligne.

Les pays du golf, ça n'a rien à voir mais rien à voir. On ne peut pas, tout comme les Israéliens ou ceux qui voulaient que tout le monde rentre dans cette guerre, disaient "Oui, les Français, vous êtes des pantoufls, allez-y les Européens." Non, non.

Le problème avec Trump, c'est qu'il est allé faire une guerre sans les moyens pour la gagner. On ne va pas frapper devant la tanière du loup avec un pistolet ou du lion avec un pistolet à eau. Et quand on se fait bouffer le bras, on dit ceux qui veulent pas venir avec moi sont des méchants ou sont des lâches.

Non, les pays du golf n'iront pas faire la guerre à l'Iran parce qu'ils savent que s'ils frappent l'Iran, ils seront exterminés. Et ils ne voulaient pas cette guerre. et de ne pas y aller, ça ne fait pas de des lâches.

Et pourtant, bien sur ce plateau, on a bien montré, raconté tous les autres aspects négatifs de ces pays, qui sont pas démocratiques, qui ont beaucoup de défauts et cetera et cetera. Mais aujourd'hui, c'est ça qu'on juge. On ne va pas, c'est Trump est allé faire cette guerre.

Après, il a appelé au secours les Européens, il les a abreuvé d'insulte. Et aujourd'hui, on vient, on dit les pays du golf qui ont d'ailleurs beaucoup d'autres défauts. Et c'est pas parce qu'ils ont fait la paix avec Israël qu'ils doivent y aller parce que l'Amérique a décidé d'aller frapper l'Iran.

L'Iran est un gros morceau où on tape un gros coup même si on ne respecte pas la loi le droit international. Ça c'est encore un autre débat mais quand on y va, on ne laisse pas les pays de la région ensuite en tournant le dos comme Galag disait, il risque de partir et laisser tout le monde là-bas et s'il laisse l'Iran et ben je peux vous dire que même le Liban dont vous ventiez le courage à l'instant et bien eux ils vont dire nous on va pouvoir se débarrasser du esbola l'armée libanaise qui n'a même pas d'armes mais les Américains n'ont pas pu se débarrasser des iraniens voulaient qu'on se débarrasse de son bras armé au Liban donc c'est très grave et ça a des implications au-delà de l'intérêt des pays du golf c'est tous les pays du Moyen-Euran, Israël, le Liban et j'en passe. Voilà.

Mais que ce soit compliqué, c'est une certitude. Et d'ailleurs, jusqu'à présent, les Américains se sont cassés les dents contre l'Iran. Mais il me semble qu'on ne peut pas saucissonner le problème parce que le problème, il a un seul nom, il s'appelle l'Iran.

Veut dire qui menace le le Israël avec des armes nucléaires qui sont quasiment arrivées à à fabrication. C'est l'Iran qui déstabilise le Liban avec le Esbola. C'est l'Iran qui canard de tous les pays du golf.

C'est l'Iran. Alors, on peut dire, "C'est pas grave, chacun reste chez soi, euh, on a des intérêts divergents et donc on fait rien ensemble." Mais à mon avis, ça va pas régler le problème.

Je je méfie toujours des analogies historiques, mais c'est un peu muniois comme état d'esprit, c'est-à-dire c'est c'est Alors, après, je suis d'accord avec vous, d'un point de vue militaire, les Américains, ils sont allés, ils n'y sont pas parvenus. Moi, je pose la question sans avoir la réponse. Est-ce que si tous les pays du golf s'y mettaient ensemble avec les Américains, avec Israël, il serait pas capable de renverser le rapport de force par rapport à l'Iran ?

C'est la question que je pose. En tout cas, il me semble que ça vaut la peine d'être étudié le principe de cette coalition plutôt que dire "Ouais, non, chacun s'occupe de ses petites affaires et puis et puis on se préoccupe pas du voisin." Non.

À la différence des pays du de l'Amérique et d'Israël, l'Israël est très bien protégé pour en matière balistique. L'Amérique est très loin géographiquement. Les pays du golf n'ont pas ce privilège tout simplement.

Et donc par conséquent si l'Amérique et Israël n'arrivent pas à bout de l'Iran, la participation du petit Ké qui a été avalé en 3h par Saddam Hussein, un pays qui était sous embargo depuis 40 ans et des petits Émirats et du Qatar qui est une petite verrue dans la mer à côté de de l'Arabie Saoudite qui a menacé de la transformer en île en quelques heures. Ils étaient complètement encerclés. Et l'Arabie Saoudite.

L'Arabie Saoudite, c'est pas un confetti qui a été euh Oui, je sais. Mais c'est pour ça que moi je vous parle d'une coalition globale de tous ces pays. Je je j'ignore pas la difficulté mais ve dire ces pays ces pays concentrent euh le une part essentielle de la richesse du monde.

Veut dire ils sont ils ont ils sont dans une position géographique qui est quand même privilégiée parce que parce que le le face à l'Iran, moi je sais pas mais je je j'arrive pas à comprendre pourquoi est-ce que on n'évoque même pas cette hypothèse qui se mettent tous ensemble. C'est pas que C'est pas que militaire Sopia, la réponse des pays du golf, elle doit pas être militaire mais en tout cas, elle est pas du tout coordonnée. Ils peuvent très bien couper les fonds.

Il peuent a il y a il y a de la même façon qu'on dit tout le temps que cette guerre, elle est multidomaine. Les Émirats, il faut bien qu'à un moment ils décident, mais l'Arabie Saoudite aussi et le Qatar qui a un problème d'oppositionnement. Tous ces tous ces pays-là doivent décider ce qu'ils veulent.

Et à propos, Israël et les États-Unis ne sont effectivement pas venus à bout de de de ce qui se passe en Iran. Mais c'est aussi une décision politique. Pourquoi c'est politique ?

Parce que ça dépend des cibles que les États-Unis, Israël attaquent. En fait, c'est pas plus compliqué que ça. Là, on voit bien pourquoi je pense que pour l'instant, c'est contenu ou en tout cas c'est l'idée, c'est de contenir les frappes entre les États-Unis et l'Iran parce que un, l'Iran n'attaque pas Israël et deuxièmement, les États-Unis n'attaquent pas tout ce qui bouge.

C'est-à-dire que pour l'instant la les cibles sont très précises dans l'idée. Ça me fait penser un peu à l'année de frappe entre Israël et le Esbola après le 7 octobre. C'estàd que c'était dans le jeu, on joue dans ça fait mal mais on est dans dans le dans ce qu'on a le droit de faire.

Si ça déb si ça déborde, ça déborde. Mais en tout cas de dire il y a rien à faire, on peut rien faire, on a tout essayé, c'est pas vrai. Et de et certainement pas d'abandonner les pays arabes du golf, ça c'est évident, mais il y a d'autres moyens que l'attaque militaire.

Le Pentagone d'ailleurs réfléchit, on va revoir cette carte de ces bases militaires américaines au Prochent. Euh le Pentagone lui-même réfléchit à changer de stratégie, à disperser davantage euh ses moyens. Est-ce que ça ça pourrait euh faire évoluer les choses ?

Euh Galaga bah c'est déjà ce qu'ils ont commencé à faire avant le 28 février dans les premiers jours de de la guerre, notamment avec le déplacement de de moyens, j'allais dire matériel et humain en direction de la Jordanie et d'Israël, se pensant à l'abri parce que davantage éloigné géographiquement de la source de la menace à savoir l'Iran et regardz le résultat. Ce soir, on a la confirmation d'un troisème mort américain en Jordanie et d'un autre en Irak, même si ça c'est une autre histoire. Donc non, c'est ce changement de de posture et de géolocalisation des troupes et du matériel ne résout pas la chose tant qu'elles seront au proches et au Moyen-Orient.

Et les plus radicaux du régime veulent démontrer cela. C'estàd qu'ils sont en train de dire à ces puissances golfiques, vous avez un tableau avec deux colonnes. Ça s'intitule la présence américaine, à votre gauche, protection, à votre droite exposition.

H et ce qu'ils sont en train d'essayer d'exoser, de démontrer, c'est que la présence de ces troupes ne sanctuarise pas ces territoires, mais au contraire les expose à une menace que les Américains ne sont pas en mesure d'endiguer. Pire encore que cela qu'ils sont même pas en capacité d'affronter afin de défendre la vie de leur propre troupes alors qu'ils y sont depuis des années. Et donc ça c'est un message qui est également envoyé à la population et au pouvoir politique des États-Unis à savoir qu'est-ce que vous faites encore ici ?

Quelle est la justification de votre présence au proche au Moyen-Orient ? Vous êtes indépendant énergétiquement, vous avez pompé du pétrole ici pendant des années des années, vous avez fait régner en mètre sur cette sur cette région. Et bien votre temps désormais, les radicaux le pensent, le disent et essayent de pousser dans cette direction, dis-il est termis.

Xavier, le problème également c'est que l'Iran s'est adapté aux défenses américaines. On l'a appris par le Wall Street Journal. Ils arrivent à faire voler des missiles à basse attitude désormais et à détruire beaucoup plus qu'avant.

Alors, ils ont aussi profité d'un certain retour d'expérience et notamment de transfert de technologies qui leur viennent de Russie. Il y a eu un deal a priori en 2022 lorsque les Iraniens ont commencé à fournir des drones kamikaz shade à longue portée. Les Russes ont commencé à leur fournir, à les permettre de monter en puissance sur un certain nombre de technologies qui leur manquaient pour que leur missile balistique soit plus efficace.

Et effectivement pour avoir des euh en fait c'est une sorte de radar qui permet de suivre le terrain pour savoir l'altitude du missile pour qu'il puisse suivre le terrain d'une manière plus efficace. Et ça c'est des technologies qui sont pas totalement nouvelles. Ça date des années 60 70 mais les Iraniens ne savaient pas réellement le faire.

Et a priori effectivement dans les dernières générations de missiles qu'ils ont tiré dans les dernières semaines, ils ont des nouvelles des des surprises qui sont encore supérieures à ce qu'on avait vu depuis 1 an. Et effectivement, plus vous volez bas, plus c'est difficile pour un radar de vous détecter. Ça impose d'avoir en permanence des avions radar, des awax qui soient en vol sur la totalité de ce front.

Donc c'est-à dire que les Américains devraient avoir 4 c avions radars qui voleraient en permanence juste pour être capable de suivre ces missiles qui vont en très basse altitude. C'est un épuisement de l'armée américaine pour assurer cette permanence de suivi de ce qui peut arriver sur la zone. Et ça évidemment c'est un autre élément.

Combien de temps les Américains vont être capables de déployer peut-être une dizaine d'Awax pour en avoir cinq qui volent en permanence H24 ? À mon avis, les Américains ne peuvent simplement pas user leur potentiel de manière accélérée pour pouvoir essayer de contrer ses menaces parce que par contre une fois que le missile qui vole en basse attitude est détecté, il est facile à détruire mais ça décide beaucoup de moyens préalables pour être capable de le voir arriver. Merci Xavier Sitelman.

Est-ce qu'il y a un monde général Aber où les Américains décident de retirer leur base au Moyen-Orient ? Alors, je n'y je n'y crois pas. En tout état de cause, je ne l'espère pas.

Je l'espère pas d'abord pour les États du golf parce que donc je je vous écoute avec beaucoup d'attention. Euh oui, les États-Unis peuvent pas garantir une protection, un bouclier à 100 % sur tous les États du golf, on est bien d'accord. Et si les États-Unis s'en vont, quelles sont les options des États du golf ?

Il y en a pas. Donc de toute façon, on est dans une situation d'impasse, voilà. Ou alors ils sont inféodés au aux irniens.

Moi je voudrais quand même revenir sur un sur un point parce que je vous écoute avec là aussi euh les Américains sont arrivés au bout de leurs options et cetera et cetera. Les Américains ont commis une faute majeure, c'est qu'ils ont arrêté les opérations alors qu'ils avaient fait 30000 frappes. On ne sait jamais dans quel état euh euh le commandement où les systèmes militaires sont les systèmes militaires ennemis.

Mais avec 30000 frappes, ils ont été très durement frappés. Pas me faire croire que c'est passé ça s'est passé simplement. Le problème du président Trump, c'est qu'il a laissé un espace aux Ianiens pour se reconstruire, reconstruire leur système de direction politique, leur système militaire pour se construire encore des moyens.

Là, on reprend une phase de bombardement aérien. Euh [raclement de gorge] je pense, j'imagine facilement que l'État-major américain a proposé des options au président. Et parmi ces options sur les frappes, les frappes aériennes, c'est pas pour les arrêter dans 2 jours ou dans 3 jours, mais c'est sans doute à longue durée avec pour l'instant un objectif qui est bien maîtrisé.

Je sais plus qui parlait de de cible maîtrisée, c'est exactement ça. On contrôle quand même les l'environnement du D3 d'Ormouse. On tire pas à l'intérieur du territoire iranien et on ne reprend pas, ça serait peut-être une autre étape, des frappes ciblées contre des dirigeants du régime des gardiens de la révolution.

Pour l'instant, l'ensemble est assez maîtrisé. Alors, est-ce que c'est pour laisser une option au gouvernement iranien ? Est-ce que c'est parce qu'ils ont un problème d'équipement et de matériel et qui doivent s'inscrire dans la durée ?

Honnêtement, je n'en sais rien mais en tout état de cause, je pense que l'armée américaine qui s'engageait dans cette série de frappes, elle s'est elle s'est engagé dans cette série de frappe pour durer. Mais justement sur les bases américaines, il y a des soldats américains qui se sont plains des survivants de de cette attaque de drone iranienne sur une base au Kate en disant qu'il y avait eu des failles de sécurité. Galaga.

Oui oui, il y a toute une enquête journalistique assez formidable qui a été réalisée et où avec beaucoup de dignité des survivants de ces attaques, donc des militaires, des gens qui servent le pays se sont exprimés et accusant très ouvertement Pitexf qui plutôt que de faire des vidéos sur la testostérone devrait s'occuper de la posture et de la protection de ces troupes dans la région en l'accusant d'avoir menti sur le durcissement des protections. Et ce qu'on voit, c'est qu'en réalité ces troupes et notamment parmi celles qui ont été victimes de frappes iraniennes étaient dans des préfabriqués et donc pas du tout dans des installations susceptibles de pouvoir tenir un tel engagement. Donc ça fait partie des des controverses, il y en a beaucoup autour de cette guerre du point de vue des États-Unis.

Par ailleurs, juste pour reformuler un tout petit peu la question en fait que se pose pas mal d'Américains, est-ce que à ce stade en 2026, cette région, est-ce qu'elle est productrice de puissance pour les États-Unis ou consommatrice de puissance ? Est-ce qu'elle draîne la puissance des États-Unis ou est-ce qu'elle décluple la puissance des États-Unis ? Et vu les images, y compris celles qu'on voit en ce moment même à l'écran, la la si vous voulez la la réaction et la réflexion ne tend pas dans le sens d'un maintien de de cette posture.

Après, les choses prennent énormément de temps. Sur les alternatives, je rappelle que la France a joue un rôle très important au Qatar, aux Émirats et d'ailleurs au Coè également. Sur les alternatives crédibles aux États-Unis, certains pays sont en train de se positionner. le Pakistan notamment la Turquie qui avec le Pakistan viennent de signer avec les Saoudiens, la Chine, la Russie, ce sont les [raclement de gorge] évidences.

Mais effectivement, ces pays doivent également décider s'ils vont devenir des acteurs militaires autonomes et dignes de ce nom. Et enfin, j'en termine par là, je souris quand même doucement quand j'entends des discussions sur mais pourquoi est-ce qu'ils s'entendent pas ? Pourquoi est-ce qu'ils sont divisés entre eux et cetera ?

On est en France, on est en Europe, vous avez l'impression que l'Europe de la défense, ça avance face à la menace russe. Donc on peut effectivement critiquer les puissances golfiques. Et je rappelle que ces pays Galaga, il y a juste il y a juste une différence, c'est que les les les pays européens ne sont pas bombardés par la Russie.

Il n'y a il n'y a pas à ma connaissance de frappe sur les infrastructures énergétiques de la France. Effectivement, on a moins d'usines de dessement d'eau en Europe, je vous le confirme, mais veut dire la nature de la menace n'a absolument rien à voir. Veut dire les les Iranien les Iraniens il tapent tous les jours sur ces pays du Oui.

Ça secou les émotions. Juste juste une phrase, il y a il y a quand même cette tendance à vouloir entraîner des pays dans une guerre qui est perdante. Et je a je revois une je enfin je ressens cette sensation là de de colère ici et là.

Je peux pas aller seulement dans ce plateau. Les pays du golf n'ont pas envie de rentrer en guerre. Point final, c'est terminé.

Et ils le disent. Et il y a même des Émirati qui ont dit "Enlevez-nous ce clown de la Maison Blanche." Et le type c'est cette des hommes les plus riches des Émirats arabe unis.

Ce clown de la Maison Blanche, il nous entraîné dans une guerre qui va nous détruire et qu'on ne veut pas. Point. C'est leur choix, faut le respecter.

Si vous nous rejoignez à l'instant, le compte à rebour est lancé. Les États-Unis s'apprêtent-ils à frapper l'Iran pour la 9e nuit consécutive ? On va prendre la direction de Washington en ce moment.

Vous voyez ces images envoyées par le centre de commandement de l'armée américaine dans le D3 d'Ormous. Sonia Drid, vous êtes en direct de Washington. Est-ce que Donald Trump a prévu des frappes ce soir ?

Alors Donald Trump assiste actuellement à la finale de la Coupe du monde à New York. On pourrait on devrait en savoir plus ensuite. Il y aura peut-être notamment des déclarations sur ces réseaux sociaux.

En tout cas, les États-Unis vont plutôt vers l'escalade. C'était déjà le scénario prévu avant l'annonce de la mort de soldats américains ce weekend. Le Centcom qui a annoncé il y a peu la mort d'un 3e soldat américain et Donald Trump qui on le sait est très frustré en colère.

Il a notamment déclaré à une journaliste au téléphone hier soir que c'était très triste, que ces ces soldats américains se battaient pour que l'Iran ne soit pas doté de l'arme nucléaire. Et c'est un scénario très compliqué à gérer pour lui parce que la majorité de l'opinion publique américaine ne veut pas de cette guerre. Il y a encore beaucoup d'émotions aujourd'hui après l'annonce de la mort de ces soldats.

On sait également via le Wall Street Journal que le Pentagone a déployé plus d'avions dans la région. Il y a notamment des F16 qui sont partis d'une base en Allemagne et des F35 qui sont partis eux d'une base en Grande-Bretagne. Donc, on en saura plus dans les prochaines heures.

Mais Donald Trump avait déjà selon le Wall Street Journal confié à des à des conseillers en juin que le il ne pensait pas reprendre une guerre à grande échelle, sauf si des soldats américains étaient de nouveau tués. Merci Soned pour toutes ces précisions. Vous voyez en ce moment même à à l'écran alors Michel Pola mais c'était pas ça que je voulais montrer Michel Polaco mais également euh les images [rires] de Donald Trump à la finale de la Coupe du monde derrière des vitres blindées notamment. vous adore mais pas je voulais vous montrer ces images deal derrière des vitres blindées puisqu'il y a un dispositif énorme lors de cette finale de la la coupe du monde.

Il y a des prolongations à l'heure actuelle qui vont qui vont bientôt commencer et là vraiment ce dispositif pour préserver l'is président américain Galaga. Non XXL comme on pouvait s'y attendre avec des F16 qui mettent en place une zone d'interdiction aérienne, il y aurait un avion civil qui aurait été détourné. on repar trajectoire puisqu'il aurait, j'allais dire cette cette règle interdiction de faire voler des drones dans un périmètre très très large autour de de cette emprise sportive. 82500 me semble-t-il de mémoire spectateur euh les Secret Services, les services secrets américains qui prennent en charge le dispositif avec à leur côté le FBI, TSA qui sont les agents qu'on voit habituellement dans les aéroports américains qui ont déplacé énormément de personnel et de matériel pour scanner évidemment toutes les personnes qui sont rentrées dans cette emprise avec leurs effets personnels comme on pouvait s'y attendre. des heures et des heures d'attente pour pas mal de enfin pour la totalité des spectateurs, y compris euh ceux qui ont payé très très cher pour pouvoir assister à ce match au sommet.

Tout cela parce qu'il y a le président des États-Unis, Margaot, vous le rappeliez, mais pas seulement. Il y a aussi le roi Philippe d'Espagne, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, la présidente mexicaine Claudia Shinbaum, le premier ministre canadien Marc Carnet, on les voit à l'écran, le patron de la FIFA Gianny Infantino et puis d'autres dans l'arrêtéopage de Donald Trump notamment sa fille Ivanka qui filmait cette image qu'on a vu tout à l'heure si Quentin Brillant peut peut nous la remettre depuis filmé depuis le hublot, bravo à à la réactivité de la régie, depuis le hublot de Marine Force One donc qui est venu se poser après tout le monde soit tout le monde soit rentré dans le stade à quelques encablures donc de ce mat live stadium dans le New Jersey pas très loin de Manathan. Vous voyez, Quentin Brillant vous écoute.

Galager, il est formidable Quentin Briant. Mais c'est vrai que en même temps qu'il y a cette coupe du monde, vous avez les menaces de l'Iran qui continuent. À l'instant, on vient de recevoir un communiqué du ministère des affaires étrangères iranien où ils disent qu'une réponse appropriée serait apportée aux États-Unis après avoir attaqué l'installation nucléaire de Darkovin.

Donc dans le sud-est de l'Iran. Ça, ces menaces là, elles ne s'arrêtent pas. C'est-àdire que si l'Iran décide de riposter, jusqu'où vont-ils riposter ?

Est-ce qu'ils vont décider d'attaquer Israël ? Cette fois-ci, c'est une possibilité. Sopia, c'est un risque euh et pour l'instant que les Iraniens ne prennent pas.

Alors, les menaces, ils en émettent tous les jours et à chaque fois euh sous un prétexte différent. Alors évidemment, il faut venger la mort du guide assassiné le 28 février dernier. Puis quand ce sont des attaques des Américains alors que eux-mêmes ont décidé de s'en prendre un des navires parce qu'ils n'ont pas emprunté la voie qu'il voulaient imposer au reste du monde dans le D3 d'Ormoe.

Alors aujourd'hui, c'est une nouvelle menace. Que signifie-t-elle ? Et ça ne veut pas nécessairement dire parce que je suis tout à fait d'accord avec vous général quand vous dites que ces frappes ces 30000 frappes que qu'a subi la République islamique n'ont pas laissé [raclement de gorge] le pays complètement indifférent.

Enfin c'est sûr que la que les Iraniens souffrent sauf que comme dans toutes les dictatures et bien les informations filtrent difficilement et ils cachent évidemment leur souffrance même s'ils se sont organisés pour faire face à une telle offensive. Et donc par conséquent euh pour l'instant on ne on ne peut pas en dire plus mais effectivement euh on ne peut pas exclure que il soit gravement touché. Maintenant quand vont-ils s'effondrer ?

C'est une autre question. J'aimerais vous montrer une image ce soir, une image frappante puisque on se pose la question si Israël va à son tour rentrer dans la danse. Les forces israéliennes et jordaniennes ont intercepté un missile iranien visant à Kaba à quelques kilomètres d'élates dans le sud d'Israël.

Et vous allez voir cette image que Quentin Brillant va euh nous remettre à l'écran, euh cette image d'un sous-marin sur euh les côtes de la ville d'élat dans le sud d'Israël. On peut imaginer une forme de préparation, Renard ? Oui, une forme de préparation et surtout euh ce sont des images euh extrêmement rares et en plus euh que la ceintensure israélienne a a autorisé de de les diffuser, c'est c'est ça amplifie en fait la rareté de ce ce genre de d'images.

Et donc là bien évidemment il y a une volonté israélienne même si c'était pas orchestré la prise des images mais il y a une volonté israélienne de montrer que est absolument préparé à tous les scénarios et on sait en fait que ça fait des semaines que Israël se prépare un à deux options. Soit que il y aura des tirs iraniens vers Israël. Là la grande poste et le premier ministre bien a dit ça sera pas une répétition de ce qu'on a fait mais quelque chose d'autre.

Donc là ça sera c'est quoi quelque chose d'autre ? Oui, ça sera plus grande, plus fort, euh plus en profondeur, euh plus sur des infrastructures euh civiles. Euh les ponts, les routes, euh les usines d'électricité, tout ça, ça c'est une chose parce que Israël n'a jamais s'est jamais focalisé sur le DE3 d'Ormouse.

Le destroit d'Ormous à la fin, c'est pas son cap, c'est pas son problème. Et donc le problème israélien est ailleurs avec les avec les régimes avec les missiles balistiques, avec les programme nucléaire bien sûr ça c'est une chose. Et la deuxième chose, c'est justement on a parlé de ce scénario de d'escalade côté américain.

Et qu'est-ce que les Américains vont faire à la prochaine étape ? Maintenant qu'ils ont quatre soldats morts, peut-être ils vont enfin dire à Israël maintenant c'est votre tour aussi. Tout ce qu'on a refusé jusqu'à maintenant, on a changé d'avis.

Justement, prenons la direction d'Israël pour vous retrouver Betsabé Salem. Quel est le sentiment de la population en ce moment ? Et bien, le sentiment en Israël, c'est vraiment que cette escalade, elle peut très vite dégénérer.

Alors, c'est vrai que pour l'instant Washington préfère euh ou en tout cas semble préférer laisser Israël à l'extérieur de ce conflit, mais déjà cela pourrait changer et très vite. Mais en plus, Tsal se prépare à un scénario dans lequel l'Iran déciderait d'attaquer Israël par surprise. Alors, dans ce cas, bien sûr, il faudrait sans doute s'attendre à une reposte israélienne particulièrement violente.

Certains médias soullignent même que il serait peut-être difficile pour les États-Unis d'arrêter l'État hébreux. Alors bien sûr, Tal est en état d'alerte maximale. Le chef d'étatmajor et Alzamir a déclaré aujourd'hui qu'Israël était prêt à reprendre les combats à tout instant.

L'armée est prête en attaque avec de nombreux pilotes qui sont mobilisés depuis de longues semaines avec de nombreux avions armés ravitaillés, prêt à décoller pour aller attaquer l'Iran. Et puis l'armée est prête en défense aussi bien sûr avec de nombreuses batteries de missiles de défense qui ont été déployés du nord au sud du pays. Bessab Salem, on va prendre Michel Pola puisque vous êtes en direct avec nous.

On sait qu'il y a eu des avions ravitailleurs qui ont été notamment déployés du côté du territoire israélien. À quoi vont-ils servir ? Ben, on sait depuis euh des mois qu'il y a euh des avions ravitailleurs américains euh qui sont euh basés en Israël et dans tous les pays de la région.

D'ailleurs, on sait aussi que les Israéliens possèdent eux-mêmes un certain nombre d'avions ravitait ailleurs. Mais je crois que ce qu'il faudrait bien préciser, c'est que on se trompe peut-être de guerre. C'est-à-dire que depuis 40 ans, on prépare un certain type de guerre. une guerre aérienne, une guerre avec des défenses anti-aériennes, une guerre dans laquelle la plupart des pays qui veulent se défendre achète des avions en grosse quantité et un certain nombre de systèmes de défense, mais surtout des avions pour pouvoir faire du combat aérien par exemple ou mener des opérations offensives.

Il se trouve que c'est une guerre sans combat aérien. Ce n'est pas une guerre avec des avions puisque les Iraniens n'en ont pas. que les Américains et les Israéliens n'ont quasiment pas utilisé d'avion pour des opérations sur le territoire iranien, sauf dans des cas très rares.

La plupart du temps, c'est une guerre de missile, une guerre de drone. Donc vous voyez, c'est pas tout à fait la guerre qui a été préparée depuis très longtemps. Et ça explique que les Émirats, les pays du golf par exemple sont assez démunis parce que qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont acheté des blindés, ils peuvent rien en faire. Ils ont acheté des avions de combat très modernes, ils peuvent rien en faire. Donc si vous voulez, qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent dans cette affaire ?

Les seuls qui peuvent faire quelque chose, c'est les Américains parce qu'ils ont toute la panoplie et pour une partie des Israéliens. D'ailleurs, c'est intéressant de les voir sortir un sous-marin parce que généralement les sous-marins sont sous l'eau. Donc, si on voit un sous-marin en surface, ça veut dire qu'on veut vraiment qu'il soit vu.

Et ça veut dire aussi que quelque part, on a une petite idée sur la manière dont on va s'en servir. Et là aussi, ça vaudrait le coup d'y réfléchir un peu. À l'instant, on vient d'apprendre que du côté euh du Bahrain, les sirènes viennent d'être déclenchées après euh le des alertes notamment euh de drones qui ont demandé aux habitants donc de garder de leur cam et de se diriger vers les abris euh les plus proches, le Barrain qui est aussi euh visé euh Galeger.

Oui. Donc il faut rappeler que c'est le siège de la 5e flotte américaine. Barelen qui comme le cohète est dépendant de la dessanisation à 90 % pour l'approvisionnement de la population en eau potable qui a la particularité d'avoir une population à majorité chit mais des réignants qui eux sont sunites et qui qui est un pays et d'ailleurs le seul à mon dans mon souvenir dans dans le golf sur lequel l'Iran a des revendeurs de cette République islamique depuis depuis très longtemps et qui comme le Kit et la Jordanie fait partie de de ces faiblesses repérées et largement exploitées par les Iraniens.

Sachant que le Bahrain, je parlais de ce siège de la 5e flotte, les Américains ont largement fait partir une grande partie de leur bâtiment de guerre de ce siège ainsi que du personnel justement qui est parti en direction de la Jordanie et d'Israël. Mais ça n'empêche pas ce tout petit pays de continuer d'être sous le feu iranien encore jusque ce soir. Michel Polaco, comment vous expliquez que les Iraniens ai eu la possibilité de s'adapter aux défenses américaines ?

Les Iraniens ont préparé une certaine guerre depuis des décennies et finalement c'est cette guerre-là que eux mènent. En face d'eux se trouvent les Américains et les Israéliens qui ont décidé qu'il feraiit une guerre sans utiliser véritablement les armements puissants qu'ils ont développés et dont ils disposent et qui permettent d'anéantir un pays en détruisant l'essentiel de ces infrastructures vitales. Donc on a face- à face un pays qui n'hésite pas à utiliser des armes offensives qui frappent aussi bien du civil que du militaire et de l'autre des pays comme les États-Unis et Israël qui retiennent leurs mains parce que ils ont décidé que ils frapperaient uniquement des infrastructures militaires, nucléaires et cetera, mais qu'en fait ils font pas une guerre qu'on pourrait appeler une guerre totale comme on a connu dans certaines occasions malheureusement le siècle dernier.

Donc il y a un paradoxe si vous voulez dans la manière dont les opérations sont menées. Évidemment les Américains jouent la pendule c'est-à-dire qu'ils sont pas pressés et ils espèrent que les moles là vont finir par s'effondrer. Mais en même temps, ça fait quand même énormément de dégâts et tout le monde est obligé de s'adapter et notamment de s'adapter à cette guerre qui a été décidée par les Iraniens.

C'est-à-dire qu'il faut se lancer à fond dans les capacités antidrone, antimissiles et cetera. Merci Michel Polaco pour toutes ces précisions. Galer vous liraz non pour pour rebondir par rapport à ce que disait Michel à l'instant bien évidemment que le régime a été dégradé du point de vue militaire la souffrance elle est essentiellement économique aujourd'hui notamment cela c'est un c'était un des buts he d'asser l'économieanienne. dit effectivement et c'est pour ça qu'il y a une faute de car possible de la part dans cet équilibre macabre de ce régime qui peut aller vers un effondrement financier qui fasse qu'il ne soit plus du [raclement de gorge] tout en mesure de subvenir aux besoins de la population.

Donc il peut y avoir une manœuvre d'étouffement. En revanche, là où j'ai une nuance, c'est de dire que les Américains et les Israéliens se sont retenus pendant 39 jours, je crois que dans le spectre conventionnel, on a beaucoup passé en revue euh sur ce plateau tout ce que les Américains et les Israéliens ont utilisé en terme de moyens. Je ne pense pas qu'il se soit, je cite, retenu la main euh de ce point de vue-là.

Donc l'idée qu'il puisse davantage frapper, élargir le plan de frappe pour y inclure des cibres qui les rapprocheraient dangereusement des crimes de guerre ne me paraît pas être le remède miracle qui permett à à Donald Trump de se sortir de cette de cette hornière. En revanche, en même temps, les Iraniens font aussi des crimes de guerre en tapant les pays du golf. Absolument.

Et ça a été dit par le général tout à l'heure quand il cible des centrales électriques, des centres de dessanisation, ça n'a aucun usage militaire. ce sont des crimes de guerre et ils installent en cela euh une forme de symétrie puisque les Américains font la même chose et menacent ouvertement, très explicitement par selon les médias d'État iraniens, les Américains ont ciblé euh des euh nœuds ferroviaires, des ponts, des tunnels et qui servent de ravitaillement pour les gardiens de la révolution. C'est à démontrer, il faut respecter un principe de proportionnalité, de nécessité militaire.

Ça n'a pas été fait. Je terminerai simplement sur la notion supériorité aérienne qu'on a beaucoup prêté aux Américains euh et au aux Israéliens au-dessus des cieux de de l'Iran. C'est un peu une illusion en ce sens que c'est une forme de supériorité, pas une suprématie.

Par ailleurs, la suprématie, c'est à la fois la possibilité de pénétrer l'espace aérien, mais aussi d'empêcher tout ce qui en sort. Oh, les Iraniens avec le ballistique et les drones contournent cette supériorité par le haut et par le bas. général abor, bon je pense que il faut pas mettre toutes les communications des uns et des autres en symétrie.

Voilà. Euh détruire un un espèce de centre de production d'électricité au profit de système de commandement ou de PC dans la région de Bandeabas, c'est pas détruire une usine de production d'électricité au profil de la population cowette. Voilà, détruire un tunnel qui est utilisé par des convois militaires, c'est pas détruire une usine de dessement.

Je suis désolé, il faut pas mettre les choses au même niveau. Voilà, les Américains et euh je connais bien comment les Américains font leur leur catalogue de ciblage. En fait, ils ciblent d'abord ils ont ciblé le long de la côte et ensuite tout ce qui d'un point de vue logistique permet d'avoir des flux entre toute la partie de bande arabas et puis l'intérieur du pays.

Donc forcément quand les flux passent par une route, il faut taper la route. À un moment, c'est mécanique. Donc euh accepter le discours iranien disant ils ont détruit une route.

Donc nous on va détruire une usine de dessement. Moi j'ai un petit peu de mal avec ça. Ça c'est un premier point.

Deuxièmement, supériorité et suprémacie. Bon on peut on peut en parler longtemps. Les Américains et les Israéliens ont déclenché 30000 frappes.

Euh il y a pas eu 5 10 15 20 avions qui sont tombés. Voilà. donc américain ou israélien.

Bon, c'est quand même c'est quand même assez rare dans l'histoire militaire parce que le système militaire iranien, c'est un système puissant, c'est un système complet qui est obsolète. En tout cas, la technologie n'est pas parfait dans un certain nombre de de domaines, mais c'est quand même un tour de force de la part des Américains et des Israéliens d'avoir mené ces 30000 frappes pendant plusieurs jours sans perdre d'avion. Lorsqu'ils ont perdu un avion, ils ont réussi en territoire iranien à aller récupérer leurs pilotes.

Donc on est dans un on est dans une guerre. Donc on sait que personne ne fait de cadeau à personne et que les Américains et les Israéliens peuvent avoir aussi des pertes. Quand on fait le bilan entre ce que les pertes et les destructions iraniennes, les pertes et les destructions américaines, on est quand même dans un équilibre qui est incontestable.

Mais la guerre à zéro mort, zéro destruction, zéro avion détruit, zéro drone reaper détruit, ça n'existe pas. Non, un crime de guerre est un crime de guerre. C'est une conversation qu'on a souvent sur ce plateau.

Moi, je suis d'accord que je préfère la démocratie à quelque chose qui est de l'ordre de la théocratie ou de la dictature, j'allais dire théocratique. Mais Donald Trump le dit, revendit couvertement des frappes. Le régime dans sa propagande, il y a énormément de propagande de part et d'autre, parle de usine de dessement frappé qui privent des milliers de personnes d'approvisionnement en eau potable.

Quand à une usine enfin une centrale électrique, je crois vous avez parlé qui approvisionne un centre de commandement. Ça me paraît beaucoup une centrale électrique pour approvisionner juste un centre de corps des gardiens la révolution. Oui, mais ils en ont ciblé les Américains.

Donc euh à partir du moment, si vous voulez, où les Américains le font, et je rappelle qu'ils ont éliminé un un chef d'État, aussi odieux soit-il, c'est rarissime dans l'histoire de l'humanité, c'est une forme de jurisprudence qui ouvre un monde extrêmement dangereux où on fonctionne et on l'entend parfois autour de ce plateau, chacun selon ses saveurs et ses préférences plutôt que des valeurs. Euh donc, on revient à ce débat entre ce qui est légitime, ce qui est légal. Ce qui est légitime, c'est souvent une question de perspective.

Ce qui est légal, c'est davantage contraignant. Moi, je pense qu'il faut être très [grognement] attentif à ne pas renvoyer d'eau à dos euh les États-Unis d'Amérique qui sont une vraie démocratie et l'Iran. Alors, vous dites il y a des crimes de guerre des deux côtés, mais vous dites vous-même les crimes de guerre en Iran, c'est le le régime des MOLA qui dit qui dit qu'ils existent.

Moi, je connais des sources plus crédibles que la la dictature théocratique pour reprendre votre expression. Donald Trump est une source Donald Trump. Donald Trump n'est pas la seule la seule source parce que la différence entre les pays du Golfe et l'Iran, c'est que il y a des informations qui peuvent sortir et qui sont bien plus crédibles que ce qui se passe en Iran.

J'ajoute que quand vous dites il y a des méchancetés des deux côtés, pardon mais euh l'Iran euh euh l'Iran menace Israël de destruction. L'Iran est le pays qui Donald Trump menace l'Iran de destruction. Mais attendez, ça n'a rien à voir.

Le le l'Iran, le Donald Trump, c'est une civilisation. Donald Trump. Oui, c'est très intéressant ce que vous dites parce qu'en fait vous vous confortez mon propos.

C'estàd de dire que pour vous pour vous les MOL iraniens et Trump c'est la même chose. C'est que votre détestation de Trump est si forte que vous en venez ma détestation de Trump et des mola que vous que vous en venez à les mettre au même niveau. Et bien moi je pense que vous ne pouvez pas faire cela parce que Israël était authentiquement menacé par l'Iran.

Et quand c'est Israël qui a convaincu les États-Unis de faire cette guerre, certes, c'était de toute évidence un peu aventureux. La preuve, c'est qu'ils n'ont pas réussi. Mais sur le principe, moi, je considère que cette guerre était légitime et je pense que les les les habitants des pays du golf, les habitants de Barin qui comme par hasard, je le cite au passage, Barin est l'un des quatre pays qui a signé les accords d'Abraham pour pour être dans une paix durable avec Israël.

Je pense que si vous interrogez les les habitants de ces pays pour savoir qui est le plus dangereux pour eux, est-ce que c'est l'Iran ou est-ce que c'est les États-Unis, la réponse, elle sera rapide. Quand vous interrogez les Libanais pour savoir qui est le plus dangereux pour eux, est-ce que c'est le Esbola, c'est-à-dire le bras armé des Iraniens qui n'a qu'un seul rêve, c'est et ben et vous Israël ? Et bien, ils vous répondront que c'est le Esbola.

Et d'ailleurs, je vous rappelle que je vous rappelle je vous écoutez je je je m'aventure sur un terrain factuel qui est que le le qui est que le pou je sais que ça vous déplaît quand on quand on dit alors alors je vais alors je vais terminer alors je vais terminer ma phrase. Alors je vais terminer ma phrase. Je vous rappelle que le Liban et Israël viennent de signer un un accord sous l'égide des Américains en étant en étant en se mettant d'accord pour p pour pouvoir mettre enfin, il serait temps hors d'état de nuire le Esbola.

Donc je je pense que vraiment on est dans un relativisme vraiment inquiétant de dire les États-Unis et l'Iran, c'est la même chose, ils sont aussi méchants l'un que l'autre. Oui, excusez-moi. Non, il il faut vraiment qu'on cesse sur ce plateau d'accuser des journalistes de de d'aimer ou de ne pas aimer quelqu'un ou d'avoir un fait qui nous plaît ou nous déplaît.

La seule chose qui nous déplaît, c'est qu'on mette des choses dans notre bouche. Je parle de fait. Oui, beaucoup de Libanais sont ravis d'être débarrassés de l'Iran et de son influence et d'avoir réussi à arracher à l'Iran ce dossier qui était un dossier de négociation.

Les Libanais étaient au menu et à Washington, pardonnez-moi, ils sont sur la table et discutent avec les Israéliens. Ça c'est un point. Par contre, et c'est vraiment un détail, mais c'est juste le fait que faut faut pas dire aux journalistes, cela vous déplaît.

Rien ne me déplaît, rien ne me plaît. En fait, je parle de fait. Mais il y a rien il y a rien de personnel là-dedans.

On est en débat. Ça vous dépla mais mais je reviens je reviens sur sur ça puisque vous m'avez posé une question. Je réalise que je vous y ai pas répondu.

Donc c'est juste une parenthèse. Rien ne me déplaît en réalité. Ce sont des faits.

Il y a beaucoup de Libanais qui sont contents. Il y a quand même des Libanais qui ont peur d'Israël et de ses volontés hégémoniques. Je ferme la parenthèse et je réponds à votre question parce que je réalise que vous avez pas répondu.

Aujourd'hui, Israël est encore en dehors du jeu et vous me demandiez qu'est-ce qui pourrait faire que ce que je veux vous dire, c'est que ce soir, le ministre des affaires étrangères iranien a tout de même [raclement de gorge] après tout tous les coups que les Iraniens ont porté au pays du Golfe et aux Américains en tuant des soldats que et ben la négociation était encore ouvertes et que et bien on pourrait avancer. Donc ma réponse à votre question, ma réponse à votre question. Oui.

Oui, tout à fait. Mais que les Iraniens le disent quand même. Donald Trump c'est normal.

Mais les Iraniens, après tout ce qu'ils ont fait depuis les 4 les 48 dernières heures, pour répondre enfin à votre question en une phrase, et bien qu'est-ce qui ferait que les Iraniens à mon sens pourraient frapper Israël, c'est quand ils auront perdu l'espoir que et bien les négociations pourraient reprendre s'ils arrivaient à faire plier l'Amérique sur ce fameux article 5 du mémorandum, c'est-à-dire obtenir le contrôle du détroit d'Ormouse. Voilà. Euh l'article 5 du mémorandum, c'est pas écrit le contrôle du trodé.

De mémoire, l'article 5 du mémorandum du 17 juin, c'est dans les de mois qui viennent assurer la circulation dans le détroit d'ormose sans pression et sans péage. Oui, mais eux eux parce que c'est un pays qui fait ce qu'il veut dans la région, ils l'ont compris comme ça. Ils ont réussi à faire signer Trump sur un document qui dit "Nous allons organiser la sécurité et dans le langage des Molla, ça veut dire contrôler le départ".

Le le ministre le ministre des affaires étrangères iranien a donné une interview aujourd'hui et il dit euh également que en fait ils ont proposé une sorte de mémorandum de d'accord cadre en fait pour montrer que les Américains n'allaient pas s'y plier. Et ça ça peut poser la question de la manipulation. Écoutez, la décision a été prise d'engager les pourpar principalement pour établir la vérité historique que personne ne puisse dire plus tard que si l'on avait négocié, la guerre n'aurait pas eu lieu.

Vous étiez donc certain qu'il y aurait une guerre ? Nos forces armées en étaient convaincu. Nous-mêmes en étions convaincus.

Et comme nous en étions convaincus, nous avons déclaré qu'un ou deux cycles de négociation devaient avoir lieu. Soit l'autre partie renoncerait à sa position sur l'enrichissement. ce qui était peu probable, soit si elle ne le faisait pas.

Et ainsi la vérité était devant nos yeux. Ainsi, personne que ce soit au sein de la communauté internationale ou dans notre propre société ne peut venir nous dire "C'est de votre faute." Ça ça peut sembler comme être de la manipulation.

C'està-dire on savait qu'ils allaient jamais s'y plier. Donc nous on a proposé un accord pour qu'en fait il tombe. Moi ce qui est intéressant c'est que la situation de ce ministre iranien des affaires étrangères, elle n'est pas simple. il est extrêmement critiqué au sein de son régime et notamment par des personnes qui sont encore plus radicales que lui et qui est que ce qu'il a fait une trahison de je cite la cause car les plus radicaux estiment l'avoir remporté face aux États-Unis et Israël et qu'il n'y avait donc pas matière à négocier et qu'il fallait simplement imposer sa volonté en poursuivant notamment les opérations militaires, ce qu'ils sont en train de faire en pensant qu'ils peuvent finir par l'emporter.

D'où l'immense difficulté de cette situation où ni l'un ni l'autre ne semble à ce stade capable d'emporter la décision. Donc la situation encore une fois de Abas Arakchi s'adresse évidemment au béir mais aussi à sa population qui est et on l'entend notamment quand des télévisions radicaux qui l'ont pris à partie lors du par ou exactement. Alors ça c'est difficile à vérifier mais oui Arakchi notamment et pas seulement d'autres auraient été pris à partie par une partie de de la foule lorsqu'il se sont rendu au funérail de Ali Hamene Rina ou mais je crois que il faut faire très attention parce que le fait est que les Iraniens ils ont frappé deux bateaux et après qu'ils ont signé l'accord donc on peut pas leur prêter une bonne fois dans cette même si on n' pas vu cette vidéo mais cette vidéo renforce bien sûr la chose mais c'est assez clair que ils ontse signé l'accord, ils ont dit tiens cet accord c'est pas mal mais c'est nous les vainqueurs, on peut améliorer la situation.

Donc comme on peut améliorer la situation, on va pas respecter cet accord, on va relancer euh euh les hostilités parce qu'à un certain moment les Américains, ils vont plier même davantage. C'est assez clair. Il n'y a pas d'autres explications pour moi au fait qu'ils se sont pris à deux bateaux et quand on parle de cette possibilité qu'ils vont tirer sur Israël, ils ont jamais renoncé même avec la signature de cet accord à leur idée principale, cette idée qu'il y a depuis que que la République islamique était fondée de anéantir Israël, ça c'est jamais disparu.

Donc ils vont peut-être décider de frapper Israël, ils vont peut-être décider à ne pas le faire tout de suite. C'est pas juste une question. Est-ce que ça les arrange dans les négociations ou pas ?

Le but est là, c'est peut-être pour maintenant, c'est peut-être à long terme, mais ils n'ont pas du tout oublié ni écarté cette idée qu'ils ont dans la tête qu'ils veulent pas que Israël existe. Mais est-ce que pour aller plus loin, il faudra que les Américains mettent des troupes au sol ? On sait que dans la presse américaine, il y a plusieurs scénarios qui sont qui ont été publiés, notamment de frapper bande d'Arabas.

Donc le littoral qui donne sur le D3 d'Ormous pour frapper les ports iraniens, les gardiens de la révolution et la marine également. Cette possibilité également de frapper la montagne de la pioche pour essayer peut-être de récupérer le nucléaire iranien enrichi, l'uranium enrichi qui se trouverait en dessous. On parle de 600 m hein, donc normalement les bombes pénétrantes ne peuvent pas aller aussi profondément.

Et puis il y a l'île de Carg où on enverrait potentiellement des troupes au sol qui est le principal pétrolier de terminal pétrolier de l'Iran. Ça, ce sont des hypothèses pour le moment. Est-ce qu'il y en a une qui est crédible selon vous ?

Ben pour moi non à ce stade et le général l'a expliqué tout à l'heure si vous voulez prendre le contrôle temporaire d'une île donc on peut les passer une par une l'île de car qui est une sorte de méga giga station service iranienne par laquelle transite 90 % du pétrole raffiné à destination de de l'exportation mais c'est loin du D3 d'Ormous et c'est de l'autre côté du du golf à proximité des côtes iraniennes. Donc ce serait très difficile à défendre. Les Américains iraient au contact.

Ils devraient neutraliser le piége disposé par les les Iraniens. L'île de Cche, c'est je crois 1400 km² de fois la superficie de New York. La petite tombe de kilomè carr, la grande tombe 10 km².

Euh ce serait des gageurs, vous pouvez les prendre, après les tenir et et en quoi cela permettrait de faire une pression suffisante sur la République islamique pour la forcer. à je ne sais pas moi par exemple donner ou accepter de donner tout son uranium enrichi quant à à la montagne de la pioche j'ai l'impression de revivre Fordaux Nathan et je rappelle que les Américains en juin 2025 ont lâché 14 GBU 57 la bombe conventionnelle la plus puissante au monde. La dernière fois que j'ai regardé ils avaient un stock d'un peu plus de 20 il en reste pas tant que tant que ça.

Et même ces bondes là ne sont manifestement pas parvenus à obtenir l'effet final recherché. lesman euh en fait ce qui doit être en train de se passer maintenant aux États-Unis et en Israël et [raclement de gorge] je crois que c'est c'est Polaco qui l'a dit mais non Israël frappe pas sans l'accord des États-Unis et s'arrête quand les États-Unis ont dit on voit ça en fait depuis 3 ans. Donc donc l'option qui serait agiss pas du tout terminer alors je termine ma phrase après je vous dis tout ce que je pense.

Euh je pense que un des problèmes ça a été de faire d'ormous en fait le point principal. Et en faisant d'ormous le point principal de ces guerres, on a oublié les trois objectifs de la guerre. Les objectifs de la guerre [raclement de gorge] officiels étaient euh l'uranium enrichi, les missiles balistiques et les proxis.

Le changement de régime, il a été mis un peu en l'air mais les trois objectifs premiers de cette guerre là, c'était ces trois aspects. Et ils ont tous été passés un peu un peu après en fait Hormous. Donc quand on débloque Hormous, on débloque toute la situation.

Est-ce qu'on est obligé de jouer le jeu iranien en disant "Oui, d'accord, maintenant remmous, c'est le point principal, le point de contention principal." Je ne suis pas sûr. Je pense que si on arrêtait de s'occuper d'Ormous comme si c'était l'endroit le plus stratégique du monde, les Iraniens enlèveraient la pression.

Iranien sur vous étiez contre. Non, mais moi je suis contre, je suis absolument contre. Mais je pense que ce qui se passe, c'est que ce que voient les Iraniens, c'est de dire "Oh là là, dès qu'en fait le prix du pétrole augmente de 1 demi centime, tout le monde est en hystérie totale.

Cette guerre devient en fait une question économique au lieu d'être ce qu'elle est à la base, c'est-à-dire une question de libérer le proche- orient de des de l'Iran. Deuxièmement, vous vous entendez des choses de vos sources dans le golf. Moi et au Liban, moi j'entends d'autres choses quand même, il faut le savoir.

Moi ce que j'entends dans J'arrive vraiment, je vous écoute. Moi ce que j'entends dans les groupe privé, c'est que la première menace pour l'instant l'idée que les États-Unis soient remplacés par la Turquie ou le Pakistan, c'est la panique totale parce que au-delà de l'Iran, c'est quand même la Turquie le le principal problème des Émirats. Deuxièmement, l'idée que aux Émirats on disent stop, ils disent stop parce qu'ils peuvent pas être protégés.

Ils ne veulent pas rentrer dans cette guerre. Mais ce que nous on entend pour l'instant, en tout cas ce que moi j'entends, c'est euh si ça a déjà été commencé, abandonner ça comme ça, c'est la pire des catastrophes. Ça ça veut dire qu'on est holdopé par les Iraniens pour 50 ans.

Mainant, j'ai non. Ce que j'allais dire c'est que moi ce que j'entends de la part de certains Israéliens, c'est qu'à choisir entre la Turquie avec laquelle euh Israël a des relations, elles sont très compliquées actuellement, ça n'a pas toujours été le cas. Euh entre à choisir entre la Turquie et l'Iran, le choix me semble-t-il, il est vite fait.

La question que j'allais vous poser là, c'est vous dites euh et vous avez sans doute raison qu'Israël n'irait pas euh tout seul parce que désobéir euh à l'allié aux suzer américain, c'est beaucoup trop risqué. Mais est-ce que en cette période préélectorale Benjamin Netaniaou pour des raisons politiques et personnelles n'a pas c'est ce qu'on lit aujourd'hui dans Ars cette immense tentation et bien de se dire qu'en fait il faut le prendre ce risque ? La la tentation elle est là on l'a dit suffisamment cette semaine les Israéliens sont chauds ils attendent juste que les Iraniens fassent l'erreur de taper en en Israël.

Entre-temps, on voit quand même que l'aéroport de Ben Gourion, qui est l'aéroport civil, est saturé de ravitailleurs euh américains. Les bases israéliennes sont saturé de de d'avion de chasse. Euh je peux vous dire que dans lesquibutsim dans le sud euh il y a eu suffisamment de de reportages qui disent que les les enfin les civils ne peuvent plus aller euh dans les piscines parce que c'est les soldats américains qui utilisent les piscines et qu'ils ont pas le droit de d'être en contact.

Ça nous rappelle très bien ça. C'est des images un peu Vietnam. Toujours est-il que la tentation, même si elle est là, je pense qu'elle se manifestera avec un OK de la Maison Blanche.

Il y aura pas d'attaque. Je je vois pas un monde dans lequel Nataniaou attaque en fait l'Iran sans le OK. Par contre, ce qui peut se passer, c'est que il dévie un peu des cibles autorisées.

C'est-à-dire que autant il y avait des cibles très précises et et Trump l'a même dit à deux reprises euh avant le cesser le feu, il y a des prises, c'est off limit. H je pense que ce que Nathanou peut faire maintenant pour essayer dans une période électorale, c'est d'attendre toujours le hockey américain, ça j'en démore pas, mais effectivement de dire "Ah la cible là, on en a pas parlé mais on va y aller." C'està-dire que je pense que ça va plus se manifester comme ça que d'aller tirer en Iran.

Je sais pas ce que vous pensez mais mais je pense que ça va plus être comme ça. Allez-y. Oui, je crois que il y avait les tests justement ces dernières 48 heures quand il y avait des frappes vraiment tout à côté d'Israël à Kaba.

Ça aurait pu donner l'excuse à monsieur Netania de dire en plus il y avait des des morceaux de l'in qui sont tombés sont tombés en Israël. Il y avait il ne l'a pas fait. Donc d'abord parce qu'il n'a pas le feu vert euh des Américains, mais on sait très bien que si Israël est attaqué, il va aller même s'il n'a pas l'effet vert.

Ça, il a fait comprendre à l'administration américaine. Pour l'instant, il n'a pas fait. Ça veut dire pas qu'ils le veulent pas faire mais mais c'est pas si compliqué que c'est pas si euh simple que ça.

Les choses sont pas noir et blanc. Certes, pour sa propre camp euh eux ils vont dire "OK, allez-y, c'est d'accord. De toute façon, on sait qu'il y aura une autre guerre.

Ça peut être dans 1 an, dans 2 ans, mais on a qu'à le faire maintenant parce que ça va y arriver. Mais il y a aussi une grande partie de la population et c'est aussi des gens qui vont voter et c'est aussi il y a aussi des gens de droite et des centres qui sont tout simplement fatigués qu'ils peuvent plus. Ils disent "OK, il y aura une autre guerre mais peut-être pas tout de suite.

Laissez-nous un peu de temps." Il y a des gens qui ont fait 200 300 400 jours de réserve de services de réserves militaires. Il en peut plus.

Et là on a bien vu les dégâts énormes qui étaient causés en Israël. Il y avait aussi des victimes. Est-ce que vraiment monsieur Nethaniao veut des photos des pareils dégâts et des pareils funéraill en fait et juste avant les élections ?

Je suis pas tout à fait sûr. En plus, il y a en plus des des soldats de réserve qui sont exténués, il y a aussi cette petite musique qui montre que en fait les Israéliens auraient pu y aller si après la guerre des 12 jours ça ne s'était pas arrêté en fait. Exactement.

Et vous parliez à l'instant du du de HS côté libanais par exemple Orient le jour une analyse très intéressante qui dit tout l'inverse et qui dit que Nataniao aujourd'hui il n'a pas envie d'aller dans cette guerre pour l'instant la population est fatiguée. Il y a des élections et comme c'est une guerre qu'ils ne sont pas pouvoir gagner parce que Trump n'a pas mis à la disposition de la de de de de ce conflit les moyens suffisants. Il préfère laisser le grand frère américain taper sur les Iraniens tant que la situation ne permet pas de gagner et comme ça il n'end pas cette responsabilité.

Et euh autre chose, vous vous disiez Charlesa que les objectifs étaient annoncés euh le balistique, les proxiles. Ben non, en fait Trump il ne les a pas annoncé et et vous dites parfaitement bien que l'économie, il faudrait abandonner l'histoire du D3 parce que ça devient une guerre économique. Mais en fait Trump, il y a que ça qui l'intéresse.

Et le et le problème, moi je suis éminemment d'accord avec vous, le problème il est politique puisqu'il y a une force déstabilisatrice au proche Orient. On est allé lui compter Fleurette avec un un pistolet à eau et après on a dit à tout le monde ralliez-vous à nous. Ben non. et ensuite dire "Ah ben on va régler ça comme un problème économique, c'est pas un problème économique, c'est un problème politique." Aujourd'hui, Trump ne s'intéresse qu'à la bourse, qu'au prix du baril et euh euh au problèmes économiques.

Et tout le reste et les objectifs qu'il n'a jamais annoncé clairement, et bien pour lui, c'est passé à l'attrape. Sopia, quand vous dites pistolet à eu, c'est vrai qu'il y a tout de même eu une armada euh américaine pas suffisante peut-être, mais il y a eu une Armada qui a été envoyée. Et le d'ailleurs le problème c'est que depuis ces 39 jours de guerre, on voit que le stock américain est vraiment mis à mal.

C'est-à-dire que il y a une étude qui est sortie aujourd'hui qui disent très clairement que plus de la moitié de leur stock de missile solaire patriote a été consommé, plus de la moitié de leur missile solaire antibalistique TAD consommé également. près de la moitié de leur missile Sol sol PRSM lancé notamment par des lancesquettes à Mars ont été utilisé et entre 1/4 et 1/3 de leur stock de missile airol furtif les Jasmes et missile de croisière mer sol Tomaw également qui aurait été utilisé c'est conséquent est-ce que les Américains général peuvent palier ce problème est-ce qu'ils peuvent récupérer à vitesse grand V on dit que l'Amérique est capable de tout est-ce que c'est possible oui parce que d'abord Il y a des investissements massifs mais ça se fera pas. La récupération du potentiel va pas se faire de manière immédiate.

Tout simplement pour une raison une raison technique toute simple, c'est que lorsque vous avez des lignes de production de missile pour créer une deuxième ligne, une 3è ligne, une 4è ligne, il faut à la fois créer les machines outil, les con, il faut recruter le personnel qualifié et puis ensuite une fois que vous avez produit votre munition doit être contrôlée et cetera. Donc ça prend du temps de passer de passer à l'échelle. On le sait, on le sait bien en Europe avec l'augmentation des budgets pour les munitions, les missiles et cetera, ça se fait pas du jour au lendemain.

C'est pas parce que vous mettez un chèque sur la table que tout à coup vous pouvez acheter deux fois plus de missiles. Cela dit, euh les Américains se sont engagés, ils sont pas à un milliard de déficit prêts euh justement pour recompléter leur leur système. Maintenant, au-delà de ces systèmes qui sont quand même les systèmes les plus emblématiques, ils ont quand même d'autres capacités et c'est pour cela sans doute que la campagne de frappe actuelle, c'est si que je l'imagine, là je suis pas dans les états majeurs américains, est peut-être moins moins saturante en terme de masse déployée en terme de frappe mais peut-être beaucoup plus ciblée.

C'est pour ça qu'on parle de frappe de 150 160 cibles par nuit, ce qui par rapport au début de la guerre n'est absolument pas du même du même niveau. Donc ça veut dire que ils ont des capacités, elles ont été réduites, l'utilisation massive n'a pas atteint son objectif. Donc ils vont peut-être aussi jouer l'épuisement dans la durée.

En plus Donald Trump en a conscience puisqu'il a mise en place un fond de 10 milliards pour l'industrie de défense. Écoutez-le. Sous l'administration Trump, nous avons investi un montant record de 1000 milliards de dollars dans l'armée américaine et l'année prochaine, je suis fier de le dire Pit, nous devons passer la vitesse supérieure.

Nous allons atteindre 1500 milliards de dollars. Nous en avons besoin. Tout est fabriqué aux États-Unis.

À la guerre, quand on entend ce plan conséquent, on se dit "Oui, OK, c'est bien d'avoir l'argent, mais est-ce que la capacité de production est là [grognement] Bah s'il y a une vraie interrogation parce qu'en l'occurrence quand je regardais cette liste, j'essayais de la regarder avec des yeux peut-être ceux notamment du chinois Shijing Ping en se disant que un un des matériaux nécessaires à la reconstitution de ce stock, ce sont notamment les terres rares en provenance de la Chine, les puces peut-être qui viennent les microprocesseurs de Taiïwan. Donc il y a là une source de tension. C'estàd que même quand vous avez ce cash, c'est-à-dire les 1000 milliards dont Donald Trump parlait à l'instant et dont il veut faire 1500 milliards, ça n'est pas la solution à tout.

De même que l'ultraviolence ne résout pas tous les problèmes. C'estd que Donald Trump, j'ai un peu l'impression qu'il a un marteau d'une taille tellement immense qu'il voit des clous partout. On dit "Pour guerre, préparez-vous à la guerre tout de même." Euh oui, pour éviter la guerre, préparez Oui, oui, préparez-vous.

Mais mais même même quand vous vous préparez à la guerre, vous n'avez pas la certitude que vous n'aurez pas euh la guerre en leur ordonnant, je cite, de multiplier par 4 la cadence de de production. Ce qui veut dire que dès le début des opérations, ils se sont rendus compte qu'ils avaient un taux de consommation qui était très largement supérieur à ce qui avait été envisagé dans la planification. J'ai le souvenir notamment de tir, je crois que c'était depuis les Émirats ou le Qatar où en l'espace de 2 minutes, il tirait 1 % de la production annuelle de patriotes pour essayer de descendre les munitions qui qui pour intercepter pardon les munitions en provenance de de l'Iran.

Donc il y a eu un un rythme et un taux de consommation extrêmement élevé et vous avez raison le souligner Margot. Pas de recette miracle pour reconstituer cela en l'espace de quelques semaines ou quelques mois même quand vous êtes les États-Unis avec qui un budget. pas de recette miracle mais quand même intéressant c'est que les États-Unis savent se préparer par exemple ils ont une alliance qui s'appelle Pilica qui est censé remédier en fait quelque part à travers des coalitions au problème des terres rares.

Ça c'est un. Deuxièmement, moi je sais pas ce que veulent dire ces chiffres de - 55 % il reste que 1500, il reste 2000. On sait pas où on est la production.

Ce qui est sûr c'est qu'il faut produire. Mais à ça, je veux rajouter aussi une question encore une fois de de volonté politique, pas seulement de savoir. Cette semaine, Volkswagen a des gros problèmes, sont en grave crise et ils ont décidé qu'ils allaient ils allaient transformer certaines de leurs usines, ils allaient faire un pivot et les transformer en usine qui pouvaient qui pouvaient.

Oui, ça ça a été mis en place pour la défense européenne en général, mais c'est vrai que ça se met pas du jour au lendemain en place. Non, mais je vous donne juste un exemple de de volonté politique parce que les le il y a une usine en Allemagne qui devait signer avec Raphaël le c'est la compagnie israélienne qui fabrique le Dome de fer pour faire des parties de dô de fer donc accélérer donc la production et le Qatar qui est actionnaire de Volkswagen a décidé que non il voulait pas transformer. À l'intérieur de ces de cette incapacité de de reflouer les stocks, il faut quand même voir où se trouve la capacité réelle, où se trouve la volonté politique et où ça bloque.

Oui. Mais apparemment, il y aurait pas de problème de munition sur le long terme. Non.

Ce que vous évoquez Léa, c'est c'est également le cas aux États-Unis. En mars avril dernier, le président Trump avait demandé ex, il s'était réunis avec General Motors et Ford pour leur demander et bien de [raclement de gorge] de décupler leurs efforts pour transformer certaines de leurs unités. Mais alors ça prend du temps parce que c'est une usine qui fait des voitures, c'est pas une usine qui fait des tades ou qui fait des voilà et des patriotes.

Et donc ce cet effort là et cette volonté, elle est bien là. Sauf que tous les militaires qui ont qui se sont succédés sur ce plateau pour évoquer cette question parlent de 3 à 4 ans pour reconstituer les stocks d'identiques. C'est peut-être exagéré.

Ce qui est 2è juste finis sur cette phrase, le 2e euh euh problème c'est que aujourd'hui euh si demain les États-Unis rentrent en guerre contre la Chine, là ils sont acculés. C'est juste ça. D'ord.

Si vous nous rejoignez à l'instant, le compte à rebour est lancé. Les États-Unis s'apprêtent-ils à frapper euh pour la 9e nuit consécutive l'Iran ? C'est en tous les cas une décision qui est en cours.

Peuvent-ils se permettre de ne pas frapper après la mort de deux soldats américains en Jordanie et un soldat américain également en Irak ? On va vous rejoindre tout de suite Sonia Dredy puisque vous êtes en direct de Washington. Qu'en est-il de la décision de Donald Trump ?

Alors Donald Trump assiste actuellement à la finale de la Coupe du monde à New York. On pourrait on devrait en savoir plus euh ensuite et il y aura peut-être notamment des déclarations sur ces réseaux sociaux. En tout cas, les États-Unis vont plutôt vers l'escalade.

C'était déjà le scénario prévu avant l'annonce de la mort de soldats américains ce weekend. Le cent qui a annoncé il y a peu la mort d'un 3è soldat américain et Donald Trump qui on le sait est très frustré en colère. Il a notamment déclaré à une journaliste au téléphone hier soir que c'était très triste que ces ses soldats américains se battaient pour que l'Iran ne soit pas doté de l'arme nucléaire.

Et c'est un scénario très compliqué à gérer pour lui parce que la majorité de l'opinion publique américaine ne veut pas de cette guerre. Il y a encore beaucoup d'émotions aujourd'hui après l'annonce de la mort de ces soldats. On sait également via le Wall Street Journal que le Pentagone a déployé plus d'avions dans la région.

Il y a notamment des F16 qui sont partis d'une base en Allemagne et des F35 qui sont partis eux d'une base en Grande-Bretagne. Donc on en saura plus dans les prochaines heures. Mais Donald Trump avait déjà euh selon le Wall Street Journal confié à des à des conseillers en juin que le il ne pensait pas reprendre une guerre à grande échelle sauf si des soldats américains étaient de nouveau tués.

Merci Sonedridi pour toutes ces précisions. On reviendra vers vous s'il y a une décision de la part des Américains ce soir. Est-ce qu'ils peuvent se permettre de ne pas réagir Galaga ?

Non et ils sont déjà en train de de réagir. Euh les euh sirènes sont en train de retentir à à Bahrain, ce qui veut dire que les Iraniens également sont en train de réagir à la réaction euh américaine. qu'on voit une montée en tension et une recherche de ce qu'on appelle dans le jargon la domination dans l'escalade, mais avec le sentiment que ce système, cette mécanique macabre est en train d'échapper quelque part au béigérant avec des plans de frappe qui s'étendent, des crimes de guerre sur des infrastructures civiles sur le territoire iranien, sur le territoire du Cohè, du Bahrain, peut-être demain de de la Jordanie ou ailleurs. et et bien le sentiment que d'autres acteurs peut-être Israël demain pourraient entrer dans cette dans cette danse sans que l'on ne voit de porte de sortie évident se dessiner dans un avenir proche.

Les sirènes ont retenti notamment au Bahrain ce soir les pays du golf qui continuent d'être frappés. Ça aussi ça peut être un déclencheur pour Donald Trump. Sopia Mara.

Tout à fait parce que c'est sa crédibilité d'alliés et de et de parrains d'une certaine manière qui est en jeu parce qu'il voit bien que ces États sont absolument incapables de se défendre. En plus, ils ne prennent même pas de d'initiative politique puisque les pays au lieu par exemple bien de chasser le le l'ambassadeur iranien, ce serait vraiment le minimum syndical du territoire. quand vous êtes frappé, vous avez aujourd'hui, mais c'est hallucinant de sur X le compte du ministre des affaires étrangères coétien qui vous fera qui vous lâche une phrase sibiline en disant la responsabilité de l'agression de la souveraineté de notre pays revient à l'Iran.

Alors, je n'ai jamais entendu une condamnation où c'est ridicule. Alors, imaginez la faiblesse de ces pays au niveau politique. Alors, le militaire, je on en parle même pas.

Alors, face à ça, tout de même, les pays du golfe ont parlé de crimes de guerre. Ils ont été assez euh euh contre Oui. contre eux de l'Iran euh notamment par les installations, mais est-ce qu'ils ont la possibilité de réellement réagir à cela euh à l'unisson ?

Euh Renard, mais euh avant la possibilité, il y a même pas la volonté. Donc, comment il y aura la possibilité ? On n'est même pas là. et et quand même il y a les conseils de tous les pays de la région que on n'a pas vu que ça a déclenché rien du tout contre l'Iran sur ce coup-là.

C'est la moindre des choses. On aurait pu espérer. Il y a pas par exemple on aurait pu s'imaginer juste pour la volonté politique une initiative de tous les de tous les pays de golf ensemble par exemple amener une résolution à l'ONU. rien de tout pour l'instant, ni même pas une euh une un une session de d'urgence.

Et donc, il y a pas la volonté politique de coopérer et de faire quelque chose ensemble contre euh l'Iran tout simplement n'est pas sur la table. Et ça c'est une première étape avant justement d'explorer des possibilités stratégiques et militaires qui existent aussi et il y a la question de l'argent iranienne qui est placé dans plusieurs pays du Golf. Pourquoi c'est chaque pays qui va décider tout seul ?

Pourquoi il se décide pas ensemble ? Nous tous, on va bloquer tout l'argent iranien par exemple, ça aurait fait quelque chose. Cette volonté politique, elle manque.

Il faudra que ces pays se réveillent si vraiment elles veulent arrêter l'Iran et pas juste compter que chaque pays de son côté va négocier tranquillement avec l'Iran un certain accord que on sait que les Iraniens ils vont pas les ils vont pas les respecter parce que on a bien vu ces pays de façon aussi bilatérale ont investi en Iran ces dernières années avec exactement les mêmes idées en tête. Ça n'a pas du tout empêché Ter les frapper. Et puis il y a un pays silencieux, tout de même l'Arabie Saoudite Guillaume Bquet qu'on pensait peut-être jouer un rôle en tous les cas puisque c'est l'un des plus puissants dans cette région.

C'est l'un des plus puissants et il y a une opposition historique entre l'Iran et l'Arabie Saoudite qui sont les deux les deux puissances régionales. Mais effectivement, l'Arabie Saoudite, elle est bon, elle elle a sur son territoire des des bases américaines. D'ailleurs, de mémoire, le premier mort américain, c'était le 1er mars, le lendemain du du début de la guerre et c'était sur une c'était sur la base Prince Sultan, je crois.

Donc donc elle est partie prenante de cette guerre mais elle aussi effectivement elle est assez assez prudente. C'est comme si ces pays de la région ils étaient tétanisés comme des comme des lapins pris dans un phare. Mais peut-être que c'est parce que et après tout l'exemple venait de haut si je puis dire c'est le Donald Trump peut-être parce qu'ils avaient encore l'espoir que tout ça pouvait s'arranger pacifiquement et que donc il fallait pas commettre l'irréparable, c'est-à-dire un conflit de haute intensité avec l'Iran et surtout une entrée en guerre avec l'Iran puisque je rappelle que tous ces pays sont neutres et théoriquement sont pas concernés par le conflit.

Surtout que l'Iran s'est adapté aux défenses américaines. Sopia, ça c'est vraiment un point de bascule parce qu'ils ont eu le temps notamment de le faire. Tout à fait.

Et on en parlait avec le général à l'instant pour voir c'est la différence entre ces missiles qui sont lancés par les Iraniens inspirés de des de des Russes ou des Coréens du Nord et ces euh fameux missiles qui ne sont plus euh avec un système GPS mais ce sont les Marves et qui pendant la trajectoire peuvent rectifier encore et tomber sur un périmètre plus restreint et c'est-à-dire que au lieu de tomber sur un périmètre de 100 m, vous on disait autour de 10 à à 15 m et ça veut dire que ça devient très précis. Et apparemment, c'est ce qu'on disait avec le général il y a un petit moment, c'est que ces morts américains qui sont tombés et bien en Jordanie, apparemment c'est ce type de missile qui a ciblé la base. Alors, ce type de missile, ce qui est très intéressant, c'est que d'abord, on ne peut pas les brouiller parce qu'ils utilisent pas de GPS, ils ont une centrale inertielle.

Mais c'est une technologie qui est vraiment novatrice parce que pour avoir ce type de de missile qui se recale régulièrement, ça veut dire qu'il faut une avionique particulière, ça veut dire qu'il faut des puces à l'intérieur particulière, ça veut dire qu'il faut rentrer des données avec beaucoup de précision des données cartographiques. Donc on n'est pas sur le scud modifié peut-être qu'on voyait dans les années 90 2000. Là, on est passé sur autre chose.

Alors, sans aller chercher une aide technologique d'un pays étranger, il n'en demeure pas moins que l'Iran n'est plus dans la copie. Là, ils sont vraiment dans la conception de système balistique et je pense que le retour d'expérience sans doute des Russes, les aide aussi, qui sont confrontés à des systèmes de défense anti-aériens occidentaux en Ukraine et bien est peut-être de nature aussi à les aider à consolider la technicité de ces nouveaux missiles. Information de dernière minute du Washington Post, un responsable américain a répondu aux questions des journalistes du journal Washington Post.

Les États-Unis préparent une guerre de plus grande envergure mais écarte ce soir, en tous les cas à l'heure actuelle la décision de troupe au sol général. Vous n'y croyez pas. Ils disent en partie qu'il n'y n'y aurait pas assez de munition pour tenir sur le long terme avec des troupes au sol.

Alors, [rires] je sais pas si c'est une question de munition, mais engager des trop sols, c'est l'assurance d'avoir des pertes. Alors, bien évidemment, on peut on peut accepter d'avoir des pertes. C'est une décision politique, mais encore faut-il que l'effet opérationnel produit sur le terrain euh garantisse que ces pertes n'aient pas été en 20.

Euh mener une opération sur la sur l'île de Carg 24 km² pas très utile. Vous pouvez détruire tous les systèmes où à costent les bateaux et puis en plus de toute façon on est sur un blocus. Donc le le pétrole iranien qui passe sur des sur des navires il sera obligé de passer par le D3 d'Ormouse.

Pas très utile. Les petites vous étonnez mais c'est quand même c'est quand même la réalité. On est sur des opérations à l'état dans l'état actuel des choses, il n'y a aucune raison au sol et ils disent euh de manière très claire, nous n'avons pas assez de ressources pour assurer la sécurité des opérations.

Est-ce que c'est une réalité pour vous ? Oui, pour l'instant euh les Américains n'envisagent pas du tout d'utiliser des forces terrestres si ce n'est des forces spéciales, des commando comme ils ont utilisé pour retrouver le pilote qui s'était éjecté de son avion. Donc il y a une possibilité d'incursion avec des forces spéciales mais c'est pour des missions extrêmement ponctuelles ou précises si ce n'est à la fin si on arrive à un soulèvement populaire iranien et à une menace réelle contre le régime de la République islamique d'avoir un coup de main de ces forces spéciales et de certaines forces terrestres pour occuper certains bâtiments du régime à ter ou ailleurs.

Donc on est très très loin effectivement de toute les forces terrestres aujourd'hui. C'est une fois qu'on a passé l'aspirateur ou le bulldozer, c'est celle qui vient de passer le plus haut. C'estàd et n'envoyer les forces terrestres que sur des terrains où il y a plus qu'à faire un dernier nettoyage.

Donc pour l'instant on est très très loin de ce scénario euh d'utiliser des forces terrestres. Mais quand ils disent une opération, une guerre de plus grande envergure, il parle de quoi concrètement ? Ça voudrait dire quoi ?

Ça voudrait dire engager Israël ou ça voudrait dire frapper plus fort tout simplement ? Je pense que c'est frapper plus fort car pour l'instant les Américains ne veulent pas une entrée dans la danse d'Israël tant que politiquement en tous les cas Donald Trump ne veut pas d'une guerre véridable si vous voulez de grande ampleur ils sont déjà en guerre il faut quand même pas se leurer mais il y a une sorte de dosage une sorte même de dosage tacite de part et d'autre et donc de ne pas faire entrer les Israéliens parce qu'au moment où les Israéliens vont entrer euh tout va changer. la frappe sera effectivement extrêmement puissante.

Là, le point d'interrogation avec les Iraniens, c'est c'est pas seulement si Israël va rentrer ou pas en guerre tôt ou tard. À mon avis, oui, à un moment donné, mais c'est aussi par exemple les proxis. On ne voit pas les Ianiens pour l'instant, ils menacent mais n'activent pas véritablement ni les outil ni lebala.

Euh donc ça veut dire qu'il reste aussi dans un certain dosage. Euh les Américains par contre montrent les muscles en amenant énormément de matériel. Euh beaucoup beaucoup d'avions euh de combat aussi et de ravitailleurs.

Euh mais ça pourrait être aussi euh de l'esbrouff à une sorte de pression. Dans ces liens d'attrition, il y a du côté politique et je terminerai là-dessus de deux aspects. Il y a effectivement le souci de Donald Trump avec le midterm, mais de l'autre côté, vous avez une guerre si elle dure assez longtemps et qui a assez de pression avec des impacts économiques sur euh l'Iran. euh le le une sorte de de cocotte minute qui fait que toutes les dissensions internes, ce qui se passe en ce moment entre les gardiens de révolution et les molats et à l'intérieur des gardiens des révolutions, il y a énormément de dissensions, de sissions, ils sont pas du tout d'accord les uns avec les autres sur la démarche à suivre. avoir par exemple Gibaf et et Baidi sont pas du tout d'accord et là on a une possibilité les services de renseignement israélien pas plus tard qu'hier ont donné une évaluation qu'il y avait une possibilité réelle d'une implosion du régime de la République islamique de par cette disension et si on met la pression et si on exploite ses rivalités on peut avoir un vague espoir que et bien ils se tirent les uns et les autres dans les pattes et justement il y a des dissensions au sein même du rég régime iranien mais également des disensions au sein même de l'administration américaine puisque sur les troupes au sol, division totale entre le vice-président et le président américain.

Écoutez, nous n'allons pas envoyer 150000 soldats au sol pour provoquer un changement de régime à moins que la population sur place ne souhaite elle-même ce changement. Nous n'allons pas envoyer ces troupes quoi qu'il arrive, mais en proposant de le faire, vous dites en substance que l'armée américaine devrait faire le travail à la place du peuple iranien. Nous avons arrêté de faire ça.

Nous ne faisons juste plus ça. Ben non, c'est intéressant parce que bon, Jedy Vent, il est vraiment le tenant d'une ligne isolationniste, celle du désengagement, celle qui considère que la puissance américaine, elle n'a pas allé s'exprimer comme ça régulièrement, loin des côtes des mais jusqu'à un certain moment, euh si je puis dire, euh il était un peu obligé d'être en soutien de Donald Trump au début de Alors, vous souvenez de de ce long article de Maggie Aberman et Jonathan Swan dans le New York Times qui, bon, selon eux, raconte la manière dont la chose C'est c'est c'est s'est déroulé dans la situation home. C'est cette salle ultra sécurisée sous sous la Maison Blanche avec un Jedy V qui dit au président écoutez moi je soutiens pas mais si vous la voulez je vous accompagnerai.

Je rapporte ça de de mémoire donc je mutile la situation. Et donc Jed Vens quelque part il est sur cette ligne de crète où il fait partie de cette administration donc il doit assumer ce ce bilan. Il est vice-président par donner du peu.

Donc il y a quand même une grande part de responsabilité. En même temps, il pense à son avenir politique, celui de 2028 et il a fait lui-même la guerre en Irak. Et d'ailleurs, quand il utilise ce chiffre de 150000, c'est une référence à peine cryptée à la présence américaine et le désastre que cette guerre dans le pays voisin, l'Irak, a été pour les États-Unis.

Euh dernière chose et c'est très intéressant, tout à l'heure Guillaume Rocket parlait des promesses de campagne et la manière dont Donald Trump a trahi la sémantique autour de cette guerre un peu comme Vladimir Poutine et son opération militaire spéciale. qu'il a introduit dans l'inconscient collectif l'idée que tant qu'on ne met pas de boots onground, donc d'hommes de troupes au sol, c'est pas une guerre, c'est une excursion, c'est une opération mais on n'est pas en train contrairement au prédécesseur, je suis Donald Trump débile ou endormi ou quoi, de se faire piéger puisque nous n'avons pas de troupe au sol. H oui, la question de la politique interne américaine est très importante ici parce que Jan s'est mis dans une situation extrêmement euh compliquée et désagréable. déjà il était dans une position désagréable au moment de euh et quand il y avait le rendez-vous à Islamabad, il arrive là-bas avec tous les pompes, avec tout ce qui va avec, quand un vice-président américain se déplace, c'est pas une petite affaire.

Il arrive là-bas et à la fin de de plusieurs heures de discussion est très compliquée, il est forcé d'admettre un échec, il y a pas d'accord. Donc déjà ça, il a misé en fait tout son destin politique sur cet accord. Donc quand on est arrivé à cet accord euh en Suisse, voilà, c'est son grand moment en fait.

Lui, il est le vainqueur, il vaincre en fait et ses autres adversaires à cette course potentielle future vers la la Maison Blanche. Donc forcément là, il n'a pas le choix. Il doit défendre la voie des négociations.

Il le veut ou pas, il pense que c'est bon ou pas. Politiquement, il n'a pas le choix. et et la mort de quatre soldats, ça complique bien sûr plus les choses pour lui parce que là il y a des Américains qui disent "Mais attendez, peut-être tout ce qui se passe maintenant, c'est la faute de cet accord qui était mal cellé, qui était fait rapidement, qui était en fait une capillation, c'était pas un bon accord.

Est-ce que vous êtes sûr que c'est les bonnes voies à prendre ?" Mais lui, il peut pas dire il n'est pas il peut pas répondre autre chose que oui. Là, ce qui est intéressant, c'est que les Américains ne ferment pas la porte aux négociations et les Iraniens ce soir disent qu'il restent ouvert à ces négociations.

Non, non, bien sûr. C'estàd que bon, on le dit souvent, la guerre c'est l'extension de du ou de làà de la politique et donc c'est aussi une forme de dialogue. il est il est funest dangereux et létal mais ça reste pour ces ces deux belligérants une manière de retravailler ce protocole d'accord qui a été enterré par les deux mais visiblement ces angles ces ongles pardon poussent encore parce que voilà il y a cette manière d'essayer de changer les termes de l'équation quand comme on dit dans dans le jargon par je suis tout à fait d'accord avec ce que dit Rina Bassist il faut aussi se souvenir qu'avant Islamabad ce sont les Iraniens qui insistent pour que Kushner et Witkof dont ils estiment qu'ils sont incompétents et qu'ils sont trailers parole que Jed soit la personne et Donald Trump qui adore ce genre de drame ne s'y est pas trompé.

Il sait très bien que Jed ne veut rien avoir à faire cela. lui dit non seulement tu vas aller Islamad mais derrière tu vas faire le tour de tous les médias et des podcasts et je vous assure que j'ai vu Jelly V mais alors partout du New York Times à Joe Rogan en passant par les podcasts dont je n'avais pas connaissance très intéressant où il a eu le rôle de VRP de cette de cet accord et à lui et tout à l'heure on parlait de la question libanaise c'est Marco Rubio qui est sur la question libanaise et qui lui est le tenant d'une ligne néoconservatrice qui consiste à penser contrairement à JD Vens que si si La puissance américaine et le rôle des États-Unis, c'est de continuer à être gendarme de situation. Alors, la question qui se pose du côté de Lan, c'est est-ce qu'il y a un pilote dans l'avion ?

Parce que Abasarchi dit lui-même n'avoir jamais rencontré en personne le guide suprême Mtaaba Ramene précisant que seul une poignée de personnes l'ont rencontré. Je vous laisse écouter. Quelle était votre relation avec Maba ?

L'avez-vous vu ? Moi non, je ne l'ai jamais vu depuis tout ce temps. Je pense que personne, à part une poignée de personne, ne l'a vu.

On supposait qu'il serait élu par l'assemblée des experts. En effet, il a toujours été présenté comme l'un des candidats. Mais ne disons pas que c'est l'assemblée des experts qui l'a jugé apte à occuper ce poste.

Ce qui a très bien fonctionné pour nous, c'est que cela a envoyé un message très important au monde entier. Malgré la guerre et tout le reste, il n'y a eu et il n'y aura aucun changement dans les politiques, les principes et les idéaux de la République islamique. Raphaël Jérusalemi, ses propos sont extrêmement fort, c'est-à-dire que même le ministre des affaires étrangères iranien n'aurait pas vu Mtabar Hamenei qui pour l'instant et bien fait circuler des communiqués lus par la presse d'État iranienne.

Mais on pas de son, pas d'image pour l'instant. Oui, exactement. On n'est pas sûr que c'est d'ailleurs MTAba qui a rédigé ses communiqués.

Euh, on n'est pas sûr de son état physique ou mental. Les Saoudiens aujourd'hui ont même laissé entendre qu'il était peut-être même plus en Iran. C'est qui n'est pas confirmé.

Il y a au côté de Maba un général, le général Rezae qui est son entre guillemets conseiller militaire. Et à mon avis ce général Resa c'est les gardiens de révolution qui tiennent Mtaba comme en fait un homme de paille ou un tigre de papier comme vous voulez. Moutaba Ramenai n'est pas le guide suprême.

Il ne décide rien du tout. Les molas sont de moins en moins puissants. Ça c'est un des échecs de cette opération contre la République islamique, c'est d'avoir affaibli les molats euh au profit des militaires.

Euh et donc je ne pense pas que ça soit euh aujourd'hui un personnage vraiment clé euh ni même tellement plus symbolique en fin de compte. Il a pas du tout le charisme de son père. Euh donc voilà, euh pour moi, Mouaba c'est un un pion sur les chiquiers.

Euh euh et comme je l'ai dit tout à l'heure, euh vous avez raison d'insister sur les dissensions qu'il y a même à la Maison Blanche. Alors imaginez-vous euh multiplier par 10 les disensions qu'il peut y avoir au sein de la République islamique. Et ça c'est maintenant une guerre d'âtrition qui risque justement de décider aux politiques plus qu'aux militaires ce qui va se passer dans chacun de ces deux pays tout simplement par le jeu des balets de couloirs oserais-je dire de de la politique qui sont complètement imprévisibles comme on a vu que Van tourner Kazak en pleine guerre c'est qui est complètement aberrant mais bon il a un intérêt politique comme vous l'avez dit je pense que dans son discours que vous venez de montrer, il y a quand même une aberration.

Il se demande, imaginez-vous, il se demande si le peuple iranien sur place a envie, souhaite se débarrasser de de la République islamique. À mon avis, il est quand même assez mal renseigné et il dit "Nous pouvons pas faire le travail à leur place." Ils compte donc en plus sur le peuple iranien pour faire le travail tout seul.

Donc c'est complètement aberrant. Raphaël Jérusalemi, il y a même une source sécuritaire israélienne qui aurait dit qu'il serait à l'extérieur du pays, qu'il ne serait plus en Iran. Vous y croyez à cette hypothèse ?

Non, moi j'y crois pas. vraiment, j'ai pas en tous les cas moi de de confirmation de cette source. Je l'ai dit à la base, c'est les Saoudiens les premiers qui ont dit cela.

Euh un déplacement, une exfiltration est tout à fait possible. Euh probablement à ce moment-là, je pense vers la Russie. Euh mais j'en doute, mais tout tout est possible he c'est jouable, c'est faisable.

Et à ce moment-là, ça serait quand même assez cynique et amusant de la part des Iraniens de faire parler quelqu'un qui n'est même pas là. Et d'ailleurs, on apprend par la presse saoudienne, c'est très intéressant, que les messages écrits seraient en réalité rédigés par le chef des gardien de la révolution, Ahmad Vaidi. Oui, exactement.

En fait, le média c'est Alhadas, c'est un média saoudien et qui rapporte des sources israéliennes. Exactement. Que il y a deux informations importantes à vérifier et puis en voir si c'est c'est c'est contredit par certaines autres informations rapportées par le même média, mais d'autres sources.

En tout cas, qui dit ceci très exactement que le guide le nouveau guide suprême ne serait pas sur le territoire iranien qu'il aurait été exfiltré mais ils ne disent pas où. Alors peut-être en Corée du Nord, peut-être en Russie a-t-il rejoint Bachar Al-Assad. La Moscou étant devenue la destination des dictateurs en en fuite.

Et la deuxième information et bien effectivement comme vous le dites Margaot, c'est que les messages sont écrits par un dur du régime, un faucon. D'entre les faucons, c'est Ahmad Vaidi qui a été nommé à la tête du corps des gardiens de la révolution islamique au début de la guerre puisque son prédécesseur avait été tué par une frappe américaine et ou israélienne et donc que ce serait Ahmad Vidi. Qu'est-ce que ça voudrait dire ?

Ça voudrait dire que c'est les gardiens qui tiennent le pouvoir et que c'est un homme de paille ou un fantôme qui sert simplement. Euh c'est l'imam caché hein euh d'une certaine manière et qui serait inexistant ou peut-être même mort. Allez savoir mais en tout cas qui serait en dehors du territoire.

Oui mais ce que ça veut aussi dire c'est que ils ont besoin de faire vivre ce mythe réel ou ou non. C'estàd que le guide suprême est une telle j'allais dire épingle à nourrice dans dans ce système que sa défaillance ou sa disparition en entraînerait potentiellement l'écroulement ou ou l'effondrement. Donc donc c'est intéressant l'insistance à effectivement le faire parler par voilà euh image son manipuler, recréer et cetera.

Après, il est possible que les mesures de sécurité autour de lui soient tellement strictes que la consigne a des fins sécuritaires et là des experts peuvent s'exprimer là-dessus. C'est pas de son, pas d'image parce que même avec du son, vous pouvez extraire énormément d'informations à partir d'une bande son. Vous entendez la la tessiture de la voix d'une personne et les bruits environnants qui peuvent aider à la géolocalité.

Le compte à rebour est lancé. Les États-Unis s'apprête-t-il à frapper pour une 9e nuit consécutive en Iran ? En tous les cas, ils veulent venger leurs soldats morts.

Deux soldats morts en Jordanie, un qui reste à être identifié et un autre soldat mort également en Irak. Sonia Drey, vous êtes à Washington. Est-ce que Donald Trump va venger ses soldats ?

Alors, Donald Trump assiste actuellement à la finale de la Coupe du monde à New York. On pourrait on devra en savoir plus ensuite. Il y aura peut-être notamment des déclarations sur ces réseaux sociaux.

En tout cas, les États-Unis vont plutôt vers l'escalade. C'était déjà le scénario prévu avant l'annonce de la mort de soldats américains ce weekend. lecom qui a annoncé il y a peu la mort d'un 3e soldat américain et Donald Trump qui on le sait est très frustré en colère.

Il a notamment déclaré à une journaliste au téléphone hier soir que c'était très triste que ces ces soldats américains se battaient pour que l'Iran ne soit pas doté de l'arme nucléaire. Et c'est un scénario très compliqué à gérer pour lui parce que la majorité de l'opinion publique américaine ne veut pas de cette guerre. Il y a encore beaucoup d'émotions euh aujourd'hui après l'annonce de la mort de ces soldats.

On sait également via le Wall Street Journal que le Pentagone a déployé plus d'avions dans la région. Il y a notamment des F16 qui sont partis d'une base en Allemagne et des F35 qui sont partis eux d'une base en Grande-Bretagne. Donc on en saura plus dans les prochaines heures.

Mais Donald Trump avait déjà euh selon le Wall Street Journal confié à des à des conseillers en juin que le il ne pensait pas reprendre une guerre à grande échelle, sauf si des soldats américains étaient de nouveau tués. Je voulais vous montrer ces images de Donald Trump derrière des vitres blindées puisqu'il y a un dispositif énorme lors de cette finale de la la Coupe du monde. Il y a des prolongations à l'heure actuelle qui vont qui vont bientôt commencer et là vraiment ce dispositif pour préserver la vie du président américain Galaga.

Non, XXL comme on pouvait s'y attendre avec des F qui mettent en place une zone d'interdiction aérienne, il y aurait un avion civil qui aurait été détourné à trajectoire puisqu'il aurait, j'allais dire cette cette règle. Interdiction de faire voler des drones dans un périmètre très très large autour de de cette emprise sportive. 82500 me semble-t-il de mémoire spectateurs.

Euh les Secret Services, les services secrets américains qui prennent en charge le dispositif avec à leur côté le FBI, TSA qui sont les agents qu'on voit habituellement dans les aéroports américains qui ont déplacé énormément de personnel et de matériel pour scanner évidemment toutes les personnes qui sont rentrées dans cette emprise avec leurs effets personnels comme on pouvait s'y attendre. des heures et des heures d'attente pour pas mal de enfin pour la totalité des spectateurs, y compris euh ceux qui ont payé très cher pour pouvoir assister à ce match au sommet. Tout cela parce qu'il y a le président des États-Unis Margot, vous le rappeliez, mais pas seulement.

Il y a aussi le roi Philippe d'Espagne, le premier ministre espagnol Pedro Sanchez, la présidente mexicaine Claudia Shinbaum, le premier ministre canadien Marc Carnet, on les voit à l'écran, le patron de la FIFA Gianni Infantino et puis d'autres dans l'arréopage de Donald Trump notamment sa fille Ivanka qui filmait cette image qu'on a vu tout à l'heure si Quentin Brillant peut nous la remettre de fé depuis le hublot, bravo à à la réactivité de la régie depuis le hublo de Marine Force One donc qui est venu se poser après tout le monde soit tout le monde soit rentré dans le stade à quelques encablures donc de ce Met Life Stadium dans le New Jersey pas très loin de Manathan. Vous voyez Quentin [raclement de gorge] Brillant vous écoute. Galager, il est formidable Quentin Brillant.

Mais c'est vrai que en même temps qu'il y a cette coupe du monde, vous avez les menaces de l'Iran qui continuent. À l'instant, on vient de recevoir un communiqué du ministère des affaires étrangères iranien où ils disent qu'une réponse appropriée serait apportée aux États-Unis après avoir attaqué l'installation nucléaire de Darkovin. Donc dans le sud-est de l'Iran.

Ça, ces menaces là, elles ne s'arrêtent pas. C'estàdire que si l'Iran décide de riposter, jusqu'où vont-ils riposter ? Est-ce qu'ils vont décider d'attaquer Israël ?

Cette fois-ci, c'est une possibilité, Sopia, c'est un risque euh et pour l'instant que les Iraniens ne prennent pas. Alors, les menaces, ils en émettent tous les jours et à chaque fois sous un prétexte différent. Alors évidemment, il faut venger la mort du guide assassiné le 28 février dernier.

Puis quand ce sont des attaques des Américains alors que eux-mêmes ont décidé de s'en prendre un des navires parce qu'ils n'ont pas emprunté la voie qu'il voulaient imposer au reste du monde dans le D3 d'Ormoe. Alors aujourd'hui, c'est une nouvelle menace. Que signifie-t-elle ?

Ça ne veut pas nécessairement dire parce que je suis tout à fait d'accord avec vous général quand vous dites que ces frappes, ces 30000 frappes que qu'a [raclement de gorge] subi la République islamique n'ont pas laissé le pays complètement indifférent. Enfin, c'est sûr que la que les Iraniens souffrent. Sauf que comme dans toutes les dictatures et bien des informations filtrent difficilement et ils cachent évidemment leur souffrance même s'ils se sont organisés pour faire face à une telle offensive.

Et donc par conséquent euh pour l'instant on ne on ne peut pas en dire plus mais effectivement on ne peut pas exclure que il soit gravement touché. Maintenant quand vont-ils s'effondrer ? C'est une autre question.

J'aimerais vous montrer une image ce soir, une image frappante puisque on se pose la question si Israël va à son tour rentrer dans la danse. Les forces israéliennes et et Jordaniennes ont intercepté un missile iranien visant à Kaba à quelques kilomètres d'élat dans le sud d'Israël. Et vous allez voir cette image que Quentin Brillant va nous remettre à l'écran.

Euh cette image d'un sous-marin sur les côtes de la ville des lates dans le sud d'Israël. On peut imaginer une forme de préparation Rena ? Oui, une forme de préparation et surtout euh ce sont des images euh extrêmement rares et en plus euh que la ceintensure israélienne a a autorisé de de les diffuser, c'est c'est ça amplifie en fait la rareté de ce ce genre de d'images.

Et donc là bien évidemment il y a une volonté israélienne même si c'était pas orchestré la prise des images mais il y a une volonté israélienne de montrer que est absolument préparé à tous les scénarios et on sait en fait que ça fait des semaines que Israël se prépare un à deux options. Soit que il y aura des tirs iraniens vers Israël. Là la grande réposte le premier ministre Bamia dit ça sera pas une répétition de ce qu'on a fait mais quelque chose d'autre.

Donc là ça sera c'est quoi quelque chose d'autre ? Mais ça sera plus grande, plus fort, euh plus en profondeur, euh plus sur des infrastructures euh civiles. Euh les ponts, les routes, euh les usines d'électricité, tout ça, ça c'est une chose parce que Israël n'a jamais s'est jamais focalisé sur le D3 d'Ormous. de desro de Mour à la fin, c'est pas son capne, c'est pas son problème et donc le problème israélien est ailleurs avec les avec les régimes, avec les missiles balistiques, avec les programmes euh nucléaires et bien sûr, ça c'est une chose.

Et la deuxième chose, c'est justement on a parlé de cette scénario de d'escalade côté américain et qu'est-ce que les Américains vont faire à la prochaine étape ? Maintenant qu'ils ont euh quatre soldats morts, peut-être ils vont enfin dire à Israël maintenant c'est votre tour aussi. Tout ce qu'on a refusé jusqu'à maintenant, on a changé d'avis.

Justement, prenons la direction d'Israël pour vous retrouver Betsabé Salem, quel est le sentiment de la population en ce moment ? E bien, le sentiment en Israël, c'est vraiment que cette escalade, elle peut très vite dégénérer. Alors, c'est vrai que pour l'instant Washington préfère euh ou en tout cas semble préférer laisser Israël à l'extérieur de ce conflit, mais déjà euh cela pourrait changer et très vite.

Mais en plus, Tsal se prépare à un scénario dans lequel l'Iran déciderait d'attaquer Israël par surprise. Alors, dans ce cas, bien sûr, il faudrait sans doute s'attendre à une riposte israélienne particulièrement violente. Certains médias soulignent même que il serait peut-être difficile pour les États-Unis d'arrêter l'État hébreu.

Alors bien sûr, ça est en état d'alerte maximale. Le chef d'étatmajor et Alzamir a déclaré aujourd'hui qu'Israël était prêt à reprendre les combats à tout instant. L'armée est prête en attaque avec de nombreux pilotes qui sont mobilisés depuis de longues semaines avec de nombreux avions armés ravitaillés, prêt à décoller pour aller attaquer l'Iran.

Et puis l'armée est prête en défense aussi bien sûr avec de nombreuses batteries de missiles de défense qui ont été déployés du nord au sud du pays. Bessem, on va prendre Michel Polaco puisque vous êtes en direct avec nous, on sait qu'il y a eu des avions ravitailleurs qui ont été notamment déployés du côté du territoire israélien. À quoi vont-ils servir ?

Ben, on sait depuis euh des mois qu'il y a euh des avions ravitailleurs américains euh qui sont euh basés en Israël et dans tous les pays de la région. D'ailleurs, on sait aussi que les Israéliens possèdent eux-mêmes un certain nombre d'avions ravitait ailleurs. Mais je crois que ce qu'il faudrait bien préciser, c'est que on se trompe peut-être de guerre, c'est-à-dire que depuis 40 ans, on prépare un certain type de guerre. une guerre aérienne, une guerre avec des défenses anti-aériennes, une guerre dans laquelle la plupart des pays qui veulent se défendre achète des avions en grosse quantité et un certain nombre de systèmes de défense, mais surtout des avions pour pouvoir euh faire du combat aérien par exemple ou mener des opérations offensives.

Il se trouve que c'est une guerre sans combat aérien. Ce n'est pas une guerre avec des avions puisque les Iraniens n'en ont pas. que les Américains et les Israéliens n'ont quasiment pas utilisé d'avion pour des opérations sur le territoire iranien, sauf dans des cas rares.

La plupart du temps, c'est une guerre de missile, une guerre de drone. Donc vous voyez, c'est pas tout à fait la guerre qui a été préparée depuis très longtemps. Et ça explique que les Émirats, les pays du golf par exemple sont assez démunis parce que qu'est-ce qu'ils ont fait ?

Ils ont acheté des blindés, ils peuvent rien en faire. Ils ont acheté des avions de combat très modernes, ils peuvent rien en faire. Donc si vous voulez, qu'est-ce que vous voulez qu'il fassent euh dans cette affaire ?

Les seuls qui peuvent faire quelque chose, c'est les Américains parce qu'ils ont toute la panoplie et pour une partie des Israéliens d'ailleurs, c'est intéressant de les voir sortir un sous-marin parce que généralement les sous-marins sont sous l'eau. Donc si on voit un sous-marin en surface, ça veut dire qu'on veut vraiment qu'il soit vu. Et ça veut dire aussi que quelque part, on a une petite idée sur la manière dont on va s'en servir.

Et là aussi, ça vaudrait le coup d'y réfléchir un peu. À l'instant, on vient d'apprendre que du côté du Bahrain, les sirènes viennent d'être déclenchées après euh les des alertes notamment euh de drones qui ont demandé aux habitants donc de garder de leur cam et de se diriger vers les abris euh les plus proches, le Barrain qui est aussi euh visé euh Galeger. Oui.

Donc il faut rappeler que c'est le siège de la 5e flotte américaine. Barelen qui comme le Co est dépendant de la dessanisation à 90 % pour l'approvisionnement de la population en eau potable qui a la particularité d'avoir une population à majorité chite mais des réignants qui eux sont sunites et qui qui est un pays et d'ailleurs le seul à mon dans mon souvenir dans dans le golf sur lequel l'Iran a des revendications d'ailleurs territoriales historiques qui ont donc qui est dans le viseur de cette République islamique depuis depuis très longtemps. et qui comme le Kit et la Jordanie fait partie de de ces faiblesses repérées et largement exploité par les Iraniens.

Sachant que le Bahrain, je parlais de ce siège de la 5e flotte, les Américains ont largement fait partir une grande partie de leur bâtiment de guerre de ce siège ainsi que du personnel justement qui est parti en direction de la Jordanie et d'Israël. Mais ça n'empêche pas ce tout petit pays de continuer d'être sous le feu iranien encore jusque ce soir. Michel Paco, comment vous expliquez que les Iraniens aient eu la possibilité de s'adapter aux défenses américaines ?

Les Iraniens ont préparé une certaine guerre depuis des décennies et finalement c'est cette guerre là que eux mènent. En face d'eux se trouvent les Américains et les Israéliens qui ont décidé qu'il feraiit une guerre sans utiliser véritablement les armements puissants qu'ils ont développé et dont ils disposent et qui permettent d'anéantir un pays en détruisant l'essentiel de ses infrastructures vitales. Donc on a face à face un pays qui n'hésite pas à utiliser des armes offensives qui frappent aussi bien du civil que du militaire et de l'autre des pays comme les États-Unis et Israël qui retiennent leurs mains parce que ils ont décidé que ils frapperaient uniquement des infrastructures militaires, nucléaires et cetera, mais qu'en fait ils font pas une guerre qu'on pourrait appeler une guerre totale comme on a connu dans certaines occasions malheureusement le siècle dernier.

Donc il y a un paradoxe si vous voulez dans la manière dont les opérations sont menées. Évidemment les Américains jouent la pendule c'està-dire qu'ils sont pas pressés et ils espèrent que les moles là vont finir par s'effondrer. Mais en même temps, ça fait quand même énormément de dégâts et tout le monde est obligé de s'adapter et notamment de s'adapter à cette guerre qui a été décidée par les Iraniens.

C'est-à-dire qu'il faut se lancer à fond dans les capacités antidrone, antimissiles et cetera. Merci Michel Polaco pour toutes ces précisions Galis. Non, pour rebondir par rapport à ce que disait Michel à l'instant, bien évidemment que le régime a été dégradé du point de vue militaire.

La souffrance, elle est essentiellement économique aujourd'hui et notamment cela, c'est un c'était un des buts hein d'assfixer l'économie. Oui, effectivement et c'est pour ça qu'il y a une faute de quart possible de la part dans cet équilibre macabre euh de ce régime qui peut aller vers un effondrement financier qui fasse qu'il ne soit plus du tout en mesure de subvenir aux besoins de la de la population. Donc il peut y avoir une manœuvre d'étouffement.

En revanche, là où j'ai une nuance, c'est de dire que les Américains et les Israéliens se sont retenus pendant 39 jours, je crois que dans le spectre conventionnel, on a beaucoup passé en revue euh sur ce plateau tout ce que les Américains et les Israéliens ont utilisé en terme de moyens. Je ne pense pas qu'il se soit, je cite, retenu la main de ce point de vue-là. Donc l'idée qu'il puisse davantage frapper, élargir le fran de frappe pour y inclure des cibres qui les rapprocheraient dangereusement des crimes de guerre ne me paraît pas être le remède miracle qui permet à à Donald Trump de se sortir de cette de cette ornière.

En revanche, en même temps, les Iraniens font aussi des crimes de guerre en tapant les pays du golf. Absolument. Et ça a été dit par le général tout à l'heure quand il cible des centrales électriques, des centres de dessanisation, ça n'a aucun usage militaire. ce sont des crimes de guerre et ils installent en cela une forme de symétrie puisque les Américains font la même chose et menacent ouvertement très explicitement par selon les médias d'État iraniens les Américains ont ciblé des nœuds ferroviaires, des ponts, des tunnels et qui servent de ravitaillement pour les gardiens de la révolution.

C'est à démontrer, il faut respecter un principe de proportionnalité de nécessité militaire. Ça n'a pas été fait. Je terminerai simplement sur la notion de supériorité aérienne qu'on a beaucoup prêté aux Américains euh et au aux Israéliens au-dessus des cieux de de l'Iran.

C'est un peu une illusion en ce sens que c'est une forme de supériorité, pas une suprématie. Par ailleurs, la suprématie, c'est à la fois la possibilité de pénétrer l'espace aérien, mais aussi d'empêcher tout ce qui en sort. Oh, les Iraniens avec le balistique et les drones contournent cette supériorité par le haut et par le bas.

Général Aboret. Bon, je pense que il faut pas mettre toutes les communications des uns et des autres en symétrie. Voilà.

Euh, détruire un un espèce de centre de production d'électricité au profit de système de commandement ou de PC dans la région de Bandarabasse, c'est pas détruire une usine de production d'électricité au profil de la population en cohète. Voilà, détruire un tunnel qui est utilisé par des convois militaires, c'est pas détruire une usine de dessement. Je suis désolé, il faut pas mettre les choses au au même niveau.

Voilà, les Américains et euh je connais bien comment les Américains font leur leur catalogue de ciblage. En fait, ils ciblent d'abord ils ont ciblé le long de la côte et ensuite tout ce qui d'un point de vue logistique permet d'avoir des flux entre toute la partie de bande arabas et puis l'intérieur du pays. Donc forcément quand les flux passent par une route, il faut taper la route.

À un moment, c'est mécanique. Donc euh [gémissement] accepter le discours iranien disant ils ont détruit une route. Donc nous on va détruire une usine de dessement.

Moi j'ai un petit peu de mal avec ça. Ça c'est un premier point. Deuxièmement supériorité et suprématie.

Bon on peut on peut en parler longtemps. Les Américains et les Israéliens ont déclenché 30000 frappes. Il y a pas eu 5 10 15 20 avions qui sont tombés.

Voilà. Donc américain ou israélien. Bon, c'est quand même c'est quand même assez rare dans l'histoire militaire parce que le système militaire iranien c'est un système puissant, c'est un système complet qui est obsolète.

En tout cas, la technologie n'est pas parfaite dans un certain nombre de domaines, mais c'est quand même un tour de force de la part des Américains et des Israéliens d'avoir mené ces 30000 frappes pendant plusieurs jours sans perdre d'avion. lorsqu'ils ont perdu un avion, ils ont réussi en territoire iranien à aller récupérer leurs pilotes. Donc on est dans un on est dans une guerre.

Donc on sait que personne ne fait de cadeau à personne et que les Américains et les Israéliens peuvent avoir aussi des pertes. Quand on fait le bilan entre ce que les pertes et les destructions iraniennes, les pertes et les destructions américaines, on est quand même dans un équilibre qui est incontestable. Mais la guerre à zéro mort, zéro destruction, zéro avion détruits, zéro drone reaper détruit, ça n'existe pas.

Et non, euh un crime de guerre est est un crime de guerre. C'est une conversation qu'on a souvent sur ce plateau. Moi, je suis d'accord que je préfère la démocratie à quelque chose qui est de l'ordre de la théocratie ou de la dictature, j'allais dire théocratique.

Mais Donald Trump le dit, revendit couvertement des frappes. Le régime dans sa propagande, il y a énormément de propagande de part et d'autre, parle de usine de dessement frappé qui privau potable. Quand à une usine enfin une centrale électrique, je crois vous avez parlé qui approvisionne un centre de commandement.

Ça me paraît beaucoup une centrale électrique pour approvisionner juste un centre de corps des gardiens de la révolution. Oui, mais ils en ont ciblé les Américains. Donc à partir du moment si vous voulez où les Américains le font et je rappelle qu'ils ont éliminé un chef d'état aussi odieux soit-il, c'est rarissime dans l'histoire de l'humanité.

C'est une forme de jurisprudence qui ouvre un monde extrêmement dangereux où on fonctionne et on l'entend parfois autour de ce plateau, chacun selon ses saveurs et ses préférences plutôt que des valeurs. Euh donc on revient à ce débat entre ce qui est légitime, ce qui est légal. Ce qui est légitime, c'est souvent une question de perspective.

Ce qui est légal, c'est davantage contraignant. Moi, je pense qu'il faut être euh très attentif à ne pas renvoyer dos à dos euh les États-Unis d'Amérique qui sont une vraie démocratie et l'Iran. Alors, vous dites, il y a des crimes de guerre des deux côtés.

Mais vous dites vous-même, les crimes de guerre en Iran, c'est le régime des Molas qui dit qui dit qu'ils existent. Moi, je connais des sources plus crédibles que la la [raclement de gorge] dictature théocratique pour reprendre votre expression. Donald Trump est une source Donald Trump.

Donald Trump n'est pas la seule la seule source parce que la différence entre les pays du Golf et l'Iran, c'est que il y a des informations qui peuvent sortir et qui sont bien plus crédibles que ce qui se passe en Iran. J'ajoute que quand vous dites il y a des méchancetés des deux côtés, pardon, mais euh l'Iran euh euh l'Iran menace Israël de destruction. L'Iran est le pays qui Donald Trump menace l'Iran de destruction.

Mais attendez, ça n'a rien à voir. Le le l'Iran, le Donald Trump, c'est une civilisation Donald Trump. Oui, c'est très intéressant ce que vous dites parce qu'en fait vous vous confortez mon propos.

C'estàd de dire que pour vous pour vous les Mola iraniens et Trump c'est la même chose. C'estàd que votre détestation de Trump est si forte que vous en venez la détestation de Trump et des mola que vous que vous en venez à les mettre au même niveau. Et bien moi, je pense que vous ne pouvez pas faire cela parce que Israël était authentiquement menacé par l'Iran.

Et quand c'est Israël qui a convaincu les États-Unis de faire cette guerre, certes, c'était de toute évidence un peu aventureux. La preuve, c'est qu'ils n'ont pas réussi. Mais sur le principe, moi je considère que cette guerre était légitime et je pense que les les les habitants des pays du golf, les habitants de Barin qui comme par hasard, je le cite au passage, Barin est l'un des quatre pays qui a signé les accords d'Abraham pour pour être dans une paix durable avec Israël.

Je pense que si vous interrogez les les habitants de ces pays pour savoir qui est le plus dangereux pour eux, est-ce que c'est l'Iran ou est-ce que c'est les États-Unis, la réponse, elle sera rapide. Quand vous interrogez les Libanais pour savoir qui est le plus dangereux pour eux, est-ce que c'est le esbola, c'est-à-dire le bras armé des Iraniens qui n'a qu'un seul rêve, c'est et ben et où Israël ? Et bien, ils vous répondront que c'est le esbola.

Et d'ailleurs, je vous rappelle que je vous rappelle je vous écoutez je je m'aventure sur un terrain factuel qui est que le qui est que le pou je sais que ça vous déplaît quand on quand on dit alors alors je vais alors je vais terminer alors je vais terminer ma phrase alors je vais terminer ma phrase. Je vous rappelle que le Liban et Israël viennent de signer un un accord sous l'égide des Américains en étant en étant en se mettant d'accord pour p pour pouvoir mettre en fin, il serait temps hors d'état de nuire le esbola. Donc je je pense que vraiment on est dans un relativisme vraiment inquiétant de dire les États-Unis et l'Iran, c'est la même chose, ils sont aussi méchants l'un que l'autre.

Oui, excusez-moi. Non, il il faut vraiment qu'on cesse sur plateau d'accuser des journalistes de de d'aimer ou de ne pas aimer quelqu'un ou d'avoir un fait qui nous plaît ou nous déplaît. La seule chose qui nous déplaît, c'est qu'on mette des choses dans notre bouche.

Je parle de fait. Oui, beaucoup de Libanais sont ravis d'être débarrassés de l'Iran et de son influence et d'avoir réussi à arracher à l'Iran ce dossier qui était un dossier de négociation. Les Libanais étaient au menu et à Washington, pardonnez-moi, ils sont sur la table et discutent avec les Israéliens.

Ça c'est un point. Par contre, et c'est vraiment un détail, mais c'est juste le fait que faut faut pas dire aux journalistes, cela vous déplaît, rien ne me déplaît, rien ne me plaît. En fait, je parle de fait, il y a rien, il y a rien de personnel là-dedans.

On est en débat, ça vous déplaît. Non, mais mais je reviens, je reviens sur ça puisque vous m'avez posé une question, je réalise que je vous y ai pas répondu. Donc, c'est juste une parenthèse.

Rien ne me déplaît en réalité. Ce sont des faits. Il y a beaucoup de Libanais qui sont contents.

Il y a quand même des Libanais qui ont peur d'Israël et de ses volontés hégémoniques. Je ferme la parenthèse et je réponds à votre question parce que je réalise que vous avez pas répondu. Aujourd'hui, Israël est encore en dehors du jeu et vous me demandiez qu'est-ce qui pourrait faire que ce que je veux vous dire, c'est que ce soir le ministre des affaires étrangères iranien a tout de même après tout tous les coups que les Iraniens ont porté au pays du golfe et aux Américains en tuant des soldats que et ben les négociations étaient encore ouvertes et que et bien on pourrait avancer.

Donc ma réponse à votre question. Oui, oui, tout à fait. Mais que les Iraniens le disent quand même.

Donald Trump, c'est normal. Mais les Iraniens, après tout ce qu'ils ont fait depuis les 4 les 48 dernières heures, pour répondre enfin à votre question en une phrase, et bien ce qui qu'est-ce qui ferait que les Iraniens à mon sens pourraient frapper Israël, c'est quand ils auront perdu l'espoir que et bien les négociations pourraient reprendre s'ils arrivaient à faire plier l'Amérique sur ce fameux article 5 du mandum, c'est-à-dire obtenir le contrôle du D3 d'Ormous. Voilà.

L'article 5 du mémorandum, c'est pas écrit le contrôle du mal de mémoire, l'article 5 du mémorandum du 17 juin, c'est dans les de mois qui viennent assurer la circulation dans les trois d'ormose sans pression et sans Yeah.