Hervé Novelli : «L'UMP a besoin d'un véritable patron» - Le Figaro
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Nicolas Sarkozy est allé au clash avec la Commission européenne dans l'affaire des Romes. N'est-ce pas préjudiciable pour l'image de la France ?
- 2:05OuverteRéponse partielle
Vous publiez une tribune dans Libération sur la diminution des niches sociales. C'est le retour du libéralisme des années 80-90 ?
- 4:05OuverteRéponse directe
La TVA 5,5% dans la restauration a échappé au coup de rabot de Bercy. Qu'en pensez-vous ?
- 6:05OuverteRéponse directe
Jean-François Copé à la tête de l'UMP convient-il à l'aile libérale ?
- 8:05OuverteRéponse directe
François Fillon ferait-il un bon patron de parti ?
- 10:05OuverteRéponse directe
Les auto-entrepreneurs ont-ils vocation à s'exprimer politiquement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Hervé NovelliChiffre
« Les transferts sociaux pèsent pour 30 % de la richesse produite chaque année. »
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[Musique] Bonjour, bienvenue au TCO Orange le Figaro. Nous recevons aujourd'hui Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce, de l'artisanat, des PME et du tourisme. Vous êtes également maire de Richelieu dans l'indré Loire.
Merci d'être avec nous. J'en suis très heureux mon cher Bruno. Nicolas Sarkozi est allé est donc allé au clash avec la Commission européenne dans l'affaire des Romes.
N'est-ce pas préjudiciable pour l'image de la France à quelques semaines de la prise de la présidence du G20 et du et du G8 ? C'est vrai que c'est ça n'est jamais agréable qu'il y ait des tensions entre l'Union européenne, la Commission européenne et notre pays. Et je trouve que c'est parfaitement injustifié le procès qui a été fait au président de la République.
De quoi s'agit-il ? Viviane Reding que je connais bien, une commissaire qui sait faire parler d'elle, elle l'a fait dans le passé et elle le fait aujourd'hui à tort de mettre sur le même plan une circulaire administrative qui a été rapportée immédiatement, celle qui avait été maladroite dans sa formulation. et euh les affirmations des ministres qui sont venus à Bruxelles et du président de la République.
Il n'y a aucune stigmatisation dans la politique qui est menée à l'égard des camps illégalement installé. Il y a simplement l'application de la justice et d'une règle simple qui fait que lorsqu'on est dans une situation illégale et bien sous décision de justice, on peut être euh renvoyé chez soi. Hier dans les dans les coulisses du de ce de ce sommet européen, on entendait des des des chefs de gouvernement disant "La France est trop généreuse avec les Romes.
Est-ce que ce serait donc parce qu'on a un modèle social trop favorable que les Romes viendraient en France ?" Ça n'est pas d'hier qu'il y a ce débat. On a souvent dit que le modèle social français attirait et Michel Recard avait tiré la sonnette d'alarme il y a très longtemps puisqu'il avait même dit "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde." Et il avait raison.
Aujourd'hui, je suis extraordinairement attentif à la manière dont nous allons aborder l'après-crise. Comment faire en sorte que la croissance économique revienne ? Et là, nous avons à regarder de près ce qui s'est passé en matière de transfert sociaux.
Alors justement, vous vous publiez aujourd'hui une longue tribune dans libération dans laquelle vous réclamez une diminution des niches des niches sociale. C'est le retour du libéralisme des années 80-90. C'est pas du tout.
Pas du tout. Pas du tout. Parce que dans cette tribune, je commence par dire que les soutiens sociaux, tout ce qu'a fait l'État, tout ce qu'on fait les pouvoirs publics pendant la crise ont été très utiles pour soutenir la croissance économique, soutenir la consommation.
à un moment où celle-ci s'écroulait. Par contre, j'attire l'attention sur le fait que en quelques années, nous avons euh adopté un modèle redistributif, des transferts sociaux, des soutiens sociaux qui est aujourd'hui le modèle le plus important au monde. Nous avons dépassé nos amis suédois dans ce domaine et les transferts sociaux pèsent pour 30 % de la richesse produite chaque année.
Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que ce qui est utile pendant la crise peut se révéler lourd à supporter après la crise. Et ce qui m'intéresse moi, c'est de faire en sorte que mon pays se donne les meilleures chances en matière de croissance économique.
Et donc nous devons absolument faire en sorte que au fur et à mesure que la croissance revient et bien les transferts sociaux diminuent. Il n'y a aucune raison qu'on n'adopte pas un modèle qui soit un modèle qui prenne en compte cette situation. On module, on module beaucoup de choses.
Et bien moi je propose qu'on module les transferts sociaux en fonction de la croissance. Alors par exemple le gouvernement auquel vous appartenez a créé depuis 2007, je crois que c'est vous qui avez fait le décompte, 15 nouvelles prestations sociales. Est-ce qu'il faut revenir dessus ?
Il faut les regarder de très près et quand ça va mieux, il faut les diminuer. C'est ça que je propose. Vous savez, les modèles scandinaves, ils modulent les situation, le la flex sécurité, c'est-à-dire la euh on on a une flexibilité qui est compensée par une sécurité euh dans pendant qu'on est au chômage.
Et bien moi, ce que je propose c'est que ces transferts sociaux, ils diminuent. ces soutiens sociaux, ils diminuent au fur et à mesure que l'on sort de la crise et ça va être un accélérateur de la crise. L'histoire économique, elle enseigne quoi ?
Et bien, elle enseigne que plus vous prélevez, plus vous pesez sur la production et moins celle-ci se développe. C'est tout à fait naturel et la France a une croissance qui diminue d'année en année en terme de potentiel. Et pourquoi ça ?
Et bien certainement parce que nous avons 53 % de dépenses publiques et sur ces 30 53 % 30 en dépenses sociale. On entend bien que vous voulez diminuer les dépenses publiques. Il y a une niche qui s'appelle la TVA 5,5 % dans la restauration qui a échappé au coup de drabot de de Bercy et pourtant c'était quand même une belle source d'économie.
Plusieurs de nos internautes justement s'interrogent sur le nombre d'emplois créés, les prix qui ont pas baissé suffisamment à leur goût. Qu'est-ce que vous leur répondez ? Je leur répond qu'il faut absolument préserver cette TVA à 55.
Pourquoi ? D'abord parce que c'est un contrat que nous avons passé et l'État il a signé, j'ai signé Christine Lagarde avons signé ce contrat d'avenir avec les restaurateurs et en contrepartie de la baisse du taux de TVA, on a baissé les prix moins que je l'aurais souhaité mais on a créé beaucoup d'emplois dans la restauration. On a créé près de 30000 emplois en un an.
Ce qui fait que la restauration française, elle est aujourd'hui la branche qui a créé le plus d'emplois et qui est le numéro 1 en matière de création d'emploi de toutes les branches de l'économie. Ça c'est quelque chose qui a été respecté et au-delà par les restaurateurs. Donc si on dit si on regarde les niches en fonction de l'emploi et bien cette niche il faut absolument la préserver.
J'ajoute que c'est aussi affaire de crédibilité politique. Tout le monde l'avait promis, le président de la République l'a fait et en plus c'est efficace. D'accord.
On maintient cette cette TVA 55 dans l'immédiat sur le plan politique ce dont on parle beaucoup c'est le remanement. les Romaniement, j'allais dire à l'UMP, Jean-François Copé a fait acte de candidature à la place de Xavier Bertrand. On l'écoute, il était avec nous en début de semaine.
Dans mon esprit, l'offre de service que j'ai que j'ai faite, si je puis dire, au président de la République concernant le parti, ça n'est ça ne peut être que comme un prolongement de ce que je fais au groupe avec mes amis députés. Jean-François Copé à la tête de parti, ça convient l'aile libérale de la majorité ? Ce qui me convient, c'est qu'il y ait une organisation politique comme l'UMP qui soit en bonne santé.
Et pour ça, il faut qu'on débatte. Moi, je suis frappé de voir combien lorsque l'on propose des options, lorsque l'on a des convictions et qu'on met au bout de ces convictions un certain nombre de propositions fortes, ce que j'ai fait avec mes amis réformateurs pendant la campagne de 2007 parce que le crédit impôt recherche, l'ISF PME, l'assouplissement des heures supplémentaires, c'est venu de l'aile libérale de la majorité et c'est nous qui l'avons porté avant que le candidat de l'époque Nicolas Sarkozy ne les reprenne et j'en suis très heureux dans son programme. Je veux faire de même.
Et il faut donc que l'UMP s'ouvre au courant, s'ouvre au mouvement, s'ouvre aux propositions et lorsque à chaque fois que ça se passe et bien j'en suis très heureux. Quand ça se passe pas, je suis pas content et je le dis. Et en 2007, justement, vous aviez été l'un des premiers à soutenir Nicolas Sarkozy pour 2012.
Les voies libérales que vous tentez de rassembler dans dans le club des réformateurs, elles lui sont déjà acquises ou pas ? Elles sont acquises au candidats réformateurs. Elles l'était pour Nicolas Sarkozy euh en 2007 parce qu'il avait un programme de réforme.
Je crois que le travail qu'il a fait et qu'il continuera de faire est très important. C'est un travail d'adaptation de notre pays qu'il est certainement le le meilleur à pouvoir avoir cette impulsion et cette capacité d'entraînement et de changement. Je souhaite donc que s'il se présente, il puisse porter un programme de réforme que j'entends bien alimenter.
Voilà la réalité. Alors, on a parlé du remanement côté UMP euh avec Jean-François Copé qui a qui a fait acte de candidature. Est-ce que François Fillon qui est aujourd'hui premier ministre et peut-être encore pour quelques semaines, est-ce qu'il ferait un bon patron de parti lui ?
En tout cas, il fait un très bon premier ministre. C'est déjà très important. Il a montré à ce poste qui n'est pas un poste facile combien il savait arbitrer, être un homme de synthèse et un homme de de rassemblement.
Il suffit de voir la popularité dont il jouit pas seulement dans le pays, mais aussi au Parlement, ce qui est très important pour un premier ministre. À l'UMP certainement, il fera la démonstration de ses qualités. Le veut-il ?
Le lui a-t-on proposé proposé ? L'acceptera-t-il ? C'est un un autre débat pour ma part. les cas on l'entend et et pour ma part ce que je souhaite c'est un patron à l'UMP un patron un véritable patron c'est-à-dire quelqu'un qui qui soit en situation d'impulsé sans se retourner tout le temps pour demander l'is quiconque et donc quelqu'un qui au service un vrai patron du président de la République puisse impulser les choses.
Une dernière question monsieur Novellie. J'ai vu que vous réunissiez régulièrement les auto-entrepreneurs. Probablement une des belles réussites de Skinena.
Est-ce que cela a vocation à l'avenir à un prolongement sous la forme d'une expression politique ou autre ? Pourquoi pas ? Vous savez qu'aujourd'hui il y a 600000 auto-entrepreneurs.
Si ils appartenaient tous à un parti, ils seraient plus nombreux que l'UMP. Donc il y a l'Union des auto-entrepreneurs qui est présidée par mon ami François Uel qui fédère déjà plusieurs milliers de d'auto-entrepreneurs. Au service de quoi ?
De la création. de la création de richesse, de la création d'emploi, de la création d'activité et donc au service de notre pays parce que c'est là que ça va jouer la bonne santé de notre pays dans sa capacité à développer des initiatives individuelles à les fédérer. Donc c'est ce serait certainement un beau projet.
à partie des auto-entrepreneurs. Je vous remercie et à lundi pour une nouvelle édition du T orange de Figaro. Bon. [Musique]
Hervé Novelli