Marges de la grande distribution : audition des producteurs et transformateurs bio
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour mesdames messieurs. Je vous propose que nous débutions notre notre audition. Nous recevons donc aujourd'hui un certain nombre d'intervenants pour une table ronde sur le bio.
Donc merci madame messieur de votre présence. Alors je crois que monsieur Loï Madelin est représenté. Il est excusé.
Non, c'est madame Page qui devrait arriver, qui est peut-être encore un peu en retard. Très bien. Donc très bien.
Bon, moi j'espère qu'elle va être accompagnée et qu'elle va pouvoir trouver au plus vite notre salle. Euh donc, je présenterai madame Pageot tout à l'heure. Donc, monsieur Thomas Breuset, président du syndicat des entreprises bioagroalimentaires, le SINABIO et euh dirigeant du groupe du groupe Kinoac.
Monsieur Jean-Marie Rois, coprésident et Guillaume Lojal, directeur général de l'Union des éleveurs bio, l'UNES Bio. Merci messieurs de votre présence. Monsieur Charles Clobou, président fondateur et Éric Guillem, directeur commercial de Léa Nature.
Donc merci également messieurs de votre présence. Euh alors, je vais quand même commencer même si madame pas n'est pas là nous nous rejoindra. Euh donc avant de vous entendre messieurs, euh vous allz euh vous vous devez vous conformer au aux habitudes des commissions d'enquête à savoir de prêter serment.
Je vous rappelle qu'un faux témoignage devant notre commission est passible de peine qui sont prévus aux articles 434-13-14 et 15 du code pénal et notamment de 5 ans d'emprisonnement et de 75000 € d'amende. Je me dois de le redire à chaque nouvelle audition. Donc je vais vous inviter les uns après les autres à prêter serment en ouvrant votre micro.
Donc il faut que le petit voyant rouge s'allume en levant la main droite et en disant je le jure les uns après les autres. Donc monsieur Breet, je le jure. Merci.
Je le jure. Merci monsieur Roi. Je le jure.
Merci monsieur lejal. Je le jure. Merci.
Je le jure. Merci messieur. Très bien.
Donc nous sommes vraiment ravi de de vous entendre aujourd'hui messieurs puisque le bio occupe une place singulière dans notre modèle agricole et alimentaire notamment été largement promu par les les lois Gelim. Il répond aujourd'hui à des exigences sociales et environnementales, mais il est aussi et euh nous allons le voir avec vous confronté à des évolutions à la fois de la consommation mais aussi à une pression sur les prix et à la fragilité de certaines filières. Votre présence conjointe aujourd'hui euh est la bienvenue parce que vous représentez différents acteurs euh de cet écosystème du bio et nous allons pouvoir partager avec vous sur les différents sujets qui intéressent cette filière.
Donc la Fédération nationale d'agriculture biologique qui représente les producteurs engagés dans l'agriculture biologique et l'UNES bio, plus spécifiquement les éleveurs bio. Nous souhaiterions comprendre si la formation actuelle des prix bio permet de couvrir en fait les prix de production, les coûts de production et d'assurer un revenu viable aux agriculteurs engagés dans cette transition. Les filières animales étant plus exposées aux fluctuations du marché et au coût de l'alimentation, vous pourrez nous indiquer si les mécanismes actuels de contractualisation et de négociation permettent de sécuriser vos revenus.
Sinabio représente les entreprises de la transformation et de la mise sur le marché des produits biologiques. Vous êtes situé à l'interface entre les producteurs et les distributeurs. Votre éclairage sera donc essentiel pour comprendre comment se construisent les prix industriels du bio, comment les hausses des coûts agricoles sont prises en compte dans les négociations et dans quelle mesure la concurrence du bio dans la grande distribution influence l'équilibre économique de l'ensemble des filières.
En tant qu'acteur industriel et entreprise engagé positionné à la fois sur les marques procres mais aussi partenaires de la grande distribution, laa nature tient également un rôle important dans le paysage bio. Vous nous livrerez messieurs, votre vision de la répartition de la valeur entre les acteurs, de la formation du prix et votre appréciation sur l'ensemble des relations commerciales. Je vais revenir donc sur madame Pageot qui nous a rejoint.
Bonjour madame. Euh, il y a pas de souci, on peut comprendre. Donc, vous êtes secrétaire national en charge des lien avec les opérateurs économiques de la Fédération nationale agriculture biologique, la FNAB.
Donc bonjour madame, je vais vous demander de prêter serment donc voilà d'allumer votre micro, de lever votre main droite et de dire je le jure, je le jure. Merci beaucoup madame. Petite question que j'ai omis de vous poser.
Est-ce que vous auriez des déclarations particulières à faire sur des liens d'intérêt d'émission que vous seriez que vous assumeriez en ce moment qui serait importante de porter à la connaissance des membres de la commission d'enquête ? Non, rien de particulier. Très bien.
Ben, je vous propose de vous donner de suite la parole, mesdames, messieurs, euh pour à peu près, je dirais 7 8 minutes maximum chacun pour que nous ayons le temps ensuite d'échanger et puis ensuite madame la rapporteur posera ses questions et éventuellement nos collègues de la commission d'enquête pourront également vous interroger. Donc, je vous propose de commencer madame Pageot. Oui.
À vous la parole. Très bien. Euh peut-être effectivement repréciser que la Fédération nationale de l'agriculture biologique c'est à peu près 10000 paysans et paysanes bio sur les 60 65000 qui existent actuellement en France.
Euh donc moi je suis productrice bio en dans le en Loiratlantique en production laitière avec une partie en transformation fromagère et je suis en bio depuis 28 ans. Euh donc juste peut-être un un rappel précis sur ce que c'est que l'agriculture biologique aujourd'hui en France. Donc c'est un marché de 12 milliards d'euros environ en 2024.
On espère, on estime à 12 milliards 4 en 2025. Donc le nombre de fermes c'est 60000 à peu près. Le marché du bio est assez spécifique parce que c'est il est de 47 % pour qui est commercialisé en grande surface, 25 % qui est commercialisé en magasin spécialisier bio et la vente directe qui est estimée aux alentours de 14 %.
Donc aujourd'hui, la surface bio en France, c'est 10 % de la surface agricole utile et c'est environ 15 % des fermes. On sort la cela sans doute ne vous a pas échappé. On sort de trois de deux années deux bonnes années de crise dans la filière bio avec un retournement du marché qui s'est effectué en 2022 suite à la forte inflation des produits agricoles et le fait que les consommateurs en fait se sont détournés de l'agriculture biologique.
Du coup, les surfaces en bio ont malheureusement diminué en 2023 et en 2024 et les fermes également. La situation la santé économique des fermes n'est pas au plus beau fixe, on va dire. se elles se remettent doucement de cette crise parce qu'il y a eu à la fois des baisses de prix et des baisses de volume.
Ce qui fait que certaines productions notamment en filières longues, ce qu'on appelle les filières longues donc qui commercialisent justement auprès des transformateurs et des distributeurs ont vécu des moments difficiles et on n pas on est loin d'avoir rattrapé les prix d'avant-crise tout comme les volumes. À cela s'ajoute le fait que il y a eu des choix sur les la politique agricole commune qui ont fait qu'il y a eu suppression des aides au maintien dans toutes les régions en 2024 qui pouvait donner, on va dire, une une aide supplémentaire pour résister à la crise. Donc ça peut représenter pour certaines fermes en production par exemple céréalière pratiquement 20000 € de perte par an.
Et euh ben ce cette situation euh enfin la prochaine PAC ne présage pas non plus euh qu'il y ait un une récupération des aides pour les producteurs et productrices qui s'engagent dans dans les fili dans les filières bio et le et on va dire le l'engagement fort sur le sur la partie environnementale. D'après l'observatoire français des prix et des marges, le maillon agricole ne capte que 10 % de la valeur ajouté créée par la vente d'un produit alimentaire. Ce n'est pas du tout suffisant pour les paysans et les paysanes bio.
Il faudrait probablement être à au moins 20 % pour donner des perspectives intéressantes pour les productions, pour les producteurs et les productrices pour être en capacité de réinvestir et surtout de donner une rémunération décente aux agriculteurs et agricultrices qui permettent derrière aussi de répondre à l'enjeu de la transmission des fermes puisque comme en agriculture conventionnelle, il y a 5 50 % des fermes qui vont changer de main d'ici une petite dizaine d'années et il va falloir donner des perspectives encourageantes et intéressantes pour les futurs agriculteurs agricultrice. Du coup euh aujourd'hui, on n' pas encore l'attractivité prix, on n pas l'attractivité des aides. C'est plutôt pas très encourageant pour des potentiels futurs repreneurs.
Et alors que le marché redémarre, on le on le sent a priori, il a redémarré en 2000 en 2025 2024 et 2025 dans les magasins spécialisés et a priori ça redémarre aussi dans les grandes surfaces. Et bien, on se pose la question de savoir s'il y aura suffisamment de produits euh pour répondre à cette cette demande qui repart avec des consommateurs qui euh ces derniers mois sont plutôt euh se disent intéressés par l'agriculture biologique, notamment en premier lieu pour l'enjeu santé. Concernant spécifiquement la question des marges, en fait, on est souvent en tant que fédération de producteur et productrices bio interrogé par les consommateurs ou les associations de consommateurs sur cette thématique.
Pour autant, nous n'avons pas de lisibilité sur réellement quelles sont les marges au niveau de la transformation ou de la distribution. Ça fait plusieurs années qu'on pousse effectivement à ce que l'OFPM, donc l'Observatoire français des prix et des marges donne des données plus précises et spécifique sur l'agriculture biologique, en particulier sur des produits qui sont a priori simples des produits comme le lait, les œufs, potentiellement le steak haché. Malheureusement, nous n'arrivons pas à obtenir des données à la fois par alors ce qu'on nous dit, c'est à la fois un manque de moyen au niveau de l'OFPM, un manque de volonté des acteurs économiques qui ne donnent pas leurs chiffres et et donc globalement nous on vient enfin la FNA vient de rentrer dans le copil enfin où je C'est moi qui siège mais en fait on n pas de données qui nous permettent de factuellement estimer la répartition de la marge entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs.
C'est tout. Merci madame. Bah c'estàdire que si tout le monde intervient, il faut qu'on gère le temps de parole.
Mais merci beaucoup madame. Je vais donner donc la parole à à monsieur Brezet pour le syndicat des entreprises bioagroalimentaires. Sinabio.
Oui, merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs les sénateurs membres de la commission d'enquête. Alors, je vous remercie vraiment de donner la parole au SINABIO dans le cadre de vos travaux. Euh, vous rappelez d'abord que le SINABIO est le syndicat national des entreprises de l'agroalimentaire biologique qu'il représente aujourd'hui plus de 200 entreprises, majoritairement des PME et des ETI.
Elles pèse ensemble 50 % du marché bio et elle génère près de 14000 emplois directs sur l'ensemble du territoire français. Euh vous dire aussi que nous les entrepreneurs de la bio, nous sommes impliqués sur nos territoires au plus près des filières, au plus près des acteurs de terrain et qu'on nous sommes fier de démontrer chaque jour que des modèles plus vertueux euh d'alimentation sont possibles. Je m'exprime à la fois en tant que président du SINABIO et en tant que dirigeant d'entreprise puisqueeffectivement je dirige un petit groupe que j'ai constitué dans le Sud-Ouest, un ensemble de PME artisanal.
Nous faisons des produits laitiers, des alternatives végétales et cette double casquette me permet à la fois d'avoir une lecture sectorielle et de vous remonter une réalité très concrète du du terrain. Euh je voudrais également euh que vous me permettiez de commencer par quelques éléments de contexte sur le le marché depuis la crise inflationniste de 2021-2022. Le marché de la bio après plusieurs années de forte croissance à deux chiffres a connu une contraction brutale, très brutale, de la demande dans un contexte de forte inflation.
Euh effectivement, les indicateurs observés en 2025 montrent un redémarrage progressif. Cette reprise, elle est euh elle s'explique d'abord par le rôle d'amortisseur joué par la distribution spécialisée qui est particulièrement développée en France et elle a permis de maintenir pendant euh enfin cette distribution spécialisée, elle a maintenu une offre cohérente, lisible et engagée qui a permis de préserver la fidélité la fidélité des consommateurs et dans une certaine mesure aussi les déboucher pour nos entreprises de transformation et pour les fermes engagé en bio en grande distribution. La situation commence également à s'améliorer.
Il y a une progression de l'ordre de 0,6 % des volumes. Mais par contre, l'enseignement est clair. Là où l'offre bio a été maintenue, la consommation a résistée.
Là où il y a eu réduction des assortiments en bio, le recul a été amplifié. Autrement dit, les réductions d'assortiments qui ont été mises en œuvre pendant la crise ont accentué la baisse du marché. Du côté des filières, nous sommes également très préoccupés par la situation.
La contraction des débouchés a fragilisé le potentiel de production français qui fait émerger aujourd'hui un risque sur les approvisionnements français. Selon le baromètre 2025 de l'agence bio, 16 % des producteurs envisagent de réduire ou d'arrêter leur activité bio. Euh et donc ça préoccupe beaucoup les transformateurs que nous sommes.
Du côté des industriels maintenant, nous avons fait réaliser à la Banque de France une étude euh qui a permis de montrer que les entreprises bio ont subi un choc inflationniste majeur sans pouvoir répercuter intégralement les hausses de leurs coûts. Dans ce contexte, on voit que sur une période de 2 3 ans, elles ont fait le choix de préserver en priorité l'emploi et les compétences en réunion sur leur marges et sur les investissement. En 2024, près d'un tiers des entreprises agroalimentaires bio sont en situation déficit contre 27 % pour l'agroalimentaire conventionnel.
Soutenir durablement la consommation nous apparaît aujourd'hui indispensable pour consolider la reprise et sécuriser l'ensemble des filières. Je vais venir maintenant à la question des marges qui est au cœur des travaux de votre commission et qui suscite des attentes légitimes à la fois des consommateurs et des pouvoirs publics. Comme l'a rappelé Stéphanie, nous nous retons à plusieurs difficultés. documenter précisément les marges famille de produits par famille de produits est aujourd'hui extrêmement difficile en particulier pour les produits bio.
Les limites sont identifié l'accès aux données des distributeurs qui restent trop partiels, les équilibres en matière qui sont complexes et les mécanismes de péréquation entre catégories de famille de produits qui rendent l'analyse délicate. On regrette également que aucune étude publique ne permettent de quantifier les éventuels ou l'existence et le niveau des éventuelles surmarges. Et ça nous semble important d'améliorer la transparence sur ce niveau de marge pratiquée.
Et je vais euh venir maintenant sur euh ce qui s'ajoute à cette difficulté, c'est le fonctionnement économique de la grande distribution. Dans les faits, les négociations ne se ne se construisent pas à partir des coûts réels de production, mais autour d'un objectif concurrentiel à la fois proposer des prix légèrement inférieurs à ceux des enseignes voisines, ce qu'on appelle la guerre des prix, mais sur les produits les plus visibles et à la fois maximiser la marge sur les produits qui peuvent se vendre plus cher. Vous le savez, dans ce modèle de péréquation, certains produits d'appel sont volontairement vendus avec très peu de marge pour attirer les consommateurs.
À l'inverse, les produits bio et d'une manière générale, les produits de qualité. se vaut appliquer des marges plus élevées à des fins de compensation. Ce mécanisme conduit à renchérir des produits déjà plus coûteux à produire et donc à pénaliser leur accessibilité pour les consommateurs.
Néanmoins, nous souhaitons nous Sinabo, attirer votre attention sur un point essentiel. Agir uniquement sur les marges sans agir en parallèle sur les règles d'offre et de visibilité du bio comporte un risque réel, celui de rendre ces produits encore moins attractifs économiquement pour les enseignes et leurs magasins et donc à terme les rendre moins présents en rayon. De la même manière, toute remise en cause du SRP + 10 ferait peser un risque direct sur les produits bio qui deviendrait une variable d'ajustement dans ce système de péréquation.
Notre préconisation est donc simple. Si on veut agir sur les de marge, il faut agir en même temps sur l'offre. Nous proposons donc de fixer un minimum de 20 % d'offre bio à l'horizon 2030, ce qui serait cohérent avec la cible de consommation prévue par la SNAC et accompagner ceci d'un suivi dans le temps de l'évolution des taux de marge pratiqués sur les produits bio.
Je vais maintenant rapidement venir au second point qui est sans doute le plus préoccupant, le déroulement concret des négociations commerciales. Nous rejoignons les constats formulés par l'ensemble des organisations de l'agroalimentaire. Bien que l'intention d'Égelim soit louable, son contournement est devenu la norme.
Le principe de non négociabilité de la MPA conduit désormais à un déplacement du centre de gravité des négociations. Comme les enseignes ne peuvent pas agir, en tout cas ouvertement directement sur cette composante, les acheteurs reportent la pression économique sur les autres éléments. Ça se traduit par une intensification de la NGO sur les MPI, les marges de les coûts industriels. une multiplication des demandes de remise additionnelle, une décorrélation entre les demandes de TR net et les perspectives de développement du plan d'affaires et surtout par une augmentation significative des services de coopération commerciale et des services d'arrière.
Pour de nombreuses PME et ETI, cette situation entraîne une éosion directe de la rentabilité, voire des ventes à perte lors d'opération commerciale. La protection théorique de la MPA ne suffit plus à garantir un partage équilibré de la valeur lorsque les autres composantes sont ainsi mises sont si faiblement régulées et contrôlées. Les remontées de terrain nous montrent qu'on apprête 7 entreprises sur 10 qui indiquent avoir fait face dès l'ouverture des discussions à des demandes de baisse tarifaire ou un refus de toute revalorisation des prix.
Ça intervient alors même que 80 % des entreprises agroalémentaires bio constatent et accompagnent une hausse du coût des matières premières agricoles. Les entreprise bio avaient formulé des demandes de revalorisation raisonnable à hauteur de plus de %. Finalement, les accords conclus aboutissent à une revalorisation très très limitée.
Ça s'est conclu ce weekend. Et dans ce contexte, une entreprise sur deux considèrent que la loi égalime n'est pas complètement n'est pas pleinement respectée. On voit des comportement tels que des multiplications de rendez-vous de négociation, des postures de négociation extrêmement agressives et des signatures trop souvent repoussées jusqu'à la date plutoire limite.
Ça fragilise en priorité les PME, les ETI. Donc selon nous, il ne s'agit pas de difficultés ponctuelles mais d'un déséquilibre structurel des règles de négociation. On peut donc formuler des préconisations à court terme.
Il faut faire respecter et sanctionner lorsque égalime n'est pas respecté. et sans contrôle rapide des sanctions dissuasives, les contournements vont encore plus devenir les normes. À moyen terme, par ailleurs, il est nécessaire de différencier les règles du jeu pour les PME et ETI et TPE pour sortir d'un système où le rapport de force mécaniquement euh enfin conduisent l'issue des négociations telles que celles qu'on a vécu cette année.
À ce titre, on pense que les propositions portées par la FEF peuvent constituer des pistes intéressantes. Pour conclure, pour le SINBIO, l'accessibilité du bio ne se construira ni par les guerres des prix, ni par une action isolée sur les marges, que ça ça doit reposer sur une action cohérente sur l'offre et la visibilité en rayon. Et c'est à cette seule condition que les objectifs publics de développement de la consommation bio pourront devenir une réalité économique.
Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur. Nous allons donner la parole à monsieur Jean-Maréoi donc et à Guillaume Lejal pour l'Union des éleveur bio.
Bonjour madame la présidente, madame le reporteur, messieurs et mesdames les sénateurs. Merci de nous accueillir ici. Donc UNEBIO c'est une filière de 30 ans, c'est une forme SAS depuis 22 ans.
Donc cette société est issue d'un certain nombre de d'associations d'éleveurs au niveau national. Donc notre fonctionnement c'est de valoriser de la viande bio représentant cinq espèces. Donc bœuf, veau, agneau, port, volaille.
Ça représente pour nous 2000 éleveurs actifs sur le territoire. Donc on a un territoire de fonctionnement national. À titre indicatif, on était 2500 il y a 3 ans.
Ça vous donne un peu l'ampleur de la descente. Euh une bio, c'est aussi deux structures d'élaboration. Donc on a deux outils, un eneloir, un dans la Meuse qui nous permettent de valoriser une partie de nos animaux.
Et c'est depuis 5 ans une cinquantaine de points de vente à travers des rayons boucherie qui nous permettent d'équilibrer nos animaux et notamment toute la partie arrière des animaux qui est moins bien valorisé aujourd'hui. Unebio, c'est aussi une une organisation un peu spécifique depuis son origine avec une collaboration avec un certain nombre d'opérateurs, des opérateurs abatteurs type coopératif commeia ou un groupe privé comme Bigar ou Puigrenier qui sont des abatteurs connus au niveau national, mais aussi un certain nombre de distributeurs Auchamp, Carrefour, Systemu, Monoprix, Casino et l'ensemble de la distribution spécialisée à travers à travers nos filiales et nos études de distribution. Donc cette organisation, elle est un peu comment spécifique de par son organisation et de par sa sa diversité de type de magasin et de distribution.
Je vais laisser Guillaume plus détailler un peu le toute la partie technique qui va qui va avec tout ça. Oui. Alors, merci de nous écouter madame, messieurs les sénateurs.
Donc, comme l'a dit Jean-Marie, nous on travaille en collaboration avec un certain nombre de partenaires abatteurs. Donc, on n'est pas entre guillemets confronté directement à la négociation avec la GMS. pour autant on y participe activement et ça depuis longtemps.
Et de ce point de vue-là euh je vais peut-être un peu surprendre quelques-uns, mais nous on n' pas à se plaindre en tout cas pour la partie élevage et viande, on n pas à se plaindre des relations qu'on entretient avec ces avec ces enseignesl à part quelques exceptions. Concrètement, les gens nous ont plutôt soutenu et nous ont plutôt accompagné dans la crise qu'on est en train de traverser. Concrètement euh il y a quandme une majorité d'opérateurs qui nous ont pas lâché et on a trouvé avec eux des solutions pas toujours évidentes.
Oui, il y a des moments compliqués mais c'est sûr que quand il y a un problème de trop de prise alors nous on est plus là pour donner des exemples et des témoignages très concrets contrairement à à à Thomas en tant que président de Sinabio et madame Pageot en tant que représentant de la FFNAM. sur des exemples simples concrètement quand depuis 2 ans, on est sur une filière bovine globalement qui rencontre toutes les difficultés qu'on rencontre, c'est une baisse globale des volumes abattus, grosse augmentation des prix des bovins. Dans le bio, il faut qu'on s'adapte, on suit et on est obligé en permanence de suivre cette augmentation.
Ce qu'on peut regretter, c'est que l'augmentation des prix du Bovin qui atteint aujourd'hui des niveaux, je pense en tout cas, vu le témoignage de nos éleveurs puisque c'est à peu près la seule démonstration qu'on peut en faire. en l'occurrence témoignage d'éleveur, je leur dis euh aujourd'hui des prix qui sont a priori convenables mais qui sont pas liés à des coûts de production, qui sont bien allés à des mécaniques économiques, des mécaniques de marché donc qui sont aussi fragiles finalement que des mécaniques de marché. Donc on peut s'interroger sur le devenir de ces niveaux de prix.
Ça c'est vrai pour le bovin et pour autant là-dessus la grande distribution et nos partenaires abatteurs n'ont joué le jeu ont vraiment accompagné les choses y compris la distribution spécialisée même si elle a eu un peu plus de mal à comprendre ce qui se passait quand vous assistez à une augmentation du prix des bovins qui va quasiment presque du simple double en 2 ans alors que jusque la viande bovine était plutôt une protéine accessible protéine animale accessible c'est pas facile à vivre inversement quand vous prenez des filières comme le porc ou la volaille où pour le coup on arrive plus facilement à établir un coût de production. C'est plus simple à faire d'avoir des cycles plus courts de production et des technologies des techniques de production qui nous permettent d'établir des coûts de revient à minima. Pour le coup, la difficulté n'est pas tant en distribution spécialisée puisque en l'occurrence, il y a que du port ou de la volaille bio dans les rayons.
Donc il y a pas d'élément de comparaison. Par contre, pour un distributeur généraliste, quand vous mettez un blanc de volaille ou un un une côte de port bio à côté d'un truc standard, bah on va simple au triple. Et pour le coup, on peut pas euh regretter que ça soit dans ces prix-là puisque pour le coup, le coût de la matière première est respecté.
Sauf que le consommateur, Oui. Oui. Il veut consommer bio, on est tous d'accord.
Sauf que quand il est devant ses problématiques de prix, c'est compliqué. Donc globalement là-dessus, nous on a plutôt des relations avec la distribution, qu'elle soit spécialisée ou GMS qui et même accessoirement avec les abatteurs. En tout cas, des relations de partenariat plus que des relations de confrontation ou de négociation. euh de dire qu'aujourd'hui il y a quand même un certain nombre de secteurs commerciaux qui échappent totalement à la enfin au marché du bio.
Parlà de la restauration commerciale qui est quand même pas rien aujourd'hui en terme de consommation de viande. Aujourd'hui, à part quelques rares exemples de restaurants qui qui permet se permettent de distribuer des produits bio, concrètement, il y a aucune enseigne, aucune chaîne de restaurant au niveau national qui a fait du bio, quoi. Donc ça c'est très pénalisant.
Autre point, les lois égalimes, on peut s'en féliciter, ont permis l'ouverture des marchés sur la restauration sociale. Ça c'est très chouette avec là, on m'a demandé aussi de dire d'amener un témoignage problème de restauration sociale. Concrètement, on leur donne pas forcément les moyens d'accéder à la viande bio.
Donc ils se tournent vers les produits entre guillemets de type bas morceau. Donc on va chercher le prix et là on vient créer de l'inflation sur les sur les viandes type ST caché. ou tout ce qui va être les sautés de port ou sauté de veau quoi.
C'estàd qu'on vient encore accentuer le déséquilibre. Donc c'est tant mieux. Enfin je on peut pas regretter que la restauration sociale a été vraiment invité à distribuer du bio.
Il y a un effet il y a un effet qui se cool qui est pas top quoi sur de ce point de vue là. Et puis dernier point euh ce qu'on peut dire également c'est que nous alors désolé de le dire ici dans un palais de la République mais clairement les politiques publiques menées ces dernières années ont été en permanence des ont eu des conséquences pas forcément très positives. Il y a 5 6 ans, on est parti à développer la bio à fond.
On a oublié les aides au maintien, on a oublié tout un tas de choses comme ça, mais on est parti à fond dans du développement. On s'est pas vraiment préoccupé des acteurs économiques en place. Et pourtant, on avait quand même des témoignages à apporter.
On s'est retrouvé, pour citer qu'un exemple, on s'est retrouvé avec des milliers de bovins qui ne prenaient pas qui n'avaient pas de marché et qu'il a fallu déclasser. Et c'est bien les éleveurs qui étaient déjà en place qu'ont eu à subir ça puisqueen fait concrètement, il fallait bien les les valoriser. Quand vous valorisez pas 100 % en bio, il y a un moment de fait vous faites baisser votre prix d'achat.
Et puis dernier point, le port qui est un excellent exemple. Tout le monde est parti il y a 3 4 5 ans, toutes les coopératives généralistes sont partis à faire du port bio comme des fous. On est monté à 300000 cochons bio produit par an en France.
Quand le marché réellement équilibré, il est situé à 120000 cochons. Je vous laisse imaginer les dégâts. Donc le manque de stabilité des politiques publiques ne nous aide pas.
Nous-même dans Unebio le témoignage qu'on peut apporter, on est monté à 100 collaborateurs comme l'a dit Jean-Marie, on est monté à 300 quasiment 3000 éleveurs. Aujourd'hui, on gère 2000 éleveurs et il a fallu euh se séparer de 50 collaborateurs. Merci monsieur.
On y reviendra, je pense. Donc pour finir ce tour de table, je vais laisser la parole à monsieur euh Klobouf et monsieur Guilem pour Léa nature. Merci madame la présidente, madame la rapporteur, mesdames et messieurs de nous exprimer sur le sujet de l'évolution de la marge.
Euh donc je m'exprime moi au nom de la nature, groupe familial industriel français fondé il y a 32 ans dont le siège est basé à la Rochelle. Nous travaillons en tant que transformateur avec 25 usines au total dont 18 en France dédiés à l'alimentation bio et trois aux cosmétiques bio et naturel. Nous employons 2000 salariés et réalisons un chif d'affaires de 520 millions d'euros.
Nous sommes présents donc à différents endroits du territoire. Nous fabriquons 75 % de nos produits en France et 90 % de nos produits alimentaires sont bio à quelques exceptions près, essentiellement dans le domaine du végétal. Euh voilà, donc nous opérons donc sur les territoires.
Nous essayons de travailler sur des contrats long terme, quelquefois sous forme de commerce équitable, mais pas toujours. C'est plus facile pour les magasins bio que pour les GMS qui ont plus de mal entendre entre guillemets la sécurisation des tunnels de prix dans la durée qui sont plus soumis entre guillemets à la conjoncture. Et donc nous avons observé effectivement des phénomènes très variables comme cela a été dit par madame Pageot effectivement et par monsieur Breuset.
Le marché a été dynamique pendant longtemps. Il a accéléré sur des phases de crise euh agroanitaires. Euh et euh après une forte croissance de 2013 à 2020, il a chuté pendant 3 ans.
Les marges brutes se sont affessées dans un contexte très inflationniste. On a perdu pour notre part à peu près bah quatre points de marge sur 45 sur la transformation de nos produits alimentaires et on a été soumis à de demandes de revalorisation des produits agricoles locaux euh élevés et on a du mal à les satisfaire effectivement du fait de la pression sur les prix accentué actuellement par un phénomène de concentration vous le savez de la grande distribution et la volonté des enseignes d'être compétitive euh et donc de ne pas être entre guillemets le dindon de la farce de de la guerre des prix qui existe actuellement. Euh donc ce qu'on observe quand même c'est que la MPA a été entendue à un moment elle est moins aujourd'hui.
En tout cas si on présente une intention de MPA ben Éric l'expliquera plus en détail. on peut être sanctionné sur les assortiments. Donc c'est un choix de rapport de force mais c'est plus aussi naturel.
C'est un peu plus entendu néanmoins en magasin bio où nos marges sont un petit peu plus stables. Euh on a euh des des prix publics qui on va dire dans les années 2016 à 2020, les produibos étaient assez populaires et donc porté un peu au nu par les enseignes qui comprenaient qu'il y avait vraiment un relais de croissance. Donc les marges étaient plutôt très raisonnables dans l'ensemble he bien sûr après ces variables. dans le contexte que l'on a connu ensuite de 2020 à 2024, on a vu les prix publics augmenter beaucoup plus vite que nos tarifs parce que c'était devenu peut-être moins populaire ou c'était pas le cheval de bataille, il y avait peut-être des enjeux de refinancer des concessions de marge sur des multinationales ou des choses qui explosaient en terme de prix de vente et on voulait pas là non plus perdre en compétitivité.
Donc on a effectivement pu penser qu'il y a eu une sorte de péréquation qui a été faite et on observe en 2025 néanmoins euh un retour à quelque chose d'un petit peu plus euh peut-être pondéré euh en tout cas une certaine baisse des prix sur certaines ennes produits bio. Voilà, je tiens à souligner juste qu'on fait 50 % de notre activité GMS, 36 % avec les magasins bio, 4 % avec la restauration collective qui effectivement connaît une impulsion de valorisation des produits bio et locaux avec un certain nombre de cahers des charges qui peuvent favoriser donc les PME. Par contre, effectivement, dans le domaine de la restauration commerciale, comme l'ont dit mes collègues, tout reste à faire.
Quelques minutes, monsieur. Je vais faire rapide. Euh madame la présidente, madame la rapporteur, messieurs les sénatrices, messieurs les sénateurs, certains signes de reprise apparaissent sur le bureau depuis un an maintenant porté par des consommateurs en recherche de traçabilité, de proximité, de qualité et pas seulement de prix bas.
Le contexte reste exigeant pour le bio et les défis sur les marges continuent de peser sur les comptes associés à trois points majeurs. Le premier des matières premières agricoles bio qui ont connu des hausses parfois supérieures à 30 % et qui n'ont pas été répercutés en totalité dans les tarifs bruts et dans les tarifs issus nets issus des négociations commerciales. Le second des capacitaires usine en manque de volume et des difficultés d'écrasement des coûts fixes.
Et le troisème des coûts d'int industriel, emballage, énergie qui ont augmenté et dont nous ne captons pas encore significativement les baisses. Les distributeurs pour leur part soumis à une forte pression sur le pouvoir d'achat et la guerre des prix limitent la répercussion des hausses sur les prix sans une réelle prise en compte des deux spécificités particulières du secteur bio, à savoir la première des filières agricoles plus fragiles qui nécessitent d'être travaillé sur le long terme du fait des 3 années de conversion de la rotation des cultures mais aussi de complicité de complexité technique versus les produits conventionnels tels que le traitement des sols. La seconde des volumes plus volatiles liées à des sourcings de matière première agricole plus limité qu'en conventionnel et toujours exposé à des phénomènes haussier.
La tension demeure donc sur la répartition finale de la valeur avec la grande distribution en témoigne le contexte particulièrement difficile dans lequel se sont déroulées les dernières négociations commerciales annuelles. Avec le renforcement de la concentration de la grande distribution, les enseignes évoluent dans un environnement extrêmement concurrentiel. Cette compétition permanente conduit à une pression constante sur les prix avec un déséquilibre croissant du rapport de force dans les négociations.
La menace de déférencement partiel ou total devient un levier puissant. Un comportement très déterminé et agressif sur des demandes de déflation sans réel discernement associé à la taille de l'entreprise ou prise en compte des spécificités agricoles et industrielles du bio. Une volonté affichée de la distribution de préserver la matière première agricole sanctuarisée dans le respect des galim.
Mais au prix, comme cela a déjà été dit, d'une très forte dégradation des intrants industriels non encadré par la loi. Donc si la chaîne dans son ensemble veut rester viable et équilibré pour péraliser le modèle alimentaire biolocal, bah cela doit passer nécessairement par une meilleure prise en compte de la grande distribution des besoins tarifaires et des intervenants industriels agricoles sur le long terme. Et peut-être si je peux me permettre d'ajouter un dernier point, c'est vrai que nous aussi on fait des péréquations pour soutenir l'agriculture locale.
On est obligé de réduire nos marges et donc on compense un petit peu sur des produits d'importation. OK. La parole à madame la rapporteur.
Bien, bonjour et merci. Alors, on est euh content d'avoir les les j'allais dire les représentants du bio en France ou en tout cas de la production bio. Alors, pourquoi ?
Parce que c'est un sujet en fait qui nous intéresse particulièrement dans cette commission d'enquête. Moi, j'ai posé la question, je crois quasiment à tout lors de chaque audition euh afin de savoir s'il existe des différences de marge entre le bio et le non bio pour les euh pour la grande surface et si cette différence de marge euh conduit à mettre à mal la filière bio en fait ou en tout cas à mettre à mal en tout cas positionner différemment la filière bio. Je m'explique et vous allez me dire si effectivement cette cette affirmation est validée ou non.
Je prends je prends appui sur UFC que choisir qui a fait il y a quelques années maintenant il y a 6 ans une étude disant que lorsque 1 kg de pomme bio était mis en rayon la marge avant même de déterminer le prix de ce kilot de pomme bio vendue la marge était de €. Quand 1 kg de pomme conventionnelle était mise en rayon, la marge était environ de 50 centimes. C'est-à-dire qu'avant même d'avoir été euh d'avoir été positionné, le prix la différence de prix entre du conventionnel et du bio est de 2 € qui correspond à une différence de marge.
Est-ce que la différence de prix entre le bio et le non bio est uniquement une différence de coût de production où est-ce que elle est augmentée et aggravée par une différence de marge ? Quel est votre sentiment ou votre connaissance de ce sujet ? Alors, qui veut répondre ?
Alors, je vous demander à chaque fois des réponses assez conscient. Si on prend l'exemple de la viande, clairement oui, on a pu constater dans le passé sur un certain nombre d'enseignes des excès de de de marge forte sur certains types de produits comme par exemple le jambon blanc en bio qu'on a retrouvé à des prix de vente totalement délirants. Euh pour autant, il y a quand même une vraie différence sur la production he c'est qu'un port bio, ça coûte trois fois plus cher à produire qu'un port standard.
Donc ben forcément on décupe et je pense que une des vraies problématiques qu'on a souvent constaté, c'est que tant que nos amis les distributeurs travailleront avec des marges relatives en pourcentage et non pas des marges en valeur absolue, on ne fera que amplifier le phénomène. Point. Très honnêtement sur la viande de bœuf depuis depuis quelques années quand même, on a un travail avec les distributeurs qui soient généralistes ou spécialisés qui va quand même dans le bon sens.
Je parle bien de la viande plutôt ruminant pour le coup qui suit les cours de marché donc sur lequel il y a moins de référence. Sur le reste de retrouver de tels écart sur du sur du blanc de poulet ou du jambon, j'ai envie de vous dire malheureusement on n pas trop le choix vu le coût de la matière première agricole. D'accord.
Donc vous vous pensez que les écarts sont quand même grandement liés à la différence de coût de matière pour la partie de production pour la partie viande et je ne connais pas tous les réseaux de distribution hein mais mais ceux que je enfin ceux qu'on connaît qu'on maîtrise on voit très bien j'ai vu du jambon bah j'ai vu du jambon il y a 4 5 ans à 120 € du kil bonà là c'est qu'on a envie là c'est qu'on a envie de tuer le produit c'est clair c'est d'accord très bien sur les fruits et légumes je sais pas si la Fnab a des informations Là non, c'est c'est pas facile parce que sur les fruits et légumes, en fait, ça passe souvent par des grossistes et en fait il y a enfin sur les fruits et légumes, c'est un fonctionnement marché très euh qui qui évolue semaine semaine enfin à la semaine, on va dire. Et donc euh c'est compliqué de connaître qui qui enfin sur le produit final où se situe le se situe la marge. Ce qui est ce qui est certain, c'est que ces dernières années, il y a eu quand même des problèmes de de prix de revient et la les seules fois où on arrive à à gérer le enfin la prise en compte du coût de production, c'est qu'on on réellement on applique la loi égalisme, c'est-à-dire la marche en avant, ce qui n'est pratiquement jamais le cas.
On va éviter on Voilà. Merci. peut-être un complément d'information sur le la question spécifique des fruits et légumes à la maison de la bio qui est notre fédération de de des différents métiers de la bio.
On a fait réaliser une étude avec un panier de produits du quotidien en faisant des relevés de prix en GMS, en en biooncentionnel et en magasin bio sur les produits les plus consommés. On avait vraiment un panier avec de la courgette, la tomate et cetera. Euh on relevait des écarts de prix finalement très minimes entre alors post-flation parce que je pense que l'étude dont vous parlez d'UFC est d'avant l'inflation.
Bien sûr, post-flation euh il y a eu une telle augmentation sur les fruits et légumes conventionnels euh que l'écart étaient étaient seulement de 20 % entre fruits et légumes conventionnels en magasin en magasin traditionnel GMS et fruits et légumes bio en magasin bio. Et si on enlevait, je crois un produit qui démarrait tout juste sa saison, c'était la courgette, l'écart était réduit à 7 %. Et c'est d'ailleurs ça qui a beaucoup contribué à l'augmentation de la fréquentation des magasins bio, c'est que l'image prix s'est retrouvé bien amélioré par le prix finalement assez raisonnable des fruits et légumes bio en magasin bio.
Est-ce que 20 % vous est que c'est un écart raisonnable ? Euh 7 % si j'enlève la courgette, c'est hyper raisonnable entre du conventionnel et du et 20 % quand on quand on sait que il y a effectivement des des des coûts de production euh qui sont euh réellement supérieurs et des coûts de distribution qui sont également supérieurs parce que on ne représente que 10 % des fermes, 6 % des volumes. Voilà, c'est assez logique.
On va on va être prudent nous sur la partie épicerie produits transformés. Évidemment, la proportion de produits d'appel en conventionnel est infiniment plus importante que dans les produits bio. Donc euh il y a un tassement des marges qui est naturel là-dessus.
On voit que c'est très variable selon les catégories et effectivement que la proportion de marge appliquée quand on part de plus haut forcément la marge en volume plus importante enfin en valeur entre guillemets plus importante aussi. Voilà, c'est très inégal suivant les catégories. Au sein de nos nos gabes qui sont très larges, on constate effectivement un phénomène à double détente, des produits très bataillés sur lesquels les phénomènes de marge sont très réduites et d'autres catégories de produits qui elles par contre font l'objet de de marge plus importantes.
Voilà. Vous pouvez nous dire quelle catégorie de produits ? Il est clair que elles sont directement associées au volume.
Donc si nous sommes sur des produits à volume important, les marges sont plus réduites et donc les prix sont tendance à être plus bataillés. D'accord. Donc ça n'a rien à voir avec la catégorie.
Ça à voir avec le volume en fait. Ça à voir effectivement plus avec le volume que la catégorie. D'accord.
D'accord. Très bien. Je vous remercie.
Est-ce qu'il y a une différence pour vous entre la grande distribution ou la distribution spécialisée bio ? Est-ce qu'il y a une différence dans la relation d'une part dans la relation partenariale, dans la relation d'achat, dans les méthodes d'achat où est-ce que pour vous finalement ce sont des choses assez comparables ? Écoutez, le le marché des magasin bio connaît aussi une vague de concentration depuis 3 4 ans.
Donc on voit des acheteurs de la GMS arriver en magasin bio quand même. Donc il y a des méthodes qui translatent. Maintenant maintenant c'est on est un peu plus entendu sur la MPA.
D'accord. Vous où ça ? En magasin bio vous dites ou en magasin euh en magasin bio ou en restauration constructive.
D'accord. OK. Et on peut noter aussi qu'en magasin bio, il y a eu peut-être une attention un peu plus importante portée sur le pluriannuel et sur les engagements de filière et sur les démarches de commerce équitable labellisé.
Euh donc si effectivement je constate comme comme le disait Charles qui une certaine porosité des pratiques avec un petit temps de retard malgré tout euh il y a quand même euh de manière intrinsèque dans les politiques des enseignes spécialisées bio la volonté d'aller plus loin sur un certain nombre d'engagements qu'elles mettent d'ailleurs en avant auprès de leurs consommateurs et c'est ce qui font que ces consommateurs vont peut-être un peu plus dans ces dans ces enseignes et des engagements de filière de la mond à la transformation Donc on a il y a quand même a il y a il y a des démarches plutôt vertueuses euh même si on est vigilant avec eux. Est-ce que il y ait pas trop de porosité de ces pratiques et de ces contournements ? Moi je j'ajouterai que enfin d'abord je les je les opposerai pas.
Je pense que en tout cas vraiment je redis un contexte élevage et viande, il y a peut-être plus de difficultés de compréhension, je le redis sur l'évolution du prix des bovins ces dernières années, ces derniers mois de la part de la distribution biospécialisée. Et c'est bien enfin encore une fois, je les comprends, il voit une matière première agricole, ça s'est rarement vu qui a pris plus de 40 % en 18 mois. Oui.
Et pour des phénomènes qui sont pas liés à des coûts de revient, qui sont bien liés à des phénomènes de marché. Donc ça la GMS quand elle voit le produit conventionnel qui monte, bah lui c'est normal que le bio monte. La distribution biécialisée qui n'a que du bio dans son rayon, il a faut plus expliquer, faut passer plus de temps dans l'explication.
Mais moi, j'opposerai pas les j'opposerai pas les deux canaux en tout cas. D'accord. Est-ce que maintenant on peut en venir aux négociations commerciales ?
Comment se passe-t-elle ? Alors, vous avez commencé, monsieur Breuset, à nous en parler dans votre proposiminaire. Comment se passent les négociations commerciales avec bah, j'allais dire la grande distribution puisque c'est plus le sujet qui nous intéresse mais également avec la distribution spécialisée.
Est-ce qu'elles sont aussi, j'allais dire mais en tout cas aussi tendu qu'elle le sont pour les fournisseurs plus conventionnels ? Est-ce que finalement l'étiquette bio vous vous protège un peu ou non ? Je sais pas.
Dites-nous comment se passent les négociations ou est-ce que les volumes étant plus faible ? Alors l'étiquette bio ne protège pas. Il y a pas de totem d'immunité malheureusement dans les boxes de négociation quand on propose des produits bio.
Euh et euh si traitement différencié il y a, c'est pour faire en sorte que quelle que soit la taille du fournisseur, il y ait toujours un petit avantage dans le bras de fer du côté de l'acheteur. C'estàd que ce que ce qu'on peut constater, c'est qu'il y a quand même une graduation des moyens de pression à l'égard des fournisseurs en fonction de leur taille jusqu'à je crois des des centrales européennes. Alors moi j'y suis pas confronté, mais qui permettent à ces enseignes de rééquilibrer le rapport de force un peu plus en leur en leur faveur.
Moi, je peux constater en tout cas en tant que PME euh commercialisant en région des produits bio euh qui a pas particulièrement de discernement et que cette année les euh négociations ont été particulièrement vives euh et tardives. Moi, c'est la première fois euh que on se retrouve le weekend dernier à continuer à négocier. Euh ça nous était jamais arrivé et on est un petit dossier.
Et c'est la première fois qu'on saisit le médiateur de la relation commerciale. Ça nous était jamais arrivé. Voilà.
D'accord. Donc c'est pas Oui. Donc c'est particulièrement tendu quand même.
Oui, on peut dire on peut dire ça. OK. Et c'est ce que remontent les adhérents du synabio pareille.
H très bien. Léa Nature, vous confirmez ? Oui, je crois que je voulais détailler dans mon discours, c'est que globalement on est dans un contexte où la pression commerciale s'intensifie.
Euh la guerre des prix euh effectivement accélère ce ce phénomène. Euh je pense que comme l'a dit Thomas, le les négociations ont démarré tardivement cette année, très tardivement. Hm hm.
Et je pense que ça nous a amené du coup de façon très proche de la date butoire et et la date butoire est le garant quand même de trouver un accord commercial à l'issue des des négociations. Donc donc on a eu un vrai un vrai enjeu de boucler ces discussions dans les dernières dans la dernière ligne droite. Voilà.
Est-ce que vous pouvez nous donner des chiffres d'ors et déjà ? Est-ce que vous pouvez nous dire quand même que globalement il y a eu une hausse je sais pas plus un ou autre ? Est-ce que vous avez des chiffres quand même à ce stade ou pas encore ?
Alors concernant les adhérents du SINABIO, je crois que la moyenne des hausses qui ont été obtenues de l'ordre de 0,5 %. Et quand on une évolution, c'est une évolution de leur prix pour une évolution de la MPA de combien vous savez non pardon du prix euh trois nets à l'issue des négociations. Sachant que pour couvrir les hausses de MPA et de MPI, ce qui était estimé c'était 2 %.
D'accord. + 2 et on aboutit à + 05. Tout à fait.
Et l'étude de la Banque de France monte que sur 3 ans, globalement les entreprises agroalémentaires bio ont moins répercuté que les androbés conventionnelles. Donc on avait déjà du retard. C'est c'est vrai aussi pour les beauovins.
Est-ce que vous avez des chiffres aussi pour les natures et pour les beauvins ? Pour les beauovins, c'est un peu moins vrai parce que de toute façon, on est porté par un marché du conventionnel qui qui est à la hausse. Donc c'est c'est plus facile si ce n'est quand même que on a un distributeur qui a fait le choix d'arrêter donc et d'une manière plutôt brutale en 15 jours Lidl.
D'accord. Ah ben on les reçoit tout à l'heure, on va leur en parler. Ils ont a choisi de ne plus vous acheter.
Ils ont ben octobre septembre 2022, ils ont fait le choix d'arrêter le dossier caché directement avec nous. et saucisse. Et saucisse.
Ouais, saucisses de bœuf. Euh sinon, je dirais que les autres opérateurs euh ça c'est enfin globalement c'est plutôt facile en lien aussi avec la hausse du conventionnel. Euh même si c'est dans ce que tu écrivais Guillaume tout à l'heure, il faut expliquer beaucoup plus auprès des auprès des mégas bios spécialisés qui n'ont pas de référentiel quoi.
Et qui qui n'ont pas forcément la compar que vous nous avez dit. Voilà. Et juste pour terminer pour la nature, vous vous confirmez ce plusieurs nous c'est difficile parce que on porte pas un collectif donc on peut pas trop s'exposer en donnant des données particulières.
Ce que l'on peut dire, c'est que dans un contexte où la réduction de la taille d'assortiment en bio peut-être menacé, chacun essaie de sauver ses positions et quelquefois la demande commence par dire commencer à être à la déclaration et après on discute sur la taille de boîte, pardon, la taille de boîte c'est la taille d'assortiment. Et donc c'est vrai que en ce sens-là quelque part la stabilité ou la code part d'assortiment est un levier qui permettrait d'assurer une forme de continuité. On sait que la bio est soumise à des périodes de conversion, des itinéraires techniques particuliers et plus complexes avec le désordre climatique et que nous aussi on a été on a subi le déférencement brutal de de Lidl il y a 1 an et demi 2 ans euh et en fait il y a pas de prise en compte de l'impact sur les filières et donc c'est vrai que la bio nécessite quand même une forme de continuité en fait.
Très bien. Vous avez des chiffres à nous donner en off. Oui, on serait preneur.
Et madame Pageot pour la finabé, vous avez pas de chiffre non globaux sur l'évolution des des négociations de clôture des nég Non, on on n pas on n'est pas en prise directe. Ce que je pensais alors certaines enseignes de la grande distribution nous ont dit au cours d'audition devant nous que beaucoup de fournisseurs bio n'acceptaient pas de travailler avec elle. Euh alors peut-être est-ce priori non.
En tout cas, ils nous ont dit qu'elles avaient très peu de fournisseur bio et qu'elle recherchaient des fournisseurs bio et qu'elle n'arrivaiit pas à en avoir. Alors nous ça nous a surpris he on a mais je vois que vous aussi je crois que la part d'offre je veux bien que vous réagissiez euh par rapport à 2021 l'assortiment bio est encore à - 20 % en nombre de références présentes dans les rayons en grande surface. Je pense qu'on est à peu près là-dessus.
C'estàd ben c'està-dire que le nombre de références euh diffusion des produits bio euh en grande surface est à - 20 % par rapport à son pic de 2021. D'accord. Donc en 2021, c'est vrai qu'il y avait beaucoup de grandes marques nationales et internationales qui avaient lancé des déclinaisons bio.
Euh mais il y a beaucoup de PME aussi et de et de et des ETI spécialistes euh qui euh qui qui proposent des produits biureux. Donc je pense qu'il y a pas de difficulté. et concernant des entreprises qui refuseraient de vendre à la grande distribution, nous pouvons et beaucoup d'entre nous avons des marques dédiées pour le réseau des magasins spécialisés bio, bien souvent avec des engagements différents, des recettes différentes et cetera et et en grande surface, c'est pas forcément les mêmes engagements qu'il qu'il demandent.
Et donc bien souvent, on est contraint d'avoir deux marques, une en grande distribution, une en magasin spécialisé et parfois certaines entreprises font le choix de n'avoir qu'une marque en magasin spécialisé. C'est peut-être de ça dont il parle mais sinon D'accord. Très bien.
Alors peut-être que le commentaire était directement associé à la marque de distributeur, je ne sais pas. Mais en tous les cas, nous acceptons de travailler avec l'ensemble de nos clients, qu'il soi côté alimentaire ou qu'il soi des réseaux SP. Voilà.
Très bien. Ben moi, j'irai même un peu plus loin. C'est on existe depuis en tant que filière depuis 1995, 30 ans, un peu plus de 30 ans grâce à la à la grande distribution quoi.
Donc et la distribution spécialisée qui était plutôt à cette époque là connue pour être orienté très végétale. On a eu plus de mal à s'installer et aujourd'hui la distribution spécialisée a bien rattrapé son retard. Les produits, les protéines animales sont bien installées dans les rayons, y compris dans les rayons traditionnels de certaines enseigne spécialisé qui vont très bien.
Alors, pour tout vous dire, c'est Leclerc qui nous a dit ça. C'est la centrale d'achat nationale de Leclerc qui nous a expliqué que il y avait beaucoup de fournisseurs bio qui ne voulaient pas travailler avec eux. Alors maintenant, j'aimerais savoir lorsque Oui, c'est je pense que c'est plus la question des marques que la question des fournisseurs.
Oui, j'ai compris. Je je crois qu'on a ils ont essayé de lancer leur réseau de magasin bio et là c'est vrai que il y avait beaucoup de craintte. Alors, excusez-moi mais je suis plus clair sur la partie viande pardon sur la partie viande et abattoir, il a un mode de fonctionnement extrêmement particulier dans la filière qui détient son propre abattoire et ses propres outils situé en Bretagne avec des pratiques effectivement alors qui ont pu faire que certains opérateurs de la viande et ça je l'ai entendu, nous sommes adhérents aussi d'une structure qui s'appelle forêt bio euh qui est qui est la structure qui regroupe pas mal de groupements d'éleveurs et de producteurs et de paysans bio. et je l'ai entendu des gens qui définitivement voulaient pas forcément travailler puisque les pratiques étaient pas les bonnes quoi.
D'accord. Merci. Alors, j'aimerais savoir si en dehors de l'achat de vos produits, on vous propose lorsque vous négociez des services et si oui, quel type de service ?
Quel est le pourcentage moyen du prix des services par rapport au prix de vente de vos produits ? Est-ce qu'on est à 10 % à 50 % ? On a on a eu beaucoup de chiffres différents donc j'aimerais bien que vous nous donniez les votes.
Voilà, première question sur les services les nature. Oui. Alors, à l'expert de la Nature, effectivement, nous sommes on nous voit proposer régulièrement différentes natures de services, que ça soit des services en terme de de données de marché, de prestation de de tout type, y compris relative à des à des mises en avant. ou la qualité de nos mises en avant.
Donc donc c'est un phénomène qui est assez régulier euh qui va au-delà des des investissements sur le 3 net qui est un phénomène assez maintenant courant depuis quelques années. Euh vous donner un ordre d'idée de ce que ça peut représenter. Ça reste une part relativement faible en fait.
La majorité reste de l'investissement de net sur facture et relativement peu sur ce qu'on appelle communément l'arrière. Donc le gros de nos investissements sont sont formulés sur l'avant. Voilà.
C'est quoi à peu près un pourcentage dans la répartition entre l'avant et l'arrière ? On est sur un 10 % sur l'arrière. Voilà.
D'accord. Donc effectivement on est plutôt dans la fourchette base de ce que nous disent les uns et les autres. Juste en terme de sémantique, vous avez dit on se voit proposer.
Donc en fait, on vous propose des services ou est-ce que vous demandez des services ? On nous propose des services. D'accord.
Moi, je je continue sur la sémantique. On vous propose ou on vous impose des services ? C'est à nous de mesurer l'intérêt effectivement de l'achat de tel service. [rires] Alors, je répète, est-ce que vous êtes libre de refuser ces services ?
Est-ce que ça rond la négociation ou non ? Non, ça ne rend pas la négociation. Ça déporte la négociation.
Ça déporte la négociation. Déporte ou reporte ou reporte. juste peut-être moi exprimer le le sujet de de la du mode de promotion qui a beaucoup évolué depuis 30 ans puisque fut un temps où il y avait des remises entre guillemets et donc on appliquait des remises, on pouvait payer les services additionnels pour la qualité de la mise en avant et ensuite le distributeur participait à l'effort de la promotion.
Aujourd'hui, quand vous avez une promotion à - 34 %, les 34 % sont entièrement à la charge de l'industriel, entièrement. Et plus des frais de gestion de BRI unitaire. En bio, c'est très compliqué de faire de la promo sans être en vente à perte parce que ça voudrait dire avoir des très belles marges pour pouvoir payer 34 % du prix de vente. 34 % du prix de vente parle de notre prix à nous hein. 34 % du prix de vente y compris la marge de distributeur plus les frais de gestion.
Donc on arrive souvent à plus de 50 % de notre facturation à nous et ça rend extrêmement difficile la capacité à promouvoir les produits bio. D'accord. Donc vous dites quand même très clairement que la partie promotion qui est une partie des services enfin elle est problématique puisquelle vous elle elle repose entièrement sur vos épaules.
Elle est pas du tout prise en charge par le distributeur. Et c'est et c'est dommage parce que pour la pour pour démocratiser les produits bios, ça serait un bon levier. Mais mais en fait, il faut trouver déséquilibre et se limiter finalement dans cette prestation.
Ouais. Vous avez pardon juste vous avez employé là aussi je suis sur la sémantique mais vous avez employé une formule forte monsieur. Vous avez dit c'est pratiquement de la vente à perte.
La ventre à perte c'est censé être interdit hein. Quand comment vous gérez ça dans vos comptes ? Bah je sais pas ce que je dois répondre.
Je [rires] j'ai dit que je jure au début donc je donc je sais pas ce que vous dois répondre en fait. En fait, ça vient pas sur le prix le prix net du produit puisque c'est facturé sous la forme d'une coopération commerciale. C'est du service.
Euh donc en fait c'est 34 % dans dont dont vous parlez Charles. Euh si on l'analyse sur le flux annuel, c'est pas de la vente à perte. Oui.
Mais mais sur l'opération commerciale en question. sur l'opération commerciale, ça se traduit si je ramène à l'unité du produit par une v en contrôle de gestion sur combien a coûté cette opération et combien donc l'entreprise voit ça comme un investissement pour entretenir la dynamique commerciale, permettre à des nouveaux consommateurs de découvrir ses produits et donc c'est pas formellement de la vente à perdre. Pour autant c'est une opération très coûteuse.
Est-ce que monsieur vous auriez des exemples ? Vous pourriez nous donner euh des exemples en offre bien sûr dans le le wording dont on parle, on intègre aussi l'ensemble de nos coûts de box de préparation et je pense que c'est en ces termes-là que monsieur Clobouf parle de vente à perte qui n'est pas une vente à perdre qui est simplement une somme de coûts supplémentaires qui nous amène effectivement à un niveau de marge dégradé sur ces produits là. Voilà.
Dégradé voir négatif. Mais c'est votre cas mais c'est le cas du conventionnel également. C'est ce que nous ont dit.
En tout cas, par exemple, les producteurs de fruits et légumes nous ont expliqué de fruits et légumes conventionnels nous ont expliquer que lorsqu'on additionnait l'ensemble des promotions et l'ensemble des services qui étaient vendus, bien oui, à la fin, il se retrouvait avec quasiment de la vente enfin avec de la vente à perdre. Donc on n'est pas loin de ce qu'on a déjà entendu, c'est-à-dire comment les services vont aller dégrader finalement le prix de vente, même si ça n'en fait pas directement, si ça n'est pas comptabilisé comme ça directement. puis votre marge finale au fil.
Voilà. Après, nous avons un contexte particulier du bio qui est relativement peu promotionné au regard du conventionnel. Oui.
Voilà. Donc, je pense que c'est aussi un élément important à regarder en tête. Voilà.
Voilà. Si vous pouvez nous faire passer des éléments en en off, ce serait quand même intéressant de rentrer un petit peu dans le le détail de ces analyses parce que si ça se traduit par de la vente à perte, en tout cas, si si on pratique une promotion en magasin bio, on va peut-être faire du - 10 ou du - 15. Le distributeur est libre d'appliquer le prix de vente qu'il souhaite et de redéfinir son niveau de marge pour être attractif sur la promo.
Mais on ne refacture pas de services, c'est un effort partagé et en bio c'est une pratique probablement plus vertueuse. J'y reviendrai. Les je voudrais savoir si les alliances européennes à l'achat des distributeurs avec les grandes centrales d'achat Evreste, Relc, Concordis, vous avez l'impression vous avez l'impression qu'elles ont eu un impact sur les produits bio.
Et si oui, quel impact ? Est-ce que vous avez ressenti le fait d'avoir en face de vous des grosses des Non non, nous n'avons pas eu d'alerte particulière au regard de ces super centrales européenne. Vous vous négociez en France en France unique toujours.
Toujours toujours. D'accord. Personne négocie ailleurs qu'en France.
Oui. Donc c'est pour ça que vous n'avez pas d'impact des grandes centrales européennes. OK.
Euh vous parliez de la de la négociation avec les les structures avec la grande distribution spécialisée bio, pardon, la distribution spécialisée bio. Quelles sont les principales différences ? Alors, j'ai entendu ce que vous me disiez sur le label commerce équitable qui était demandé dans le dans la distribution spécialisée.
Vous venez de dire qu'il y avait une différence de promotion. En tout cas, c'était pas négocié de la même manière. dans le conventionnel, toute la promotion reposée sur vos épaules alors que dans la distribution spécialisé bio, c'est vous définissiez un pourcentage de promotion.
C'est comme ça ? C'est de de je vais laisser Thomas compléter parce que je pense que c'est une pratique assez courante mais oui, c'est de gré à gré entre guillemets et on va dire qu'il y a beaucoup moins de prestation de service facturé par le distributeur. D'accord. il a il assume beaucoup plus son rôle de distributeur et voilà.
Et on peut également noter qu'il y a une meilleure prise en compte de la marche en avant, c'est-à-dire de l'esprit initial des galims. Euh alors, hormis le cas particulier de de la viande bovine qui a été évoquée tout à l'heure, mais autant en GMS cette année, déjà l'année dernière, finalement la MPA n'était plus un sujet malheureusement. Donc l'évolution de nos coûts d'achat euh en magasin bio, ça reste quand même enfin il y a peut-être une proximité naturelle avec euh les organisations de producteurs, la volonté de construire dans la durée qui fait que non seulement on s'intéresse euh au coût de production euh et à la nécessaire évolution dans le temps pour garder attractif aussi ses prix, ses métiers parce que Les réseaux de magasins bio se rendent bien compte aussi que il y a un risque énorme de pénurie aujourd'hui.
C'estàd que si on ne répartit pas mieux la valeur et donc on en échange régulièrement avec eux, bah demain elles n'auront plus et sur certaines matières c'est déjà le cas, ils ont plus de plus de matière. Donc il y a quand même une prise en compte de ces notions-là. Et alors que on peut regretter quand jamais ça a été particulièrement absent des discussions notamment sur le la bio euh et et et on a besoin de continuer à valoriser le prix payé pour le lait bio au producteur après des années où ça a malheureusement baissé.
Donc une incapacité à se projeter. Donc une vraie différence d'approche pour le coup. H OK.
J'ai une question parce que les une question sur les pertes dans le dans le bio, les invendus et les pertes. Il semblerait en tout cas, c'est ce que les distributeurs nous ont dit à plusieurs reprises, que les pertes étaient plus importantes dans le bio que dans le conventionnel. Est-ce que vous vous avez des chiffres sur ce sujet ?
Est-ce que vous vous savez si on peut évaluer de manière plus importante la casse entre guillemets des produits bio par rapport aux autres ? J'ai pas de chiffre précis à vous transmettre si ce n'est des effectivement de la part de certaines enseignes des communications qui qui nous parlait de l'ordre de de ouais des taux de perte entre 10 et 15 % en valeur. J'ai pas la notion de ce que ça peut donner en volume.
Mais comme là aussi on est sur un produit plus cher, de fait on était sur des valeurs plus importantes. Et puis on a d'autres enseignes qui nous ont dit qui non non les pertes bio n'étaient pas plus importantes en pour le coup en volume que ce qui pouvait connaître. sur les produits standard et je reparle bien des produits ultra frais comme des enf là où on prend beaucoup de risque c'est tous les produits de viande ultra fr et caché pié saucisserie et cetera quoi.
Oui, il y a forcément des comme on est sur un produit un peu plus cher qui a eu peut-être parfois un défaut de positionnement, ça sans doute été des choses constatées dans les enseignes spécialisées ou généralistes qui savent correctement travailler le produit et sur lesquels on a un bon positionnement tarifaire, globalement, on est plutôt on suit ce qui se passe en standard. Je pense que s'il y a une différence, c'est uniquement effectivement sur des produits à durée de vie très courte, fruits et légumes, viande. Mais c'est pas vrai du tout sur l'épicerie, c'est pas vrai sur les yaourts.
Il y a pas de différence de il y a pas plus de casse sur des produits bio que sur des produits conventionnels. Sur les fruits et légumes. Quelqu'un peut nous dire ?
Moi, j'ai pas de j'ai pas de chiffre précis, mais c'est toujours c'est c'est en particulier sur les fruits et légumes que qui que c'est souvent dit. Après, malheureusement, en grande surface, les fruits et légumes bios doivent être emballés pour être différenciés des autres, ce qui est un peu le paradoxe et ce qui est souvent reproduit reproché aux produits bio, c'est d'être emballé sous plastique justement pour être différencié. Et du coup, je crois pas que ça ça favorise non plus la conservation des fruits et légumes, le fait de d'être emballé sous plastique.
Donc ça peut aussi jouer sur la conservation à terme. Et puis après, il y a aussi peut-être l'organisation des filières. Les fruits et légumes commercialisés en grande surface viennent souvent ne viennent pas forcément que de France.
Donc ça vient aussi peut-être de plus loin donc avec des durées de transport qui jouent aussi sur la conservation des produits. On a pas trop parlé d'ailleurs de ce volet de l'importation de bio. Vous avez l'analyse des chiffres sur les importations je tu compléteras.
Oui. C'est juste pour dire que en fait c'est quand même c'est c'est souvent mis en avant. On on préfère prendre on préfère prendre du local que du produit bio qui vient de l'autre bout du monde.
Ce n'est pas une réalité en fait. À part si on si on enlève en fruits et légumes, si on enlève le cas des bananes qui forcément viennent ou des domes ou de effectivement d'ailleurs, la plupart des fruits et légumes sont français et sont produits en France. On est à plus de 80 % en fait des produits fruits et légumes qui sont produits en France, bio qui sont produits en France.
Donc il y a il y a quand même euh on va dire sur la filière bio une une attention probablement aussi des consommateurs sur l'origine des produits. Et puis en fait il y a un niveau d'autonomie de la France sur le bio qui est bien plus fort qu'en conventionnel. 71 % des produits bioconsommés en France sont produits euh dans des champs en France et transformés en France.
Alors, c'est particulièrement vrai sur les fruits et légumes, donc sur des produits bruts, mais c'est aussi vrai sur les légumineuses, le lait, la viande. Donc cette idée fausse que on opposerait bio et locale, il faut absolument la combattre parce que elle correspond à l'inverse de la réalité. Si on veut favoriser le local, il faut favoriser le bio.
Euh et ce qui est génial, c'est que si on veut favoriser les euh les les changements de génération, les reprises d'exploitation, bah il y a plus de volonté d'installation en bioancventionnel. Monsieur de Lure, tout à l'heure vous vous avez évoqué ce sujet-là en nous parlant des importations qui venaient compenser en fait un certain nombre, je sais pas si c'était les capacités de d'approvisionnement ou est-ce que vous nous expliciter. Oui, on parle dans le domaine du végétal.
Dans le meilleur des cas, un produit biofrançais agricole brut va coûter 30 à 40 plus 30 à 40 % plus cher à la tonne que un produit conventionnel dans le meilleur des cas. et ça peut aller jusqu'à 100 150 % d'écart. Donc du coup après avec les processes intermédiaires de transformation, on arrive à réduire un petit peu l'écart.
Ça dépend s'il est brut ou s'il est associé à d'autres ingrédients dans sa transformation. Mais on sait que le consommateur lui, il accepte de payer jusqu'à 10 15 % plus cher, 20 % max. Donc nous soutenir le local, c'est accepter de travailler avec des marges plus faibles parce que l'agriculture française est plus cher que beaucoup d'autres modèles agricoles peut-être moins soutenus enfin pour différentes raisons structurelles.
Vous connaîtrez sans doute mieux que nous. Mais donc nous oui forcément pour arriver à favoriser ça et les coopératives biolocales, il faut qu'on tende un peu nos marges et qu'on se rattrape un petit peu ailleurs. C'est quoi le volume ?
Bah on est on est nous on a plus de 75 % de notre catalogue qui est fabriqué dans nos 18 usines en France. Mais après, oui, on a des produits comme le coco, le jus de citron de Sicile, enfin on a des produits d'importation. Donc on est on est autour de 25 28 % à peu près produit euh de ce type là.
Sur la viande, je voudrais juste apporter, j'ai pas ma connaissance d'importation de viande bovine. Il y en a peut-être mais pas ma connaissance. ce qui se fait très régulièrement et depuis toujours et parce qu'il y a un vrai rattrapage pour le coup, il y a une vraie avantage sur le prix.
Évidemment, ça passe pas par nous et on combat ça. C'est l'importation des jambons qui viennent du nord de l'Europe et qui sont importés par des grands fabricants de jambons. Voilà. et qui viennent clairement nous concurrencer sur les prix en tout cas parce que sur le volume malheureusement on pourrait pas subvenir à tous les besoins.
Trois points que vous avez évoqué, je crois que c'est monsieur B dans votre intervention liminaire, vous avez évoqué une recommandation qui consisterait à un minimum de 20 % d'offre bio à horizon 2030. Euh donc quand on connaît aujourd'hui les difficultés d'atteindre des objectifs d'égalisme en matière de restauration collective. Donc ma question c'est est-ce que dans quelle mesure enfin est-ce que vous avez analysé cette proposition d'un point de vue réaliste en terme de volume et de prix hein pour les acheteurs euh et surtout est-ce que vous pensez que c'est accessible partout puisqueen matière de restauration collective je fais juste une petite parenthèse c'est que on se rend compte que cantines dans certains territoires vont y arriver plus facilement que dans d'autres parce queil va y avoir des capacités d'approvisionnement en proximité qui vont euh qui à même.
Alors, jusqu'à peu, j'ai été président de la commission restauration de l'agence bio et je suis président fondateur d'une coopérative de distribution de produits bio qui s'appelle Manger bio Sud-Ouest et qui donc qui livre des produits bio dans le sud-ouest. Donc, c'est un sujet que je connais bien, la restauration collective. Euh non, en fait ce qui est ce qui est super quel que soit le territoire, on va trouver des bons élèves qui ont parfois plus de 50 % d'introduction de produits bio dans leur cantine et des mauvais élèves.
C'est pas une question de territoire. Quelle que soit la taille, on va trouver des petites et des très très grandes. Moi, j'ai des clients à 23000 couverts jours et j'ai des clients à 100 couverts jours.
La ville de Bordeaux est à 70 % de bio. Des métropoles comparables vont être à 10 % même pas. Donc c'est plutôt une question de méthode euh d'action dans le temps euh et quelque part un petit peu de volonté euh de volonté des élus, des fonctionnaires.
Enfin, il faut réussir à embarquer tout ça. Euh mais euh en fait, on raisonne bien souvent sur un taux moyen d'introduction de bio en restauration collective alors que il faut voir qu'il y a une très très grande disparité de l'introduction des produits bio. Et par ailleurs, il y a pas de corrélation entre le niveau d'introduction des produits bio en restauration collective et le coût alimentaire de ces repas.
Euh sur 8 € de court repas pour un scolaire en France, il y a à peu près 2,20 € pour l'alimentaire. He la partie vraiment achat de matière, ça correspond à ce que tu disais Stéphanie tout à l'heure. Le reste c'est la préparation, l'amortissement et cetera.
Mais euh il y a plein d'exemples de communes qui sont à 50 60 % et qui sont pas très loin de ce 2020 alors même qu'on peut trouver du 250 avec 0 % de bio et que plus on augmente son taux de bio, en fait, on joue sur d'autres leviers. moins de gaspillage alimentaire, produits de saison, équilibre protéique, de la viande bovine de meilleure qualité, plus de légumineuse et cetera et cetera, pas de produit de contreaison. En fait, en fait, nos clients de la restauration collective réussissent à grimper très fort en taux de bio avec un coût finalement relativement constant, même si les trois premières années, il faut quand même prévoir du budget supplémentaire.
Donc, ce qu'on pense, c'est que le modèle de la restauration collective, bien souvent, on peut le transposer au foyer, mais il faut les accompagner. Et donc oui, un objectif de 20 % d'offre parce qu'il faut que les produits bios soient visibles, il faut que les Français les voi, il faut les aider à les cuisiner et cetera et cetera. Bon et puis retenez quand même que l'essentiel des produits vendus en grande surface aujourd'hui, j'avais l'image tout à l'heure, je crois que vous avez reçu Olivier d'auvert, euh c'est du coca, de la despéradose, de lauken, des choses comme ça.
Et c'est sûr que là-dessus, il y a pas d'équivalent en bio. On est bien d'accord, c'est 20 % d'offres bio dans les grandes surfaces. Oui.
Alors, ils ont 2030 et on ce qu'on demande c'est comment ils font maintenant des plans d'action stratégiques les uns et les autres sur le mieux manger et ben on trouverait intéressant que les uns et les autres publi une feuille de route pour expliquer comment ils veulent faire évoluer leur taux d'offre bio euh sur la période 2630. Alors, certains distributeurs se sont positionnés comme étant très très à l'avant-garde du bio. Est-ce que vous constatez vous des différences entre les grandes entre les grandes enseignes de grande distribution ?
Est-ce que comme ça, si je vous dis quelle est la meilleure grande enseigne pour le bio, vous êtes tous d'accord pour me dire [rires] que c'est Carrefour. Les sont finis hein mais c'est quand même par parce que c'est parce que Carrefour dit ça. Donc je ne sais pas Carrefour nous a expliqué qu'ils étaient très très investi sur le bio qui faisaient du cagnotta dans le sur leur carte de fidélité et c on a vécu effectivement des hauts et débat dans les enseignes sur l'intérêt pour le bio.
Voilà. Maintenant, certains ressortent davantage effectivement sur un intérêt marqué sur le bion. Dès que dès que ce ne sera plus diffusé, vous nous direz qui est qui est meilleur pour la viande en tout cas en terme de volume, c'est clair que Carrefour, il pèse très très lourd chez nous parce que il a un grand nombre de magasins.
Mais euh au champ U Carrefour et Monoprix ont vraiment joué le jeu et reste à l'avant-garde sur la mise en avant en tout cas des produits de viande bio. Alors encore une petite question sur le bio, sur la filière effectivement viande puisque dans la loi des crousailles euh à l'époque le ministre c'était Julien de Normandie qui avait euh euh fait euh inscrire hein disposition euh visant à 100 % de viande française dans les cantines des l'administration des administrations publiques. Alors qu'en est-il selon vous ? un peu la réponse mais moi je veux savoir si vous aviez été mobilisé pour participer à l'atteinte de ces objectifs.
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Nous, on travaille avec l'Économ qui fait partie de ce dispositif là. Euh ça a été un vrai bon levier pour nous.
ça devient de plus en plus difficile parce que le produit viande, il a effectivement augmenté et que Économa des armées n'a pas les moyens de suivre. En fait, difficulté, c'est que égalim en général a été un vrai vecteur pour nous de développement mais au vu des évolutions en tout cas en priv à acheter et puis à valoriser nos produits quoi. Donc c'est donc sur cet objectif là inscrit dans la loi, on en est à combien à peu près de pourcentage ?
Vous avez pas d'idité non d'approvisionnement donc de viande bio dans les administrations. Je je je enfin à date je sais que économ essayent d'être autour des 20 % tels que Ah oui, on en est loin mais mais je sais pas où ça en est aujourd'hui hein. En bio.
En bio oui oui. Dev française. Oui oui oui.
Sur le reste je peux pas dire. Je je sais pas. Très bien.
Après j'avais une une autre petite question. Je crois que c'est euh encore vous, monsieur Bzet, qui avait parlé euh sur la MPA, sur le respect de la MPA euh que euh je crois que c'était cette c n sur 10 ont été confrontés à des demandes de baisse euh des prix en ouverture de négociation par rapport à des des demandes haussières de votre part de de plus de 2 %. Est-ce que vous avez euh des exemples de contrôle DGCCRF sur le respect de la Ah oui, alors moi cette année, il y a eu un contrôle de la DGCRF sur une enseigne en particulier et donc euh Celui a des remontées dans la région Nouvelle Aquitaine d'ailleurs, je crois.
Donc ils sont venus, euh ils nous ont demandé très précisément pendant les négociations d'ailleurs comment ça se déroulait. Euh donc il y a des contrôles là-dessus la la DGCRF est vig insuffisamment probablement parce qu' enfin c'est il faut imaginer le nombre d'agents qu'il faudrait déployer pendant cette période très courte des négociations. Mais en tout cas il y en a moi je j'en ai été très bien pour compl pour effectivement compléter nous sommes soumis aussi à des contrôles de GCF réguliers dont un demain.
Parfait. Alors moi, j'en ai terminé pour mes questions. Est-ce que notre collègue Eveline Renault Carabédian a des questions ?
La parole. Merci madame présidente. Je m'adresse à celui d'entre vous qui pourrait répondre à ma question. euh le rapport qui a été publié sur la crise de l'agriculture biologique française conjoncturelle ou structurelle, l'enjeu de la compétitivité et euh qui a été euh remis en juin 2025 au ministres par le conseil général de l'alimentation.
Ce rapport préconisait notamment de structurer la filière bio sur le modèle des organismes de défense et de gestion des autres signes de qualité et d'origine. Est-ce que vous en tant que professionnel la production du bio, est-ce que vous voyez vous y voyez un intérêt pour permettre d'améliorer le positionnement de votre secteur dans les relations commerciales avec la grande distribution ? Je vais prendre Merci madame la sénatrice.
Je vais prendre la réponse. Je vais essayer. Effectivement aujourd'hui, les différentes familles professionnelles sont organisées par filières autour d'interprofession.
Je pense que c'est ce point-là qui est qui est évoqué. Ce qui veut dire qu'au sein de chaque profession, il y a des représentants professionnels bio euh sur le cas de la viande par exemple pour Interbève. Euh mais euh il apparaît nécessaire euh et c'est le rôle que joue un peu l'agence bio euh jusqu'à présent, il apparaît nécessaire souvent euh de communiquer auprès des consommateurs sur les bénéfices euh des aliments bio euh de manière plus globale et pas filière par filière.
Et on note qu'il y a une dégradation de la compréhension des Français au fil du temps sur ce qu'apportent les produits bios et c'est regrettable. Donc effectivement euh certains pensent que euh il serait plus efficace de s'organiser avec une interprofession bio qui permettrait du coût euh enfin nous on plait maintenue dans ses missions et ses moyens. Euh mais euh on pense qu'il il serait potentiellement intéressant d'aller plus loin et avec cette c'est une interprofession euh qui aurait un rôle sur la publication des indicateurs.
On manque énormément d'indicateurs sur le coût des matières agricoles bio, hein, on l'évoquait euh tout à l'heure. La publication des indicateurs, la communication, l'organisation de la recherche, l'organisation dans le temps des filières. C'est aussi ça que font les interprofessions.
Euh, elle donne de la perspective et il serait très pertinent effectivement d'avoir une interprofession bio. Madame la rapporteur, est-ce que vous avez encore des questions ? Non.
Est-ce que madame messieur vous auriez des points qui vous tiennent à cœur que nous n'aurions pas évoqué ou des remarques complémentaires que vous souhaitiez ? Moi, peut-être qu' a un peu d'ordre philosophique et un peu une réponse latérale par rapport à la question de madame la sénatrice à savoir que malheureusement euh le bio est souvent vécu comme une confrontation par rapport au modèle conventionnel et euh il a été porté au nu quand le conventionnel a dérapé sur un certain nombre de crises comme une valeur refuge un peu sécuritaire, mais peut-être que c'est intéressant de l'analyser sous un autre axe de valorisation pour qu'il trouve sa place dans le paysage. sans faire l'objet des attaques qu'il a subi entre 2019 et 2023 parce que la place du bio commencer à déranger. on est arrivé à des présences économiques sur les marchés, des taux de surface qui faisaient que enfin on parle plus d'agriculture conventionnelle quoi, on parle d'agriculture régénératrice, HVE, enfin tous les ans, tous les 2 ans, on va nous resservir du marketing de revalorisation pour contrer entre guillemets la montée du bio.
Donc intrinsèquement effectivement je trouve que c'est intéressant d'essayer de le valoriser même si évidemment le sujet des pesticides reste probablement le sujet le plus prignant celle de la pollution de l'eau et cetera et de la santé publique mais de trouver un autre axe de valorisation qui lui permet de pas forcément être confronté au modèle dominant qui lui capte la majorité des moyens de promotion d'aide alors que le modèle bio est quand même un petit peu malheureusement sousaidé par rapport vertu qu'il a et et l'impact qu'il a sur la qualité de vie, sur l'emploi, sur la proximité et sur plein d'autres paramètres. Si je peux juste rajouter l'agriculture biologique est la seule qui est obligée de payer pour justifier qu'elle ne pollue pas, ce qui est par le cas du conventionnel. Et enfin, moi je voudrais vous rappeler un autre rapport, c'est celui de la Cour des comptes de 2023 euh en précisant qu'on a besoin de constance dans la politique publique de de soutien à la bio parce que ce sont des filières qui se construisent dans le temps.
Et ce qu'on demande aussi, comme l'indiquait Charles Clobkov à l'instant, c'est que en matière d'alimentation, on prenne en compte la la balance bénéfice risque et que aussi en matière de coût, on prenne en compte ce que coûte à la société euh l'alimentation ultra transformée. Euh la même s'il faut pas opposer les modèles, même si la bio n'est ni de droite ni de gauche, elle est juste devant, elle essaie quand même d'inventer une alimentation plus vertueuse pour les Français. Et donc il faut prendre en compte aussi les bénéfices.
On parle d'externalité positive mais c'est les bénéfices plutôt apportés pour l'ensemble de la société de ces démarchesl. Il y a moins de coûts de traitement sur les maladies chroniques. Ça c'est aussi c'est démontré.
Le lien entre alimentation et santé, il faut le prendre en compte dans une approche globale. Je voulais peut-être une réflexion globale parce que c'est vrai qu'on est souvent en tant que producteur très loin parfois des négociations commerciales et on n pas de prise dessus. euh réaffirmer euh la volonté de d'appliquer la loi égalime.
C'est bien la marche en avant des normalement qui doit euh pré prédominer et malheureusement c'est encore rarement le cas. Je peux témoigner sur la filière laitière où en fait on a des organisations de producteurs mais en fin de compte les prêts de revient sont le prix de revient estimé au sein du CNIEL mais en fin de compte on fait entrer dans la négociation et les contrats d'autres paramètres comme la loi du marché où on n pas de on on ne mesure pas ce que c'est réellement le marché et donc on n pas de prise dessus et la concurrence entre les létries qui fait qu'à la fin on arrive à baisser le prix de revient alors que euh il y a pas de prise sur euh et et souvent pas de lisibilité sur sur ces critères pour les producteurs et les productrices. Donc je une de nos demandes serait vraiment d'avoir des critères comme l'a dit Thomas, des critères dans toutes les filières des sur les prix de revient qui permettent d'appuyer des qui soit une base de négociation préalable et que ce ne soit et que ce ne soit pas les et que ces ces prix soient bien pris en compte au début.
C'est souvent l'inverse qui est fait. Il y a les négociations commerciales avalent et après on négocie avec la mont, ce qui normalement ne devrait pas être le cas, mais c'est souvent comme ça que qu'on le vit nous au quotidien. Une contractualisation qui marche à sens inverse.
Oui. Dernière petite question dans la filière bovine, est-ce que dans le la viande bio, vous vous constatez quand même une pratique plus importante de la contractualisation que dans la filière plus conventionnelle ? puisqueil y a de grosses difficultés aujourd'hui de de contractualisation sur la filière conventionnelle.
Ben, je connais pas trop les pratiques en fait du conventionnel. Nous, on a rien à enfin aujourd'hui, on a on on enfin nos éleveurs produisent et nous livrent 25000 bovins. Il y en a environ 24000 qui sont contractualisés.
D'accord. Point. Et aujourd'hui, on est plutôt à manquer de bovin que voilà.
Donc je je peux pas vraiment vous répondre là-dessus. Je sais pas trop en conventionnel, je je pense que ça va vu la crise que connaît la filière Bovine actuellement, je pense que ça va s'accélérer. Mais il y a d'autres choses qui vont s'accélérer.
Une restructuration majeure du secteur de la viande et de la collecte et de la de l'abattage. C'est inévitable. Hm.
Très bien. B Merci beaucoup madame messieurs. Merci beaucoup de de vos interventions et puis donc n'hésitez pas à nous transmettre tout document complémentaire par écrit notamment au sujet des marges qu'on a évolué évoqué tout à l'heure la part l'évolution de la MPA et éventuellement aussi de la MPI si vous l'avez analysé sur 2025 ou sur les NGO 2026.
Merci beaucoup. propose que nous débutions notre audition. Nous avons le plaisir de recevoir à présent un certain nombre de représentants de l'enseigne Lidl pour une audition donc relative aux achats des distributeurs.
Donc je remercie monsieur Thiago Almeda, directeur exécutif des achats de votre présence. Madame Anou Pomar, directrice des affaires publiques, monsieur Jean-Christophe Monaise, directeur des achats et monsieur François Bluet directeur juridique et de la conformité. Donc merci beaucoup madame messieur de votre présence.
Euh je vous rappelle la règle de nos commissions d'enquête qui prévoit de prêter serment avant d'être entendu. Donc je pense que vous prendrez tous la parole vraisemblablement. Peut-être d'abord monsieur Almeda dans un premier temps.
J'ai le jour. Alors voilà, vous allez ouvrir ouvrir vos micros après les autres, levez votre main droite et je jure. Allez-y monsieur Alm.
M.
Anne-catherine Loisier