La députée de Martinique Béatrice Bellay analyse le cas de la retraite illégale de Serge Letchimy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« un maire ne peut pas valider et se cacher derrière quelques décisions de justice pour ce que ce soit, pour dire qu'il n'a pas une responsabilité quand il fait verser à quelqu'un des avantages que l'on estime indu »
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« il a été dit, raconté partout, notamment par le maire dans cette campagne municipal que euh il n'avait rien à voir. »
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« Monsieur Lechimi avant d'être député, il était maire et donc on peut pas être maire et salarié de la ville »
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« Comment en 3 mois vous arrivez à avoir 21 jours de congé annuel plus plus 2 mois de congé spécial retraite. »
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« il aurait eu beaucoup de promotion en très peu de temps »
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« il a aussi bénéficié de quelque chose qui n'existe pas »
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« cette promotion et peut-être des cotisations également illégalement versé aurait procuré un avantage de 99000 € à monsieur Serge »
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« la Caisse nationale de retraite a également porté plainte »
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« il me semble que en 2015, monsieur Sergetini avait 62 ans. C'était le bon âge pour partir à la retraite. C'est pas vraiment ce qu'on appelle un départ anticipé. »
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« il y a bien eu une condamnation »
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« si la relaxe pour lui est définitive, c'est que la condamnation l'est tout autant »
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« le maire de Fort de France est tout de même responsable d'avoir versé des salaires une prime qu'il n'aurait jamais dû verser »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
H [musique] le tambour raisonne, il réveille la terre chaleur dans l'air. Bonjour, certains d'entre vous m'ont demandé parce que vous savez que j'ai été directrice des ressources humaines de la mairie de Chelcher, ce que je pensais de cette affaire de retraite illégale. Et bien écoutez, un maire c'est un ordonnateur, c'est-à-dire c'est celui qui signe l'ordre du chè qui va être payé quelque part.
Et en l'occurrence, un maire ne peut pas valider et se cacher derrière quelques décisions de justice pour ce que ce soit, pour dire qu'il n'a pas une responsabilité quand il fait verser à quelqu'un des avantages que l'on estime indu, c'est-à-dire des avantages illégaux. En l'occurrence donc vous vous rappelez, il a été dit, raconté partout, notamment par le maire dans cette campagne municipal que euh il n'avait rien à voir. C'est parce que le député Serget Chini voulait faire valoir ses droits à la retraite en 2015 que donc il l'a réintégré.
Réintégré. Mais comment est-ce possible réintégrer ? Monsieur Lechimi avant d'être député, il était maire et donc on peut pas être maire et salarié de la ville parce qu'en fait on ne peut pas être salarié d'une ville et candidat au municipal de cette même ville.
Soit vous avez été muté si vous êtes fonctionnaire territorial, soit vous avez été muté, soit vous avez démissionné de votre poste. Donc la réintégration ça prend pas, ça n'existe pas. Il y a peut-être du coup un recrutement et pour qu'il y ait un recrutement dans la fonction publique, il faut que un le poste existe qu'il soit budgété de du coup que le maire signe un arrêté de recrutement qu'il envoie des papiers qui justifient ce recrutement qui donne la carrière les éléments de carrière de l'agent s'il y a une carrière à rattraper ou à matérialiser et puis après on lui verse des salaires.
Et ça c'est le trésorier payeur qui verse des salaires. Mais en l'occurrence un député ne peut pas travailler. Et au moment où en 2015 monsieur Serge fait cette demande peut-être de prime de retraite, bien non seulement il n'est pas député de la ville mais en plus il n'a pas droit d'être salarié de la ville puisque pour un député c'est complètement interdit.
Alors qu'est-ce qui a pu bien se passer ? Et bien certains disent que ce qui s'est passé c'est que il a bénéficié d'un arrêté de recrutement, qu'il a également bénéficié en tout cas c'est ce qui est écrit dans les ordonnances et dans la les documents de la Chambre régionale des comptes qu'il a aussi bénéficié d'une carrière fulgurante puisqu'il aurait eu beaucoup de promotion en très peu de temps. Il a aussi bénéficié de quelque chose qui n'existe pas.
Comment en 3 mois vous arrivez à avoir 21 jours de congé annuel plus plus 2 mois de congé spécial retraite. Bon et puis entre nous depuis quand on a besoin pour faire valoir ses droits à la retraite de retravailler ? Vous cotisez, vous arrivez à l'âge de départ, vous allez voir les caisses auxquelles vous allez vous avez cotisé, la caisse générale, la caisse nationale des agents, la TNRCL, la Caisse nationale d'assurance retraite des agents des collectivités locales et là on reconstitue votre carrière et on vous verse la pension qui va avec vos cotisations de retraite.
Du coup, que s'est-il passé ? Et bien, il semblerait également que cette promotion et peut-être des cotisations également illégalement versé aurait procuré un avantage de 99000 € à monsieur Serge et c'est d'ailleurs pour ça que la Caisse nationale de retraite a également porté plainte. Donc on n'est pas sorti évidemment de cette affaire et c'est pour ça que monsieur Serget Chini a été condamné.
Mais comment a-t-il pu avoir finalement des arrêtés qui font valoir l'idée qu'il était peut-être un salarié de Fort de France ? Comment a-t-il pu bénéficier d'arrêter signé de qui ? Du maire de Fort de France qui font valoir le fait que il ait eu une carrière fulgurante, donc il ait eu des promotions alors que lorsque vous êtes député, votre carrière s'arrête.
Comment a pu-il solliciter cette prime et qui a signé l'acte par lequel il a eu et reçu cette prime qui, rappelons-le, était une prime incitative de départ anticipée à la retraite. Il me semble que en 2015, monsieur Sergetini avait 62 ans. C'était le bon âge pour partir à la retraite.
C'est pas vraiment ce qu'on appelle un départ anticipé. En tout cas, c'est ce qui ont emmené les juges, le parquet à s'intéresser à cette affaire, la chambre régionale des comptes également. Et c'est ce qui a emmené tout ce petit monde devant les tribunaux.
Mais entendons-nous bien, il y a bien eu une condamnation. Et si aujourd'hui monsieur Sergettini est condamné, si monsieur Laguerre dit qu'il est relaxé, alors ça veut bien dire s'il accepte la relaxe, il accepte la condamnation. Donc si la relaxe pour lui est définitive, c'est que la condamnation l'est tout autant.
Et donc euh monsieur Serge a reçu de la ville de Fort defance des sommes qu'il n'aurait jamais dû recevoir à bonne entendeur, mais qu'on ne vienne pas nous dire qu'il n'y a pas des responsables et des coupables. Et en l'occurrence, le maire de Fort de France est tout de même responsable d'avoir versé des salaires une prime qu'il n'aurait jamais dû verser. faute administrative grave, c'est peut-être ce que relèvera le parquet national financier dans son appel.
Mez bu mar. [musique]
Béatrice Bellay