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interviewINA Politique· 30 juillet 2012 3 min

Invité / Valérie Pécresse / comment UMP gère discordances entre ses membres

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Valérie PCR, bonsoir. Vous êtes député des divines et porte-parole de l'UMP. Bonsoir.

Comment est-ce que vous vous arrivez à vous y retrouver entre un président de l'UMP qui dit par exemple sur les régimes spéciaux de retraite il faut réformer tout de suite et un premier ministre qui dit ça peut attendre ? Je crois que les deux les deux hommes ne sont pas du tout dans les mêmes temps. Le premier ministre est dans le temps du gouvernement, le temps de l'action immédiate, le temps du possible immédiatement.

Et le président de l'UMP Nicolas Sarkozi, lui il est dans le temps du projet, dans le temps de tout ce qu'on devra faire si jamais on gagne l'élection présidentielle de 2007 pour préparer 2012. Donc on n'est pas dans les mêmes temps. Mais vous ça vous met pas en porte àfa quand vous devez d'un côté soutenir Nicolas Sarkozi par exemple sur la carte scolaire qu'il veut alléger et soutenir le gouvernement en tant que député un gouvernement qui ne veut pas réformer la carte scolaire.

Ça vous pose pas de difficulté ? Moi, j'ai une conviction, c'est que notre victoire en 2007, elle sera collective ou alors elle ne sera pas. Et ça veut dire, et ça me dicte évidemment ma ligne de conduite en tant que porte-parole de l'UMP, soutien au gouvernement dans son action parce qu'il nous faudra un très bon bilan présidentiel et gouvernemental.

Et d'ailleurs, ce bilan, il est en train de s'améliorer. Il est en train de devenir vraiment extrêmement satisfaisant avec la baisse du chômage et la croissance. Et puis d'un autre côté, et bien, il faudra qu'on ait un bon projet et un candidat unique.

Donc, on soit rassemblé. Mettez-vous à la place des électeurs, qu'est-ce qu'ils peuvent comprendre là aujourd'hui encore une fois entre un premier ministre qui remonte dans les sondages qui pourrait être candidat après tout pourquoi pas ? Et qui ne tient pas les mêmes propos que le président de l'UMP qui est son parti aussi.

Ils comprennent qu'il y a des nuances dans la majorité. Ils comprennent qu'il y a des divergences d'appréciation. Ils comprennent aussi que nous sommes en train de bâtir un projet, qu'il va y avoir un vote démocratique au sein de l'UMP sur les idées de ce projet.

Et là, c'est très simple. Il y a deux attitudes politiques. On est à 7 mois de la présidentielle.

Soit on repousse les sujets qui fâchent comme le fait la gauche en disantez-nous en 2007 et puis on vous expliquera ensuite ce qu'on va faire. Soit on a une autre attitude qui est beaucoup plus courageuse, beaucoup moins démagogique qui est de dire bah les sujets qui fâchent les voilà et on va faire la pédagogie qu'on va convaincre par parler par exemple des régimes spéciaux de retraite qui concernent les salariés de Gaz de France. Au moment où la privatisation de Gaz de France est loin d'être réglée à l'Assemblée nationale, est-ce que c'était vraiment le bon moment ?

François Fillon était pleinement dans son rôle. On est à 7 mois de la présidentielle. Si on commence pas alors qu'il est en charge de de d'élaborer ce projet de l'UMP, si on commence pas à évoquer les sujets qui seront des sujets cruciaux pour après, parce qu'en 2008, on a un grand rendez-vous sur les retraites et on a fait une première réforme, c'est le gouvernement rafarin qui l'a faite.

On a trouvé un/ers des besoins de financement. Il faudra trouver l'autre besoin et quel que soit le président de la République qui sera élu de droite comme de gauche, il devra faire face à ce à ce projet. Et puis autres élections que vous préparez, les législatives de 2008, les investitures vont décider la semaine prochaine à l'UMP.

Est-ce que cette fois la parité sera respectée ? Alors, nous présenterons d'après les indications qu'on m'a donné 30 % de femmes à cette élection. Ça veut dire que nous ne respecterons pas les objectifs de la partie.

Vous payerez une amende. Nous payerons une amende. Mais néanmoins, c'est un effort considérable pour l'UMP qui aujourd'hui n'a que 10 % de femmes au Parlement et une énormément de sortants qui sont légitimes à se représenter parce qu'ils n'ont pas démérité.

à condition que 30 % de candidates soient dans des circonscriptions gagnables. Mais ça veut dire qu'il va y avoir un grand nombre de ces candidates qui seront dans les circonscriptions gagnables et qu'on pourra avoir une arrivée de femme quand même très significative au parlement. Merci beaucoup Valérie PC.

Yeah.