Nicolas Dupont-Aignan sur LCI (16/09/2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
C'est quand même un adversaire politique Nathalie Arthaud pour vous ?
- 0:51OuverteRéponse directe
Votre principal adversaire, c'est qui aujourd'hui ?
- 1:35OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous fait penser que ce que vous n'avez pas réussi il y a 5 ans, vous pouvez le réussir cette fois-ci ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Pourquoi est-ce qu'il y a un risque en 2027 ? Qu'est-ce que le pays pourrait devenir en 5 ans ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez de commun ? Qu'est-ce que vous avez de différent avec cet homme qui met en avant la France ?
- 6:26OuverteRéponse directe
Est-ce que vous auriez pu, à votre avis, l'écrire ? Et écrire la même chose que lui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueFait
« Mon principal adversaire, c'est l'abstention, c'est la résignation, c'est le défaitisme, c'est tout ce que détestait le général de Gaulle et qui a tué le pays depuis 30 ans. »
- 3:58Invité politiqueFait
« Le plus fort déficit de commerce extérieur, un commerce extérieur en très gros déficit, ça veut dire qu'on ne produit plus suffisamment pour acheter les biens, la désertification des territoires. »
- 14:10Invité politiqueChiffre
« On va racheter les autoroutes, appliquer l'article 38, payer environ 20 milliards d'euros. Mais comme elles vont rapporter entre 30 et 60 milliards de dividendes, le jackpot financier injuste, qui est carrément du vol, va revenir du côté de l'État. »
- 22:11Invité politiqueFait
« Si on n'expulse pas les délinquants étrangers, si on ne construit pas 40 000 places de prison, tout cela, c'est du blabla. »
- 23:38Invité politiqueChiffre
« 400 000 par an, ça fait beau. »
- 24:21Invité politiqueChiffre
« Est-ce que vous trouvez que 400 000 par an, vous avez à peu près 260 000 en 2019 de l'ego et vous avez 130 000 d'asile ? »
- 27:50Invité politiqueFait
« Les cours mondiaux. Et les cours mondiaux. Mais c'est curieux, quand les cours baissent, ça ne baisse pas assez vite à la pompe, mais quand ça augmente, ça augmente tout de suite. »
- 28:41Invité politiqueChiffre
« le SMIC augmente de 35 euros »
- 29:04Invité politiquePromesse
« J'ai proposé un 13ème mois. »
- 29:07Invité politiqueChiffre
« une augmentation de 8% de tous les salaires jusqu'à 4 fois le SMIC »
- 29:20Invité politiqueChiffre
« Nous dépensons plus de 10 milliards pour l'Union européenne »
- 29:23Invité politiqueFait
« pour financer les délocalisations en Pologne et financer la Turquie »
- 29:28Invité politiqueChiffre
« Nous dépensons des milliards pour accélérer la submersion migratoire »
- 29:35Invité politiqueChiffre
« des milliards qui partent en fumée avec des fausses cartes vitales »
- 30:46Invité politiqueFait
« sur le vaccin, quand on a une comorbidité et qu'on a un certain âge et qu'on a un risque de mort du Covid, le vaccin protège des formes graves »
- 30:58Invité politiquePromesse
« j'ai toujours demandé qu'on ait la liberté vaccinale »
- 31:09Invité politiqueFait
« le comité de vaccinologie anglais déconseille la vaccination sur les 12-15 ans »
- 31:23Locuteur 2Fait
« on peut demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes »
- 33:05Invité politiqueFait
« même vacciné, vous avez des formes moins graves du Covid, mais vous transmettez »
- 33:58Invité politiqueFait
« L'Allemagne finance des purificateurs d'air dans les écoles, pas la France »
- 34:07Invité politiquePromesse
« Augmenter les lits au lieu de les supprimer »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan87 %
- ?8 %
≈ 51,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Toujours avec Laura Bacca, un bon travailleur et une bonne travailleuse.
Merci à tout à l
'heure.
Nicolas Dupont-Aignan, quand vous entendez Nathalie Arthaud qui dit qu
'on
n'a pas les mêmes valeurs, ça fait trois fois que vous êtes ensemble à la présidentielle, vous n'avez rien à vous dire, vous ne
vous
parlez pas ? Je regrette parce que moi j'allais dire des choses gentilles sur elle et je vois que...
Allez-y, ne vous privez pas,
on ne lui transmettra, on ne
peut
pas
être là pour ça. Non,
mais je vais vous dire, c'est le miracle de la démocratie. Pourquoi ne pas se respecter ? Elle est courageuse et elle défend des convictions et je la respecte pour ça. Donc pourquoi tout de suite ? Mais il y a un certain sectarisme dans l'extrême gauche, je fais avec, ce n
'est
pas la seule. Mais c'est quand même un adversaire politique Nathalie Arthaud pour vous ? Mais on peut être adversaire politique et se respecter parce qu'on est citoyen français, candidat à une élection entre nous, vitale pour l'avenir du pays.
Votre principal adversaire, c
'est qui aujourd'hui
? Mon
principal adversaire, c'est l'abstention, c'est la résignation, c'est le défaitisme, c'est tout ce que détestait le général de Gaulle et qui a tué le pays depuis 30 ans. Donc voilà, moi j'ai envie et je suis candidat parce que je veux qu'on réveille
20
millions d'abstentionnistes qui ont entre leurs mains
le
destin du pays.
Et
évidemment si on continue avec la moitié des électeurs et encore moins, on a eu 16 millions d'électeurs
au
régional,
il
y
en
a eu 35 millions à la présidentielle,
il
y
en
a eu encore plus aux présidentielles d'avant. Si on est gouverné par une minorité d'électeurs, ça finira dans la rue. Et moi je souhaite que mon pays se ressaisisse et je suis candidat pour réveiller les français. Et vous êtes candidat pour la troisième fois, comme Nathalie Arthaud, qu'est-ce qui vous fait penser que ce que vous n'avez pas réussi il y a 5 ans, il y a 10 ans, vous pouvez le réussir cette fois-ci ?
Le
contexte a changé et j'ai une certaine qualité, des défauts sans doute, c'est la persévérance et je n
'ai
jamais changé de discours sur l'indépendance, les relocalisations, les services publics, l'école, produire en France, l'ordre, la sécurité, l'immigration, etc. Et je me sens mieux peut-être en vieillissant parce que je suis certain
que
si on apporte de vraies solutions aux français,
ils
vont se remobiliser. Je sens que le pays est prêt pour donner un grand coup de pied dans la fourmilière, mais il faut le faire sérieusement. Et c'est ce que j'ai envie de faire. Pour bien comprendre, quand vous dites persévérance, ça veut dire que si vous n'y arrivez pas cette fois-ci, on vous retrouvera dans ce
cas. Oh non, non,
attendez. Non. Moi, c'est 2022. Je veux dire, est-ce que la France existera toujours en 2027
si
Macron est réélu ? J'en doute, oui. Je pense que c'est le liquidateur. Et je crois que 2022, il faut faire comprendre, en tout cas c'est mon boulot,
c
'est de faire comprendre aux français
que
l'avenir de leur nation,
de
leur histoire, mille ans d'histoire, va se jouer en 2022. Qu'on prenne un peu de hauteur par rapport aux basses polémiques qu'il y a depuis des mois. Alors, les basses polémiques, parfois, c'est aussi du débat politique. On va y revenir dans un instant. Quand je vous entends dire, on n
'est
pas sûr qu'en 2027, la France existe encore, ça fait penser à ce que vous êtes venu nous dévoiler ce soir. Vous avez un slogan, vous avez une affiche. Alors, on va regarder cette affiche, on va regarder ce slogan et vous allez nous l'expliquer. « Sauvons la France ». Voilà votre première affiche de campagne, Nicolas Dupont-Aignan. Sauvez la France parce que la France n'existerait plus en 2027, venez-vous de dire. Mais pourquoi ? Pourquoi est-ce qu'il y a un risque en 2027 ? Qu'est-ce que le pays pourrait devenir en 5 ans ? Parce que, quand je dis la France, Romain Garry, grand résistant d'origine russe d'ailleurs, grand résistant, compagnon de la libération, disait
«
Ma France, la France, c
'est
la France libre ».
Alors
oui, la France va subsister. Mais si c'est une petite région gouvernée par des intérêts
où
les Français deviennent des esclaves du monde, des Américains, des Chinois, c'est pas la France. La France,
c
'est la France libre, maître de son destin, qui offre un avenir à ses enfants. Un avenir. Et
quand je vois la France aujourd'hui, terre
de délinquance, terre de submersion migratoire,
le
plus fort déficit de commerce extérieur, un commerce extérieur en très gros déficit, ça veut dire qu'on ne produit plus suffisamment pour acheter les biens, la désertification des territoires. Tout ce que j'aime dans la France,
et
tout ce que je crois une majorité de Français aime, est en train de s'effilocher. Et il y
a
un moment, vous savez, dans la vie,
où
vous pouvez décliner pendant un moment, ça ne se voit pas.
Et
puis tout d'un coup, vous décrochez. Et on est près du décrochage. Et le talent de communication de Macron le masque,
mais
la réalité des chiffres, elle est là, dans toute sa cruauté. Et c'est maintenant qu'il faut que les Français se réveillent. Il se trouve, Nicolas Dupoignan, que vous n'êtes pas le seul à être sur ce créneau pour cette élection. C'est pas un créneau. Pardonnez-moi. Vous comprenez ce que je veux dire. Je le comprends, mais je
le
comprends. Ou un créneau, si vous préférez. Un créneau, c'est plus beau qu'un créneau. Votre affiche, je sais, à la regarder,
on
nous a fait penser à ceci. Regardez la comparaison, à peut-être vous plaire ou vous déplaire, je ne sais pas. Un homme, face à la France, devant le drapeau français. Bon, vous allez me dire, peut-être que c'est banal, à la limite, de mettre la France en avant et le drapeau français. Qu'est-ce que vous avez de commun ? Qu'est-ce que vous avez de différent avec cet homme qui, lui aussi, met en avant la France ? La France n'a pas dit son dernier mot, c'est le titre du livre d'Éric Zemmour qui vient de sortir. Une différence élémentaire, c'est qu'il n'est pas candidat, et je le suis.
C
'est que c'est un brillant
polémiste.
Donc si
demain
il est candidat, il y
aura
des différences entre vous ? Je changerai ma réponse. Mais au jour d'aujourd'hui, il ne l'est pas. Et je le suis. La différence aussi, principale,
c
'est nos parcours brillants polémistes, historiens de talent, mais il n'a jamais été les mains dans le cambouis. J'ai sauvé une ville de la faillite, j'ai été maire 22 ans, j'aime le terrain, j'aime résoudre les problèmes, et ce qui m'intéresse,
c
'est d'apporter des solutions. Et quand je dis des solutions, ce n
'est
pas des slogans, ce n
'est
pas des polémiques. C'est par exemple, comment on va relocaliser un million d'emplois ?
Et
on peut relocaliser un million d'emplois. Et j'ai des recettes. Comment on va cesser les gaspillages pour augmenter les salaires des Français ? Alors on va revenir sur tout ça, parce que
c
'est ça qui intéresse nos compatriotes. Et je vais vous dire, pourquoi il y a tant de millions de Français qui sont écoeurés de la politique
?
C'est parce que je crois qu'on ne leur présente pas des solutions réelles. Alors on va venir voir des solutions, des collègues du Pogneur.
C'est ça
peut-être ma différence. Encore un instant sur Éric Zemmour, pour qu'on ait du temps justement pour parler de toutes vos propositions un tout petit peu plus tard. Vous avez dit ce matin, chez nos confrères de France Télévisions, que vous alliez lire le livre d'Éric Zemmour, parce que vous lisez les livres qui proposent des idées. Est-ce que vous auriez pu, à votre avis, l'écrire ? Et écrire la même chose que lui ? Sûrement pas, parce qu'on n'est pas pareil. Il y
a
des points communs. D'ailleurs, je serais ravi qu
'il
me soutienne. Lui aimerait peut-être que je soutienne, s'il est candidat. Il n'est pas encore, il
est
loin de là. Il y a des points communs, il y
a
des différences. Je suis peut-être plus optimiste que lui.
C
'est-à-dire qu'on a eu souvent des conversations, je le connais bien. Et élu de banlieue, par exemple, j'ai dans ma circonscription des enfants d'origine étrangère, de toutes les couleurs. Autant je suis intransigeant
sur
le respect de la loi, sur les contrôles aux frontières, autant je pense que quand un enfant naît, quelle que soit sa religion, son prénom,
il
peut devenir un bon français. Donc, quand Éric Zemmour... Il peut devenir un bon
français, à condition qu'il y ait de l
'assimilation. Et qu'on soit intransigeant sur l'assimilation. Qu'est-ce que cela vous inspire quand Éric Zemmour, typiquement, prend position sur les prénoms ? Ça a beaucoup fait réagir. Pour lui, il y
a
des prénoms français,
il y a des prénoms qui ne le
sont pas. Je
pense
qu'il ne
faut
pas mettre d'huile sur le feu. Ça ne sert à rien. Je pense qu'il faut créer les conditions pour que, bien évidemment, ceux qui naissent sur notre territoire, le plus possible, aient des prénoms français. Mais que désigner
des
doigts,
un
petit français qui s'appelle ceci ou cela, je pense que
ça
ne sert à rien.
Et
bien, ça accroît les ruptures, les clivages. Et que notre boulot d'homme politique, c'est de réconcilier les français sur une immense ambition pour la France. Et c'est ça qui m'intéresse. Et le gaullisme, c'est ça.
C
'est l'assimilation d'où qu
'on
vienne en respectant les règles de la France. En respectant les règles de la France. En revanche, jeter de l'huile sur le feu, peut-être que c'est pour un début de campagne, mais ça ne m'intéresse pas. Et je pense que les français
sont
très fins, très intelligents, très subtils. Et ils veulent de notre part qu'on leur dise, voilà, on va vous mener et on va le faire ensemble. Et que vous soyez musulmans, chrétiens, agnostiques, bouddhistes, ceci,
vous
êtes français. Et c'est ça qui m'intéresse. C'est la France qui s'en sortira, qui sera sauvée par les français d'où qu
'ils
viennent. Est-ce que vous considérez Nicolas Dupont-Nu être plus à gauche qu'Éric Zemmour ? Je ne sais pas ce que ça veut dire, franchement, gauche-droite.
Ça dépend des temps. Je
suis sûr que vous savez ce que ça veut dire, gauche-droite. Oui, je sais ce que ça veut dire. Mais ce que je veux dire, c'est qu'aujourd'hui, pourquoi j'ai mis « Sauvons la France »
? J
'ai beaucoup réfléchi. « Sauvons la France » parce que la situation est tellement grave.
Et
les gens souvent m'arrêtent dans la rue. Ils viennent de la gauche, ils viennent de la droite.
Ils
disent « Mais sortez-nous de là
». Mais
je leur dis une chose. Moi, je ne
vais
pas vous sortir. Vous pouvez mettre M. Dupont-Aignan, M. Zemmour, Mme Le Pen, Mme Pécresse, M. Montebourg et d'autres,
à
la tête de l'État, si les Français ne sont pas associés par référendum, s'ils ne prennent pas conscience que c'est eux qui ont la France entre les mains, ils ne s'en sortiront pas. Nous ne nous en sortirons pas. Et je vais vous faire une confidence. Allez-y. Où j'ai été déçu, très déçu. Et je l'ai dit à mes compatriotes quand je les croisais dans la rue. Après les Européennes, j'ai souvent croisé des gens qui venaient me voir en disant « On vous aime bien ». Je leur disais « Vous avez voté ? » « Ah ben non,
mais
on a manifesté. » Alors je disais « Mais attendez, il
y a
un truc que je ne comprends pas. »
Vous
avez été la nuit sur des ronds-points, sous la pluie. Je vous ai vus. Je vous ai soutenus au début des Gilets jaunes. Pas à la fin, quand ça a dégradé la violence. Mais au début, vous étiez sincères. Pouvoir d'achat, prix de l'essence.
Et
puis vous n'allez pas voter. Mais il ne
faut
pas vous étonner que ce soit les mêmes qui restent au pouvoir. Maintenant, secouez-vous. Il faut aller voter. Vous avez tout entre les mains. Et si vous n'allez pas voter, vous aurez les mêmes au pouvoir. Et on va crever ensemble.
Et je ne veux
pas qu'on crève ensemble encore 5 ans. Nicolas Dupagnan, quand on vous écoute, on se dit « Bon, pour vous, la France, c'était mieux avant. » Parce qu'elle est en train de se déliter. Il y en a qui disent, dans la classe politique, la France d'aujourd'hui est peut-être pire par certains aspects que celle d'hier. Je crois qu'on écoute par exemple l'ancienne garde des Sceaux, Christiane Taubira. Elle était l'invité de France Inter. On écoute ce qu'elle disait et je vous fais réagir juste après.
C
'est un pays où on humilie. On a humilié un gamin il y a quelques jours. C'est-à-dire qu'on l'a empêché de manger parce que sa maman n'avait pas payé la cantine. L'enfant n'a pas payé ça. Heureusement, la défenseur des droits s'est autosaisie. C'est un pays où on humilie tranquillement. On prive et on humilie. Il y a quelques mois ou un an, on a humilié des adolescents en les mettant à genoux en public. On humilie dans ce pays. Et on trouve ça normal.
Est
-ce que vous partagez l'idée que la France est un pays qui parfois, parfois humilie
?
Il y a sans doute des cas d'humiliation. Je comprends l'indignation de Christiane Taubira, mais elle est la première responsable, Christiane.
Elle
est la première responsable, son idéologie.
Parce
que quand pendant des années,
les
voyous,
vous
les laissez faire, quand pendant des années, vous excusez la délinquance, eh bien après, c'est la jungle.
Et
quand c'est la jungle, il y
a
des situations d'injustice. C'est la jungle aujourd'hui en France ?
C
'est la jungle dans quantité de villes de France. La police ne pénètre plus.
La
justice ne punit plus. La situation n'est plus sous contrôle. Et il faut la mettre sous contrôle sans excès.
La
République, Clémenceau, mais si Clémenceau nous voyait, mais il se dirait, mais ils sont devenus complètement dingues. Vous
pensez qu'il voterait
Nicolas Dupoignant, Clémenceau ? Sans aucun doute, non, je plaisante, il faut bien plaisanter un peu, c'est des affaires sérieuses, mais personne ne sait ce que voterait Clémenceau, ni De Gaulle d'ailleurs. Mais la question n'est pas là. La question est que le laisser aller, la faiblesse, la lâcheté des dirigeants de droite et de gauche a abouti à une situation incontrônable, dangereuse, et c'est maintenant qu'il faut corriger le tir, avec fermeté mais humanité.
Et
je comprends, vous savez, l'humiliation elle est aussi sociale. Il y a une humiliation sociale, c'est-à
-dire
la pauvreté, parce qu'on n'a pas défendu les intérêts de la France. Quand on a délocalisé, quand on importe trop de l'étranger. Donc il faut défendre l'intérêt national, il faut sauver la France. Mais est-ce que ce n
'est
pas ce que veulent, en fait, tous les autres candidats ? On va regarder quelques affiches électorales déjà dévoilées ensemble, si vous voulez bien. Marine Le Pen, elle a ce slogan « Liberté chérie ». Arnaud Montebourg, c'est la remontada du pays qu'il propose. Jean-Luc Mélenchon, c'est l'Union populaire. Est-ce que vous pourriez reprendre ces différents slogans « Liberté chérie », « Romantada »,
«
Union populaire »
? Il
y a beaucoup de communication là-dedans. La question, et vous avez raison sur un point, c'est que je crains,
ou
on pourrait dire que c'est souhaitable, que la plupart des candidats disent la même chose.
La
question, ce n'est pas de dire les choses, parce que les grands objectifs, les Français en ont ras-le-bol.
Parce
que tout le monde va dire « Je veux plus de sécurité, plus de justice, plus d'emploi, plus de pouvoir d'achat, plus de services publics, etc. » La question, c'est qu'on ait des débats, de fond, grâce à vous, et ça va être l'enjeu des médias,
d
'avoir de vrais débats, sur comment on fait. Et je sors un livre, le début octobre,
où
je vais expliquer comment je fais des économies. Alors ce mot paraît « des économies », arrêter les gaspillages, la fraude, 100 milliards d'économies.
Et
où je les affecte. Et je serai le candidat qui va dire comment il va faire. Pas seulement «
Je
vais faire ci, je vais faire ça », parce que plus personne ne nous croit, entre nous. Les Français se disent « Bon, allez, encore des promesses. » Sarkozy a promis, Chirac a promis, Mitterrand avait promis, Hollande, Macron, ils n'ont pas tenu. Pourquoi ils n'ont pas tenu ? Parce qu'ils étaient dépendants de Bruxelles, ils n'avaient plus les manettes. Mais pas seulement, parce qu'il y avait beaucoup de mépris, beaucoup de faiblesse. Donc je crois que ce qui va se jouer, si on veut que les gens aillent voter, parce que c
'est
quand même ça l'objectif,
c
'est qu'on ait des vrais débats en disant « Mais comment on fait ? Comment
Mme Hidalgo augmente le salaire ? » Et comment
vous, Nicolas Dupont-Aignan, parce que sauf si j'ai mal lu ou mal compris, vous voulez, comme Marine Le Pen, renationaliser les autoroutes ? Oui. Comment on fait ?
Parce que ça coûte des meilleurs affaires du
siècle.
Mais
je vais vous dire comment. Il faut quand
même
bien sortir un très très très gros chèque. Non, pas si bon. Avant ça, on va racheter les autoroutes. On va racheter les
autoroutes.
Il
y
a quand même des concessions qui courent pendant encore une dizaine d'années. Tout
à fait.
On va racheter les autoroutes, appliquer l'article 38, payer environ 20 milliards d'euros. Mais comme elles vont rapporter entre 30 et 60 milliards de dividendes, le jackpot financier injuste, qui est carrément du vol, va revenir du côté de l'État. Et en 5 ans, ce sera amorti. Et en 2027, à la fin de mon mandat, il n
'y
aura plus de péage en France. Ça, c'est une promesse faisable. Parce que le racket sur les automobilistes, il n
'y a
aucune raison que ce soit des sociétés privées qui l'utilisent. C'est
à
l'État de l'utiliser
et après
de rendre la gratuité. C'est exactement ce que propose Marine Le Pen. C'est très bien, mais elle l'a piqué sur moi puisque je le propose depuis 2012.
Et
j'en suis ravi. D'ailleurs, ça prouve que j'ai quelques idées puisqu'elle le reprend comme Valérie Pécresse. En suis ravi. Elle a enfin admis
que
ce que je proposais en 2017, d'augmenter les salaires de 10%,
10
%
était une bonne position. Juste sur Marine Le Pen, vous avez dit... Mais ça, en revanche,
il faut dire comment on va payer. Alors oui, mais on va rester sur Marine
Le Pen un instant. On va rester sur les
autoroutes. Vous avez dit il
y
a quelques semaines encore que Marine Le Pen était incapable de gagner et de gouverner. Là, vous dites, elle reprend mes idées, c'est très bien.
Et le problème, c'est ce qu'elle dit. Si elle a vos
idées au pouvoir, en quoi est
-ce
qu
'elle
est incapable
de gagner et de gouverner ?
Quelles sont mes idées ? Mais le problème n'est pas là. Le problème, c'est que les Français, j'en suis convaincu, d'ailleurs les sondages le disent pour le coup, les sondages passent sur 3%. 80% des Français, 75% des Français disent qu
'on
ne
veut
pas se retrouver face au duel Macron-Le Pen. Je ne
suis
pas tout à fait d'accord. On va regarder le dernier sondage Harris publicé cette semaine. Si les Français n
'ont
pas envie du duel Macron-Le Pen,
c
'est quand même étonnant parce qu
'il est en tête du premier tour. Je vais vous dire
une chose. D'abord, le même jour, j'ai eu un sondage où j'étais à 5%. Donc, il y a celui à 2, mais il y en a eu le même jour et là, à 5. Bon, qu'importe. Mais ces sondages, pourquoi j
'y
crois
plus ? Alors, ça, c'est la
version où
il
y a Éric Zemmour. Je le précise parce qu'effectivement, quand Éric Zemmour n'est pas testé, vous apparaissez plus haut, comme d'autres candidats. Mais dans le sondage élable, même avec Éric Zemmour, j'apparais à 5%, ce qui n
'est
pas mal. Mais au-delà de ça, ces sondages, pourquoi je n
'y
crois plus ?
D
'abord parce qu'ils se sont trompés au régional, mais complètement. Et on recommence à sortir des sondages alors qu'ils se sont complètement trompés au régional. Mais au-delà de ça, ces sondages, si vous lisez les notes de bas de page, notamment dans celui-là ou dans celui des labs, il y a marqué 15% des gens qui sont certains d'aller voter, qui
n
'ont pas encore fait leur choix, 15%. Et ces sondages ne parlent que des gens qui sont certains d'aller voter. Et quand je vous dis
qu
'il
y a
20 millions de Français qui ont entre leurs mains le destin de la France, ils ne sont pas pris dans les sondages. Et c'est vrai que si on raisonne
avec
40% de votants, alors là, moi, je vais vous dire, vous aurez Macron-Le Pen. Mais si on réveille des millions de Français et qu'on leur fait comprendre, et c'est mon boulot avec d'autres, leur fait comprendre qu'ils ont entre les mains la possibilité d'éviter Macron, d'avoir un autre choix, d'autres personnalités, de bouleverser le jeu politique, ça va changer. Et vous savez,
à
un moment, la France, dans son histoire, a toujours eu des moments de sursaut quand tout allait mal.
Mais, Nicolas, du Président, c'est ça
que je veux. Puisque vous dites, il faut combattre l'abstention, ça nous a bien compris. Mais oui, faire barrage à Macron aussi. Mais je voudrais vous faire écouter ce que disait ce matin, chez Elisabeth Martichaud sur LCI, le maire de Béziers, Robert Ménard,
qui
partage certaines de vos idées, qui lui observe le spectacle, il n'est pas candidat à la présidentielle, et ça lui inspire le commentaire suivant.
Aujourd
'hui, il y a toutes les conditions remplies pour que M. Macron gagne. Toutes les conditions.
La
division entre Marine Le Pen et Éric d'un côté, une autre droite plus classique, je ne
sais
pas comment il faut dire, qui continue, imbécile, idiote, bêtassonne, à expliquer qu'il ne faut pas regarder du côté de la droite de la droite, mais il faut regarder du côté du centre, comme s'ils perdent tout le temps comme ça, mais ils continuent. Enfin, on a des gens, je veux dire, je ne
sais
pas, s'ils ont envie de se suicider, il ne faudrait pas s'y prendre différemment.
Il
n
'est
pas plus fort tous ensemble ? Oui, mais j'ai
proposé,
et Robert Ménard est de mauvaise foi, d'abord, il disait exactement l'inverse, il y a quelques semaines, où il insultait Marine Le Pen, ce que je n'ai jamais fait, parce que j'ai toujours respecté ça. Vous
n'avez pas
été très tendre,
je vous disais qu'elle n'est pas incapable de
gagner à
gouverner, c'est pas très sympa.
Pas capable de gagner, oui, mais je n
'ai
jamais insulté comme Robert Ménard l'a insulté. Mais il insulte beaucoup de gens, ça dépend, ça tombe sur Marine Le
Pen,
sur le fond. J'ai été le seul au second tour de la présidentielle, on me laissait reprocher, à jouer l'union. Personne ne l'a fait. Celle de 2017. En 2017, personne ne l'avait fait, premier point. Donc je n
'ai
pas de leçon d'union à recevoir. Deuxième point, j'étais le seul à proposer une primaire ouverte,
en
janvier. Et j'ai dit, justement, évitons tout ça, un Wauquiez, un Retailleau, un Philippot, une Le Pen, un Zemmour, moi-même, grande primaire ouverte, ce serait un succès extraordinaire, et les Français, nos électeurs, choisiraient au sens très large,
leur
champion. Mais qui a refusé ?
Ce
n
'est
pas moi.
Bon,
donc, maintenant, ce sera le premier tour. Et je sais que les Français ne veulent pas revoir Macron le même. Je le sais. Vous partagez
pas ? Et je vais leur
proposer, je pars de bas, dans les sondages qui ne représentent qu'un petit focus, alors qu'il y
a
des millions de Français qui vont rebattre les cartes. Il faut rebattre les cartes. Il faut offrir
aux troupes. Je vais présenter
le chiffre différemment, Nicolas Dupagnan. Que vous soyez à deux, à quatre ou à cinq, je vous donne crédit,
qu
'elle a effectivement vous... Mais qu'importe, à quatre ou cinq. Les sondages
ne valent rien lire. Le total,
avec Marine Le Pen, avec Éric Zemmour, ça fait quand même plus de 30% des voix. 30% des voix, ce serait être très largement en tête au premier tour. Mais en tête au premier tour,
si vous ne gagnez
pas au second. Vous avez fait ce que vous avez pris comme initiative, ça a échoué. Est-ce qu'aujourd'hui, vous êtes prêts à participer à
une
dynamique, à dire, par exemple, si Éric Zemmour se déclare candidat, je peux aller derrière lui. Marine Le Pen, je peux aller derrière elle. Mais je n'irai pas, puisque je sais que Marine Le Pen fera réélire Macron. Et est-ce qu
'Éric
Zemmour est incapable de gouverner comme Marine Le Pen ? Éric Zemmour, je ne sais pas, il n'est pas candidat. On ne sait pas quel est son programme.
On peut juger de sa capacité dès aujourd'hui. Écoutez,
laissez la diversité politique.
On
ne sait pas qui sera candidat. Il peut se passer des choses, on verra ce qui se passera. En tout cas, je crois qu
'il est
très important qu'on ait un projet. Car les Français, encore une fois, ne veulent pas avoir des petits chevaux. Ils veulent savoir ce qu'on va faire pour leur pouvoir d'achat, leur sécurité, leur emploi, leur service public, leur école.
Est
-ce qu'un jour, on peut parler de ça ? Parlons sécurité tout de suite, si vous voulez.
Un
jour, on va commencer dès
aujourd'hui. Parce que
vous dites la sécurité des Français. Il se trouve que Emmanuel Macron, pas plus tard que cette semaine, est allé conclure le Beauvau de la sécurité. Il a quand même fait toute une série d'annonces. On va en relever quelques-unes. Il rallonge encore le budget qui avait été prévu par le Beauvau de sécurité en rajoutant 500 millions d'euros en 2022. Il annonce des dépôts de plainte en ligne dès 2023. Le doublement sous 10 ans de la présence de policiers et gendarmes. La simplification de la procédure pénale. La suppression du rappel à la loi. Je pourrais continuer comme ça infiniment. Il n
'y a
rien de tout ça qui trouve grâce à vos yeux ? Il y a quelques mesures intéressantes. Mais le reste, il passe à côté de l'essentiel. Et c'est quoi l'essentiel ? Et je vais vous dire deux choses. D'abord, il recommence un catalogue de promesses
qu
'il avait fait exactement en 2017. Il avait promis par exemple 15 000 places de prison. 15 000. Il en a fait 2 000.
Il
avait promis un truc très concret.
Il
n'en a pas tout
à fait fait de l'annuel de la place qui sont en construction. 2 000 sur 15 000
au jour d'aujourd'hui.
Il
avait promis par exemple, c'était très concret, c'était la même scène, c'était comme un cinéma. En fait, j
'ai
l'impression de revoir des scènes de cinéma. Il avait promis 2 nouvelles écoles de police.
Elles
n
'ont
jamais vu le jour. Comment voulez-vous croire d'abord sur ces mesurettes quelqu'un qui n'a pas respecté ce qu'il avait promis ? Donc il
n'est
plus crédible sur la sécurité.
Pour moi, il n'est
absolument plus crédible. Parce que d'abord, il n'a jamais respecté les promesses qu'il avait faites. Vous savez que les heures supplémentaires des policiers, pour les deux tiers, ne sont toujours pas payées. Toujours pas payées.
Alors, d
'abord, on ne le croit plus. Mais au-delà de ça, admettons même qu'il le fasse. Admettons. Il passe à côté de deux éléments fondamentaux.
Il
passe à côté de la justice. Il a encore complexifié dans le dernier projet de loi de M. Dupond-Moretti les procédures. Et il ne veut pas comprendre que si on ne remet pas en cause le code pénal, c'est-à-dire que si on ne met pas des peines planchers, si on ne renforce pas les peines pour les récidivistes, si on n'expulse pas les délinquants étrangers, si on ne construit pas 40 000 places de prison, tout cela, c'est du blabla. Et si on
n'envoie pas la poubelle d'État de droit ?
Parce qu'on pourrait compléter votre liste en disant « Envoyons la poubelle d'État de droit, ce sera plus simple. »
Il n
'est
pas
envoyer la poubelle d'État de droit pour tout délit, ce que je propose, et les récidivistes, un doublement de la peine. Et la fin des remises de peine. Ça, ça existe dans quantité de démocratie. Donc je ne
vois
pas ce qu'il y
a
de choquant. Deuxième point, il passe à côté d'un autre aspect,
c
'est que vous ne pouvez pas rétablir la sécurité si vous continuez à ne pas contrôler vos frontières et avoir une submersion migratoire. Donc il passe à
côté de la justice. Il y a aujourd'hui une submersion migratoire, Nicolas Dupond-Morent
? Oui, on a eu les plus fortes augmentations sur Emmanuel Macron en termes d'immigration. Il y a un rapport qui vient de sortir, qui est dans le Figaro, je crois, d'aujourd'hui, ou d'hier, qui montre que la France est le pays d'Europe qui expulse le moins les décisions de rejet d'asile.
C
'est-à-dire que nous sommes un pays où on entre... Oui,
mais d'année en année, le nombre d'obligations
de quitter le territoire français augmente d'année en année.
Et elles sont exécutées. Pourquoi ? Parce qu'on ne contrôle pas nos frontières. D'exécuter
les exécutions de reconduite à la frontière, nous avons un des pires chiffres d'Europe.
On
ne peut pas rétablir la sécurité si on n
'a
pas une justice qui punit et qui réinsère, mais il faut d'abord punir, et si on n'a pas une immigration contrôlée. Contrôle
d
'immigration, c
'est fondamental. Tout le reste
est une... Nicolas Dupagnan, vous dites submersion
migratoire. Oui, mais j'aimerais que vous vous dites. 400 000 par an,
ça fait beau. Très concrètement,
quand vous promenez
en France, la submersion migratoire, ça se matérialise comment ? Ça se matérialise que vous avez d'abord 80% des clandestins
et
des illégaux qui sont reconduits à la frontière qui ne le sont jamais. Vous avez 200... Alors ça dépend des années, mais 2019 avant le Covid et 2020...
Mais vous vous sentez
submergé quand vous vous promenez en France ? Écoutez, tous les services sociaux, je suis élu encore de ma ville de hier, puis maire, mais tout dans ma circonscription, tout le monde le voit. La situation est aberrante. Et d'ailleurs, si on veut assimiler les étrangers qui s'insèrent sur notre sol,
il
faut contrôler nos frontières. Est-ce que vous trouvez que 400 000 par an, vous avez à peu près 260 000 en 2019 de l'ego
et
vous avez 130 000 d'asile ? Et sur l'asile, il y en a 30 000 d'acceptés et les autres ne sont pas expulsés.
Ça fait 400 000. Et les
mineurs, et les mineurs
étrangers qui ne sont même
pas contents. Sur l'asile, Nicolas Dupoignan, parce que c'est un sujet d'actualité très important. On a vu ce qui s'est passé en Afghanistan. On a fait revenir en France des réfugiés afghans auxquels on a octroyé d'ores et déjà un papier en disant vous avez par exemple travaillé pour l'armée française, vous êtes menacés, on vous fait revenir. Est-ce que vous auriez pris les mêmes décisions dans les mêmes proportions que le gouvernement actuel ? Pas dans les mêmes proportions. J'aurais fait uniquement ceux qui avaient travaillé totalement pour l'armée française, une minorité, et j'aurais dit stop car les
Afghans peuvent aller dans les pays voisins.
Il n'y a aucune raison que la France accepte beaucoup plus que l'Allemagne, beaucoup plus que l'Allemagne. Il
n'y a
aucune raison que le Pakistan et les pays voisins ne prennent pas leurs voisins. Il faut arrêter. Si les procédures d'asile,
si
les procédures d'asile fonctionnaient en France, on aurait pu accepter davantage d'Afghans. Le problème, et on revient à ce que vous me montriez, la parole de Mme Taubira,
si
on avait un État qui fonctionne avec fermeté, on pourrait être plus humain. Aujourd'hui, nous sommes débordés. Regardez les files d'attente dans les préfectures. Ce qui est injuste pour les étrangers qui bossent, qui s'intègrent, qui font des efforts.
On a bien compris qu'on n'allait pas...
Fermeté humanitaire. C'est très clair. On ne
va
pas vous réconcilier avec Emmanuel Macron ce soir sur ce sujet. Non, je ne crois pas. J'ai fait une tentative sur un deuxième alors. Le pouvoir d'achat. Aujourd'hui, Jean Castex, le Premier ministre, s'est emparé de la question. Il a fait une annonce
sur le chèque énergie. On l'écoute et on en parle.
Je
vous annonce aujourd'hui qu'une aide exceptionnelle de 100 euros sera versée à la fin
de
l'année
sous
la forme d'une revalorisation de ce chèque énergie. Cette aide
sera
versée automatiquement.
Il
n
'y
aura pas de démarche à faire en décembre
à
ces 5 800 000 ménages déjà éligibles au chèque énergie.
C
'est utile, ça, Nicolas
Dupoignan
? C'est utile, mais entre nous.
Moi,
je suis hostile à ce système. On taxe
et
après, on reverse avec une usine à gaz.
On
taxe. Qu'est-ce qu'on taxe ? On taxe. La délectricité est surtaxée en France. Surtaxée en France. Les taxes ont explosé à cause notamment des éoliennes qui sont une catastrophe énergétique et environnementale. on taxe d'un côté les ménages
et
de l'autre,
on
va donner un chèque parce que les élections approchent. Écoutez, il faut arrêter tout ça. Il faut arrêter cette espèce de distribution de cadeaux de Noël. Il faut revenir à baisser les taxes
qui
épuisent le pouvoir d'achat des Français. Il faut développer l'isolation thermique.
Il y a
eu des efforts de faits, je le reconnais, mais il faut aller encore plus loin pour permettre aux Français à la fois d'économiser l'énergie, de protéger la planète et de réduire leurs factures. Donc, ce chèque énergie, c'est sympathique, je ne
veux
pas vous dire non. Moi, je trouve ça bien.
Mais vous ne l'auriez
pas fait ? J'aurais réduit la taxe sur l'électricité pour que les Français retrouvent une électricité moins chère pour qu'on arrête d'avoir une explosion des taxes sur l'électricité qui pénalise les ménages modestes. Et
j'aurais mis
la TIPP flottante pour que le carburant soit moins cher. Vous dites les éoliennes, les éoliennes, mais bon, deux choses. Les
éoliennes ne produisent pas d
'électricité, ce qui est gênant. L'électricité est moins chère en France que dans la moyenne européenne pour
le consommateur. La taxe a
explosé. Et les prix à la pompe, ce n
'est
pas les éoliennes qui font que l'essence ou
le gasoil
augmentent.
Non, c'est les taxes. C
'est les taxes principalement. Et les cours mondiaux. Et les cours mondiaux. Mais c'est curieux, quand les cours baissent, ça ne baisse pas assez vite à la pompe, mais quand ça augmente, ça augmente tout de suite. Et c'est pourquoi j'ai toujours demandé qu'on ait un système de TIPP flottante et beaucoup plus d'intervention de l'État vis-à-vis des compagnies pétrolières. Parce que tout le monde a compris, tous ceux qui font leur plein savent ce qui se passe. C'est curieux. Quand ça monte, c'est répercuté tout de suite, mais quand ça baisse, ce n
'est
pas répercuté tout de suite. Et il
y
en a qui se sucrent au passage. Et ce qui ne va pas dans notre pays, c'est notamment ce sentiment que l'État est du côté des lobbies.
L
'État est du côté du lobby des éoliens qui sont en train de se faire un fric fou sur une escroquerie complète. L'État est du côté des sociétés autoroutières à vouloir absolument les maintenir. Puisque...
Et l'État, il faut prendre l'argent pour le pouvoir d'argent. On vient de le voir.
Non. Des compensations,
des
miettes. Comme
aujourd
'hui, le SMIC augmente de 35 euros,
M. Jeanne. Que le gouvernement le SMIC augmente de 35 euros. De 35
euros. Mais vous vous rendez compte,
c
'est la plus grosse revalorisation depuis
2012 dans le cadre... Vous savez ce que c'est de
vivre avec
1 200... Parce que j'ai vu
dans la presse qui est quand même extraordinaire dans notre pays. 1 595
euros. Mais
vous savez quel est le
suivi... Vous feriez quoi ?
Comme Jean-Luc Mélenchon, 1 400 euros net. Je vais vous dire ce que je ferai. J'ai proposé un 13ème mois.
C
'est-à-dire une augmentation de 8% de tous les salaires jusqu'à 4 fois le SMIC. Et que vous financez comment ? Je le finance en mettant fin au scandale des fausses cartes vitales, du coût de l'immigration
et
du versement à l'Union européenne. Nous dépensons plus de 10 milliards pour l'Union européenne pour financer les délocalisations en Pologne et financer la Turquie. Nous dépensons des milliards pour accélérer la submersion migratoire et nous dépensons des milliards qui partent en fumée avec des fausses cartes vitales. Et je dis très clairement qu'il faut récompenser le travail, faire des économies d'un côté
et
que cet argent bascule pour réduire les cotisations salariales, c'est-à-dire ce que vous voyez bien, la différence entre le brut et le net. Parce qu'aujourd'hui en France, le brut
peut
paraître bien, mais quand vous regardez la feuille de paix le net,
et
je me réjouis que
Mme Peckles et beaucoup d'autres... Il faut bien payer des impôts pour faire
fonctionner l'État, Nicolas Dupoignan. Non, donner des prestations
d
'appels d'air, immigration
et
de fausses cartes vitales...
Ça
sert aussi à faire fonction les services publics et l'hôpital.
On
va parler justement un
peu de santé, Nicolas Dupoignan. Oui, mais justement,
il
n
'y
a
pas de service public qui fonctionne parce qu'il
y
a des fuites d'eau considérables, des milliards. Et ce sera le thème de mon livre et
vous verrez.
Il y a
quand
même
parce
que c'est le secret médical et dans notre pays, le secret médical est tellement galvaudé
que
j'estime que j'ai le droit à ma vie... Mais il
n
'y a pas de responsabilité quand on est homme politique sur certains sujets majeurs de santé publique ? Si
j'avais... Ne le faites pas.
Si j'avais... Si j'étais plus âgé et si j'avais une comorbidité, je dirais peut-être ce que je ferais. Parce que j'ai toujours dit sur le vaccin, quand on a une comorbidité et qu'on a un certain âge et qu'on a un risque de
mort
du Covid, le vaccin protège des formes graves. Mais j'ai toujours demandé qu'on ait la liberté vaccinale car j'ai toujours dit qu'il y avait d'autres
mesures Mais vous dites que les plus âgés et les plus fragiles,
faites-le. Les jeunes, non. Et quand je vois que le comité de vaccinologie anglais déconseille la vaccination sur les 12-15 ans, quand je vois que ce qu'on est en train de faire en France sur les jeunes, je dis que
c
'est aberrant. Et un jour, on se le reprochera. Donc,
le
gouvernement ferait mieux de s'occuper des plus de 80 ans qui ne sont pas vaccinés. Vous savez qu'il y en a... Est-ce que vous considérez qu'on met en danger les jeunes en les vaccinant ? Je considère qu'il n'y a aucun bénéfice puisqu'ils n'ont aucun risque de mourir de Covid, sauf s'ils ont des comorbidités, bien sûr, obèses, etc. Et là, le vaccin est utile. Et je considère qu'en revanche, c'est un vaccin récent, on n'a pas de recul. Et donc, il faut le faire quand il
y
a un bénéfice.
On
commence à en avoir.
Il
faut du bon sens. Nicolas Ducouragnan, il y a un instrument contre lequel vous êtes beaucoup mobilisés, c'est le pass sanitaire. Bon, il y
a
quand même beaucoup, beaucoup moins de monde dans la rue maintenant, le samedi, pour les manifestations anti-pass. Et le président de
la
République lui-même a commencé à donner un peu l'horizon. On va l'écouter.
C
'était ce matin.
Si
on peut demain arrêter le pass sanitaire, je suis le plus heureux des hommes.
Qu
'est-ce qu'on va donc faire
? On
va
le
conserver,
si je
puis dire, dans la poche,
pour
éviter partout la fermeture, qui est la pire des choses. Mais dès que les conditions sanitaires le permettront, et à mon avis, quand je vois les chiffres, ça ne va pas venir si tard,
permettre sur
les territoires où le virus circule moins vite, de lever certaines contraintes et de revivre normalement. Pragmatisme.
Ça y est, la lumière au bout du tunnel. Le président de la République nous dit qu'il est prêt, qu'il est
ouvert.
Je me réjouis que le pass sanitaire soit retiré progressivement parce qu'en fait, il habille du mot pragmatisme, il camoufle un échec.
Parce
que le pass sanitaire, d'abord, est mauvais pour l'économie et surtout, il est contre-productif sur le plan sanitaire. Parce qu'à la
différence du 12 juillet, alors qu'on a un temps d'incidence qui est passé sous la barre de
sang. Je peux finir. À la différence du 12 juillet, tout le monde sait aujourd'hui ce que j'avais dit à l'époque. Tout le monde le dit que même vacciné, vous avez des formes moins graves du Covid, mais vous transmettez. Il est donc totalement aberrant.
Comment vous expliquez que le taux d'incidence soit passé sous
les sangs ? Il n'a rien à voir avec le pass sanitaire. Le
taux d'incidence
est passé tout
seul sous les sangs ? Rien à voir,
puisque le métro,
il
n
'y a
pas de pass sanitaire. Les restaurants d'entreprise, il n
'y a
pas de pass sanitaire. Et le pass sanitaire est une aberration sanitaire, puisque aujourd'hui, les plus grands professeurs de médecine ont reconnu que vacciner, vous pouvez transmettre. Et que donc, c'est dangereux même de faire croire.
On peut
transmettre, mais on transmet quand même beaucoup moins. Non, on peut être infecté moins, mais on transmet. Et on voit la situation d'Israël, on voit l'Angleterre, etc. L'enjeu, pour moi, sur cette crise sanitaire,
c
'est de maintenir des solutions plurielles.
Et
je le répète, les purificateurs d'air dans les écoles que j'attends, et je regrette que l'État n
'ait
pas suivi, notre proposition... Il a choisi
un
protocole sanitaire. Il y
a
un protocole sanitaire dans les écoles. Non, la France est l'un des rares pays. L'Allemagne finance des purificateurs d'air dans les écoles, pas la France. Deuxième point, les soins précoces. Enfin, les soins précoces commencent à être reconnus pour soigner vite. Augmenter les lits au lieu de les supprimer. On supprime des lits d'hôpitaux en France. Et il
n
'y a pas que le Covid, il y a le cancer,
il
y a toutes les autres maladies. Et de grâce, que l'on continue parfois à être prudent dans les lieux clos pour éviter une reprise épidémique. Le bon sens, un peu de bon sens. Donc, on maintient le port du masque
? Pas
partout, surtout pas dehors, ça ne sert à rien. Mais si vous allez au cinéma, je recommande le port du masque. Merci beaucoup Nicolas Dupoignan d'avoir accepté notre invitation.
Merci à vous.
On aura l'occasion de sortir.
Nicolas Dupont-Aignan