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InterviewLCI (sur YouTube)· 19 janvier 2026 29 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprises

"Le ridicule, ça tue" : Dominique de Villepin à propos de la politique de Donald Trump|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Les derniers événements entre les États-Unis et l'Europe : résumons-les.

  • 2:05OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette France qui répond aux États-Unis vous plaît ?

  • 4:10OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une part de folie dans la politique de Trump ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'Europe joue en bon calibrage face à Trump ?

  • 8:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que le panache manque à l'OTAN ?

  • 10:10OuverteRéponse directe

    Si vous étiez président en 2027, la France resterait-elle dans le commandement intégré de l'OTAN ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30Dominique de VillepinChiffre
    « À partir du 1er février, le Danemark, la France, l'Allemagne payeront 10 % de droits de douane pour chaque produit arrivant sur le marché américain. »
  • 0:45Dominique de VillepinChiffre
    « Cela montera 25 % et cela jusqu'à un deal complet sur l'achat du Grandland. »
  • 3:00Dominique de VillepinFait
    « Donald Trump est pris en flagrant délit de déséquilibre. Il va trop loin dans une séquence qu'il ne maîtrise pas. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

La crise a rarement été aussi violente entre les États-Unis et une partie de l'Europe, la France en tête. Il faut sans doute remonter à l'invasion de l'Irak en 2003 pour trouver une telle violence vous incarnheure la la résistance aux Américains. Dominique de Villepin.

Les derniers événements, résumons-les, acte 1, Trump qui menace très directement l'Europe. À partir du 1er février, le Danemark, la France, l'Allemagne payeront 10 % de droits de douane pour chaque produit arrivant sur le marché américain. C'est la vengeance pour ce qui se passe au Groenland avec l'envoi de soldats.

Cela montera 25 % et cela jusqu'à un deal complet. sur l'achat du Grandland. Acte 2, la réponse de la France par la voie d'Emmanuel Macron qui va demander l'activation d'un instrument anticoer ce sont des contemes sur la limitation au marché, sur la gel des investissements.

Est-ce que cette France là vous plaît qui répond aux États-Unis ? l'attitude que l'on doit avoir face à des États-Unis qui perdent le contrôle de leur politique parce que ce que nous voyons, c'est une administration Trump qui est aujourd'hui dans une fuite en avant. Fuite en avant dans l'usage de la force, on l'a vu au Venezuela.

Fuite en avant dans la tentation de la force, on a failli le voir en Iran et puis les États-Unis ont sans doute mesuré les risques qu'il prenaient. Ils ont fait machine arrière après avoir adressé des messages très forts au peuple iranien et et sans doute trahit beaucoup d'espoir de ce côté. Donc c'est un moment de vérité et c'est l'intérêt de l'Europe qui dispose de grands atouts que de saisir cette occasion pour ramener l'administration américaine à la raison.

Et ce moment de vérité, nous devons le jouer avec beaucoup de fermeté parce que nous avons beaucoup beaucoup de cartes dans notre jeu et que Donald Trump est pris en flagrant délit de déséquilibre. Il va trop loin dans une séquence qu'il ne maîtrise pas où il ne marque pas de points. Au Venezuela, on fait un enlèvement à travers une intervention militaire très réussie.

Mais la capacité qu'ils ont aujourd'hui à faire évoluer le régime vénézuélien, à mettre en place euh ce qu'ils voulaient mettre en place pour euh pouvoir exploiter le pétrole, tout ça reste très hypothétique et sans doute ne donnera pas de résultat avant de très longs mois, voire de très nombreuses années. Est-ce qu'il y a une part de folie, pas une folie au sens psychologique, mais une folie au sens Ubris, excès où ces États-Unis que rien ne semble retenir, ils vont sans fin. C'est le bon plaisir de la puissance, mais c'est une puissance qui n'est pas maîtrisée, donc c'est une puissance fragile.

J'avais coutume de dire en 2002, c'est le premier discours que j'ai fait devant les ambassadeurs français euh comme jeune ministre d'affaires étrangères, qu'il y avait une vanité de la puissance et je répondais à Hubert Vedring qui parlait de l'hyperpuissance américaine. Il y a une vanité de la puissance quand elle n'a pas d'objectif politique, quand elle n'est pas maîtrisée, quand elle ne sait pas où elle va. Et donc les Américains prennent un immense risque aujourd'hui.

Ils le prennent au Venezuela, ils le prennent au Proche-Orient où rien n'avance, ils le prennent en Ukraine où ils sont assez proche du ridicule et ils le prennent aujourd'hui vis-à-vis des Européens. Parce que que va faire Donald Trump ? À partir du moment où les Européens disent très clairement que jamais ils ne reconnaîtront la politique du fait accompli, à partir du moment où les Grenlandais disent "Nous ne voulons pas vivre sous la fuerule américaine".

Et c'est un point très important parce que euh la souveraineté du Groenlande, la décision du peuple groenlandais doit être évidemment au cœur de nos propre politique. Mais tout ça crée une situation qui pour Donald Trump est très difficile parce que le pont de trop, euh la déclaration de trop, le geste de trop et c'est toute l'administration Trump qui sombre dans le ridicule et et qui aura en payé le prix. Dominique de Villepin, est-ce que l'Europe joue en bon calibrage ?

Quand on revoit les images des troupes, alors c'est peu de choses, ce sont il y a 15 français, je crois, on va revoir les chiffres exacts, mais enfin il y a la présence des Français, des Anglais, des Allemands, même si elle est symbolique. Est-ce que c'est bien joué quand on voit ces images de marquer cette présence là et en quelque sorte de piéger peut-être Trump ? Et c'est la réponse à tous ceux qui veulent croire que euh la diplomatie, le droit serait désormais des disciplines dépassées et que tout cela serait renvoyé au calandre grec face à la puissance. rappelons-le, la puissance quand elle est exercée sautement et ça a été le cas des États-Unis depuis le début du 21e siècle, et bien elle ne marque pas de point.

Et non seulement elle ne marque pas de point, mais elle conduit à des situations de chaos. Nous l'avons vécu en Irak, on l'a vécu en Afghanistan, on l'a vécu en Libye et nous-mêmes l'avons vécu au Sahë. Donc c'est une leçon, c'est euh en quelque sorte un rappel à à la puissance américaine que de constater qu'on ne peut pas faire n'importe quoi et avancer méthodiquement avec mesure comme le font les Européens.

Il y a pas de volonté euh de narguer Donald Trump. Simplement lui rappeler qu'il y a des règles et que ces règles, il faut les respecter et sinon il y a un prix. Le point important dans ce que font les Européens et dans ce qu'a dit Emmanuel Macron, c'est de dire que vouloir placer le Groenland dans l'orbite américaine, ça a un prix.

Et ce prix, il est bien au-delà de l'intérêt, quel que soit l'intérêt du Grandlande de ce que pourraient espérer les Américains. C'est-à-dire que l'Amérique, elle change de catégorie. Elle devient un pays ennemi de l'Europe.

Elle devient un pays voyou sur la scène internationale. Et ça, les Américains, je crois, ne sont pas du tout prêts à cela, ne l'oublions pas. Il y a des midterms en novembre.

Euh, il y a aux États-Unis les difficultés même parce que il ne faut pas séparer la politique internationale de la politique intérieure. La police de l'immigration, l'ICE à Minneapolis et bien c'est l'autre face de l'attitude euh du trumpiste, de la politique trumpiste. Donc tout ça, c'est un ensemble et nous voyons bien le risque qu'il y a à céder à la tentation autoritaire, à la tentation populiste illibérale qui est en train de gagner les États-Unis.

Est-ce que le Est-ce que le panache C'est un message fort qu'il faut donc adresser. Est-ce que le panache manque ? Je vous lis à l'instant, est tombé il y a quelques minutes, la réaction du secrétaire général de l'OTAN, il s'était pas montré très courageux, il l'appelait Trump papa.

Non. Et là, il continue un peu dans cette veine. Al, c'est très très modéré. a dit "J'ai parlé avec le président des États-Unis concernant la situation sécuritaire au Groenlande et dans l'Arctique.

Nous continuerons à travailler à ce sujet et j'ai hâte de le voir à Davos plus tard cette semaine. On peut pas dire que ce soit d'un panache fou alors que son son organison est en train de sauter." Non, vous savez le panache si on le traduit ce n'est rien d'autre que le courage en matière politique ou diplomatique et c'est aussi l'expérience.

Avoir du panache pour le panache, ça n'a pas beaucoup de sens. Il faut savoir la légitimité la légitimité de l'action de claquer vraiment la porte parce que même alors on parle même pas de ceux qui sont couchés là et ceux qui sont complètement couchés mais même parmi ceux qui résistent à Trump aujourd'hui on voit à quel point ils ont peur de lui. Oui mais ils ont peur de lui parce que ils n'ont pas l'expérience.

Peur de quoi ? Donald Trump va quoi envoyer l'armée américaine 100000 hommes au Groenland ? Vous savez, il y a des choses qui tuent beaucoup plus que s'embarquer dans une telle aventure.

Le ridicule, ça tue. Or, Donald Trump, il est là hors de ses gons, il est hors de ses sens et la la communauté internationale toute entière le voit. Et c'est un discrédit qui pèse très lourd déjà quand il s'est aventuré devant les Chinois pour augmenter les droits de douane et qu'il a fait machine arrière constatant que les Chinois mettaient dans la balance les terres rares.

Et bien euh bah Donald Trump a dû faire machine arrière. Donc tous les boulises, tous ceux qui sont forts en gueule autour de lui, les Stéphan Miller doivent apprendre que sur la scène internationale, on ne fait pas n'importe quoi, sans quoi on en paye le prix. Je le redis, je le redis.

Il faut mesurer à quel point les États-Unis, l'administration Trump est engagé sur la scène internationale dans des théâtres où ils n'ont pas réussi à faire la différence. Le Venezuela, c'est l'impasse. L'Iran, en dépit des annonces faites par l'administration Trump, c'est l'impasse.

L'Ukraine, c'est l'impasse. Je ne dis pas fiasco, je l'ai déjà dit. et Gaza.

Nous sommes là aussi euh euh dans euh euh quelque chose qui euh euh n'est pas très sérieux du point de vue de la responsabilité des États-Unis. Donc ce qui menace aujourd'hui l'administration Trump, c'est de ne pas être pris au sérieux par la communauté internationale. Alors oui, ils peuvent décider d'envoyer des soldats, ils peuvent décider de faire la guerre.

Mais tout ceci, ça ne fait pas le crédit d'une politique, ça ne fait pas le crédit d'une nation. On peut trépigner, on peut tempêter, on peut même envoyer les soldats et faire des bêtises. Ça ne fait pas la puissance d'un pays.

Est-ce que l'OTAN peut crever de ça ? Mais l'OTAN est est déjà en très très grande difficulté. Euh à l'époque du général de Gaulle, on pouvait déjà douter, il doutait euh de la vérité du soutien du parapluie américain.

Aujourd'hui, on le voit bien et Donald Trump ne s'en est pas caché. il n'est pas du tout sûr qu'il ait envie d'aller protéger tel et tel petit état européen. Donc le choix que nous avons fait à l'époque nous d'une dissuasion tous azimut, il était fondé.

Tout ceci ressortait en grande partie de la solidarité qui existait entre entre nos deux peuples aujourd'hui. Cette solidarité, on le voit bien, elle est de papier et il est temps que nous acceptions de mesurer, c'est la conséquence de ce que viennent de décider les Européens, de mettre en place un pacte de souveraineté européenne. Ça veut dire qu'il faut que tous les États et bien évidemment ensemble faire un audit de nos forces et de nos faiblesses, de toutes nos dépendances, faire une évaluation des coûts que cela représente pour chaque État et pour l'ensemble des États de l'Union européenne et à partir de là mettre en place à travers une trajectoire pluriannuelle et bien une politique qui va nous permettre de faire face à toutes ces dépendances et de les corriger.

Mais pardon monsieur prist, est-ce que la France là n'est pas un peu seule ? Madame Mélonie prend ses distances. Elle dit on a peut-être un mal entendu avec Trump mais elle est en train d'atténuer les choses.

Son ministre de la défense, monsieur Croseto, se moque un peu de l'histoire de l'envoi de troupe. Il dit 15 Italiens, 15 français, 15 Allemland. Cela me semble être le début d'une plaisanterie.

D'une plaisanterie. Les Allemands, je crain qu'il ne se trompe. Je crains qu'il ne se trompe.

La véritable plaisanterie, c'est la politique que Donald Trump veut mettre en place. On peut se moquer des chiens de traîneau que les Danois ont on ont mis en place au Groenland. Mais ce que fait Donald Trump n'est pas très sérieux et je pense qu'il faut de ce point de vue-là aller jusqu'au bout du raisonnement de Donald Trump.

Pourquoi veut-il le Groenland ? On a compris que le Groenland avait des richesses difficiles à exploiter en ce qui concerne les terres rares. Le Groenlande représente aussi un territoire stratégique.

Territoire stratégique quand on voit le parcours des missiles balistiques, quand on voit le parcours des sous-marins chinois ou russes à échéance de la fonte des glaces. Donc il y a un intérêt stratégique, mais ce territoire, il est à disposition en tant que de besoin pour les Américains. Il y a une base pitoufique dans le passé, il y avait beaucoup plus de bases américaines.

Donc ce n'est pas un refus de la part du Danemark ou des Européens de laisser les Américains euh exercer euh leur présence sur place. Mais monsieur le premier ministre, pardon, c'est même le contraire. Rappelons même, rappelons même l'effet l'effet boomerang sur le Danemark qui a montré une cvilité totale à l'égard des Américains.

Et d'ailleurs pendant la guerre d'Irak, alors que vous vous opposiez aux Américains, si on remonte dans le passé, on en parlera avec Thierry Breton dans quelques instants, dès les années 60 2003, collaboration militaire avec les Américains contre l'Irak, c'est-à-dire qu'ils ont même donné, je crois, un sous-marin. Ils sont précipités pour aider Trump alors que vous et les Allemands, vous vous opposiez pour aider des Bouches, pardon, à l'époque, vous vous opposiez aux Américains. Ensuite, il y a eu la collaboration pour espionner les Européens.

Donc, les Danois ont trahi l'Europe. Ils ont trahi l'Europe pour écouter les dirigeants européens. En 2025, l'extension des achats de F35 américains et ils reprennent maintenant le rateau dans la figure.

Comment expliquez-vous ça ? Oui, mais monsieur Darius Rochin, il ne sert à rien aujourd'hui de faire le compte des manquements de tel ou tel pays ou des humiliations. C'est plus que des manquements.

Là, on sent que c'est une logique profonde. Oui, mais ce qui compte, c'est de tirer les leçons. Je le dis souvent et dans tous les domaines, en politique intérieure comme en politique étrangère.

Aujourd'hui, nous n'avons plus le droit d'ouvrir les yeux. Aujourd'hui, nous n'avons pas le droit euh de ne pas regarder Valenir et de d'unir l'ensemble de nos moyens pour réagir face à Donald Trump. Donc ce qui compte, c'est la résolution commune et beaucoup va dépendre euh de l'Allemagne parce que nous connaissons tous les liens économiques, les liens historiques entre l'Allemagne et les États-Unis.

Mais l'Allemagne doit faire un choix. Est-ce que nous acceptons, sans rien dire, la vassalisation de l'Union européenne par les États-Unis, sachant que il ne s'agirait pas uniquement de la vassalisation, mais quand vous vous soumettez à un partenaire euh qui euh vous gouverne à coup de dictate, et bien vous participez des aventures de ce pays. Ça veut dire que si nous nous sommons nous sommes alors entraînés par les Américains dans des aventures que nous ne voudrons pas.

Je prends un exemple très important, le combat que mènent les États-Unis, on le voit bien entre les lignes et en particulier à travers le Venezuela, mais aussi au Groenland, c'est la Chine. Et nous sommes là dans la première étape de ce qui ressemblera à une mobilisation générale contre la Chine. l'OTAN se tournant vers l'Asie, l'ensemble des pays européens se tournant alors contre la Chine et nous devrons étape par étape et bien subir les dictates américains.

Qu'est-ce que vient de faire le Premier ministre Marc Carnet il y a quelques jours, il s'est rendu en Chine et il a dit l'importance de diversifier les relations du Canada pour assurer la souveraineté du Canada. Et bien nous, nous devons diversifier nos relations avec l'Inde, avec les pays du sud global. pour faire en sorte que nous n'ayons pas à subir la ferrule d'un état qui nous entraînera dans des aventures sans issues et qui nous ferait beaucoup souffrir.

Mais pardon, allez au bout de votre pensée. Est-ce que ça veut dire qu'on doit comment dire se rapprocher de la Chine malgré lesours, de la Russie malgré l'Ukraine, de l'Inde, malgré un certain nombre et au fond retrouver une politique un peu nonalignée s'agit en aucun cas de ce renier les droits humains. essentiel qu'il s'agisse de l'Iran, qu'il s'agisse de la Chine.

Il ne s'agit pas de transiger là-dessus mais il s'agit d'être capable de construire des relations qui sont dans l'intérêt de l'Europe. Dans le cas de la Chine, nous devons nous battre pour établir un programme de réciprocité, faire en sorte que la pénétration chinoise en matière industrielle et technologique et bien ne nous laisse pas désarmer. Donc là aussi, il y a un combat à mener.

C'est un combat politique difficile pour arriver à faire en sorte que nous ne soyons pas pillés sur notre territoire. Domp, question très concrète. Si vous êtes président de la République en 2027, est-ce que la France reste dans le commandement intégré de l'OTAN ?

Vous rappeliez tout à l'heure la politique du prés du président de la République de de du général de Gaulle à l'époque qui était sorti du commandement intégré de l'OTAN en 2027. Est-ce que vous y resteriez ? Je n'étais pas favorable au choix qu'a fait Nicolas Sarkozy en 2008. ce choix a été fait et je pars du principe que la diplomatie française, elle est une diplomatie sérieuse et qu'elle n'a donc pas à agir comme une girouette.

Si les circonstances créent quelque chose d'irréversible entre les États-Unis et nous, ben nous verrons et nous prendrons les décisions qui s'imposent. Ce que je souhaite, c'est qu'aujourd'hui avec nos partenaires européens et l'ensemble de nos partenaires de l'OTAN, nous puissions à l'intérieur de cet OTAN avancer vers une souveraineté européenne en matière de défense à la lumière des événements, pardon, à la lumière juste pardon à la lumière des événements présents, ça paraît martien de rester dans l'OTAN alors que le membre principal veut voler un territoire associé à l'Union européenne. Ne jouons pas la crise.

Ne jouons pas la crise aujourd'h aujourd'hui nous sommes les agressés et nous devons faire face parce que nous sommes agressés aujourd'hui par Donald Trump. Nous devons réagir en agressé pas de façon précipitée réagir de façon proportionnée. Et c'est pour cela qu'il y a des étapes.

Il veut augmenter de 10 % les droits de douane. Ça met d'ailleurs par terre le précédent accord qui avait été signé. Augmentons de la même quantité les droits de douanes de 25 % au 1er juin augment de 25 %.

Mettons en place l'instrument anticoerition. Faisons en en sorte d'appliquer en matière numérique le DSA et le DMA. Agissons de façon sérieuse et le moment venu dans le cadre multilatéral qui est le nôre, nous prendrons les décisions.

Mais ce qui est important parce que je veux aller jusqu'au bout de cette idée, c'est que Donald Trump doit mesurer l'étendue du désastre qu'il est en train de commettre. Donald Trump est en train de mettre par terre un siècle. de puissance, d'influence, de soft power américain.

L'Amérique devient un pays qui fait peur, un pays aujourd'hui qui ne rayonne pas à travers sa culture, son art de vivre. C'est un pays qui fait peur et c'est un pays qui se met en marge, même s'il est aujourd'hui encore le plus puissant sur la scène internationale. C'est un pays qui incite aujourd'hui tous les États à la prolifération.

Parce que faire quand vous êtes menacé dans votre souveraineté ? Et bien vous vous dotez de la bombe nucléaire. C'est un pays qui incite les autres empires dans leur zone d'influence à faire comme lui, c'est-à-dire à agir en prédateur et en pays colonial.

Pourquoi la Russie se gênerait ? Est-ce que vous êtes sûr qu'ils payeront la facture ? Est-ce que vous êtes sûr qu'ils payeront la facture ?

Je vous rappelle quand même, vous êtes opposé à l'invasion de l'Irak qui était un crime. Envahir un pays sur la base d'un mensonge, c'est un crime. Voilà.

Jamais aucun dirigeant européen n'a demandé de mesures judiciaires contre Bouche-fix. Jamais. Pas un seul.

C'est un argument que j'ai souvent utilisé devant vous, monsieur Rochemin. Pas un seul. Pardon.

Est-ce que c'est pas la preuve qu'en réalité ils sont si puissant qu'à la fin il payent pas la facture ? Et bien, nous changeons d'époque. Nous changeons d'époque.

Nous voyons bien que George Bush et c'est intéressant de voir l'évolution, George Bouche a utilisé le multilatéralisme en venant aux Nations- Unies en 2002. Il a poussé le plus loin possible une hégémonie qui se voulait encore bienveillante mais qui était déjà extraordinairement euh euh nourri de puissance. Mais Donald Trump franchit une étape supplémentaire.

Donald Trump aujourd'hui balaye les règles de l'alliance atlantique et il installe une hégémonie coercitive. C'est-à-dire qu'il fait un petit peu ce que les l'Union soviétique faisait euh au temps euh de la guerre froide. C'est-à-dire que il transforme l'OTAN en une sorte de pâqu de Varsovie, même si la comparaison il nous traite comme des Bulgares ou des Roumains ou il intervient en il serait intervenu en Tchécoslovaquie euh ou en Hongrie à Budapest.

Donc je ne suis pas sûr et c'est ça qui est important que Donald Trump mesure exactement les conséquences des idées qui lui passent par la tête. Là, c'est une idée dont il va mesurer la portée grandeur nature et il faut que cette idée, il envoie exactement les conséquences. C'est pour ça que aujourd'hui nous ne sommes plus dans une phase où il faut lui cacher la vérité et donc que Marté essaye que certains pays arrivent au Groenland avec des avions anonymisés pour ne pas avoir l'air d'utiliser les Allemands.

Apparemment, c'est Bild qui le rapporte. Il faut être prudent mais B rapporte que les Allemands auraient volontairement voyagé en avion civil pour essayer de pas trop froisser les Américains. Mais nous ne sommes plus à un moment où il faut avoir ces pudeurs aujourd'hui.

Il faut placer Donald Trump devant la responsabilité de l'énorme bêtise, de l'énorme sotise qu'il a commise en prétendant vouloir occuper le Groenland, le le rallot territoire américain. Regardez, il avait commis la même sotise avec le Canada, avec le canal de Panama. Regardez ce qu'il en est là.

Donald Trump a le choix de persévérer dans l'erreur et cette faute, elle va grandir et elle va coûter de plus en plus cher aux États-Unis ou au contraire et bien d'essayer de trouver un arrangement. En tout état de cause, il faut que les Européens soient fermes sur les principes. On ne joue pas, on ne négocie pas la souveraineté d'un peuple et d'un état.

Euh monsieur le premier ministre, quand on voit ce qui s'est passé avec la prix Nobel vénézuélienne qui va donner son prix Nobel, même si ça n'a aucun sens juridique, rien, mais enfin, il la donne alors la scène est complètement baroque. Euh comment vous regardez cette image ? Il y a beaucoup de naïveté de la part de Corina Machado, beaucoup peut-être aussi d'illusion parce que je ne doute pas que elle soit animée par de bonnes intentions.

Elle veut vraiment convaincre dans l'intérêt du peuple vénélien et c'est cela qui est tragique dans la confiance quand elle est trahie dans l'intérêt du peuple vénézuezolien. Elle aimerait que que Donald Trump assume ses responsabilités et fasse en sorte par exemple que les prisonniers politiques qui sont toujours dans les prisons Venezuela puissent être libéré, qu'il puisse avoir une transition démocratique qui puisse s'esquisser. Donc je crois qu'elle a de bonnes intentions mais elle n'a pas très bien compris euh exactement qui était à côté d'elle.

Et pourtant si on pense contre nous-même, est-ce que ça n'est pas justement calibré de la part de Trump ? qui sort de de là, on lui pose la question mais enfin pourquoi puisqueelle vient vous donne son prix Nobel, pourquoi vous ne donnez pas le pouvoir et au lieu de ça, vous confortez la la vice-présidente communisté. Il dit "Mais moi, je veux pas faire les erreurs de bouche junior.

Je veux pas renverser le régime, je veux un protectorat, les dominer, défendre les intérêts américains mais pas de prise de risque, pas de troupe au sol, pas de danger. Je veux que les intérêts des États-Unis." Est-ce que c'est pas bien joué au fond ?

Écoutez, d'un point de vue cynique, mais quel est quel est le crédit qu'on peut faire à une diplomatie qui dit ouvertement "Moi ce qui m'intéresse c'est le pétrole du Venezuela". L'influence. Mais oui.

Mais quelle influence ! Mais vous vous pensez que les Sud-Américains que les latino-Américains ne sont pas comme nous marqués par un certain nationalisme, par un esprit d'indépendance, par une volonté d'être respectée ? Je connais bien le Venezuela, j'y ai grandi.

Je peux vous dire que le nationalisme anti-impérialiste des Vénézuéliens et sans doute les plus forts d'Amérique latine, c'est le pays de Simon Bolivard, c'est le pays de Saint-Mart, c'est le pays de Miranda. On ne piétine pas la dignité des peuples de cette région. Pas pour l'instant.

Regardez la main du monsieur vous êtes naïf vous tombez dans le piège je vous redis au Venezuel Donald Trump n'a marqué aucun point et toute l'Amérique latine est sous l'influence économique de la Chine qui a joué beaucoup beaucoup plus habilement. Regardez l'Argentine. Monsieur Miley qui est un très proche de monsieur Trump mais euh les Chinois euh sont omniprésents en Argentine.

Donc je dis et j'insiste, cette politique ne marche pas et elle crée un rejet des États-Unis extrêmement profond et sans doute durable. C'est pour cela que ne nous trompons pas, on veut croire que les États-Unis sont au sommet de leur puissance. Sans doute sont-ils là en train de donner des signes d'un déclin manifeste au lieu d'une destinée manifeste.

Dominique de Villepin, la force de la France, on est très frappé de voir, je reviens à ça parce que c'est une scène initiatique, ce qui a été possible en 2003, ce que vous avez fait, ce que Chirak a fait vous opposant aux États-Unis. Voilà, c'est pour l'instant ça n'est pas refait, en tout cas pas avec le même le même panache. Parenthèse, votre discours, est-ce que les Américains l'aventai en moyen d'espionnage quand vous le prononcez ?

Non, pas du tout. Non non, c'est tout tout l'intérêt de l'avoir écrit et terminé dans la nuit et retravailler dans le concord. Quand vous le lisez le fameux discours le cher et vieux pays et cetera, personne ne le conna.

Jérôme Powell Coline Powell et Jacques Trop tombent de leur chaise. Ça se voit d'ailleurs sur leur visage. Non, il ils ne savaient rien.

Avec un peu de provocation, cette Amérique là cynique, brutale, est-ce qu'elle n'est pas paradoxalement plus crédible que Coline Powell avec son mensonge, avec sa fiole et cetera où tout était bidon ? Mais le même mensonge est là. Le Vené euh euh qualifié de pays narcotraafiquant euh c'est le même mensonge.

D'ailleurs, les charges ont été abandonnées à New York sur ce chapitre-là. Ils ne sont pas crédibles que que l'armée euh vénézuélienne et un certain nombre de milices participent de réseau mafieux le cartel des soleils. Très bien.

Mais est-ce que pour autant les accusations tiennent ? Je pense que rien n'a changé et nous avons les mêmes choix devant nous, la même volonté. Là où la chose a été difficile pour Emmanuel Macron, il faut le reconnaître, c'est que nous sommes engagés dans un processus où nous voulons entraîner les Américains avec nous en Ukraine.

Et donc au moment où nous développons cette négociation sur l'Ukraine et où la France a pris le leadership de la coalition des volontaires, et bien il faudrait au même moment et bien dire des choses un peu difficiles à Donald Trump et c'est cette dualité qui est difficile à construire. Donc je reconnais qu'il y a des contraintes. Je reconnais que sur le choix des moyens, il faut sans doute faire preuve de réalisme mais il n'empêche qu'on ne doit pas transiger sur les principes et sur la feuille de route qui doit être la nôtre.

La nostalgie gaulienne. Rarement le général de Gaulle a été autant invoqué dans quelques instants avec Thierry Boton sera très intéressant. Comprendra vraiment chapitre par chapitre ce qu'ils font les forces de la France aujourd'hui.

Si la France peut parler un peu plus fort que les autres à Trump, c'est grâce au nucléaire civil, au nucléaire militaire, beaucoup d'héritages gauliens. Mais sur la scène intérieure, tout à l'heure, cette semaine, pardon, Gabriel Atal était notre invité. Il disait là bien sûr, faut maintenir la 5e République, mais ce sera le temps des coalitions.

C'est fini l'idée de d'une verticalité, d'une majorité unique qu'on retrouvera en 2027. Est-ce que vous le croyez ça ? Non.

Non, je ne crois pas et je crois qu'il y a quelque naïveté à le croire. Évidemment, c'est difficile, mais ça a toujours été difficile d'avancer politiquement. Le budget nous montre qu'il n'y a pas de majorité, mais aussi qu'il n'y a pas de méthode et enfin qu'il n'y a pas de cap.

Mais il y a des réponses face à cela. Mais pardon, vous croyez qu'on retrouvera une bonne grosse majorité, comme on disait, une vraie majorité avec un premier ministre qui peut compter sur elle, un président qui lui correspond comme au beau temps de de ce qui a été existé pendant si longtemps ? Mais les temps les temps ont changé.

Donc la bonne grosse majorité sans doute pas mais la nécessité d'une majorité la nécessité de gens responsables qui acceptent ensemble d'avancer sur des compromis je crois que c'est c'est le cœur de la démocratie c'est le bon fonctionnement de toutes les institutions et c'est ce qu'on voit en Europe. Là où nous pêchons, c'est que nous n'avons pas été capable de mettre cela en place faute faute d'habitude et d'expérience. Donc sur le budget il faut être capable de construire une trajectoire pluriannuelle.

Nous nous essayons tant bien que mal de ficeler un budget euh avec des bouts de ficelles. Ce n'est pas suffisant. Il faut une trajectoire pour arriver à euh l'objectif euh de 3 %.

Il faut également, et nous le perdons de vue, mais l'enjeu de souveraineté nous le rappelle, il faut un pacte productif en France. Il faut remettre notre économie en marche avec des des exigences d'innovation, avec euh des champions. Tout cela est un immense travail qu'il nous faut faire.

Donc euh oui euh satisfaire à ses objectifs sans jamais perdre le cap de l'exigence de justice sociale. Et c'est pour ça que euh Sébastien Lecornu qui a une tâche terriblement difficile. il y avait quelque chose d'un peu surréel à le voir nous présenter sa son budget avec tout ce qui est accordé à tous les Français qui le méritent à bien des égards, les agriculteurs, les jeunes, les retraités mais en face il n'y avait pas la partie correspondante des recettes nécessaires et donc tout le travail reste à faire et ce que je veux croire c'est qu'il y ait des partis non pas seulement qui acceptent de participer à un pacte de non censure.

Le pacte de nos censures aujourd'hui, c'est un pacte de défause. Il faut aller plus loin et il faut que l'esprit de responsabilité permette à des partis républicains de se singulariser. Ce jeu politique où nous assistons depuis des mois et des mois à des partis politiques qui n'assument pas leur responsabilité, c'est tragique pour la classe politique française.

Domini Vilpin, vous n'êtes pas encore candidat formellement. Pourquoi ? Parce que nous ne sommes pas dans le temps de l'élection présidentielle.

Vous m'avez pas parlé pas dans le temps. OK. Vous vous ne m'avez pas parlé de l'élection présidentielle.

Vous m'avez parlé On a parlé de l'Ukraine, on a parlé de l'Amérique latine, on a parlé du Groenland et c'est moi que vous traiter de naïf. Bon bah vous vous me voyez. Oui.

Naïf vous ? Non non non là vous êtes malicieux. Vous vous êtes là à me jeter le fruit conflit de l'élection présidentielle qui arrive au milieu du Quc par surprise mais qui n'a aucune place sur cette table entre nous.

Ce n'est pas le moment. Par contre, il y a un combat à mener.