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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 22 septembre 2020 19 minContradictoireActualité / polémiqueTransportsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Nicolas Dupont-Aignan invité sur LCI (21 septembre 2020)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    Un décret publié le 15 août dernier autorise la privatisation de certains segments de vos routes nationales.

  • 1:00ComplaisanteRéponse partielle

    On reproche aux sociétés d'autoroutes d'avoir empoché beaucoup d'argent, mais nous avons le plus beau réseau autoroutier d'Europe.

  • 4:05FerméeRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, restez-vous avec lui ou non ?

  • 8:05OuverteRéponse partielle

    Aller à Caen ou à Rouen de Paris, c'est insupportable.

  • 12:10ComplaisanteRéponse directe

    Nicolas Dupont-Aignan, je vais abonder dans votre sens. C'est du gâchis public.

  • 12:45OuverteRéponse directe

    L'opinion publique française n'a-t-elle pas la dent plus dure à l'endroit de Dominique de Villepin ou Mme Borne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:49Invité politiqueChiffre
    « Les tarifs autoroutiers ont augmenté de 20% entre 2007 et 2017. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « Le taux de profit des sociétés autoroutières dépasse les 20%. »
  • 2:01Invité politiqueChiffre
    « Sur un monopole privé, les dividendes des sociétés autoroutières ont représenté 27 milliards d'euros entre 2007 et 2017. »
  • 4:42Invité politiqueFait
    « Il n'est pas contestable. »
  • 11:02Invité politiqueChiffre
    « 15 milliards de profits supplémentaires pour les sociétés d'autoroutes, 3 milliards de travaux. »
  • 18:25Invité politiquePromesse
    « On pouvait très bien imaginer de racheter les autoroutes au prix où on les avait vendues, moins, en plus, on paierait les investissements qui ont été faits et on retrancherait une partie des bénéfices. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan67 %
  • Présentateur15 %
  • ?11 %
  • Locuteur non identifié8 %

≈ 54,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Locuteur

Mesdames,

0:02
Présentateur

Messieurs, Brunet Direct, c'est la deuxième partie à 11h. Il est important que vous restiez là car un décret publié le 15 août dernier, ratifié par le Premier ministre Jean Castex, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili et par le ministre délégué au transport Jean-Baptiste Djebari. Un décret donc autorise la privatisation de certains segments de vos routes nationales. Enfin des nôtres, Mesdames, Messieurs, grand débat à la française. On brade les bijoux de famille. Eh bien, un élu de la République qui est à mes côtés, qui s'appelle Nicolas Dupont-Aignan, a réagi avec vigueur. Il est là. On l'écoutera. Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député de l'Essonne.

Bonjour.

0:49
Nicolas Dupont-Aignan

Bonjour.

0:50
Présentateur

Bonjour à Pascal Péry, que tout le monde connaît dans cette douce maison économiste et éditorialiste à LCI. Bonjour, Eric. Périscope l'après-midi.

1:00
Locuteur

Nicolas

1:00
Présentateur

Dupont-Aignan, je fais partie des gens qui disent, oui, on reproche aux sociétés d'autoroutes d'avoir empoché beaucoup d'argent, certes, mais qui disent aussi, nous avons sans doute le plus beau réseau autoroutier d'Europe

1:15
Locuteur

et

1:15
Présentateur

du monde.

1:16
Nicolas Dupont-Aignan

Mais on pourrait avoir un très beau réseau autoroutier, on l'a eu à une époque,

1:20
Locuteur

sans

1:21
Nicolas Dupont-Aignan

pour autant se faire racketter

1:23
Locuteur

et

1:24
Nicolas Dupont-Aignan

dépenser beaucoup trop. Vous êtes attaché aux finances, aux impôts. Vous ne voulez pas qu

1:28
Locuteur

'on

1:28
Nicolas Dupont-Aignan

paye trop d'impôts ? Non. En 2006, quand j'avais pris position contre la privatisation des autoroutes,

1:35
Locuteur

j

1:35
Nicolas Dupont-Aignan

'avais dit ce qui s'est passé.

1:37
Locuteur

Cour

1:37
Nicolas Dupont-Aignan

des comptes, haute autorité de la concurrence, Financial Times, donc pas des collectivistes,

1:44
Locuteur

ont

1:45
Nicolas Dupont-Aignan

tous dit que l'État français s'était fait voler.

1:49
Locuteur

Les

1:49
Nicolas Dupont-Aignan

tarifs autoroutiers ont augmenté de 20% entre 2007 et 2017. Le taux de profit des sociétés autoroutières dépasse les 20%. Vous êtes des hommes du privé, vous savez ce que c'est qu'un taux de profit. Sur un monopole privé, les dividendes des sociétés autoroutières ont représenté 27 milliards d'euros entre 2007 et 2017. Ce qui est scandaleux dans ce qui s'est passé, ce n

2:14
Locuteur

'est

2:14
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'à la rigueur, ça a été privatisé. C'est qu'on a donné un pactole à des sociétés privées en situation de monopole, sans aucun contrôle,

2:25
Locuteur

et

2:25
Nicolas Dupont-Aignan

qu'on a fait une très mauvaise affaire financière. Donc, on peut très bien gérer quelque chose de bien. Vous pouvez acheter une baguette de qualité sans la payer 5 euros alors qu'elle vaut moins d'un euro. Vous

2:41
Locuteur

n'êtes pas

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

contre, philosophiquement, la concession de services publics,

2:44
Locuteur

la

2:45
Nicolas Dupont-Aignan

concession... Il y a des concessions qui peuvent être correctes si elles sont maîtrisées, ce qui est très choquant. On a trop donné, on a trop offert. Mais tous les rapports le disent, et il

2:53
Locuteur

y

2:53
Nicolas Dupont-Aignan

a eu pire que ça.

2:55
Locuteur

Non seulement on a fait l'erreur... C'est Chirac et Villepin, ça. C'est Chirac et

2:58
Nicolas Dupont-Aignan

Villepin qui ont été trop généreux. Ça a commencé d'abord. 2001, Jospin. 2002,

3:03
Locuteur

après. 2001, participation minoritaire.

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

2006, vendu 14 milliards d'euros alors que ça aurait dû être vendu 25 milliards. Donc déjà, 10 milliards de cadeaux. Troisièmement, 2015, Mme Borne, Elisabeth Borne qui est ministre aujourd'hui, qui a été ministre des Transports, était directrice de cabinet de Mme Royale. M. Collaire, secrétaire général de l'Elysée, directeur de cabinet de M. Macron. Mme Borne a été directrice des participations de Vinci et des concessions de Vinci entre 2007 et 2008. En 2015, elle renégocie. Il y

3:37
Locuteur

a

3:37
Nicolas Dupont-Aignan

eu un rapport de la Cour des Comptes accablant qui vient de sortir. Oui.

3:41
Locuteur

Ils

3:41
Nicolas Dupont-Aignan

ont fait un cadeau,

3:43
Locuteur

vous

3:43
Nicolas Dupont-Aignan

êtes assis, de 15 milliards d'euros de nouveaux bénéfices en prolongeant les concessions autoroutières. Oui. Et les sociétés autoroutières n'ont fait que 3 milliards de travaux. Oui. On a donné 5 euros,

3:55
Locuteur

ils

3:55
Nicolas Dupont-Aignan

ont dépensé 1 euro. Donc, ce n

3:58
Locuteur

'est

3:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas un débat idéologique.

4:00
Locuteur

C

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

'est une dilapidation de l'argent public.

4:04
Locuteur

Restez avec

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

lui

4:05
Locuteur

ou non ? Éric

4:05
Nicolas Dupont-Aignan

Brunet, deux choses.

4:08
Locuteur

Un,

4:08
Nicolas Dupont-Aignan

si nous avions un réseau routier exceptionnel en France, c'est parce que nous avions une administration, les DDE, Direction Départementale de l'Équipement, qui faisait un travail merveilleux, qui était public, des gens intègres, qui n'étaient pas payés beaucoup et qui faisaient très bien leur travail. Ils faisaient ? Oui, parce qu'on l'a détruit avec la décentralisation. Et moi, je vous le dis, quand il y

4:31
Locuteur

a

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

un bien public, moi je crois à

4:32
Locuteur

l

4:32
Nicolas Dupont-Aignan

'initiative privée quand il

4:33
Locuteur

y

4:33
Nicolas Dupont-Aignan

a concurrence. Mais quand il y

4:35
Locuteur

a

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

un bien public qui appartient à tous les Français, c'est à l'État de l'entretenir. Et on est tout à fait capable de le faire. Tout à fait capable. Un monopole

4:42
Locuteur non identifié

naturel, c

4:42
Locuteur

'est

4:43
Nicolas Dupont-Aignan

ça ? C'est un monopole

4:44
Locuteur

non contestable ? On est tout à fait capable.

4:45
Nicolas Dupont-Aignan

Il n'est pas contestable. Et je ne veux pas qu'on revienne au Moyen-Âge avec des octrois. Attendez, je finis.

4:50
Locuteur

Une concession,

4:52
Présentateur

ce n'est pas

4:52
Locuteur

un abandon. J'estime qu'on doit

4:54
Nicolas Dupont-Aignan

circuler librement sur nos routes, sans s'arrêter tous les 100 mètres pour payer. J'estime que dans un pays... Vous allez en Bretagne. En Bretagne, il

5:04
Locuteur

y

5:04
Nicolas Dupont-Aignan

a eu le plan routier du général de Gaulle, il n

5:05
Locuteur

'y a

5:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas de péage. Et l'économie bretonne s'est beaucoup mieux

5:08
Locuteur

développée. Parce qu'il y avait les

5:09
Locuteur non identifié

bonnets rouges. Parce

5:10
Locuteur

qu'il y a les bonnets

5:10
Nicolas Dupont-Aignan

rouges.

5:11
Locuteur

Non, ça n'a rien à voir avec ça. Non, non, non,

5:14
Présentateur

c'est le plan routier breton

5:15
Locuteur

de désenclavement du général de Gaulle. Et

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

pourquoi la Bretagne se développe ? Il y a des sorties rapides, il n'y a pas d'octroi. On est dans un pays de liberté. Donc il y a aussi un aspect de liberté. On doit pouvoir circuler sur notre territoire en liberté. On est tout à fait capable de l'entretenir. Le réseau breton est très bien entretenu.

5:32
Locuteur

C

5:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est vrai. Vous allez sur l'autoroute du

5:34
Locuteur

Bacide Central, elle est très bien entretenue.

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

Donc qu'on ne nous dise pas que ce n

5:37
Locuteur

'est

5:37
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. On laisse dégrader un entretien. Et après on nous dit, on ne peut rien faire, il faut concéder. M. Péry a raison sur un point. Le décret qui est là

5:49
Locuteur

est

5:50
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup plus subtil et dangereux. Parce que le décret...

5:54
Locuteur

C'est ce que

5:54
Nicolas Dupont-Aignan

disait Serge d'ailleurs. Oui, le décret, ils ne vont pas politiquement mettre un péage sur des routes nationales.

5:59
Locuteur

Non, impossible. Ce serait un

5:59
Nicolas Dupont-Aignan

suicide politique. C

6:00
Locuteur

'est

6:00
Nicolas Dupont-Aignan

inacceptable. En revanche,

6:02
Locuteur

vous

6:02
Nicolas Dupont-Aignan

avez des sociétés d'autoroutes qui voient arriver la fin des concessions en 2032. Qui voient que tous les experts, qu'ils soient de droite, de gauche, du Financial Times, de la Cour des comptes, de l'autorité de la concurrence, de l'inspection des finances, tous disent qu'il y

6:17
Locuteur

a

6:17
Nicolas Dupont-Aignan

une escroquerie depuis 20 ans. Et donc,

6:20
Locuteur

ils ont très peur. Je vous interromps juste une seconde pour dire que le

6:22
Locuteur non identifié

Sénat lui

6:23
Locuteur

-même recommande dans ses conclusions de la semaine

6:26
Locuteur non identifié

dernière de ne pas renouveler les

6:28
Nicolas Dupont-Aignan

concessions

6:28
Locuteur

en l'état.

6:28
Nicolas Dupont-Aignan

Mais attendez, attendez, attendez. Quel est le piège là-dedans

6:31
Locuteur

?

6:32
Nicolas Dupont-Aignan

C'est les sociétés, les lobbies

6:34
Locuteur

qui

6:35
Nicolas Dupont-Aignan

sont au pouvoir et qui ont leur réseau dans la haute administration, on pourrait parler du pantouflage, etc. Se disent, comment on va prolonger les concessions d'autoroutes ? Il

6:45
Locuteur

faut

6:45
Nicolas Dupont-Aignan

trouver un truc. D'accord. Eh bien, qu'est-ce qu'on va dire ? On va dire, oh, les pauvres routes nationales, elles sont mal entretenues. Ça ne

6:50
Locuteur

va

6:50
Nicolas Dupont-Aignan

rien vous coûter. Dormez bien, braves gens. On va prolonger de quelques années et vous aurez des routes magnifiques et ça ne

6:55
Locuteur

vous

6:55
Nicolas Dupont-Aignan

coûtera rien. Mais si, ça va nous coûter très cher. Parce qu'il faut mettre fin aux concessions d'autoroutes. Nous avons toujours proposé à Debout la France de récupérer la gestion des autoroutes. Ça sera une affaire très rentable.

7:06
Locuteur

Et

7:07
Nicolas Dupont-Aignan

on pourra la gérer. On est tout à fait capable de le faire. Et l'initiative privée, Éric Brunet, qui vous est si chère et qui m'est chère, il faut la mettre dans les secteurs concurrentiels. Oui, mais j'entends. C'est là. Il faut garder l'État pour gérer les choses simples. Et il faut mettre l'initiative privée quand il

7:22
Locuteur

y

7:22
Nicolas Dupont-Aignan

a de la concurrence. J'entends, j'entends, j'entends.

7:25
Locuteur

C'est

7:25
Nicolas Dupont-Aignan

simple.

7:25
Locuteur

Serge, parfois

7:26
Présentateur

le service public est mieux rendu par quelqu'un qui

7:31
Locuteur

a une gestion privée. Ce ne sont pas les

7:32
Nicolas Dupont-Aignan

cliniques

7:32
Présentateur

privées

7:32
Locuteur

qui

7:32
Présentateur

ont les pathologies très lourdes que personne ne

7:36
Locuteur

peut faire. Il

7:36
Présentateur

y a un hôpital public, il est très intéressant. Il y

7:38
Locuteur

a

7:38
Présentateur

un hôpital privé, pardon, qui fait même des urgences.

7:41
Locuteur

Mais je n'ai pas de religion à l'affaire.

7:43
Nicolas Dupont-Aignan

Simplement, je crois que vous preniez l'exemple des bus. Ce n'est pas du tout la même chose qu'une autoroute. La vraie question,

7:49
Locuteur

c

7:50
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on s'est habitué en France à être obligé de s'arrêter tous les 20 kilomètres pour payer une voie publique

7:57
Locuteur

qui

7:58
Nicolas Dupont-Aignan

est amortie. Moi, je n'étais pas aussi

8:01
Locuteur

le principe de péage.

8:03
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

8:03
Locuteur

mais

8:03
Nicolas Dupont-Aignan

attendez.

8:03
Présentateur

Aller à Caen ou à Rouen de

8:05
Locuteur

Paris, c'est insupportable.

8:06
Nicolas Dupont-Aignan

On oublie, parce qu'on a été conditionné dans nos têtes,

8:08
Locuteur

que

8:09
Nicolas Dupont-Aignan

l'on paye

8:10
Locuteur

pour

8:11
Nicolas Dupont-Aignan

construire une infrastructure. Moi, je n

8:13
Locuteur

'ai

8:13
Nicolas Dupont-Aignan

jamais été hostile. Mais que l'on paye quand l'infrastructure est amortie depuis 20 ans

8:17
Locuteur

pour

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

faire une rente de situation. On

8:20
Locuteur

paye pour l'entretenir, au moins ça.

8:23
Nicolas Dupont-Aignan

Non,

8:23
Locuteur

mais

8:23
Nicolas Dupont-Aignan

attendez. L'entretien à Pascal Péry, c'est epsilon. Non, c'est peu de choses. C'est epsilon. On a conditionné les Français à accepter un racket financier permanent, c'est

8:33
Locuteur

-à

8:33
Nicolas Dupont-Aignan

-dire un impôt

8:33
Locuteur

qui

8:34
Nicolas Dupont-Aignan

ne se justifie pas. Et encore une fois, ce n

8:38
Locuteur

'est

8:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas du tout la même chose qu'un bus ou une piscine. Non,

8:40
Locuteur

il faut distinguer l

8:41
Nicolas Dupont-Aignan

'infrastructure du

8:43
Locuteur

service. Maire,

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai concédé une piscine et j'en ai laissé une autre. Et on a comparé les deux et on a gardé les deux en comparaison. Il y a une émulation. En revanche, les autoroutes doivent revenir à l'État qui ensuite, collectivement et démocratiquement, décide. S'il y

8:59
Locuteur

a

8:59
Nicolas Dupont-Aignan

une nouvelle autoroute, est-ce que je fais payer pour l'amortir ? Au bout de l'amortissement,

9:03
Locuteur

au

9:03
Nicolas Dupont-Aignan

bout de 20 ans, quand elle est payée, on la rend la gratuité ou alors on taxe les camions étrangers par une vignette comme en Suisse. On trouve un mode de fonctionnement, mais c'est public. Ça appartient

9:13
Locuteur non identifié

aux Français. Compte tenu du prix qu'on paye, parce que faites le compte, malgré tout, pour traverser le pays, le prix du péage représente plus pratiquement que le prix du carburant. Ça pose un vrai problème pour utiliser une infrastructure. Mais on a quand même, malgré tout, des autoroutes de bonne qualité, bien

9:29
Locuteur

entretenues. Faible argument.

9:31
Locuteur non identifié

Faible argument, je le concède, mais... Non, mais attendez, attendez.

9:34
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi. 27 milliards de dividendes. Je comprends que l'actionnaire de Vinci soit content, mais 27 milliards, vous imaginez... Après

9:42
Locuteur

avoir repris

9:43
Nicolas Dupont-Aignan

l'endettement. Non,

9:43
Locuteur

non, non. Attendez. 27

9:45
Nicolas Dupont-Aignan

milliards. 27 milliards. Vous imaginez

9:48
Locuteur

le

9:49
Nicolas Dupont-Aignan

nombre d'infrastructures, d'entretiens, de constructions. C'est une aberration économique pour la nation.

9:55
Locuteur

Mais

9:56
Nicolas Dupont-Aignan

c'est une... Je suis même surpris que des libéraux qui sont attentionnés sur l'argent public puissent imaginer qu'une rente aussi injuste à cause de la faiblesse de l'État.

10:09
Locuteur

La

10:10
Nicolas Dupont-Aignan

faiblesse de l'État. Vous n'avez pas donné de nom qui à

10:13
Locuteur

Villepin,

10:15
Nicolas Dupont-Aignan

Villepin, le maire à l'époque qui était son directeur de cabinet. Bruno Le Maire. C

10:18
Locuteur

'est

10:18
Nicolas Dupont-Aignan

toute la technostructure de l'État français

10:20
Locuteur

qui

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

a accepté quelque chose qui est à la limite du scandale national.

10:26
Présentateur

Nicolas Dupont-Aignan, on se retrouve

10:27
Locuteur

dans une petite montre. Donc il y a un moment, il faut dire stop quand même. Pascal

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

Péry, pardonnez-moi, on peut être con une fois, mais pas trois fois de suite. Or, ce qui est insupportable, c'est que ça a recommencé en 2015. Oui. Et en 2015... Qu'est-ce qui se passe en 2015 ? En 2015,

10:41
Locuteur

Mme

10:42
Nicolas Dupont-Aignan

Borne et M. Collaire, le secrétaire général de l'Élysée aujourd'hui, renégocient avec les concessions d'autoroutes et prolongent les concessions en échange de travaux. Simplement, l'accord est resté secret.

10:54
Locuteur

On

10:54
Nicolas Dupont-Aignan

a eu beaucoup de mal à l'avoir. Et ce n'est qu'en 2019 que la Cour des comptes lève le scandale, parce que c'est un véritable scandale public. 15 milliards de profits supplémentaires pour les sociétés d'autoroutes, 3 milliards de travaux.

11:07
Locuteur

Mais comment sont-ils aussi forts dans la négociation ? Comment font-ils

11:10
Nicolas Dupont-Aignan

pour

11:10
Locuteur

tordre le bras à la puissance publique depuis des années ? Attendez, pire,

11:14
Nicolas Dupont-Aignan

les travaux sont faits par des sociétés filiales des groupes en plus. Donc les travaux ne sont pas perdus pour les groupes. Et donc là, on peut s'interroger.

11:24
Locuteur

Est

11:24
Nicolas Dupont-Aignan

-ce que des inspecteurs des finances ? Est-ce que l'ancienne responsable des partenariats publics de Vinci, Mme Borne, aujourd'hui ministre du Travail ? Est-ce que toute cette oligarchie de Bercy qui passe sa vie à pantoufler, est-ce qu'ils sont incompétents ?

11:42
Locuteur

Est

11:42
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu

11:43
Locuteur

'ils

11:43
Nicolas Dupont-Aignan

sont corrompus ? Est-ce qu

11:44
Locuteur

'ils

11:44
Nicolas Dupont-Aignan

sont stupides

11:45
Locuteur

?

11:45
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi ? Moi, je ne comprends pas pourquoi des responsables publics, à plusieurs reprises...

12:09
Locuteur

Ils

12:09
Présentateur

sont aux affaires pour un an, six mois...

12:11
Locuteur

Oui, mais ça nous coûte une fortune ! Nicolas Dupont

12:13
Présentateur

-Aignan, je

12:13
Locuteur

vais

12:14
Présentateur

abonder dans votre sens.

12:16
Locuteur

C

12:16
Présentateur

'est du gâchis public. Mon vieux copain journaliste politique en Suède, qui vient une fois par an en France, me voir, me répète toujours la même chose. Il n'y aurait pas, alors vous en faites peut-être partie, il n'y aurait pas un homme politique français qui serait président d'un club de ping-pong en Suède. C'est une façon de nous dire que nous sommes assez oublieux, que nous sommes assez oublieux. Comment ? L'opinion publique française, qui est très agacée par cette histoire de concession d'autoroutes, n'a-t-elle pas la dent plus dure à l'endroit de Dominique de Villepin

12:44
Locuteur

?

12:45
Présentateur

À l'endroit de

12:46
Locuteur

Mme Borne ? Attendez, attendez. À

12:47
Présentateur

l'endroit de

12:48
Locuteur

M. Jostoy ? Les Français

12:49
Nicolas Dupont-Aignan

ne sont pas idiots, mais les Français, ils peuvent quoi ? Vous savez, moi, depuis 2006, je combat cela. On m'a moqué sur la télévision, j'ai fait des opérations barrière de péage, j'ai fait tout ce que j'ai pu. Tous les rapports publics, cours des comptes, haute autorité de la concurrence, inspection des finances, tous les rapports sont accablants. Le Sénat, le dernier rapport. Donc, en fait, qu'est-ce qui se passe

13:11
Locuteur

? C

13:12
Nicolas Dupont-Aignan

'est le symbole d'une société bloquée,

13:14
Locuteur

avec

13:15
Nicolas Dupont-Aignan

une oligarchie,

13:16
Locuteur

qui

13:16
Nicolas Dupont-Aignan

maintient le couvercle et qui sert des copains. Moi, j'appelle ça

13:20
Locuteur

des copains. Juste d'un mot,

13:21
Locuteur non identifié

Nicolas Dupont...

13:22
Locuteur

Je suis sévère, mais je n'ai pas d'autre

13:23
Locuteur non identifié

solution. Non, non, mais je me pose la question. Que peuvent-ils faire ? Imaginez que tout ce que vous décrivez est probablement tout à fait juste. C'est une espèce de pantouflage. Le conservatisme, le conformisme de la pensée. On a toujours fait comme ça. Je me mets à la place de Mme... L'urgence.

13:43
Locuteur

Attends. En

13:43
Locuteur non identifié

2004, 2006, je veux bien admettre qu'il

13:46
Locuteur

y a

13:46
Locuteur non identifié

urgence. En 2015, il n'y avait pas urgence. Il n'y avait pas urgence à renouveler les contrats dans de mauvaises conditions. Ça, c'est le conformisme de la pensée.

13:53
Locuteur

Et Mme Royal était

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

opposée. Souvenez-vous à l'époque, quand

13:55
Locuteur

même,

13:56
Nicolas Dupont-Aignan

Ségolène Royal. Dieu sait si je ne suis pas un ami de Ségolène Royal. Elle était opposée. Et c'est la technostructure, et c'est remonté au-dessus d'elle. Et on lui a imposé cela. Elle aurait dû démissionner et être plus claire. Elle n

14:09
Locuteur

'a

14:09
Nicolas Dupont-Aignan

pas été courageuse dans cette affaire. Parce que moi,

14:11
Locuteur

je

14:11
Nicolas Dupont-Aignan

me souviens très bien de Ségolène Royal à la buvette de l'Assemblée, me disant, vous avez raison. Et comme par hasard, elle signe. Et puis, elle n

14:20
Locuteur

'a

14:20
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu le courage de dire stop. La question, c'est ça. Il

14:23
Locuteur

faudrait lui poser la question. Pourquoi elle n'a pas dit stop ? La question, c'est ce que

14:25
Locuteur non identifié

vous dites là.

14:26
Locuteur

C'est comment

14:27
Locuteur non identifié

on fait machine arrière.

14:28
Locuteur

Alors, je vais une proposition. Attendez, attendez.

14:30
Locuteur non identifié

On a un modèle de gestion qui est mauvais. On l'a audité. On sait qu'il est mauvais, qu'il est mauvais pour la collectivité. Mais non, on a passé un contrat.

14:38
Locuteur

Il est signé le contrat. Éric, le contrat, il est mauvais. Avec Vinci, avec FH, il est signé. Attends, Éric, tu signes. On n'est pas

14:45
Nicolas Dupont-Aignan

obligé de le modifier en pire. Ce qui est insupportable dans l'affaire de 2015,

14:49
Locuteur

c

14:49
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'on savait qu'il était mauvais. Et qu'on a re-signé un avenant mauvais. Et l'affaire des routes nationales qui nous menace, pourquoi je viens ici ? Pourquoi je combats ? C'est parce que

15:00
Locuteur

ce

15:01
Nicolas Dupont-Aignan

serait criminel de recommencer. Et qu'est-ce qui se passe ? C'est qu'il faut en sortir. On a 2032.

15:06
Locuteur

On

15:07
Nicolas Dupont-Aignan

sait que c'est fini en 2032. La concession prend fin. Voilà. Il faut donc à tout prix prévoir une sortie. Et j'ai proposé, parce qu'il faut être concret, une sortie en deux temps. Premier temps, on renationalise. Et deuxième temps, on assure l'entretien de nos routes par une vignette qu'on peut moduler pour notamment les camions étrangers. Ce

15:27
Locuteur

que fait très bien la Suisse. Les amis,

15:29
Présentateur

alors là, Nicolas Dupont

15:30
Locuteur

-Agnan. Ce que fait très bien la

15:31
Présentateur

Suisse. Écoutez, moi, je vous suis un peu sur la renationalisation. Je suis plus dubitatif. Il y a des segments d'autoroutes qui sont toujours gérés par les collectivités, par l'État, par le public en France. Ce n

15:43
Locuteur

'est

15:43
Présentateur

pas les moins chers. Ce n'est pas ceux où il y a le moins d'accidents. Et ce n

15:47
Locuteur

'est

15:47
Présentateur

pas les mieux entretenus. Attendez, attendez. Le

15:49
Locuteur

réseau

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

breton, nos amis bretons qui nous regardent. C'est vrai.

15:53
Présentateur

On suit être ferme. Vous savez... C'est De Gaulle et le plan routier breton. Oui. Les années 60. Je ne vous

15:59
Locuteur

dis pas

15:59
Présentateur

que

15:59
Locuteur

l'État peut

16:00
Nicolas Dupont-Aignan

tout faire. Mais la rente, une rente actuellement, cette rente,

16:05
Locuteur

je

16:05
Nicolas Dupont-Aignan

préférerais qu'elle appartienne aux Français. Et que démocratiquement, on décide qu'est-ce qu'on en fait. Bon, Claude...

16:11
Locuteur

Qu'est

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

-ce qu

16:11
Locuteur

'on baisse

16:11
Nicolas Dupont-Aignan

les tarifs pour les entrepreneurs ? Est-ce qu'on baisse... Prenez la parole ! Qu'est-ce qu

16:15
Locuteur

'on

16:15
Nicolas Dupont-Aignan

fait, Claude

16:15
Présentateur

? Mais Pierre Chassera... Ah ben, il est là. Très bien. Bonjour, Pierre. Je vous passe le micro dans une seconde. Terminé.

16:20
Locuteur

Une

16:20
Présentateur

seconde. Claude dit, l

16:21
Nicolas Dupont-Aignan

'usager... Mais l'usager, l'État n'a pas le droit de le laisser escroquer. L'usager pourrait payer quelque chose, mais il n

16:28
Locuteur

'est

16:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas obligé de payer trop. Deuxième point, l'usager, il n

16:31
Locuteur

'a

16:31
Nicolas Dupont-Aignan

pas le choix.

16:32
Locuteur

C

16:33
Nicolas Dupont-Aignan

'est la question d'un monopole privé. Et je suis désolé,

16:36
Locuteur

ça entrave l

16:38
Nicolas Dupont-Aignan

'activité économique. Et qu'est-ce qu'il fait, l'usager ? Il va sur les routes

16:41
Locuteur

nationales.

16:42
Nicolas Dupont-Aignan

Des camions étrangers, notamment, vont sur les routes nationales. Oula, ils abîment nos routes, ils ne payent rien. Et on arrive donc à une fuite du trafic vers les routes nationales et donc à des désagréments

16:53
Locuteur

considérés. Juste une remarque là-dessus, Nicolas Dupont-Aignan. C'est cohérent. Non, non, je

16:56
Présentateur

ferai... Bon, dix secondes.

16:58
Locuteur non identifié

Non, simplement pour dire que

17:00
Locuteur

votre

17:00
Locuteur non identifié

raisonnement, il a sa limite.

17:01
Locuteur

C

17:01
Locuteur non identifié

'est que, vous voyez, dans le cas de la SNCF, on a un monopole. On a un monopole. Et pourtant, l'usager, vous

17:07
Locuteur

voyez,

17:07
Locuteur non identifié

en Ile-de-France, vous êtes bien placé pour le savoir, ne paye que 25% du coût total de production. Le reste, c'est le contribuable. Dans le cas du péage, c'est un cas unique, c'est un cas quasi unique. C'est

17:18
Locuteur

l'usager

17:18
Locuteur non identifié

qui est racketté. C'est que, oui, c'est l'usager qui paye 100% de son droit d

17:24
Locuteur

'utilisation. Et là, si vous

17:25
Nicolas Dupont-Aignan

réalisez 27 milliards de dividendes, c'est 2,7 milliards par an. Oui,

17:30
Locuteur

bien sûr.

17:30
Nicolas Dupont-Aignan

Non, mais c'est colossal. C'est

17:32
Locuteur

mieux que l

17:32
Nicolas Dupont-Aignan

'ISF. Je veux bien que l'État fasse les poches des usagers pour des sociétés privées. L'actionnaire est très content, ça, c'est sûr. Bon. Et c'est ce que je propose depuis des années. Une vignette modulée comme le font les Suisses. Comme ça, les camions étrangers paieront. Et puis, la manne des autoroutes, soit on la réduit,

17:52
Locuteur

c

17:52
Nicolas Dupont-Aignan

'est-à-dire que ça veut dire qu'on réduit les péages, soit on l'utilise pour rénover le

17:56
Locuteur

réseau. Est-ce qu'on peut revenir techniquement

17:58
Présentateur

sur un contrat ?

17:59
Locuteur

Quand on a un

18:00
Présentateur

contrat de travail avec une entreprise, on

18:02
Locuteur

ne peut pas dire

18:03
Présentateur

finalement je change les termes.

18:04
Locuteur

Attendez, il y a deux choses.

18:06
Présentateur

Ah

18:06
Nicolas Dupont-Aignan

bon ?

18:06
Présentateur

Attendez, il y a deux choses. On peut revenir sur la concession de

18:09
Locuteur

services publics accordée à

18:10
Présentateur

Vinci et

18:10
Nicolas Dupont-Aignan

à Eiffage. Soyons précis.

18:12
Locuteur

Et à Sainet. Attendez,

18:12
Nicolas Dupont-Aignan

non, deux choses.

18:13
Locuteur

D

18:14
Nicolas Dupont-Aignan

'abord, on peut prévoir 2032. C'est demain. C'est demain. Oui. Oui, mais c'est demain. Deuxièmement, on peut tout à fait avoir une loi de nationalisation avec indemnisation. Et nous l'avions étudié avec des juristes, très précisément. On pouvait très bien imaginer de racheter les autoroutes au prix où on les avait vendues, moins, en plus, on paierait les investissements qui ont été faits et on retrancherait une partie des bénéfices. Et

18:40
Locuteur

c

18:40
Nicolas Dupont-Aignan

'est tout à fait jouable. C'est une rupture de concession pour intérêt national. Ça ne

18:44
Locuteur

veut

18:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire qu'il faut léser les sociétés, mais nous avions calculé à l'époque qu'en 5 ans, c'était amortissable. C'est-à-dire que pendant 5 ans, on utilisait les bénéfices de la société, c'est

18:55
Locuteur

-à

18:55
Nicolas Dupont-Aignan

-dire qu

18:55
Locuteur

'on

18:55
Nicolas Dupont-Aignan

ne pourrait pas baisser les pH, il faut être honnête, mais qu'au bout de 5 ans, les profits sont tellement importants que ça leur a permis de racheter. Maintenant, on arrive à 12 ans.

19:04
Locuteur

Ce

19:04
Nicolas Dupont-Aignan

que je proposais il y a quelques années, de la nationalisation, on peut peut-être attendre 2032 et trouver

19:09
Locuteur

une

19:11
Nicolas Dupont-Aignan

loi de sortie, négocier avec les sociétés, parce que c'est leur intérêt aussi, et à ce moment-là, trouver un système de sortie en sifflet avec un grand objectif national en 2032, fin des pH sur nos autoroutes. Merci. Merci. Merci.