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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 26 décembre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueNumériqueInstitutions & électionsEurope & internationalJustice

Alexandre Varaut, député européen RN, est l'invité de la matinale de franceinfo

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:10OuverteÉludée

    Première réaction aux sanctions américaines contre Thierry Breton ?

  • 0:45RelanceRéponse partielle

    Position officielle du RN sur ces sanctions ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Faut-il durcir le ton sur le Digital Services Act face aux sanctions américaines ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Réaction à la loi algérienne exigeant des réparations coloniales ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Nécéssité d'un travail mémoriel supplémentaire ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Le procès en appel de Marine Le Pen est-il sa dernière chance ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Alexandre VarautFait
    « C'est une décision américaine que nous n'avons pas l'intention d'approuver. »
  • 4:40Alexandre VarautFait
    « Nous n'avons pas à nous excuser du passé. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

qui est député européen Rassemblement national. Alexandre Varot, bonjour. Vous êtes donc, comme l'a dit Brigitte euro député rassemblement national et euh ça tombe bien pour commencer, c'est le député européen que je vais interroger suite aux sanctions qu'a pris Washington contre cinq ressortissants européens dont l'ancien commissaire européen français Thierry Breton, ils sont interdits de séjour parce qu'ils incarnent la régulation européenne qui veut fixer des règles numériques, hein, le fameux Digital Services Act.

Votre première réaction déjà à cette comment dire ces interdictions de séjour qui font de Thierry Breton une personne à Non non gratta sympathie pour cette décision. J'étais pas beaucoup de points commun avec Thierry Breton il n'en a pas avec nous mais voilà c'est une décision américaine que nous n'avons pas l'intention d'approuver. Voilà.

Et et depuis le début, depuis l'élection de Donald Trump, nous disons "Méfiez-vous à ceux qui croyaient que ça annonçait une ère de prospérité. Méfiez-vous, les Américains défendront les intérêts des Américains." Voilà, c'est bien leur droit, mais leurs intérêts ne sont pas les nôtres.

Alors, vous dites que vous ne cautionnez pas cette décision. Deux de vos collègues du Rassemblement national, député européennes euh ont l'air de dire que en fait Donald Trump a été patient euh et qu'il aurait dû le faire un petit peu plus tôt. Je cite Virginie Joron.

Un vis enlever un an et demi après donc le les les menaces de monsieur Breton sur Google, sur X et cetera et cetera. Un visa enlevé un an et demi après montre que les Américains ont fait preuve de beaucoup de patience. Quelle est la position euh euh du groupe au Parlement européen ?

Est-ce que vous êtes chacun dans votre couloir ou est-ce que ce que vous incarnez aujourd'hui, c'est la position officielle du Rassemblement national ? Ah, vous voyez, c'est le problème des grands partis, c'est que parfois il y a deux voies euh sur un même sujet. Euh donc c'est une différence de taille malgré tout, monsieur Varot, dans la position, c'est une différence de taille.

Le point de savoir si monsieur Thierry Breton va pouvoir rentrer aux États-Unis ne me paraît pas de nature à changer la vie politique de la France. Vous voyez ? Donc que nous ayons avec Virginie Joron une différence d'appréciation sur ce point ne me semble pas d'une grande importance.

Donc moi je je pense que les Américains défendent leurs intérêts et que pour nous ce sont des affaires de famille que nous souhaitons régler entre français. Voilà. et je ne vais pas approuver une sanction prononcée par les Américains contrat français.

Est-ce que selon vous il est nécessaire que ce Digital Services act donc DSA soit appliqué réellement puisqu'on dit qu'il y a des difficultés pour l'appliquer complètement ? Je rappelle juste de deux chiffres. Washington a certainement très mal pris l'amende qu'a subi Google he milliards d'euros pour une position un habit de position dominante sur la publicité en ligne.

Et X donc d'Elon Musk vient de de se voir infliger une une amende de 120 millions d'euros. Euh qu'est-ce que vous en pensez ? Il faut durcir le ton par rapport à ces possibles ingérances.

On n'est pas dans la liberté d'expression là. Je sais pas si ce sont des ingérences. On a vu les banques françaises très sévèrement condamnées aux États-Unis, BNP Paribas avec certitude, société générale peut-être à hauteur de plusieurs milliards.

Donc c'est une habitude d'avoir des autorités de régulation euh derrière lesquelles on espère que ne se trouve pas une main politique euh qui prononce de fortes sanctions. Voilà. Et il faut que les Américains l'admettent.

Euh à payer. Oui. Non, je disais il y a aussi une volonté d'éviter les positions monopolistiques des gars femmes, hein, Google, euh Amazon, Meta, euh Microsoft et Facebook euh pour aussi protéger euh des créateurs français de start-up et autres.

Ça c'est nécessaire de dire aux Américains, vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez partout dans le monde. Oui. Oui.

Oui. Certainement, c'est nécessaire. Nous avons effectivement quelques quelques licornes comme on dit aujourd'hui euh quelques sociétés prometteuses euh qui euh ne doivent pas être étouffé euh par les géants d'UDET et c'est c'est c'est normal de les protéger mais dans les limites du respect du droit bien évidemment.

Alors on change complètement de sujet. On va parler de des rapports entre la France et l'Algérie. Mercredi, le Parlement algérien a adopté une proposition de loi qui exige de la France des réparations intégrales, je cite, hein, et des excuses formelles pour les crimes de son passé colonial en Algérie.

J'aimerais avoir votre votre réaction dans un premier temps sur ce sujet qui ravive les tensions entre la France et l'Algérie. Vous savez, il se passe rarement plus d'un mois sans que les tensions soient ravivées. Donc il faudrait demander à Emmanuel Macron sa position puisque il avait commencé sa sa carrière publique en expliquant sur le sol algérien que nous étions coupables de crimes contre l'humanité pendant sa campagne effectivement en 2017.

Il il a donné les verges pour se faire battre aujourd'hui. C'est pas très étonnant que les Algériens aient compris qu'il y avait moyen d'emprunter ce chemin. Euh il est hors de question bien évidemment avec un gouvernement Rassemblement national. ce qui arrivera, en tout cas, c'est possible ou probable un peu entre les deux euh que nous présentions de de quelconques excuses.

N'avons pas à nous excuser de quoi que ce soit. Voilà, l'histoire est passée, les Algériens sont souverains sur leur territoire, ce qui est bien normal désormais, mais nous n'avons pas à nous excuser du passé. Vous n'êtes pas parti à chaque fois à chaque fois que l'Algérie a un problème intérieur, ça retombe sur la France.

Oui, mais est-ce que est-ce que ça veut pas dire qu'il y a une nécessité de d'approfondir encore plus ? Le travail mémoriel à vous entendre apparemment non. Mais entre la repentance et le travail mémoriel pour vous il y a il y a pas de tasse ?

Non, on a on a pas cessé de créer des commissions d'études, des historiens, des gens qui travaillent sur le passé et cetera. Le passé, il est bien connu. Voilà.

Le problème, c'est pas le passé, c'est le présent. Le problème c'est que l'Algérie a des politiques des problèmes de politique intérieure et que dès qu'il y a un problème politique intérieur, elle appuie sur le bouton France. pour détourner l'attention.

Oui. Donc à vous entendre, c'est pas en donnant raison au Parlement algérien qu'on qu'on règlera les choses. Je rappelle au passage un problème algérien.

Oui. Je rappelle au passage quand même que notre confrère he Christophe Glaise est toujours détenu par le gouvernement algérien. Il a été condamné en appel le 3 décembre dernier à à 7 ans d'emprisonnement.

Parlons maintenant du Rassemblement national. C'est c'est désolant et nous pensons tous à lui. Mais je ne crois pas que ça soit en se roulant dans la fange qu'on améliorera sa situation.

Ouais, c'est propos vous engage. On va parler du d'un procès qui va nous intéresser, l'appel qui concerne entre autres Marine Le Pen dès janvier prochain. Donc je rappelle a été condamné à 5 ans d'inéligibilité immédiate qui l'empêche pour l'instant de d'envisager une candidature à la présidentielle.

Est-ce que pour vous ce procès en appel, c'est la dernière chance pour Marine Le Pen d'être potentiellement euh candidate à la présidence de la République ? Elle l'a présenté comme telle, c'est-à-dire qu'elle a elle a annoncé elle-même que elle demanderait à la cour sa relaxe. Elle considère qu'elle n'est pas coupable du délit qu'on lui reproche et elle a bien raison parce que c'est un dossier que je connais bien, que j'ai suivi comme avocat pendant 10 ans et elle est évidemment innocente des faits qu'on lui reproche.

Et si par malheur la cour d'appel devait en décider autrement, elle s'effacerait au profit de Jordan Bardella sans attendre le résultat d'un pouvoir en cassation pour qu'il ait le temps de faire campagne. Oui. Donc et là c'est à la fois le membre du Rassemblée national et l'avocat que j'interroge.

Pour vous les délais ne lui permettraient pas même en allant en cassation d'obtenir Vous dites qu'elle est innocente. Apparemment en premier instant ça n'a pas été reconnu comme tel. Elle abandonnerait à ce moment-là cette perspective de se présenter et ce serait le moment du plan B de Jordan Bardella.

Ça serait le moment du plan Bardella qui n'est pas un plan B contrairement à ce que l'initial peut laisser penser. Nous avons la chance, nous sommes le seul parti de France, à avoir deux candidats possibles qui s'entendent bien et qui sont sur la même ligne. Il me semble que dans les autres parties beaucoup plus petits, il y a généralement 12 candidats qui se détestent.

Donc ça sera ou l'un ou l'autre en fonction des circonstances. Je je dois vous dire que je trouve absolument odieux. J'ai beaucoup de respect pour la justice.

C'est mon métier depuis 35 ans. Mais que ça soit un des magistrats de décider qui sera notre candidat me paraît une situation vraiment très déplaisante. Vous vous voulez en gros remettre en cause ce que les textes permettent, c'est-à-dire l'exécution provisoire ou immédiate.

Vous considérez que lorsque ça concerne quelqu'un de votre camp, c'est indigne ou est-ce que la loi est faite comme ça ? Non, ne mettez pas ces mots-là dans ma bouche. Je je l'ai dit dit je n'ai pas dit indigne.

La loi est telle qu'elle est. Je pense qu'il faut l'user en user avec beaucoup de prudence et de modération et que ça n'est pas tout à fait indifférent de dire que votre décision va peser d'un poids lourd dans les choix démocratiques de pays. Voilà, ça ce n'est pas euh l'élection une élection anodine et ça n'est pas une candidate à anodine.

Oui, mais pour autant elle peut faire appel. Ça si elle obtenait Gause en appel, l'exécution provisoire si elle disparaissait en appel, ça prouve bien que l'exécution provisoire n'empêche pas de faire suivre son cours à la justice. Voilà, c'est ça prouvera surtout que l'exécution provisoire n'a servi à rien et comme on l'a vu d'ailleurs récemment avec le président Sarkozy qu'on a mis en prison pour 20 jours pour rien puisque tout le monde savait qu'il allait sortir.

Donc c'était une pure mesure d'humiliation et je veux croire dans le cas de Marine Le Pen que bien évidemment les magistrats de la cour d'appel vont prendre une décision qui lui permettra d'être candidate. Alors une dernière question, vous disiez tout à l'heure que pour vous Jordane Bardella et Marine Le Pen, c'est le même programme. Il y a quand même des petites différences que ce soit économiquement ou même par rapport au profil un peu plus identitaire de monsieur Bardella.

Pour vous, c'est vraiment euh deux candidats identiques où est-ce qu'il y aura une ligne bard différente ? Et je vous demande de répondre rapidement, monsieur Varou, écoutez, je vais vous faire une confidence. Il y a une grosse divergence entre eux.

Je crois que Marine Le Pen préfère le Coca et un Jordan le Pepsi, sinon ils sont assez bien alignés. Bah écoutez, merci pour la comparaison. Merci monsieur Varot et et bonne journée à vous.

Merci Serge Simin donc Alexandre Varot, eur député rassemblement national qui était votre invité sur France info.